Tout comme à Conakry et Kindia, les autorités de Boké ont interdit aussi la marche que l’antenne régionale du FNDC voulait organiser ce jeudi, 05 mars 2020, dans la ville. Une décision que fustigent les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la ville de Boké, les partisans du FNDC comptaient marcher ce jeudi pour exprimer leur opposition au projet de nouvelle Constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Mais, comme par le passé, les autorités locales n’ont pas autorisé cette autre manifestation. Interrogé à ce sujet, Mamadou Safaye Diallo, fédéral de l’UFDG de Boké et membre du FNDC, a dénoncé le refus des autorités de la tenue de la marche d’aujourd’hui.

« Aujourd’hui, vous avez constaté que partout en ville, les boutiques sont fermées. Mais, je regrette Boké fasse exception ce jeudi, il n’y a pas eu de manifestations. C’est le préfet qui a refusé la tenue des manifestations. On a envoyé la lettre d’information à la commune. Le maire est allé voir le préfet et celui-ci a dit qu’il n’est pas question de manifester à Boké », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Mamadou Safaye Diallo a fait savoir qu’il y a aujourd’hui un business dans les nombreuses arrestations d’opposants, obligés de débourser des fortunes pour s’en sortir. « En ce moment, on ne fait que prendre des gens, les envoyer à la police pour les racketter. On leur demande jusqu’à 2 millions de francs guinéens. On garde les gens au-delà même du délai imparti et malheureusement, on n’a même pas d’avocat pour défendre les victimes », a-t-il regretté.

Devant de tels agissements, le fédéral de l’UFDG de Boké s’adresse au préfet à qui il rappelle que la roue tourne. « Le préfet doit savoir qu’aujourd’hui, la roue de l’histoire tourne. Ce régime va finir et un autre régime va commencer. C’est les mêmes personnes qui nous ont harcelés au tant du PUP qui continuent encore de nous fatiguer. C’est eux qui disaient, si Alpha Condé vient ici, il allait l’attacher au pont de fer. Aujourd’hui, ce qu’on n’a pas subi au temps de Conté, c’est ce qu’on est entrain de subir. D’ailleurs aujourd’hui, c’est le pire qui se passe », a martelé monsieur Diallo.

S’adressant à ses partisans, notre interlocuteur les invite à l’union sacrée et à se tenir prêts pour les prochains appels à manifester du FNDC. « Aux militants du FNDC, je leur demande de rester près. Le prochain appel du front, nous sortirons pour défendre notre constitution et pour faire la résistance. Et ce, malgré le fait que ce pays a un Etat barbare. Mais, nous n’allons pas pardonner, le peuple de Guinée ne va pas pardonner. Nous sommes avec un Etat Vagabond qui ne respecte pas les lois, un Etat qui ne respecte pas la constitution. Mais malgré cela, nous sortirons pour faire la résistance », a-t-il promis.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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