L’Aïd El Fitr à Kindia : l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keita invite les populations à « cultiver la paix »

14 mai 2021 à 10 10 39 05395

Comme annoncé précédemment, après 30 jours de jeûne, de prières et de pénitence, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré hier, jeudi 13 mai 2021, l’Aïd El Fitr (ou la fête de Ramadan). A Kindia, cette fête a été mise à profit par l’érudit de la ville, Elhadj Abdoul Wakil Keita, pour inviter les populations de la cité des agrumes à cultiver entre eux la paix, l’entente et la cohésion sociale, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

Ils étaient nombreux ces fidèles musulmans, parés de leurs plus beaux habits, à avoir rallié la place des martyrs ce jeudi matin pour effectuer la grande prière de l’Aïd El Fitr. Et, devant ce monde très enthousiaste, l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keita a pris la parole pour s’adresser aux populations de Kindia.

Abdoul Wakil Keïta, érudit de Kindia

« Grâce au tout puissant, nous voici arrivés au terme du mois saint de Ramadan. Durant 30 jours, nous avons raffermi davantage notre foi à travers le jeûne, les prières et les dons. Ce, dans un contexte de crise sanitaire. Donc, mettons à profit cette grande fête musulmane pour renforcer la cohésion sociale entre nous. Elle doit être l’occasion pour nous, de cultiver la paix, l’entente et la cohésion nationale qui sont indispensables pour le développement d’un pays. Qu’Allah le Miséricordieux, pardonne nos péchés, accepte notre jeûne et exauce nos prières », a dit Elhadj Abdoul Wakil Keita, tout en souhaitant une excellente fête de l’Aïd El Fitr à tous les fidèles musulmans de Kindia.

 A noter que l’érudit a aussi invité les habitants de la cité des agrumes au respect des mesures barrières de prévention contre la COVID-19 pour éradiquer cette maladie dans leur préfecture. Car, dit Elhadj Abdoul Wakil Keita, « s’il n’y a pas de santé, rien ne se gagne ».

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour guineematin.com

Tel: 628518888

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Fête de l’Aïd El fitr dans la tristesse : depuis la prison de Conakry, les mots à nouveau de mon mari pour atténuer mes maux

14 mai 2021 à 10 10 25 05255
Hawadian Doukouré, épouse d’Oumar Sylla  »Foniké Mengué »

Hier, jour de la fête de ramadan, pendant que la majorité des musulmans profitaient de ce jour spécial, j’étais allée voir mon cher époux qui est encore détenu illégalement par Monsieur Alpha Condé. De notre concession à la Maison Centrale où il vit depuis plus sept mois, je n’ai jamais cessé de penser à la métamorphose de Monsieur Alpha Condé qui nous avait promis de devenir un homme de paix comme Nelson Mandela, mais qui est aujourd’hui devenu ce dictateur sans pitié qui arête des innocents à cause de leurs opinions.

Dans nos échanges toujours axés sur la situation socio-économique et politique de notre pays, et surtout sur les conséquences actuelles et futures de l’assassinat de notre jeune démocratie sur les conditions de vie des femmes et des jeunes.

D’entrée, mon époux a présenté ses excuses sur les conséquences de son engagement citoyen sur notre foyer. Il a exprimé que c’est bien contre son gré qu’il passe cette deuxième fête de ramadan loin de nous, ses enfants et moi-même. Je lui ai encore réitéré que son combat pour la patrie est et sera toujours soutenu par moi, et que nos enfants aussi comprendront certainement dans le futur que leur père a donné le meilleur de lui-même pour bâtir une Guinée meilleure. 

Mon époux m’a aussi dit que sur la base des informations qu’il a reçues, qu’il pense que ce mois de pénitence, comme son nom l’indique d’ailleurs, à été le mois le plus pénitencier pour la femme guinéenne vu les maux et conséquences du troisième mandat illégal sur les populations. Il m’a confirmé qu’il a eu les échos des conséquences néfastes de la mal gouvernance, de la corruption, des détournements flagrants des deniers publics, de l’enrichissement personnel et illicite des cadres véreux sur le développement de notre pays ces dernières décennies. Il me dit qu’il apprend que les cadres véreux et leurs complices du secteur privé continuent à acheter des villas à des millions de dollars pendant que les mamans n’arrivent pas à mettre les marmites sur le feu tous les jours, il me dit qu’il a appris que des voitures coûtant des centaines de millions de nos francs circulent à gogo à Conakry pendant que la majorité n’arrive pas à se soigner. Il fit cas de cette inégalité galopante et arrogante entretenue par ce régime et ses suppôts qui ont soutenu l’assassinat de notre démocratie dans le seul but de maintenir leurs intérêts matériels. Il a aussi fait cas de la mort d’une quinzaine de nos compatriotes dans une mine artisanale d’or de Siguiri. Il m’a signifié sa surprise qu’Alpha Condé ait décrété un deuil national pour le dictateur Idriss Deby, mais qu’il soit resté insensible à la mort de tous ces guinéens à cause de sa mauvaise politique car, dit-il, Si Alpha Condé avait créé des emplois décents pour les populations de Siguiri, ces défunts n’auraient jamais risqué leurs vies. 

Par ailleurs, avec étonnement, il m’a demandé si Alpha Condé veut vraiment   augmenter encore le prix du carburant à la pompe ce mois de juin. Avec ce niveau de misère déjà invivable, et les conséquences de la hausse du prix du carburant sur les prix des denrées de première nécessité, il s’est demandé si un leader qui pense à son peuple est capable de prendre une telle décision.

Aussitôt il lève son regard et me demande: dis-moi chérie, est- ce vrai tout ce qu’on dit dans les médias?  

Je lui ai dit que ce qu’il a entendu n’est que le reflet de la réalité du guinéen et de la guinéenne. Je lui ai dit que tout est 100% vrai. 

Mon cher époux, dis-je, c’est encore la souffrance accompagnée de la cherté de la vie sans précédent que les femmes guinéennes ont vécu pendant le mois de pénitence. Beaucoup ont eu du mal à préparer le matin et le soir pour leurs familles en jeûn. Beaucoup ne savaient pas comment avoir le kilo de viande qui coûtait à 80.000 gnf pour préparer pour leurs nombreux enfants le jour de la fête. Beaucoup avaient oublié les notions d’habit de fête, car quand le ventre est vide, le corps se fidélise aux anciens habits. 

Au marché de Madina, Matoto, Kaloum, Dixinn, Siguiri, Lelouma ou Yomou, les femmes continuent de tirer le diable par la queue. 

Entre elles, les femmes essaient de trouver une explication à cette réalité qui malmène à petit feu notre quotidien. 

En plus des augmentations vertigineuses des prix des denrées de première nécessité dont on avait parlé en début du mois de ramadan, cette fête était arrivée dans un contexte de difficultés économiques sans précédent pour les pères de familles qui n’ont pas pu faire face aux obligations de leurs familles, aux dépenses liées à la fête et, surtout les difficultés liées à leurs quotidiens.

Je lui ai dit que je n’ai jamais vu le guinéen aussi inquiet face à la pauvreté, face à l’incertitude et face au mépris de son gouvernement qui vit dans un luxe éhonté tout en invitant le peuple à continuer à serrer la ceinture. 

Je lui ai expliqué aussi la magouille au sein de la fonction publique guinéenne,  démasquée par un certain Jean Pierre Goipogui qui a fait la une de plusieurs radios récemment. Je lui ai dit que pendant que des jeunes diplômés meurent dans les mines de Tatakourou par manque d’emplois, pendant que les jeunes de Kouroussa affrontent les balles de la répression pour accéder à une mine artisanale, les petits cadres véreux prennent des salaires des dizaines de fictifs et inscrivent leurs parents sans éducation à la fonction publique. 

Sur ce, mon mari qui était resté longtemps attentif, reprend la parole en ces termes : 

Notre pays est malade et vraiment malade de ses élites  malhonnêtes et de cette administration sans conscience, il faut un véritable traitement pour le soigner avant qu’il ne soit trop tard. Le peuple a toujours fait sa part, mais l’élite a toujours trahi.

Il termine en me disant ceci: je sais que c’est difficile pour toi tout ça, pour les enfants, la famille, les proches, mais il faut que mes camarades et moi continuions le combat pour notre pays. Tout ce dont on a besoin ? c’est le soutien moral de nos familles car, tôt ou tard, un château de mensonge s’écroule toujours pendant qu’une petite case de vérité tient encore bon.

Ensemble, luttons pour notre pays comme ça été  toujours d’ailleurs le cas chez nous. Selon le prophète Mohamed, paix et salut sur lui, le patriotisme est une forme d’adoration de Dieu (conclut-il).

Bonne fête aux fidèles musulman-es de Guinée. Courage à toutes ces mamans et tous ces papas qui n’ont pu rien payer pour leus enfants, et surtout à ces millions de jeunes qui dépendent encore de leurs parents contre leur gré. Dieu sera de notre côté, et bientôt inshAllah.

Hawadjan DOUKOURÉ, épouse de Fonikè  Manguë le prisonnier politique personnel d’Alpha CONDÉ

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L’Aïd El Fitr à Faranah : « nous n’avons aucun intérêt de nous faire la guerre », dit l’imam Elhadj Aboubacar Touré

14 mai 2021 à 10 10 20 05205

A l’instar de leurs coreligionnaires des autres préfectures de Guinée, les fidèles musulmans de Faranah ont célébré hier, jeudi 13 mai 2021, l’Aïd El Fitr (ou la fête de Ramadan) dans une grande ferveur. A cette occasion de grande réjouissance, le grand imam de Faranah, Elhadj Aboubacar Touré, a inviter les guinéens à la cohésion et à l’acceptation mutuelle. Ce guide spirituel a également formulé des prières pour « que Dieu repende sa grâce et sa miséricorde sur la Guinée », surtout en cette période de pandémie de COVID-19, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Mohamed Ismaël Traoré, gouverneur de Faranah

C’est devant une foule grande foule de fidèles, aux côtés desquels se trouvaient les autorités administratives et religieuses de Faranah, que l’imam Elhadj Aboubacar Touré a fait son sermon à l’école primaire Sallé Laye Samoura après avoir conduit la grande prière de la fête. Et, dans un message très limpide, il a exhorté les musulmans de Guinée, notamment ceux de Faranah, à faire de leurs différences une force au bénéfice de la nation guinéenne.

Elhadj Aboubacar Touré, grand imam de Faranah

« Le jour de la fête de ramadan Dieu se réjouit de la prière de ses fidèles. Tout ce que nous faisons au cours de l’année, c’est le jeûne du Ramadan qui nous purifie de tout ça. Dans ce mois de ramadan Dieu nous a donné une nuit appelée Lahillatoul Khadr (la nuit du destin), si on fait du bien dans la seule nuit, c’est comme si on a passé mille mois faire du bien ; et, cela correspond à 83 ans 4 mois de pénitence. Nous invitons les guinéens à la paix, la cohésion et l’acceptation des uns et des autres dans la différence. La population guinéenne est en majorité musulmane, donc nous n’avons aucun intérêt de se quereller à plus forte raison de se faire la guerre. Nous implorons Dieu de rependre sa grâce sur la Guinée pour la paix et le développement dans notre pays », a dit Elhadj Aboubacar Touré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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L’Aïd El Fitr à Mandiana : l’imam Elhadj Amara Diakité invite la population au pardon et à l’amour

14 mai 2021 à 5 05 21 05215
Elhadj Amara Diakité, grand imam de Mandiana

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée (à l’instar de leurs coreligionnaires d’autres pays à travers le monde) ont célébré l’Aïd El Fitr hier, jeudi 13 mai 2021. Et, dans la préfecture de Mandiana (une zone située dans le nord-est du pays), cette fête a été mise à profit par le premier de la grande mosquée, Elhadj Amara Diakité, pour prêcher le pardon et l’amour entre les populations de cette zone minière, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Devant les fidèles qui ont effectué la prière à la grande mosquée de Mandiana, Elhadj Amara Diakité est revenu les clivages qui minent les composantes dans la population de Mandiana. L’imam a surtout mis un accent particulier sur la division des jeunes en des groupes d’intérêts égoïstes rangés des ressortissants de la préfecture hauts perché dans la sphère du pouvoir à Conakry. Car, depuis quelques temps ces groupes s’insultent quotidiennement et ouvertement sur les réseaux sociaux dans l’optique de s’attirer les faveurs de Diakaria Koulibaly et Toumany Sangaré (respectivement du ministre des hydrocarbures et direction général des douanes).

Elhadj Amara Diakité, grand imam de Mandiana

« Il est sauvé le jour du jugement dernier celui qui n’est pas associationniste, méchant et égoïste, celui qui aime son prochaine et souhaite du bonheur pour les autres. Donc, j’invite toute la population Guinéenne, particulièrement les hommes et les jeunes de Mandiana, à se pardonner et à s’aimer. Car, les jeunes de Mandiana sont comme les grains d’une seule calebasse, donc indissociable ; et, rien ne vaux la paix », a dit Elhadj Amara Diakité.

De Mandiana, Mamady Konoma Keita pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Fête de Ramadan : le gouverneur de N’Zérékoré souhaite « le bonheur tant attendu » aux Guinéens

14 mai 2021 à 5 05 11 05115

C’est à la grande mosquée de N’Zérékoré, située dans le quartier Gboyéba, que le gouverneur de la région a effectué la prière de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du ramadan hier, jeudi 13 mai 2021. Après avoir accompli son devoir religieux, le général Mohamed Gharé a adressé un message aux populations de la Guinée forestière. Il a invité tout le monde à être reconnaissant envers Dieu en l’adorant sincèrement, tout en souhaitant le bonheur tant souhaité à l’ensemble des Guinéens.

« Depuis plusieurs années, la ville de N’Zérékoré passait le mois saint de ramadan dans la terreur. Mais, cette année, par la grâce de Dieu, les 30 jours du mois de carême ont été jeûnés par la population musulmane dans la paix et la quiétude sociale. Je voudrais profiter de cette occasion pour dire aux musulmans de Guinée en général, à ceux de la région de N’Zérékoré en particulier, d’adorer Dieu et son prophète. De cultiver la paix et la coexistence pacifique, de se pardonner et de se donner la main.

Dieu a tout donné à cette région, nous devons rester reconnaissants vis-à-vis de lui. Et, la première reconnaissance que nous lui devrions, c’est de l’adorer, de cultiver la paix et d’avoir pitié les uns les autres et de faire en sorte qu’il y ait le bonheur. Donc je prie Dieu et je souhaite pour toute la population de la forêt, pour toute la population de la Guinée, le bonheur tant attendu », a dit le général Mohamed Gharé, gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. :+224620166816/666890877

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