Une famille agressée à Conakry : des policiers et des civils accusés de vol et de vandalisme

28 mai 2021 à 18 06 55 05555

Une tentative de déguerpissement s’est soldée par plusieurs dégâts matériels dans la matinée du jeudi, 27 mai 2021, au quartier Yattaya, en haute banlieue de Conakry. La famille victime déplore la disparition d’une somme d’argent et la destruction de plusieurs biens. Elle accuse des policiers du commissariat central de Sonfonia et des civils d’avoir commis ces actes, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est avec une nouvelle choquante que la famille d’Elhadj Aboubacar Sidiki Kaba, qui habite au secteur T6, dans le quartier Yattaya (commune de Ratoma), a été réveillée ce jeudi 27 mai. Selon Alhassane Kaba, un membre de cette famille, des policiers et des civils ont débarqué chez eux à 6 heures du matin pour tenter de les déguerpir de force de leur maison.

Alhassane Kaba, membre de la cellule de communication du président de la République

« C’est à 6 heures 25 minutes que des policiers du commissariat central de Sonfonia sont venus avec plus de 25 jeunes cagoulés et des huissiers de justice pour nous agresser. Quand ils sont arrivés, ils ont frappé brutalement à la porte. Et lorsqu’on s’est levés, ils ont dit que le propriétaire de la maison, un certain Soumah, est là. Alors que nous savons depuis 20 ans, que cette maison appartient à notre père, Aboubacar Sidiki Kaba. Ils ont dit que la justice leur ordonne de nous faire sortir avec tous nos biens.

Les huissiers avaient des papiers en main, mais ils ne nous donnaient pas le temps de lire ces papiers-là. La famille a voulu réagir avec violence, mais j’ai cherché à les maîtriser parce qu’il y avait des agents de sécurité parmi eux. Nous avons fait appel à notre oncle Moussa, qui a acheté le terrain il y a plus de 20 ans. Ce dernier est venu avec les papiers de la maison et nous sommes partis chez le chef de quartier. Après la vérification du chef de quartier, on a trouvé que c’était un faux dossier. C’est ainsi que nous avons porté plainte et nous avons fait appel à la brigade anti-drogue, qui est venue arrêter le nommé Soumah », a expliqué le jeune homme.

En plus de ce citoyen, qui a tenté de récupérer leur maison, la famille Kaba compte poursuivre aussi le commissaire central de Sonfonia. Elle réclame notamment la réparation des dommages subis. « Ils ont tout vandalisé dans la maison. Les tables en vitre et les postes téléviseurs notamment ont été cassés, toutes les portes et fenêtres ont été arrachées. Il y a aussi l’argent que mon père gardait dans sa chambre qui a disparu avec certains téléphones portables.

Donc nous réclamons justice. Nous demandons à la justice de sanctionner sévèrement le monsieur qui est à l’origine de cette situation et de prendre toutes les dispositions contre les corps habillés qui se mettent dans les faux dossiers. Personnellement, je vais poursuivre le commandant Sylla du commissariat central de Sonfonia, parce que nous ne sommes pas dans une République bananière », annonce Alhassane Kaba.

Ces derniers temps, les déguerpissements caractérisés de violence sont récurrents à Conakry. Les agents de sécurité qui interviennent sur le terrain sont souvent accusés de vol et d’actes de vandalisme.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Coyah : avec l’appui de Coginta, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance tient sa 4ème session

28 mai 2021 à 16 04 16 05165

Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Coyah a tenu mardi dernier, 26 mai 2021, sa quatrième session ordinaire. C’est le siège d’une ONG de la place qui a servi de cadre à cette rencontre qui a regroupé les chefs des services  de sécurité et de défense de la préfecture, les chefs de quartiers de la commune urbaine de Coyah, les représentants des départements de la sécurité et de l’administration du territoire, ainsi que des partenaires techniques et financiers, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au cours de cette rencontre, le conseil local de sécurité et de prévention des conflits s’est attelé à faire une étude rétrospective, tirer les leçons et présenter aux autorités sécuritaires ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers des projets de plans intégrés dans le plan du développement local (PDL). Cepndant, dans les débats, trois points étaient inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit du renforcement des capacités des structures locales de prévention (notamment la garde communale, le comité de  gestion et autres structures), le renforcement des capacités d’intervention des forces de polices de proximité (garde communale), ainsi que la construction et l’équipement des postes de police pour un coût global de 1.700. 000 francs guinéens.

Dans son rapport, le secrétariat administratif de la commune a déploré plusieurs faits, notamment les multiples cambriolages dont sont victimes les populations de la préfecture, les attaques et vols à mains armées, les agressions et assassinats des conducteurs de motos-taxi, ainsi que la recrudescence des violations des droits de femmes et des enfants à travers les viols sur les mineurs ou violences sexuelles et les séquestrations. Egalement, le secrétariat administratif a soulevé certaines difficultés dont entre autres : les faibles moyens matériels et financiers, le manque de coopération de certaines familles avec le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance  (CLSPD).

Ainsi, des recommandations ont été formulées par le conseil avant la clôture de la présente session. Il s’agit notamment de la poursuite des activités d’électrification des points noirs dans les quartiers, les patrouilles diurnes et nocturnes, l’érection des barrages de contrôle et la poursuite la sensibilisation des populations sur l’importance de leur implication dans la lutte contre l’insécurité.

Au sortir de la session, madame Camara Marguerite Tewa, Directrice pays COGINTA (le partenaire technique qui accompagne la commune de Coyah dans l’organisation et la tenue  des sessions des conseils locaux de sécurité et de prévention des délinquances) s’est dit satisfaite du déroulement de la rencontre.

« Cette  quatrième session du CLSPD de la commune urbaine de Coyah a été une réussite. Car, nous avons constaté une synergie d’action entre tous les acteurs  impliqués dans ce processus. C’est donc une joie pour nous les partenaires techniques et financiers », a-t-elle dit. 

De son côté, le président du comité interministériel de suivi, de la mise en œuvre et de l’évaluation des actions du CLPD, Mohamed Diarra Camara, a surtout salué l’implication de tous les acteurs pour la sécurité des citoyens à Coyah.

« Le choix n’a pas été fortuit pour Coyah. D’abord, avec l’implication de monsieur le maire qui inscrit tous les projets dans le PDL (plan de développement local), ensuite  avec les différentes interventions que nous avons écoutées, tous ont opté pour la sécurité des citoyens de Coyah. Tant que la sécurité des citoyens n’est pas assurée, il y a encore du chemin à faire. Cette sécurité doit être assurée par la population, pour la population. Donc, si nous voyons aujourd’hui les acteurs de sécurité de Coyah parler le même langage, nous nous réjouissons », a-t-il indiqué.

De Coyah, Étienne Tamba Tenkiano Coyah pour Guineematin.com

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Diffamations et injures sur les réseaux sociaux : l’ex femme de l’artiste Mousto Camara poursuit une blogueuse en justice

28 mai 2021 à 16 04 11 05115

Le procès s’est ouvert hier, jeudi 27 mai 2021, au tribunal correctionnel de Dixinn. La blogueuse Adama Camara est poursuivie par Fatoumata Chérif et M’Balou Diakité (ancienne épouse du célèbre artiste guinéen Mousto Camara). Les deux plaignantes (qui vivent respectivement en France et en Belgique) accusent la prévenue de « diffamations et d’injures » sur les réseaux sociaux, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché au tribunal.

A la barre, la blogueuse Adama Camara a reconnu partiellement les faits qui lui sont reprochés. Mais, pour sa défense, elle a dit avoir simplement repris les propos de l’artiste Mousto Camara, traitant M’Balou Diakité (sa femme au moment des faits) d’infidèle.

« Moi aussi j’ai réagi à ce post, j’ai fait une vidéo dans laquelle j’ai donné raison à son mari. J’ai répété dans la vidéo ce que son mari a dit. Mais, ce son mari qui a été le premier à lui adresser ses propos malveillants. Mousto a été le premier à informé le public que sa femme sort avec un autre artiste appelé Ans-T Crazy. Il dit que sa femme est infidèle. Moi aussi j’ai répliqué. Mais, finalement j’avais présenté mes excuses », a expliqué la blogueuse Adama Camara.

De son côté, M’Balou Diakité a laissé entendre que cette sortie fracassante de la blogueuse Adama Camara lui a énormément porté préjudice. Elle assure devant le tribunal que ce sont les propos de la prévenue qui a causé son divorce avec son mari (l’artiste Mousto Camara).

« Après la sortie de mon mari, il y a eu plein de gens qui en ont parlé. Mais, c’est Adama qui est allé loin, elle a enflammé. Elle dit qu’elle a des preuves que je sors avec l’artiste Lévy Bobo, avec Ans-T Crasy. Elle m’a mis en mal avec mon mari. Elle dit je ne suis pas une femme, mais une chose. Elle a parlé de ma vie privée, de la vie de mon enfant. Elle ne m’a jamais présenté des excuses. C’était une façon de me mettre en mal avec mon époux pour mieux s’approcher de lui. Finalement j’ai divorcé avec lui. Sa sortie a porté atteinte à ma dignité », a accusé M’Balou Diakité.

Quant à la seconde plaignante, mademoiselle Fatoumata Cherif, elle dit être aujourd’hui en mal avec sa famille par le fait de la diffamation de la blogueuse Adama Camara.

« Moi c’est pour des services humanitaires que je venais sur les réseaux sociaux. Mais, aujourd’hui, je ne viens plus sur les réseaux, j’ai le dégoût des réseaux sociaux. Elle (Adama Camara) m’a diffamé, elle m’a injurié. Aujourd’hui, avec ses injures, j’ai du mal avec ma famille. Je demande à ce que la justice soit rendue », a-t-elle indiqué.

Après la déposition de cette plaignante, un débat houleux s’est engagé entre les parties au procès. Mais, finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au 10 juin prochains pour les plaidoiries et réquisitions.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27 / 664 41 32 27

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Justice : le PNUD et l’UNICEF offrent plus de 700 codes au barreau de Guinée

28 mai 2021 à 16 04 05 05055

Dans le souci de faciliter le travail des avocats, le PNUD et l’UNICEF, à travers le ministère guinéen de la justice, ont offert plusieurs codes au barreau de Guinée. La cérémonie de remise de ces outils de travail (qui sont comme des bréviaires pour les avocats) aux bénéficiaires a eu lieu ce vendredi, 28 mai 2021, au siège national du barreau, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont au total 780 codes (dont 250 exemplaires du codes civil, 250 exemplaires du code pénal et 250 exemplaires du code de procédure pénale et 30 exemplaires du code de l’enfant) que le PNUD et l’UNICEF ont mis à la disposition du barreau de Guinée. Et, face à ce geste hautement significatif, Me Djibril Kouyaté, le Bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée, a chaleureusement félicité et remercié les donateurs et le ministre de la justice pour avoir privilégié les avocats dans la présente démarche.

Me Djibril Kouyaté, Bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée

« Je tiens à remercier chaleureusement monsieur le ministre de la justice qui s’est personnellement impliqué dans la distribution de ces codes pour que le barreau puisse avoir le plus gros lot. Monsieur le ministre de la justice, étant un avocat, il a compris, il a exprimé que les codes ont pour destinataires les avocats d’abord et ensuite les autres. Comme je l’ai dit tantôt, les avocats sont ceux qui utilisent plus les codes. Les codes représentent pour les avocats des bréviaires. Les codes sont pour l’avocat ce que la houe et la daba sont pour le cultivateur. Donc, nous nous sommes très heureux d’avoir reçu ce matin solennellement ces codes qui seront utilement utilisés par les avocats…. C’est l’occasion pour moi aussi de remercier les bailleurs de fonds que sont le PNUD et l’UNICEF. Le barreau est déjà en collaboration avec l’UNICEF sur différents projets », a dit Me Djibril Kouyaté.

Pour Me Gabriel Kamano, avocat au barreau de Guinée, ces codes vont considérablement contribuer à qualifier le travail des avocats.

Me Gabriel Kamano, avocat au barreau de Guinée

« C’est un sentiment de joie qui nous anime, quand on sait que les codes représentent nos instruments de travail. C’est un peu c’est que Coran ou  la Bible représente pour un imam ou un prêtre. C’est notre outil de travail, donc ça ne pourra que qualifier notre travail. Nous sommes vraiment satisfaits de les recevoir et nous remercions les donateurs », a-t-il indiqué.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Le nouveau recteur de l’Université de Kankan se confie : « je ne m’attendais pas à ça »

28 mai 2021 à 15 03 54 05545
Dr Moustapha Sangaré, nouveau recteur de l’Université Julius Nyéréré de Kankan

Dans un décret lu à la télévision nationale hier, jeudi 27 mai 2021, le président Alpha Condé a nommé un nouveau recteur à l’Université Julius Nyerere de Kankan. Il s’agit de Dr Moustapha Sangaré, maître des conférences, qui était jusque-là chef de département Chimie dans cette institution d’enseignement supérieure. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 28 mai 2021, le nouveau recteur s’est dit surpris de sa nomination. Il a remercié le président de la République pour la confiance placée sur sa personne.

« Je n’ai jamais eu l’idée de faire des démarches pour être recteur. Je n’ai même pas pensé à ça. Parce que pour moi, je ne peux pas l’avoir. J’ai des grands frères ici qui ont le professorat et ils sont plus âgés que moi. Donc je n’ai jamais pensé à ça, ce n’était pas mon objectif. Mais, ce que Dieu veut, c’est ça qu’il fait. Pour le moment, je ne peux être que content. Parce qu’au moins, le moment est venu pour qu’on tire dans les profondeurs, les cadres qui sont cachés. Donc je ne peux que remercier le bon Dieu et le président de la République », a réagi Dr Moustapha Sangaré.

Pour réussir sa mission, le nouveau recteur compte sur la bonne collaboration de l’ensemble du personnel de l’Université Julius Nyerere de Kankan. « C’est tous les responsables qui feront que l’Université ira de l’avant. Ce n’est pas le recteur seul qui travaille, il y a les vices recteurs, le secrétaire général, les doyens de facultés, les vices doyens, les chefs de départements jusqu’aux directeurs de programmes », a dit le premier responsable de cette institution d’enseignement supérieure.

Depuis juillet 2020, l’Université Julius Nyerere de Kankan n’avait pas de recteur. Cette situation pénalise les étudiants sortants de la 11ème promotion du système LMD, qui attendent toujours la délivrance de leurs diplômes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Trafic de migrants pour le Canada : le parquet de Dixinn réclame un an de prison contre Jérémy Haba

28 mai 2021 à 15 03 48 05485

Dans cette affaire, Jérémy Haba est poursuivi trois jeunes (Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo) pour « trafic illicite de migrants ». Son procès s’est ouvert le mercredi dernier, 26 mai 2021, au tribunal correctionnel de Dixinn. Et, sans détour, le prévenu a reconnu les faits mis à charge. Mais, le ministère public a tout de même requis un an de prison à son encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Jérémy Haba est un informaticien qui s’est engagé de faire voyager Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo pour le Canada via Dakar (Sénégal). Il a perçu de l’argent pour ce projet de voyage, mais il s’est finalement joué des trois jeunes. Car, ces derniers n’ont jamais pu se rendre au Canada. Et pourtant, pour ce voyage qui était visiblement un leurre, Jérémy Haba avait pris 11 000 dollars des mains de Elhadj Mamadou Sow, 55 millions de francs guinéens de Amadou Tidiane Sacko et 4000 dollars de Mamadou Yacine Diallo.

Donc, c’est pour avoir manqué à ses obligations dans cette affaire que Jérémy a été assigné en justice et finalement renvoyé devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour être jugé. Ses plaignants lui réclament tout l’argent qu’ils lui ont remis dans le cadre du contrat de voyage qui les liait.

« Jérémy et moi on s’est connu, je lui ai dit que j’ai envie d’aller au Canada. Il m’a dit qu’il peut m’aider pour que je puisse aller au Canada. Il a une entreprise qui aide les gens à voyager. Il m’a dit qu’il a des frères au Sénégal avec qui il travaille. Donc, je lui ai remis l’argent une somme de 4 000 dollars. Premièrement, je lui avais remis 800.000 FCFA. Quand je suis arrivé à Dakar j’ai payé le reste. Mais, à Dakar, le visa qui était dans mon passeport n’était pas le vrai. J’ai appelé le numéro de ses contacts qui sont à Dakar, ça ne passait plus. Donc, je suis revenu vers lui pour qu’il me remet mon argent comme je n’ai pas pu voyager », a indiqué Mamadou Yacine Diallo devant le tribunal.

Appelé à la barre, Jérémy Haba a reconnu sans ambages les faits mis à sa charge. « Yacine m’a remis 4 000 dollars et je comptais payer par modalité » a-t-il avoué.

Cependant, l’avocat de la défense a confié devant le tribunal son client (Jérémy Haba) est lui-même une victime dans cette affaire. Le jeune informaticien aurait été arnaqué par ses collaborateurs qui étaient basés à Dakar.

« Je tiens à préciser que par naïveté, Jérémy a été maladroit et il a été piégé. Quand les plaignants sont venus voir Jérémy, ils (Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo)  savaient qu’il (Jérémy Haba) ne travaillait pas dans une ambassade. Il a reçu l’argent ; et, sans avoir la garantie, il a envoyé l’argent à Dakar. Mais, après avoir envoyé l’argent à Dakar, ses contacts ont coupé toute communication avec lui. Jérémy a reconnu avoir reçu les fonds. C’est pourquoi nous sollicitons la clémence de votre tribunal. Parce que vouloir le maintenir en prison ne profiterait point aux parties civiles. Jérémy a la volonté de payer. Nous demandons votre clémence pour que l’accusé soit remis en liberté pour qu’il paye l’argent » a plaidé la défense.

Seulement, pour le ministère public, Jérémy Haba a tout simplement manqué à ses obligations dans cette affaire. C’est pourquoi, dans ses réquisitions, le procureur Boubacar I Bah a demandé au tribunal de condamner le prévenu à un an d’emprisonnement.

« Jérémy qui était à l’extérieur est rentré en Guinée pour ouvrir une entreprise de voyage et il dit qu’il avait des contacts à Dakar. C’est ainsi qu’ils sont rentrés en contact. Il a demandé les documents d’El hadj Mamadou Sow qui le connait, à Amadou Tidiane Sacko et à Mamadou Yacine Diallo. Mais, ils n’ont pas pu voyager. Ils sont rentrés au pays pour tendre leurs mains à Monsieur Haba pour qu’il rembourse leur argent. Monsieur Haba est toujours reconnu coupable pour les faits. C’est lui qui a mis les victimes en contact avec ses amis de Dakar. Donc, le ministère public requiert un emprisonnement d’un an et le paiement de 11 000 dollars à Mamadou SOW, plus 105 000 FCFA pour son séjour à Dakar ; 55 000 000 GNF à Amadou Tidiane Sacko, plus 200 dollars pour le séjour à Dakar ; 4 000 dollars à Mamadou Yacine Diallo. A titre de dommage et réparation vous le condamnerez au paiement de 60.000 francs guinéens », a requis le procureur Boubacar I Bah.

Finalement, le tribunal a remis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 09 Juin prochain.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Meurtre, viol, pédophilie : 3 accusés condamnés à de lourdes peines à Mamou

28 mai 2021 à 13 01 47 05475

Siégeant en matière criminelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Mamou s’est penché le mercredi dernier, 26 mai 2021, sur six affaires portant sur des cas de « meurtres, viols et pédophilie… » Et, au terme des débats à la barre, le tribunal a déclaré trois accusés (Mamadou Aliou Barry, Mamadou Aliou Diallo et Ibrahima Diallo) coupables et les a condamnés à des peines allant de 7 à 10 de réclusion criminelle pour les faits de meurtre, viol et pédophilie qui pèsent contre eux.

L’audience a duré de 9heures15’ à 22heures35’. Et, six affaires, impliquant huit accusés, étaient inscrites au rôle. Tous les accusés (Mamadou Aliou Barry poursuivi pour viol, Mamadou Diallo alias  Aliou 2 poursuivi pour meurtre, Ibrahima Diallo accusé de viol, Mamadou Sadou Diallo poursuivi pour meurtre, Mamadou Aliou Diallo accusé de viol et pédophilie;  Mamadou Moussa Diallo accusé de viol, Ousmane Barry poursuivi pour viol et Mamadou Oury Barry accusé de meurtre) ont défilé à la barre pour donner leurs versions des faits. Et, au final, le tribunal a renvoyé Mamadou Sadou Diallo, Mamadou Diallo alias Aliou 2, Mamadou Moussa Diallo, Mamadou Oury Barry, Ousmane Barry et Thierno Moussa Diallo des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Par contre, le juge audience, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a eu la main lourde contre Ibrahima Diallo, Mamadou Aliou Barry et Mamadou Aliou Diallo. Il les a condamnés respectivement à 10 ans, 7 ans et 10 ans pour meurtre, viol et pédophilie.

« C’est un motif de satisfaction pour nous dans la mesure où les cas de viols sont devenus très  récurrents dans la ville carrefour. Nous pensons que la lutte va continuer pour éradiquer ce fléau dans la région. La lutte que nous menons, c’est la lutte de tout le monde. Tous les coupables seront poursuivis et punis et nous invitons les populations de coopérer pour qu’ensemble nous éradiquons complètement ce fléau » a dit le procureur au sortir de l’audience.

Me Abdoulaye Keïta, avocat

De son côté, l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Keïta, a exprimé une grande satisfaction pour l’acquittement de cinq accusés. Il a également promis d’interjeter appel des décisions condamnant ses trois autres clients.

« En tant qu’avocat, je suis très fier par rapport à l’acquittement des 5 personnes parmi les 8. Pour les 3 autres qui ont été condamnés à des peines de prison, je vais relever appel dès vendredi, 27 mai 2021, pour qu’on puisse examiner leur dossier devant la Cour d’appel de Conakry », a-t-il dit.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Congo : Paul Put, nouveau sélectionneur des Diables

28 mai 2021 à 13 01 20 05205

BRAZZAVILLLe, 28 MAI (AFP) – Belge Paul Put, 65 ans, est le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Congo, les Diables rouges, après avoir signé son contrat jeudi à Brazzaville, a-t-on appris auprès de la Fédération congolaise de football (Fécofoot).

Le contrat a une durée de deux ans, indique la Fécofoot dans un communiqué qui précise que son président, Guy-Blaise Mayolas, et l’entraîneur ont paraphé le contrat en présence du ministre des Sports, Hugues Ngouélondélé.

« Nous comptons beaucoup sur vous et j’espère que vous ferez le bon choix des hommes qui devront désormais lutter pour le Congo. Nous devrons tous être loin de la complaisance et la rigueur dans le travail devra nous guider », a déclaré M. Ngouélondélé.

« Je suis ici pour écrire une nouvelle page avec le Congo-Brazzaville », a réagi Paul Put, qui va diriger sa cinquième sélection africaine après la Gambie, le Burkina Faso, le Kenya et la Guinée. Avec le Burkina (2012-2015), il avait atteint la finale de la Coupe d’Afrique des nations en 2015.

A la tête des Diables rouges, il remplace le Brésilien Valdo, dont le contrat est arrivé à terme début mars. L’ancien joueur du Paris SG n’avait pas réussi à qualifier le Congo à la prochaine CAN prévue entre janvier et février 2022 au Cameroun. La dernière participation du pays à cette compétition remonte à 2015, sous les ordres du Français Claude Le Roy.

AFP

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Faranah : le district de Massiramoribaya doté d’un poste de santé

28 mai 2021 à 12 12 58 05585

C’est un ouf de soulagement pour les populations de Massiramoribaya, un district relevant de la sous-préfecture de Beindou, dans la préfecture de Faranah. Le gouvernement guinéen, à travers l’ANAFIC (agence nationale de financement des collectivités) vient de mettre à la disposition des laborieux habitants de cette localité un poste de santé. L’inauguration de cette importante infrastructure a eu lieu le mercredi dernier, 26 mai 2021, en présence des administratives de Faranah, des élus locaux de Beindou, ainsi que de nombreux citoyens de Massiramoribaya et des districts environnants, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Composé du logement du personnel soignant (trois chambres et un salon), une salle de trie et deux blocs de latrines de six cabines, le poste de santé de Massiramoribaya est entièrement clôturé de grillage et bénéficie d’une électrification solaire. Il a été inauguré ce mercredi et vient ainsi atténuer les souffrances des populations de la localité en termes de soin de santé.

« Aujourd’hui nous rendons grâce à Dieu. Nos femmes ont souffert à cause de ce problème de poste de santé. C’est par la volonté des 11 districts de la commune rurale de Beindou plus condedou que nous avons bénéficié ce poste de santé. Avant, on ne donnait pas de moyens aux villages pour pouvoir se construire, mais grâce aux initiatives du Président Alpha Condé, nous bénéficions aujourd’hui des infrastructures de développement. C’est pourquoi nous, populations du district de Massiramoribaya, décidons de donner le nom de ce poste de santé à la première Dame de la République, Hadja Djenné Kaba, en raison des efforts consentis par son époux Pr Alpha Condé », a indiqué Sagna Oularé, le président du district de Massiramoribaya.

Dans une courte allocution, Florentin Sagno, le secrétaire général chargé des affaires administratives de Faranah, a invité les populations de Massiramoribaya à entretenir cette structure de santé dont elles viennent de bénéficier. Il a également invité le personnel soignant affecté à ce poste de santé à pleinement et efficacement jouer leur rôle pour améliorer la santé des populations.

« Je suis heureux que le nom de ce bijoux soit donné à la première dame de la République. Depuis que l’ANAFIC a commencé, c’est la première fois qu’une localité donne le nom de son infrastructure à un membre de la famille du président. Nous vous incitons à bien entretenir ce poste de santé et le personnel qui sera là pour assurer vos soins de santé.

Aux personnels de ce poste de santé, sauvez cette population. Vous n’êtes pas là pour autre chose mais pour cette population, surtout les femmes », a dit Florentin Sagno.

Au nom des femmes de Massiramoribaya, Gnama Keïta a remercié le président de la république pour ce geste qui va contribuer à sauver des vies dans cette localité où les femmes enceinte et autres malades parcouraient des kilomètres pour bénéficier de soins.

« Sommes vraiment satisfaites pour l’acquisition de ce poste de santé. Quand une femme était en travail ou un autre citoyen tombait malade, on était obligé de parcourir plusieurs kilomètres pour l’envoyer soit à Dalafilany ou à Beindou. Mais, aujourd’hui, on peut rester ici suivre paisiblement nos traitements. Donc, cela nous va droit au cœur. Nous remercions et bénissons pour le président Alpha Condé pour ce don », a dit Gnama Keïta sous un tonnerre d’applaudissement de l’assistance.

A noter que Massiramoribaya est un district situé à environ 45 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Faranah, dans la région de la Haute Guinée.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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An 46 de la CEDEAO : le regard critique de Bah Oury sur le fonctionnement de l’organisation sous régionale

28 mai 2021 à 12 12 39 05395
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) fête ce vendredi 28 mai 2021, le 46ème anniversaire de son existence. A cette occasion, le président de l’Union des Démocrates pour le Renouveau de la Guinée (UDRG), Bah Oury, a accordé un entretien à Guineematin.com, pour parler du fonctionnement de cette organisation et de son action sur le terrain. Si l’opposant guinéen salue certains acquis importants de la CEDEAO, il déplore toutefois sa passivité face aux problèmes qui gangrènent actuellement la sous-région.

« La CEDEAO est une organisation qui évolue en dents de scie. Il y a eu des moments où il y a eu des avancées dans la dynamique d’intégration, notamment en ce qui concerne la liberté de circulation des personnes et des biens. De ce point de vue, par rapport au reste du continent, il y a eu un véritable espace où la circulation sans visa est une donnée importante. Également, la volonté d’avoir des convergences en ce qui concerne les questions politiques, notamment le pacte de bonne gouvernance que la CEDEAO a mis en place. Mais, il faut reconnaître que ces dernières années, la CEDEAO est pratiquement en panne.

Le leadership fait défaut et les insuffisances en ce qui concerne la réactivité dans le respect des recommandations de ne pas aller au-delà des deux mandats, laissent l’organisation dans une passivité totale. De l’autre côté, le développement des mouvements djihadistes qui déstabilisent beaucoup de pays de la région, la CEDEAO, en tant qu’organisation, est relativement absente des dynamiques de résolution de ces crises et des dynamiques de maintien de paix. Peut-être que cela s’explique par l’insuffisance des moyens qui sont à sa disposition, mais il faut reconnaître quand même que l’organisation a de la peine à être là où elle devait être, surtout dans ce contexte sécuritaire préoccupant », a-t-il dit.

A l’avenir, le président de l’UDRG souhaite que la CEDEAO soit beaucoup active dans la résolution des problèmes rencontrés dans la sous-région et surtout dans la défense des intérêts des peuples et non ceux des chefs d’Etat. « Il faut dire que la CEDEAO doit beaucoup plus aller de l’avant. Qu’elle ne soit pas la CEDEAO des chefs d’Etat, mais qu’elle soit la CEDEAO des peuples avec une citoyenneté ouest-africaine beaucoup plus marquée. Je pense que c’est dans ce sens que les démarches politiques futures doivent s’orienter pour que la citoyenneté ouest-africaine soit réelle, concrète, et pour permettre aux populations de se sentir dans un espace sans frontière, en toute sécurité et en paix », préconise M. Bah Oury.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41 

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Kankan : le laboratoire vétérinaire régional rénové et équipé par la FAO et l’USAID

28 mai 2021 à 12 12 37 05375

Grâce à un financement de l’Agence Américaine pour le Développement (USAID), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a rénové et équipé le laboratoire vétérinaire régional de Kankan. Cette action vise à appuyer le secteur de l’élevage, à travers la détection et la prévention des maladies contagieuses touchant les animaux.

Ce centre de recherche a été inauguré ce jeudi, 27 mai 2021, en présence du ministre délégué à la présidence de la République, chargé de l’agriculture et de l’élevage. Des responsables de la FAO, de l’USAID, de l’ambassade des Etats-Unis en Guinée, ainsi que les autorités régionales de Kankan, ont pris part à la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La FAO, à travers le centre d’urgence pour la lutte contre les maladies animales transfrontalières, vient de doter la région de Kankan, d’un laboratoire moderne. Les travaux de rénovation et d’équipement de ce laboratoire, ainsi la formation de son personnel, ont été financés par l’USAID, à hauteur de 300.000 dollars américains (3 milliards de francs guinéens). Selon Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée, ce travail a déjà commencé à donner des résultats positifs.

Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée

« Cette action de la FAO, financée par l’USAID, a permis au laboratoire de Kankan de réaliser avec succès, le diagnostic de quatre zoonoses prioritaires du pays, dont la rage, la brucellose, la grippe aviaire et l’anthrax. Le laboratoire est aussi capable de pratiquer la nécropsie et le diagnostic par microscopie et par coprologie des hémoparasitoses et des parasitoses gastro-intestinales. Le laboratoire de Kankan sert de relais pour la région de Haute Guinée pour le traitement et le stockage des échantillons. Il fait le conditionnement et l’envoi des échantillons au Laboratoire Central Vétérinaire de Diagnostic (LCVD) de Conakry », a indiqué Dr Hama Garba.

Selon Steven Koutis, chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Guinée, ce laboratoire va booster considérablement le secteur de l’élevage dans la région de Kankan. Car il permettra de limiter considérablement les effets dévastateurs des maladies qui ravagent les animaux domestiques.

Steven Koutis, chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Guinée

« En 2018, la Guinée ne disposait pas de laboratoire vétérinaire. Donc la fièvre a dévasté le secteur de l’élevage, entraînant d’énormes pertes, notamment dans la région de Kankan. En raison du manque de capacité de diagnostiquer la maladie, le pays a perdu plus de dix mille animaux. Ce qui représente 8 millions de dollars, soit 80 milliards de francs guinéens de perte pour l’économie guinéenne. L’impact a été beaucoup plus ressenti dans votre région. Désormais, grâce au laboratoire vétérinaire pleinement opérationnel, les éleveurs et le service vétérinaire pourront suivre l’état de santé des bétails. Il est impératif de vacciner vos animaux, vos bétails, afin de les protéger contre les maladies », a-t-il lancé à l’endroit des éleveurs.

Karifa Kourouma, président de la confédération nationale des acteurs du secteur de l’élevage

Des éleveurs qui accueillent avec beaucoup de joie et d’espoir la mise en place de ce laboratoire moderne dans leur région. « Nous nous réjouissons de l’ouverture de ce laboratoire vétérinaire, tant attendu dans le secteur de l’élevage. Le bon fonctionnement de ce bijou nous permettra de diagnostiquer rapidement des maladies animales zoonotiques afin de trouver des solutions appropriées, tout en nous épargnant de la longue attente des résultats des échantillons », a salué Karifa Kourouma, président de la confédération nationale des acteurs du secteur de l’élevage en Guinée.

De leur côté, le gouverneur de Kankan, Sadou Keïta, et le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de l’agriculture et de l’élevage, Elhadj Mamady Condé, ont aussi magnifié le travail accompli par la FAO et l’USAID, tout en appelant les bénéficiaires à profiter pleinement de l’opportunité que leur offre ce laboratoire.

A noter que c’est le deuxième laboratoire vétérinaire régional rénové et équipé par la FAO sur financement de l’USAID, après celui de Labé en 2019. Les deux institutions internationales comptent poursuivre cette action à N’Zérékoré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Promo Fé Fangni : UBA Guinée récompense huit gagnants du premier tirage

28 mai 2021 à 11 11 14 05145

UBA Guinée a procédé à la première remise de sa promo Fé Fangni ce Mercredi 26 Mai en présence de toute l’équipe dirigeante de l’institution financière et les heureux gagnants. L’évènement a eu lieu dans les locaux de la banque.

Lancée le 6 Mai 2021, la promo Fé Fangni consiste à récompenser tout client de la banque UBA qui ouvre un compte épargne avec un dépôt minimal de 500.000GN ou tout détenteur de compte courant ou épargne déjà existants qui s’assurerait d’avoir le montant dit pour une durée de 30 jours.

Les lots à gagner sont des motos, des écrans tv, des home cinéma des cartes prépayées etc.

Supervisé par un huissier de justice huit clients ont été les heureux gagnants de ce premier tirage.

Cette promo s’inscrit dans la politique de fidélisation des clients de la banque en donnant à chaque client la chance de gagner un des lots mis en jeu dixit Tony Odeigah, Directeur Général de la banque UBA

Mme Dopavogui Josephine, gagnante du home cinéma n’a pas manqué de remercier la banque UBA pour tout l’effort qu’elle fournit pour la satisfaction de ses clients. Elle encourage toutes les autres entreprises à faire pareil. Elle a promis encourager ses proches à venir ouvrir leurs comptes chez UBA Guinée.

Le deuxième tirage de la promo Fé Fangni étant prévu le mois prochain, les clients peuvent toujours continuer à tenter leur chance en ouvrant un compte épargne et en effectuant un dépôt minimum de 500.000 GNF pour tenter de gagner un écran, un téléphone smartphone, un home cinéma, jusqu’au grand tirage final permettant de remporter des motos.

Transmis par le service de communication de UBA Guinée

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Faranah : une femme met au monde un enfant atteint d’éléphantiasis

28 mai 2021 à 9 09 57 05575

C’est à l’hôpital régional de Faranah qu’une femme a mis au monde un enfant atteint d’une maladie congénitale appelée éléphantiasis. Il s’agit d’une malformation qui commence au niveau du bas ventre jusqu’aux orteils. Préoccupée par cette situation, sa famille appelle à l’aide pour assurer la prise en charge médicale du nouveau-né.

« Cet enfant est né le dimanche, 23 mai 2021, vers 6 heures du matin, par césarienne. Il est né avec une maladie congénitale, qui nous préoccupe beaucoup aujourd’hui. Parce que la famille n’a pas les moyens nécessaires pour faire face à cette situation. C’est pourquoi, nous lançons un appel au gouvernement guinéen, aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux ONG humanitaires, de nous assister.

Le père du bébé est un enseignant contractuel qui travaille à Siguiri et sa mère est couturière de profession. Elle est venue à Faranah pour accoucher auprès de ses parents. Nous nous débrouillons pour gagner le quotidien. Donc nous souhaitons que les bonnes volontés nous viennent en aide pour qu’on puisse soigner cet enfant. Sans cette aide, nous ne pourrons rien faire pour lui », a lancé Sambou Oularé, oncle paternel du bébé.

La famille de ce bébé est joignable au numéro suivant : 622160818.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tél. : 00224 620241513/660272707

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Josep Borrell : « Nous devons combler le fossé mondial en matière de vaccination »

28 mai 2021 à 9 09 42 05425
Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

Fin mai 2021, seuls 2,1 % des Africains ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. Nous devons combler le fossé qui se creuse en matière de vaccination entre les économies avancées et les pays en développement afin d’éviter ce que Tedros Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a qualifié d' »apartheid vaccinal ». C’est à la fois une obligation morale et dans l’intérêt de tous.

Dès lors, il nous faut agir au niveau multilatéral et à l’échelle planétaire pour accroître la production de vaccins et accélérer leur déploiement partout dans le monde. C’est la voie choisie par l’UE depuis le début de la pandémie. C’est désormais également celle retenue par les dirigeants du G20 lors du sommet mondial sur la santé qui s’est tenu à Rome le 21 mai dernier.

La pandémie continue de tuer des milliers de personnes chaque jour et, au rythme actuel, la population mondiale ne sera pas vaccinée dans son ensemble avant 2023. Or vacciner très largement cette population est le seul moyen de mettre fin à la pandémie. A défaut la multiplication des variants risque de compromettre l’efficacité des vaccins existants.

La vaccination est également un préalable à la levée des restrictions qui entravent nos économies et nos libertés. Ces restrictions pénalisent le monde entier, mais elles pèsent encore plus lourdement sur les pays en développement. Les pays avancés peuvent en effet s’appuyer davantage sur des mécanismes sociaux et des leviers de politique économique afin de limiter l’impact de la pandémie sur leurs citoyens.

Si le fossé mondial en matière de vaccination n’est pas comblé, il risque d’inverser la tendance à la baisse de la pauvreté et des inégalités planétaires observée ces dernières décennies. Une telle dynamique négative freinerait l’activité économique et accroîtrait les tensions géopolitiques. Le coût de l’inaction serait à coup sûr beaucoup plus élevé pour les économies avancées que ce que nous devrions dépenser collectivement pour aider à vacciner le monde entier. C’est pourquoi l’UE accueille favorablement le plan de 50 milliards de dollars proposé par le Fonds monétaire international dans le but de pouvoir vacciner 40 % de la population mondiale en 2021 et 60 % d’ici mi-2022.

Pour atteindre cet objectif, une action multilatérale étroitement coordonnée est nécessaire. Nous devons résister à la double menace que représentent d’un côté la « diplomatie des vaccins », qui lie la fourniture de vaccins à des objectifs politiques, et de l’autre le « nationalisme vaccinal », qui consiste à réserver les vaccins pour son seul pays. Contrairement à d’autres, l’UE a rejeté ces deux approches depuis le début de la pandémie. Jusqu’à présent, nous sommes le seul acteur mondial qui ait vacciné sa propre population tout en exportant parallèlement de grandes quantités de vaccins et en contribuant de façon substantielle au déploiement des vaccins dans les pays à faible revenu. Les Européens peuvent être fiers de ce que nous avons accompli.

En 2020, l’UE a soutenu la recherche et le développement de vaccins à grande échelle et contribué de manière significative à la mise au point de la nouvelle génération de vaccins à ARN messager. L’UE est ensuite devenue un des principaux producteurs de vaccins contre la COVID-19 : 40 % environ des doses utilisées jusqu’à présent dans le monde sont produites dans l’UE. L’UE a également exporté 240 millions de doses vers 90 pays, ce qui correspond approximativement au nombre de doses que nous avons utilisées en son sein.

L’UE, avec ses États membres et ses institutions financières — ce que nous appelons l' »Équipe Europe » — a commencé également à faire don de vaccins à ses voisins dans le besoin, en particulier dans les Balkans occidentaux. Elle entend faire don d’au moins 100 millions de doses supplémentaires aux pays à revenu faible et intermédiaire avant la fin de 2021, comme convenu lors du dernier Conseil européen. Avec une contribution de 2,8 milliards d’euros, l’Équipe Europe est également le principal contributeur au dispositif COVAX, qui permet aux pays les plus pauvres d’avoir accès aux vaccins. Environ un tiers de l’ensemble des doses COVAX livrées jusqu’à présent ont été financées par l’UE. Pourtant, cet effort est encore largement insuffisant pour empêcher que le fossé mondial ne se creuse en matière de vaccination.

Pour combler ce fossé, les pays disposant des connaissances et des moyens nécessaires devraient augmenter leurs capacités de production, afin de pouvoir à la fois vacciner leur propre population et exporter davantage de vaccins, comme le fait l’UE. En coopération avec les fabricants de vaccins, nous nous efforçons de porter les capacités de production de l’UE à plus de 3 milliards de doses par an d’ici à la fin de 2021. Nos partenaires industriels européens se sont engagés à fournir avant la fin de 2021 1,3 milliard de doses de vaccins à prix coûtant aux pays à faible revenu et à un prix réduit aux pays à revenu intermédiaire. Ils se sont également engagés à livrer plus de 1,3 milliard de doses en 2022, dont une grande partie sera distribuée par le dispositif COVAX.

Tous les Etats doivent éviter les mesures restrictives qui perturbent les chaînes d’approvisionnement des fabricants de vaccins dans d’autres pays. Nous devons également faciliter le transfert de connaissances et de technologies, afin que davantage de pays puissent produire des vaccins. Pour notre part, nous encourageons vivement les producteurs européens à le faire, en particulier en Afrique. J’ai participé au sommet de Paris consacré au soutien financier à l’Afrique qui s’est tenu le 18 mai dernier. A cette occasion, les dirigeants du continent ont souligné que l’Afrique importe 99 % de ses vaccins. Il faut que cela change. L’Équipe Europe lance une initiative avec ses partenaires africains, afin de renforcer les capacités de fabrication de vaccins, de médicaments et de technologies de la santé en Afrique. Cette initiative bénéficiera d’un financement de 1 milliard d’euros provenant du budget de l’UE et des institutions européennes de financement du développement,

L’octroi de licences volontaires est le moyen privilégié de réaliser ces transferts de technologie et de savoir-faire. S’il s’avère insuffisant, l’accord sur les ADPIC existant et la déclaration de Doha de 2001 prévoient déjà la possibilité de licences obligatoires. Selon certains pays, le recours à ces mécanismes de flexibilité demeure toutefois trop compliqué et trop lent. Afin d’accélérer ces transferts de technologie, l’UE présentera une nouvelle proposition dans le cadre de l’OMC au début du mois de juin.

La pandémie de COVID-19 nous a rappelé combien la santé est un bien public mondial. Notre action commune pour combler le fossé mondial en matière de vaccination contre la COVID-19 doit être la première étape sur le chemin de la véritable coopération globale dans le domaine de la santé prévue par la déclaration de Rome adoptée lors du sommet mondial sur la santé.

Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

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Coupe abusive de bois, confection de briques aux bords des cours d’eau à Pita : l’environnement menacé à Timbi Madina

28 mai 2021 à 9 09 32 05325

Située à près de 400 kilomètres de Conakry (dans la préfecture de Pita, en Moyenne Guinée), la sous-préfecture de Timbi Madina est une zone agro-pastorale. Plus de 70% de la production nationale de la pomme de terre provient de cette localité, arrosée par de nombreux cours d’eau. Mais, ces derniers temps, ces cours d’eau sont fortement menacés. A cause de la coupe abusive du bois et la confection des briques cuites sur place, le niveau d’eau a considérablement baissé dans ces cours, a appris un reporter de Guineematin.com qui a été contacté par des habitants de Timbi.

Sur place, les populations sont inquiètes. Certains citoyens sont en train d’envahir les abords des cours pour faire des jardins, du charbon de bois ou pour confectionner des briques. Et, cela se fait dans une destruction du couvert végétal et une coupe abusive du bois tout au long des cours d’eau. Les conséquences de cette agression sur l’environnement commencent à se faire sentir puisque les marigots et rivières tarissent petit à petit.

« Ils sont venus couper les arbres autour de la rivière de Tolinwol pour aménager des jardins. A l’heure là, c’est la plus grande rivière Fottorewol qui est visée par la coupe abusive des bois. Ils sont en train de faire le charbon de bois et cuire les briques aux alentours de cette rivière. Chaque fois, ça se répète, on n’a pas encore trouvé de solution, parce que les autorités locales n’ont rien dit, alors que l’eau ne fait que baisser au niveau de ces cours d’eau. Nous demandons aux autorités de faire face à cette situation pour mettre fin à cette menace », a dénoncé un citoyen qui a contacté Guineematin.com sous le couvert d’anonymat.

Mais, selon les autorités de la commune rurale de Timbi Madina, la menace qui pesait sur la rivière ‘’Telinwol’’ a été déjouée. Toutefois, le maire, Mamadou Dian Diallo indique qu’il n’était pas informé des menaces qui pèsent actuellement sur la rivière ‘’Fottorewol’’.

« A Tolinwol, il y a de cela deux mois, quelqu’un avait voulu mettre un jardin ; mais, on l’a empêché et on a sensibilisé les gens pour que cela ne se répète plus. Pour le cas de Fottorewol, je dirais que ça, c’est impossible. Parce que c’est Fottoré qui ravitaille tout Timbi Madina en eau. Si cela s’est passé à Fottoré, je n’étais pas au courant », a dit le Mamadou Dian Diallo.

Concernant ceux qui confectionnent les briques le long des cours d’eau, le maire de la commune rurale de Timbi Madina est formel : « On ne peut pas arracher quelque chose à quelqu’un sans lui trouver une autre activité », martèle l’élu local.

A la lumière de ce propos, on peut dire sans risque de se tromper que les confectionneurs de briques ont un blanc-seing pour saigner à blanc l’environnement au niveau des cours d’eau de la commune rurale de Timbi Madina. Et cela, même si le maire, Mamadou Dian Diallo, tente de faire de la gymnastique verbale pour justifier le silence coupable de l’autorité communale.

« On a pris des mesures pour que ces gens là respectent au moins 30 mètres. C’est à des endroits très distancés qu’ils sont en train de faire ça.  Pour l’interdire définitivement, il faudra leur donner quelque chose à faire. On ne peut pas interdire entièrement la confection des briques, parce que plus de 80% de la population utilise les briques cuites. Donc, nous sommes en train de réfléchir pour décourager ces gens-là, parce qu’on a le souci de bien faire pour que l’environnement soit respectée », a dit le maire, Mamadou Dian Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27 / 664 41 32 27

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Coyah : une partie du marché de Kountia saccagée par des policiers, près de 100 millions emportés

28 mai 2021 à 9 09 30 05305

Des agents de la police de la préfecture de Dubréka (accompagnés d’un huissier de justice et d’un groupe de civils), ont pris d’assaut le marché de Kountia, dans la sous-préfecture de Manéah, préfecture de Coyah. Avec rage, ils se sont attaqués hier, jeudi 27 mai 2021, aux environs de 5 heures aux nombreux conteneurs de commerce qui se trouvent sur les lieux. Ils ont saccagé la marchandise et emporté près de 100 millions de francs guinéens appartenant aux femmes vendeuses qui s’y trouvent.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, cette partie du marché du district de Kountia est l’objet d’un conflit qui oppose un certain Salif Bangoura et chef secteur de Kountia Nord qui se trouve être également l’administrateur dudit marché. Et, ce jeudi, Salif Bangoura, fort d’une décision de justice qui aurait été rendue en sa faveur par le tribunal de première instance de Dubréka, a envoyé des policiers de Dubréka et un huissier de justice pour déguerpir les occupants de cette partie du marché qui fait frontière avec Keïtayah, un quartier de la préfecture Dubréka. Et, c’est aux environs de 5 heures que les agents, accompagnés d’un groupe de civils, sont allés s’attaquer aux conteneurs de commerce qui se trouvent dans ce marché. Et, les policiers ne sont pas allés de main morte dans cette opération digne d’un vandalisme.

Nakoumba Souaré, présidente des femmes du marché déguerpi et victime

« Nous sommes venus trouver ce matin que toute notre place est saccagée. Selon les voisins du marché, ce sont les huissiers du tribunal de Dubréka, accompagnés d’un pick-up de la police de la même préfecture, qui ont procédé à la destruction de nos marchandises ainsi que nos conteneurs et hangars dans le marché. Mais, avant aujourd’hui, c’est un certain Salif Bangoura qui venait nous menacer de quitter les lieux, qu’il a acheté le terrain et qu’il a le titre foncier du domaine. Pourtant nous, nous estimons que la partie que nous occupons est un domaine de l’État, parce que c’est l’ancienne voie du train Conakry-Niger et qui est situé entre les rails de la CBK et la route le prince. Donc, cette partie ne peut être l’objet d’une quelconque vente par l’habitat. Il nous parlé souvent d’un faux papier que nous n’avons jamais vu, fabriqué au tribunal de première instance de Dubréka et lui donnant l’autorisation de construire là bas. On est allé une fois porter plainte contre lui à la gendarmerie de la Datu à Coléyah. Ceux-ci étaient venus lui montrer sa limite à la frontière Kountia (dans la préfecture de Coyah) et Keitaya (dans la préfecture de de Dubréka). Mais, comme les deux parties sont très rapprochées, il (Salif Bangoura) veut à tout prix s’accaparer de tous les deux côtés. Pourtant lui, il a acheté la partie Keitaya et nous, nous sommes au marché de Kountia dans la préfecture de Coyah. On a vu nulle part quelqu’un qui possède un titre foncier sur les rails. Ici, c’est un domaine de l’État et nous y seront jusqu’à ce que l’État lui-même ait besoin pour faire autre chose. Mais Salif Bangoura veut user de ses moyens pour dégager toutes ces pauvres femmes qui comptent que sur leur petit commerce là pour faire vivre leurs familles respectives.

Donc, très tôt ce matin, sans aucun avertissement, il (Salif Bangoura) a fait venir les policiers pour saccager nos biens, détruire nos marchandises contenant dans les conteneurs. Il y avait au total 7 conteneurs qui étaient posés là. Il y a un conteneur qui servait de bureau du marché dans lequel nous avons perdu 50 millions. L’argent de tontine des femmes du marché, il y a un du service d’orange money et tous les autres c’était des ballons habits, poupées et jouets en friperie qu’on stockait dedans. Ces bandits (les policiers) là ont non seulement cassé les conteneurs, mais aussi ils ont emporté de l’argent et les ballons et sacs remplis de friperie. Moi-même qui vous parle comme ça j’avais 10 ballons dans mon conteneur. Il nous faut prendre la liste des femmes qui ont perdu leurs marchandises pour évaluer les pertes, sinon on peut estimer à près de 100 millions de nos francs pour le moment », a expliqué Nakoumba Souaré, la présidente des femmes du marché Kountia.

Les yeux larmoyant et la gorge nouée, Nakoumba Souaré n’exclut pas une plainte contre le mis en cause Salif Bangoura.

« Nous avons informé le chef de quartier de Kountia nord qui est d’ailleurs l’administrateur de ce marché, ainsi que le maire de la commune rurale de Manéah. Ils nous ont tous demandé de porter plainte contre Salif Bangoura. Donc nous, nous demandons au président de la république qui a dédié son mandat aux femmes et qui nous a invitées à se lever pour travailler, de nous aider à rétablir la vérité dans cette affaire. Il faut que Salif Bangoura sache que ce domaine du chemin de fer ne saurait être vendu et qu’il rembourse tous les dommages causés », a-t-elle martelé.

De son côté, Maciré Condé, l’une des victimes, évalue sa perte à cinq sacs remplis de jouets et de poupées.

Maciré Condé, vendeuse de friperie au marché de Kountia

« Moi, on m’appelé ce matin  à 6h que des gens ont arraché nos conteneurs. C’est ici que nous nous venons chercher de quoi entretenir la famille. Il y a un conteneur qui contenait 10 ballons de friperie, mais on a rien vu ce matin. Nous on ne connait pas le conflit domanial qui est entre les gens-là ici. On ne sait plus quoi faire. C’est pourquoi nous demandons aux autorités de nous aider à nous rembourser. La perte elle est immense. Moi, par exemple, je vais prendre à crédit les marchandises à Madina, les revendre avant de payer l’argent de mon fournisseur. J’avais personnellement cinq sacs remplis de jouets et de poupées dont le prix varie par ballon entre 500 à un million de francs guinéens », a-t-il indiqué.

Selon une source très proche de ce dossier, Salif Bangoura n’a aucun titre foncier, encore moins un plan de masse de ce domaine.

« Cette partie se trouve dans la préfecture de Coyah. C’est le chemin de fer du Niger qui délimite Kountia (Coyah) et Keita (Dubréka). La question que je me pose qui peut avoir un titre foncier au bord des rails ? C’est ce qu’on appelle l’emprise des rails elle est longue de 20m ça ne peut être l’objet de vente comme une parcelle. Aucun géomètre ne peut vous faire un plan de masse sur cet espace situé de 20m de part et d’autre entre la route le prince et les rails de la CBK. Il est allé s’arranger avec la justice de Dubréka pour faire papier du déguerpissement au nom duquel il agit comme ça. Il dit depuis 2005 qu’il a acquis ce domaine pendant que nous nous sommes là depuis 2002. Moi je suis parti à la gendarmerie de Coléyah qui dispose tous les plans de masse de la Guinée. Ceux-ci m’ont dit qu’aucun plan de masse n’est fait au nom de cette emprise. Alors si Salif a un plan de masse c’est un faux », a confié notre source qui a requis l’anonymat.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Coupe illicite de bois à Faranah : 5 cadres locaux de l’environnement suspendus, plusieurs suspects assignés en justice

28 mai 2021 à 8 08 53 05535

C’est une décision qui était attendue depuis la découverte, ces dernières semaines, d’un vaste réseau de coupe illicite et de transport de bois à Faranah. Des cadres locaux de l’environnement viennent d’être suspendus de leurs fonctions et plusieurs autres personnes suspectées d’appartenir aux réseaux mafieux qui déciment les forêts dans la préfecture de Faranah ont été assignées en justice. L’information a été donnée hier, jeudi 27 mai 2021, par l’inspecteur régional des eaux et forêts de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans le Sankaran.

Selon nos informations, parmi les cadres de l’environnement épinglés dans cette affaire, il y a les chefs des cantonnements forestiers des sous-préfectures de Maréla, Sandéniya et Songoyah. La décision de leur suspension serait venue du ministère de l’environnement, des eaux et forêts.

Adjudant chef Mory Fodé Diané, inspecteur régional des eaux et forêts de Faranah

« Il y a des cadres qui ont été sanctionnés dans les deux préfectures (Mamou et Faranah) qui ont fait réellement théâtre de ce mouvement de bois. Pour le moment c’est une suspension. À Faranah ici, cinq personnes ont été sanctionnées. Deux personnes au niveau de la préfecture et trois personnes au niveau des cantonnements Forestiers Maréla, Sandéniya et Songoyah. Les chefs de cantonnement forestier de ces sous-préfectures ont été sanctionnés. La décision de sanction que nous avons reçue n’est pas écrite, mais il va falloir s’approcher des spécialistes en la matière par rapport à la sanction au niveau de la fonction publique et quel est le délai », a confié l’Adjudant chef Mory Fodé Diané, l’inspecteur régional des eaux et forêts de Faranah.

A en croire notre source, la présente sanction infligée à ces cadres locaux de l’environnement à Faranah fait suite à la récente découverte et au démantèlement de réseaux de trafiquants de bois à Faranah par une mission de la direction nationale de l’environnement, des eaux et forêts.

« L’objectif de cette mission nationale, c’était de venir vérifier une information qui a été donnée par la plus haute autorité du pays qui a été informée de la coupe illicite et transport de bois à Faranah. À l’issue de cette information, son excellence Monsieur le ministre d’État, ministre de l’Environnement des eaux et forêts a dépêché une mission nationale conduite par le directeur national des eaux et forêts pour vérifier réellement cette information. Dans un premier temps, nous avons reçu la mission le 25 avril 2021. Après les vérifications, nous n’avons pas pu réellement obtenir une preuve palpable faisant allusion à cette coupe illicite et transfert de bois vers la Sierra-Leone. La mission était obligée de se retourner. Mais, cette même information (coupe illicite et transport de bois) a persisté. Et, Monsieur le ministre d’État a pris cette fois-ci des décisions pour approfondir les enquêtes. Et nous avons approfondi les enquêtes en faisant des patrouilles inopinées continuent dans les sous-préfectures frontalières de la préfecture de Faranah avec la Sierra-Leone. C’est ainsi qu’une équipe de patrouille a pu mettre main sur trois camions précisément à Lolin dans la sous-préfecture de Maréla, en partance vers la Sierra-Leone. Les présumés coupables ont été auditionnés par une équipe de police judiciaire qui est au sein de l’inspection et nous les avons déféré devant le tribunal de première instance de Faranah. Au jour d’aujourd’hui ils sont au nombre de 6 personnes. C’est une décision de la hiérarchie » a indiqué l’Adjudant chef Mory Fodé Diané.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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Prorogation de l’état d’urgence : un député demande « au peuple de Guinée de ne pas respecter ce décret »

28 mai 2021 à 8 08 13 05135
Abdoulaye Kourouma, président du parti RRD, et député à l’Assemblée nationale

L’honorable Abdoulaye Kourouma, président et député du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), n’est pas d’accord avec la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour un mois encore, en Guinée. Une décision annoncée mercredi soir, 26 mai 2021, par le président Alpha Condé à la télévision nationale. L’opposant indique que le chef de l’Etat guinéen a violé la Constitution, en prenant une telle mesure sans consulter l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, il demande aux Guinéens de ne pas respecter cette décision.

« Il s’agit d’une décision unilatérale du gouvernement. L’Assemblée nationale n’a jamais été saisie, ça n’a jamais fait l’objet d’un débat au parlement guinéen. Donc, c’est un mensonge d’État. Et nous demandons au peuple de Guinée de ne pas respecter ce décret qui viole la Constitution. Et nous demandons aux Guinéens de continuer à vaquer à leurs activités, car ce décret n’est pas dans les normes.

La loi d’habilitation du président de la République (qui lui permettait d’agir sans consulter l’Assemblée nationale, ndlr) est finie depuis le 5 octobre 2020. Donc il faut qu’Alpha Condé arrête de prendre le pays comme si c’était sa propriété privée. Les institutions doivent être rétablies dans leurs droits et doivent travailler conformément à la loi », a déclaré le président du RRD.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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