Cellou Dalein pourra-t-il voyager à Lomé ? Voici la réponse du gouvernement

20 mai 2021 à 20 08 00 05005
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

En marge de la présentation du compte-rendu du Conseil des ministres de ce jeudi 20 mai 2021, le porte-parole du gouvernement a été interrogé sur l’invitation adressée à Cellou Dalein Diallo pour prendre à un colloque prévu du 26 au 28 mai 2021, à Lomé (Togo). En effet, cette invitation intervient à un moment où le principal opposant guinéen est interdit de sortir du pays. Par deux fois, il a été refoulé à l’aéroport de Conakry, alors qu’il voulait se rendre à l’étranger. Le président de l’UFDG pourra-t-il cette fois voyager pour aller participer à cette rencontre ? Tibou Kamara est resté très évasif sur la question, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Tibou Kamara, porte-parole du gouvernement

« Je pense que comme chacun a dû le suivre, il y a eu un certain nombre d’actions qui ont pu être envisagées ou qui ont été entreprises par la justice de notre pays. Je pense d’ailleurs qu’à chaque fois que l’une des personnalités a été refoulée à l’aéroport, c’est suite, selon ce qu’on nous appris, à des décisions de justice qui parfois lui auraient été communiquées par les autorités compétentes, notamment au niveau des services aéroportuaires. Et je pense que le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou, a eu la bonne réaction, en demandant à son avocat d’aller s’informer à la source judiciaire sur les raisons des restrictions et envisager éventuellement avec ces autorités compétentes la possibilité de lever ces restrictions, parce que c’est du ressort la justice », a répondu le porte-parole du gouvernement.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622680041

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Alpha Condé donne de nouvelles instructions (Compte-rendu du Conseil des ministres de ce jeudi)

20 mai 2021 à 19 07 13 05135
Tibou Kamara, porte-parole du gouvernement

Compte rendu du conseil des Ministres

La session ordinaire du conseil des ministres, s’est tenue ce jeudi 20 Mai 2021, par vidéoconférence, de 10h25 à 12h25, sous la Présidence, de Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé. Les points inscrits à l’ordre du jour étaient les suivants :

  1. Messages de son Excellence, Monsieur le Président de la République
  • Comptes rendus des sessions du Conseil interministériel
  • Décisions
  • Divers

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a informé le conseil que la commission chargée du contentieux-franco-guinéen entamera sa mission, la semaine prochaine. Elle s’emploiera à distinguer les citoyens qui sont dans l’illégalité de ceux dans la légalité. Ce sera une approche au cas par cas. Les citoyens dont les maisons ont été, injustement, à tort, détruites seront indemnisés ou leurs habitations reconstruites. En revanche, tous ceux qui occupent, illégalement, les domaines et terrains appartenant à l’Etat, seront déguerpis, sans aucune mesure d’indemnisation.

 En outre, des enquêtes seront diligentées pour déterminer les conditions de toutes les occupations et situer aussi les responsabilités à propos des titres et actes administratifs détenus par les uns et les autres.

Le Chef de l’Etat s’est réjoui des conclusions favorables de la dernière revue du programme économique guinéen par nos partenaires, neutres et impartiaux, qui rétablissent la vérité à partir de critères objectifs et transparents à propos de la gouvernance économique du pays. Il a invité le Gouvernement à partager toutes les informations avec les populations, afin qu’elles soient édifiées sur tous les faits et les événements qui les touchent. Ainsi, l’action publique sera mieux comprise et le travail du gouvernement mieux jugé et apprécié.

S’agissant de l’endettement du pays, Monsieur le Président de la République a noté que la Guinée est beaucoup moins endettée que la moyenne admise pour les Etats membres de la CEDEAO. Alors que le seuil toléré est de 60%, dans les pays de l’UEMOA a Guinée affiche un taux d’endettement global de 44% du PIB sur lequel la dette extérieure représente 26 %, environ.

Le Chef de l’Etat a instruit que l’administration et contrôle des grands projets (ACGP), assiste les hommes d’affaires du pays à faire des études bancables pour leur faciliter l’accès aux financements destinés au secteur privé.

Monsieur le Président de la République, a instruit, fermement, que tous les contrats et marchés publics soient attribués, par la voie des appels d’offres, qui doivent être lancés six mois avant, sans le moindre prétexte de dérogation lié à des urgences ou d’autres raisons.

Dans la foulée, le Chef de l’Etat, a ordonné que tous les contrats et marchés publics soient passés au peigne fin, avant d’être approuvés et payés, afin de se prémunir et lutter contre les pratiques chroniques de corruption, de surfacturations et de conflits d’intérêt. Aucun contrat et marché public ne sera honoré et payé, s’il ne remplit pas toutes les conditions de transparence et d’équité et n’obéit pas aux règles et procédures prescrites, en la matière.

Monsieur le Président de la République, s’est fermement engagé à user de tous ses pouvoirs et de tous les moyens pour que la Guinée ne soit pas une plaque tournante du trafic de la drogue ou ne soit un pays de recyclage de l’argent sale.

Monsieur le Président de la République a informé le conseil de la suspension par le Ministre d’Etat, ministre de l’environnement de nombreux gardes forestiers, suite au scandale révélé de la coupe et du trafic illicites du bois. La même mesure est envisagée pour d’autres fonctionnaires aussi bien de l’administration du territoire que pour tous les services impliqués, après la mission de terrain du ministre. Toutes les personnes reconnues responsables ou complices dans cette affaire, écoperont de sanctions administratives disciplinaires et feront l’objet de poursuites judiciaires. Le Chef de l’État, a mis en garde contre les pratiques et les activités de déforestation.

Monsieur le Président de la République, a instruit de sortir tous les fictifs du fichier de la fonction publique. De même qu’il a engagé tout le Gouvernement à mettre un terme à la fraude qui consiste à payer des fonctionnaires en situation d’abandon de poste. Il a engagé, à cet égard, la responsabilité des personnes chargées des ressources humaines.

Le Chef de l’État, a instruit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’ordonner aux autorités financières de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la publication régulière du journal officiel.

Le Chef de l’Etat a déploré les loyers excessifs pratiqués dans le pays qui pèsent sur les ménages. Il a instruit de prendre des mesures appropriées pour y faire face, en même temps qu’il a instruit d’accélérer le programme de constructions de maisons à un prix abordable et des logements sociaux.

Monsieur le Président de la République a réitéré son instruction à renouveler les personnels vieillissants de l’administration dans un pays où 70% de la population a moins de 30 ans.

Il a aussi instruit au Ministre de la pêche et de l’économie maritime de suivre et respecter strictement les recommandations issues des états généraux de la pêche.

Monsieur le Président de la République, a engagé son Gouvernement à atteindre rapidement son objectif ambitieux pour la Guinée, à savoir, produire ce que nous consommons, à travers les programmes et projets prévus à cet effet et pour certains, déjà en cours de réalisation. Ce qui permettra de réduire le coût des denrées et d’éviter l’inflation.

Le Chef de l’Etat a instruit au Gouvernement le contrôle et l’audit systématique des comptes des établissements à caractère public        (EPA) et les établissements à caractère public et industriel (EPIC) ainsi que les entreprises  .

Monsieur le Président de la République, a informé le conseil de la reprise de ses visites dans les ministères, les services de l’Etat et de l’administration publique. Elles se feront désormais, dans la matinée et l’après-midi, pour contrôler les présences aux heures légales d’ouverture et de fermeture des bureaux. Il a indiqué que ce n’est pas tout d’être à l’heure au travail mais de s’acquitter effectivement de sa mission. Il a dit attacher un prix à la volonté et à l’engagement de chacun et de tous pour un service public irréprochable. 

A la suite du message du Chef de l’État, le Premier Ministre, chef du Gouvernement a été invité à faire le compte rendu de la session du conseil interministériel du Mardi 18 mai et celle avant du 11 mai 2021. Mais, auparavant, Dr Ibrahima Kassory Fofana a rappelé son adresse aux membres du Conseil.

Le premier Ministre, Chef du Gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana a demandé au Ministre de l’Economie et des finances d’informer les membres du conseil des conclusions de la dernière revue de la mission des institutions de Breton Woods.

A ce propos, il s’est réjoui et félicité de la bonne santé de l’économie guinéenne, malgré toutes les fragilités et tous les risques auxquels la crise sanitaire sans précédent de la Covid 19 exposent les économies de tous les pays.

Dr Ibrahima Kassory Fofana, a souligné le taux exceptionnel de croissance de l’économie guinéenne de l’ordre de 7% avec des perspectives plus prometteuses encore. Il apparaît clairement que l’économie guinéenne, au regard de tous les indicateurs et agrégats est l’une des économies les plus performantes à l’échelle d’autres économies en Afrique et dans le monde. Il a relevé dans cette performance la part importante du secteur minier qui a permis de limiter et contenir les effets négatifs de la crise sanitaire mondiale.

Une réunion de l’équipe économique gouvernementale s’est tenue à la Primature afin de définir des actions pouvant permettre l’appropriation par les Guinéens de l’activité minière et de répondre à la préoccupation majeure de la mise en œuvre de la politique du contenu local. Dr Ibrahima Kassory Fofana, a rappelé le souci du Chef de l’Etat et de son Gouvernement que la croissance économique flatteuse du pays ait un impact réel et effectif sur la qualité et les conditions de vie des populations.

Malgré ce succès certain, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a insisté sur les efforts à faire dans la lutte contre la corruption, pour hâter la réforme foncière à travers laquelle l’agro-business susceptible de tirer la croissance sera développé davantage.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a attiré l’attention de la ministre des travaux publics sur les risques que le trafic ne soit perturbé sur la route nationale no1 à la veille de la saison des pluies en raison des difficultés dans les travaux. Il a invité la ministre à se rapprocher de l’entreprise adjudicatrice pour parer aux désagréments et d’envisager aussi de rendre praticable la contournante Famorya-Kindia pour parer à toute éventualité, comme par le passé.

Dr Ibrahima Kassory Fofana , après consultation et accord de Monsieur le Président de la République, son Excellence Professeur Alpha Condé a informé le conseil qu’à l’avenir, tout projet de texte de loi ou de réglementions relatif à la restructuration des entreprises publiques et para-publiques doit être présenté en conseil interministériel, conjointement , par le Ministère technique concerné et le Ministère de l’Economie et des Finances , afin de garantir le respect de la législation financière, en la matière.

Il a invité les ministres à faire passer tous les projets de texte de loi et décrets en conseil interministériel pour adoption avant de les soumettre à la signature de son Excellence, Monsieur le Président de la République.

Le Premier ministre, chef de gouvernement, a demandé au ministre de la fonction publique de présenter un projet de loi relatif aux autorités administratives indépendantes, afin de combler le vide juridique constaté, source de conflits de compétences entre les entités publiques.

Enfin, Dr Ibrahima Kassory Fofana, a annoncé la tenue d’un séminaire gouvernemental, une fois que les derniers arbitrages seront faits pour régler les conflits d’attributions et de compétences qui subsistent encore dans l’équipe gouvernementale, une fois aussi que les ministres auront reçu leurs lettres de mission définitives.

Après sa communication, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a fait le compte rendu des sessions du conseil interministériel.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger a fait une communication relative à la politique et au profil migratoires en République de Guinée.

Il a rappelé que la République de Guinée a signé, en décembre 2018 à Marrakech, le « Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

C’est pour honorer nos engagements issus de la conférence de Marrakech, que le Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Étranger, en collaboration avec la Mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), de l’Union Européenne (UE), de la CEDEAO et de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), a élaboré deux documents sur le profil et la politique migratoires de la Guinée.

S’agissant du document sur le profil migratoire, le Ministre a donné entre autres les objectifs suivants :

  • fournir un aperçu complet des tendances clés en matière de migration internationale et interne, volontaire et non volontaire, des effets de la migration sur le pays ;
  • faire un aperçu du cadre règlementaire et institutionnel de la migration au niveau national et régional ;
  • identifier certains des principaux défis et lacunes existant en matière de gouvernance de la migration en République de Guinée et recommander des stratégies pour y faire face dans le futur.

Quant au document de la Politique Nationale Migratoire, les objectifs se résument en cinq (05) grands axes qui sont :

  • la gestion des frontières et de la libre circulation ;
  • la traite des êtres humains ;
  • les migrations forcées et les mineurs non accompagnés ;
  • la migration de main d’œuvre et de travail ;
  • la migration et le développement.

Le Ministre a enfin expliqué que ces deux outils vont constituer un fondement pour la mise en place de l’Observatoire Guinéen pour les Migrations (OGM) ainsi que du Cadre de Concertation National sur les Migrations impliquant tous les Départements sectoriels, les Institutions Internationales, les ONG Nationales et la Société Civile intervenant sur la question.

Au cours des débats, les observations ont porté sur le document du profil migratoire notamment, certaines affirmations quant aux causes des migrations en particulier, la description de la pratique du confiage traditionnel comme un élément de la traite des personnes ainsi que la pratique du travail des mineurs dans les chantiers agricoles et miniers.

Au terme des débats, le Conseil a donné son soutien au Ministre et recommandé la mise en place d’une commission Adhoc de relecture du document sur le profil migratoire en Guinée, sous la présidence du Ministre d’État Secrétaire Général de la Présidence, avant l’adoption du document en Conseil des Ministres.

Concernant la Politique Migratoire, le Conseil a recommandé l’adoption en l’état du projet de Décret.

AU TITRE DES EXAMENS DE TEXTES

 Le Ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique a soumis pour examen le projet de Décret portant création et fixation des Statuts d’un Établissement Public Administratif dénommé « Agence Nationale de l’Innovation et de l’Economie Numérique (ANIEN) ».

Le Ministre a indiqué que l’ANIENa pour mission principale la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière d’Innovation dans les Télécommunications/TIC et le numérique, la Formation et la Recherche dans ce domaine, ainsi que la promotion de l’Economie Numérique.

A ce titre, elle est chargée entre autres de :

  • promouvoir l’Innovation et l’entrepreneuriat dans le Numérique ;
  • appuyer la généralisation de l’usage du numérique dans les différents secteurs socio-économiques (e-santé; e-agriculture ; e-éducation ; e-transport ; e-commerce, etc.) et promouvoir l’inclusion numérique ;
  • contribuer à la définition des plans de formation et de recherche dans le domaine des Télécommunications/TIC et du numérique ;
  • Participer à la recherche de financements pour les projets structurants en matière d’innovation dans le domaine des Télécommunications/TIC et du numérique ;
  • Participer aux rencontres nationales, sous régionales, régionales et internationales traitant des questions relatives à l’innovation, à la recherche et à la formation dans le domaine des Télécommunications/TIC et de l’Economie Numérique.

Au cours des débats, les observations ont porté sur la nécessité de :

  • Ajouter au CA, une à deux personnes ressources qualifiées en matière de l’Economie numérique ;
  • se concerter avec la BCRG pour clarifier certains aspects du document pouvant porter à équivoque.

Au terme des débats, le conseil a sous réserve de la prise en compte de ces observations, recommandé l’adoption du présent projet de Décret.

 Le Ministre de l’Economie et des Finances a fait une communication relative aux innovations apportées au contrôle financier par la réforme des finances publiques.

Dans ce cadre, le Contrôleur financier exerce un contrôle , a priori , des actes d’engagement des dépenses de chaque ministère, portant notamment sur la disponibilité des crédits, l’exacte imputation de la dépense et sa conformité aux autorisations parlementaires. Il s’assure que le service fait est effectif et que les biens et services sont effectivement livrés.

Le Ministre a précisé que la réforme a renforcé ce contrôle classique.

Le Ministre a soutenu que cette réforme qui est alignée sur les bonnes pratiques internationales va aboutir à la modernisation effective de la fonction contrôle financier.

Au terme de l’exposé, le conseil a demandé aux ministres de s’approprier ces nouvelles dispositions qui sont de nature à qualifier le contrôle financier et garantir l’efficacité de la dépense publique.

 Par ailleurs, le Ministre de l’Économie et des Finances a informé qu’au cours de la mission virtuelle de l’équipe pays du FMI qui s’est déroulée du 14 au 28 avril 2021, les services techniques des départements ministériels, de la Banque Centrale et de certaines institutions républicaines ont activement participé aux échanges et préparé les réponses au questionnaire, comportant 118 questions présentées par la mission.

Le Ministre a indiqué que la mission présentera un rapport formel desdites consultations qui sera examiné par le Conseil d’Administration du FMI au cours de sa session du mois de juin 2021.

En attendant, les résultats de l’évaluation préliminaire partagée par la mission du FMI fait ressortir les points suivants :

De la croissance économique : les travaux de la mission ont abouti à une révision du taux de croissance en 2020 qui passe d’une projection de 5,2% à 7%.

De l’inflation, de la politique monétaire et des changes : le taux d’inflation à fin décembre 2020 s’est situé à 10,6% et il est d’environ 12,5% aujourd’hui.

Le Ministre a informé que la mission a félicité la Banque Centrale pour la bonne conduite depuis novembre 2020 d’une politique d’intervention sur le marché des changes basée sur les règles d’une plus grande flexibilité du marché des échanges.

De la politique budgétaire : la mission a constaté que les résultats budgétaires 2020 reflètent l’impact des mesures du plan de riposte au covid-19 du Gouvernement. Les dépenses en capital ont été cependant sous exécutées.

La mission s’est félicitée de l’objectif déclaré par le Gouvernement d’augmenter les recettes intérieures au cours des deux prochaines années. Elle a salué les efforts liés à la digitalisation à cet égard.

De la gouvernance et du climat des affaires : la mission s’est réjouie des avancées dans la mise en œuvre des engagements du Gouvernement dans le cadre de la facilité de crédit rapide, notamment la publication et l’audit des marchés liés aux dépenses covid-19.

L’approbation de la Loi contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme a été saluée par la mission.

Elle a enfin noté avec satisfaction, l’opérationnalisation du Tribunal du commerce et du Guichet unique du commerce extérieur de Guinée (GUCEG).

Enfin, l’évaluation de la mission a souligné que l’économie guinéenne a résisté aux chocs du covid-19 en raison de la résilience du secteur minier. Cette situation doit conforter le gouvernement dans la poursuite et l’amplification des reformes visant à maintenir un cadre macroéconomique stable, diversifier l’économie pour réduire et combattre la pauvreté.

Au terme de l’exposé, le conseil s’est réjoui de constater que la Guinée est la première économie du continent en termes de croissance économique. Ceci démontre la qualité de la vision politique de Monsieur le Président de la République et la pertinence des politiques économiques menées et du programme de riposte COVID-19 du Gouvernement.

Ainsi notre économie se révèle être mieux résiliente à la pandémie de la covid-19 avec un taux de croissance de 7% en 2020. Le conseil a demandé au Ministre d’État Porte-parole du Gouvernement de relayer cette information à l’attention du public.

Le Ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime  a informé que, l’Union Européenne a bouclé son audit sanitaire, le 07 mai 2021 par une note satisfaisante qui va permettre la levée de la suspension des exportations de produits halieutiques guinéens sur  les marchés de l’UE , en vigueur, depuis 2007.

De cette date à aujourd’hui, les poissons guinéens étaient vendus en Europe, sous le label de pays limitrophes. La Guinée, pourra, à nouveau et directement exporter son poisson sur le marché européen, sous son propre label , désormais.

Au terme de l’exposé, le conseil a adressé ses félicitations à Monsieur le Ministre et l’a encouragé à poursuivre les reformes de modernisation du secteur.

 AU TITRE DU COMPTE RENDU

Le Ministre de la Santé a informé le conseil de l’évolution de la riposte face à la pandémie de la Covid-19, de l’épidémie d’Ebola et de la fièvre hémorragique a virus lassa en République de Guinée.

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République, a donné de larges informations sur la situation nationale et internationale.

Tibou Karama

Le Ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat, ministre de l’industrie et des Pme, porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry le jeudi 20 mai 2021

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Dr Fodé Oussou empêché de voyager : réaction vigoureuse des avocats de l’opposant

20 mai 2021 à 18 06 47 05475
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Dans la soirée du samedi 15 mai 2021, alors qu’il s’apprêtait à faire ses formalités de voyage à l’aéroport international de Gbessia-Conakry, Docteur Fodé Oussou Fofana, Vice-Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, a été surpris de se voir notifier verbalement une interdiction de voyager sans motif par un agent de la Compagnie AIR France. Aux dires de cet agent, cette décision lui a été dictée par le commissaire spécial de l’aéroport.

Perplexe, Docteur Fodé Oussou Fofana s’est adressé avec courtoisie à ce dernier qui, à son tour, lui a répondu vertement sans explication avant de quitter les lieux.

Cet autre cas de violation flagrante des libertés individuelles comme les précédents, constituent un acharnement ouvertement orchestré par les autorités guinéennes contre les responsables, militants et sympathisants de l’UFDG et de l’ANAD.

Ces graves violations des droits de l’Homme planifiées et ciblées sont de plus en plus récurrentes depuis l’élection présidentielle du 18 Octobre 2020.

Depuis cette date, des opposants sont l’objet de harcèlements et de persécutions judiciaires : plusieurs cadres de l’UFDG et de l’ANAD sont de nos jours injustement et arbitrairement détenus à la maison centrale de Conakry.

De toutes les façons, les instruments juridiques internationaux des droits de l’homme et la constitution guinéenne accordent aux citoyens la liberté de circulation à l’intérieur du pays, les voyages à l’étranger, l’émigration et le rapatriement.

En tant que citoyen guinéen, jouissant de tous ses droits et ne faisant l’objet jusque-là d’aucune poursuite judiciaire, Docteur Fodé Oussou Fofana a bénéficié de la part du Ministère français de l’Intérieur d’une autorisation spéciale suivant les conclusions de son médecin traitant qui font état de l’évolution de sa maladie et de la nécessité d’opérer ses yeux de toute urgence ; Cela, pour lui éviter une complication dans un futur immédiat.

A présent, l’État guinéen est seul et unique responsable de tout ce qui pourrait advenir comme conséquence dommageable sur la santé de Docteur Fodé Oussou Fofana qui se réserve le droit d’exercer éventuellement les procédures y afférentes.

Partant de tout ce qui précède, Docteur Fodé Oussou Fofana prend à témoin la communauté nationale et internationale des violations graves par les autorités guinéennes de sa liberté d’aller et de venir et de son droit à la santé.

D’ores et déjà, Docteur Fodé Oussou Fofana remercie sa famille politique et ses amis pour leur soutien indéfectible, et réitère sa ferme détermination à continuer d’œuvrer pour la défense de la démocratie, de l’État de droit et du bien-être matériel et moral de tous les guinéens.

Conakry le 20 mai 2021

Signé le Collectif des avocats de la défense

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Matchs amicaux du Syli national : voici la liste des 23 joueurs convoqués

20 mai 2021 à 18 06 29 05295

La Guinée s’apprête à disputer quatre matchs amicaux lors de la prochaine trêve internationale. Le Syli national va affronter la Turquie le 31 mai, le Togo le 5 juin, le Kossovo le 8 juin et le Niger le 11 juin 2021. Le sélectionneur guinéen, Didier Six, a dévoilé ce jeudi 20 mai la liste des 23 joueurs convoqués pour disputer ces rencontres. Parmi eux, on retrouve trois locaux, dont les gardiens Moussa Camara (Horoya) et Mohamed Camara (AS Kaloum) et Morlaye Sylla (Horoya).
Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste complète des joueurs convoqués :

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Guinée : les députés adoptent la Convention sur la protection et l’assistance aux déplacés internes

20 mai 2021 à 17 05 54 05545

Réunie en séance plénière, ce jeudi 20 mai 2021, l’Assemblée nationale a autorisé la ratification de la Convention de l’Union africaine pour la coopération transfrontalière et celle portant sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

S’agissant la première Convention adoptée par le sommet des Chefs d’Etat, le 27 juin 2014, à Malabo (Guinée Equatoriale), elle est intervenue à la suite des constats alarmants sur la situation conflictuelle des frontières internationales des Etats africains, impliquant l’apparition de nouveaux fléaux de criminalité et la montée incontrôlée du terrorisme internationale.

Le rapporteur du jour, l’honorable Oyé Guilavogui, a expliqué qu’à l’issue de cette conférence, les chefs d’Etat ont demandé aux différents pays membres, l’adoption de ladite convention relative à la résolution définitive des conflits frontaliers sur le continent par des voies pacifiques et concertées, adossées aux projets de développement.

Après avoir examiné cette Convention, appelée aussi de « Convention de Niamey », la Commission des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger a formulé quelques recommandations à l’endroit de l’exécutif. Ce sont entre autres :

1- la délimitation et la matérialisation de nos frontières ;

2- l’accentuation de la surveillance au niveau des zones frontalières ;

3- le renforcement de la formation des préfets, des sous-préfets et élus locaux des préfectures des zones frontières sur la gestion des conflits frontaliers et des conséquences sur le trafic ;

4- la sensibilisation des forces de l’ordre dans la résolution pacifique des conflits frontaliers.

En ce qui concerne la Convention sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique, appelée « Convention de Kampala », c’est l’honorable Abdoulaye Kourouma qui a présenté le rapport de la Commission saisie au fond. Il a précisé qu’elle ne concerne pas les réfugiés, mais plutôt les déplacés internes.

« Il faut rappeler ici que cette Convention, en parlant de personnes déplacées, ne fait pas allusion aux réfugiés mais plutôt aux personnes déplacées internes. Ces déplacements se font à l’intérieur de notre pays d’une localité à une autre sans dépasser les limites des frontières internationales (Article 1er alinéa K.). Exemple : les déplacements de populations suite à des catastrophes naturelles ou des projets nationaux nécessitant des délocalisations », a-t-il indiqué.

Cette Convention a été adoptée par le sommet spécial de l’Union africaine, le 22 octobre 2009, à Kampala (Ouganda). « Elle intervient à la suite des constats alarmants sur la situation des personnes déplacées qui constitue une source d’instabilité et de tensions continuelles pour les Etats africains. Ces constats portent également sur la souffrance et la vulnérabilité spécifiques des personnes déplacées.

C’est cette situation qui a amené les Chefs d’Etat, lors de ce sommet spécial, à demander aux différents pays membres, l’adoption de ladite Convention relative à la mise en place d’un cadre juridique approprié aux situations des personnes déplacées. Ceci, dans le but de leur apporter protection et assistance », a expliqué l’honorable Abdoulaye Kourouma.

Des questions et des inquiétudes liées à la matérialisation des frontières, du règlement des problèmes frontaliers et bien d’autres ont été soulevées par les députés, qui ont formulé aussi des recommandations et des suggestions pour une meilleure application de ces deux conventions.

Présent à l’hémicycle, le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Dr Ibrahima Kalil Kaba, a rassuré les députés de la volonté du gouvernement de prendre en compte ces remarques et suggestions soulevées lors des débats.

Sans surprise, les 72 députés présents sur les 114 inscrits, ont unanimement voté pour l’autorisation de ratification des deux Conventions.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Le procès de Foniké Menguè renvoyé : ce responsable du FNDC retourne en prison

20 mai 2021 à 16 04 46 05465

Comme annoncé précédemment, le procès en appel de l’activiste de la société civile, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, s’est ouvert ce jeudi, 20 mai 2021, devant la Cour d’appel de Conakry. Après quelques heures de débats entre le ministère public et les avocats de la défense, les deux dossiers concernant ce haut responsable du FNDC ont été renvoyés à quinzaine, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Oumar Sylla dit Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des actions du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) comparaît devant la Cour d’appel de Conakry dans deux affaires différentes. Dans le premier dossier, il est poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé est poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

A l’ouverture des débats sur le premier dossier, le procureur général, Mohamed Kaba, a laissé entendre que Foniké Menguè a effectivement diffusé de fausses informations et proféré de menaces tendant à troubler à l’ordre public, à travers les mots employés dans un post sur sa page Facebook et les propos qu’il a tenus dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace FM. C’est pourquoi, il conteste la décision rendue par le juge Alphonse Charles Wright, qui a estimé que l’activiste de la société civile n’est pas coupable des faits mis à sa charge.

A l’issue des débats sur cette affaire, le procureur a sollicité le renvoi du dossier pour, dit-il, des questions liées à la normalisation de la procédure. Une demande qui a aussitôt suscité la réplique des avocats de la défense. Me Mohamed Traoré, Me Salifou Béavogui et Cie ont conditionné le renvoi de l’affaire par la mise en liberté provisoire de leur client. Mais le juge, Seydou Keïta, a accédé à la demande du procureur. Il a renvoyé l’audience au 3 juin 2021, tout en rejetant la demande de mise en liberté des avocats de Foniké Menguè.

A l’ouverture des débats dans le second dossier, le procureur a provoqué une nouvelle discussion avec les avocats de la défense, en demandant une jonction de procédures. Finalement, le juge a renvoyé ce dossier aussi au 3 juin 2021 pour la suite des débats. « Notre client devait être remis en liberté aujourd’hui. C’est un activiste de la société civile, il n’a pas sa place en prison. Malheureusement, il retourne en prison. Mais qu’à cela ne tienne, nous allons continuer à nous battre pour obtenir sa libération dans les meilleurs délais », a réagi Me Salifou Béavogui.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Une soirée dansante vire au drame à Siguiri : un jeune tué dans une bagarre

20 mai 2021 à 15 03 08 05085

Les faits se sont produits dans la nuit d’hier, mercredi 19 mai 2021, à Kandani, un district relevant de la commune urbaine de Siguiri. En marge d’une soirée dansante, deux groupes de jeunes se sont violemment affrontés, faisant un mort.

Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Siguiri, ce sont les jeunes du district de Kandani qui ont organisé une soirée dansante, à laquelle ils ont invité tous les villages environnants. Malheureusement, au cours de cette soirée, et pour des raisons non encore élucidées, une violente bagarre a éclaté entre les jeunes de Kandani et ceux du district de Diatèla.

« Nous ne connaissons pas pourquoi ils se sont bagarrés. Tout ce qu’on sait, c’est que les jeunes de Kandani ont organisé une soirée dansante chez eux, et ils ont invité tous les villages environnants, dont Diatèla. Quand la bagarre a commencé, aux environs de minuit, ils (les deux groupes de jeunes) étaient tous armés de machettes. Un jeune de Diatèla a reçu un coup de machette au cou, il a rendu l’âme », explique Balla condé, témoin de cette bagarre.

Après les affrontements, le corps du jeune tué (Mamady Traoré, 21 ans, marié et père d’un enfant) a été conduit à la morgue de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Ce jeudi matin, les jeunes de Diatèla ont décidé de venger la mort de leur ami, en allant incendier deux cases à Kandani.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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TPI de Dixinn : un mandat d’arrêt décerné contre Ousmane Gneloy, le général Baldé appelé à comparaître

20 mai 2021 à 14 02 11 05115
Ousmane Gneloy

Le juge Alphonse Charles Wright du Tribunal de Première Instance de Dixinn a pris ses premières décisions dans le procès opposant Kadiatou Biro Diallo « DK » (fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale Elhadj Boubacar Biro Diallo) à Ousmane Gneloy Diallo, un militant du parti au pouvoir, très actif sur les réseaux sociaux.

Il a décerné un mandat d’arrêt contre le jeune Gneloy, poursuivi pour injures et menaces, et qui ne s’est pas présenté au tribunal depuis le début de cette affaire. Le juge a ordonné aussi la transcription de la vidéo dans laquelle le prévenu a proféré des injures à l’encontre du doyen Elhadj Boubacar Biro Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale.

Mais également, la comparution à titre de témoin du général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale. Cela en vue d’éclairer le tribunal sur l’altercation qui a eu lieu récemment entre Kadiatou DK et Ousmane Gneloy dans les locaux du Haut commandement de la gendarmerie nationale.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : le nouveau procès de Foniké Menguè s’est ouvert à la Cour d’appel

20 mai 2021 à 13 01 27 05275
Foniké Menguè entouré de deux avocats et de quelques partisans

Environ quatre mois après sa condamnation, Oumar Sylla, alias Foniké Mengè, se retrouve à nouveau devant la justice guinéenne. Le procès en appel du responsable de la mobilisation et des actions du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) s’est ouvert ce jeudi, 20 mai 2021, devant la Cour d’appel de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Boubou bleu, écharpe rouge-jaune-vert (le drapeau national) au cou, lunettes noires…, c’est ainsi que l’activiste de la société s’est présenté à la Cour d’appel de Conakry pour ce nouveau procès le concernant. A son arrivée sur les lieux, ce farouche opposant au troisième mandat du président Alpha Condé a été ovationné par un groupe de jeunes, scandant le slogan : « Camarade salut ! ».

A l’ouverture de l’audience, la parole a été donnée au procureur, Mohamed Kaba. Et sans surprise, ce dernier s’est rangé du côté de son homologue de Dixinn, qui avait relevé appel suite au premier procès de Foniké Menguè. Un procès à l’issue duquel le Tribunal de Première Instance de Dixinn avait déclaré le prévenu non coupable des faits qui lui étaient reprochés, ordonnant sa remise en liberté.

Pour M. Kaba, les mots employés par Foniké Menguè dans un post sur sa page Facebook et les propos qu’il a tenus dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace FM sont bel et bien des fausses informations et constituent des menaces. Après l’intervention du procureur, c’était au tour des avocats de la défense de répliquer.

Mais dès après la prise de parole de Me Mohamed Traoré, il a été interrompu par le procureur, qui est revenu pour demander une suspension de l’audience pour renforcer la sécurité de la salle d’audience. Une attitude qui a irrité les avocats de la défense, qui ont sorti leurs griffes, rappelant que le président de la Cour est le seul maître des lieux. Finalement, le président de la Cour, Seydou Keïta, a accédé à la demande du procureur.

A la reprise de l’audience, le procureur Mohamed Kaba a pris encore la parole pour solliciter cette fois un renvoi du dossier. Une demande à laquelle les avocats de la défense ont dit être prêts à accepter à une seule condition : c’est la remise en liberté provisoire de leur client. Actuellement, les débats tournent autour de cette question.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Une boite de lait, un kg de riz… : l’étrange sacrifice demandé par les autorités religieuses de Guinée

20 mai 2021 à 10 10 47 05475
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, Secrétaire général des Affaires religieuses

C’est un sacrifice étrange que les autorités religieuses demandent aux fidèles musulmans de Guinée. Dans une note circulaire publiée ce jeudi, 20 mai 2021, le Secrétariat général des Affaires religieuses invite les responsables et leaders religieux musulmans et chrétiens de Guinée, d’organiser des journées de prières dans le souci de « protéger les populations » face aux « fléaux et calamités naturelles que connait notre pays ».

En ce qui concerne les fidèles musulmans, il leur est demandé d’organiser cette journée de prières demain, vendredi 21 mai, tout en faisant un sacrifice composé d’une boite de lait gloria, un sachet de lait en poudre, un kg de riz et « le Fankadama ». Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous la lettre circulaire signée du Secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura.

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Congrès FGF : l’ASK et Boubatri récusent la commission électorale et la commission de recours

20 mai 2021 à 9 09 43 05435
Aboubacar Touré, candidat à la présidence de la FGF

Après le report du Congrès électif de la Fédération Guinéenne de Football, qui devait se tenir le 18 mai 2021, l’Association Sportive de Kaloum (ASK) et son candidat à la présidence de la FGF, Aboubacar Touré, se font entendre de nouveau. Dans un courrier adressé à la FIFA, ce mercredi 19 mai 2021, ils ont récusé la Commission électorale et la Commission électorale de recours.

L’ASK et Boubatri relèvent de graves irrégularités dans la mise en place de ces deux commissions, mais aussi des contradictions notoires entre les décisions prises par ces commissions et les Statuts et du Code d’éthique de la Féguifoot et de la FIFA. Ils demandent à la FIFA de désigner un comité indépendant pour gérer le processus électoral pour l’élection des membres du Comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football.

Guineematin.com vous propose de cliquer ci-dessous pour lire le courrier de l’ASK et du candidat Aboubacar Touré :

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Cellou Dalein invité à un colloque à Lomé : l’opposant pourra-t-il enfin voyager ?

20 mai 2021 à 8 08 27 05275
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

L’Université de Lomé (Togo) organise du 26 au 28 mai 2021, un colloque intitulé « Du CFA à l’Eco : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest ? ». Parmi les personnalités invitées à prendre part à cette rencontre, figure le principal opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo. Il est sollicité à cause de son expertise sur le thème à débattre, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mais, il faut souligner que le président de l’UFDG reçoit cette invitation à un moment où il est interdit de sortir du territoire guinéen depuis plusieurs mois. Par deux fois, l’opposant a été bloqué à l’aéroport de Conakry et empêché de voyager, alors qu’il voulait aller participer aux obsèques de Soumaïla Cissé et Hamed Bakayoko, respectivement ancien Premier ministre du Mali et de la Côte d’Ivoire.

Les autorités guinéennes vont-elles enfin permettre à Cellou Dalein Diallo de voyager pour aller prendre part à ce colloque de Lomé ? Pour l’heure, cette question reste entière.

Vous pouvez lire ci-dessous la lettre d’invitation adressée à Cellou Dalein Diallo :

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Découverte d’une mine à Kounsitel (Gaoual) : les autorités accusées d’exploiter l’or au détriment des populations

20 mai 2021 à 8 08 19 05195

Depuis le lundi dernier, 17 mai 2021, un climat de suspicion mine les relations entre les autorités préfectorales de Goaual et les populations de la sous-préfecture de Kounsitel (située à 7 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Gaoual). Et, le nœud du problème réside dans l’exploitation d’une mine d’or découverte récemment dans un vaste domaine à Kounsitel. Les autorités préfectorales de Gaoual sont accusées de vouloir s’en mettre pleines les poches avant d’autoriser aux populations l’exploitation du domaine pour chercher le précieux métal jaune. Aujourd’hui, la suspicion est telle que le préfet par intérim a interdit l’exploitation de ce domaine minier jusqu’à nouvel ordre. Une patrouille mixte a même été mise en place le mardi pour faire respecter la décision de l’autorité préfectorale.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est actuellement une ruée vers l’or à Gaoual puisqu’un domaine minier riche en or vient d’être découverte. Plusieurs ressortissants de Gaoual et des exploitants d’or en Haute Guinée (notamment à Siguiri, Mandiana, Kouroussa et Dinguiraye) y vont présentement avec des machines détectrices d’or dans l’espoir de trouver ce métal jaune. Et, cela a commencé depuis que Moussa Camara, dit ‘’Moussa Djaka’’, a trouvé de l’or à Kounsitel et a commencé à l’exploiter.

En effet, Moussa Camara est un ressortissant de la commune urbaine de Gaoual qui a longtemps séjourné dans les mines d’or de Siguiri et de diamant de Banankoro. Il est rentré à Gaoual avec ses machines détectrices d’or ; et, avec l’autorisation de la direction préfectorale des mines de Gaoual, il a commencé à faire une prospection sur le terrain. Ainsi, il a fini par trouver des indices d’or dans la zone de Kounsitel. Il s’est alors mis à exploiter cet or sans avertir les autorités ; mais, il y a eu une fuite de l’information avec ses travailleurs. Et, certains jeunes de Gaoual, qui étaient dans les mines de Siguiri, Mandiana, Kouroussa et Dinguiraye, ont appris la nouvelle et sont revenus à Gaoual. Mais, un jour, dans ses opérations en brousse, l’équipe de Moussa Camara a rencontré ces « corps étrangers » (les jeunes de Gaoual qui sont venus des zones minières de la Haute Guinée). Et, c’est là que les problèmes ont commencé.

« Quand Moussa Camara a été informé de la présence de ces étrangers sur le terrain, il a remonté l’information au Directeur préfectoral des mines (monsieur Condé) qui était en mission vers Kakoni. Donc, celui (le directeur préfectoral des mines) qui l’a mis en contact avec le commissariat central pour faire arrêter ces corps étrangers. Parce que Moussa avait demandé la permission au directeur préfectoral des mines pour aller faire une prospection. Mais, dans sa prospection, il a trouvé de l’or sans le dire aux autorités. Quand les gens ont vu que sa vie a subitement changé, ils ont déduit immédiatement qu’il y a trouvé de l’or. Et, l’information a circulé ; mais, personne n’avait encore vu l’or de ses yeux. Donc, la police est allée arrêter les jeunes ; mais, finalement, ils (Moussa et ces jeunes) ont trouvé un terrain d’entente et les jeunes ont été libérés », a confié à Guineematin.com une source proche de ce dossier à Gaoual.

Ainsi, au regard de la situation, l’autorité préfectorale de Gaoual a jugé utile de mettre en place une commission pour aller s’assurer de la présence effective d’or dans la zone de Kounsitel. Cette commission est présidée par le commandant adjoint de la compagnie d’infanterie de Gaoual, Amadou Talibé Diallo. Il a pour adjoint le directeur préfectoral des mines et le représentant de la société civile. Et, à au sein de cette commission, il y avait les représentants de tous les corps des forces de défense et de sécurité, la société civile, le patronat, la direction préfectorale de la jeunesse de Gaoual, le conseil communal de Kounsitel, le sous-préfet et le directeur sous-préfectoral de la jeunesse de Kounsitel. Cette équipe a été déployée le lundi à Kounsitel pour une mission de prospection avec Moussa Camara, dit ‘’Moussa Djaka’’. Mais, finalement, cette mission a été accusée par des jeunes de Kounsitel d’avoir extrait plusieurs kilogrammes d’or qu’elle est allée vendre dans la préfecture de Koundara.

« Nous avons pris trois machines, nous sommes allés travailler et on a vu des indices d’or. Et, je précise que chaque machine était suivie par la sécurité et un membre civil de la commission qui avait été mise en place par l’autorité préfectorale. Mais, là où il (Moussa Camara) nous a envoyé hier, ce n’est pas là-bas que lui il avait vu les indices d’or. On a fait toute la mi-journée sans rien voir. Maintenant, il y a un jeune qui nous a dit de changer de position. On a suivi son conseil ; et, après, on a effectivement trouvé des indices d’or. Ainsi, nous avons quitté le terrain vers 17 heures et nous sommes allés au siège de la commune. Les indices trouvés étaient avec le directeur des mines dans des enveloppes où il était mentionné les coordonnées géographiques. Parce qu’il doit remonter ça au département des mines. On a fait passer les indices dans les mains de chaque membre de la commission qui était dans la salle. Ensuite, on s’est dit de rentrer et de revenir demain avec plus de machines détectrices d’or, puisque la zone est vaste. Cela va nous permettre de bien argumenter notre rapport. Mais, au sortir de la salle, certains jeunes nous ont dit : où est notre part ? Donc, pour eux, nous avons envoyé des kilogrammes. Mais, le maire adjoint de Kounsitel était là-bas, le sous-préfet et le directeur sous-préfectoral de la jeunesse de Kounsitel étaient présents. Egalement, le secrétaire général de la commune et deux autres conseillers de la commune de Kounsitel étaient là-bas. Mais, les jeunes qui étaient dehors ont réclamé leur part. Parce que pour eux on s’est partagé les échantillons prélevés sur le terrain. C’est sur ça que nous avons quitté Kounsitel pour rejoindre la commune urbaine de Gaoual », a expliqué un membre de la commission de prospection qui s’est rendue à Kounsitel.

Cependant, notre source (qui a préféré garder l’anonymat) précise que les choses se sont compliquées davantage quand le maire de Kounsitel (actuellement en déplacement à Conakry) a appelé le préfet par intérim pour proférer des menaces.

« Dans la soirée du lundi, il parait qu’ils (les habitants de Kounsitel) se sont retrouvés à la mosquée après la prière de 20 heures où ils ont tenu une réunion. Ensuite, ils ont appelé le maire de Kounsitel pour l’intoxiquer. A son tour, le maire a appelé le secrétaire général des collectivités qui assure actuellement l’intérim de monsieur le préfet. Le maire a proféré même des menaces. Il aurait même dit que les autorités ont pris de l’or pour aller le vendre à Koundara. Il a aussi dit qu’ils ne veulent plus voir quelqu’un là-bas (à Kounsitel) ; et, si la commission part là-bas, s’il y a dégâts, les autorités préfectorales vont endosser la responsabilité. Ainsi, le préfet par intérim a appelé le comité préfectoral de défense et de sécurité pour demander à ce que la commission sursoit à tout jusqu’à son retour. Mais, actuellement, Kounsitel héberge assez d’étrangers venus avec des machines détectrices d’or. Donc, il y a des gens qui sortent la nuit pour aller opérer (exploiter l’or). Donc, on a reçu des informations qui disent que quelqu’un a ramassé là-bas de l’or et qu’il est allé le vendre à 25 millions de francs guinéens à Koundara. Mais, ces informations n’ont pas été vérifiées encore, parce qu’on ne sait même pas c’est qui celui-là qui a ramassé cet or », a dit notre source.

Mais, selon une autre source très proche de ce dossier, la véritable pomme de discorde et de suspicion dans cette affaire réside dans la « volonté supposée » des autorités de Gaoual d’exploiter d’abord cette mine au détriment des pauvres populations.

« C’est l’autorité préfectorale qui est en train de créer des problèmes comme ça. Parce qu’ils avaient dit qu’ils viennent voir s’il y a effectivement de l’or ; et, ensuite, ils vont autoriser les populations à travailler. Mais, jusqu’à présent, rien n’a été dit de clair. La population veut travailler ; mais, les autorités n’ont pas encore donné le feu vert pour ça. Ils veulent que les gens-là (Moussa Camara et certains qui exploitaient déjà la mine) sortent de l’or d’abord pour le leur donner avant que la population ne commence à y travailler. Les autorités veulent exploiter pour elles-mêmes d’abord avant que les populations ne viennent travailler. Nous voulions une réponse claire hier après les prélèvements ; mais, rien ne nous a été dit. Ils disent que personne ne va travailler là-bas d’abord », a indiqué cette autre source.

Aux dernières nouvelles, les autorités de Gaoual, réunies en comité préfectoral de défense et de sécurité avec la commission de prospection ont décidé de dépêcher des patrouilles mixtes à Kounsitel pour empêcher toute exploitation de la mine d’or jusqu’à nouvel ordre.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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SOS pour Mouddatou Diallo

20 mai 2021 à 6 06 34 05345
Mouddatou Diallo

Âgée de 20 ans et originaire de la préfecture de Télimélé, Mouddatou Diallo est une jeune élève qui a été contrainte d’abandonner l’école en classe de terminale. Et, pour cause, elle souffre d’une « Sinusite grave » depuis 2018 (année à laquelle elle devait faire le baccalauréat). Et, cette maladie lui inflige aujourd’hui de terribles maux de tête qui l’empêchent quasiment de dormir la nuit. Egalement, cette maladie lui a causé des plaies (dans les narines et à la bouche) qui lui infligent des douleurs atroces. Et, aujourd’hui, dépourvue de moyens financiers, Mouddatou Diallo tend la main aux personnes de bonne volonté pour l’aider à traiter cette maladie.

Actuellement, la jeune fille vit avec sa mère à Kamsar, une sous-préfecture qui relève de la préfecture de Boké. Mais, elle a attrapé la sinusite à Télimélé où elle faisait ses études. Elle faisait la terminale (option sciences mathématiques) quand elle a constaté les premiers symptômes.

Mouddatou Diallo

« Cette maladie a commencé en 2018 lorsque je faisais la terminale. C’est à partir de là que j’ai commencé à ressentir des douleurs au niveau de la tête. J’ai été à l’hôpital de Télimélé avant que la maladie ne devienne grave. Mais, les médecins n’ont rien dit de précis. Cependant, les gens disaient que c’est la sinusite. C’est la tête qui me faisait mal au début et j’étais chaque fois enrhumé. Actuellement il y a des graves blessures dans mes narines, la bouche et au niveau de mes lèvres », a expliqué Mouddatou Diallo dans un entretien accordé à Guineematin.com en début de cette semaine.

La jeune fille traine cette maladie depuis trois (3) ans maintenant. Elle l’empêche de faire quoique ce soit actuellement. Et, jusque-là impuissante face à ce mal qui la ronge, Mouddatou Diallo voit ses rêves de devenir ‘’Comptable’’ ou ‘’Ingénieure en informatique’’ s’évaporer chaque jour. C’est pourquoi elle implore aujourd’hui l’aide des personnes de bonne volonté pour traiter cette capricieuse sinusite avant que tout son avenir ne s’écroule définitivement.

Mouddatou Diallo

« Ça a commencé en 2018 quand je me préparais pour le Bac. C’est à cause de cette maladie que je n’ai pas pu faire le Bac. Parce que la plaie était dans mes narines et au niveau de ma bouche et ça me faisait très mal. Actuellement, je n’arrive pas à dormir, surtout la nuit.

A Télimélé, le médecin m’avait suggéré de partir à Conakry, en disant que c’est là-bas que je pourrais trouver le médicament. Mais, on n’a pas pu effectuer le déplacement par manque de moyen financier. Donc, je suis revenue à Kamsar, auprès de ma maman, où je vis actuellement. Je demande à toutes les personnes de bonne volonté, aux agents de l’Etat, aux ONGs et autres de m’aider à me faire soigner et sauver ma vie », a notamment demandé Mouddatou Diallo, qui caresse le rêve de devenir Ingénieure en Informatique ».

Mouddatou Diallo

Pour toute personne ou organisation qui souhaiterait apporter de l’assistance à Mouddatou Diallo, prière de contacter les numéros suivants : +224 624 96 94 00 ou +224 622 28 41 58.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

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