Préparatifs à la fête de Ramadan : notre constat dans certains salons de coiffure de Conakry

11 mai 2021 à 20 08 10 05105

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée vont probablement célébrer ce mercredi où très sûrement jeudi, 13 mai 2021, l’Aïd El Fitr (ou fête de Ramadan). Et, à Conakry, l’heure est actuellement aux préparatifs pour cette journée de réjouissance qui marque la fin du mois de jeûne musulman. Beaucoup de citoyens se précipitent dans les salons de coiffures pour se tresser les cheveux ou se faire des perruques (pour les filles et femmes) et une coiffure commode (pour les jeunes garçons), a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Apparemment, après un mois de jeûne et de pénitence, chaque fidèle musulman est tenté de paraitre beau le jour de la fête dans la capitale guinéenne. Actuellement, les salons de coiffure ne désemplissent pas par endroit. Les gens font la queue pour bénéficier de l’habileté des mains de jeunes coiffeurs qui, avec une grande ingéniosité, font des coiffures adaptées et adéquates à chaque tête qui se présente devant eux.

Depuis quelques heures, la coiffeuse Patricia Lamah est débout et peine à trouver un temps de répit. Elle fait sans cesse des tresses sous le regard admiratif des clients en attente dans son salon à Kipé.

Patricia Lamah, coiffeuse Kipé Dadya

« On tresse les enfants à 30 mille et les adultes à 50 mille. Vous savez, nous ici, on fait la valorisation des cheveux crépus. On fait plus de tresses avec les cheveux naturels que les mèches. Ce sont des coiffures qui valorisent les enfants, qui valorisent leurs cheveux. Donc, la plus part des coiffures qu’on fait ici, c’est avec les cheveux naturels », a fait savoir Patricia Lamah.

De son côté, Hakim Barry refoule du monde dans son salon de coiffure à Lambanyi-marché. Il le fait malgré lui, car il est constamment débordé de clients. Il y a travaillé jusque tard hier et a été contraint de passer la nuit dans ce salon. Il admire l’engouement que les gens ont pour la coiffure, d’autant plus que cela lui donne une bouffée d’oxygène et améliore la santé financière de son salon en cette période de crise sanitaire.

Hakim Barry, coiffeur Lambanyi marché

« Ça se passe à merveille pour se rendre beau. Il y a beaucoup de monde qui est venu se faire coiffer. J’ai dormi ici et depuis 6 heures je suis là en train de coiffer les gens. Vous voyez, je suis avec mon big manger qui est en train de numéroter, tellement qu’il y a de monde. Je suis avec le 73ème au moment où nous parlons comme ça. Je suis sûr qu’on va satisfaire tout ce monde ici à l’attente. Si vous voyez qu’il y a assez de monde ici c’est grâce à la qualité de travail que nous avons. Les modes sont nombreuses et diverses, mais toujours est-il que le prix est abordable. Ici presque toutes les modes sont les mêmes par rapport aux prix, sauf si l’intéressé veut mettre du produit. C’est ce qui va augmenter un peu le prix », a indiqué Hakim Barry.

Cependant, au salon de Cécile Maomou, le constat est tout autre. Les clients ne se bousculent pas, mais elle espère qu’il y aura de l’affluence à partir de mercredi.

Cécile Maomou, coiffeuse Lambanyi

« Les gens n’ont pas commencé à venir nombreux d’abord. Vous savez que la fête c’est peut être jeudi non ? Donc, peut-être c’est demain qu’on aura beaucoup de clientes. Pour le moment, il n’y a qu’une seule personne. Ici, généralement les gens viennent avec leurs modes de coiffure. Par exemple, ce que cette cliente est en train de faire comme ça, c’est le Vani. C’est ce que beaucoup actuellement se tresser. Vous savez pour la fête de ramadan, les filles se tressent rarement avec les mèches. C’est seulement les cheveux naturels. Beaucoup font les Vanis, d’autres les perruques. On fait les Vanis à 35 mille francs, les petites tresses ça dépend : si c’est 2 paquets on fait ça à 50 milles et si ces 4 paquets on peut faire à 100 mille francs », a laissé entendre Cécile Maomou.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Conakry : ABLOGUI présente son 8ème rapport sur les promesses faites par le président Alpha Condé

11 mai 2021 à 19 07 12 05125
Alpha Diallo, président de l’ABLOGU

A la faveur d’une conférence à Conakry, l’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), a publié ce mardi, 11 mai 2021, son huitième rapport ‘’Lahidi’’, un rapport qui est le résultat d’une analyse des différents documents officiels du président Alpha Condé et de son gouvernement allant de la période 2020-2026. L’ABLOGUI a dressé un bilan de 354 promesses tirés du Programme de Gouvernance 2020-2026, de la déclaration de politique générale du Premier ministre Kassory Fofana, du discours du ‘’Gouverner autrement’’ du président Alpha Condé et des médias, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon Alpha Diallo, le président de l’ABLOGUI, Lahidi est une plateforme qui suit et évalue les engagements du président de la République et de son gouvernement, avec pour objectif de permettre aux citoyens de se doter d’un outil d’évaluation objective et impartiale des actions du chef de l’Etat sur la base des engagements pris en période électorale.

« Les analyses démontrent que les secteurs Economies-Finances, Éducation et Mines enregistrent le plus grand nombre de promesses. Par exemple, le secteur Économie-finance comptabilise à lui seul 49 engagements, soit près de 14% de l’ensemble des promesses. Par contre, le secteur du tourisme et de l’hôtellerie enregistre le plus faible nombre de promesses. Nous n’avons enregistré que seulement 2 promesses dans ce secteur. Le faible taux de promesses dans ce domaine laisse présager un manque d’attention accordé à ce secteur pour les six prochaines années », a-t-il expliqué.

Pour l’ABLOGUI, parmi les 354 promesses déjà annoncées par le président Alpha Condé et son gouvernement, 91 sont imprécises. Ce qui revient à dire que l’analyse de la plateforme Lahidi sera focalisée sur 263 promesses dans les prochaines années.

« Nous avons enregistré près d’une centaine (91 exactement) de promesses imprécises. Il s’agit des engagements formulés par le président et son Premier ministre dans des termes généralistes, vagues et flous. À cause du caractère imprécis de certains engagements, notre plateforme ne va finalement suivre et évaluer que 263 promesses. Nous avons aussi noté que certains engagements pris par Alpha Condé en 2015 ont été reconduits dans son programme de gouvernance 2020-2026 ; et, d’autres promesses faites dans l’ancien programme de gouvernance 2015-2020 ont été simplement abandonnées, » a précisé Alpha Diallo.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Attaque à main armée à Labé : un blessé par balle, une forte somme d’argent emportée

11 mai 2021 à 19 07 07 05075

Un véhicule de transport en commun a été attaqué hier, lundi 10 mai 2021, par des coupeurs de route à Dara-Labé, une localité située à 20 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Labé. Les assaillants armés ont blessé par balle le chauffeur, avant d’emporter une importante somme d’argent et des objets de valeur qu’ils ont dépouillé aux occupants du véhicule.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ce véhicule était en provenance du marché hebdomadaire de Bantiguel (dans la préfecture de Pita) lorsqu’il a été attaqué, aux environs de 18 heures, par des coupeurs de route armés de fusils. Les assaillants, au nombre de trois, ont ouvert le feu sur le véhicule. Une des balles a atteint le chauffeur du véhicule à la jambe.

« C’est aux environs de 18 heures, en quittant le marché hebdomadaire de Bantiguel, nous avons été attaqués par des présumés bandits à Dara-Labé, juste au niveau de la forêt classée des sapins. Les bandits étaient au nombre de trois sur une moto de marque TVS. Pour une première fois, ils ont tiré une première balle à ras de terre pour nous sommer de nous arrêter. J’ai voulu forcer la situation. Ensuite, ils ont tiré à nouveau sur le véhicule. Directement, j’ai garé et je suis descendu. Ils m’ont demandé de faire sortir l’argent que je détiens sur moi. Entre-temps, l’un d’entre eux à tirer et la balle m’a atteint à la jambe. J’ai sorti tout l’argent que je détenais. Par la suite, ils ont réclamé tous les téléphones portables des passagers et l’argent qu’ils détenaient. Les présumés bandits portaient des armes de guerre. Ils étaient tous encagoulés. A ce que je sache, à part les téléphones portables, ils ont récupéré des mains des passagers 100 mille francs CFA et une forte somme d’argent dont j’ignore le montant. Je suis actuellement mon traitement à l’hôpital régional de Labé », a expliqué Boubacar Dara Diallo, le chauffeur victime de cette agression.

Après le départ des assaillants, Boubacar Dara Diallo a été évacué d’urgence à l’hôpital régional de Labé. Et, de source médicale, le pronostic vital de ce chauffeur n’est pas en danger.

« Ce lundi on nous envoyé un patient qui a été blessé et on nous dit que c’est par balle. On n’a constaté qu’il avait des plaies au niveau de sa jambe gauche où nous avons fait les premiers soins et nous avons demandé par la suite une radiographie et nous attendons les résultats. Seulement son état de santé s’est beaucoup plus amélioré après les premiers traitements. Je vous assure que son pronostic vital n’est pas en danger », a précisé Dr Saïkou Bah, médecin en service à la traumatologie de l’hôpital régional de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Vers la fête de Ramadan : hausse vertigineuse des prix marché central de Boké

11 mai 2021 à 19 07 02 05025

Alors qu’on s’achemine inéluctablement vers la célébration de l’Aïd El Fitr qui marque la fin du mois de jeûne du Ramadan, les prix des habits et autres articules de parure ont subitement connu une hausse vertigineuse au marché central de Boké. Cette hausse inexpliquée et spontanée a pris de court les nombreux citoyens qui s’y rendent pour acheter des tenues de fête. Les prix varient en fonction des boutiques et une simple paire de sandales coûte plus 100 mille francs guinéens, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Boké.

Au marché central, c’est la guerre des prix. Chaque commerçant fixe son prix en fonction de la tête du client. Un pantalon pour enfant coûte entre 70 mille et 80 mille francs guinéens (au lieu de 60 mille francs guinéens il y a quelques jours). Une paire de sandales pour adolescent est vendue à plus de 100 mille francs guinéens, alors que celle destinée aux plus âgés (les jeunes) coûte jusqu’à 200 mille francs guinéens.

Egalement, le prix des bijoux (collier, bracelets…) donne des maux tête aux citoyens qui osent en demander. Une chaine brésilienne de basse qualité se négocie entre 80 mille et 100 mille francs guinéens. Et, les produits cosmétiques (crème pour la peau notamment) se vendent jusqu’à 100 mille francs guinéens la boîte.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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Préparatifs de la fête du Ramadan : un bébé meurt dans une bousculade au marché de Siguiri

11 mai 2021 à 18 06 51 05515
Mairie de la commune urbaine de Siguiri

L’engouement suscité par les préparatifs de la fête du ramadan ne reste pas sans conséquences, parfois même dramatiques, à Siguiri. Une bousculade sans précédent a eu lieu ce mardi, 11 mai 2021, au grand marché de la ville, faisant une victime. Un bébé de 5 mois est tombé au milieu d’une foule et a été piétiné jusqu’à la mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

« Comme nous sommes à la veille de la fête, le marché était bondé aujourd’hui, vendeurs et acheteurs se bousculaient partout. C’est dans cette bousculade qu’un bébé a quitté le dos de sa maman pour tomber au milieu de la foule. Et puisque les gens étaient trop pressés et qu’ils ne faisaient pas attention, ils ont marché sur le bébé jusqu’à ce qu’il a rendu l’âme. La police est venue, mais elle ne pouvait pas arrêter quelqu’un, puisque c’est un monde fou qui était là », explique Kalilou Sangaré, témoin de la scène.

A suivre !

Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Libération du journaliste Ibrahima Sadio Bah : les précisions du ministre de la Justice

11 mai 2021 à 18 06 47 05475
Ibrahima Sadio Bah, journaliste sportif

Comme annoncé précédemment, le journaliste Ibrahima Sadio Bah a recouvré sa liberté ce mardi, 11 mai 2021. L’ancien officier médias de la Fédération guinéenne de football était incarcéré depuis le 4 février dernier à la Maison centrale de Conakry, après avoir été condamné à six mois d’emprisonnement pour « diffamation, injures publiques et dénonciation calomnieuse » à l’encontre du richissime homme d’affaires Antonio Souaré.

C’est grâce aux démarches menées par les associations de presse du pays auprès du ministre de la Justice que le journaliste a été libéré. Le Garde des Sceaux justifie son implication personnelle dans ce dossier par le souci de faire respecter la loi L002, portant liberté de la presse en République. Une loi qui dépénalise les délits de presse, précisément le volet privation de liberté. Devant les responsables des associations de presse, Me Mory Doumbouya a rassuré de sa détermination à veiller au respect de cette loi que certains magistrats ont tendance à fouler au sol, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Notre position est très claire. La loi applicable aux délits de la presse, c’est la loi sur la liberté de la presse. Toutes les fois que nous serons informés de dérapages, ou de cas de mauvaise interprétation ou d’interprétation erronée de la loi, les parquets compétents seront instruits pour rétablir la légalité. Et, c’est ce qui vient d’être fait. Monsieur le procureur général près la Cour d’appel de Conakry vient de rétablir la légalité dans le dossier d’Ibrahima Sadio Bah.

Parce qu’on ne peut pas opter pour la dépénalisation des délits de presse et trouver des raccourcis où des formules de compromis pour contourner le cadre légal et trouver des incriminations erronées pour appliquer des dispositions qui ne sont pas celles qui devraient l’être en matière de répression des délits de presse. Donc c’est pour cela, nous venons d’avoir ces échanges avec les structures et associations de presse, pas pour rendre un service, mais pour rétablir la légalité.

Et, cette position n’a aucune incidence sur la procédure en cours d’instance d’appel. Les parties auront toute la latitude de poursuivre bien entendu le suivi de l’instance qui est pendante devant la Cour d’appel. C’est ça notre position. Donc on ne va pas accepter dans ce pays que les lois soient adoptées par des instances compétentes pour régler tel domaine et que dans le cadre de l’application, les choses se passent autrement. Donc il est du devoir du ministère de la justice de veiller à l’application correcte des lois, pas seulement les lois en matière de liberté de la presse, mais toutes les lois devant les cours et tribunaux », a dit le ministre de la Justice.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Guinée : le journaliste Ibrahima Sadio Bah libéré de prison

11 mai 2021 à 14 02 54 05545
Ibrahima Sadio Bah, journaliste

Après plus de trois mois de détention à la Maison centrale de Conakry, le journaliste Ibrahima Sadio Bah recouvre sa liberté. L’ancien officier médias de la Fédération guinéenne de football est sorti de prison ce mardi, 12 mai 2021. C’est grâce au plaidoyer mené par les associations de presse du pays qu’il a été libéré, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ibrahima Sadio Bah n’aura pas à purger la totalité de la peine qui lui a été infligée le 4 février 2021 par Alphonse Charles Wright du tribunal de première instance de Dixinn. Ce dernier avait reconnu le journaliste coupable de diffamation, injures publiques, et dénonciation calomnieuse à l’encontre du président de la Fédération guinéenne de football, Mamadou Antonio Souaré. Des faits pour lesquels il a condamné le journaliste à six mois d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 500 000 francs.

Choquées par cette peine, jugée injuste, les organisations professionnelles de médias ont mené des démarches, notamment auprès du ministère de la Justice. Et ces démarches ont abouti à la libération de Sadio, trois mois et une semaine après sa condamnation. A sa sortie de prison, le journaliste a exprimé sa joie et sa reconnaissance à l’endroit de ceux qui ont contribué à sa libération. « Je rends grâce à Dieu pour m’avoir offert cette journée de libération après beaucoup de mois de bataille judiciaire. Je profite de l’occasion pour remercier tous les confrères, tous ceux qui ont œuvré pour tirer la sonnette d’alarme afin d’obtenir le grand jour qui celui d’aujourd’hui.

Je remercie mes avocats qui, contre vents et marées, ont guerroyé, ils se sont battus, ils ont œuvré en fonction du droit pour ne pas que je vienne en prison, mais je suis venu en prison. Et cela n’a pas empêché mon conseil, dirigé par Me Salifou Béavogui et Me Lazare Gbillimou, de continuer à œuvrer. Je remercie toutes les associations de presse. Ce qui est fait aujourd’hui, pour moi, c’est mémorable. Voir les associations de presse mobilisées avec les journalistes pour venir devant la Maison centrale de Conakry pour qu’on vive ensemble ma libération, vraiment c’est une grandeur. Je remercie tout le monde », a déclaré Ibrahima Sadio Bah.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Conakry : le marché de Madina bondé à la veille de la fête du Ramadan

11 mai 2021 à 14 02 37 05375

L’engouement est de taille au marché de Madina (Conakry) à la veille de la fête marquant la fin du Ramadan. Le plus grand marché du pays est bondé de personnes qui viennent faire des achats. Mais malgré tout, certains vendeurs se plaignent de la rareté des clients, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Hier, lundi 10 mai 2021, une atmosphère toute particulière régnait au marché de Madina. Se déplacer à l’intérieur du marché relève d’un véritable parcours du combattant. Car les lieux sont envahis par une foule compacte que les policiers déployés à l’entrée du marché, appuyés par les gardes communales de Dixinn et d’autres jeunes volontaires, peinent à gérer. Tout ce beau monde est venu faire des achats en prélude à la fête du Ramadan.

Mamadou Diallo, vendeur à Madina

Une aubaine pour Mamadou Diallo, vendeur de vêtements et de chaussures dans ce marché. « Je dis Dieu merci, parce ça marche un peu chez moi. Je gagne la dépense de ma famille, la Zakat fitr et l’habillement pour les enfants. Je vends les complets Macky Sall entre 150 000 francs et 300 000 francs, les chaussures entre 25 000 francs et 200 000 francs, selon la qualité. Les gens se plaignent de la cherté des prix, mais je gagne quand même des clients petit à petit, grâce à Dieu », a-t-il confié.

Mais, malgré ce grand engouement, certains commerçants restent toujours sur leur faim. C’est le cas de Kadiatou Diallo, vendeuse de vêtements pour adultes dans ce marché. Elle indique que parmi les nombreux clients qui viennent, seulement quelques-uns font des achats.

« Il y a effectivement de l’engouement. Comme vous pouvez le constater, les gens viennent en grand nombre. Mais nous aurions voulu que les choses aillent mieux au niveau de la vente. Parce que même si les gens viennent massivement demander les prix, il n’y a que quelques-uns qui achètent. D’autres regardent beaucoup les vêtements mais ils disent que c’est cher et qu’ils ne peuvent pas acheter pour eux et pour leurs enfants. Donc ils décident finalement de nous laisser pour aller acheter les habits de leurs enfants. Sur 10 à 20 personnes qui viennent demander les prix, vous ne pouvez pas avoir plus de 3 qui achètent nos marchandises », a-t-elle confié.

Kadiatou Doumbouya, vendeuse à Madina

Même son de cloche chez Kadiatou Doumbouya, vendeuse d’habits et de chaussures pour enfants. Elle se plaint aussi de la rareté des acheteurs. « Il y a beaucoup d’engouement actuellement, mais les habits coûtent tellement chers que beaucoup ne font que demander sans acheter. Ils sont très rares ceux qui achètent. Sur 10 personnes qui viennent demander, c’est 3 ou 4 seulement qui achètent.

Les autres disent qu’ils veulent acheter mais il se trouve qu’ils n’ont pas suffisamment d’argent. C’est vrai que les habits sont chers : le complet en pantalon ou en culotte se vend entre 160 000 francs et 180 000 francs. Mais cette augmentation ne dépend pas de nous. Nous aussi, on achète les habits à des prix élevés et les frais de transport aussi coûtent cher », a dit cette commerçante.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Fête de ramadan : les ateliers de couture débordent de clients à Conakry

11 mai 2021 à 14 02 29 05295

Alors qu’on s’achemine vers la fin du Ramadan (mois de jeûne musulman), des citoyens, à la recherche d’une tenue de fête pour célébrer l’Aïd El Fitr (la fête de Ramadan), envahissent les ateliers de coutures du Km36 (dans la préfecture de Coyah). Et, les tailleurs, pour honorer leurs engagements et satisfaire le maximum de clients, travaillent jour et nuit. Certains, tellement débordés de travail, rejettent les derniers clients pour sûrement éviter les embrouilles le jour de la fête, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans les ateliers, le bruit des machines à coudre vous interpellent de loin. Et partout, sur le sol et les tables, des morceaux de tissu y sont posés. On y travaille à temps plein pour respecter les délais contractuels donnés aux clients. Maitre Ibrahima Camara est agréablement surpris de l’affluence qu’il enregistre cette année dans son atelier.

Ibrahima Camara, maître tailleur au km36

« Depuis que j’ai commencé ce métier en 1994 jusqu’à nos jours, je n’ai jamais eu autant de clients que cette année. Pour preuve, depuis le 9ème jour du Ramadan j’ai commencé à refouler du monde. Donc, nous sommes là nuit et jour pour satisfaire les clients. J’ai une quarantaine d’apprentis repartie en deux groupes. Le premier groupe travaille pendant toute la journée et le second prend la relève la nuit jusqu’au matin. Chaque jour il y’en a qui viennent prendre leurs habits. Mais, il y a encore beaucoup à faire. Pour le moment je ne peux pas dire exactement si je vais finir le tout d’ici la fête ; mais, je me bats par tous les moyens pour satisfaire tous mes clients. Parce que quand tu mens à la plus part de tes clients, ils ne viendront plus vers toi. Depuis le début du ramadan jusqu’à présent je ne me suis pas disputé avec quelqu’un. Je continue à me battre pour que ceux qui n’auront pas leur compte soient peu. Il y en a certains (des clients) aussi qui viennent à la dernière minute t’imposer leurs habits. Même si tu les rejette ils vont insister, parce qu’ils ont confiance en la qualité de ton travail. D’où la cause des surcharges », a indiqué maitre Ibrahima Camara, qui s’active encore derrière sa machine.

De son côté, maitresse Fatoumata Biaye est aussi envahit de demandes. Ça lui fait certes assez de boulots, mais elle n’a pas l’air de s’en plaindre.

Fatoumata Biaye, couturière au marché du km36

« Pour dire vrai, il y a de l’affluence cette année. Nous travaillons à plein temps, parce qu’on a beaucoup d’habits. Nous avons deux équipe qui s’alterne nuit et jour pour pouvoir coudre l’essentiel des habits. Jusqu’à présent les clients ne font que venir. Mais, tous ceux qui envoient maintenant avec des modèles compliqués sont rejetés. À date, nous ne prenons que ceux qui veulent les modèles simples. Quand même nous comptons libérer tous ceux qui sont venus tôt ici avant le jour de la fête », a-t-elle confié.

Pour sa part, Bafodé Soumah a 20 complets chez son tailleur qu’il appelle affectueusement maitre Ibro. Et, il est venu s’enquérir de l’avancement de son travail.

Bafodé Soumah, client

« Il y a beaucoup de tailleurs qui se trouvent là où je suis à Sanoyah. Si vous me voyez fuir tous ceux-ci c’est justement par rapport à la qualité du travail. Vous savez, quelque soit ta compétence, il faut aussi être droit et honnête pour que les gens vous fassent confiance. Il faut surtout respecter ta parole envers la clientèle. Lui, quelque soit la situation, il te dit la vérité par rapport à ce qu’il peut faire ou pas. Ce n’est pas l’argent qui l’intéresse en premier, contrairement à beaucoup d’autres tailleurs. J’ai une vingtaine de complets à coudre avec lui comme ça. Moi, à mon tour, je vais aller vendre dans le quartier, dans les écoles et autres lieux publics. Présentement, sur les 20 complets, il ne lui reste que 3 complets à coudre. Je pense qu’il va aussi respecter son engagement comme il l’a toujours fait », se montre-t-il rassuré.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Damakania (Kindia) : Un domaine agricole d’Elhadj Ousmane Baldé (Sans loi) transformé en mine de Diamant

11 mai 2021 à 14 02 21 05215

Situé à Falibagan, un secteur du district de Samoréyah, dans la commune rurale de Damakania, le bas-fond de Watia est un domaine très propice à l’agriculture. Il appartient depuis 1991 à l’opérateur économique guinéen, Elhadj Ousmane Baldé dit ‘’Sans loi’’, qui l’aurait racheté des mains d’un libanais du nom de Seydou Watia. Mais, depuis quelques, ce bas-fond est pressenti comme étant un domaine diamantifère. Et, l’Etat guinéen et des riches exploitants de diamants se donnent actuellement des coups de coude pour faire main basse sur ce terrain, au détriment du propriétaire.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le bas-fond de Watia se trouve sur un domaine de 102 hectares. Mais, sous le regard impuissant du propriétaire des lieux, Elhadj Ousmane Baldé (logé ces derniers temps à la mauvaise enseigne par le régime Alpha Condé), des individus se partage ce bas-fond comme un gâteau. Apparemment, il suffit juste de payer 200 mille francs guinéens à des cadres véreux de l’administration de Kindia pour avoir un lopin de terre sur ce domaine en phase d’être transformé en carrière d’exploitation de diamants.

Aboubacar Camara, président du district de Samoroya

« Des gens sont venus nous expliquer qu’ils veulent creuser de diamants. Nous leur avons dit qu’on ne connait pas, parce que ce lieu appartient à Sans loi d’abord. La gestion est même assurée par un gardien qu’il a recruté. Par la suite, nous sommes allés voir le maire de Damakania qui nous a dit que le domaine est saisi par l’Etat. Par après, les diamantaires sont venus nous informer qu’ils veulent creuser les diamants là-bas, qu’ils ne sont pas venus pour retirer le domaine. S’il y a diamants ils vont exploiter et s’ils ne trouvent rien ils vont refermer les trous et remettre le domaine aux autorités. Dès qu’ils ont commencé à creuser, je suis allé encore à Damakania voir le maire. Sur le coup, monsieur le préfet a envoyé une mission pour savoir ce qui se passe chez nous. Automatiquement nous nous sommes rendus sur les lieux, on a fait arrêter les travaux. On a dit d’attendre d’abord jusqu’à ce qu’on ait l’accord des autorités. Mais, ils continuent de travailler… Au départ, le domaine là appartenait aux habitants de Samoréyah. L’Etat l’avait retiré et donner aux blancs. Dès qu’ils (les blancs) sont partis, on a dit que le domaine nous revient. Par après, ils ont encore donné à un Libanais du nom de Maurice. Ce dernier est parti et y a laissé son fils Seydou Watia. C’est lui même qui a vendu à sans loi. Par après, toute la population s’est levée en disant non, nous voulons avoir notre domaine. On a tout fait, impossible. Mais, ce dernier temps, on a appris que l’Etat a récupéré le domaine. Ils sont venus creuser le diamant. Comme c’est une zone qui se trouve ici, ils sont venus informer la population de Samoréyah. Ce que nous demandons, c’est de faire bénéficier notre population partout ou il y aura un intérêt. Mais, on ne peut pas donner l’ordre si les autorités n’ont pas accepté. Je précise que ce bas-fond fait partie du domaine que l’Etat a octroyé à l’université de Kindia pour la construction d’une université régionale », a expliqué Aboubacar Camara, le président de district de Samoréyah.

A la commune rurale de Damakania, on apprend que ce bas-fond est un « domaine du contentieux Franco-Guinéen » que l’Etat guinéen a fini par mettre dans son portefeuille. Et, à en croire Arafan Yagouba Camara, le maire de la commune rurale de Damakania, aucune personne n’est autorisée à travailler dans ce bas-fond.

Arafan Yakhouba Camara, maire de Damakania

« Je suis informé de la situation. Mais je leur ai que les travaux ne peuvent pas s’effectuer si les autorités ne sont pas informées. Parce que c’est un domaine du contentieux Franco-Guinéen, donc qui appartient à l’Etat. Nous avons déjà reçu un papier pour ça. Alors, s’il s’agit de travail partout où besoin sera il faut qu’on informe les autorités. J’ai déjà envoyé un courrier à ce sujet pour informer le préfet. Sur ce, le préfet a déployé une équipe sur le terrain pour échanger avec les diamantaires afin d’arrêter les travaux. C’est ce que je connais dans cette affaire », a déclaré le maire Arafan Yagouba Camara.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : ( 00224) 628516796

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Guinée : les huissiers de justice et les avocats suspendent leur grève

11 mai 2021 à 14 02 03 05035
Me Sory Daouda Camara, président des huissiers et Me Djibril Kouyaté, bâtonnier de l’ordre des avocats

C’est la fin de la crise qui paralysait l’appareil judiciaire guinéen depuis un mois environ. Ce mardi, 11 mai 2021, les huissiers de justice et les avocats ont décidé de suspendre leur débrayage, qui visait à protester contre la non-exécution des décisions de justice. Ils ont annoncé cette décision à l’issue d’une assemblée générale tenue à la Cour d’appel de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Les revendications des grévistes ne sont pas encore satisfaites, mais l’évolution des négociations engagées avec le ministère de la Justice augurent une issue favorable à leur mouvement de protestation. C’est pourquoi, les huissiers de justice et les avocats ont décidé de reprendre le travail, en attendant la fin des travaux du comité technique mise en place pour plancher sur les propositions de sortie de crise.

Me Sory Daouda Camara président de la chambre de huissiers de justice de Guinée

C’est Me Sory Daouda Camara, le président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, qui a annoncé cette décision, au sortir d’une assemblée générale des huissiers et des avocats tenue à la Cour d’appel de Conakry. « Nous avons décidé de suspendre momentanément le mot d’ordre débrayage d’un côté, et de boycott de l’autre, jusqu’à ce que le comité d’experts finisse les travaux. Donc dès à présent, les deux professions reprendront les activités jusqu’à ce que le délai imparti au comité d’experts arrive à terme », a dit l’huissier de justice.

A rappeler que c’est le 12 avril 2021 que la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée a déclenché une grève générale et illimitée pour protester contre le fait que ses membres ne parviennent pas à exécuter certaines décisions de justice. Une situation due au refus du procureur général de délivrer des réquisitions permettant à ces auxiliaires de justice de se faire accompagner par les forces de sécurité pour aller faire leur travail.

Quelques jours plus tard, le barreau de Guinée a décidé d’arrêter toutes les activités des avocats pour accompagner les huissiers de justice dans leur démarche. Une nouvelle rencontre est prévue lundi prochain entre les grévistes et le ministère de la Justice pour tenter de trouver une solution à cette crise.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527/664413227

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Guinée : un collectif d’ONG présente une note politique sur la gouvernance foncière

11 mai 2021 à 13 01 58 05585
Collectif des organisations de la société civile pour la défense des droits des communautés -COD-DC

En Guinée, la législation foncière et le processus de réformes successives ont montré leurs limites face à la multiplication des grands projets d’exploitation des terres et des ressources naturelles en milieu rural. Face à cette situation, le gouvernement a lancé récemment de nouvelles réformes de sa gouvernance foncière qui portent sur la révision du code foncier domanial, l’élaboration d’une feuille de route pour une politique foncière rurale ainsi qu’un projet de loi d’orientation agricole et l’organisation prochaine des états généraux sur le foncier (EGF).

Pour appuyer l’Etat dans cette dynamique, le collectif des organisations de la société civile pour la défense des droits des communautés -COD-DC a procédé ce lundi 10 mai 2021, au lancement d’une note politique sur la gouvernance foncière, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters. Cette note fait le diagnostic et montre les défis à relever ainsi que des perspectives élaborées par le collectif des organisations de la société civile pour la défense des droits des communautés. Elle sera mise à la disposition de certains départements ministériels, notamment ceux de la ville et de l’aménagement du territoire, de l’administration du territoire et de la décentralisation, de l’hydraulique et de l’assainissement, de l’agriculture et de l’élevage.

Amadou Bah, coordinateur du collectif des organisations de la société civile pour la défense des droits des communautés

Selon Amadou Bah, le coordinateur du collectif, il s’agit d’un vaste plaidoyer pour l’adoption d’un référentiel national pour l’indemnisation et la compensation des personnes physiques impactées par les grands projets. « L’élaboration de la note politique sur la gouvernance foncière découle d’un constat qui montre qu’il y a un déficit en matière de compensation, en matière d’indemnisation et de réinstallation des populations impactées par les projets de développement. Elle note également un déficit de compréhension, de mécanisme de gestion de la gouvernance foncière en Guinée à travers un cadre juridique réglementaire qu’on peut juger caduque.

Parce que le code domanial et foncier date de 1992. Aujourd’hui, ce code ne répond pas aux normes et pratiques internationales en la matière et il n’est pas en conformité avec l’évolution de la société guinéenne. Des réformes institutionnelles doivent également être prises pour faire en sorte que la gouvernance foncière soit en conformité avec les aspirations de la population et qu’il y ait moins de problèmes », a dit l’activiste de la société civile, tout en rappelant que la Guinée est aujourd’hui très convoitée par les firmes internationales tant sur le secteur minier que ceux agricole et hydraulique.

En termes de défis à relever, le chargé des questions de gouvernance naturelle au niveau de l’ONG Les Mêmes Droits Pour Tous, Me Alpha Mariam Diallo, a noté l’existence d’une faible reconnaissance des droits fonciers légitimes, un cadre institutionnel problématique, des mécanismes de résolution des litiges inadaptés, une insécurité foncière croissante, une pression constante sur les terres et un faible accès des femmes au droit de propriété foncière en milieu rural.

Me Alpha Mariam Diallo, chargé des questions de gouvernance naturelle au niveau de l’ONG les Mêmes Droits Pour Tous

« La réalisation de ces défis ne saurait être de la responsabilité exclusive des instances étatiques. Elle appelle au concours de l’ensemble des acteurs du secteur, comme les organisations de la société civile, les élus locaux, les autorités coutumières et les partenaires techniques et financiers. Tous ces acteurs devraient jouer leur rôle sur la chaîne des actions à entreprendre à travers l’information, la sensibilisation, l’inclusion, la formation, la facilitation du dialogue et l’accompagnement technique », souligne l’avocat.

Aboubacar Demba Touré, responsable juridique de l’ONG Accord Guinée

De son côté, Aboubacar Demba Touré, responsable juridique de l’ONG Accord Guinée, a soulevé d’énormes contradictions entre certains articles qui régissent le code foncier en République de Guinée. « Il y a des fameux articles qui sont des boîtes à pandore pour la question foncière en Guinée. Il s’agit des articles 108 et 109 du code foncier qui traitent des sanctions contre toute personne qui porterait atteinte à l’intégrité physique ou matérielle des domaines publics. On dit que la personne est punie d’une amende allant de 10.000 à 100.000 francs.

Tout conservateur foncier qui violerait le code foncier et domanial est puni d’une amende allant de 1.000 à 10.000 francs. C’est une manière d’encourager les gens à aller vers le bradage des terres. Il faudrait donc que ces sanctions soient réévaluées. Les autres articles qui posent problèmes dans le code foncier sont : l’article 4 sur le plan foncier, l’article 39 sur la qualité de propriétaire et l’article 54 sur les expropriations pour des causes publiques », a indiqué M. Touré.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Fête de Ramadan : le Consortium SMB-Winning fait don de 197 bœufs aux populations de 266 villages de Boké et Télimélé

11 mai 2021 à 13 01 50 05505

Le consortium SMB-WINNING poursuit ses œuvres de charité en faveur des populations guinéennes. En prélude à la célébration de la fête de l’Aïd-El Fitr ou la fête du mois de Ramadan, la Direction Générale (DG) dudit Consortium à travers son Commandant Général, fidèle à sa tradition a procédé ce lundi, 10 mai 2021 dans le district de Kaboye, sous-préfecture de Tanènè dans la préfecture de Boké, à la distribution de 197 têtes de bœufs aux communautés de 266 villages pour une enveloppe financière de 800 millions de francs guinéens.

Ce 6ème don des bœufs du Consortium SMB-Wining, selon le responsable du département des relations communautaires du Consortium, N’Famara Kourouma, vise à alléger le fardeau des fidèles musulmans pendant la fête du mois saint de Ramadan qui pointe à l’horizon.

«Commune urbaine, communes rurales de Dabiss, Tanènè, Kolaboui, Kamsar, Malapouya dans la préfecture de Boké et Kawéssy, Daramagnaki et Missira dans la préfecture de Télimélé.» sont entre autres localités bénéficiaires de cette action de charité du Consortium.

La cérémonie a mobilisé outre, les responsables de la Coordination de la SMB Wining-Consortium, du Département des Relations communautaires et toute l’équipe ainsi que le Conseiller militaire et quelques agents du Détachement militaire.

A la cérémonie, le responsable des relations communautaires du Consortium a prodigué d’utiles conseils aux ayants droits avant de les rassurer que son institution attache du prix au respect à la consolidation de la paix et l’entente entre les communautés riveraines et les employés de la SMB.

Il a, par ailleurs, invité les jeunes des zones de production et ceux du chenal à l’utilisation des recours légaux pour réclamer leurs droits ceci, pour garantir la paix dans les zones minières.

Pour le Coordinateur adjoint du département des relations communautaires du Consortium, M. ZHANG, «Cette autre donation prouve à suffisance que le Consortium SMB-Wining est très attaché au développement des collectivités locales de Boké, au respect de la Religion musulmane et à l’ensemble des valeurs culturelles de la Guinée.»

C’est pourquoi, il a exhorté la jeunesse des communautés bénéficiaires à cultiver la paix et promouvoir les relations, les liens de coopération, la cohabitation pacifique. Une manière de vaincre le chômage et la pauvreté dans la zone économique spéciale de la République de Guinée.

Outre ce geste, le consortium SMB-WINNING est très proche des communautés riveraines de son projet, à travers de nombreuses actions de développement. Notamment la fourniture des lampes solaires, le reprofilage des routes communautaires, construction et équipements des écoles, reboisement des sites de bauxites exploitées, l’emploi des jeunes et plusieurs autres actions humanitaires. C’est pourquoi visiblement réconforté, le président du district de N’yamayara (Dabiss), Sakamissa Camara a exprimé la reconnaissance de ses paires à l’endroit du Consortium qui, selon lui, n’est pas à son premier geste quant à l’allègement du panier de la ménagère pour les villageois en des moments difficiles.

Il a sollicité auprès du Consortium, la multiplication des actions encours comme les forages pour aider sa communauté fortement impactée par l’exploitation minière, à accéder à l’eau potable.

Interrogé, Samba Sanè, du district de Katougouma (CR Tanènè) s’est également réjoui de cette action humanitaire avant de s’engager à protéger les intérêts de l’entreprise donatrice qui, selon lui, s’est toujours investie au développement de Boké en particulier et de la Guinée en général.

A travers l’exploitation des mines, le Consortium SMB Winning développe des projets durables auprès des communautés.

Transmis par le Consortium SMB-Winning

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Page noire : Mohamed Diallo, administrateur adjoint du groupe Lynx-Lance, est mort !

11 mai 2021 à 13 01 41 05415

La presse guinéenne vient d’être endeuillée par la mort de l’administrateur général adjoint du groupe Lynx/Lance. Le jeune Mohamed Diallo (fils d’Elhadj Diallo Souleymane, le Fondateur du groupe) est décédé à l’aube de ce mardi, 11 mai 2021, à Conakry, des suites d’une crise cardiaque.

Selon des proches du défunt, interrogés par un journaliste de Guineematin.com, Mohamed Diallo a travaillé toute la journée d’hier à son bureau. C’est la nuit qu’il a fait un malaise et a été transporté d’urgence à l’hôpital sino-guinéen de Conakry, où il a rendu l’âme aux environs de 4 heures du matin.

C’est en 2015 que Mohamed Diallo a été rappelé par son père, Diallo Souleymane, pour l’assister dans la gestion de son entreprise de presse. Depuis, le jeune travaillait dans la boîte dans la plus grande discrétion. Il laisse derrière lui une veuve et deux enfants dont une fille et un garçon.

La rédaction de Guineematin.com présente ses sincères condoléances à sa famille biologique ainsi qu’à l’ensemble de la presse guinéenne.

Paix à son âme.

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Journée de l’Europe 2021 – Déclaration de la Délégation de l’UE en Guinée

11 mai 2021 à 13 01 31 05315

Conakry, 9 mai 2021 – Le 9 mai 2020, mes collègues des États membres en Guinée (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie) et moi-même, lancions un vibrant appel à la solidarité et à la compassion à l’endroit des peuples guinéen et européen au plus fort de la pandémie de Covid-19. Je formulais personnellement le vœu pour une célébration normale de la Fête de l’Europe en 2021 comme nous le faisons ici depuis plusieurs années.

Hélas, pour la deuxième année consécutive, la Fête de l’Europe sera célébrée dans un contexte de pandémie où la Covid-19 continue d’ôter des vies, de distendre les liens sociaux et de malmener les économies de nos pays.
Si nous ne pouvons pas nous réunir autour d’un verre ou être assis côte à côte dans une salle de cinéma pour fêter l’Europe comme il se doit, notre espoir pour une telle perspective se renforce grâce, entre autres, à l’arrivée des vaccins. Nous connaissons également mieux le virus, ses modes de transmission et savons mieux nous protéger.

Face à cette crise sans précédent, l’Europe, loin de fléchir et de se recroqueviller sur elle-même, a fait preuve d’une incroyable résilience et d’unité pour combattre le virus et offrir sa solidarité aux peuples du monde. Elle a décidé d’agir en équipe en créant la #TeamEurope pour soutenir les pays partenaires dans la lutte contre la pandémie et ses conséquences.

Le montant de l’investissement atteint près de 36 milliards d’euros pour le monde entier dont 45 millions (530 milliards GNF) mobilisés à ce jour en faveur de la Guinée pour appuyer la riposte.

Cette avancée « main dans la main », c’est l’ambitieux projet de paix, d’union, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité lancé le 9 mai 1957 par Robert Schuman qui est à l’œuvre. C’est un projet remarquable, vivant qui poursuit sa construction 64 ans après son lancement.

L’Europe est devenue plus que jamais indispensable dans un monde complexe. Elle agit donc sans attendre en s’appuyant sur sa colonne vertébrale : l’union.

Nous restons soudés pour offrir à nos citoyens les emplois, la santé et la sécurité dont ils ont besoin pour vivre heureux.

Nous restons unis pour travailler avec nos partenaires en investissant davantage dans la coopération au développement, dans les énergies propres et en protégeant notre planète terre.
Nous réaffirmons haut et fort notre profond attachement à la démocratie, à l’Etat de droit et à la défense des droits de l’homme, ce sont des valeurs fondatrices de notre Union.

Nous sommes convaincus que l’intégration régionale, la vraie, passe par le respect des règles et principes auxquels les parties ont librement consentis. Les décisions de nos organisations et nos États doivent refléter les aspirations de nos citoyens. C’est à cela que travaille l’Europe des Peuples.

Il y a soixante-huit ans, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, proposait de créer une autorité conjointe pour superviser la production française et allemande de charbon et d’acier. Il lançait ainsi un projet ambitieux et remarquable qui a infléchi le cours de l’histoire européenne et redéfini la place de l’Europe dans le monde.
Ce projet, un projet de paix, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité, est loin d’être arrivé à sa fin.

Dans le monde actuel, l’Union européenne est plus indispensable que jamais.
Elle est indispensable pour nos citoyens, qui ont besoin de croissance économique, d’emplois, de sécurité, de perspectives et de droits.

Et nos citoyens savent très bien que, dans un contexte mondialisé, nous ne pouvons obtenir des résultats que si nous sommes soudés comme l’est l’Union européenne.

Il en va de même pour nos partenaires – tous ceux qui veulent travailler dans un esprit de coopération pour renforcer le multilatéralisme, la paix, le développement durable, un commerce libre et équitable, les droits de l’homme et la démocratie. Unis, nous sommes à vos côtés.

Nous sommes à vos côtés pour la sécurité et la paix, dans notre voisinage et au-delà. Nous investissons énormément dans nos capacités en matière de sécurité, pour la défense de notre Union mais aussi pour prévenir les conflits et promouvoir la paix dans le monde.

Nous sommes à vos côtés pour le développement et la croissance durables. Nous investissons toujours plus, partout dans le monde, en matière de coopération au développement, d’énergie propre et d’atténuation du changement climatique, de recherche et d’éducation, et dans nombre d’autres domaines.

L’Union européenne est un projet vivant, qui s’adapte et relève de nouveaux défis à chaque année qui passe. Nous sommes bien décidés à ce que notre projet continue d’être une force positive dans le monde, et nous aspirons à œuvrer en ce sens avec tous nos partenaires.

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N’Zérékoré : les travaux de reconstruction de l’Eglise Protestante Évangélique lancés

11 mai 2021 à 10 10 03 05035

Les travaux de reconstruction de l’église protestante évangélique de N’Zérékoré ont été lancés samedi dernier, 08 mai 2021, à l’enceinte de la cour de Dorota à l’absence des autorités locales qui ont boudé la cérémonie. C’est le Révérend Jean Pierre Djaran Guilavogui, représentant du Comité exécutif national de l’Eglise Protestante Evangélique de Guinée qui a présidé la cérémonie devant le patriarche Goïkoya Lambert Zogbélémou, du président de l’union Kpèlè, Pépé Aimé Kolié, du curé de la cathédrale de NZerekore, des présidents des comités préfectoraux de l’église protestante évangélique de N’Zérékoré ainsi que des fidèles chrétiens, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la région forestière.

L’Eglise Protestante Evangélique de Dorota, dans la commune urbaine de N’Zérékoré, a été incendiés par deux fois (en 2013 et 2020) lors de conflits à relent ethniques. Et, la présente cérémonie de lancement des travaux de sa reconstruction a regroupé l’ensemble des communautés chrétiennes de N’Zérékoré. L’occasion a d’ailleurs été mise à profit par le président du comité préfectoral de l’église protestante évangélique de N’Zérékoré pour rappeler la mission de l’église protestante évangélique dans la préservation de la paix dans le pays.

Révérend Emmanuel Grovogui, président de l’église protestante de N’Zérékoré

« C’est le lieu et le moment de vous souligner que la mission essentielle de l’Eglise Protestante Evangélique de Guinée (EPEG) est bien d’accompagner le gouvernement dans la culture et la préservation de la paix en Guinée en général et à N’Zérékoré en particulier. Car, la paix est le gage du développement durable de notre cher pays. Mais, malgré cette noble mission de l’église, elle a toujours été le théâtre de beaucoup de vandalismes lors des conflits ethniques de juin et juillet 2013 et du double scrutin référendaire et législatif du 22 Mars 2020. De même, l’Eglise Protestante Evangélique du Centre, située au près du terrain du 3 Avril, considérée comme première église évangélique de N°Zérékoré, a été complètement pillée avec son contenu dans ces conflits. Mais, par le concours des chrétiens et de toutes les personnes de bonne volonté, cette église est de nos jours à plus de 50% de reconstruction. Néanmoins, nous restons toujours engagés à accompagner le gouvernement dans tous ses projets de développement de notre pays », a promis le révérend Emmanuel Grovogui.

De son côté, le représentant du comité exécutif national de l’église protestante évangélique de Guinée, le révérend Jean Pierre Djaran Guilavogui et parrain de la préfecture de N’Zérékoré, s’est réjouit de la mobilisation autour de cette église de Dorota.

Révérend Jean Pierre Djaran Guilavogui, représentant du comité exécutif national de l’église protestante évangélique de Guinée

« Je suis là à l’occasion du lancement de la reconstruction du temple de Dieu à Dorota ici. Et, je suis vraiment content de voir cette mobilisation et en se référent même au texte qui a été enseigné par rapport à ecclésial verset 29: 1; 19 qui voit l’image que le roi David donne pour la construction du temple à Jérusalem. Et nous venons à N’Zérékoré pour relancer le même message que les hommes, femmes et jeunes que tout le monde soit mobilisé pour bâtir la maison de Dieu. Cette église, c’est la deuxième fois qu’elle a été victime des agressions. Nous voulons que le seigneur intervienne afin que toutes les personnes malintentionnées qui s’attaquent aux édifices publics soient conseiller et soient vraiment mis à leur place, afin que cela ne se reproduise plus. C’est pour cela que nous voulons, à partir de ce lancement des travaux de reconstruction, que cette église soit vraiment une église qui va ramener la paix à N’Zérékoré et amener les guinéennes et guinéens à se comprendre sur l’unité, sur la concordance et sur la paix », a souhaité le révérend Jean Pierre Djaran Guilavogui.

Pour sa part, le patriarche de N’Zérékoré, Goïkoya Lambert Zogbélémou, s’est réjoui de la tenue de la présente cérémonie avant d’invité les populations de N’Zérékoré à y participer, selon leurs moyens, aux côtés de l’église.

« Quand il s’agit de construire la maison de Dieu, tout le monde doit se réjouir. Je suis très content et fait appel à tout le monde de venir en aide de cette église, de contribuer pour construire la maison de Dieu. Parce que c’est delà que nous trouvions pour apprendre à respecter Dieu, pour apprendre les recommandations de Dieu et c’est ce qui peut nous gérer dans notre vie », a indiqué le patriarche Goïkoya Lambert Zogbélémou.

Rencontré à cette cérémonie, Rebecca Koné, fidèle chrétienne, se dit satisfait du démarrage des travaux de reconstruction de cette église.

Rebecca Koné, fidèle chrétienne

« En tant que fidèle chrétienne, je suis très content. Parce que quand j’avais vu la maison descendre, je pleurais beaucoup. Surtout c’était un regret pour nous. Mais, aujourd’hui, si Dieu accepte que nous posons la première pierre, ça veut dire que Dieu a accepté la reconstruction de son temple », s’est-elle réjoui.

A noter que l’église protestante évangélique de N’Zérékoré sera bâtie sur une superficie de 60 mètres de long et 40 mètres de large.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél :+224620166816/666890877

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Séisme à Bangouyah (Kindia) : les habitants de Tenè Warkhalan dorment à la belle étoile

11 mai 2021 à 6 06 14 05145

Situé à 17 kilomètres du chef-lieu de la commune rurale de Bangouyah, dans la préfecture de Kindia, le district de Tenè Warkhalan est en proie à une série de tremblement de terre. La fréquence des secousses inspire la peur chez les populations, d’autant plus que les marques de ses séismes (non encore mesurés sur l’échelle de Richter par manque de moyens) sont visibles sur les maisons d’habitations. Et, depuis le séisme du 05 mai dernier, les habitants de ce district de cinq secteurs dorment à la belle étoile, de peur que leurs maisons s’écroulent sur eux dans leur sommeil. Aujourd’hui, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Et, dans leurs cris de détresse, ils demandent désespérément du gouvernement guinéen de prendre des dispositions pour les tirer de cette situation qu’ils appellent aujourd’hui une « calamité », rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants de la région de Kindia.

Au moins 1500 personnes vivent dans ce district enclavé et très sismique ces derniers temps. Elles sont aujourd’hui terrifiées par ces tremblements de terre récurrents dans leur localité. Cela dure des mois ; et, au mois de février dernier, une équipe du centre de géophysique et de sismologie s’est rendue sur les lieux pour faire des études. A la fin de sa mission, ladite équipe avait laissé entendre que ces tremblements de terre sont dus à la « faille panafricaine qui part de l’anti Atlas au Maroc, traverse la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, la Sierra-Leone et se jette dans l’océan Atlantique ».

Seulement, cette conclusion ne convainc guère les habitants de Tenè Warkhalan. Ces populations mettent leur malheur d’aujourd’hui sur le dos du gigantesque barrage hydroélectrique de Souapiti. Car, apparemment, c’est depuis la construction de cet ouvrage que la terre a commencé à trembler chez eux. Et, visiblement, les séismes ne sont pas les seuls maux les populations de Tenè Warkhalan reproche au barrage Souapiti.

Mamadouba Soumah, imam de Téné Warakhalan

« On ne sait que faire face à ses tremblements. Sages, femmes et jeunes tout le monde est confus et inquiet ; car, nous sommes oubliés malgré les multiples secousses chez nous ici. Pourtant Tenè Warkhalan fait partie des 13 districts de la sous-préfecture de Bangouyah qui sont impactés par les eaux du barrage hydroélectrique de Souapiti. On n’a aucun pouvoir de faire face à cette situation. Notre seul espoir reste le gouvernement qui tarde à prendre les dispositions à fin  d’éviter le pire ici. Imaginez ! Depuis le séisme de 1984, c’est après l’installation de ce barrage l’année dernière que Tenè et ses environs connaissent autant de secousses. Nos maisons ne peuvent plus tenir. D’ailleurs, une maison construite en banco a cédé. Les fissures sont visibles sur certains murs qui tiennent encore par la grâce de Dieu. On n’a pas où aller, ni des terres cultivables. La famine nous frappe depuis que l’eau du barrage a envahi nos terres. Nous sommes à la belle étoile avec la peur au ventre. Vous pouvez vérifier puisque vous êtes là pour la réalité… Ce sont les citoyens guinéens qui sont en train de souffrir dans ce district de Bangouyah où plus de 1500 personnes vivent. Donc, l’État doit nous venir en aide, car c’est lui qui est fort. S’il peut nous prendre ici, il n’a qu’à le faire. Et, s’il y a d’autres solutions pour mettre fin à ce séisme, je le pris de le faire le plus vite que possible. Car, nous sommes complètement déboussolé  » a confié Mamadouba Soumah, premier Imam de Tenè Warkhalan.

Désemparé, agacé et impuissant face à cette situation qui assaille ses administrés, le président du district de Tenè Warkhalan, Salif Sylla, sort de la diplomatie de courbette habituelle face à la hiérarchie administrative et interpelle l’Etat à jouer pleinement son rôle de protection des citoyens. D’ailleurs, il propose une évacuation voire un relogement des habitants de Tenè Warkhalan dans une autre localité pour assurer leur sécurité et préserver leur vie.

Salif Sylla, président du district de Téné Warakhalan

« Depuis le séisme du mardi et mercredi on a peur de dormir dans les maisons. L’Etat doit nous aider en nous proposant de quitter les lieux ou nous dire qu’est ce qu’on doit faire. Parce que les eaux ont envahi nos terres. Nous avons faim et voilà que les séismes nous fatiguent aussi. On ne sait plus quoi faire si l’État ne joue pas son rôle », a dit Salif Sylla, tout en laissant apparaitre son désespoir.

Depuis quelques jours, Mamadou Lamba Diallo et sa petite famille passe la nuit à la belle étoile. Ils ont peur, avec les secousses récurrentes et imprévisibles, d’être piégés dans leur propre maison pendant leur sommeil. En clair, ils redoutent que leur maison s’écroule sur eux.

Mamadou Lamba Diallo, citoyen de Téné Warakhalan

« Les séismes sont devenus un réel problème chez nous ici, presque tous les jours nous subissons les conséquences. Nos maisons ne tiennent plus. Dès fois on cherche des appuis avec les bois pour ne pas que nos maison s’écroulent. Nous sommes complètement perdus. On craint le pire. Pour le moment ce sont des maisons, mais qui sait ce qui peut venir après.  On cherche comment subvenir aux besoins de la famille et on fait face à cette calamité naturelle qui est tout temps à nos portes comme la pandémie de coronavirus », a-t-il martelé.

Tout comme Mamadou Lamba Diallo, plusieurs autres populations de Tenè Warkhalan –qui ont peur de voir leurs maisons devenir leurs tombeaux- passent actuellement la nuit à contempler le ciel.

De retour de Tenè Warkhalan, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Eaux usées dans les rues de Conakry : « elles ont des impacts négatifs sur la santé publique »

11 mai 2021 à 6 06 12 05125
Dr Ibrahima Sory Traoré, ingénieur biomédical et chef service de la maintenance au CHU de Donka

A Conakry, voir des eaux usées couler dans la rue est devenu normal. Car cette situation est visible tous les jours dans tous les quartiers de la capitale guinéenne. Pourtant, ce phénomène représente un véritable danger pour la santé publique et même pour l’environnement. C’est en tout cas l’alerte donnée par Dr Ibrahima Sory Traoré, le président de l’ONIB-Guinée (l’Organisation Nationale des Ingénieurs Biomédicaux de Guinée), également Chef Service Maintenance au CHU Donka. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce spécialiste de la question a expliqué les risques liés aux eaux usées et la nécessité de mettre en place des systèmes de traitement de ces eaux.

Décryptage !

Guineematin.com : à longueur de journée, nous voyons des eaux usées couler dans les quartiers de Conakry. Un phénomène qui, selon les spécialistes, peut avoir de graves conséquences tant sur le plan sanitaire que celui environnemental. Parlez-nous des dangers liés à cette situation.

Dr Ibrahima Sory Traoré : d’abord, je précise que les eaux usées sont des eaux polluées par la manipulation humaine. On a trois grands types d’eaux usées. Il par exemple les eaux que nous utilisons dans les toilettes sous toutes les formes. Il y a les eaux usées en provenance des industries qui sont les plus difficiles à traiter parce que produites par les industriels. Vous avez par exemple les eaux qui découlent des traitements de bauxite, de l’or, des usines de fabrication de ciment. Toutes les entreprises de ce genre produisent des eaux usées et qui sont d’ailleurs très difficiles à traiter. Il y a aussi les eaux usées pluviales ou de ruissellement. Ce sont les trois grandes catégories d’eaux usées.  

Naturellement, ces eaux usées dans toutes leurs catégories, ont des impacts négatifs sur la santé publique. Parce que les personnes non protégées en contact avec ces eaux ont tous les risques de contracter des maladies de toutes sortes. Telles que les maladies infectieuses, dermatologiques, diarrhéiques, le paludisme. Donc il y a beaucoup des maladies qu’on ne peut toutes citer ici, qui sont liées aux eaux usées. Les eaux usées qui sont déversées dans les rivières, fleuves, dans les mers et océans ont aussi des conséquences négatives sur les populations animales aquatiques.

Certaines espèces aquatiques qui ne peuvent pas supporter la pollution quittent les zones polluées par les eaux usées et migrent vers d’autres zones très lointaines. Et en pareils cas, si c’est dans nos eaux territoriales, nous perdons en ressources. Des fois même, certaines espèces peuvent quitter un pays vers un autre. Ça, c’est les conséquences directes du non traitement des eaux usées. L’autre conséquence, c’est la mort de certaines espèces aquatiques, s’il y a la présence de produits chimiques dans les eaux usées qui se déversent dans la mer.

Guineematin.com : comment peut-on traiter ces eaux usées pour éviter les conséquences néfastes que vous venez d’énumérer ?

Dr Ibrahima Sory Traoré : le traitement des eaux usées se fait par plusieurs méthodes. Mais il y a certaines méthodes qui sont le plus  souvent respectées. Les eaux usées qui coulent dans nos caniveaux doivent être récupérées et traitées. D’abord en ce qui concerne les caniveaux d’évacuation, il faut les faire avec un plan de lotissement bien bâti avant que les eaux qui couleront dedans ne soient déversées dans les rivières, les fleuves, les mers et les océans. Avant le déversement de ces eaux, il faut mettre en place une centrale de dépistage grossière. Après les centrales de dépistage, il y a des stations pompage.

Après les stations de pompage, il y a des pompages précis avec des filtres et des réservoirs de sable aérés qui permettent de retenir ici les grosses molécules, et les déchets là sont enfouis. Ça, c’est la façon la plus simple. Derrière ce système, il y a une centrale de traitement qu’il faut installer. Et, elle doit être au niveau de toutes les structures de grande concentration humaine. Ce sont les structures notamment sanitaires, scolaires, hôtelières et toutes zones de forte concentration tels que les marchés, les grandes usines. Toutes ces structures doivent avoir chacune sa centrale de traitement d’eaux usées avant qu’elles ne soient conduites à la centrale communale ou préfectorale de traitement (…).

Ces eaux usées déversées dans la mer en provenance des toilettes, de la vaisselle et des usines sont des eaux mélangées avec celle de la mer que les sociétés de traitement prennent et traitent pour la consommation domestique et plus loin pour la distribution et la commercialisation. Ce sont donc ces eaux traitées que nous consommons et réutilisons pour satisfaire nos besoins. Vous voyez combien de fois ce sujet d’eaux usées doit être compris par les pouvoirs publics ? Donc c’est vraiment intéressant parce que c’est un problème de santé publique. Il faut qu’il y ait des systèmes de traitement d’eaux usées qui répondent aux normes internationales pour éviter de tuer les ressources halieutiques en cas de déversement dans la mer de produits inappropriés. 

Guineematin.com : quels sont les avantages liés à la mise en place de ces systèmes de traitement des eaux usées ?

Dr Ibrahima Sory Traoré : l’utilisation planifiée des eaux usées traitées et partiellement traitées pour les services d’écosystèmes peut améliorer l’efficacité de la ressource et fournir des avantages aux écosystèmes en réduisant les prélèvements d’eau douce, en recyclant et réutilisant des nutriments, en permettant aux pêches et autres écosystèmes aquatiques de prospérer grâce à la réduction de la pollution hydrique, et en rechargeant les aquifères épuisés.

La récupération de sous-produits utiles

Le vaste potentiel des eaux usées en tant que source de ressources, tel que dans l’énergie et les nutriments, peut être exploité. L’énergie peut être récupérée sous la forme de biogaz, de production de chauffage/refroidissement et d’électricité. Il existe des technologies pour la récupération d’énergie in situ, à travers des processus de traitement des boues/biosolides intégrés dans les usines de traitement des eaux usées, leur permettant, en tant que grands consommateurs d’énergie, d’effectuer une transition vers la neutralité énergétique, voire même de devenir des producteurs nets d’énergie.

La récupération énergétique peut également aider les sites à réduire leurs coûts d’exploitation et leur empreinte carbone, et leur permettre d’augmenter leurs revenus grâce au marché du carbone… Il y a également des opportunités pour la récupération combinée d’énergie et de nutriments. La récupération d’énergie hors-site implique l’incinération de boues dans des usines centralisées par le biais de processus de traitement thermal. Le développement de technologies pour la récupération d’azote et de phosphore à partir des eaux usées ou des boues d’épuration avance.

La récupération de phosphore grâce à des installations de traitement in situ, telles que les fosses septiques et les latrines, peut être faisable du point de vue technique et financier en transformant les boues des fosses septiques en engrais organique ou organo-minéral. La collecte des urines et leur utilisation est important dans la gestion des eaux usées, étant donné qu’elles contiennent 88% de l’azote et 66% du phosphore que l’on trouve dans les déchets humains, composants essentiel pour la croissance végétale.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 62291922

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Les mots et les maux du gouverneur

11 mai 2021 à 6 06 07 05075
Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Sachant que tu suis de très près tout ce qui se passe dans notre pays, tu as dû suivre les récents évènements qui se sont déroulés dans notre pays. Et plus précisément dans la région relevant de ma sphère géopolitique. C’est qui a suscité la levée de boucliers c’est l’interdiction d’effectuer les prières nocturnes pendant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Cette décision a déchainé les passions. Suscitant la protestation et la contestation des fidèles. Lesquels ont tout de même dépassé les limites. Selon un de mes préfets, certains manifestants de sa localité avaient de fusils.

Alors que dans d’autres régions la pilule d’interdiction été facilement avalée, alors la mienne était censée accepter facilement cette interdiction, nous avons été surpris par la réaction des citoyens. Ce que j’ai vu m’a rappelé l’adage selon lequel « qui aime bien châtie bien ». Que la région qui constitue le fief incontestable du pouvoir soit en ébullition, et à cause d’une décision relative à la religion, c’était le moins attendu du monde. D’où le soupçon qu’il y a une nouvelle fois des causes inavouables dans cette contestation.

Mais ce n’est pas cela qui m’intéresse ici. Ce qui m’intéresse c’est le mauvais sort qui semble me suivre comme mon ombre. En effet, il est incompressible que je sois à nouveau confronté à une situation comme celle que je traverse depuis quelques jours. Après mon départ du fief de l’opposition pour celui du pouvoir, les miens ont estimé que c’était la fin de la traversée du désert pour moi. Tous étaient soulagés que je sorte indemne de cette région. Au figuré comme  au propre.

Mais le destin étant ce qu’il est, voilà que, contre toute attente, je suis à nouveau confronté à une contestation populaire. Non pas contre ma modeste personne. Mais contre mon patron. Ou plus exactement le patron de mon patron. Car je n’ai pas la prétention d’être directement lié au grand patron. Entre lui et moi il y a un intermédiaire. Mais encore une fois ce n’est pas cala qui constitue l’objet de cette lettre.

Un ami, très préoccupé par ma situation, me suggère de voir si les ennemis ne pas derrière cette situation. Tu conviendras avec nous qu’il y a lieu de s’inquiéter. Si une protestation était possible voire inévitable quand j’étais en zone hostile rien ne présageait ce qui se passe aujourd’hui. Et c’est là que mon ami a vu un complot occulte.

Malgré cette situation inconfortable, je dois avouer qu’il est plus facile de gérer une contestation en zone favorable qu’en zone hostile. Je ne t’apprends rien en te disant que si c’était là où j’étais que de telles contestations ont eu lieu, la situation aurait pris une autre tournure. Si ce qui vient de se passer ici s’était passé là-bas, j’aurais été le premier à crier au fanatisme, à l’intégrisme et même au djihadisme. Même si je n’avais pas la conviction j’aurais été obligé de le faire pour sauver mon poste voire ma tête.

Heureusement que durant mon séjour là-bas, le pire été évité. Même si de temps en temps j’ai été confronté à une situation similaire, elle n’a jamais pris une ampleur non maitrisable.

Je souhaite donc que tu m’aides. Dans un premier temps à calmer le jeu. Pour persuader les nôtres qu’ils ne doivent pas jouer le jeu de nos adversaires. Organiser tous les jours des contestations dans cette région revient à donner raison aux autres. Dans un deuxième temps, m’aider à voir si les ennemis ne sont pas derrière. Tu me diras que ce n’est moi qui suis visé

C’est pour cette raison que je souhaite ton implication afin que ces manifestations et protestations prennent fin. Surtout celles relatives à la religion. Cela n’honore pas notre région. D’autant plus qu’il y un précédent. Comme celui de ce monsieur qui prétend prier dans sa langue. Tout cela jette un discrédit sur nous. Il est donc souhaitable d’organiser des sensibilisations pour qu’une fois pour toutes cette région retrouve son calme et sa sérénité d’antan.

Pour y arriver, je sais compter sur toi. Même si tu diras que ce calme et cette sérénité, auxquels j’appelle de tous mes vœux, me profitent ils profiteront aussi à toute la région. Une région qui doit être un havre de paix après avoir été un véritable enfer.

Pour terminer, je te prie de garder le contenu de cette correspondance strictement confidentiel.

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence.

Habib Yembering Diallo, joignable au 664 27 27 47.

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