Labé : un imam et un muezzin suspendus, après une chaude dispute à cause d’une feuille de tôle

27 mai 2021 à 20 08 05 05055

Un imam et un muezzin ont failli en venir aux mains à Labé, après une chaude dispute qui les a opposés à cause d’une feuille de tôle. Cet incident s’est produit Natibaly, un secteur du district de Seghen, dans la sous-préfecture de Garambé. Les autorités religieuses locales ont décidé de suspendre les deux religieux pour une durée indéterminée, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Selon le président du district de Seghen, c’est à cause d’une ancienne feuille tôle enlevée au niveau de la toiture de leur mosquée, en rénovation, que les deux religieux se sont chaudement disputés. Chacun d’eux voulait récupérer cette feuille de tôle pour l’offrir à un proche. « Effectivement, il y a eu un malentendu entre un imam et un muezzin à la mosquée de Natibaly. Selon les informations qui me sont parvenues, chacun d’eux voulait récupérer une feuille de tôle provenant de la toiture de leur mosquée, en réfection. Chacun d’eux voulait offrir cette feuille de tôle à un de ses proches.

Donc, ce n’était même pas pour eux. C’est ainsi que chacun a pris un côté, et une chaude dispute a éclaté entre eux. Après cela, nous avons tenu une réunion, au cours de laquelle il a été décidé de suspendre les deux religieux pour éviter d’éventuels accrochages entre eux. Donc ils sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Et, les autorités religieuses locales ont interpellé le premier imam, étant le président du conseil de mosquée, pour qu’il prenne ses responsabilités dans la gestion de ce lieu de culte », a expliqué Abdourahmane Tafsir Sow.

De son côté, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Labé dit avoir été saisi de cette affaire. Il dit avoir demandé au responsable des Affaires religieuses de la sous-préfecture de Garambé, de lui fournir un rapport d’explication sur cet incident.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Féguifoot : le président de la commission électorale suspendu

27 mai 2021 à 18 06 32 05325
Aboubacar

Aboubacar Dorah Koita, président de la commission électorale de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) est suspendu pour deux mois. Pendant cette période, il lui est interdit toute activité liée au football. Cette décision a été annoncée ce jeudi, 27 mai 2021, par le président de la commission d’éthique de la Fédération Guinéenne de Football, Amadou Tham Camara.

Dorah Koita paye ainsi les frais de sa cinglante réponse au courrier du président de la commission d’éthique, demandant à la commission électorale et à la commission électorale de recours de démissionner. Dans sa lettre réponse, M. Koita a tenu des propos très durs à l’endroit de Tham Camara.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la décision du président de la commission d’éthique de la FGF :

Lire

Saisie de 100 kg de drogue au camp militaire de Dubréka : 5 personnes interpellées

27 mai 2021 à 15 03 20 05205

Le dimanche 23 mai dernier, la police a saisi 100 kilogrammes de chanvre indien dans l’enceinte du camp d’infanterie de Dubréka. Les services de sécurité ont aussi procédé à l’interpellation de cinq personnes qui seraient impliquées dans cette affaire. Ces présumés trafiquants de drogue ont été présentés à la presse ce jeudi, 27 mai 2021, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le capitaine Yamoussa Camara, chef section police judiciaire au commissariat central de Dubréka, c’est grâce à une information donnée par un citoyen que ses services ont réussi à démanteler ce réseau, dirigé par une femme. « C’est le dimanche, 23 mai 2021, qu’un citoyen nous a informés de l’existence d’un clan de consommation et de vente de chanvre indien dans le quartier Kénendé. Nous nous sommes rendus sur les lieux et nous avons constaté effectivement la présence de ce clan. Nous avons pu interpeller un d’entre eux qui possédait 68 boules de chanvre indien.

Je précise qu’au cours de cette interpellation, nous avons été outragés, parce que certains de nos agents ont été gravement blessés. Après l’interpellation du nommé Alhassane Mariam Sylla, qui avait les 68 boules de chanvre indien, il nous a fait comprendre qu’il s’approvisionne auprès d’une dame qui résidait dans le camp d’infanterie de Dubréka. C’est ainsi que nous avons procédé à l’interpellation de cette dame aussi. Et, avec la collaboration des autorités du camp, nous avons pu perquisitionner son domicile, où nous avons saisi ces deux colis qui pèsent au total 100 kilogrammes.

Une fois à notre service, elle a reconnu les faits. Elle a déclaré qu’elle s’approvisionne à partir de la Sierra Léone, plus précisément à Benna, dans un débarcadère qu’on appelle Kaff, avec des trafiquants Léonais. Elle a l’habitude de vendre sa marchandise à des clients qui sont à Kolaboui (Boké), dans la ville de Boké, à Kouroussa, et ces derniers transportent la drogue jusqu’en Guinée Bissau et au Mali, selon ce qu’elle nous a dit », a indiqué l’officier de police judiciaire, ajoutant que la poursuite des enquêtes a permis d’interpeller trois autres personnes qui sont impliquées dans ce trafic de drogue.

La dame en question s’appelle Saran Soumah, plus connue sous le pseudonyme « Maman Africa ». Elle dit n’avoir pas eu le choix que de faire ce commerce illicite. « C’est à cause des difficultés que j’avais que je me suis lancée dans cette activité. Parce que mon premier mari est décédé. C’était un capitaine de la marine. Il m’a laissé avec six enfants. Et, même si je me suis remariée après, mais la charge de mes enfants me revient entièrement. Leurs frais de scolarité seulement coûtent 1.600.000 francs le mois.

Donc le petit commerce que je faisais ne couvrait pas toutes les charges auxquelles je devais faire face. Et c’est ce qui m’a poussée à me lancer dans cette activité. Aujourd’hui, je ne peux pas décrire dans quel état je suis, je n’arrive même pas à manger. On m’a délogée, mes enfants vivent chez mes voisins et toutes mes affaires sont dehors. Je demande vraiment la clémence des autorités », a-t-elle lancé.

Au terme de son travail, la police a mis cette dame et les quatre autres personnes interpellées à la disposition de la justice. Et, le substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dubréka, annonce la poursuite de l’enquête pour en savoir davantage sur cette affaire. « C’est avec stupéfaction que nous avons constaté la saisie de plantes psychotropes, de produits qui sont illicites dans un camp militaire.

C’est pourquoi le ministère public que je représente, le parquet de Dubréka, entend ouvrir une information judiciaire. Nous allons saisir un cabinet d’instruction pour approfondir les enquêtes, afin d’identifier les co-auteurs, les complices et les personnes qui les ont logées. Je profite aussi de l’occasion pour inviter la population de Dubréka et environnants, à collaborer avec les officiers de police judiciaire, à voir les hommes en tenue comme des protecteurs », a dit Marwane Baldé.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Lire

Le Nigeria nomme un nouveau chef de l’armée

27 mai 2021 à 15 03 14 05145
Le major général Farouk Yahaya, nouveau chef de l’Armée

ABUJA, 27 MAI (AFP) – Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a nommé jeudi un nouveau général à la tête de l’armée, six jours après la mort du chef de l’armée dans un crash d’avion militaire dans le nord du pays.

Le président « a nommé le major général Farouk Yahaya comme nouveau chef de l’armée », a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Avant sa nomination, qui doit cependant encore être entérinée par l’Assemblée nationale, le général Yahaya commandait la première division de l’armée nigériane ainsi que l’opération militaire contre la rébellion jihadiste dans le nord-est du pays, selon ce communiqué. 

Cette annonce intervient six jours après le décès dans le crash d’un avion avec dix autres officiers du lieutenant général Ibrahim Attahiru, nommé le 26 janvier, alors que le président Buhari était sous le feu des critiques après des mois de grave détérioration de la situation sécuritaire. 

Ce troisième accident cet avion militaire, le troisième depuis le début de l’année, avait eu lieu peu avant son atterrissage prévu à l’aéroport international de Kaduna, à cause de mauvaises conditions climatiques, selon l’armée.

La tâche du nouveau chef de l’armée est immense alors que le pays le plus peuplé d’Afrique est le théâtre de plusieurs conflits meurtriers.

Depuis 2009, la rébellion jihadiste dans le nord-est du pays a fait plus de 40.000 morts et forcé plus de 2 millions de personnes à fuir leur domicile.

La possible mort chef du groupe jihadiste Boko Haram, Abubakar Shekau, attaqué la semaine dernière par des jihadistes rivaux liés à l’organisation Etat islamique (EI), pourrait changer la donne sur ce front. 

L’armée est également engagée dans le nord-ouest et le centre du pays, où des bandes criminelles sèment la terreur dans les zones rurales, attaquant des villages, volant du bétail et multipliant les enlèvements contre rançon.

Elle est également déployée aux côtés de la police pour restaurer la sécurité dans le sud-est du pays, où les attaques armées se multiplient sur fond de velléité indépendantiste. 

Enfin, elle patrouille au large des côtes, dans le golfe de Guinée, repaire de pirates qui attaquent les bateaux et se livrent à des enlèvements. 

AFP

Lire

Santé Publique : l’ONG Codei-Guinée veut rompre la chaîne de contamination du Covid19 en milieu scolaire

27 mai 2021 à 14 02 54 05545

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du  Covid-19, l’ONG Codei-Guinée vient d’entreprendre une série de sensibilisation et de don de kits sanitaires dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire de la capitale Conakry.  Une forte délégation de cette organisation de la société civile s’est rendue au collège HADJA MAFORY BANGOURA de Dabompa pour sensibiliser et offrir du matériel de protection aux élèves et encadreurs de cet établissement.

« Nous sommes partis sur la base des données statistiques fournies par le gouvernement à travers l’ANSS qui indique que les élèves sont les plus touchés par cette pandémie. Donc on s’est dit pour lutter efficacement contre la pandémie il fallait cibler les élèves », a dit Dr Moussa Soumah, Président de l’ONG aux élèves.

Il a noté que par ces opérations, l’ONG Codei-Guinée veut  contribuer aux efforts de lutte menés par les autorités sanitaires et éducatives contre la pandémie  du covid-19 en milieu scolaire. Dans cet établissement situé dans la commune de Matoto, ce sont au total 1.300 élèves et 65 encadreurs qui ont bénéficié de ce don.       

En réponse à ce geste, la principale du collège a salué les responsables de Codéiguinée.

« Je suis vraiment satisfait que notre école soit choisie  parmi tant d’écoles par  l’ONG Codeiguinee pour ces dons de kits sanitaires. Nous nous engageons. à lutter au sein de notre établissement contre la pandémie », a souligné Fatoumata Yacine Sylla.

Au cours de cette opération de sensibilisation, les responsable de cette ONG ont surtout exhorté les élèves au  respect scrupuleux des mesures barrières notamment le lavage des mains et le port correct et régulier des masques de protection.

Visiblement content de la présence de l’ONG dans leur établissement, Abdoulaye Diallo, élève en 8ème année, a remercié les donateurs.

« J’ai apprécié ce geste de l’ONG Codeiguinee, désormais je vais bien porter ma bavette et je vais également encourager les amis à en faire autant. Nous remercions sincèrement cette ONG et appelons les autres à les emboîter le pas », a lancé cet apprenant. 

Ce projet intitulé ZERO COVID19 EN MILIEU SCOLAIRE est  réalisé sur fond propre de l’ONG CODEI GUINEE, il va s’étendre sur les écoles à l’intérieur du pays en vue de briser la chaine de contamination dans ces temples du savoir.

Zézé Pierre Guilavogui pour Guineematin.com

Lire

Oumar Yacine Bah, Président de l’Institut Afrique Emergente : « avec les micros Etats, l’Afrique restera toujours la proie de l’Ogre que constituent les pays riches »

27 mai 2021 à 14 02 08 05085
Oumar Yacine Bah, Président de l’Institut Afrique Emergente

Oumar Yacine Bah, ancien journaliste et fondateur d’organes de presse (Le Djawiré, Le Jour, Guinée Nouvelle), a siégé à la toute première équipe de la Haute Autorité de la Communication (HAC), de 2015 à 2020. Il est aujourd’hui à la tête de l’Institut Afrique Emergente, un jeune think tank citoyen, A l’ occasion de l’An 58 de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue le 9 juillet 2002  l’Union Africaine (UA), nous l’avons rencontré pour parler de cette organisation panafricaine mais aussi aborder quelques sujets d’actualité du continent. Il nous livre ici son analyse.

Avant d’entamer le vif du sujet, Monsieur Bah que signifie l’Institut Afrique Emergente  que vous dirigez présentement et quelle est sa mission?

L’Institut Afrique Emergente est un think tank indépendant à but non lucratif, ayant son siège à Conakry,  qui a une vision panafricaniste. Regroupant un groupe d’intellectuels (consultants, chercheurs, enseignants et autres experts), ce think tank mise sur la valorisation des ressources humaines à travers le continent par l’éveil des consciences de nos populations afin qu’elles puissent se prendre en charge et ; nous constituons ‘’un laboratoire d‘idées’’ issues de nos recherches pour en faire des propositions aux décideurs au niveau des pouvoirs publics et ceux du secteur privé. Aussi, nous comptons œuvrer pour le renforcement d’une société civile responsable, indépendante par le biais de programmes de formations. Tout ceci peut se matérialiser à des travers des travaux de recherche, des publications, des conférences et des séminaires.

Pourquoi avez-vous choisi Conakry comme siège de votre think tank ?

Avant tout nous sommes en Guinée, c’est notre pays de naissance. Mais, il ne faut pas oublier que le Guinéen est très panafricaniste par le fait de son passé. Le Président Sékou Touré, père de l’indépendance guinéenne, a joué un rôle de premier plan en Afrique, notamment dans la phase de décolonisation. Il est l’un des pères fondateurs de l’OUA. Diallo Telli a été d’ailleurs le premier secrétaire général de cette organisation panafricaine, une décennie durant. Et quoi qu’on dise, l’actuel président de la République, Alpha Condé, est un panafricaniste. Pendant sa jeunesse, il a dirigé la Fédération des étudiants africains en France (FEANF), créée par le groupe de l’ancien directeur général de l’UNESCO, Amadou Mathar Mbow en 1950. Déjà, parmi les membres fondateurs de la FEANF, il y avait un autre Guinéen, N’Ki Traoré.  Ce n’est pas pour rien donc que le président Alpha Condé  a été désigné  président en exercice de l’Union Africaine en 2017.

 Donc comme vous le constatez, notre  vision est de haute portée, mais pas impossible, car nous croyons en la capacité de l’Afrique de sortir de l’ornière et de se projeter dans un futur immédiat où elle sera la locomotive de l’Humanité entière. Quand on dit que « l’Afrique est l’avenir du monde », ce n’est pas une utopie. Ça peut être une réalité à condition qu’on parvienne à nous départir de l’afro-pessimisme et de nous libérer du joug de l’ignorance et de la pauvreté.

Justement, ce 25 mai 2021, l’Afrique vient de célébrer les 58 ans de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue Union Africaine. En tant qu’analyste, quel est votre constat sur l’évolution du continent durant ces six décennies ?

Avant tout, je dirais qu’il faut rendre hommage aux pères fondateurs de l’OUA comme l’Empereur Hailé Sélassié 1er , les Présidents Gamal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah, Ahmed Sékou Touré, Jomo Kenyatta, Multon Obote, Julius Nyerere, Modibo Keita, Léopold Sédar Senghor, Houphouët Boigny, William Tubman etc… qui ont eu le mérite et le courage de poser les premiers jalons de l’union continentale alors qu’on venait de sortir fraichement de la colonisation et en pleine période de guerre froide. A ce niveau, leur acte a été salutaire. Mais si on se fonde sur l’idéal préconisé par les pères fondateurs de l’OUA, on peut dire que le projet tel que nous le concevons aujourd’hui a été est un échec. Car l’idéal consistait à créer l’intégration politique et économique du continent pour en faire un ensemble fort, uni et prospère où les Africains parlent d’une même voix. Autrement dit, la création d’un Etat fédéral à l’instar des Etats-Unis d’Amérique. Mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Le principal acquis de l’Organisation panafricaine  est la décolonisation totale du continent. Ce qui est d’ailleurs à relativiser, vu les immixtions régulières et intempestives des puissances étrangères dans nos affaires intérieures. Plus de 60 ans d’indépendance, nos sociétés sont déchirées plus que jamais, la pauvreté est devenue plus endémique.

A votre avis, de quoi est dû cet échec ?

Un édifice pour qu’il puisse résister aux temps et aux intempéries, il doit avoir un fondement solide. Or, les pères fondateurs ont pris à l’époque une option consistant à bâtir l’union africaine dans son intégralité par étapes. Ce qui n’a pas marché parce qu’ils n’ont pas suivi Kwame Krumah. Celui-ci, dans son discours prononcé le 24 mai 1963 à Addis Abeba lors du sommet des 33 chefs d’Etat marquant l’acte de naissance de l’OUA,  disait «  Notre objectif c’est, dès maintenant, l’unité africaine. Il n’y a pas de temps à perdre. Nous devons maintenant nous unir ou périr. ». Et c’est là où nous sommes aujourd’hui, malheureusement. On dirait que le leader ghanéen devançait son époque puis que dans ce même discours, qui devrait être une bréviaire pour nous aujourd’hui, il affirmait que « notre indépendance économique réside dans notre Union Africaine et exige la même concentration sur les réalisations d’ordre politique. » et plus loin, il ne manquera pas d’avertir ses pairs en disant : « Si nous ne créons pas dès maintenant l’Unité africaine, nous qui siégeons ici aujourd’hui, nous serons demain les victimes et les martyrs du néo-colonialisme. ». Les faits lui donneront raison bon sang.  Pourtant, dans une vision claire et pragmatique, il a esquivé des pistes en indiquant que « Cette union, nous devons la réaliser, sans sacrifier nécessairement nos diverses souverainetés, grandes ou petites, nous avons, dès maintenant et ici même forgé une union politique fondée sur une défense commune, des affaires étrangères et une diplomatie communes, une nationalité commune, une monnaie africaine, une zone monétaire africaine et une Banque centrale africaine ».

Hélas, la plupart des chefs d’Etat présents à ce sommet pensaient à leur fauteuil de dirigent et à leurs souverainetés. Avec le principe de non-ingérence, la plupart d’entre eux ont fait de leurs micros-Etats des propriétés personnelles en instaurant des partis uniques, étouffant dans l’œuf toute émergence démocratique. Au fil du temps, l’OUA devient un syndicat de chefs d’Etat, ignorant les intérêts de la base que constitue le peuple africain. Devenue l’Union Africaine en 2002, cette triste réalité n’a pas changé.

L’actualité oblige, au Mali voisin, on vient d’enregistrer un nouveau coup d’Etat, si on peut le dire ainsi, huit mois après celui qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita, perpétré par la même junte. Quelle analyse en faites-vous ?

La situation au Mali est très inquiétante dans la mesure où le pays est en proie de conflits multidimensionnels, à la fois djihadistes, régionalistes et communautaristes depuis 10 ans. Des forces étrangères s’y battent contre le terrorisme afin de ramener la paix et la sécurité dans le pays et surtout freiner la contagion aux pays frontaliers non encore touché par le phénomène du terrorisme. Pendant ces temps, les militaires maliens qui ont essuyé des lourdes pertes face aux djihadistes se battent à Bamako sur le terrain politique alors qu’ils devraient être au front. Mais tout cela est arrivé par le fait de la mauvaise gouvernance des pouvoirs successifs dans une démocratie de façade comme c’est le cas de la plupart des Etats africains. La chute de Kadhafi orchestrée par l’Occident, la France et les Etats-Unis au premier plan, a été une aubaine pour les djihadistes et autres groupes de malfaiteurs de tout acabit qui se sont emparés de l’arsenal libyen pour semer aujourd’hui la terreur dans toute la bande sahélo-sahélienne. La Libye, en guerre tribale, est devenue un terreau des djihadistes, des contrebandiers, des trafiquants d’armes et d’êtres humains.Voilà à quoi le Mali est confronté aujourd’hui à l’instar de ses voisins, le Burkina, le Niger et même la Côte d’Ivoire.

Pour revenir à ce que vous avez appelé coup d’Etat, il n’y a rien d’étonnant dans la mesure où le président de la Transition, Bah N’daw et son premier ministre, Moctar Ouane « mis hors de leurs prérogatives » (avant leur démission collective)  par le chef de l’ex-junte, Assimi Goïta, ne sont pas issus d’un régime démocratique. C’est le Conseil national pour le salut du peuple, CNSP, dissout en janvier 2021 qui, sous la pression internationale, les a choisis, après son putsch qui a provoqué la chute du président IBK. Si le patron de cette même ex-junte, estimant que les deux ont violé la charte de la transition, les démet aujourd’hui, ce n’est pas étonnant ça. N’oubliez pas qu’il y a eu récemment au Tchad un précédent dangereux pour l’avenir de la démocratie en Afrique. Après la mort au front du Maréchal Idriss Déby Itno, son fils, le Général Mahamat Idriss Déby Itno, à la tête d’un Comité militaire de transition, a pris le pouvoir. Ipso facto, il a eu l’onction d’Emmanuel Macron. La France très présente dans la région à travers son armée qui combat le terrorisme islamique, a dû préférer « la stabilité » pour accompagner la transition militaire alors que la succession pourrait se régler par la voie constitutionnelle. L’Union Africaine n’a fait que de suivre le doigt de Macron. Et avec complaisance ! Ni le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Mahamat Faki (ancien Premier ministre d’Idriss Déby), ni le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres n’a eu un mot dur pour condamner les putschistes de Ndjamena et les sommer de rendre le pouvoir aux civils, comme cela se devait. Car, à leur entendement le Tchad fournit des contingents importants dans les autres pays victimes d’agression de Boko Haram, Daesch ou Aqmi. Donc, il faut accompagné la transition pour éviter l’implosion du pays. Ça y ait. Seulement que cette politique de deux poids deux mesures risque d’avoir des effets nocifs dans le processus démocratique à travers nos pays.

Pour revenir au cas malien, je ne pense pas que la menace des sanctions contre les militaires prônées ça et là, serait la bonne option. Maintenant qu’une mission de la CEDEAO, à sa tête Good Luck Jonathan, ancien président du Nigeria, est à Bamako, attendons de voir quelle sera l’issue des pourparlers avec les différents acteurs de la crise malienne. Quoi qu’il arrive, il ne faut pas perdre de vue qu’il faudra impérativement sauver la cohésion au sein des forces armées maliennes bien qu’elles soient beaucoup fragilisées. Toute implosion au sein de cette armée entraînera un chao général que personne ne souhaite et qui sera difficile à gérer. Parce qu’il ne faut pas oublier que la Russie est présente dans la région. Déjà, elle dispute la France en RCA et au Tchad. En partie, ce qui se passe au Mali est une guerre de positionnement stratégique entre les grandes puissances.

Pour finir que préconisez-vous pour que règne la paix en Afrique et que les Africains puissent se consacrer au développement de leur continent ?

A mon avis, d’abord, il nous faut un système démocratique fondé sur nos valeurs africaines et une gouvernance saine, dépourvue de corruption, de gabegie financière, de démagogie, du népotisme. Tout ceci n’est possible qu’avec des institutions fortes comme le disait Barack Obama « l’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts ». Nos Etats doivent investir utiles, c’est-à-dire prioriser l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie, la communication et le transport.

Les gouvernants doivent se pencher sérieusement sur la fédération continentale. Avec les micros-Etats, l’Afrique restera toujours la proie de l’Ogre que constituent les pays riches.

Propos recueillis par Alpha Ibrahima Diallo

Lire

Journée de l’Afrique : la 3ème édition de « UBA Africa Conversations » 2021 célébrée sous le thème « AFRIQUE FACE AU MONDE »

27 mai 2021 à 13 01 53 05535

Présente dans 20 pays en Afrique (et également aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France), United Bank for Africa (UBA) a toujours été à l’avant-garde de la promotion de l’unité du continent africain. C’est dans ce cadre d’ailleurs que cette banque panafricaine a lancé, en 2019 « UBA Africa Conversations », une initiative établie comme des éditions pour célébrer la journée de l’Afrique (une journée instituée le 25 mai 1963 par l’Union africaine pour célébrer chaque année les africains, le continent africain, sa croissance et ses progrès). Et, cette année, c’est à travers une conférence, placée sous le thème : « Afrique face au Monde », que UBA a commémoré cette journée de la liberté africaine. Une conférence tenue mardi dernier, 25 mai 2021, par visioconférence et à laquelle plusieurs personnalités du continent dont le président Rwandais, Paul Kagamé, ont pris part.

Chaque année (depuis 10 ans) UBA célèbre cette journée de l’Afrique à travers le continent, pour mettre en valeur notre diversité et nos collaborations qui nous permettent de grandir ensemble en tant que continent. Et, cette année, cette journée commémorative du 25 mai a été mise à profit pour échanger sur des questions pertinentes qui affectent l’Afrique et les Africains.

Plusieurs invités de marque et des panelistes, comme le Président Paul Kagamé, Dr Ngozi Okonjo-Iweala (ancienne ministre des économies de la république fédérale du Nigeria), Makhtar Diop (l’économiste sénégalais), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (Directeur Général de l’OMS) ont pris part à ce rendez-vous virtuel de partage d’expériences qui a été organisé à cet effet. Et, les débats ont essentiellement portés sur l’indépendance financière du continent noir, la formation et la prise de conscience de ses ressources humaines, le respect de la zone de libre échange continentale. L’accent a aussi été mis sur le travail des « talentueux africains » sur et en dehors du contient, visant à contribuer et à intensifier la nécessité pour les africains de pendre soin de leur continent et de créer un environnement plus sûr. L’objectif est surtout d’inciter les africains à relever les défis et saisir les opportunités offertes par les interventions locales et internationales pour façonner l’avenir de l’Afrique.

Prenant la parole à cette conférence, le président Rwandais, Paul Kagamé, a insisté sur le « respect mutuel » qui doit régir les relations entre l’Afrique et le reste du monde. L’ancien président en exercice de l’Union africaine (2018-2019) a invité la jeunesse du continent à se bouger pour se prendre en charge et sortir l’Afrique de la dépendance.

« Demandez-vous d’abord ce que vous vouliez devenir dans la vie. Beaucoup d’entre vous sont partis à l’école et ils ont leurs diplômes. Cela doit vous amener à vous défier vous-même pour pouvoir vous prendre en charge vous-même. Car les gens ne pourront vous donner que ce qu’ils ont. L’Afrique doit sortir dans cette politique de dépendance. Les autres profitent de cela pour nous traiter de tout. Or, le fait qu’on soit pauvre ne veut pas dire qu’on ne mérite pas respect et dignité… Donc, il faut que l’occident apprenne à respecter l’Afrique et les africains ; et qu’il y ait un respect mutuel. La pauvreté n’est pas notre identité en tant que continent », a martelé le président Paul Kagamé.

A noter que la journée de la liberté africaine est célébrée chaque année à travers l’Afrique et le reste du monde. Cette journée est un moment symbolique de l’histoire pour célébrer les Africains, le continent africain, sa croissance et ses progrès.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Lire

Loyer cher en Guinée : plusieurs députés veulent réglementer le secteur

27 mai 2021 à 13 01 10 05105
Des députés déposent la proposition de loi sur le bail à usage d’habitation, le 26 mai 2021

Ils en ont marre de l’anarchie qui règne dans le secteur du logement en Guinée, et ils comptent y mettre fin définitivement. C’est dans ce cadre que plusieurs députés, réunis en collectif, ont élaboré une proposition de loi visant à réglementer ce secteur. Hier, mercredi 27 mai 2021, ils ont remis le document, signé par une soixantaine de députés, au secrétaire général de l’Assemblée nationale. Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, ce jeudi matin, l’honorable Habib Baldé, porte-parole du collectif, est revenu en détail sur cette initiative.

Décryptage !

Guineematin.com : vous venez de déposer une proposition de loi sur le bail à usage d’habitation à l’Assemblée nationale. En quoi consiste cette initiative ?

Habib Baldé : cette proposition de loi consiste à réguler le secteur du logement en Guinée. Comme vous le savez, le Code civil ne traite pas des questions contractuelles entre le locataire et le bailleur. C’est pourquoi les gens vont sur internet où ils imaginent des clauses à mettre dans les contrats sur aucune base juridique légale en République de Guinée. Donc nous avons eu l’idée de chercher à réglementer ce secteur, parce que vous pouvez voir des gens qui vous demandent 3 mois d’avance, d’autres 6 mois, voire un an et plus, alors qu’il n’y a aucune base juridique. Dans tous les pays au monde, la location est réglementée.

Quand tu construis une maison, bien sûr qu’elle t’appartient. Mais, si tu veux la mettre en location, tu dois respecter les règles édictées en la matière. C’est comme un véhicule que tu achètes. Tu ne l’achètes pas pour le conduire immédiatement, parce que l’Etat te dit que pour le mettre dans la circulation, il faut l’immatriculer, il faut les règles en la matière. Puisque dans ce milieu, il n’y a pas d’anarchie. Donc il faut que dans le domaine du loyer également, on puisse mettre de l’ordre dedans. Il faut que les sachent qu’il y a des textes de lois qui existent et qu’on ne peut pas fixer les choses de façon fantaisiste. Dans la proposition de loi, nous sommes allés sur un mois d’avance et deux mois de garantie qu’on appelle dans le jargon guinéen, caution.

Guineematin.com : avant de parler de l’avance et de la caution, il y a d’abord le loyer lui-même qui est très cher. Vous pouvez voir une maison d’une chambre, un salon, une toilette interne et une cuisine, pour laquelle on vous demande de payer un loyer mensuel de 1500.000 francs guinéens. Qu’est-ce que vous avez prévu à ce niveau ?

Habib Baldé : cet aspect est pris en compte. Je vous dis que le secteur va se régler. Il suffit qu’on mette en place les textes juridiques. Vous avez la commission nationale de régulation du loyer qui va fixer le référentiel prix en fonction des zones, des secteurs et de la qualité de la maison. Donc c’est au mètre carré qu’on va fixer le prix et ça va être une loi. La manière dont nous adoptons les textes à l’Assemblée nationale, ça va être la même chose pour l’adoption du référentiel. Et chaque année, chaque citoyen peut connaître exactement l’augmentation.

L’autre chose qu’il faut retenir dans cette proposition de loi, c’est que nous avons mis des barèmes d’augmentation. C’est-à-dire que tu ne peux pas te lever un beau matin pour dire j’augmente mon loyer à partir de tel moment de tel montant. Il a été clairement dit que pour ce qui est de l’augmentation du loyer, il y a un délai à respecter. C’est seulement au bout de 3 ans que tu as la possibilité de rectifier, d’amender le loyer. Mais aussi, cet amendement ne peut pas dépasser 5% du loyer initial. Cela veut dire que si vous êtes à un million, c’est 5% de ce montant que vous pouvez augmenter. C’est pour freiner vraiment l’anarchie qui règne dans le secteur.

Guineematin.com : ce n’est pas la première fois qu’une telle proposition de loi arrive sur la table de l’Assemblée nationale. Lors de la 8ème législature, vous aviez personnellement mené une démarche similaire avec l’ancien ministre Mouctar Diallo, sans succès. Quelles sont les chances cette fois que cette proposition de loi prospère ?

Habib Baldé : d’entrée de jeu, je vous dirais que c’est la même proposition de loi, mais amendée. Donc, ce n’est pas une nouvelle proposition de loi, c’est juste de nouveaux éléments nouveaux qui sont intervenus. Et je peux vous dire que nous avons un grand espoir, parce que je sens en cette neuvième législature, un dynamisme réel. Nous avons à la tête de ce parlement, un président qui est très dynamique, très efficace, qui est engagé à faire jouer le parlement son rôle de faire voter les lois. Et pour ce vote, comme vous le savez, il y a l’initiative qui est donnée au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Donc nous voulons être des députés qui vont plus adopter des propositions de lois que des projets de loi. Donc l’espoir est très grand que cette proposition de loi puisse passer.

Guineematin.com : on sait qu’en Guinée, l’application de la loi pose véritablement problème. Si cette proposition est adoptée par l’Assemblée nationale, quelle est la garantie qu’elle sera respectée sur le terrain ?

Habib Baldé : ce n’est pas compliqué. Vous savez, ce qui complique ici l’application de la loi, c’est quand elle n’est pas à l’avantage des personnes concernées. Mais ici, c’est un problème qui touche 80% des Guinéens. Donc je peux vous dire que le citoyen lui-même va se faire appliquer la loi. Quant aux bailleurs, chacun doit enregistrer sa maison dans chaque quartier. Une fois enregistré, tu as l’obligation de respecter la loi.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

Lire

Viol et meurtre de Kadiatou Diallo à Coyah : ce que Moussa Yéro Bah demande aux autorités

27 mai 2021 à 10 10 53 05535
Moussa Yéro Bah, journaliste et présidente de l’ONG F2DG-G

« Il faut que la loi s’applique sur les auteurs des viols dans notre pays ! ». C’est la réaction de Moussa Yéro Bah, présidente de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DG-G), suite au viol suivi de mort d’une jeune fille la semaine dernière à Coyah. L’activiste des droits des femmes estime que c’est le seul moyen qui puisse permettre d’arrêter les cas de viols, devenus un véritable phénomène en Guinée. Elle a lancé cet appel dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 26 mai 2021.

Ce fut une triste fin pour Kadiatou Diallo, une jeune fille de 18 ans, élève en classe de Terminale Sciences sociales, au lycée Fily de Coyah. Dans la nuit du jeudi, 20 mai 2021, aux environs de 23 heures, des individus non identifiés ont fait irruption à son domicile, situé dans la sous-préfecture de Kouria. Ils ont enlevé la jeune fille pour l’emmener dans une maison inhabitée, où ils l’ont violée et blessée à plusieurs endroits du corps, avant de l’abandonner agonisant. Kadiatou Diallo est décédée le lendemain, à l’hôpital préfectoral de Coyah, où elle était admise pour des soins. Cette situation suscite choc et indignation chez Moussa Yéro Bah, la présidente de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DG-G).

« C’est dommage ce qui s’est passé du côté de Kouria, dans la préfecture de Coyah, où je me suis rendu avant-hier. Je suis partie voir la maison où Kadiatou a été enlevée et puis le lieu où elle a été retrouvée. J’ai échangé avec la gendarmerie et j’ai eu le rapport de l’hôpital préfectoral de Coyah. On a l’impression que c’est des gens qui connaissaient la fille qui ont commis ce crime. Parce que quand ils sont arrivés, il y a deux chambres qui sont contigües, ils ont cadenassé la porte de l’autre chambre où sa tante se trouvait avec ses enfants, avant de défoncer la porte de Kadiatou, l’enlever et la violer.

Ils ont mis du sable dans le vagin, comme si c’était un peu pour casser le saignement, ils l’ont laissée agonisant. Malheureusement, on ne pouvait plus rien faire pour elle, et cela, malgré tous les efforts fournis par les médecins. C’est encore dommage que le viol soit parti si loin qu’on veuille ôter la vie », a déclaré la journaliste. Tout en rappelant que cette situation n’est pas une première en Guinée, Moussa Yéro Bah interpelle les autorités du pays sur ce phénomène. Elle appelle au renforcement de la sécurité des citoyens et à des sanctions exemplaires contre les violeurs.

« Les autorités devraient se lever, la justice aussi parce que les activistes font ce qu’ils peuvent en sensibilisant, en disant ce qu’il faut faire en pareille circonstance, en informant les autorités de la police judiciaire, notamment l’OPROGEM et la gendarmerie. Ceux-ci interpellent souvent les auteurs même si on sait qu’il y a d’autres pesanteurs socioculturelles qui font que les dossiers n’aboutissent pas souvent.

Mais je pense que ce genre de drames sont devenus fréquents, parce que récemment, la même chose s’est passée à Télimélé, où une jeune fille a perdu la vie après avoir été violée. Alors, il faut que la loi s’applique et il faut qu’il y ait de la sécurité pour tout le monde. Parce que, que ce soit dans les endroits isolés ou bien dans les centres villes, il y a beaucoup de cas d’insécurité. C’est une question de responsabilité de l’Etat quand de tels drames se produisent, qu’on puisse mettre la main sur les auteurs », a dit l’activiste des droits des femmes.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

Lire

Viol, meurtre… des peines de 5 à 10 ans de prison contre des accusés au TPI de Labé

27 mai 2021 à 10 10 38 05385

En audience criminelle hier, mercredi 26 mai 2021, le tribunal de première instance de Labé s’est penché sur les dossiers de trois accusés (dont une fille) renvoyés par devant lui pour différentes infractions. Et, à l’issue des débats, ces accusés (Mamadou Cherif Diallo, Ibrahima Kalil Diallo et Mariama Diallo) ont été reconnus coupables respectivement des faits de viol suivi d’assassinat, attentat à la pudeur et meurtre qui pèsent à leur encontre. Le tribunal les a condamnés à des peines allant de 5 à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Tout d’abord, le tribunal s’est penché sur l’affaire ministère public contre Mamadou Cherif Diallo. Ce jeune accusé est poursuivi pour viol suivi d’assassinat, des faits pour lesquels il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 17 octobre 2020. Et, au terme des débats contradictoires à la barre, le tribunal l’a déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés. Et, pour la répression, le tribunal l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

Ensuite, le tribunal a examiné le cas de Mariama Diallo, poursuivie pour meurtre. Cette jeune accusée a été trimbalée en justice pour avoir tué un nouveau-né (son propre enfant) de moins de deux mois. Et, à l’issue des débats, elle a été déclaré coupable et condamnée à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

La troisième affaire qui était sur la table du tribunal criminel de Labé ce mercredi concernait Ibrahima Kalil Diallo, poursuivi pour attentat à la pudeur avec violence sur des fillettes âgées de 10 ans. A la barre, l’accusé a laissé entendre qu’il était dans un état d’ébriété au moment de la commission des faits à lui reprochés. Mais, son argument n’a guère convaincu le tribunal. Il a donc été déclaré coupable et condamné à 5 ans de réclusion criminelle et au paiement de 500 mille francs guinéens d’amende.  

Labé, Alpha  Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Mali : le président et le premier ministre de transition libérés

27 mai 2021 à 10 10 29 05295

Le président et le premier ministre de transition maliens, arrêtés lundi et démissionnaires selon les militaires, ont été libérés dans la nuit, a affirmé jeudi 27 mai à l’AFP un responsable militaire.

« Le premier ministre et le président de transition ont été libérés cette nuit vers 01H30 (locales et GMT). Nous avons respecté notre parole », a-t-il dit sous couvert d’anonymat. Des membres des familles ont confirmé leur libération. Les deux hommes sont rentrés chez eux à Bamako, a indiqué leur entourage, sans que les conditions de leur remise en liberté aient été précisées.

Leur libération était une des exigences de la communauté internationale face à ce qui s’apparente au deuxième coup d’Etat en neuf mois. L’homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, avait fait arrêter lundi le président Bah Ndaw, le premier ministre Moctar Ouane mais aussi le nouveau ministre de la Défense qu’ils venaient de choisir, ainsi que d’autres hautes personnalités. Le colonel Goïta les avait accusés d’avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter alors qu’il est le vice-président en charge des questions de sécurité, attribution primordiale dans un pays dans la tourmente des violences en tous genres, et notamment djihadistes.

Les militaires avaient indiqué mardi que Bah Ndaw et Moctar Ouane avaient démissionné, sans qu’on sache dans quelles conditions. Depuis leur arrestation, le président et le premier ministre de transition étaient tenus au secret au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, là où le président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu un an plus tôt, avait été conduit lui aussi par les colonels en août 2020 et poussé à annoncer sa démission.

Source : lefigaro.fr

Lire

Crise à la Féguifoot : la réponse cinglante de Dorah Koïta à Tham Camara

27 mai 2021 à 10 10 04 05045
Aboubacar Dorah Koïta, président de la Commission électorale de la FGF

Le président de la Commission électorale de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) n’a pas du tout apprécié le courrier qui lui a été adressé par le président de la Commission d’éthique de l’instance dirigeante du football guinéen. Dans ce courrier, Amadou Tham Camara demande à la Commission électorale et à la Commission électorale de recours de démissionner pour mettre fin aux « divergences paralysantes » autour du Congrès de la Féguifoot.

En réponse, Aboubacar Dorah Koïta, le président de la Commission électorale a balayé d’un revers de main les motifs invoqués par Amadou Tham Camara pour justifier sa demande. Il dénonce des « machinations » et souligne que les « actes et élucubrations » du président de la Commission d’éthique n’engagent que lui et ceux qu’il défend. « Vous n’avez ni la qualité, ni le droit, ni la compétence, de demander la démission d’un membre de quelque commission que ce soit, même celle dont vous prétendez présider », a dit Dorah Koïta.

Guineematin.com vous propose ci-dessous sa lettre réponse adressée au président de la Commission d’éthique :

Lire

Premier test grandeur nature pour le chemin de fer Santou-Dapilon

27 mai 2021 à 9 09 37 05375

Le Consortium SMB-Winning a procédé le 25 mai à un premier test grandeur nature de circulation d’un train minéralier lourd de 5.000 tonnes sur la ligne de chemin de fer allant de Santou à Dapilon. Tout au long de son trajet, le train minéralier est passé par des infrastructures modernes comme un pont de 941 mètres ou un tunnel de plus de 2,8 kilomètres.

Cette opération d’essai avant l’inauguration officielle du 16 juin est un beau succès technique pour le Consortium, qui confirme sa capacité à déployer des projets d’infrastructures de transport à grande échelle. Cette voie ferrée, la première construite depuis près de 50 ans en Guinée, sera consacré uniquement au transport de minerai dans un premier temps avant d’élargir progressivement son usage au transport de marchandises et de personnes à plus long terme.

Au-delà du renforcement du réseau guinéen d’infrastructures, le Consortium en profite pour investir dans le capital humain à travers un soutien technique et financier à l’enseignement supérieur et la formation. Ainsi, en partenariat avec le Consortium, un département d’études ferroviaires est ouvert à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry avec la volonté de former et d’employer une nouvelle génération d’ingénieurs et cadres guinéens au sein des équipes de la SMB, mais plus largement dans l’ensemble des grandes entreprises minières et d’infrastructures du pays.

Parmi les autres avantages de ce projet, la réduction des nuisances sur l’environnement et l’ouverture d’un axe de développement à travers la promotion d’un corridor agricole de croissance. Cette importance accordée au développement durable et aux bonnes relations avec les communautés est la marque de fabrique du Consortium dans la région. Ainsi, le Projet Boffa-Boké est définitivement un projet intégré tenant à combiner performances industrielles, environnementales et sociales.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

Lire

Conakry : les journalistes à l’école de l’IFES sur la résolution des conflits électoraux

27 mai 2021 à 9 09 24 05245

Hier, mercredi 26 mai 2021, la fondation américaine des systèmes électoraux (IFES) a organisé un atelier de formation pour une vingtaine de journalistes. Animé par le juriste Elhadj Moussa Diop, cet atelier a porté sur le contentieux électoral.

Selon Mountaga Sylla, le représentant résident d’IFES en Guinée, l’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des médias dans toutes ses composantes : radios, télévisions, presse en ligne et presse écrite.

Mountaga Sylla, représentant d’IFES en Guinée

« Ce renforcement des capacités s’inscrit dans le cadre de la résolution des conflits électoraux, en partenariat avec NDI et grâce au financement de l’USAID. Nous estimons que la presse joue son rôle dans la recherche du consensus et participe à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale », a expliqué cet expert électoral.

Pour Mountaga Sylla, les journalistes doivent avoir la maîtrise du contenu du processus électoral pour mieux sensibiliser et mobiliser les différents acteurs électoraux. 

« Le premier niveau, c’est la maîtrise des lois électorales en Guinée sur le volet contentieux, son impact et son efficacité. Et au 2ème niveau, maîtriser les outils de gestion des normes électorales et des conflits électoraux. La presse doit jouer un rôle d’avant-garde pour sensibiliser et mobiliser les acteurs politiques de venir autour de la table en vue d’apaiser le climat politique et électoral », a-t-il expliqué.

De son côté, Mamadou Bhoye Barry, le Chef du service monitoring à la Haute autorité de la communication a salué le choix des thèmes par l’IFES.

Mamadou Bhoye Barry, représentant de la HAC

« Ce sont des thèmes que nous avons appréciés au niveau de la HAC. Par le passé, toutes les élections ont connu des contentieux. Donc, il est important d’encourager cette initiative de l’IFES qui vise à outiller et à qualifier les journalistes dans le règlement des conflits électoraux », a indiqué M. Barry. Le représentant de la HAC a insisté sur son rôle impartial et professionnel dans le traitement de l’information électorale.

Au nom des participants, Cheick N’Doye Sadibou a salué la tenue d’un tel atelier en faveur des hommes des médias.

Cheick Ndoye Sadibou, journaliste

« Cette formation que nous suivons viendra renforcer nos capacités en matière de traitement des informations électorales et au niveau de la gestion des conflits électoraux. Ce qui exige du journaliste de respecter l’éthique et la déontologie du métier dans le traitement des informations, surtout en période électorale », a rappelé ce responsable de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (UTERLGUI).

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Construction de l’école régionale des arts et métiers à Coyah : sur les pas de la Ministre Djénab Dramé

27 mai 2021 à 8 08 17 05175

Hier, mercredi 26 mai 2021, la Ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi était de nouveau sur le terrain. À la tête d’une importante délégation, madame Djénab Dramé a visité le chantier de l’école régionale des arts et métiers de Coyah. L’objectif principal de cette mission était de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de cette infrastructure qui est d’une importance capitale pour les jeunes guinéens.

En compagnie du Secrétaire général de son Département, Michel Koivogui, de sa Conseillère à l’emploi, Mme Sanguiana Camara, du Directeur national de l’enseignement technique, Dr Baba Diané et du Directeur Général Adjoint de l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi, Hassimiou Souaré, la Ministre Djénab Dramé a fait le tour du chantier.

Cette école est bâtie sur 5 hectares dans le quartier Bentourayah. L’ERAM de Coyah est composée de 16 bâtiments dont six à niveau.

« C’est une école régionale des arts et métiers. Il y a beaucoup de filières. Il y a le génie civil, le génie électrique, le génie électronique et beaucoup d’ateliers de mécanique auto, de construction métallique, des ateliers de maçonnerie, menuiserie, charpenterie, ainsi de suite où on peut faire de la pratique », a expliqué le directeur du projet des ERAM de Coyah et Dabola, Hamidou Diallo.

Pour le représentant de la Banque islamique de développement, principal bailleur de fonds pour la réalisation de cette ERAM ainsi que celle de Dabola, dont le coût s’élève à 25 millions de dollars, c’est une satisfaction.

« Je voudrais exprimer toute ma satisfaction de la banque quant-à l’exécution physique et financière de ce projet (…). Les petites réserves que nous avons relevées pourraient être levées d’ici un mois » a déclaré Monsieur Boubacar Diallo.

Très attachée à l’application effective des directives du Président Alpha Condé, Mme la Ministre Djénab DRAMÉ n’a pas manqué de souligner le souhait du Gouvernement de procéder à l’inauguration de cette école d’ici la rentrée prochaine. Le Chef de l’État guinéen qui a à cœur les questions de jeunesse, mise sur la formation pour relever le défi de développement économique de son pays.

« Dans l’ensemble, je dirai que nous sommes satisfaits des travaux qui ont été réalisés. Nous avons trouvé un taux d’exécution des travaux de 95%, qui correspond également au taux de décaissement. Ce qui est très encourageant », a indiqué la Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle et de l’emploi.

Avec un regard très pointu, la Ministre Djénab DRAMÉ a fait quelques suggestions à l’entreprise chargée de l’exécution des travaux. Selon elle, il s’agit d’aller surtout vite et bien.

« Notre souhait, comme l’a instruit Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, que ces écoles soient ouvertes cette année pour accroître la capacité d’accueil de nos jeunes », a souligné la Cheffe du Département de l’Enseignement technique.

La remise officielle de ce « bijou » est prévue dans un mois, après la prise en compte des recommandations de la Ministre Djénab DRAMÉ.

A rappeler que la mission se poursuivra ce jeudi, 27 mai 2021, avec une série de visites dans la préfecture de Mamou.

Par le service de communication

Lire