Dysfonctionnement dans le secteur pharmaceutique : Dr Manizé Kolié fait des révélations et demande une rencontre avec le Pr. Alpha Condé

10 mai 2021 à 20 08 19 05195

En conférence de presse ce lundi, 10 mai 2021, l’Ordre National des Pharmaciens Officines Privés de Guinée (ONPG) a exposé l’état dans lequel le secteur pharmaceutique guinéen se trouve actuellement. Et, par la voix de son secrétaire général, l’Ordre des pharmaciens a dénoncé la prolifération des « sociétés importatrices de médicaments » en Guinée. Les pharmaciens ont également pointé un doigt accusateur sur Falaye Traoré, le directeur national de la pharmacie et du médicament qui, selon eux, est à la base de tous les problèmes dans le secteur pharmaceutique de ce pays, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.  

Devant les professionnels des médias, Dr Manizé Kolié, le secrétaire général de L’ONPG, s’est attelé d’abord à dresser un tableau du secteur de la pharmacie en Guinée. Il a notamment évoqué des avancées, mais surtout des difficultés qui assaillent ce secteur dont il est fin connaisseur.

Dr Manizé Kolié, secrétaire général de l’ONPG

« Aujourd’hui, la pharmacie guinéenne ne ressemble plus à rien. C’est devenu une anarchie. Il faut qu’on arrête ça. C’est pourquoi on vous (la presse) a fait appel…Donc, il faut qu’on passe par vous dire que nous avons des avancées, mais nous avons également des difficultés. Le Chef de l’Etat a été très clair le 27 mars 2019, il a très bien conseillé d’ailleurs pour dire que la Guinée ne mérite pas d’avoir une pléthore de sociétés grossistes alors que des pays qui ont deux fois notre population n’en ont que 3 ou 4. Et, c’est pourquoi il y a un marché parallèle. Et, qui dit marché parallèle dit quoi ? C’est que des faux médicaments vont bientôt rentrer… Nous sommes dans une période de COVID-19. Moi j’ai souvent dit que quelques fois le COVID ne tue pas, mais c’est les faux médicaments qui tuent. Parce que quand tu as COVID, on te prescrit des médicaments. Mais, quand on te donne des faux médicaments, tu vas mourir ; et après, on va dire que c’est COVID… On va taper à toutes les portes pour que l’assainissement du secteur pharmaceutique soit une réalité. C’est-à-dire, il y a eu des évaluations, la dernière a eu lieu en 2019. Et les résultats sont au niveau du ministère de la santé. Le 11 mars dernier, le conseil de ministre, on a été surpris d’apprendre qu’un bon temps a été accordé par le chef de l’Etat qui a demandé de façon drastique à diminuer nos sociétés grossistes. Et le ministre entrant qui n’était pas là au moment où on faisait ces évaluations, a pris cette liste au rebond et il a tapé dedans pour dire que ces dix sociétés grossistes sont abrogées », a expliqué Dr Manizé Kolié.

Insistant sur les difficultés que l’ordre des pharmaciens traversent, le secrétaire général de L’ONPG a dénoncé « des associations pilotées par le directeur national de la pharmacie et du médicament » qui, dit-il, les empêche de travailler. Et c’est pourquoi, il a mis l’occasion à profit pour demander une autre rencontre avec le président de la République.

« Mais dans le parcours, alors qu’on a des étapes à franchir, nous nous rendons compte qu’il y a des difficultés qui viennent se greffer. Il y a des associations qui naissent de nulle part et qui ne vont pas nous faciliter la tâche. Pour ne pas aller par 36 milles chemins, les problèmes du secteur pharmaceutique aujourd’hui se trouvent où précisément au niveau du ministère de la santé? Il y a un chef d’orchestre. Le chef d’orchestre, c’est le directeur national de la pharmacie et du médicament. Je vous prie, je l’assume et je le dis, je ne veux pas que mes propos soient censurés. Nous sommes en train de parler de santé publique. Tout le monde est concerné, nous et nos parents qui sont au village. Ce secteur est tellement sensible que si on ne le prend pas au sérieux, on va couvrir le pays d’hémodialyse (Une maladie d’intoxication des reins, causée par la consommation des faux médicaments). Donc, je vous en prie, je voudrais parler ici au chef de l’État. Ça ne va pas au ministère de la santé. Il nous a reçus le 27 mars 2019, je veux qu’il nous reçoive à nouveau. Tous nos problèmes dépendent de la direction nationale de la santé et du médicament que nous pouvons appeler à peu près comme dans un aéroport la tour de contrôle. C’est pourquoi je veux que le président intervienne pour qu’on puisse passer à des choses sérieuses. Il y a des problèmes sérieux au ministère de la santé qu’il faut résoudre. Il y a des rois au ministère de la santé qui sont plus forts que le ministre. Si on ne règle pas ces problèmes, c’est la population qui en souffre. Parce que c’est de sa santé qu’il s’agit. Je demande à ce que le président prenne à bras de corps le secteur de la santé. Il le fait déjà c’est pourquoi on le félicite dans tous nos discours », a indiqué Dr Manizé Kolié.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

Lire

Guinée : les signes précurseurs d’une grave crise sociale perceptibles

10 mai 2021 à 20 08 14 05145
Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC

La Guinée traverse une crise économique très profonde consécutive à l’imposition du projet coûteux du troisième mandat contesté de Monsieur Alpha Condé. Cette crise est marquée par la cherté de vie qu’il tente, hélas, de vouloir combler par  un harcèlement fiscal sans précédent dont les principales victimes sont les pauvres citoyens.

C’est dans ce contexte que le dictateur Alpha Condé souhaite également augmenter le prix du litre du carburant à la pompe à partir du 1er juin 2021 pour renflouer les caisses de l’État vidés pendant son holdup pour s’octroyer son troisième mandat illégal et contesté par la majorité des guinéens.

L’autre but visé par Alpha Condé en procédant à l’augmentation du prix du carburant, est de répondre aux exigences avec le Fonds monétaire international (FMI) qui conditionne la conclusion d’un nouveau programme avec le gouvernement guinéen, à la revue à la hausse du prix du carburant à la pompe suivant la tendance internationale. 

Cette intention d’Alpha Condé prouve à suffisance qu’il préfère une décente aux enfers de sa population au lieu de réduire son train de vie insolent et celui de son gouvernement, qui coûtent très chers au contribuable guinéen, pour faire face à la facture salée de son troisième mandat illégal et contesté. 

Les partisans du troisième mandat, bien que minoritaire, sont partagés aujourd’hui entre déception et  honte, ils se demandent même à quoi ont servi toutes ces promesses de bonheur annoncées par le dictateur Alpha Condé dans sa quête de son pouvoir à vie.

Au regard des dernières manifestations sociales spontanées  enregistrées dans le pays, tous les observateurs semblent unanimes que ce sont des signes annonciateurs de la colère des populations et qu’une augmentation du prix du litre du carburant à la pompe dans ce contexte est annonciatrice d’une grave crise sociale en Guinée.

Cette foudre sociale perceptible ne laisse pas le dictateur Alpha Condé indifférent, car étouffé par les conséquences de son troisième mandat très lourdes à porter, raison pour laquelle le peuple de Guinée doit se mobiliser  pour refuser toute idée de payer la facture du troisième mandat.  Accepter l’augmentation du prix du carburant c’est de s’engager à payer la facture du troisième mandat illégal et contesté du dictateur Alpha Condé.

Ibrahima DIALLO 

Responsable des Opérations du FNDC

Coordinateur du Mouvement Tournons La Page en Guinée

Lire

INTEGRA : l’agriculture au cœur de l’intégration durable des jeunes

10 mai 2021 à 19 07 56 05565

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), financé par l’Union européenne, mise sur le renforcement des compétences agricoles et sur l’amélioration des chaines de valeur pour favoriser l’intégration durable des jeunes, notamment dans les zones rurales.  Avec l’appui du programme et grâce aux nouvelles compétences acquises lors des formations, de nombreux agro-entrepreneurs ont pu développer leur productivité et leur compétitivité et ainsi créer des emplois durables dans leur région.

En leur proposant un accompagnement dans l’élaboration de leur projet agricole et en renforçant leurs capacités, le programme INTEGRA permet de professionnaliser et d’élargir la production agricole, d’améliorer la qualité de la production, de la transformation et de la commercialisation. Ces compétences innovantes et la modernisation des approches enseignée par INTEGRA, permettent aux agriculteurs de tirer un meilleur profit de leur récolte, d’éviter les gaspillages et de proposer leurs produits sur les marchés nationaux et internationaux.

En développant la capacité des agriculteurs, on augmente le nombre d’offres d’emplois dans les régions rurales.

« Le programme INTEGRA m’a permis de comprendre que les opportunités dans le domaine de l’agroalimentaire étaient nombreuses et m’a poussée à vivre pleinement mon rêve. Grâce à un parcours personnalisé, j’ai su me dépasser, sortir des sentiers battus et lancer officiellement mon entreprise qui commercialise aujourd’hui des produits d’excellente qualité et qui sont très prisés par les consommateurs guinéens. Mon rêve est enfin devenu réalité !» explique ainsi Diariou Sow.

Convaincue que l’agriculture est l’ultime solution menant vers le développement de son pays, elle a créé l’entreprise Diperfect Pouss à l’âge de 26 ans. Basée à Kindia, l’entreprise a démarré avec un demi-hectare de champs d’ananas et s’est rapidement diversifiée vers la culture de maïs. En constatant d’immenses pertes post-récolte, Diariou s’est lancée dans la transformation de céréales locales notamment le latchiri, couscous à base de maïs très prisé en Guinée et qui demeure un incontournable du patrimoine culinaire peulh.

En développant son activité, Diariou a créé douze emplois directs.

À travers le programme INTEGRA, Diariou a bénéficié d’un accompagnement technique par des experts permettant la structuration de son projet à travers une étude de marché approfondie, la formalisation de son entreprise et la mise en place de techniques de production et de transformation de ses produits agricoles. Le fond d’amorçage mis à la disposition de son entreprise a permis l’achat d’équipements, d’emballages et de matières premières pour moderniser et accroître sa production.

Accompagnée également par un expert en marketing, Diariou a bénéficié d’un renforcement de capacités en techniques commerciales et d’une digitalisation de son activité permettant ainsi d’élargir son portefeuille clientèle, et d’intégrer des circuits de distribution favorables à l’amélioration des performances de son entreprise. Ses produits d’une qualité remarquable sont distribués dans les plus grands supermarchés de la Guinée ainsi que dans certaines épiceries.

Lien vidéo : https://youtu.be/_aMFIIhe33g

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Financé par l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

Suivez INTEGRA Guinée sur Twitter| Facebook |

Suivez la Délégation de l’Union européenne en Guinée sur Twitter | Facebook |

#INTEGRA_GUINEE | #AfricaTrustFund | #UNCDF | #PNUD | #ITC | #ENABEL | #GIZ | #TeamEurope | #EUSolidarity | #AUEU | #UE

Lire

Albadariah (Kissidougou) : l’école primaire Mandou-Télikoro fermée pour manque d’enseignants

10 mai 2021 à 19 07 08 05085

Depuis l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2020-2021, l’école primaire Mandou-Télikoro dans la sous-préfecture de ‘’Albadariah’’ (une localité située à 55 kilomètre du chef-lieu de la préfecture de Kissidougou) est fermée. Et, pour cause, cet établissement scolaire est dépourvu d’enseignant pour dispenser les cours aux 200 élèves qui y sont inscrits. Visiblement, aucun enseignant n’a accepté d’aller dans cette école de 6 classes, depuis l’année dernière. Les habitants de cette localité, soucieux de l’avenir de leurs enfants, appellent les autorités en charge de l’éducation à prendre des mesures pour l’année prochaine afin que cette école rouvre ses portes, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région de la Haute Guinée.

On s’achemine vers une année blanche dans le district de Télikoro où l’école primaire Mandou-Télikoro peine à ouvrir encore ses portes depuis décembre dernier. Cette école, créée en 2001 grâce aux efforts des ressortissants de Telikoro, compte 200 élèves. Et, ces élèves sont abandonnés à eux-mêmes depuis l’ouverture des classes.

Fodé Mara, patriarche de Télikoro

« On a beaucoup d’élèves, mais on n’a pas d’enseignements. Avant on avait trois enseignants en 2001, cela fait 20 ans aujourd’hui. Il y a un qui est parti ; et, deux sont restés, ensuite les deux sont partis. L’année dernière le gouvernement nous a envoyés un enseignant, il est tombé malade, puis est décédé. On a attiré l’attention du directeur sous-préfectoral de l’éducation (DSSE), il nous a demandé de chercher un contractuel communautaire. On a pris un contractuel que nous payons à 300.000 GNF par mois. Après trois mois de service, il est parti cherché sa famille ; et, il n’est plus jamais revenu », a expliqué Fodé Mara, le patriarche de Télikoro.

De son côté, le président du district de Telikoro, Ousmane Mara, demande au gouvernement de leur aider à trouver des enseignants pour assurer la scolarité de leurs enfants.

Ousmane Mara, président du district de Télikoro

« Ce qu’on veut, c’est que quand on construit une école, le gouvernement doit accepter d’envoyer les enseignants. Lorsqu’un enseignant quitte, l’Etat doit lui trouver un remplaçant. Lorsque vous avez une école de deux bâtiments et qu’il n’y a pas d’enseignants, cela nous fatigue. Le gouvernement doit nous aider pour trouver des enseignants qui ne sont pas des contractuels communautaires, sinon les élèves et les parents d’élèves vont démissionner. Parce qu’on est fatigué de payer de l’argent aux enseignants contractuels communautaires », a dit Ousmane Mara.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Pollution de l’environnement : l’ONG ACOREC alerte sur les menaces qui pèsent sur la rivière de Kakimbo

10 mai 2021 à 19 07 00 05005

Victime d’une forte pollution, la rivière de Kakimbo (en banlieue de Conakry) est aujourd’hui sérieusement menacée de disparition. C’est ce qui ressort d’un constat effectué sur le terrain le vendredi 7 mai 2021 par l’ONG ACOREC avec les autorités concernées par cette situation. L’initiative vise à amener les décideurs à prendre des mesures fortes pouvant sauver cette rivière, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est en compagnie de représentants de la mairie de Ratoma et du gouvernement guinéen (à travers le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement) que les responsables de l’ONG « Agissons Contre le Réchauffement Climatique » (ACOREC) ont effectué une visite dans la forêt classée de Kakimbo. L’objectif était de constater l’état de la rivière qui se trouve sur les lieux, abandonnée à la merci d’eaux usées et de déchets de tous genres en provenance des quartiers environnants. Une façon pour l’ONG, dirigée par Abdoulaye  Gonkou Bah, d’attirer l’attention des autorités sur cette situation préoccupante.

Abdoulaye Gonkou Bah, secrétaire exécutif  d’ACOREC (Agissons Contre le Réchauffement  Climatique)

« Nous sommes sur le site de Kakimbo, dans la commune de Ratoma, suite à un constat de pollution de l’eau de la rivière de Kakimbo. Cette rivière se trouve dans la forêt de Kakimbo qui est une forêt historique et qui qui avait en son sein 71 têtes de sources, parmi lesquelles il ne reste que 5 à 6 aujourd’hui. Et, ces têtes de sources sont aujourd’hui polluées. C’est la raison pour laquelle nous sommes là aujourd’hui avec les responsables de la commune de Ratoma en charge de l’assainissement et d’autres du département de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

L’objectif de cette visite de terrain est d’abord de tâter le terrain, puis interpeller les autorités afin de trouver avec tous les acteurs concernés par ce phénomène les solutions qu’il faut. Ici, le constat est qu’il y a de l’eau sale qui coule des quartiers et d’une origine que nous ignorons et se jette dans la rivière. En plus de ça, il y a des déchets de tous genres qui sont aussi déversés au niveau de cette rivière. Donc c’est un devoir pour nous en tant qu’ONG chargée de la protection de l’environnement de venir voir ça, alerter et agir dans le sens de lutter contre la pollution avec tous les acteurs concernés », a dit le secrétaire exécutif de l’ONG ACOREC.

En plus des eaux sales et des déchets qui envahissent cette rivière, l’organisation de la société civile est préoccupée aussi par la disparition progressive de la forêt de Kakimbo. C’est pourquoi, elle a initié le concept : un anniversaire un arbre pour encourager le reboisement.

Saikou Amadou Diallo, formateur de l’ONG ACOREC (Agissons Contre le Réchauffement Climatique)

« Nous avons  constaté que la jeunesse est animée par la coupure des gâteaux d’anniversaire. On prend des gâteaux luxueux et on va dans des lieux luxueux pour les couper. Et le lendemain, il n’y a aucune utilité pour la société. 

Donc nous nous sommes dit de penser à l’importance de l’arbre qui filtre 28kg de la pression atmosphérique, qui refroidit l’air comme 19 climatiseurs qui fonctionnent en même temps, qui est un abri pour les oiseaux, qui donne l’oxygène que nous respirons et absorbe le gaz carbonique que nous expirons. C’est cet arbre-là qui favorise la pluviométrie et qui nous procure des fruits. Il intervient également dans le cadre de la protection de la biodiversité, parce qu’on dit que la disparition d’une espèce végétale peut entraîner la disparition de 30 espèces animales. Et ce concept un anniversaire un arbre est parti là », a indiqué Saïkou Amadou Diallo, un autre responsable de l’ONG ACOREC.

Cellou Diallo, conseiller communal de Ratoma et président de la commission environnement et développement durable

Au terme de cette visite dans la forêt de Kakimbo, le représentant de la commune de Ratoma a promis de rendre aux responsables de la mairie pour que des dispositions soient prises par rapport à la pollution qui menace cette rivière. « De ce constat, nous allons  faire le compte-rendu à monsieur le maire et nous allons également mettre en branle le service qui s’occupe des eaux et forêts pour rechercher d’où vient cette eau sale et les déchets qui polluent la rivière de Kakimbo. De 2018 à nos jours, nous sommes en train de travailler avec cette ONG qui est en train de faire un travail remarquable pour le reboisement de cette forêt.

Mais aujourd’hui, le plus gros défi, c’est la sécurisation de ce petit espace qui reste de cette forêt. Pour cela, nous à la mairie, nous allons nous organiser pour alerter les autorités du haut niveau, peut-être tout le gouvernement pour qu’on puisse protéger cette forêt ainsi que toutes les autres qui se trouvent  dans notre commune. Je voudrais également dire à cette occasion, qu’il faut que les citoyens se rendent compte que les déchets qui sont jetés dans la rivière peuvent retourner souvent dans nos assiettes. L’eau polluée jetée dans la mer peut aussi retourner dans nos assiettes », a dit Mamadou Cellou Diallo, président de la commission environnement et développement durable à la mairie de Ratoma.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225

Lire

Des gendarmes chez Antonio Souaré : voici le communiqué du ministère de la Défense

10 mai 2021 à 18 06 37 05375

Dans la soirée du dimanche 9 mai 2021, les services de la gendarmerie ont procédé à des patrouilles dans la ville de Conakry pour vérifier la présence d’éléments des forces de défense et de sécurité à des domiciles privés, sans y avoir été affectés dans le cadre de leurs missions régaliennes habituelles.

Ces descentes sur le terrain sont consécutives à des instructions, nombreuses et répétées des hiérarchies compétentes, de ne pas utiliser des hommes en uniforme voués au service public à des fins privées, à savoir la protection d’opérateurs économiques ou de particuliers et de leurs domiciles.

De même qu’il a été clairement indiqué,  plus d’une fois, les conditions d’utilisation de cortèges et de sirènes dans la circulation.

Malheureusement, le constat révèle que les mauvaises pratiques persistent, entamant ainsi la réputation des services de défense et de sécurité tout en causant des discriminations dans la société, sans compter les innombrables désagréments subis par les citoyens. 

L’équipe de la gendarmerie qui s’est rendue au domicile de M. Antonio Souaré a agi en application  de la décision de réglementer et discipliner l’utilisation de la force publique.  A cet effet, les personnels des forces de défense et de sécurité postés à son domicile ont été rappelés, sans incidents ni violence.

Auparavant,  le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale a essayé de contacter en vain Antonio Souaré pour l’informer des dispositions prises dans le cadre de l’exécution des instructions susmentionnées. A son domicile, malgré tous les efforts des agents, M. Antonio Souaré n’a pas voulu coopérer.

En tout état de cause,  les Etats-majors des forces de défense et de sécurité sont engagés à faire respecter l’honneur de l’uniforme et la discipline des troupes dans leurs différentes missions au service de l’Etat, des  institutions de la République et du peuple de Guinée.

Conakry, le 10 Mai 2021
Le ministère de la Défense nationale

Lire

Communiqué MDN/Sécurité

10 mai 2021 à 18 06 27 05275

Il nous a été donné de constater, avec regret, que des agents des services de sécurité et de défense sont employés par des personnes physiques et morales pour leur protection personnelle ou la surveillance de leurs entreprises ou domiciles privés.  

Les Ministères en charge de la Défense et de la Sécurité rappellent que ces pratiques ne sont pas conformes aux missions régaliennes des forces de défense et de sécurité et violent aussi les lois et textes qui régissent leur fonctionnement. 

Aussi, tout agent qui se mettra, bénévolement, au service de tierces personnes ou se rendra, de son propre chef, dans des domiciles ou établissements privés qui requièrent leurs services, sans autorisation préalable ou un mandat de le faire, écopera de lourdes sanctions disciplinaires et sa haute hiérarchie relevée de ses fonctions. 

De même, toute personne qui utilisera dans la circulation des cortèges, des gyrophares sans en remplir les conditions et les critères et en être bénéficiaire, verra son véhicule immobilisé et conduit immédiatement à la fourrière, sans préjudice de poursuites judiciaires. 

Des instructions fermes ont été données à toutes les autorités civiles et militaires ainsi que les unités concernées pour l’application ferme et stricte de toutes les mesures annoncées.

Conakry, le 10 Mai 2021

Les Ministères de la Défense et de la Sécurité

Lire

Fin du mois de Ramadan : Elhadj Mansour Fadiga nous dit tout sur la zakat fitr

10 mai 2021 à 11 11 44 05445
Elhadj Mansour Fadiga, chroniqueur Islamique et imam de la grande mosquée de Nongo

Les fidèles musulmans s’acheminent vers la fin du mois de Ramadan. Et, avant la prière de l’Aïd El Fitr (la grande prière de la fête de Ramadan), il est imposé au jeûneur qui a les moyens de s’acquitter de zakat et de la donner aux pauvres. Ainsi, pour mieux comprendre cette autre zakat (différente de la zakat prélevée sur les avoirs), Guineematin.com est allé à la rencontre d’Elhadj Mansour Fadiga, Imam de la grande mosquée de Nongo, dans la commune de Ratoma. Et, avec chroniqueur Islamique nous avons surtout de l’importance de la zakat fitr.

Décryptage !

Guineematin.com : C’est quoi la zakat fitr ?

Elhadj  Mansour  Fadiga : Zakat fitr c’est la zakat de rupture du jeûne. Cette zakat fitr est imposée par l’islam et le jeûneur doit l’enlever avant la prière de l’Aïd al fitr, c’est-à-dire une fois qu’on a fini d’accomplir le devoir qui est le jeûne de 29 ou 30 jours. Alors, l’islam a légiféré aux gens qui se suffisent pour la nourriture et en ont un plus d’enlever la zakat et donner à ceux qui n’ont pas de moyens afin que ceux-ci puissent avoir à manger le jour de la fête ; puisque que la fête c’est  pour les riches et les pauvres. Dieu a recommandé à ce que les gens qui ont un surplus de leur avoir de venir au secours des pauvres pour que tout le monde soit dans la fête. Maintenant, puisque tout le monde ne connait pas qui sont ces gens qui n’ont les moyens ou qui sont censés recevoir la zakat, généralement on doit  envoyer la zakat à la mosquée et donner à  l’imam. Lui, il doit connaître les personnes qui doivent recevoir la zakat.

Guineematin.com : Qu’est-ce qu’on  doit enlever pour la zakat et combien doit-on enlever ?

Elhadj Mansour Fadiga : avant c’était 4 fois les poignées réunies de la nourriture la plus consommée de la communauté qu’on enlevait pour la zakat et par personne. C’est ce qui équivaut à 2 kilos et demie de la nourriture la plus consommée de la communauté aujourd’hui. Par exemple, chez nous ici à  Conakry c’est le riz. Il y a des érudits qui ont dit que qu’on peut payer en valeur l’équivalent des 2 kilos et demie de nourriture et il vaut mieux donner en valeur qu’en nature. Cette année le secrétariat général a fixé ça à 15000 francs guinéens la valeur à  payer par personne.

Guineematin.com : A qui doit-on donner cette zakat ?

Elhadj Mansour Fadiga : Aux pauvres qui n’ont pas les moyens d’enlever la zakat. Mais, il serait préférable que cela soit remis au conseil de mosquée qui connaît les personnes pauvres. A son tour de repartir avant d’aller à la prière. L’islam a recommandé à ce que cela soit donné avant la prière. Donc, qu’on fasse tout possible pour que ça soit donné avant la prière de l’Aïd al fitr. De grands érudits ont dit qu’on peut donner dès le début du mois de ramadan, mais les gens ont préféré enlever à partir du 27 Ramadan pour permettre aux pauvres d’avoir à enlever eux aussi comme zakat et avoir à manger le jour de la fête.

Guineematin.com : Quelle est l’importance de la zakat fitr ?

Elhadj Mansour Fadiga : Tant qu’on enlève la zakat fitr votre jeûne est suspendu. Il n’atteindra sa destination que lorsque vous allez vous en acquitter. La zakat fitr consiste également à purifier le jeûneur des dérapages qu’il a eu à  commettre durant le mois de Ramadan. Parce que tout le monde peut commettre des erreurs ou des fautes, sauf les envoyés de Dieu. Donc, en donnant la zakat fitr, cela va compenser ou combler nos lacunes.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225

Lire

Dinguiraye : un jeune tué dans un affrontement entre manifestants et forces de l’ordre à Banora

10 mai 2021 à 11 11 28 05285

Une violente manifestation a eu lieu ce dimanche, 9 mai 2021, dans la sous-préfecture de Banora, une zone minière située à 82 kilomètres de la ville de Dinguiraye. Un jeune homme a été tué par balle et un autre blessé dans les échauffourées qui ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre. Le PA de l’armée qui était dans la localité et un véhicule des agents de sécurité ont aussi été incendiés, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Il y a quelques jours, des agents des forces de défense et de sécurité ont été déployés à Banora pour arrêter et expulser les Burkinabés qui exploitent de l’or par un système de dragage dans le fleuve Bafing. Un système jugé très dangereux pour l’environnement. Et, c’est dans l’exécution de cette mission que les agents ont interpellé et battu un jeune autochtone du village, qu’ils auraient pris pour un ressortissant burkinabé. Cela, malgré l’intervention de certains citoyens et même des autorités locales en faveur du jeune homme.

C’est cet acte qui a irrité et révolté les citoyens de la localité. De nombreux jeunes sont sortis exprimer leur colère en jetant des pierres sur les agents. Ces derniers ont répliqué à travers des tirs de gaz lacrymogène mais aussi des coups de feu. Les balles ont touché deux jeunes, l’un est décédé et l’autre a été évacué d’urgence à l’hôpital de Dinguiraye. Les jeunes aussi ont réussi à incendier un pick-up et le PA de l’armée qui était installé dans la localité.

Le préfet de Dinguiraye, Dr Ibrahima Barboza Soumah, en compagnie des autorités religieuses et des ressortissants de la sous-préfecture est en route pour Banora. Il va s’enquérir de la situation et chercher à trouver une solution à ce problème.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

Lire

Insécurité à Labé : un jeune froidement assassiné par des présumés voleurs

10 mai 2021 à 11 11 21 05215

Ce crime a été perpétré dans la nuit du samedi au dimanche, 09 mai 2021, devant une boutique à Daka1, un quartier de la commune urbaine de Labé. La victime, Abdourahamane Diallo, est un « déréglé mental » âgé de 35 ans. Il a été abattu par des bandits qui étaient venus dévaliser une boutique.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, Abdourahamane Diallo était en plein sommeil sur la terrasse de la boutique qui était visée par les malfaiteurs. Ces derniers l’ont confondu au gardien des lieux et ont ouvert le feu sur lui.

Ce drame s’est  produit dans la nuit du samedi à dimanche 09 mai 2021 au quartier Daka1 dans la  commune urbaine de Labé.

« C’est un de mes neveux qui a été tué dans la nuit de samedi à dimanche. Il s’appelle Abdourahmane Diallo, plus connu sous le sobriquet de M’bia, âgé de 35 ans. C’est un déréglé mental depuis plusieurs années. Nous l’avons trouvé ligoté, sa bouche bandée. Ceux qui l’ont tué l’ont sans doute confondu à celui qui assurait la garde de la boutique. Car, au-delà  de cet assassinat, tout le contenu de la boutique a été vandalisé », a expliqué Mamadou Cellou  Diallo, un des oncles de la victime.

A noter que la police centrale de Labé a déjà annoncé l’ouverture d’une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de ce meurtre.

De Labé,  Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Kindia : 3 présumés braqueurs arrêtés avec des armes de guerre par la gendarmerie

10 mai 2021 à 11 11 11 05115

En provenance de Siguiri pour Conakry, à bord d’une voiture Nissan, trois présumés « bandits de grand chemin » ont été interpellés avant-hier, samedi 08 mai 2021, par des unités de la gendarmerie à Kindia. Ces « bandits » avaient à leur possession des sept (7) fusils dont cinq armes de guerre de types PMAK, des minutions, près d’une quinzaine de téléphones et plusieurs autres outils et accessoires qu’ils utilisent lors des opérations de braquage ou de vol. Ils ont été présentés hier (dimanche) à la presse locale par les services de sécurité de la ville des agrumes, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Kindia.

Selon les informations, l’arrestation de ces présumés malfaiteurs est le résultat d’un travail d’équipe entre la compagnie de la gendarmerie territoriale et l’escadron mobile N°7 de la gendarmerie. Et, c’est aux environs de 11 heures que les agents ont mis le grappin sur ces « bandits » en face de la station de Wondy, dans la commune urbaine de Kindia.

« C’est suite aux renseignements recueillis et exploités par nosservices que trois individus ont été interpellés. Ces malfratsinterpellés à Kindia hier, samedi 08 mai, résidents tous à Conakry. Ils ont été arrêtés en face de la station de Wondy dans la commune urbaine de Kindia par la compagnie gendarmerie territoriale appuyée par l’escadron de la gendarmerie mobile numero7 au moment juste où ilsprenaient départ sur Conakry, à bord d’une voiture Nissan rouge, immatriculée RC3054-AY. Mais, c’est le jeudi 06 mai que  se groupe de malfrat a quitté Siguiri pour  Conakry en passant par Dabola où ils ont d’ailleurs passé la nuit. Ils sont arrivés à Kindia vers 4 heures du matin. Accueillis par un des  éléments du groupe qui est en cavale, c’est aux environs de 11 heures qu’ils ont été arrêtés dans leur voiture avec 7 fusils  dont cinq armes de guerres de types PMAK, sept boites chargeurs garnies de 84 cartouches, deux PA dont de type TT30 avec 6 cartouches et un second de type MAKAROV avec 4 cartouches, une grenade lacrymogène, une machette , un pied de buche, une pioche, une longue barre de fer, deux couteaux, une paire de ciseaux, un sachet de menottes à caoutchouc, 13 trousseaux de clefs, un rouleau de colle Scott, 14 téléphones de marques différentes, trois tenues chemisesmilitaires et un pantalon, une paire de rangers militaire et six cartes SIM des operateurs Orange et Areeba », a révélé le Lieutenant Aboubacar Saran Bangoura, chargé de communication adjoint du haut commandement de la gendarmerie nationale et direction de la justice militaire.

Ces présumés bandits ont déjà été auditionnés ; et, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia, Amadou Diallo, promet de « lourdes peines » contre ceux qui seront déclarés coupables à l’issue d’un procès dont la date n’a pas encore été déterminée.

« C’est un coup de filet réussi grâce à la collaboration de la population. Les nommés Abass Diallo, Thierno Amadou Diallo et Réné Fassou  Maomou ont été interpellés par les agents des services de sécurité  de Kindia. Ils avaient en leurpossession sept (7) fusils dont cinq (5) PMAK et autres armes, comme pour dire qu’ils sont destinés à braquer la population. Ils ont été entendus sur procès-verbal et ce sont eux qui sont en train de sévir actuellement dans les zones du pays. Ils ont fait de multiples cas d’attaques à main armée, avec des armes de guerre, des machettes… Nous tenons à vous dire que des recherches sont activement en cours pour dénicher les co-auteurs et complices de sesactes horribles et crapuleux, tout en vous rassurant une nouvelle fois que tous ceux qui seront retenus à l’audience dans les liens  de la culpabilité seront condamnés à de lourdes peines », a dit le procureur Amadou Diallo.

Devant la cohorte de journalistes, deux des trois présumés bandits (Thierno Amadou Diallo et Abass Diallo) ont niés en bloc les faits qui leurs sont reprochés.

« Nous nous travaillons à Siguiri. Comme c’est une ancienneconnaissance (René Fassou), nous lui avons dit de nous envoyé à Conakry ;  par ce que mon ami (Abass Diallo) n’a pas de carte d’identité. Lorsque nous sommes rentrés àKindia, aux environs de 4 heures, il (René Fassou) nous a dit qu’il veut se coucher… Le matin, il nous a appelés pour qu’on bouge à la station. C’est entre temps que nous avons aperçu un pick-up qui a freiné et ils nous ont envoyé ici. On ne connaît pas le propriétaire de ses armes, on lui a vu seulement avec la tenue. Pour nous c’est un militaire. On ne connait rien d’autre », a déclaré Thierno Amadou Diallo.

Abordant dans le même sens, Abass Diallo a aussi clamé son innocence dans cette affaire.

« Je suis un simple passager. Je ne sais pas pourquoi on m’a arrêté et m’envoyer ici. Comme il (René Fassou) venait àConakry, je lui ai dit de m’amener dans sa voiture. Mais, je ne savais pas qu’il détenait toutes ses armes. Moi je ne connais rien dans ça », a-t-il confié.

Pour sa part, le chauffeur René Fassou Maomou a reconnu la « détention » qui pèse à son encontre.

«  Je reconnais avoir deux armes sur moi. C’est les deux PMAK. Nous avons quitté Siguiri ensemble et c’est ici qu’ils (les gendarmes) nous ont arrêté », a-t-il dit brièvement.

A noter que ces présumés bandits (Abass Diallo, Thierno Amadou Diallo et Réné Fassou  Maomou) ont déjà été inculpés et placés sous mandat de dépôt pour « détention  illégale d’armes de guerre, association de malfaiteurs et de vol à main armée ».

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Lire

Conflit entre Maliens et Guinéens : un militaire blessé par balle à Mandiana

10 mai 2021 à 10 10 57 05575


Un nouveau conflit a éclaté en fin de semaine dernière entre des habitants de Mandiana (Guinée) et Yanfoïla (Mali). Plusieurs coups de feu ont été tirés de l’autre côté de la frontière en direction de la Guinée. Un militaire guinéen a été blessé par balle, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Mandiana.

Tout a commencé vendredi soir, lorsque des citoyens maliens ont installé plusieurs machines qui servent à exploiter de l’or dans le fleuve Sankarani, situé à la frontière entre leur pays et la Guinée. En raison des conséquences environnementales que cela peut engendrer, les habitants du district de Dalakan, dans la préfecture de Mandiana, se sont opposés à l’exploitation de l’or sur les lieux. 

Ils ont demandé aux mineurs maliens de retirer leurs machines du fleuve. Avec l’implication des autorités locales, du préfet de Mandiana et de son homologue de Yanfoïla (Mali), les Maliens ont été obligés de retirer leurs machines du fleuve samedi matin. Et, ils ont décidé de se venger en tirant des coups de feu en direction de la partie guinéenne. Selon les témoignages, les tirs ont commencé le samedi, vers 11 heures, obligeant tout le monde à fuir de la carrière de sable de Dalakan. 

« C’est la décision relative au retrait des machines du fleuve qui n’a pas plu aux habitants de Sidadjouba (le village malien situé sur l’autre rive). Ils ont décidé de se venger en faisant des tirs en direction de la carrière de sable qui se trouve sur le côté guinéen. Un militaire guinéen a été blessé par balle au bras. Et, il faut noter que certains tirs ont été faits avec des armes de guerre, ce qui fait croire que l’armée malienne est impliquée dans cette situation », explique Yaya Diakité, le maire de la commune rurale de Morodou, d’où relève le district de Dalakan.

« J’ai informé le préfet de Mandiana de l’évolution de la situation, et il nous a rassurés de l’envoi immédiat d’un renfort militaire pour calmer la situation. Le renfort est arrivé dans la soirée du samedi 8 mai sur les lieux, trouvant que les tirs avaient déjà cessé. Mais le dimanche matin encore, les tirs ont repris en présence de nos militaires. Eux-mêmes ont compris qu’il y a des tirs d’armes de guerre en provenance de la partie malienne, mais ils n’ont pas riposté. Ils nous ont dit qu’ils n’ont pas reçu l’ordre de tirer », ajoute M. Diakité.

Les tirs ont cessé aux environs de midi (dimanche), mais les militaires guinéens restent toujours sur le site. Selon le maire de Morodou, ils sont là pour veiller au grain et s’assurer  que la situation s’est complètement calmée.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel. 00224 625 81 03 26 

Lire

Eboulement à Kourémalé (Siguiri) : un mort et un porté disparu

10 mai 2021 à 9 09 35 05355
image d’archive

Dans l’après-midi d’hier, dimanche 09 mai 2021, un éboulement s’est produit dans une mine d’or à Kourémalé, une sous-préfecture située à 70 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri. Une personne y a perdu la vie et une autre toujours portée disparue.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 13 heures que ce drame s’est produit dans la mine d’or de Konfran (communément appelée Köböni). Les victimes étaient dans descendus dans un puits pour extraire du gravier lorsque cet éboulement est survenu. Les secours ont réussi à retrouver et extraire un corps le tas de sable. Mais, une autre personne est encore porté-disparue. En tout cas elle est encore introuvable, malgré les recherches qui y ont été menées jusque tard dans la soirée.

A rappeler que cet éboulement meurtrier est produit quelques heures seulement après l’éboulement survenu samedi, 08 mai 2021, dans la sous-préfecture de Doko (dans la préfecture de Siguiri) et qui a fait 15 morts.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Réfection du col de Loubha (Télimélé): l’ARAT apporte une contribution de plus de 35 millions GNF

10 mai 2021 à 7 07 17 05175

L’Association des Ressortissants et Amis de Télimélé (ARAT) participe activement à la réfection du col de Loubha (une montagne qui rend difficile l’accès à la ville de Télimélé). Elle a mobilisé plus de 35 millions de francs guinéens pour permettre la réalisation des travaux, initiés et mis en œuvre sous fonds propres par les fils et filles de la préfecture. Une délégation de l’ARAT s’est rendue sur le terrain samedi dernier, 8 mai 2021, pour remettre ce montant au comité de pilotage du projet, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En plus des membres de l’association, d’autres amis de Télimélé ont participé à la mobilisation de cette somme d’argent. Il de l’association des ressortissants de Hérico (Lélouma) qui a apporté une contribution de 10 millions de francs et le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, qui a décidé d’accompagner cette initiative citoyenne à travers une contribution de 10 millions de francs. Et, c’est le président de l’Association des Ressortissants et Amis de Télimélé, Elhadj Taslima Diallo, qui a conduit la délégation qui est allée procéder à la remise officielle de ce montant au comité qui pilote le projet.

Elhadj Taslima Diallo, président de l’ARAT

« L’objectif de notre présence parmi vous est de venir saluer la population de Télimélé, lui exprimer toute notre satisfaction pour le travail de désenclavement qui est en cours au niveau de la montagne de Loubha. Je connais l’histoire de cette route, c’est un calvaire. Si aujourd’hui Dieu donne la possibilité à une équipe d’envisager la reconstruction de cette route, nous ne pouvons pas rester sans apporter notre contribution morale et matérielle. C’est dans ce cadre que l’ARAT nous a chargés de venir apporter notre modeste contribution mais surtout, encourager la commission qui est là à persévérer, à tenir bon et à rechercher les capitaux pour la suite des travaux », a dit Elhadj Taslima Diallo, satisfait de l’évolution du chantier.

« Notre constat est que c’est un chantier déjà très prometteur. Mais, il faut tenir bon parce que le travail qui est fait est un travail de la saison sèche. La pluie va bientôt commencer et surtout que c’est une montagne. Donc il faut stabiliser la terre, préparer les caniveaux avec une profondeur raisonnable pour drainer toutes les eaux, parce que l’ennemi de la route, c’est la pluie », a dit le président de l’ARAT.

Jamesdine Baldé, président de la jeunesse de l’ARAT

De son côté, le président de la jeunesse de l’ARAT a remercié les populations de Télimélé pour leur engagement en faveur du développement de la préfecture, qui est l’objectif recherché par son organisation. « L’objectif de notre association qui est apolitique et à but non lucratif, c’est de rassembler l’ensemble des fils et filles de Télimélé autour d’un idéal de développement de notre préfecture », a dit Jamesdine Baldé. Au-delà de la réfection du col de Loubha, M. Baldé souhaite aussi la réparation des points critiques de toutes les routes reliant Télimélé aux autres villes de la Moyenne et de la Basse Guinée.

Younoussa Goulgoul Diallo, maire de Télimélé

Au nom des populations de Télimélé, le maire de la ville, Younoussa Goulgoul Diallo, a remercié la délégation et promis que tous les montants qui seront envoyés seront utilisés à bon escient. « Aujourd’hui encore, je suis animé par des sentiments de satisfaction et de joie. Je suis très heureux que Loubha soit désenclavé en mon temps. Je remercie les membres de cette association (ARAT) et toutes les populations de Télimélé qui ont accepté d’accueillir cette délégation venue nous apporter son soutien. Je demande à tous les citoyens de Télimélé, d’ici et d’ailleurs de continuer à se donner la main. De notre part, l’argent qu’ils vont envoyer sera utilisé strictement pour les travaux de Loubha », a promis l’autorité communale.

A noter que selon les informations recueillies sur le terrain, le taux d’exécution des travaux de réfection du col de Loubha se situe à hauteur de plus de 90%.

De retour de Télimélé, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Des gendarmes chez Antonio Souaré : « c’est de l’intimidation », réagit l’homme d’affaires

10 mai 2021 à 6 06 54 05545
Antonio Souaré

Un commando de gendarmes a débarqué hier nuit au domicile de Mamadou Antonio Souaré, situé au quartier Lambanyi, en banlieue de Conakry. Venus à bord de 7 pick-up, les gendarmes ont dit être venus prendre les agents de sécurité qui gardent le richissime homme d’affaires guinéen pour les faire rentrer dans les casernes. Mais le président de la Fédération Guinéenne de Football, lui, dénonce une tentative d’intimidation, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Ils sont venus à 22 heures, à bord de 7 pick-up. Des agents armés jusqu’aux dents. Ils ont voulu rentrer, mais ils n’ont pas pu accès parce que les gardiens les ont bloqués. Et puis tout le quartier était dans la rue. Donc ils sont repartis », explique Antonio Souaré, qui dit avoir contacté le président de la République pour le mettre au courant de la situation. Et aussitôt, Alpha Condé l’a mis en contact avec le général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale.

« Après, on a vérifié à la source, on nous a dit qu’ils étaient venus voir si les gendarmes qui me gardaient ou les policiers étaient là pour les faire rentrer (dans les casernes). Mais tu ne peux pas faire ça pendant le week-end et de surcroît la nuit, à 22 heures. Tu ne peux pas envoyer 7 pick-up à 22 heures chez quelqu’un qui n’est pas un bandit pour dire que c’est pour chercher des gardes. Mais c’est de l’intimidation, ce n’est plus pour le football ça », a dénoncé Antonio Souaré.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Lire

TPI de Mafanco : décès du procureur, Lansana Sangaré

10 mai 2021 à 5 05 50 05505
Lansana Sangaré, procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance de Mafanco

C’est le ministère de la justice qui a annoncé cette mauvaise nouvelle ce lundi matin. Monsieur Lansana SANGARE, Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance de Mafanco, est décédé hier, dimanche 09 mai 2021, de suite d’une courte maladie.

Dans son communiqué qui ne donne pas suffisamment d’informations sur le défunt, on apprend que le magistrat a rendu en Tunisie où il s’était probablement rendu pour des soins…

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée, aux collègues de monsieur Sangaré, ainsi qu’à tous ses amis.

Paix à son âme, amine !

Lire

Yamoussa Sidibé : « le journalisme doit être pratiqué sans aucune terreur qui nous pousserait à se taire »

10 mai 2021 à 5 05 03 05035

Le 03 mai de chaque année est célébré, de par le monde, la journée internationale de la liberté de la presse. Cette journée est souvent mise à profit pour dresser un constat sur la situation des journalistes ; mais aussi de faire des réflexions pour promouvoir des initiatives en vue du respect de la liberté d’informer. En clair, la journée internationale de la liberté de la presse est un moment d’évaluation de l’exercice du métier du journaliste et du fonctionnement des médias.

Cette année, c’est sous le thème : « l’information comme bien public » que cette journée d’analyse et de réflexion est célébrée à travers le monde. Et, en Guinée, la célébration de cette journée intervient à un moment de grave atteintes sont portées aux hommes de médias. Au moins deux journalistes croupissent en prison, en violation de la loi L002 sur la liberté de la presse et « dépénalisation des délits de presse » dans le pays. Cette célébration intervient aussi à un moment où les professionnels de médias vivent dans la précarité avec des salaires très étiques qui ne les mettent pas à l’abri du besoin. C’est pourquoi, dans un entretien accordé à Guineematin.com, l’éminent journaliste et ancien présentateur de télé, Yamoussa Sidibé, a appelé les journalistes à la solidarité et à la responsabilité dans l’exercice de leur métier. Ce professionnel de médias qui totalise plus de 30 ans d’expérience dans la pratique du journalisme en Guinée a aussi invité les gouvernants à faciliter la tâche aux journalistes.

« Le métier de journaliste doit être pratiqué en toute liberté, sans pression extérieure, sans aucune terreur qui nous pousserait à se taire face à telle ou telle chose. Nous devons avoir la liberté d’informer autant qu’on peut, autant que nous permet notre métier… La pratique du journalisme est toujours difficile ; parce que si nous pratiquons toujours ce métier, nous ne sommes pas toujours d’accord avec les gouvernants. Car, les gouvernants, leur volonté c’est de dire leur vérité ; alors que ce n’est pas ça le travail du journaliste… Il faut qu’on comprenne que le journaliste ne va pas toujours parler pour le gouvernant. Il n’est pas toujours obligé de dire la vérité du gouvernant. Il faut comprendre que le journaliste fait son métier en dénonçant ceci ou cela. Il faut amener les gouvernants à comprendre qu’aider le journaliste c’est s’aider eux-mêmes », a indiqué Yamoussa Sidibé.

Décryptage !

Guineematin.com : Que vous inspire la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse ?

Yamoussa Sidibé : les journées consacrées à la réflexion sur la presse devraient nous amener à nous demander ce que nous avons pu faire, ce que nous avons pu accomplir au cours de l’année et ce que nous ambitionnons de réaliser. Peut être cette année on pensera à nos confrères qui ne sont pas libre de leur mouvement, nous penserons aux lois qui existent et qui protègent le journaliste en générale, nous penserons aussi aux associations de journalistes et peut-être pousser à une réflexion sur nos responsabilités dans la défense des droits du journaliste, dans la solidarité qui doit exister entre les journalistes, de la responsabilité du journaliste face à la situation politique, sociale et culturelle du pays. Peut-être ça sera l’occasion aussi de penser à une association qui a existé au début et qui s’appelle : l’association des journalistes de Guinée ; penser à lui donner la place qu’elle mérite dans l’arène médiatique nationale.

Guineematin.com : Aujourd’hui vous comptabilisez plusieurs décennies d’expérience dans le domaine du journalisme en Guinée. Mais, quand vous observez aujourd’hui les journalistes, quand vous observez les médias, quelle enseignement vous en tiré ?

Yamoussa Sidibé : J’ai plus de 30 ans d’expérience dans le journalisme. Nous avons commencé très jeune ce métier, on avait peut-être 24 ou 25 ans. Donc, c’est vrai que nous devons nous targuer d’avoir une certaine expérience pour avoir observé les autres sur le terrain. Maintenant, aujourd’hui, comment se pratique notre métier (le journalisme) ? Ce n’est pas facile de juger les autres, les moments ne se ressemblent pas, les instruments de travail ne se ressemblent pas, les situations qui se présentent ne sont pas toujours les mêmes. Mais, il est vrai qu’on peut, peut-être, demander à nos jeunes confrères de toujours penser à la responsabilité du journaliste, à comprendre pourquoi nous tenons le micro, à comprendre pourquoi l’autre (les auditeurs) est tenu à nous écouter. Donc, qu’on prenne nos responsabilités et qu’on agisse dans ce sens.

Guineematin.com : Aujourd’hui, au moment où nous parlons de la liberté de la presse, des journalistes croupissent en prison dans notre pays. C’est le cas des journalistes sportifs Amadou Diouldé Diallo et Ibrahima Sadio Bah. Alors, peut-on vraiment parler et célébrer la liberté de la presse dans de telle situation ?

Yamoussa Sidibé : C’est un peu difficile de danser quand nous savons que des confrères sont en prison. C’est le lieu d’appeler les associations de journalistes à leur responsabilité. Ces associations, quelle qu’elles soient, leur objectif, leur but premier c’est la défense des droits du journaliste, la défense de la liberté de la parole, la défense de la liberté d’exister même du journaliste. Si ces deux confrères ont été arrêtés dans la pratique de leur métier, les associations de presse doivent élever le ton, prendre la trompette pour se faire entendre. Le métier de journaliste doit être pratiqué en toute liberté sans pression extérieure, sans aucune terreur qui nous pousserait à se taire face à telle ou telle chose. Nous devons avoir la liberté d’informer autant qu’on peut, autant que nous permet notre métier.

Guineematin.com : Compte tenu de la situation actuelle que vivent les professionnels de médias en Guinée, peut-on dire qu’il est devenu difficile de faire du journalisme dans notre pays ?

Yamoussa Sidibé : La pratique du journalisme est toujours difficile ; parce que si nous pratiquons toujours ce métier, nous ne sommes pas toujours d’accord avec les gouvernants. Car, les gouvernants, leur volonté c’est de dire leur vérité ; alors que ce n’est pas ça le travail du journaliste.  Parce que le journaliste observe ce qui se passe sur le terrain et dit ce qui se passe sur le terrain. Quel que soient les pressions qui viendraient d’ici ou de là, le journaliste doit savoir se gausser du qu’en dira-t-on et dire la vérité du terrain en assumant la plénitude de ses responsabilités qui l’incombe dans la pratique de son métier.

Guineematin.com : La Guinée occupe toujours la queue dans le classement de Reporters Sans Frontière. A votre avis, qu’est-ce qu’il faut faire aujourd’hui pour inverser cette tendance ?

Yamoussa Sidibé : Il faut qu’on comprenne que le journaliste ne va pas toujours parler pour le gouvernant. Il n’est pas toujours obligé de dire la vérité du gouvernant. Il faut comprendre que le journaliste fait son métier en dénonçant ceci ou cela. Il faut amener les gouvernants à comprendre qu’aider le journaliste c’est s’aider eux-mêmes. Mais, aider le journaliste c’est aussi le mettre à l’abri du besoin. Parce qu’aujourd’hui les gouvernants, les nantis, utilisent le journaliste à leur fin ; parce que tout simplement on n’arrive pas à payer, à donner au journaliste ce qu’il mérite pour lui permettre de vivre de son salaire et à nourrir sa famille en pratiquant ce métier. Parfois même les responsables des médias utilisent cela pour assujettir le journaliste ou pour l’amener à dire une vérité qui n’est pas la vérité. Tant que le journaliste n’a pas le salaire qu’il mérite, il est exposé à n’importe quoi, il est exposé aux gouvernants, aux nantis, aux propriétaires de médias. Donc, aujourd’hui, à l’occasion de cette célébration de la liberté de la presse, il faut amener les gouvernants à comprendre leur responsabilité, à comprendre que donner la possibilité au journaliste à s’exprimer effectivement, c’est s’aider eux-mêmes.

Guineematin.com : Nous arrivons au terme de cet entretien que vous nous accordez. Mais, avant de nous quitter, quel message avez-vous à l’endroit de la jeune génération de journalistes qui exerce aujourd’hui dans notre pays ?

Yamoussa Sidibé : C’est simplement dire que le journaliste doit savoir rester journaliste. Car, c’est un grand privilège de tenir le micro, de parler pour les autres, de parler aux autres, de parler quand les autres se taisent. Nous (les journalistes) ne sont pas des inquisiteurs, nous n’avons pas à imposer notre opinion aux autres. Nous devons savoir tendre l’oreille, écouter les autres et transmettre. Parce que nous ne sommes pas détenteurs de la vérité. Nous sommes des personnes qui servent de trait d’union entre ceux qui détiennent l’information et ceux qui ont besoin d’écouter cette information. Donc, il faut qu’on prenne notre responsabilité dans ce sens là.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Alpha Kabinet Doumbouya sur la liberté de la presse : « je m’interroge encore… »

10 mai 2021 à 5 05 00 05005
Alpha Kabinet Doumbouya, journaliste

Célébrée en Guinée (tout comme dans le reste du monde) le 03 mai de chaque année, la journée internationale sur la liberté de la presse est souvent mise à profit pour faire un diagnostic sur la situation des journalistes et le fonctionnement des médias dans notre pays. Cette journée est aussi une opportunité pour les professionnels des médias de se remettre en cause et de se pencher une fois de plus sur leur rôle dans cette société à la démocratie naissante et très fragile. Seulement, cette année, cette journée arrive à un moment de dures épreuves pour les journalistes. Car, certains d’entre eux (Amadou Diouldé Diallo et Ibrahima Sadio Bah) croupissent en prison. Egalement, beaucoup de journalistes tirent le diable par la queue avec des salaires misérables et une volonté à toute épreuve des autorités à savonner tous ceux qui osent avoir une pensée contraire à la leur.

Dans entretien accordé à Guineematin.com, à l’occasion de la célébration de cette journée, le doyen Alpha Kabinet Doumbouya, journaliste à la RTG, s’est interrogé sur la santé de la presse guinéenne et son avenir dans un monde très concurrentiel. Egalement, ce professionnel de média a exhorté les journalistes à ne pas baisser les bras face aux défis et aux obstacles du monde. « On ne doit pas se taire », martèle le doyen Alpha Kabinet Doumbouya.

Décryptage !

« Le constat est globale. Je dirais que la journée consacrée à la presse nous donne deux options. Il s’agit de réfléchir, de penser à nous-mêmes et de nous pencher sur notre situation. Je m’interroge encore si la presse se porte bien. Quelle est l’avenir de la presse dans un monde concurrentiel entre médias et la presse face aux décideurs politiques et économiques ? A notre départ on nous a dit que c’est un métier (le journalisme) qui ne nourrit pas son homme, mais on se rend compte avec l’âge que les choses se compliquent davantage. Ce qui était indexé par nos ainés semble minime par rapport à ce que nous voyons aujourd’hui. On nous interpelle souvent de donner des conseilles à la jeune génération. Je dis que c’est un combat, tout se résume par la responsabilité et le professionnalisme du journaliste. Le journalisme est un métier de privilège et on n’a pas à emprunter mille chemins. On a que six questions : qui a fait quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Si vous êtes dans ce couloir, c’est balisé et on peut être professionnel. Mais, il arrive qu’on soit menacé par les décideurs politiques, les gouvernants. Souvent, les autres pouvoirs essaient de nous écraser par l’influence de nos rédactions, par la corruption, par la manipulation. Je crois que c’est ce que nous devons refuser. Sinon, la presse est généralement menacée et dangereusement menacée à l’interne comme à l’externe. A l’interne, les nouveaux médias menacent les médias classiques. Quand vous prenez aujourd’hui la place d’une agence de presse, ça ne représente rien aux yeux du décideur qui veut se voir à la télévision le soir, qui veut entendre sa voix à la radio. Nous parlons souvent d’instantanéité. Et, si vous prenez la radio, vous verrez qu’elle est en retard par rapport à d’autres canaux de communication comme les sites qui, à la minute, diffuse l’information.

Avec l’apparition du numérique, chacun est capable de donner l’information qu’il veut ; et, c’est à la portée de tout le monde. Mais, ce sont les journalistes seulement qui ont la technique de la collecte, du traitement et de la diffusion de l’information. Donc, on (les journalistes) ne doit pas baisser les bras, on ne doit pas se taire. Nous ne parlons pas dans le vide, nous parlons aux autres pour un changement de comportement. Il y aura toujours de résilience, le monde est fait de contradictions. Certains ne vont jamais accepter facilement, mais l’idéale c’est d’avoir la victoire finale », a-t-il indiqué.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire