Comme annoncé précédemment, le procès en appel de l’activiste de la société civile, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, s’est ouvert ce jeudi, 20 mai 2021, devant la Cour d’appel de Conakry. Après quelques heures de débats entre le ministère public et les avocats de la défense, les deux dossiers concernant ce haut responsable du FNDC ont été renvoyés à quinzaine, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Oumar Sylla dit Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des actions du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) comparaît devant la Cour d’appel de Conakry dans deux affaires différentes. Dans le premier dossier, il est poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé est poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

A l’ouverture des débats sur le premier dossier, le procureur général, Mohamed Kaba, a laissé entendre que Foniké Menguè a effectivement diffusé de fausses informations et proféré de menaces tendant à troubler à l’ordre public, à travers les mots employés dans un post sur sa page Facebook et les propos qu’il a tenus dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace FM. C’est pourquoi, il conteste la décision rendue par le juge Alphonse Charles Wright, qui a estimé que l’activiste de la société civile n’est pas coupable des faits mis à sa charge.

A l’issue des débats sur cette affaire, le procureur a sollicité le renvoi du dossier pour, dit-il, des questions liées à la normalisation de la procédure. Une demande qui a aussitôt suscité la réplique des avocats de la défense. Me Mohamed Traoré, Me Salifou Béavogui et Cie ont conditionné le renvoi de l’affaire par la mise en liberté provisoire de leur client. Mais le juge, Seydou Keïta, a accédé à la demande du procureur. Il a renvoyé l’audience au 3 juin 2021, tout en rejetant la demande de mise en liberté des avocats de Foniké Menguè.

A l’ouverture des débats dans le second dossier, le procureur a provoqué une nouvelle discussion avec les avocats de la défense, en demandant une jonction de procédures. Finalement, le juge a renvoyé ce dossier aussi au 3 juin 2021 pour la suite des débats. « Notre client devait être remis en liberté aujourd’hui. C’est un activiste de la société civile, il n’a pas sa place en prison. Malheureusement, il retourne en prison. Mais qu’à cela ne tienne, nous allons continuer à nous battre pour obtenir sa libération dans les meilleurs délais », a réagi Me Salifou Béavogui.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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