Liberté de la presse en Guinée : le constat de Wasco Keïta, Directeur du journal Horoya

9 mai 2021 à 18 06 41 05415
Mamady Wasco Keïta, Directeur général du quotidien national Horoya

A l’instar des autres pays du monde, la Guinée a célébré le lundi dernier, 3 mai 2021, la journée internationale de la liberté de la presse. Une occasion mise à profit par les professionnels de médias pour faire un état des lieux sur l’exercice du journalisme dans notre pays. En marge de cet événement annuel, le Directeur général du quotidien national Horoya, Mamady Wasco Keïta, a accordé un entretien à Guineematin.com, à travers un de ses journalistes. Ce doyen de la presse guinéenne a donné son regard sur la liberté de la presse de la Guinée.

Décryptage !

Guineematin.com : quel regard portez-vous aujourd’hui sur le respect de la liberté de la presse en Guinée ?

Mamady Wasco Keïta : mon regard sur le respect de la liberté de la presse en Guinée est mitigé. Je veux dire par là que tout n’est pas rose et du côté des journalistes et du côté des décideurs. Je voudrais m’appesantir surtout sur le côté des journalistes, parce que je me dis toujours que dans la pratique de notre métier, il faut qu’on soit professionnel. Il y a ce que les journalistes confondent et  qui font que très souvent, ils passent à côté de leur éthique et de leur déontologie. Se faisant, ça fait beaucoup de grincement de dents.

Dans les conditions normales, quand un journaliste fait correctement son travail, quel que soit le pouvoir dictatorial qu’il a en face, il pourra ne pas être inquiété. Mais, dès l’instant qu’il passe à côté de l’éthique et de la déontologie, ça ne peut plus aller. La déontologie, c’est un code qui est écrit, mais l’éthique est morale. Aujourd’hui, nous avons parmi nous beaucoup de journalistes alimentaires. C’est là où je salue aujourd’hui le président de la Haute Autorité de la Communication, Boubacar Yacine Diallo, qui est en train de se battre pour assainir la profession, parce que notre profession est devenue un fourre-tout.

C’est autant dire que tous ceux qui ont échoué ailleurs ont emprunté le chemin de la presse. Et sur nos antennes, dans les télévisions, dans les journaux écrits, dans la presse en ligne, il y a beaucoup d’énormités qu’il faudrait corriger pour que notre presse soit vraiment sur la lancée. Je me réjouis également du fait que malgré ce manquement, il y a très peu pour ne pas dire qu’il n’y a pas de journaliste en prison, en tout cas pour des questions politiques. Si ce n’est pas une question d’éthique morale entre un journaliste et un lecteur de façon très personnelle, en général je ne vois pas de journalistes en prison à cause de leur opinion ou bien à cause de leur écrit.

Donc il appartient à nous hommes de médias de nous remettre en cause, parce que cet anniversaire du 3 mai, ce n’est pas pour toujours tirer à boulets rouges sur les pouvoirs publics. Mais, il s’agit aussi de l’eau dans notre vin, nous asseoir et voir le chemin que nous avons parcouru, les embûches que nous avons eues, qu’est-ce qui a marché et qu’est-ce qui n’a pas marché pour qu’on puisse se recentrer un peu. 

Et, je pense que la HAC va nous aider en extirpant de nos rangs ces brebis galeuses pour que les professionnels puissent aller à la conquête de l’information, parce que c’est un métier très noble. C’est un sacerdoce. Quand tout le monde est là en train de dormir, le journaliste est là à chercher  pour donner à l’autre ce qu’il ne connaît pas avec tous les risques possibles. C’est un métier ingrat qui ne dit pas son maître, mais nous faisons avec beaucoup de courage et d’endurance.

Guineematin.com : vous dites qu’il n’y a pas de journalistes en prison à cause de leur opinion. Pourtant, le doyen Amadou Diouldé Diallo est détenu à la Maison centrale de Conakry pour offense au chef de l’Etat.

Mamady Wasco Keïta : moi, je dissocie le cas d’Amadou Diouldé Diallo de la profession. Un journaliste ne doit pas faire de la politique. S’il fait de la politique, il est carrément politicien. Il doit dissocier la politique de son métier de journaliste. Mais s’il mélange les deux, ça va de soi qu’il ait devant lui l’autorité. Et, j’ai souvent écouté Diouldé qui est un ami très proche à moi et même du point de vue de la famille. Mais, il y aussi quelques fois des débordements qui prêtent à équivoque. Donc, moi je me dis qu’une opinion dans un journal ne peut pas amener un journaliste en prison. Mais quand c’est des attaques personnelles et qui sont en maille avec la loi, là c’est possible qu’on se retrouve en prison. Je souhaite quand même que son cas soit vite réglé et qu’il recouvre sa liberté.

Guineematin.com : quel est le message que vous avez à l’endroit des journalistes et des autorités publiques à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse ?

Mamady Wasco Keïta, Directeur général du quotidien national Horoya

Mamady Wasco Keïta : à l’endroit de nos confrères, je dirais qu’ils doivent être forts, solidaires. Qu’ils se donnent la main. Vous avez des organes ici qui n’ont pas assez de poids et qui sont des débutants. Il faut que les autres viennent en secours. C’est dire que la manne que l’Etat donne chaque année comme subvention à la presse, c’est toujours les gros qui avalent la majeure partie. Ceux qui sont naissants et qui sont en train de se battre n’ont pratiquement rien. Avec 3 millions, 4 millions de francs, tu vas faire quoi dans l’année ? Alors que c’est eux qui ont besoin d’un montant considérable pour asseoir leur autorité et être grands comme les autres. Je voudrais donc appeler les journalistes à la solidarité corporative, à l’union et à l’entraide.

Aussi, les pouvoirs publics ont eu l’habitude de laisser les gens faire leur travail. Qu’ils laissent donc les journalistes faire leur travail. C’est lors des manifestations, avec les services de sécurité, où il y a des problèmes. Là aussi, je pense qu’avec un peu d’éducation, de formation, les uns et les autres comprendront que ce ne sont pas des ennemis qui sont sur le terrain, mais chacun est là pour faire son travail. Et si c’est correctement fait, je pense qu’il n’y aura pas d’anguille sous roche.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kalil Diakité, directeur de la télévision nationale (RTG) : « la liberté de la presse est une réalité en Guinée »

9 mai 2021 à 18 06 21 05215
Kalil Diakité, directeur de la télévision nationale (RTG)

La liberté de la presse est-elle effective en Guinée ? Le directeur général de la télévision nationale (RTG Koloma) a répondu à cette question dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, le lundi dernier, 3 mai 2021. C’était en marge de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse. Ibrahima Kalil Diakité fait un constat satisfaisant, qui démontre que les journalistes sont libres d’exercer leur métier dans notre pays.

« La liberté de la presse est une lutte permanente. Elle n’est jamais gagnée d’avance. Nos devanciers ont porté le combat jusqu’à ce stade-là et nous autres, il nous revient aussi de le poursuivre. En ce qui nous concerne, nous qui sommes des médias de service public, nous disons que la liberté repose sur deux faits : notre liberté de collecter, de traiter et de diffuser l’information tout en ayant à l’idée que les faits sont sacrés.

Deuxièmement, le journaliste a besoin d’un sens de responsabilité. Si narrer les faits tels qu’ils se sont passés peut engendrer des troubles à l’ordre public, peut porter atteinte à la vie d’une communauté ou à la vie d’une nation, on a demandé qu’au nom de la responsabilité du journaliste, il s’abstienne de relayer ce type d’information (…)  Nous, notre rôle, c’est de mettre d’abord l’accent sur l’unité nationale et tout ce qui porte sur l’intérêt de la population.

Donc, à mon avis, et de façon globale, la liberté de la presse est bel et bien une réalité en Guinée. Pour preuve, on a une multitude de radios (près d’une centaine), des télévisions publiques et privées, il y a une floraison de sites d’information, etc. Et, je crois que le ton qu’emploient ces médias est assez libre. Quand tu suis les émissions interactives des radios, tu ne vois pas là où il y a la barrière pour ces gens-là », constate le journaliste.

Par contre, le DG de la télévision nationale N°1 déplore les difficultés financières auxquelles sont confrontées la plupart des médias guinéens. Il invite l’Etat à prendre des dispositions nécessaires pour faire face à cette situation, afin de permettre aux entreprises de presse de fonctionner correctement. « Aujourd’hui, il y une subvention que l’État accorde aux médias d’une manière générale. Mais moi, je me demande si le format qu’a pris cette subvention est le bon. Parce que moi, j’ai l’expérience de quelques pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire par exemple, où il y a un fonds d’appui et de développement de la presse qui n’a rien à voir avec la subvention.

C’est-à-dire, quand vous avez besoin de monter une entreprise de presse, vous faites toutes les études et puis vous demandez un prêt pour créer votre entreprise. Et progressivement, vous remboursez le prêt. Demain, ça permettra aussi d’aider un organe qui connaît des difficultés financières de se relever et éviter la disparition. Donc il faut que l’État mette des fonds à la disposition d’un organe qui va financer les activités de la presse. C’est différent d’une subvention qui est périodique et qui ne répond pas au besoin de tous les organes de presse », a-t-il fait remarquer.

Par ailleurs, notre confrère souhaite un assainissement de la corporation, en y laissant que ceux qui ont les qualités requises pour exercer correctement le métier de journaliste. « Aujourd’hui, quelqu’un peut se retrouver journaliste sans vouloir l’être. C’est-à-dire, la première porte qu’il réussit à ouvrir, c’est là qu’il s’engouffre. Maintenant la question, c’est comment assainir le milieu. Parce qu’une chose est de vouloir entrer dans une profession, et l’autre c’est vouloir en respecter les règles.

C’est à la Haute Autorité de la Communication de mettre en place un certain nombre de critères pour que ne puissent bénéficier de la carte de presse que ceux en qui elle reconnaît cette qualité. Deuxièmement, les structures de l’État qui sont chargées de remettre les agréments, il faut qu’elles se rassurent si toutes les conditions sont réunies avant de donner une fréquence. Au niveau des associations de  presse aussi, il faut qu’on ait moins de complaisance. Quand quelqu’un n’a pas les qualités d’un journaliste, qu’on ne l’intègre pas dans l’association », conseille Ibrahima Kalil Diakite.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Prolifération des forages à Conakry : « ça peut avoir de graves conséquences »

9 mai 2021 à 12 12 02 05025

Bangaly Dioumessy, directeur national des pollutions, nuisances et réchauffements climatiques au ministère de l’environnement

La multiplication des forages dans une zone peut avoir de graves conséquences environnementales. L’alerte a été donnée par Bangaly Dioumessy, le directeur national des pollutions, nuisances et changements climatiques au ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, le mercredi 28 avril 2021.

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Liberté de la presse en Guinée : le regard de Diangolo Barry, directeur de la radio nationale (RTG)

9 mai 2021 à 8 08 03 05035
Diangolo Barry, directeur de la radio nationale (RTG)

L’humanité a célébré le lundi dernier, 3 mai 2021, la journée internationale de la liberté de la presse. Une occasion de jeter un regard sur la pratique du journalisme et sur les défis auxquels sont confrontés les hommes de médias dans l’exercice de leur profession. En marge de cette journée, la rédaction de Guineematin.com est allée à la rencontre de certains professionnels de médias guinéens pour parler de la situation de la liberté de la presse dans notre pays. C’est le cas notamment d’Alpha Ousmane Diangolo Barry, directeur de la radio nationale (RTG Koloma). Pour lui, en dépit de quelques « dérapages » constatés, la liberté de la presse est bien une réalité en Guinée.

« Moi, qui ai vécu le temps de Sékou Touré, où il n’y avait que les médias publics, je peux dire aujourd’hui qu’il y a la liberté de la presse. Parce que quand on jette un regard, on sent qu’il y a vraiment une multiplicité de médias publics et privés. Liberté de presse ne veut pas dire qu’il n’y a pas quelques dérapages, mais il y a réellement la liberté de la presse en République de Guinée.

D’ailleurs, quand on suit certains sites internet et autres, on voit tout ce qu’ils disent : ils attaquent, parfois même ils insultent, mais ils continuent toujours à travailler. Donc on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de liberté de la presse en Guinée. Autre preuve qu’il y a la liberté de la presse en Guinée, vous êtes en train d’interroger le directeur de la radio nationale. Vous pouvez interroger n’importe qui et personne ne va vous empêcher de faire votre métier », a déclaré ce journaliste.

Pourtant, les hommes de médias ont souvent des ennuis judiciaires en Guinée. D’ailleurs, deux journalistes sont actuellement en prison à Conakry, dont le doyen Amadou Diouldé Diallo, poursuivi pour offense de l’Etat. Pour M. Barry, cette situation rappelle encore une fois la nécessité de se conformer à la loi dans l’exercice de ce métier. « Souvent, on utilise tellement de violence que quelques fois, il y a des gens qui portent plainte contre des journalistes. On énonce toujours la loi L002, mais cette loi veut tout simplement dire qu’on ne doit pas poursuivre un journaliste au pénal.

Mais on peut le poursuivre au civil, parce que personne n’est au-dessus de la loi. Vous savez, les journalistes que nous sommes, nous ne sommes pas des super hommes. Le journaliste doit respecter une certaine déontologie. C’est-à-dire qu’il y a des limites qu’on ne peut pas franchir… J’aurais aimé qu’aucun journaliste ne soit poursuivi. Mais faudrait-il que l’attitude des journalistes aussi corresponde à une certaine déontologie », a dit le directeur de la radio nationale.

Par ailleurs, notre confrère plaide en faveur du renforcement des capacités des journalistes et de l’autonomisation des médias guinéens. Des facteurs fondamentaux pour l’effectivité de la liberté de la presse. « Je pense qu’il faut formaliser le métier. Il faut permettre aux gens qui ont la possibilité d’exercer dans ce métier d’être formés. Il faudrait aussi que les médias puissent avoir la possibilité d’accéder facilement à l’information pour pouvoir éventuellement avoir des moyens financiers, afin qu’ils puissent bien payer les journalistes.

Les journalistes sont mal fagotés, ils ne sont pas bien payés aujourd’hui. Et je pense que cette situation pourrait changer s’il y a une loi qui permet à chaque média d’avoir un minimum de publicité de la part de l’État. Parce qu’on sait que si vous êtes un média crédible, le secteur privé peut toujours passer par vous pour de la publicité et des communications sur leurs services et leurs produits. Et, j’espère qu’il y aura de plus en plus de liberté pour les médias et que les médias aussi respecteront une certaine déontologie », a dit Alpha Ousmane Diangolo Barry.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Labé : un jeune homme tente de violer une femme enceinte

9 mai 2021 à 7 07 59 05595

Un jeune homme a tenté de violer une femme enceinte de 7 mois, à Labé. L’acte s’est passé le lundi dernier, 3 mai 2021, à Taïré, un secteur du quartier Fafabhé, dans la commune urbaine. L’intéressé a été arrêté par des citoyens, qui l’ont mis à la disposition des services de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon la victime, Aïssatou Lamarana Diallo, c’est lorsqu’elle rentrait de son jardin qu’elle a été attaquée par le jeune qui a tenté d’abuser d’elle. Heureusement pour elle, des passants sont venus à son secours à temps. « Je quittais le jardin pour rentrer chez moi. Mais je suis passée d’abord chez ma sœur avant de continuer. Et, c’est lorsque je quittais chez elle pour rentrer à la maison que j’ai trouvé un jeune homme au bord de la route.

Il m’a poursuivie jusqu’au niveau d’un bas-fond, puis s’est jeté sur moi dans l’intention de me violer. Mais j’ai résisté. Dans la bagarre, j’ai eu plusieurs égratignures sur le corps. J’ai appelé au secours et cela a coïncidé avec le passage d’un jeune qui était sur une moto. C’est lui qui est venu me secourir. Heureusement, il ne m’a pas touchée. Je vais quand même me rendre à l’hôpital pour me faire consulter et voir si je n’ai pas de problème, parce que je suis enceinte de 7 mois », a-t-elle indiqué.

Interrogé sur cette situation, Ibrahima Tély Sow, le mis en cause, a reconnu les faits qui lui sont reprochés. « On s’est rencontré à Taïré. Je l’ai filée jusqu’au niveau d’un bas-fond. J’ai essayé d’abord de lui retirer son téléphone. Ensuite, j’ai tiré son pagne et je lui ai donné un coup de poing. Mais cela a coïncidé au regroupement de plusieurs personnes autour de moi. C’est ainsi que j’ai été arrêté. Je confirme que mon intention était de la violer », a dit le jeune homme.

Ibrahima Tély Sow a été conduit au commissariat central de Labé, qui a ouvert une enquête sur ce dossier.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Interdiction des prières nocturnes dans les mosquées : ce qu’en dit l’imam Mansour Fadiga

9 mai 2021 à 7 07 54 05545

Bien que les mosquées ne soient pas fermées cette année, les prières nocturnes ne se feront pas dans ces lieux de culte pendant les dix dernières nuits du ramadan. A travers un communiqué publié le lundi dernier, 3 mai 2021, le Secrétariat général des Affaires religieuses, en concertation avec l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS), a interdit ces prières dans les mosquées.

Le couvre-feu en vigueur dans le Grand Conakry, et qui s’inscrit dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, serait la raison de cette décision. Le premier imam de la mosquée centrale de Nongo, Elhadj Mansour Fadiga, a réagi à cette décision des autorités religieuses dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi. Il l’a dit l’avoir accueillie avec obéissance et pincements de cœur.

« Nous avons appris cette information dans les médias et par l’intermédiaire de nos chefs de zones qui nous ont demandé de surseoir à la prière nocturne. Nous l’avons accueillie avec obéissance, parce que cela vient des instances supérieures de l’islam. Mais aussi avec des pincements de cœur, parce que notre volonté était de continuer cette prière.

On ne nous a rien dit par rapport aux motifs ; mais, nous avons pensé que c’est à cause du couvre-feu en vigueur de 23h à 4h du matin. C’est pourquoi nous avons obéi à l’ordre donné par l’ANSS à travers le Secrétariat général des Affaires religieuse qui gère l’islam aujourd’hui. Donc moi, en tant que premier imam, j’ai annoncé la nouvelle lors de la prière de 20h et après chacun est allé prier chez soi », a-t-il dit.

Face à cette situation, ce leader religieux invite les fidèles musulmans à ne pas se décourager. Elhadj Mohamed Mansour Fadiga demande à tout le monde de prier et faire des invocations chaque nuit chez lui pour ne pas rater les nombreux bienfaits que renferment ces dernières nuits du ramadan. « Pour un musulman, ces nuits sont très importantes d’autant plus qu’elles renferment Laylat Al-Qadr. Une nuit pour laquelle Dieu a fait descendre un chapitre entier qu’on appelle Sourate Laylat Al-Qadr. Cette nuit vaut mieux que mille mois de prières et d’invocations.

La bienfaisance est récompensée par rapport à tous les autres mois, car c’est l’anniversaire de la descente du saint coran. Le prophète Mohamed (PSL) nous a dit que c’est dans les 10 dernières nuits du ramadan que nous devons la chercher. C’est pourquoi, le prophète lui-même faisait le retrait spirituel en suspendant tous les mouvements de la vie pour aller rester à la mosquée, à la recherche de cette nuit. Donc, chacun n’a qu’à continuer à prier selon ses capacités et ses possibilités dans sa concession, et faire des invocations pour bénéficier des avantages de Laylat Al-Qadr », conseille l’imam de la mosquée  centrale de Nongo.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Pluie mélangée à de la boue à Kankan : les explications d’un spécialiste

9 mai 2021 à 7 07 50 05505

Face aux interrogations suscitées par la pluie mélangée à de la boue enregistrée dans la nuit du dimanche au lundi 3 mai 2021, à Kankan, un spécialiste de la question tente de rassurer les citoyens. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, le directeur régional de la météorologie a expliqué que cette situation est due à un phénomène naturel.

Lundi matin, les habitants de la ville de Kankan ont été surpris de constater de la boue sur les véhicules, les arbres et d’autres objets laissés dehors. Une boue venue avec la pluie qui s’est abattue la nuit précédente sur la capitale de la Haute Guinée. Cette situation inédite dans cette ville a suscité beaucoup d’interrogations au sein de l’opinion. Et, le directeur régional de la météorologie est sorti ce mardi pour édifier les citoyens sur cette situation. Amara Camara explique que c’est une poussière en provenance de la zone sahélienne qui est à l’origine de cette boue.

« Ce dépôt de poussière sous forme de boue que vous avez constaté provient des hautes altitudes à partir de la région sahélienne, à savoir : le Niger, le Tchad et le Mali. Cette poussière en suspension se déplace si la direction du vent se dirige vers chez nous. Ça peut mettre des jours selon la force du vent. Quand cet amas de poussière en altitude arrive au-dessus de nous et que cela coïncide à la tombée de la pluie, il se transforme en gouttelettes de boue qui se déposent sur les objets. Vous voyez que tout est sale, c’est la poussière qui a été mouillée par la pluie », a-t-il expliqué.

Malheureusement, cette situation peut avoir des conséquences négatives sur les plantes et même sur la santé humaine, indique ce spécialiste. « Si cette pluie sale se dépose sur les cultures, ça anéantit l’évolution de la plante. Quand ça persiste, ça peut détruire les plantes, parce que c’est de la pluie acide. Elle contient beaucoup d’ingrédients : ça peut être des gaz issus des usines, ça peut être des poussières issues des tirs d’armes. Et, l’eau de cette pluie n’est pas consommable, parce qu’elle peut créer des maladies diarrhéiques », a fait savoir Amara Camara.

En juin 2020, une situation similaire avait été enregistrée dans la préfecture de Mandiana.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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15 décès et plusieurs blessés dans l’éboulement d’une mine à Siguiri : voici le communiqué du Gouvernement

9 mai 2021 à 7 07 44 05445

Le Gouvernement a appris avec une profonde affliction et un immense regret les événements douloureux survenus dans la journée de ce samedi 08 mai à Tatakourou, dans la sous-préfecture de Doko, préfecture de siguiri, suite à un éboulement dans une exploitation minière semi-industrielle.

De source sécuritaire, le bilan de cet accident dramatique fait état de 15 décès et des blessés.Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, au nom du Gouvernement, du peuple de Guinée et en son nom personnel, présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées et leurs proches, adresse ses voeux de prompt rétablissement aux blessés.

Il a instruit le Gouvernement de mener toutes les investigations pour déterminer les circonstances et causes exactes du drame et d’en tirer toutes les conséquences. Fait à Conakry, le 08 mai 2021

Tibou Kamara, Ministre d’État Conseiller Spécial, Ministre de l’Industrie, des PME et Porte-parole du Gouvernement Guinéen.

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