« Faux matricules » à la fonction publique guinéenne ? Le procès de 51 prévenus ouvert ce lundi au TPI de Kaloum

Après 2 ans d’instruction, la fameuse affaire des « faux matricules » à la fonction publique guinéenne a finalement atterri sur la table du tribunal correctionnel de Kaloum. 51 personnes ont été inculpées et renvoyées devant cette juridiction de première instance pour « faux en écriture publique et faux commis dans certains actes administratifs et complicité ». Et, leur procès s’est brièvement ouvert ce lundi, 31 mai 2021 devant ce tribunal, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire, tous les prévenus sont non détenus. Et donc, ils doivent comparaitre librement devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Mais, à l’audience de ce lundi, la toute première dans ce procès, seuls 4 prévenus sur les 51 ont répondu présents devant la juge en charge du dossier. Il s’agit des prévenus : Capitaine IBrahima Kalil Condé, Yamoussa Camara, Abdoulaye Mari Camara et Lancé Beavogui.

Ainsi, face à l’absence notoire de l’écrasante majorité des personnes poursuivies dans cette affaire, les avocats de la partie civile ont sollicité un renvoi d’audience à une autre date, afin que le parquet prenne les dispositions nécessaires pour faire comparaitre les autres prévenus à la barre. Et, sans grande peine, le tribunal a accédé à cette demande et a renvoyé l’audience au 14 juin prochain.

Au sortir de la salle d’audience, Maitre Zézé Kalivogui, l’un des avocats de la partie civile, a exprimé sa joie de voir ce procès s’ouvrir après plusieurs années de combat.

Maitre Zézé Kalivogui, avocat à la Cour

« C’est une satisfaction pour nous que ce dossier soit aujourd’hui ouvert. C’est le début d’un combat que nous allons mener jusqu’au bout par rapport à tout ce qui a été dit et fait dans cette affaire… Vous savez il y a des arrêtés qui concernent 2000 agents fonctionnaires qui sont des véritables titulaires des numéros matricules. A un moment donné, ce sont ces arrêtés qui ont fait l’objet de falsification au profit de certaines personnes qui ne sont pas à l’origine titulaires des matricules, de fait que les 2000 véritables titulaires des numéros matricules ne sont pas pris en compte. Ils viennent se présenter, ils ne peuvent pas émerger. C’est d’autres personnes qui viennent émarger et prendre leurs salaires à leur place. C’est  pourquoi nous avons engagé cette procédure qui, aujourd’hui, par le concours de plusieurs personnes, est au rôle d’audience du jour.  Pour nous c’est déjà un début de satisfaction », a indiqué Me Zézé Kalivogui.

A suivre !

Mamadou Laafa Sow Guineematin.com

Tel: 622919225

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