Le procès de trois (3) femmes, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ouvert ce lundi, 09 mars 2020, va connaitre son épilogue dans la soirée. Néné Camara, Mariam Diallo et Yarie Camara, mises aux arrêts lors d’une manifestation à Conakry, ont comparu au tribunal de Mafanco, pour des faits de provocation directe à un attroupement. Le procureur a demandé leur condamnation à trois mois de prion ferme, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Néné Camara, Yarie Camara (militantes de l’UFR) et Mariam Diallo (militante de l’UFDG), toutes membres du FNDC, sont sous mandat de dépôt depuis le 19 févier dernier. A la barre, elles ont nié les faits pour lesquels elles sont jugées.

Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par le procureur Ibrahima Sory Touré, a demandé au tribunal de retenir les prévenues dans les liens de la prévention des faits de provocation directe à un attroupement. « Monsieur le président, dans ce dossier, nous avons suivi les débats ensemble. Elles ont été arrêtées toutes au marché de Bonfi, mais elles se sont inscrites dans une dénégation totale. Compte-tenu des différents évènements de trouble à l’ordre public, les forces de sécurité ont été mises à pied d’œuvre pour mettre à la disposition des services compétents toute personne qui se livrerait à ces genres de comportement.

Au regard de ce qu’elles ont déclaré à l’enquête préliminaire, je vous prie de retenir les prévenues ici présentes dans les liens de la prévention. Pour la répression, vous allez faire application des dispositions des articles 627 et 632 du Code Pénal en les condamnant à trois mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens chacune », a-t-il requis.

De leur côté, les avocats de la défense ont plaidé non coupables tout en demandant la relaxe pure et simple de leurs clientes. Maître Lazare Gbilimou a demandé au tribunal de renvoyer les prévenues des fins de la poursuite pour délit non constitué. « Monsieur le président, vous avez constaté que nos clientes ne sont pas coupables des faits pour lesquels elles comparaissent par devant vous. Il n’y a pas eu d’attroupement sur la voie publique parce qu’elles ont été arrêtées une à une.

Ces femmes n’ont pas de places en prison, elles doivent être à côté de leurs enfants. Ceux qui doivent être en prison, ce sont ceux là qui ont des milices privées, ceux qui traitent les autres de chimpanzés. Mais, le procureur n’a pas le courage d’arrêter ces gens, sauf les pauvres femmes qui ne sont pas coupables des faits de provocation directe à un attroupement. Je vous prie de les relaxer pour délit non constitué en statuant sur siège », a plaidé maître Lazare Gbilimou.

Le juge Mohamed Kaba a mis l’affaire en délibérée pour décision être rendue en fin d’audience.

A suivre !

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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