Même si la Cour d’Appel de Conakry a décidé de les remettre en liberté, Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno vont passer cette nuit à la maison centrale de Conakry. Et pour cause, les formalités nécessaires pour leur libération n’ont pas pu être terminées avant la fermeture de la maison carcérale, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Les avocats, les familles et proches des deux leaders du FNDC pensaient pouvoir les retrouver ce jeudi, 12 mars 2020, mais ils vont devoir patienter encore pour quelques heures. Car, Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno doivent passer une dernière nuit à la maison centrale de Conakry.

Selon nos informations, l’ordonnance de leur remise en liberté a été rédigée et transmise au Procureur général. Ce dernier devait signer le document et le transmettre à son tour au régisseur de la maison centrale, qui doit exécuter la décision. Mais le Procureur général a fait observer qu’il se faisait déjà tard et que la maison centrale était sur le point de fermer ses portes.

Il a demandé alors au collectif des avocats du Front National pour la Défense de la Constitution de patienter jusqu’à demain pour l’exécution de cette décision. Les avocats ont dû finalement rentrer donc sans leurs clients. Mais, ils se disent rassurés que les deux opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé vont effectivement recouvrer leur liberté demain matin.

A rappeler que Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo ont été interpellés par des hommes encagoulés dans la soirée du vendredi, 06 mars dernier, après avoir animé une conférence de presse, dans laquelle ils ont accusé le commissaire Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire, d’être l’instigateur des kidnappings d’opposants qui sont légion en Guinée.

Ils ont passé trois jours à la Direction centrale de la Police Judiciaire (DPJ) avant d’être déférés au tribunal de Mafanco, dans l’après-midi du lundi, 09 mars. Le juge d’instruction, Almamy Sékou Camara, les a inculpés pour « outrage à agent, violences et voie de fait, production, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine », avant de les placer sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry.

Saisie par les avocats du FNDC, la première chambre de contrôle de l’instruction de la Cour d’Appel de Conakry a infirmé les ordonnances de placement sous mandat de dépôt des deux activistes de la société civile, ordonnant leur remise en liberté sous contrôle judiciaire. Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno sont obligés de se présenter une fois par semaine au cabinet du juge d’instruction de Mafanco.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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