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A moins de 24 heures du double scrutin législatif et référendaire en Guinée, les opposants au changement de l’actuelle constitution de la Guinée multiplient les actions de protestation pour empêcher la tenue du double scrutin législatif et référendaire dans le pays.

A Kalinko (une sous-préfecture relevant de la préfecture de Dinguiraye), les opposants à une « présidence à vie » de l’actuel chef de l’Etat guinéen refusent encore toute installation de bureau de vote dans cette localité. Ils jurent de boycotter, mais aussi d’empêcher la tenue de scrutin adulé par le pouvoir, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, les populations de plusieurs districts de Kalinko sont encore hostiles au double scrutin du 22 mars prochain. Et, malgré les « médiations » et parfois les « intimidations », ces populations favorable à l’UFDG (la principale formation politique d’opposition en Guinée) opposent toujours un refus catégorique à toute opération visant à installer un bureau de vote dans leurs localités.

« Les districts où l’UFDG a remporté les élections communales refusent l’installation des bureaux des votes dans leurs localités. Les autorités ont même organisé une mission hier (vendredi) demandant aux présidents des districts de confirmer la venue ou pas des kits au niveau des bureaux de vote, en engageant leur responsabilité si toutes fois ils sont prêts à ce que les élections se déroulent dans leurs districts. Mais, tous ont décliné leur responsabilité, aucun ne s’est engagé. Néanmoins, ils ont cherché à voir dans certains secteurs où se trouve le RPG, même s’il n’est pas majoritaire, pour tenter d’imposer les bureaux de vote. Mais, ça n’a pas marché encore… ce sont les districts de Walandama, Diankourou, Yalagueré, Kansato-Missidè, Diaberemini, Loufa-Missidè, Loufa-Niogo, Djissouma et Missira qui ont refusé l’installation des bureaux de vote », a expliqué Ousmane Kolela, la tête de liste de l’UFDG lors des dernières élections communales en Guinée.

A en croire notre interlocuteur, malgré les « médiations » et parfois les « intimidations », les populations de ces districts favorables à l’opposition sont encore figées sur leur position. Elles n’entendent pas participer à ces élections contestées et boycotté par leurs leaders. « Ils ont intimidé des gens, ils ont envoyé un grand nombre de militaires ; et, ils ont même recruté des chasseurs pour même accompagner ces militaires là dans les bureaux de vote. Mais, ça n’a pas marché » a indiqué Ousmane Kolela.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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