Football-Guinée : la FIFA exige le report du Congrès de la Féguifoot

17 mai 2021 à 22 10 24 05245
Gianni Infantino, président de la FIFA

« Compte tenu des dysfonctionnements tels que soulignés plus haut et face aux tensions et au climat de suspicion qui entoure le déroulement du processus en cours, la FIFA vous demande de surseoir à la tenue des élections du Comité Exécutif de la FGF lors de l’Assemblée Générale Ordinaire Elective du 18 mai 2021 et de convoquer de nouvelles élections en respectant scrupuleusement les dispositions applicables et en prenant également compte des éléments mentionnés dans notre lettre.

A cet égard, nous tenons par ailleurs à vous informer que si la FGF décidait en dépit de ce qui précède de procéder aux élections d’un nouveau Comité Exécutif le 18 mai 2021, la FIFA pourrait être amenée à ne pas reconnaitre les résultats sortis de ces élections ». C’est la conclusion d’un courrier que la FIFA a adressé à la Fédération Guinéenne de Football, ce lundi 17 mai 2021.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier de l’instance dirigeante du football mondial.

Par courriel

Fédération Guinéenne de Football

M. Maurice Akoi Koivogui

Secrétaire Général

[email protected]

Zurich, le 17 mai 2021 kje/rta

Elections du Comité Exécutif de la Fédération Guinéenne de Football

Monsieur le Secrétaire Général,

Nous nous référons à votre lettre datée du 12 mai 2021, nous informant de la tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire Elective de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) le mardi 18 mai 2021 à l’Hôtel Riviera Tombo, Commune de Kaloum, et prenons également note du contenu des divers courriers produits en relation avec le processus électoral en cours, dont certains ont été publiés par voie de presse.

A cet égard, après analyse des documents et informations à notre disposition à ce jour, nous sommes dans l’obligation d’attirer votre attention sur un nombre d’irrégularités en relation avec le processus électoral en cours.

Premièrement, les dispositions de l’art. 33 al. 4 (point 5) des Statuts de la FGF (édition 2020 ; ci-après : Statuts FGF) stipulent expressément que tout membre du Comité Exécutif de la FGF ne doit pas « avoir précédemment été jugé coupable de violation du Code d’éthique de la FIFA, et/ou de la CAF et/ou de la FGF durant les cinq (05) années précédant la candidature ».

A cet égard, nous constatons que la Commission électorale de la FGF (ci-après : CE) a décidé dans sa décision 001 du 20 avril 2021 de considérer M. Mamadou Antonio Souaré éligible, sous prétexte, entre autres, qu’il aurait signé un « accord de consentement » avec le Président de la Chambre de Jugement de la Commission d’éthique de la FIFA. Ce qui signifie en clair que M. Mamadou Antonio Souaré a été reconnu coupable de violation du Code d’éthique de la FIFA dans la décision de la Commission d’éthique de la FIFA du 9 mars 2021. Il est donc de ce fait incompréhensible qu’un tel fait n’ait pas été pris en compte par la CE dans son analyse. Notons au passage que la FIFA avait expressément tenu à attirer l’attention de la FGF sur les dispositions de l’art. 33 al. 4 à travers sa lettre datée du 17 avril.

Deuxièmement, nous notons que la Commission électorale de recours (ci-après : CER) ne semble pas avoir apporté de preuve concrète, dans sa décision 001 du 28 avril 2021, d’une violation du Code d’éthique de la FGF par M. Aboubacar Touré puisqu’aucune référence à une décision quelconque n’est mentionnée. Il semblerait donc que la CER ait elle-même pris la décision de considérer M. Touré « coupable de violation » du Code d’éthique de la FGF, ce qui serait contraire à vos règlements.

Troisièmement, la décision de la CE du 7 mai 2021 de réintégrer M. Aboubacar Touré dans la liste des candidats ne semble pas avoir été prise selon les dispositions règlementaires de la FGF étant donné que l’art. 13 al. 3 du Code électoral de la FGF stipule expressément que les « décisions de la commission électorale de recours sont définitives […] ». Nous ne comprenons pas sur quelle base le candidat en question s’est soudainement retrouvé sur la liste finale des candidats aux élections dans sa décision du 7 mai, d’autant que le Tribunal Arbitral du Sport (ci-après : TAS) ne s’est prononcé sur le cas que le 12 mai.

Quatrièmement, la demande de la CE du 29 avril 2021 en relation avec la « réouverture partielle de la candidature pour le poste de président, afin de permettre un meilleur suivi de l’agenda électoral et des délais qui s’attachent à la légalité de cette élections », qui a été validé par le Comité Exécutif le 30 avril 2021 semble être dépourvue de base légale et va à l’encontre des dispositions règlementaires du Code électoral, en particulier les arts 11 al. 1, et 12 al. 1 et 2. Par ailleurs, la demande en question fait l’objet d’un recours devant le TAS, qui ne semble pas encore avoir statué sur le fond.

Dans ce contexte, nous souhaitons une fois de plus attirer votre attention sur le contenu de l’art. 19 al. 2 des Statuts de la FIFA selon lequel les associations membres de la FIFA doivent s’assurer que leurs élections ou nominations s’effectuent à travers une procédure démocratique leur assurant une indépendance totale lorsqu’elles procèdent aux élections ou nominations en question. Par ailleurs, sur la base de l’alinéa 3 de ce même article, la FIFA peut décider de ne pas reconnaître les organes d’une association membre n’ayant pas été élus ou nommés selon les principes établis à l’alinéa 2 de l’art. 19 de nos statuts.

Par conséquent, et compte tenu des dysfonctionnements tels que soulignés plus haut et face aux tensions et au climat de suspicion qui entoure le déroulement du processus en cours, la FIFA vous demande de surseoir à la tenue des élections du Comité Exécutif de la FGF lors de l’Assemblée Générale Ordinaire Elective du 18 mai 2021 et de convoquer de nouvelles élections en respectant scrupuleusement les dispositions applicables et en prenant également compte des éléments mentionnés dans notre lettre. A cet égard, nous tenons par ailleurs à vous informer que si la FGF décidait en dépit de ce qui précède de procéder aux élections d’un nouveau Comité Exécutif le 18 mai 2021, la FIFA pourrait être amenée à ne pas reconnaître les résultats sortis de ces élections.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à la présente et vous prions d’agréer, Monsieur le Secrétaire Général, nos salutations distinguées.

FIFA

Kenny Jean-Marie

Directeur de la division Associations membres

Copie : CAF

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Guinée : sanctions individuelles de l’UE et respect des droits de l’Homme

17 mai 2021 à 22 10 07 05075
Maître Thierno Souleymane Barry

08 avril 2021. 32 députés européens écrivent une lettre à Josep Borell, Haut-Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur la situation des droits de l’homme en Guinée. En substance, les euro-députés s’interrogeaient sur deux questions :  « Comment l’UE compte-t-elle mettre en action son nouvel instrument de sanction pour sanctionner ces personnalités responsables de violations des droits de l’homme en Guinée ? » et « Comment l’UE s’assure-t-elle que ces fonds ne viennent pas alimenter des institutions de maintien de l’ordre qui ne respectent pas le minimum des standards requis? ». 12 mai 2021. Le destinataire répond positivement à ces interrogations en indiquant d’une part la prise de sanctions individuelles contre cinq présumés auteurs des massacres du 28 septembre 2009 et d’autre part, l’engagement d’ouverture d’un dialogue politique avec les autorités du pays. Pour en parler, il nous est nécessaire d’examiner les fondements de cette sanction avant d’en lister les éléments fondamentaux et d’en évaluer l’efficacité.

Fondements des sanctions individuelles pour le respect des droits de l’homme

D’emblée, la responsabilité de respecter et faire respecter les droits de l’homme incombe à tout le monde. L’article 28 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme nous y invite : « Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet. ». Plus spécifiquement, l’Union européenne s’y est engagée depuis le début de la construction européenne. Les conditionnalités de l’aide au développement au respect des droits de l’homme et des principes de l’Etat de droit contenues dans les Accords de Cotonou sont une illustration. Au régime global de sanctions, l’Union européenne a adopté un nouveau régime contre les auteurs de violation des droits de l’homme dans le monde, le 07 décembre 2020, régime dont il faudra examiner les diverses batteries qui suivent.

Nature des sanctions individuelles et leur efficacité pour le respect des droits de l’homme

La nouvelle loi sanctionne les personnes physiques ou morales, étatiques ou non, auteures de violations des droits de l’homme, sans égard de leur nationalité ou de l’endroit de la commission de l’infraction. Les sanctions consistent en l’interdiction d’entrée et au gel des avoirs dans l’Union européenne des personnes sous sanction comme le cas des cinq personnes ciblées dans le dossier du 28 septembre 2009 en Guinée.

L’innovation majeure est le dépassement des sanctions sectorielles (industrie ciblée) et territoriales (zone spécifique). On pourrait même évoquer par euphémisme une sorte de principe de compétence universelle au niveau du droit communautaire. Ce ne sont plus des sanctions aveugles qui peuvent toucher aux populations civiles mais des individus bien situés. Elle puise sa force dans son mode d’adoption : l’unanimité et non la majorité qualifiée. Ces sanctions strictement ciblées peuvent produire des effets positifs dans le cadre du respect des droits de l’homme. Elle est proche de la Magnitsky act américaine de 2012 qui est cependant plus large en s’étendant à la corruption.

Pour terminer, nous estimons que le respect des droits de l’homme en général, le jugement dans les meilleurs délais de l’affaire des massacres du 28 septembre 2009, la poursuite des autres cas de même nature et surtout l’ouverture d’un dialogue franc et direct entre tous les acteurs socio-politiques en Guinée entreraient dans la consolidation de l’Etat de droit au pays.

Conakry, le 17 mai 2021

Dr Thierno Souleymane BARRY,

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

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La fièvre Lassa déclarée en Guinée : le gouvernement annonce les premières mesures prises

17 mai 2021 à 19 07 13 05135

Alors qu’elle semble avoir vaincu l’épidémie d’Ebola qui était réapparue en début d’année à N’Zérékoré, la Guinée fait face à une nouvelle maladie. Il s’agit de l’épidémie de fièvre Lassa. Elle a fait son apparition dans la préfecture de Yomou, où elle a déjà fait un mort. C’est un nouveau front qui s’ouvre donc pour les autorités guinéennes, engagées depuis plus d’une année dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Dans une déclaration publiée ce lundi, 17 mai 2021, le ministère de la Santé a déclaré officiellement cette nouvelle épidémie en Guinée, tout en annonçant les premières mesures de riposte prises. Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration signée du ministre de la Santé, Rémy Lamah.

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Affrontements inter-villages à Siguiri : au moins 11 personnes blessées par balles

17 mai 2021 à 18 06 52 05525

C’est aux environs de 10 heures ce lundi, 17 mai 2021, que de violents affrontements ont commencé entre les habitants de Dankakoro et de Banfêlèbougou, deux districts relevant de la commune urbaine de Siguiri. Il n’y pas de perte en vie humaine, mais plusieurs personnes ont été blessées par balles lors de ces affrontements.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, les habitants de ces deux districts se disputent depuis quelques années la paternité d’une marre appelée « Broumbroun ». Et, c’est en route pour cette marre ce lundi que des habitants de Dankakoro ont été attaqués par des habitants de Banfêlèbougou.

« Aujourd’hui, c’était le jour de pêche à la marre Broumbroun. Le matin, quand nos citoyens partaient pour la pêche, ils ont trouvé que les citoyens de Banfêlèbougou ont érigé des barricades la route pour leur interdire l’accès. Et, ils ont jeté des cailloux sur eux.

Quand j’ai été informé, j’ai dépêché une équipe de jeunes pour aller faire un constat. C’est ainsi que les gens de Banfêlèbougou ont pris des armes pour tirer sur nos citoyens. Nous avons enregistré plusieurs blessés par balles réelles », a confié Drissa Magassouba, le président du district de Dankakoro.

Ces affrontements se sont poursuivis jusque dans l’après-midi. Les forces de l’ordre ont été déployées sur le terrain par les autorités. Et, actuellement (18 heures), un calme précaire règne sur place.

Les blessés ont été évacués d’urgence à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Et, selon une source médicale, ils sont au nombre de 11, dont 7 habitants de Dankakoro et 4 habitants de Banfêlèbougou, tous blessés par balles, qui ont été reçus aux urgences de cette structure sanitaire pour des soins.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinneematin.com

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Comment réformer le domaine foncier ? Une cinquantaine d’acteurs se penchent sur la question à Conakry

17 mai 2021 à 18 06 29 05295

En prélude aux prochaines consultations nationales sur le foncier, une cinquantaine d’acteurs issus de la société civile et du monde paysan, venus des quatre régions de la Guinée, sont en conclave ce lundi, 17 mai 2021, à Conakry. L’objectif est de faire la synthèse des recommandations des pré-forums régionaux en vue de valider les points qui seront portés par les organisations professionnelles agricoles à travers une note synthèse qui sera remis au gouvernement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces dernières années, la Guinée a connu une instabilité sociopolitique due à des frustrations, provoquant souvent des conflits liés à la gestion des terres d’une part et la pression foncière accentuée par les projets de développement d’autre part. Cette question qui est devenue une véritable préoccupation des populations et des autorités doivent amener l’Etat à entreprendre des réformes dans le secteur. C’est dans ce contexte que le Collectif des ONG pour la défense des droits des communautés (COD-DC), à travers l’ONG A.C.O.R.D (Association des Coopérations et de Recherche pour le Développement), organise des activités préparatoires en faveur des acteurs de la société civile composée des coutumiers, propriétaires fonciers, organisations professionnelles, association des femmes, etc.

Amadou Bah, coordinateur COD-DC

« Ce forum est une activité qui couronne une série d’ateliers en prélude à l’organisation des consultations nationales sur le foncier. Nous avons tenu à inviter les acteurs qui interviennent dans le secteur agricole et qui utilisent le foncier pour partager avec eux les préoccupations des uns et des autres en ce qui concerne la gouvernance foncière. Aujourd’hui, nous sommes en train de boucler ces consultations et préparer un mémorandum qui va être porté en tant qu’outil de plaidoyer au niveau du gouvernement pour faire en sorte que les prochaines réformes fonciers prennent en compte un certain nombre de principes, notamment celui de la prise en compte des droits coutumiers légitimes en République de Guinée…

Il y a suffisamment de choses à revoir dans la politique foncière guinéenne pour que le pays se dote d’un cadre juridique réglementaire et institutionnel assez performant, assez adapté aux pratiques sociales et qui soit compatible avec l’évolution de notre société », a expliqué Amadou Bah, le coordinateur des organisations pour la défense des droits des communautés impactées par les projets de développement.

Pour le Directeur pays de ACORD-Guinée, Macky Bâ, les présentes échanges de Conakry s’inscrivent dans un processus qui a démarré depuis 2018 à travers des initiatives locales menées au niveau de la Forêt et de la Haute Guinée dans le cadre de la prévention et de la gestion des conflits liés au domaine foncier.

Macky Bâ, Directeur pays de ACORD-Guinée

« Après plusieurs rencontres, nous avons fait un constat qui révèle que les concertations n’ont pas été faites en amont, avant que nous on intervienne, par les départements techniques. Il y a un manque d’information total au niveau des collectivités et c’est là où on s’est dit qu’il faut organiser des mini foras au niveau des régions. A l’issue de cela, ACORD a fait la collecte ou la récapitulation de toutes ces recommandations pour organiser ce forum d’aujourd’hui qui regroupe 50 personnes dont 40 venus des régions, soit 10 par région. L’objectif c’est de mener encore une réflexion beaucoup plus approfondie et voir, avec la réforme que l’Etat est en train d’engager, qu’est-ce que nous, en tant qu’acteurs, nous pourront contribuer dans cette réforme. Et, notre ONG assure le rôle de coordination, de facilitation et de mobilisation de tous les acteurs autour de cette initiative », a-t-il indiqué.

Invité à cette rencontre de réflexion, Boukary Guindo, travaillant sur l’influence des politiques publiques agricoles pour une meilleure sécurisation foncière en milieu rural au Mali, dit être présent à Conakry pour partager l’expérience de son pays avec ses frères Guinéens.

Boukary Guindo

« Je suis là dans le cadre de la dynamique des réformes foncières qui doivent se tenir en Guinée. Il s’agit de partager avec les acteurs de la société civile agricole en charge de la proposition des différents textes en la matière des expériences du Mali afin d’éviter les fausses pistes. Il s’agira de partager nos expériences et nos échecs qui sont des leçons apprises afin de pouvoir mieux faire avancer la Guinée. La Guinée et le Mali n’ont pas que des communautés culturelles et sociales en commun, ils ont des communautés de terre et une riche culture en matière de gestion foncière. Donc, l’expérience du Mali pourrait aider les acteurs en charge de ce dossier au niveau de la Guinée », estime monsieur Guindo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Qualité et coût de la connexion internet : des citoyens donnent leurs appréciations

17 mai 2021 à 17 05 57 05575

La connexion internet est-elle fiable en Guinée ? Que dire de son coût ? Plusieurs citoyens de Conakry ont répondu à ces questions au micro d’un journaliste de Guineematin.com, à l’occasion de la journée mondiale des télécommunications, célébrée ce lundi 17 mai 2021. La plupart d’entre eux dénoncent soit la mauvaise qualité de la connexion ou son coût élevé.

Amadou Mouctar Sow : « En ce moment, la connexion internet n’est pas fiable comme avant. Parce qu’à un moment donné, tout allait bien, notamment avec Orange. Mais ces derniers temps, nous avons constaté des perturbations. Donc nous qui sommes consommateurs, nous ne sommes pas satisfaits. Vous pouvez acheter un pass sans pouvoir naviguer comme vous le voulez. Finalement, votre pass sera épuisé sans que vous ne soyez satisfait. Donc on a ce problème chez presque tous les opérateurs téléphoniques aujourd’hui.

Non seulement le coût est élevé, mais aussi le client n’est pas satisfait de la prestation. C’est pourquoi, on est obligé de charger à tout moment pour pouvoir naviguer. Ce que je peux dire aux opérateurs téléphoniques, c’est de revoir leur copie par rapport à cette question de la connexion internet. Je ne suis pas le seul, il y a beaucoup de personnes qui se plaignent du coût élevé et de la non-fiabilité de la connexion internet. Ils doivent faire en sorte que les citoyens ne continuent pas à se plaindre par rapport à ça ».

Fatoumata Fofana, étudiante : « Moi, je n’ai aucun problème avec ma connexion. Je me connecte chaque jour avec mon téléphone sans difficulté. Seulement quand je souscris à un pass pour un mois, ça ne fait pas plus de deux semaines avec moi. Pourtant, je me connecte moins pendant la journée. C’est seulement la nuit que je navigue beaucoup. Et ça aussi, c’est pour juste surfer sur les réseaux sociaux comme Facebook, Messenger, WhatsApp… Donc la facturation n’est pas raisonnable, mais on n’a pas le choix. J’achète 3Go à 50.000fg sur Orange comme pass mois et en l’espace de deux semaines, c’est fini. C’est trop cher quand même ».

Richard Tamoné, journaliste : « Moi, en cherchant à me connecter pour poster mes articles, je navigue entre deux opérateurs. Si l’un ne donne pas bien, je migre vers l’autre pour que je puisse faire mon travail rapidement. Mais il faut dire que c’est vraiment difficile pour des journalistes comme nous de faire face à tous les problèmes liés à la qualité et au coût de la connexion internet. Il faut toujours se rabattre sur l’État, lui qui régule le secteur. Parce que si l’État, à travers l’ARPT régule bien ce secteur, les opérateurs téléphoniques ne feront pas du n’importe quoi aux consommateurs que nous sommes ».

Abou Keïta, diplômé en télécommunications : « Aujourd’hui, en Guinée, on peut dire malgré tout, que la connexion internet est en train de s’améliorer peu à peu. Depuis quelques années, il y a eu des avancées dans le cadre de la connexion. Si nous prenons les années 2000, la fiabilité de la connexion n’était pas comme ça en Guinée. Mais de nos jours, avec l’arrivée de certains opérateurs téléphoniques dans le pays, nous avons connu des mutations à ce niveau. Au-delà de ces avancées, il faut noter que le réseau de certains opérateurs se dégrade selon les endroits.

Quand tu prends Conakry et ses alentours, il n’y a pas assez de difficultés pour communiquer. Mais dans certaines villes de l’intérieur, vous verrez que nos parents ont du mal à se connecter ou à bien communiquer. Ils sont même obligés au village de trouver des endroits propices à cela. Mais ce qui fâche surtout aujourd’hui, c’est la cherté du coût de la connexion internet. L’autre fois, j’ai acheté un pass de 800 Mo à 6000 francs, ça n’a pas fait plus de deux heures avec moi.

Maintenant, imaginez les internautes qui sont tout le temps connectés sur les réseaux sociaux. Quand tu achètes un pass à 6000 francs et qu’il ne te fait pas 2 heures, tu consommeras combien alors par jour ? C’est quelque chose qui peut nous coûter jusqu’à 20.000 francs voire 30.000 francs par jour, s’il faut garder la ligne pendant toute la journée. C’est pourquoi si vous vous souvenez, il y a eu ici des campagnes de boycott contre un opérateur téléphonique à cause de la cherté de la connexion internet ».

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Sanctions de l’UE contre Dadis et Cie : Asmaou Diallo de l’AVIPA salue « un grand pas »

17 mai 2021 à 16 04 27 05275

C’est avec beaucoup de satisfaction que la présidente de l’Association des Victimes et Amis (AVIPA) accueille les sanctions infligées par l’Union européenne à cinq hauts responsables du CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement), la junte militaire qui avait pris le pouvoir en Guinée, après la mort du président Lansana Conté.

Il s’agit du capitaine Moussa Dadis Camara, du colonel Jean-Claude Pivi, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et d’Abdoulaye Chérif Diaby. Accusés d’avoir joué un rôle dans le massacre du 28 septembre 2009 (157 morts, des centaines de blessés et plusieurs femmes violées), ces personnalités guinéennes sont interdites de voyager dans les Etats membres de l’UE et leurs avoirs qui y sont détenus sont gelés.

Dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com, ce lundi 17 mai 2021, Mme Asmaou Diallo a salué « un grand pas » dans le dossier des événements du 28 septembre. « Cette décision vient à point nommé, surtout que nous sommes toujours en train de réclamer justice dans cette affaire. Aujourd’hui, le fait de citer les noms de ces personnes que tout le monde connaît est un grand pas. Nous avons toujours demandé à nos autorités, que ces personnes soient mises en congé en attendant le procès.

Mais le gouvernement n’a pas accepté cette doléance. Maintenant l’Union européenne a pris ces sanctions en citant les noms des intéressés. Heureusement, ils ont donné les noms, tout le monde les connait aujourd’hui. Ça, c’est un grand pas », a réagi la présidente de l’AVIPA, ajoutant que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 pensent que « nous sommes sur la bonne voie pour aller au procès ».

Elle demande aux autorités guinéennes de s’inscrire dans cette logique pour permettre enfin que lumière soit faite ces douloureux événements. « A partir du moment où l’Union européenne a sanctionné ces 5 personnes, je pense que c’est le moment que la Guinée puisse emboîter le pas pour organiser immédiatement le procès. Parce que déjà, on connaissait les personnes inculpées. Maintenant parmi les personnes inculpées, 5 sont sanctionnées par l’Union européenne. Mais ce ne sont pas que ces 5 personnes seulement qui sont responsables de ce qui s’est passé au stade. Il y en a d’autres.

C’est pourquoi, nous nous demandons à l’Etat guinéen de s’impliquer rapidement pour montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il est engagé pour protéger le peuple de Guinée. Parce que le massacre du 28 septembre, c’est le peuple de Guinée qui l’a subi. Ce ne sont pas seulement les victimes qui étaient au stade, mais c’est le peuple de Guinée entier qui a subi le mal (…) Donc il faut que le gouvernement organise le procès pour que les victimes puissent dormir mieux », a lancé Mme Asmaou Diallo, qui souhaite la tenue d’un procès juste et équitable dans un bref délai.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Kankan : l’imam Nanfo Diaby inculpé, son procès s’ouvre demain

17 mai 2021 à 14 02 32 05325
L’imam Nanfo Ismaël Diaby

Quelques jours après son arrestation, Nanfo Ismaël Diaby (l’imam qui a innové en faisant la prière en langue maninka) a été déféré ce lundi matin, 17 mai 2021, au tribunal de première instance de Kankan.

Il a été inculpé pour « troubles apportés par le ministère de culte conformément aux dispositions de l’article 698 du Code pénal et manquement aux dispositions réglementaires de l’article 991 du Code pénal », puis placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Kankan. Son procès s’ouvre demain, mardi 18 mai 2021, au Tribunal de Première Instance de Kankan.

A cause de son obstination à prier en maninka (N’ko) et non en arable (comme le font tous les musulmans du monde), Nanfo Ismaël Diaby a été interdit de diriger la prière dans toutes les mosquées de Guinée, en 2019.

Depuis, il fait ses prières à son domicile, avec les membres de sa famille et ses disciples. C’est là qu’il a été arrêté par la police le jeudi, 13 mai 2021, alors qu’il officiait la prière de l’Aïd El Fitr.

Ce n’est pas la première fois que le controversé imam est interpellé, mais c’est la première fois qu’il est présenté devant un juge. Un sujet qui suscite une vive polémique au sein de l’opinion nationale, profondément divisée sur la question.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les articles du Code pénal sur la base desquels Nanfo Ismaël Diaby est poursuivi :

Article 698 : Sont punis d’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement, les ministres des cultes ou les autorités religieuses qui prononcent dans l’exercice de leur ministère et en assemblée publique, un discours contenant des propos incitant ou appelant à rompre la paix publique ou à troubler l’ordre public.

Article 991 : Le fait, sans autorisation ou déclaration régulière, d’offrir, de mettre en vente ou d’exposer en vue de la vente des marchandises ou d’exercer toute autre profession dans les lieux publics en violation des dispositions réglementaires sur la police de ces lieux, est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4ème classe.

Les personnes coupables de la contravention prévue au présent article encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit.

Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l’article 16, de l’infraction définie au présent article encourent, outre l’amende suivant les modalités prévues par l’article 85, la peine de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Dadis et Cie sanctionnés par l’UE : « ce sont des mesures insuffisantes », selon Bah Oury

17 mai 2021 à 13 01 46 05465
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

Les sanctions infligées par l’Union européenne à cinq responsables du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) sont diversement appréciées en Guinée. Si certains s’en félicitent, d’autres par contre estiment que la mesure est insuffisante au regard des crimes commis le 28 septembre 2009, à Conakry.

Et, c’est dans ce deuxième groupe que l’on retrouve l’opposant Bah Oury, président de la commission d’organisation de la manifestation violemment réprimée au stade du 28 septembre de Conakry. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce lundi 17 mai 2021, le président de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée) a estimé que ces sanctions sont insignifiantes par rapport à l’ampleur de la situation.

« Les mesures contre ces 5 personnes qui ont été citées, ce sont des mesures qui datent de plus de 10 ans. Et, ce sont des mesures que je trouve, dans le contexte actuel, insuffisantes pour prendre en compte l’ampleur du désastre et de la tragédie du 28 septembre », a réagi Bah Oury, farouche opposant de la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, qui avait pris le pouvoir en Guinée, après la mort du président Lansana Conté.

Pour lui, le plus important aujourd’hui est de faire la lumière sur le massacre du 28 septembre 2009 (qui avait fait 157 morts, des centaines de blessés et des femmes violées, selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme) pour sanctionner les auteurs de ces crimes et réhabiliter les victimes. Une mission à laquelle les autorités guinéennes ont failli, soutient le président du parti UDRG.

« Les autorités guinéennes qui ont fait semblant de vouloir juger cette affaire, ont leurré aussi bien la communauté nationale qu’internationale par rapport à leur volonté de mener une justice sereine, équitable pour que les responsabilités soient situées dans cette tragédie. Je ne trouve pas, dans le contexte actuel, une capacité politique des autorités guinéennes de juger cette affaire pour deux principales raisons.

Premièrement, le temps a fait que beaucoup de témoins ne sont plus de ce monde aujourd’hui. Et donc, c’est une volonté de faire disparaître des preuves et des témoignages qui auraient pu édifier l’opinion et la justice sur les véritables responsables de cette tragédie. Deuxièmement, depuis 10 ans, la nécessité de faire un jugement par rapport à ce dossier du 28 septembre, c’était pour éviter la répétition ou la récidive de cette tragédie, quel que soit le lieu et quelles que soient les populations cibles.

Malheureusement, ces 10 années et plus ont montré qu’il y a eu des répétitions et d’ethno-stratégies, notamment en Guinée forestière et à Conakry. C’est pour dire que la capacité politique d’organiser ce jugement n’est plus d’actualité par les autorités guinéennes actuelles », a laissé entendre M. Bah.

A rappeler que les cinq personnalités sanctionnées par l’Union européenne sont : le capitaine Moussa Dadis Camara, le colonel Jean-Claude Pivi, le colonel Moussa Tiégboro Camara, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et Abdoulaye Chérif Diaby. Accusés d’avoir joué un rôle dans le massacre du 28 septembre, ces hauts responsables du CNDD sont interdits de voyager dans les Etats membres de l’UE et leurs avoirs qui y sont détenus sont gelés.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kintinian (Siguiri) : un présumé profanateur de tombes lynché par des citoyens

17 mai 2021 à 12 12 10 05105

Un jeune homme non identifié a été tué hier, dimanche 16 mai 2021, dans la sous-préfecture de Kintinian, relevant de la préfecture de Siguiri. Accusée d’avoir profané des tombes, la victime a été battue à mort par des citoyens en colère, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Les gendarmes basés à Kintinian n’ont rien pu faire pour sauver le jeune homme. Une foule surexcitée est venue le retirer dans les mains des services de sécurité pour le battre à mort. Pour les auteurs de cette vindicte populaire, c’était la meilleure façon de se rendre justice après la profanation de plusieurs tombes au cimetière de Kintinian. Selon Namory Camara, un habitant de la localité, le jeune en question a été pris en flagrant délit en train d’exhumer un corps.

« Il y a eu un décès ici aujourd’hui, et des gens sont partis au cimetière pour creuser sa tombe. Quand ils sont arrivés là-bas, ils ont trouvé le jeune nu en train de profaner une tombe. Lorsqu’il a vu les gens, il a tenté de se cacher. Mais les gens l’ont pourchassé et l’ont mis aux arrêts. Après son arrestation, on l’a déposé au poste de la gendarmerie.

Mais lorsque les gens ont appris la nouvelle, ils se sont mobilisés pour venir réclamer sa tête. Parce que ces derniers temps, il y a plus de 7 tombes qui ont été profanées à Kintinian. Et, les gendarmes ont été obligés de le livrer finalement à la foule en colère. C’est ainsi qu’il a été tué », a expliqué ce citoyen de Kintinian.

La victime a été enterrée par un groupe de jeunes, sans même avoir été identifiée.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : abandonnée par les médecins, faute d’argent, une patiente meurt à l’hôpital

17 mai 2021 à 10 10 18 05185

Une jeune femme est décédée dimanche matin, 16 mai 2021, à l’hôpital régional de Kankan, à la suite d’une fausse couche. Selon ses proches, la victime a été abandonnée par les médecins pour n’avoir payé un montant de 700.000 francs pour ses soins, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

C’est dans la nuit du jeudi, 13 mai 2021, que Mariam Kandé, enceinte de trois mois, est tombée malade. Elle a été aussitôt admise à l’hôpital régional de Kankan. Mais, selon son mari, le caporal-chef Souleymane Camara, conservateur de la nature, la dame n’a pas bénéficié des soins nécessaires, parce n’ayant pas payé l’argent qui lui a été réclamé. C’est ainsi qu’elle a rendu l’âme à l’aube du dimanche, 16 mai 2021.

« Ma femme était enceinte de trois mois. Lorsqu’elle a eu un malaise le jeudi nuit, nous nous sommes rendus immédiatement à l’hôpital de Kankan. Après l’échographie, ils ont dit que ma femme est menacée d’avortement. On nous a prescrit des médicaments qu’on a achetés la même nuit. Le lendemain, vendredi, on a fait encore l’échographie, on nous a dit que le bébé n’a pas de problème. Donc, elle a continué à prendre les médicaments. Mais, avec tout ça, ça n’allait pas, elle avait toujours des douleurs.

Le samedi encore, on nous a dit d’aller faire une échographie. Après cela, on m’a dit que l’enfant est décédé et qu’il faut faire un lavement pour qu’on puisse nettoyer son ventre. Nous sommes venus à la maternité, et la femme qu’on a trouvée là-bas nous a dit de payer 700.000 GNF. Je lui ai dit de faire le travail, je vais payer l’argent. Elle a dit qu’elle ne peut pas faire le travail ce jour-là, d’attendre le lendemain (dimanche). La même nuit, la douleur s’est aggravée, je suis allé voir les médecins mais personne n’est venu s’occuper de ma femme.

De 23 heures à 5 du matin, elle se tordait de douleur. Finalement, elle a rendu l’âme à 5 heures. Ce n’est pas parce que je n’avais pas d’argent pour payer les 700.000 qu’on nous a réclamés. Mais j’ai un grand frère qui travaille là-bas, il a voulu m’aider en plaidant ses collègues de me faire une réduction. S’il n’était pas là-bas, j’allais donner l’argent pour qu’ils fassent le travail. Mais je ne voulais pas outrepasser ce que mon frère a dit. Et quand il a dit de diminuer le montant, les médecins ont abandonné ma femme », explique l’épouse de la défunte.

Joint au téléphone, Dr Mamady Souaré, médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan, a laissé entendre qu’il n’est pas pour l’heure bien imprégné de cette situation. « Je n’ai aucune information puisque je n’ai pas travaillé aujourd’hui, mais j’ai un ami qui m’a appelé pour m’informer. Donc je suis en train de réunir les informations », a dit le médecin.

A noter que la victime, Mariame Kandé, était élève à l’école de santé de Kankan. Elle a rejoint sa dernière demeure ce dimanche 16 mai 2021. L’ONG AJDRAK (association des jeunes pour le développement de la région administrative de Kankan) menace porter plainte.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : un hippopotame tue un homme à Tiguibiry

17 mai 2021 à 8 08 00 05005

La nouvelle a surpris plus d’un, car c’est une première dans cette localité. Un hippopotame a tué un homme dans le district de Tiguibiry, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Il a fallu plusieurs heures pour retrouver le corps de la victime, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Parallèlement à son activité agricole, Douty Keïta pratiquait aussi la pêche. Samedi soir, comme très souvent, il est allé installer ses filets dans le fleuve Bafing, situé tout près de son village, Noukoun. Et dans la matinée du dimanche, 16 mai 2021, il est reparti récupérer les filets avec les poissons qu’il aurait pu capturer.

Mais cette fois-ci, les choses ont mal tourné pour ce père de famille. Il a été attaqué et tué par un hippopotame. Et, ce sont les cris de la victime qui ont alerté les habitants des villages environnants. Lorsque les gens sont arrivés sur les lieux, ils n’ont vu que la pirogue de Douty Keïta et un hippopotame qui était un peu plus loin.

Aussitôt, les pêcheurs ont été mobilisés pour mener des recherches en vue de le retrouver. Et, c’est après de longues heures de recherches que le corps de Douty Keïta a été retrouvé dans le fleuve, à 16 heures, avec plusieurs blessures sur la tête. Il a été inhumé non loin du fleuve.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Les mots les maux du ministre

17 mai 2021 à 7 07 07 05075
Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Une fois n’est pas coutume, je commencerai par les souhaits consécutifs à la fin du mois de ramadan. Je profite donc de la fin de ce mois béni pour t’adresser cette lettre. Pour d’une part te donner mes nouvelles et solliciter les tiennes et d’autre part solliciter ton implication pour calmer la situation. Tout d’abord, que Dieu soit loué pour nous avoir permis de nous acquitter de nos obligations religieuses. Que la privation, à laquelle nous nous sommes soumis et qui est la preuve de notre profonde croyance à notre Créateur, soit récompensée par son paradis céleste.

Après ces vœux, je voudrais aller droit au but. Je sais que, très déçu par ce que tu appelles les occasions manquées par notre pays, tu ne suis pas régulièrement l’actualité de ce pays. Ce qui est, à mon humble avis, une erreur de la part de quelqu’un de ta trempe. Cela dit, je respecte ton opinion. Alors, au cas où tu ne serais pas au courant de ce qui fait la Une des médias chez nous, je te dis c’est bien moi. Plutôt les réseaux sociaux qui ont littéralement remplacé les médias traditionnels.

Depuis quelques jours, je fais l’objet de critiques les plus acerbes. Notamment de la part d’un parti politique. Tu imagines aisément lequel. Ce n’est ni celui qui est au pouvoir ni celui qui pourrait le remplacer. C’est l’autre que tu connais là. Cette fois, ils sont allés plus loin. Mobilisant leur armada, une terrible et redoutable force de frappe contre ma modeste personne. Le numéro 2 du parti a même franchi le Rubicon pour paraître trop vulgaire avec des grossièretés qui donnent de la nausée.

Ironie du sort, un activiste de la société civile a emboité le pas à ce parti pour lui aussi tirer à boulets rouge sur moi. Si bien que si ce n’était pas lui j’aurais pensé à un autre mercenaire de plume qui remplit le bled. Mais même si je ne suis pas ami à cet activiste, je sais qu’il ne se mettra jamais au service d’un parti contre un homme ou une entité quelconque.

Mes adversaires me présentent comme l’homme le plus incohérent et le plus inconséquent de ce pays. Ils mettent sur la place publique des déclarations que j’ai faites il y a quelques années contre mon actuel patron. Cette campagne a deux objectifs : que les caciques, à la recherche de ce qu’ils appellent les militants de la 25ème heure, se souviennent du rôle que j’ai joué hier contre eux et notre patron commun. Et qu’ils utilisent ces sons pour persuader notre patron que, ayant été très hostile contre lui, c’est une erreur de collaborer avec moi et surtout de me confier certaine responsabilité comme celle que je viens d’obtenir. De passage, j’espère que tu es au courant de ma nouvelle promotion.

L’autre objectif de mes détracteurs est de braquer l’opinion publique contre moi. En montrant deux facettes diamétralement opposées de ma personne. Si, sur le premier objectif ils n’ont pas encore réussi, car entre mon patron et moi, c’est désormais le partirait d’amour, sur le deuxième ils sont en passe de réussir leur coup. Quand j’ai fait le tour des réseaux sociaux pour voir les réactions consécutives à leurs publications, j’ai compris que j’ai perdu pour le moment la bataille. Reste à savoir si je vais gagner la guerre.

Dans la foulée, j’ai lu le commentaire d’un ancien ami, que j’ai reconnu, et qui m’accable de reproches. Il estime que mon problème c’est que je suis ami à tous les chefs. Il a cité tous ceux qui se sont succédé à la tête de notre pays ces dernières années et a estimé que, d’une manière ou d’autre, j’ai collaboré avec tous. Ce qui fait de moi le véritable homme/caméléon qui constitue un danger pour notre pays, selon lui. J’aimerais bien avoir ton avis sincère sur son opinion.

En lisant tous ces commentaires, je suis arrivé à cette conclusion : Ces avis sont de trois catégories : il y a ceux du parti politique dont j’ai déjà parlé. Pour ce dernier, il y a aucune objectivité. Il faut juste insulter l’adversaire que je suis. Il y a aussi ceux qui, en me défendant, savent que je dois forcément lire leurs réactions intéressées. Ceux-là attendent une récompense de ma part. Les avis de cette deuxième catégorie aussi ne sont pas objectifs. Il y a enfin les avis de ceux qu’on pourrait qualifier de neutres. Même s’il n’est pas facile de trouver quelqu’un qui est neutre dans ce pays. Les avis de cette dernière catégorie comptent beaucoup pour moi.

Je t’invite à faire un tour des réseaux sociaux pour voir comment ton ami a été mitraillé. Ensuite je souhaite avoir un retour. Enfin, et c’est là que je viens curieusement de poser le vrai sujet de ma correspondance, je voudrais que tu t’impliques personnellement et activement pour, sinon faire la paix avec ces gens, tout au moins  signer une trêve.

Dans un contexte de fin de règne qui ne dit pas son nom, il n’est ni souhaitable ni profitable d’être là où je suis aujourd’hui. J’attends donc de toi une prise de contact avec mes adversaires pour tenter de calmer le jeu. Pour les persuader que je peux être un adversaire politique mais pas un ennemi. Par conséquent qu’ils bannissent les injures dans le débat.

Attendant impatiemment ta réponse, je te prie de transmettre mes salutations à toute ta famille et plus particulièrement à ton épouse.

Ton ami le ministre

Habib Yembering Diallo, 664 27 27 47

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence

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Cartographie de la zone d’influence du PAAEG-EDG : Recrutement d’un Consultant individuel

17 mai 2021 à 6 06 54 05545

Le Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée « Composante 1 » (PAAEG-EDG) recrute un Consultant individuel pour la réalisation d’une Cartographie thématique de sa zone d’influence. Les consultants intéressés doivent produire les informations sur leur capacité et expérience dans le domaine spécifique, démontrant qu’ils sont qualifiés pour cette prestation (documentation, référence de prestations similaires, expérience dans des missions comparables attestée, disponibilité, etc.).

Voici, ci-dessous, l’avis à manifestation d’intérêt

REPUBLIQUE DE GUINEE

Travail – Justice – Solidarité

MINISTERE DE L’ENERGIE (ME)

ELECTRICITE DE GUINEE (EDG)

PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE « Composante 1«  (PAAEG – EDG)

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL

MISSION : Réalisation de la cartographie thématique de la zone d’influence du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG-EDG)

Financement : Banque Mondiale (BM)

Date début : 17 Mai 2021                                                                                      Date limite : 1er Juin 2021

  1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION :

Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque Mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry et de certaines villes de l’intérieur. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance des réseaux de transport et de distribution. 

Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’Energie a initié des projets de réhabilitation et d’extension des réseaux de distribution du grand Conakry, incluant également les zones de Kindia et Forécariah, dans le cadre du Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAAEG).

Ces projets ont été définis dans le cadre du schéma de développement des réseaux électriques du grand Conakry suite à une étude réalisée par le cabinet INTEC 2015. La réalisation des projets retenus dans le cadre de ce schéma nécessite des études environnementales et sociales dont le CGES, EIES, CPRP et PAR. Le projet d’extension du réseau de distribution dans la zone de Kindia concerne la dépose de 40 postes MT/BT et de 500 km de câbles MT et BT ainsi que la construction de 139 postes MT/BT et 212 km de lignes MT et BT. Dans la zone de Forécariah il est prévu la construction de 14 postes en cabines MT/BT et98 km de lignes MT et BT. 

Ainsi, pour réaliser les cartes thématiques des différents milieux récepteurs du projet, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de Juillet 2016 révisé en novembre 2017 et août 2018.

  1. OBJECTIFS DE LA MISSION :

L’objectif global est de réaliser des cartes thématiques des différents milieux récepteurs du projet.

Les objectifs spécifiques sont :

  • Répertorier et cartographier tous les sites d’implantation des postes et lignes d’extension dans les zones d’implantation du projet.
  • Répertorier et cartographier les communautés affectées par le projet
  • Elaborer les cartes hydrographiques (lacs, cours d’eau, zones inondables, marécage)
  • Cartographier les zones écologiquement sensibles (zones humides, forets classées…)
  • Faire l’état des infrastructures existantes
  • Améliorer la qualité de gestion environnementale du projet,
  • Faciliter le monitoring environnemental du projet,
  • Contribuer à la mise en conformité aux normes environnementales du projet.
  • Permettre de faire une meilleure analyse spatiale de la zone des travaux
  • Mettre en place une base de données géoréférencée pour le projet
  1. METHOLOGIE :

La réalisation de ce travail requiert de multiples outils techniques et méthodes conformément aux activités du projet.

Les principales étapes à réaliser sont :

  • Consultation des documents du projet (APD, EIES, PAR…),
  • Acquisition et compilation des images SPOT et autres données,
  • Prétraitement et traitement,
  • Vérification de terrain et collecte des données complémentaires,
  • Digitalisation des données (postes, lignes, routes, zones sensibles, zones humides) et
  • Consolidation de la base de données SIG validation/finalisation des cartes et rédaction des rapports.
  1. RESULTATS :

Les livrables sont :

  • La base de données SIG numérique (comprenant tous les rasters, shapfiles et projets réalisés dans le cadre de l’étude)
  • Les cartes produites en format numériques mises en pages en format A0, A3 et A4
  • Cinq (5) rapports cartographiques physiques (sous forme de portfolio avec les principales cartes en format A0).
  • Un Rapport général de l’étude.

Pour les cartes qui seront produites il y aura :

  • La carte de localisation générale
  • La carte d’installation des postes (avec le nom du quartier ou secteur)
  • La carte des lignes (extension du réseau)
  • La carte topographique (réseau hydrique, relief, voies de communication, quartiers, terrains résidentiels et culturaux)
  • La carte des zones sensibles (zones humides, forêts,)
  •  CONDUITE DE LA MISSION :

Le consultant retenu travaillera en étroite collaboration avec l’équipe de Sauvegarde environnementale et sociale du projet PAAEG-EDG pour la réalisation et la restitution du travail demandé suivant un calendrier élaboré de commun accord au début de sa mission.

  • PROFIL DU CONSULTANT :

Les consultants intéressés doivent produire les informations sur leur capacité et expérience dans le domaine spécifique, démontrant qu’ils sont qualifiés pour cette prestation (documentation, référence de prestations similaires, expérience dans des missions comparables attestée, disponibilité, etc.).

Ainsi, le consultant doit-il avoir au minimum un niveau universitaire de Bac + 5 en Géographie ou dans des disciplines connexes et disposer d’une expérience avérée d’au moins 5 ans dans le domaine de la cartographie et avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires en nature et en volume. Il doit disposer en outre une maitrise de l’un des logiciels cartographiques (ARC GIS, QGIS , Map Info, arwiew, etc.) et d’une grande capacité de synthèse, d’analyse et de rédaction en français.

  • DUREE DE LA MISSION :

La mission s’étend sur une période de trois (3) mois, à partir de la date de démarrage de la mission.

  • METHODE DE SELECTION

Le Consultant sera recruté suivant la méthode de sélection des consultants individuels (CI) définie dans le Règlement de Passation des Marchés pour les Emprunteurs de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017 et Août 2018.

  1. CRITERES D’EVALUATION DES DOSSIERS DE CANDIDATURE :

L’évaluation se fera sur un total de 100 points répartis ainsi qu’il suit :

  1. Formation universitaire du Consultant (20 points);
    1. Expérience générale du consultant dans les domaines de la cartographie (20 points) ;
    1. Expériences spécifiques du Consultant à travers les missions similaires réalisées (45 points soit 15 points par mission similaire) ;
    1. Maitrise de la langue française et des logiciels cartographiques (15 points dont 5 points pour la langue).
  • LIEUX DE TRAVAIL :

Le Consultant résidera principalement à Conakry avec des déplacements dans les zones d’intervention du Projet (Basse Guinée).

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de manifestation d’intérêt devra comporter les pièces ci-après :

  • Une lettre de manifestation d’intérêt,
  • Les copies des diplômes ou autres attestations de formation,
  • Le CV du consultant,
  • Les preuves attestant les expériences du Consultant dans le domaine recherché, et
  • Les coordonnées des anciens employeurs ou client des cinq (5) dernières années.
  • DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les Manifestations d’intérêt adressées à Monsieur le Chef du Projet PAAEG doivent être déposées sous plis fermé au PAAEG -Immeuble Grands Comptes EDG, 2ème étage – Cité chemins de fer, quartier Coronthie – commune de Kaloum, Conakry et porter clairement la mention « AMI Consultant individuel Cartographie », au plus tard le Mardi 1er Juin 2021 à 16 heure 00 GMT ».

                                                                                              Le Chef du Projet PAAEG

                                                                                                  Mamadou Alpha BALDE

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Palestine : la détresse d’un peuple sans défense

17 mai 2021 à 5 05 08 05085

Libre Opinion : Depuis presque maintenant une semaine, les bombardements continuent entre Israël et le Hamas faisant déjà plus de 200 victimes côté palestinien dont une quarantaine d’enfants et d’une dizaine de morts côté israélien.

Ces violations des droits de l’homme se passent sous le silence coupable de la communauté internationale qui est d’ordinaire très prompte à infliger des sanctions et à intervenir contre, le plus souvent, des État plus faibles ou à l’idéologie anticapitaliste. Il y a quelques semaines en arrière, la communauté internationale, les États-Unis à leur tête, menaçait la Russie et lui infligeait des sanctions pour avoir arrêté une seule personne, l’opposant Alexei Navalny. Aujourd’hui, des dizaines d’innocents palestiniens sont tués sans que cela n’emeuve personne. Évidemment quand il s’agit d’Israël, plus personne n’est capable de discernement et on ferme les yeux sur les violations du droit international.

Instrumentalisation de l’antisémitisme à des fins politiques

Il faut bien dire qu’à la suite du mandat britannique sur la Palestine de 1936 à 1947, les nations unies étaient parvenues à un plan de partage favorisant la création d’un État juif capitale Jérusalem Ouest (Israël) et d’un État palestinien avec pour capitale Jérusalem Est et la vieille ville de Jérusalem sous mandat international. Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, à la suite de conflits notamment la guerre des 6 jours (1967) Israël commença la colonisation des territoires palestiniens avec l’annexion de Jérusalem-Est capitale de l’Etat futur palestinien.

Aujourd’hui, dès lors que l’on critique la politique du gouvernement Israëlien, on est taxé d’antisémitisme. Il faut d’emblée souligner que l’antisémitisme est une abomination. C’est le fait de manifester une hostilité à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux et c’est une forme de racisme à laquelle il faut énergiquement s’opposer.

À l’inverse, l’antisionisme est considéré, même si l’expression a évolué depuis ses origines, par le milieu intellectuel comme la critique de la politique du gouvernement Israëlien notamment sa colonisation des territoires palestiniens. Dès lors que l’on critique la politique du gouvernement israélien et de son Premier ministre Benjamin Netanyahu, on est considéré comme antisémite. Ce qui fait qu’aujourd’hui la plupart des intellectuels ont peur de se positionner sur le conflit israélo-palestinien, et les médias mainstreams s’accommodent de cette réalité et passent sous silence les crimes commis dans les territoires palestiniens.

Le géopolitologue Pascal Boniface disait à juste raison, dans son ouvrage « Antisémite » que je vous invite à lire par ailleurs, <<On se sert, on instrumentalise l’antisémitisme au profit de la défense politique d’un gouvernement en l’occurrence celui de Benjamin Netanyahu >> lequel Premier ministre depuis son accession à la tête de l’Etat hébreu a occupé presque les 2/3 du territoire palestinien.

Statut quo Ante, la solution du conflit

Pourtant, la résolution 478 du conseil de sécurité des Nations unies de 1980 condamne la colonisation des territoires palestiniens et demande à Israël de mettre fin à l’occupation. Mais les américains qui restent le parrain d’Israël refusent toute application du droit international en se contentant de déclarations minimalistes à chaque fois. Après la reconnaissance par Trump en 2017 de Jérusalem comme unique capitale de l’Etat d’Israël, une autre résolution fut votée mais visiblement c’est la raison du plus fort qui l’emporte aujourd’hui.

L’expulsion illégale de familles palestiniennes au profit de colons juifs à Jérusalem-Est est à l’origine de ce conflit qui martyrise le peuple gazaouis.

Tant que Benjamin Netanyahu restera Premier ministre d’Israël, et tant que la communauté internationale continuera sur son attitude complaisante vis-à-vis de la colonisation, il n’y aurait pas de paix au proche Orient car ce conflit même s’il comporte une dimension religieuse, est avant tout territorial donc juridique. C’est par le droit qu’il aura la paix entre israéliens et palestiniens.

#FreePalestine

Par Alexandre Naïny BERETE

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