Partie de Wuhan (en Chine) pour se propager dans le monde, l’épidémie de COVID-19 touche aujourd’hui plus de 120 pays à travers le monde. Cette maladie qui se joue des frontières a déjà fait plus de 134 000 personnes contaminées et près de 5 000 décès sur tous les continents. Elle a atteint l’Afrique où elle continue inexorablement sa propagation. Déjà, près d’une quinzaine de pays (dont la Guinée) sont touchés par cette épidémie de coronavirus. Mais, la majorité des cas qui y sont signalés sont « des cas importés d’Europe », un des principaux foyers de cette maladie.

Jusque-là relativement épargnée par la maladie de COVID-19, l’Afrique est de plus en plus touchée par cette épidémie. Des pays comme l’Egypte, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Sénégal ont déjà trouvé leur place dans le tableau sombre de cette épidémie qui défie le système sanitaire mondiale.

Malgré les mesures prises par certains pays africains, COVID-19 a déjà atteint près d’une quinzaine de pays sur le continent. Et, selon les informations, l’Algérie est le plus touché. Le pays a enregistré d’abord deux morts et 27 contaminations au coronavirus.

L’Egypte draine 60 cas confirmés sur son sol. Les personnes touchées sont des ressortissants égyptiens et des étrangers. Mais, pour les autorités égyptiennes de la santé, « l’Egypte fait encore partie des Etats où les taux d’infections de coronavirus sont faibles ».

Au Maroc, six cas de COVID-19 dont un décès ont été recensés. On note aussi 13 cas de coronavirus en Afrique du Sud, huit cas au Sénégal, sept cas en Tunisie, deux cas respectivement au Burkina Faso, au Cameroun et en République Démocratique du Congo. Un cas a également été signalé en Côte d’Ivoire, de même qu’au Gabon, au Kenya et au Togo.

La Guinée aussi vient d’enregistrer son premier cas confirmé de coronavirus. Et, c’est une belge, arrivée à Conakry depuis quelques jours, qui a été testée positive à cette maladie. Elle a été conduite au centre de traitement des maladies épidémiologiques (CTE) de Nongo pour des soins. « Elle est arrivée à Conakry il y a quatre ou cinq jours ; et, elle a développé des symptômes hier (jeudi) », a précisé Remy Lamah, le ministre guinéen de la santé, un peu plutôt dans la journée de ce vendredi, 13 mars 2020.

En réponse à ce cas confirmé de COVID-19, les autorités guinéennes de la santé ont tenu ce vendredi « une réunion d’urgence » avec l’agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS). Cependant, du côté de l’administration, le gouverneur de la ville de Conakry n’est pas allé de main morte. Le général Mathurin Bangoura a décidé d’interdire, jusqu’à nouvel ordre, tout regroupement de plus de 100 personnes dans la capitale guinéenne. Ceci, dit-on, Pour éviter la propagation de cette maladie dans la capitale guinéenne. « Pour la sécurité sanitaire de nos populations, nous tenons, et je le dis de façon spéciale aux maires, à ce que ces instructions soient respectées », dit le gouverneur général Mathurin Bangoura.

Déjà, dans la soirée d’hier, jeudi 12 mars 2020, le gouvernement guinéen avait annoncé plusieurs dispositions pour « renforcer les mesures de contrôle sanitaire » dans le pays.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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