L’or de Kounsitel : c’est comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde

9 juin 2021 à 22 10 10 06106
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde pour prévenir les problèmes, explique l’ancien maire de Labé, dans une note transmise en exclusivité à Guineematin.com dans la soirée de ce mercredi, 9 juin 2021.

Une fois encore Gaoual est à la Une de l’actualité, non pas à cause d’un sinistre, plutôt à cause d’un événement heureux : la découverte de l’or à Kounsitel par des particuliers, il y a seulement quelques mois.

Cette découverte subite, inattendue, à un moment où le chômage et la pauvreté sont au beau fixe, a entrainé une ruée vers Kounsitel, de milliers de personnes intéressées par cette nouvelle trouvaille. Ce mouvement incontrôlé des populations n’est pas sans conséquences au plan social, économique, écologique, environnemental, sécuritaire et sanitaire.

Labé commence à payer les frais en tant que passage obligé des aventuriers, armés de leur arsenal, pour atteindre Kounsitel, devenu pour la circonstance leur Eldorado, l’éden de leurs rêves.

L’autre facette du problème, c’est bien sûr de savoir comment, à l’insu des dirigeants du pays, l’information de cette découverte a-t-elle pu atteindre toutes les régions de Guinée et au-delà les pays voisins ? Comment à l’insu de l’Etat, malgré tous les moyens d’information et de renseignements dont il dispose s’est il laissé surprendre par ce déferlement humain, au point de n’envisager des dispositions pour bloquer le processus migratoire que tardivement ?

Le peuple, sur certaines questions, semble être en avance sur les pouvoirs publics. Ce qui est grave. Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant-garde, c’est-à-dire prévenir les problèmes.

Et pourtant, le gouvernement ou les gouvernements qui se sont succédé depuis la deuxième République, la seule autorité politique chargée de déterminer et de conduire la politique nationale, ne peuvent pas ignorer le passé, car l’administration, les archives aidant, est et demeure une continuité.

À titre d’exemple, on peut, pour la circonstance, rappeler un passage du discours du président Ahmed Sékou Touré, devant les populations de Koumbia sinistrées par le tremblement de terre du 28 décembre 1983 dont le bilan se chiffrait à 275 morts, des portés disparus, des centaines de blessés et d’importants dégâts matériels dont des villages disparus. 

« Cet évènement que nous avons vécu, permettez-nous de vous le dire, cet événement disons-nous, est un signe de bonheur pour le peuple guinéen. C’est la preuve qu’il existe de l’uranium, du manganèse, de la bauxite, du cuivre, de l’argent, de l’or, du pétrole, du gaz naturel. Nous avons d’ailleurs appris que beaucoup d’animaux étaient tous morts, le jour du séisme, asphyxiés par le gaz. Je dis cela sans aucun orgueil… Donc, une nouvelle source apparaît. C’est comme si on avait un peu oublié ce secteur pour la prospérité. Cet événement vient nous rappeler que nous devons nous occuper du sous-sol de Gaoual ! Et soyez certains que le gouvernement va s’occuper sérieusement de la prospection, de la valorisation progressive des immenses potentialités que recèle le sous-sol de Gaoual… Nous savons aussi qu’il y a ici des sources thermales importantes et une grande nappe d’eau minérale existe ici ». 

C’est dire que le premier président guinéen a déjà prévenu la postérité sur les objectifs gouvernementaux à atteindre dans les meilleurs délais possibles. Espérons que l’or de Kounsitel ne sera pas « l’or de Karibi ».

Par Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

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SADEN 2021 : LA CBG ASSUME SON ROLE DE LEADER

9 juin 2021 à 21 09 13 06136

Communiqué : Kamsar – 9 juin 21, la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), un des leaders mondiaux dans l’industrie de la bauxite a annoncé aujourd’hui son soutien, en qualité de sponsor Platinum, à la tenue du Salon des Entrepreneurs de Guinéen (SADEN), édition 2021.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu aujourd’hui 09 juin, 2021, dans un complexe hôtelier de Conakry. Cet évènement annuel majeur réunit les acteurs de l’écosystème entrepreneurial de la Guinée, et les partenaires internationaux pour porter des réflexions et engager des discussions entre des experts venus d’horizons divers sur les enjeux et les grands défis du secteur.

M. Souleymane Traoré, Directeur Général de la compagnie

En apportant son soutien à SADEN, la CBG réaffirme la quintessence de sa vision qui se résume dans son slogan : « nous faisons plus que la bauxites ». Le Directeur Général de la compagnie, M. Souleymane Traoré, a expliqué dans son discours d’ouverture les raisons qui ont motivé la CBG à apporter son soutien au SADEN : « cet évènement de par sa nature, cadre parfaitement avec notre vision et notre philosophie d’entreprise. ». « Dans notre vision, renchérit M. Traoré, nous disons que l’activité minière peut et doit aller beaucoup plus loin, bien au-delà de la production et de la commercialisation de la bauxite. Il faut lui donner un visage aussi humain et humanisant que possible, et c’est à cela que notre compagnie s’est attelée depuis ses origines. »

M. le Directeur Général a surtout souligné le rôle capital que joue l’entreprenariat pour garantir la soutenabilité du développement économique des pays : « Il est évident que les mines en elles seules ne peuvent pas garantir le développement d’un pays, de façon soutenable. Il faut diversifier l’économie. A mon sens, l’entrepreneuriat est l’un des meilleurs leviers qu’on peut utiliser pour diversifier l’économie d’un pays, en créant une classe moyenne forte dans des secteurs porteurs de croissance de façon durable. C’est ce que le SADEN est en train de faire, et c’est ce qui nous a motivé à nous joindre à eux. » Il faut rappeler que le SADEN est à sa troisième édition, et le thème de cette année était : l’entreprenariat à l’épreuve de la Covid-19. Les organisateurs de l’événement ont remercié leurs partenaires, notamment la CBG qui a assuré le rôle de sponsor Platinum.

Transmis par le service de communication de la CBG

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Santé : la Guinée et ses partenaires évaluent les acquis du comité de pilotage des programmes PASA 1 et 2

9 juin 2021 à 20 08 55 06556

Sous l’égide du secrétaire général du ministère de la santé, Dr Sékou Condé, le 4ème comité de pilotage du Programme d’appui à la santé (PASA 1) et le 1er comité de pilotage du Projet d’appui au renforcement du système de santé (PASA 2) se sont tenus à Conakry ce mercredi, 9 juin 2021. Cette réunion en ligne, organisée dans les locaux du ministère de la santé, a regroupé les acteurs institutionnels impliqués dans le projet, les partenaires de mise en œuvre (EF, GIZ), les partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Identifié par le gouvernement guinéen, le programme d’appui à la santé (PASA 1) s’inscrit dans un contexte sectoriel sanitaire initialement faible et frappé par l’épidémie d’Ebola depuis 2013. Ce programme a été lancé le 21 janvier 2015 avec le financement de l’Union européenne (19 millions d’euros) et l’agence française de développement (9,55 millions d’euros). Son objectif spécifique est d’appuyer le ministère de la santé à travers le renforcement de ses capacités dans ses fonctions prioritaires pour la relance des services de santé, l’amélioration du fonctionnement et du financement de services de santé, en particulier pour la santé maternelle et infantile dans la région de N’Zérékoré, ainsi que le renforcement de la Pharmacie Centrale de Guinée en vue d’améliorer l’acquisition et la distribution des médicaments dans le pays et dans la région de N’Zérékoré.

Actuellement, ce projet est dans une phase de clôture. Mais, sa continuité est assurée par le projet d’appui au renforcement du système de santé (PASA 2). Ce présent projet s’inscrit également en complémentarité avec le programme d’aide budgétaire de l’Union européenne qui soutient l’effort contributif de l’Etat guinéen au secteur de la santé. Et, il vise l’amélioration de l’état de santé des mères et des enfants de moins de 5 ans, ainsi que l’amélioration de la résilience aux crises épidémiologiques. Ceci à travers l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé, la gestion financière et des ressources humaines, une meilleure utilisation des services de santé par les mères et les enfants de moins de 5 ans dans la région de N’Zérékoré et les préfectures de Kissidougou et Kérouané. Il (PASA 2) est cofinancé à hauteur de 26,35 millions d’euros par l’Union européenne (23 millions d’euros à travers le 11ème FED), l’Allemagne (2,35 millions d’euros) et la France (1 million d’euros). Et, il est mis en œuvre par la GIZ et Expertise France (deux agences de l’Union européenne) pour la période 2019-2023.

Ainsi, la réunion virtuelle de ce lundi au ministère de la santé consistait à faire le bilan des activités menées par le comité (PASA 1) et d’acter la planification de la prochaine période (PASA 2). Cette rencontre a permis notamment de mettre en œuvre l’instance de gouvernance du projet entre les partenaires des programmes, de dresser le bilan de la période écoulée et d’acter la planification de la période à venir ; de recevoir des orientations et recommandations pour la mise en œuvre des deux programmes ; d’échanger sur les axes d’intervention des programmes avec des partenaires de mise en œuvre prévus, en vue de leur appropriation ; et, d’échanger sur les axes d’intervention des programmes avec des partenaires techniques et financiers actifs dans le secteur de la santé pour une meilleure coordination.

Dr Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la santé

« Au cours de cette rencontre, nous avons eu à apprendre que l’exécution de la première phase a été globalement une réussite. Mais, il y a eu du retard dans l’exécution des travaux d’infrastructures. Sur la base de cette leçon apprise, nous avons discuté avec les partenaires en charge de la mise en œuvre des nouvelles composantes du projet, à savoir : la GIZ et l’Expertise France, pour nous mettre d’accord sur l’état d’avancement de la 2ème phase, notamment l’appui à la gouvernance financière, pour améliorer l’exécution de la dépense publique, l’appui à la gestion des ressources humaines pour faire en sorte que le personnel soit fidélisé à son poste de travail, surtout à l’intérieur du pays. La troisième des choses, c’est le développement des infrastructures, l’élaboration des plans types en tenant compte du nouveau contexte de manière à avoir des infrastructures beaucoup plus normalisées répondant aux standards habituels. Après les discussions, il y a eu un consensus sur les recommandations et dans 6 mois, nous allons nous retrouver pour faire le point », a indiqué Dr Sékou Condé au sortir de cette rencontre d’échange.

Selon le secrétaire général du ministère de la santé, plusieurs acquis ont été obtenus dans le cadre du PASA 1. Il s’agit notamment de l’amélioration des indicateurs de santé dans la région de N’Zérékoré, l’augmentation de la demande du point de vue de la santé reproductive avec la diminution du taux de malnutrition, la disponibilité des médicaments à travers l’appui à la pharmacie centrale de Guinée. « Ce sont des acquis sur lesquels la phase 2 va s’appuyer de manière à capitaliser les succès et tirer les leçons des difficultés rencontrées », a précisé Dr Sékou Condé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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SADEN 2021 : « plus de 38 milliards débloqués pour apporter des intrants agricoles », annonce le ministre Roger Patrick

9 juin 2021 à 20 08 20 06206

Comme annoncé précédemment, la 3ème édition du Salon Des Entrepreneurs (SADEN2021) a été officiellement lancée ce mercredi, 09 juin 2021, à Conakry. Et, en marge de la cérémonie de lancement de cette activité, le ministre de l’agriculture, Roger Patrick Milimouno, a rappelé les nombreux problèmes qui assaillent les secteurs de l’agriculture et de l’élevage en Guinée depuis l’apparition de la pandémie de COVID-19 dans notre pays. Le patron du département de l’agriculture s’est aussi employé à égrener les actions louables que le gouvernement guinéen a entrepris pour atténuer les épreuves (les pertes des produits) et accompagner les producteurs agricoles en cette période de vache maigre pour tous. Et, dans ce cadre, Roger Patrick Milimouno a laissé entendre que « le projet de développement de l’agriculture intégré de Guinée, financé par la banque mondiale, a été débloqué à plus de 38 milliards de nos francs pour apporter des intrants agricoles aux producteurs des aliments de volaille ». Cette action s’inscrit apparemment dans le cadre d’une procédure d’urgence déclenchée par la Guinée au niveau de plusieurs projets compte tenu de la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours tenu par le ministre de l’agriculture, Roger Patrick Milimouno :

Roger Patrick Milimouno, ministre de l’agriculture

« La COVID-19 est apparue dans notre pays le 12 mars 2020. Et, de cette date à nos jours, elle continue de sévir. Elle a impacté tous les secteurs économiques et sociaux. Au niveau de l’agriculture, vous savez autant que moi que les producteurs de pomme de terre ont eu vraiment des pertes sèches. Presque toute leur production a été perdue, parce qu’ils n’ont pas pu écouler vers les marchés intérieurs et extérieurs. Il y a eu aussi de grands risques au niveau des producteurs d’anacarde. Il y a eu aussi du côté de l’élevage des pertes de poulets et de bétails. Au niveau des poulets, ça s’élève en douzaine de milliers de poulets qui sont morts par manque d’alimentation. Parce que dans les mesures contraignantes qui ont été prises, la mobilité spatiale a été restreinte. Donc, ce qui faisait qu’on ne pouvait pas drainer les intrants ou les aliments de volaille vers les producteurs agricoles. Cela a fortement impacté leurs productions  et ça a été pour eux une perte sèche.

Face à cela, le gouvernement a pris des mesures d’accompagnement. Je peux vous citer entre autres : pour le secteur de l’anacarde le gouvernement a débloqué 15 milliards de dollars qu’il a mis à la disposition des producteurs. Ensuite, vous avez, à travers des projets, il faut que je dise, quand un projet intervient, c’est le gouvernement qui est intervenu. Parce que c’est le gouvernement qui signe de l’accord de financement, et emprunte donc. Parce que quand c’est un financement à rembourser, c’est que c’est le gouvernement qui finance les activités agricoles que ces projets visent avec le soutien bien sûr des partenaires financiers. Donc, il y a eu pas mal de projets du secteur de l’agriculteur qui ont été utilisé. Il y a une close souvent qu’on met dans les accords où il est dit qu’en cas de catastrophe, par exemple sanitaire ou naturel, une partie des ressources du projet peut servir au financement de certaines activités pour atténuer les effets néfastes de cette catastrophe. Et ainsi donc, on a déclenché cette procédure d’urgence au niveau de plusieurs projets. Par exemple le projet de développement de l’agriculture intégré de Guinée, financé par la banque mondiale, a été débloqué à plus de 38 milliards de nos francs pour apporter des intrants agricoles aux producteurs des aliments de volaille ; et ainsi de suite ».

Propos recueillis par Mohamed Guéasso pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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SADEN 2021 : faire de la Covid-19 une opportunité pour les entrepreneurs guinéens

9 juin 2021 à 20 08 12 06126

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancée ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. La cérémonie d’ouverture des travaux a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Guinée et des partenaires techniques et financiers du pays. La rencontre qui va durer deux jours (9 et 10 juin) vise à appuyer les entrepreneurs guinéens en vue de favoriser la résilience de l’économie du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est sous le thème : « L’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 » que se tient cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée. La rencontre connaîtra la participation de plus de 500 personnes, venues de différentes villes de la Guinée et de l’étranger. Elle permettra d’accompagner les entrepreneurs guinéens et les aider à transformer les impacts négatifs de la pandémie de Covid-19 en une opportunité de résilience de leurs entreprises.

« Cette année, le SADEN se fixe pour objectif d’offrir des pistes de réflexion et de développer des ateliers de formation, afin de faire de la crise sanitaire du Covid-19, une réelle opportunité pour nos entrepreneurs et un moyen de renforcement des capacités des entrepreneurs locaux », a indiqué Sékouba Mara, directeur général de l’AGUIPE (L’agence guinéenne pour la promotion de l’emploi) et président du Comité d’organisation du SADEN 2021.

En plus de l’information et de la formation des entrepreneurs, le SADEN va aussi accompagner les quatre meilleurs projets pour faciliter leur mise en œuvre. « Les 4 projets qui seront retenus vont être accompagnés par le SADEN. Donc ils vont avoir un prix et ça va leur permettre de compenser des difficultés liées à la problématique de la pandémie du Covid-19 », ajoute Sékouba Mara.

Djénab Dramé, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

C’est la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Djénab Dramé a laissé entendre que le SADEN est une véritable opportunité que le gouvernement met à la disposition des entrepreneurs guinéens.

« Le principal artisan pour booster les jeunes entrepreneurs, les encourager, les accompagner, les soutenir, c’est quand même le gouvernement. Donc on se dit que le SADEN offre une autre opportunité au gouvernement de s’exprimer et informer ces entrepreneurs sur les opportunités de formation qui pourront leur permettre, dans l’avenir, d’entreprendre, de se prendre en charge, et aussi les rappeler les différents défis, dont celui du temps. Parce que le temps demeure le plus grand défi des entrepreneurs », a dit la ministre.

Selon les organisateurs, l’une des particularités de cette édition par rapport à celles précédentes, c’est qu’elle est retransmise en direct dans les villes de Kankan, Kindia, Labé et N’Zérékoré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Nana Akufo-Addo du Ghana attendu à Conakry : Mamadou Sylla n’est pas invité… (Communiqué)

9 juin 2021 à 19 07 45 06456
Alpha Condé et Mamadou Sylla

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République sœur du Ghana, Son Excellence Monsieur Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président Ghanéen, effectuera à partir du jeudi 10 juin 2021, une visite de travail et d’amitié à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu le jeudi 10 juin 2021 à 15h00 à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

•       Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

•       Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

         Monsieur le Haut Représentant du Chef de l’Etat ;

•       Monsieur le Président de la Cour Suprême ;

•       Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;

•       Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;

•       Monsieur le Président de la Haute Autorité de la Communication ;

•       Madame la Présidente du Conseil Economique, Culturel et Social ;

•       Monsieur le Médiateur de la République ;

•       Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

•       Monsieur le Secrétaire permanent du cadre de dialogue ;

  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

•       Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du Cabinet Présidentiel ;

•       Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

•       Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale ;

•       Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine ;

•       Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;

•       Messieurs les Directeurs Généraux de la Police Nationale, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;

  • Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

•       Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 09 juin 2021

Mamady Sinkoun Kaba, Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

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Guinée : la COREDE, une nouvelle alliance politique, voit le jour

9 juin 2021 à 19 07 13 06136
Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG

La Convergence pour la Renaissance de la Démocratie en Guinée (COREDE), une nouvelle alliance politique créée autour du chef de file de l’opposition, Mamadou Sylla, a officiellement vu le jour ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. 17 partis politiques ont signé la charte de cette nouvelle coalition, qui entend fonder un nouvel ordre politique en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Construire une majorité politique suffisamment représentative des sensibilités qui structurent la société guinéenne pour atteindre nos objectifs politiques est nécessaire. Ceci est valable aussi bien pour gagner les élections que pour faire aboutir des revendications en usant de pressions appropriées. La Guinée, caractérisée par l’existence de plusieurs diversités régionales, ethniques, culturelles et sociales, a besoin de chercher l’intégration des points de vue du plus grand nombre pour forger un consensus fort et stable dans la durée », souligne cette charte, lue par le président du PLP, Laye Souleymane Diallo.

La COREDE estime qu’il est dans l’intérêt de tous de rassembler et de fédérer les partis politiques qui convergent dans la même démarche de faire prospérer une opposition crédible, constructive et responsable. « Pour ce faire, nous devons recréer la confiance en surpassant les divergences et animosités personnelles et en maîtrisant le choc des ambitions individuelles pour y parvenir. En effet, l’issue de notre combat dépend avant tout, de notre capacité à faire émerger un pôle politique structuré, innovant et efficace. Notre ultime objectif à cet égard, est de mobiliser les citoyens épris de changement autour d’un projet global alternatif qui a pour finalité de fonder un nouvel ordre politique dont la Guinée a besoin », mentionne le document.

Selon Laye Souleymane Diallo, cette nouvelle alliance politique entend « engager la Guinée dans des réformes institutionnelles visant une relégitimation des institutions de la République pour leur conférer une crédibilité et une solidité,  rénover le système électoral aussi bien les organes de gestion du processus que la constitution d’un fichier électoral exhaustif et sincère de la totalité du corps électoral de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, rendre l’administration publique et territoriale neutre et républicaine pour une meilleure organisation des élections transparentes et équitables, promouvoir les fondements de l’État de droit et de la justice ».

Les partis signataires de cette charte sont : l’UDG de Mamadou Sylla, la GéCi de Fodé Mohamed Soumah, l’UFD de Baadiko Bah, l’UDRG de Bah Oury, le PACT de Dr Makalé Traoré, le FAN de Hadja Makalé Camara, le BL de Dr Faya Millimouno, le MPDG de Siaka Barry, l’UDIR de Bouya Konaté, GDE d’Aboubacar Soumah, l’ARN de Me Pépé Koulémou, le PLP de Laye Souleymane Diallo, le PNP de Mamadou Saliou Diallo, PDTG de Dr Taliby Dos Camara, NG deMohamed Cissé, ADPG de Boubacar Bah, et PRD de Thierno Mamadou Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Lèro (Siguiri) : un bébé à une tête, 2 visages, 4 yeux et 2 bouches

9 juin 2021 à 18 06 04 06046

« Un enfant avec une tête et deux visages. Et, sur chaque visage, il y avait les deux yeux avec un nez de deux narines. Il y avait une première bouche qui a les dents et l’autre bouche avait une pente labiale ».

C’est un fait inédit qu’on entendait jusque-là que dans les contes et légendes de chez nous. La semaine dernière, une femme a mis au monde un bébé qui a une tête, deux visages, quatre yeux et deux bouches à Léro, un district relevant de la sous-préfecture de Siguirini, préfecture de Siguiri. Le nouveau-né, de sexe masculin, est mort quelques heures après sa naissance.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ce bébé souffrait d’une « malformation congénitale » qui a été détectée avant même sa naissance.

« Ce jour, on a reçu la dame avec une grossesse en série terme ; donc, en échographie, on a constaté que c’est un cas d’hydramnios avec une malformation en cours. Nous n’avons pas pu détecter le degré de la malformation ; mais, l’hydramnios était sévère. Alors, on a procédé à l’accouchement ; et après, on a pu collecter autour de la dame une bonne quantité de liquide amniotique. C’est une malformation qu’on n’a jamais vu. C’était un enfant avec une tête et deux visages. Et, sur chaque visage, il y avait les deux yeux avec un nez de deux narines. Il y avait une première bouche qui a les dents et l’autre bouche avait une pente labiale » a confié une source médicale.

On apprend que ce nouveau-né n’a vécu que quelques heures. Puis, il a rendu l’âme sans que sa mère ne voit son visage. « L’enfant n’a pas survécu. On a tout fait pour ne pas que la maman le voit. On a traité le corps de l’enfant et on a remis au père. La mère a régulièrement été suivie et elle a été libérée dans les meilleures conditions », a indiqué notre source.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Procès de l’opposante Marie Madeleine Dioubaté : la partie civile fait une nouvelle demande

9 juin 2021 à 17 05 53 06536
Marie Madelaine Dioubaté

Le procès de Marie Madeleine Dioubaté, présidente du Parti des Ecologistes de Guinée, s’est poursuivi ce mercredi 9 juin 2021, au tribunal de première instance de Dixinn. Cette audience, tout comme la précédente d’ailleurs, s’est tenue en l’absence de l’opposante guinéenne, résidant en France, et sa sœur Nana Martine Dioubaté, qui réside au Mali.

Les sœurs Dioubaté sont poursuivies pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance portant sur un diamant d’une valeur de 45 millions de dollars américains. Au cours de cette audience, la partie civile a demandé au tribunal de faire une jonction de procédures entre ce dossier et celui concernant deux autres citoyens poursuivis dans le cadre de cette même affaire, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Il y a un premier dossier dans lequel le ministère public a poursuivi Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo pour abus de confiance et complicité. Le second dossier a été introduit sur l’initiative de ma cliente Mlle Djéïnabou Diallo, victime d’abus de confiance. Elle a cité Marie Madeleine Dioubaté et sa sœur Nana Martine Dioubaté. Cette affaire a été évoquée la semaine dernière, la consignation a été fixée, et nous avons versé ce montant.

Aujourd’hui, nous avons demandé la jonction de la procédure puisque les faits ont été commis par plusieurs personnes, résidant dans divers lieux. Il y a des faits qui ont été commis en Guinée, d’autres au Mali et d’autres en France. Mais la loi guinéenne, notamment l’article 12 du Code pénal, indique que lorsque des Guinéens commettent des infractions, même s’ils se trouvent à l’étranger, les juridictions guinéennes sont compétentes pour les juger. C’est pourquoi nous avons demandé cette jonction, parce qu’on ne peut pas juger les uns et laisser les autres.

Imaginez-vous que nous plaidions le dossier de Mamadou Lamarana et de Thierno Algassimou, qu’une décision soit rendue et que nous soyons obligés encore de plaider le second dossier. S’il y a deux décisions contradictoires dans cette affaire, en ce moment, on va parler de mal jugé. C’est pourquoi, il est logique et légales que les deux affaires soient jointes pour en faire une seule affaire pour que toutes ces personnes soient jugées par la même juridiction », a expliqué Thierno Amadou Oury Diallo, avocat de la partie civile.

Le tribunal a renvoyé l’audience au 23 juin prochain pour se statuer sur cette demande de la partie civile.

A rappeler que le diamant dont il est question dans cette affaire a été ramassé par la ménagère Djéïnabou Diallo, à Lambanyi, un quartier de la banlieue de Conakry. Par le biais d’un démarcheur, elle a remis la pierre précieuse à Nana Martine Dioubaté, qui l’a ensuite donnée à sa sœur Marie Madeleine Dioubaté. Peu après, cette dernière a déclaré que le diamant a été volé en France. Une version à laquelle ne croient pas la plaignante et son avocat. C’est pourquoi, ils ont porté plainte contre les sœurs Dioubaté pour « abus de confiance et complicité d’abus de confiance ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Kindia : 2 présumés coupeurs de route arrêtés à Manquepas par la gendarmerie

9 juin 2021 à 17 05 30 06306

Venue à bord de trois pick-up de Conakry, une équipe de la gendarmerie nationale a mis le grappin sur deux présumés coupeurs de route hier, mardi 08 juin 2021, dans une concession à Manquepas, un quartier de la commune urbaine de Kindia. L’opération d’interpellation de ces présumés bandits a eu lieu peu après 19 heures ; et, les tirs de sommation des agents ont perturbé la prière des fidèles musulmans qui étaient dans une mosquée non loin du lieu d’intervention des gendarmes.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, aucune autorité de la ville de Kindia n’était informée de cette descente inopinée de la gendarmerie nationale à Manquepas. Tout le monde a été pris de court par cette opération qui s’est soldée par l’arrestation de deux présumés coupeurs de route et une femme qui était avec eux au moment de la descente des agents. Mais, les tirs de sommation qui ont permis aux gendarmes d’investir la concession où se trouvaient les suspects ont provoqué une grande frayeur chez les populations du quartier. C’était au moment de la prière du crépuscule ; et, beaucoup de fidèles musulmans (y compris l’imam) qui se trouvaient à la mosquée de Manquepas ont perdu leur sérénité au bruit des coups de feu.

« Les coups de fusil ont troublé l’imam qui dirigeait la prière. Les autres fidèles musulmans ont couru de tous les côtés », a confié notre source.

Après leur interpellation, les suspects ont été conduits à la gendarmerie départementale de Kindia avant d’être transférés à Conakry.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 628516796

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Guinée : retour au bercail de Soulay Thiâ’nguel à quel prix ?

9 juin 2021 à 17 05 22 06226
Souleymane Thiâ’nguel Bah

Depuis quelques jours, certains militants du principal parti de l’opposition envoient des flèches à des responsables dudit parti. Lesquels sont soupçonnés de connivence avec l’adversaire. C’est dans ce contexte de suspicion qu’un responsable du  parti et non des moindres revient de son exil. Ce qui conforte ceux qui pensent que le pouvoir est en train de négocier avec certains responsables et militants du parti pour, sinon anéantir tout au moins affaiblir ce parti qui reste toujours une épine dans le pied du régime.

Comme par coïncidence, le retour de l’ancien responsable de communication de l’UFDG de ses longues années d’exil en France intervient au moment où trois cadres du parti, détenus à la maison centrale de Conakry, ont lancé un appel au dialogue. Cela veut dire que, d’une manière ou d’une autre, cet appel n’est pas tombé dans des oreilles sourdes. Le retour de Souleymane Bah, connu sous le nom de Soulay Thiâ’nguel, ne peut être que le fruit d’une négociation entre l’intéressé et les autorités guinéennes, estime-t-on.

Ces négociations incluraient-elles le départ de cet intellectuel de son parti et par ricochet son adhésion au parti au pouvoir ? Les jours et semaines à avenir nous édifieront. Il faut noter toutefois qu’au plan juridique, la Guinée avait déjà déclaré que le Soulay Thiâ’nguel qui a fait l’objet de condamnation n’est pas le responsable de la communication de l’UFDG. Mais l’histoire ressemble fort à celle de l’hyène que la légende nous raconte : « alors que tout le monde était réuni quelque part, quelqu’un a crié attrapez-le. L’hyène a immédiatement détalé de toutes ses forces. Interrogé quelques jours plus tard pourquoi elle a fui, elle a demandé si, après sa fuite, on a attrapé un autre à sa place. La réponde fut négative. L’hygiène a conclu alors qu’elle avait eu toutes les bonnes raisons de détaler.

Soulay Thiâ’nguel sait qu’il ne doit son salut qu’à son départ du pays à l’époque. Aujourd’hui la donne a changé. Le troisième mandat a été obtenu. Les pressions externes s’intensifient. Le régime a besoin de montrer sa volonté de décrisper la situation. C’est ce contexte qui a favorisé le retour en exil de Souleymane Bah.

Pour revenir aux soupçons et à la suspicion qui règnent au sein du principal parti de l’opposition, ce retour négocié n’est pas de nature à apaiser l’esprit de ceux qui sont tombés dans un état paranoïaque dans ce parti. Mais il existe un précédent qui pourrait les rassurer. En l’occurrence le cas Bah Oury. Pour beaucoup d’observateurs, après la grâce accordée à M. Bah et son retour d’exil, l’ancien ministre devait être nommé par Alpha Condé. Cela ne s’est jamais produit. Tout en prenant ses distances vis-à-vis de son ancien parti, il a gardé une certaine indépendance critique dans la gestion des affaires publique du pays.

Comme le premier Bah, on peut penser que le second n’a pas marchandé son retour. Surtout pas pour confirmer tous les soupçons qui hantent actuellement les esprits dans son parti. Dans tous les cas, et quelle que soit la décision que le revenant va prendre, ce dernier a déjà subi un préjudice irréparable. Il pourrait certes pardonner, mais jamais oublier la douleur qui fut la sienne de perdre son père quand il était contraint à tort à vivre loin des siens.

Avant même le mea culpa des autorités guinéennes, l’accusation portée contre Souleymane Bah avait laissé nombre de Guinéens incrédules. Cet intellectuel étant tout sauf un criminel.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Rénovation et extension du GRAND HOTEL DE L’INDEPENDANCE (GHI) : voici un communiqué de la Société SNA AFRICA SAS

9 juin 2021 à 17 05 04 06046

« Suite au lancement des travaux de rénovation et d’extension du GRAND HOTEL DE L’INDEPENDANCE(GHI), la Société SNA AFRICA SAS a le plaisir d’informer l’ensemble des employés du GHI de la finalisation des procédures d’indemnisation liées à leurs droits respectifs, et de la disponibilité des soldes de tout compte ».

A l’ensemble des employés de l’hôtel GHI

Mesdames, Messieurs,

Suite au lancement des travaux de rénovation et d’extension du GRAND HOTEL DE L’INDEPENDANCE(GHI), la Société SNA AFRICA SAS a le plaisir d’informer l’ensemble des employés du GHI de la finalisation des procédures d’indemnisation liées à leurs droits respectifs, et de la disponibilité des soldes de tout compte.

A cet effet, elle invite l’ensemble des employés de bien vouloir s’enregistrer à la réception de sa Direction située à la Cité Chemin de Fer, immeuble Labé, au premier étage ou à l’Inspection Générale du Travail à partir du lundi 14 juin 2021.

Elle tient à remercier tous les intervenants à ce processus de négociation, et plus particulièrement : Le Ministère du Tourisme, de l’hôtellerie et de l’artisanat, l’Inspection Générale du travail, les délégués syndicaux…

Pour toutes informations complémentaires veuillez-vous adresser au service des Ressources Humaines au numéro 628 97 92 34 ou 664 35 62 80.

La Direction de la Société SNA AFRICA SAS sait compter sur la bonne compréhension de chacun et de tous.

Conakry, le 26 Mai 2021

LA DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES

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Retour de la peine de mort en Guinée ? « C’est une régression… », dit l’OGDH

9 juin 2021 à 13 01 43 06436
Me Alpha Amadou DS Bah, vice-président de l’OGDH

Depuis quelques jours, le vice-président de l’UFC (union des forces du changement), l’honorable Kaly Bah, plaide pour le retour de la « peine de mort » en Guinée. Ce parlementaire brandit la peine de mort comme une arme très efficace pour lutter contre la criminalité sans cesse grandissante dans le pays. Mais, sont plaidoyer ne trouve visiblement aucun écho favorable dans les rangs des organisations de défense des droits humains.

A l’OGDH (organisation guinéenne de défense des droits humains) on promet déjà torpiller ce projet qui représente « une régression » des droits humains en Guinée. Cette structure qui s’est durement battue (aux côtés d’autres) pour l’abolition de la « peine de mort » dans le pays en 2016 dénonce également une idée irréaliste et inenvisageable.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 08 juin 2021, le vice-président de l’OGDH, Me Alpha Amadou DS Bah, a laissé entendre que la peine de mort ne constitue pas une garantie à la fin de la criminalité (comme tente de le faire croire le député Kaly Bah).

« C’est une régression qu’il veut faire. Parce que les droits humains ont tellement évolué dans notre pays, qu’on n’a pas besoin de la peine de mort pour faire appliquer la loi. La question ce n’est pas la sévérité des peines, mais l’inapplicabilité des peines. Si les peines qui existent actuellement sont mises en application, cela va réduire drastiquement la violence et les infractions dans notre pays. Donc, la peine de mort n’est pas la solution. La solution c’est d’appliquer les peines qui sont prévues par rapport aux infractions qui sont concernées. Par exemple, l’assassinat peut être puni de la peine de réclusion à perpétuité. Nous estimons que cette peine est largement suffisante. En fait, notre arsenal juridique est suffisant pour mettre fin aujourd’hui à l’impunité. Donc, le retour à la peine de mort n’est pas réaliste et n’est pas envisageable dans notre pays, parce que ça constitue une régression pour les droits humains. Et mieux, aux États-Unis, la peine de mort est appliquée dans plusieurs Etats; mais, cela n’a pas réduit le taux de criminalité. Ces Etats ont le plus fort taux de criminalité dans le monde. Même si la peine de mort est appliquée, cela ne constitue pas une garantie qu’il n’aura pas de criminalité. Donc, cela n’est pas une solution que nous nous envisageons et nous pensons que notre arsenal juridique est largement suffisant. Il faut tout simplement que cela se passe au niveau des parquets pour que ceux-ci requièrent des peines conséquentes à la hauteur des forfaitures des criminels. Et mieux, pour éviter des erreurs judiciaires. Parce qu’on dit souvent qu’il vaut mieux libérer mille coupables que de condamner un innocent. C’est évident que quand quelqu’un est exécuté, on ne peut plus revenir, même s’il y avait eu erreur de jugement », a indiqué Me Alpha Amadou DS Bah.

Pour ce défenseur des droits humains, la Guinée a actuellement d’autres défis à relever qui ne soient pas un projet de retour à la peine de mort. Et, aux promoteurs de ce projet, Me Alpha Amadou DS Bah prévient que l’OGDH en fera obstacle.

« Nous allons nous lever contre et faire un plaidoyer au niveau de l’Assemblée pour ne pas qu’un tel projet aboutisse. On a d’autres défis à relever que de se lancer dans la modification du code de procédure qui a été révisé en 2016. Même la peine de mort qui existait dans l’ancien code n’a presque jamais été appliquée. Pendant presqu’une décennie, il n’y a pas de peine de mort, excepté le procès des gangs de 1996. C’était déjà une loi déjà désuète à l’époque, parce qu’on n’a jamais eu recours à la peine de mort dans notre pays. Donc, nous ne sommes pas favorables à une telle démarche », a tranché le vice-président de l’OGDH.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG : l’antenne de Labé désavoue Aboubacar Soumah

9 juin 2021 à 13 01 11 06116
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

La coordination régionale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à Labé n’est pas d’accord avec la désaffiliation du SLECG de l’USTG. Elle désavoue Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation syndicale, qui a annoncé cette décision la semaine dernière. La base du SLECG dans cette région dit n’avoir pas été consultée par rapport à cette désaffiliation, et annonce qu’elle reste et demeure membre de la centrale syndicale USTG.

Elle l’a fait savoir à travers une déclaration que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous :

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Awards de l’écologie de l’Afrique de l’Ouest : la Guinée honorée par l’activiste Tidiane Diallo

9 juin 2021 à 12 12 28 06286
Saïkou Amadou Tidiane Diallo

Saïkou Amadou Tidiane Diallo voit est récompensé pour ses efforts dans le cadre de la protection de l’environnement. L’activiste guinéen a été désigné 2ème lauréat de la première édition des Awards de l’écologie de l’Afrique de l’Ouest, qui s’est tenu à Abidjan (Côte d’Ivoire). Un motif de joie et d’encouragement pour le jeune homme, rencontré par un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 8 juin 2021.

Lancée officiellement le 31 mars 2021, la première édition des Awards de l’écologie de l’Afrique de l’Ouest a pris fin le 5 juin dernier, à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. C’est une initiative d’un groupement d’ONG et de journalistes écologistes africains, qui réunit 10 pays d’Afrique de l’Ouest, dont la Guinée. Elle vise à encourager et à célébrer les mesures innovantes en matière d’écologie (interaction entre les êtres vivants et l’environnement), les spécialistes et les acteurs ouest-africains de l’écologie.

Sur plus de 3000 candidats répertoriés, 3 ont été retenus comme lauréats de cette édition. Parmi lesquels, figure le Guinéen Saïkou Amadou Tidiane Diallo, qui a remporté le prix du 2ème lauréat de la catégorie engagement personnel, société civile, associations et coopératives.

« Il y a eu plus de 3000 postulants issus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest. Parmi ces 3000 et quelques candidatures, il y a eu une présélection de 266 candidatures. Et parmi ces 266 candidatures, ils ont sélectionné les 9 nominés. Il fallait décanter encore pour trouver les 3 lauréats qui devaient remporter les prix. C’est ainsi que beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest se sont retrouvés à Abidjan, dont la Guinée que j’ai représentée. Et après tout, je me suis retrouvé 2ème sur les 3 lauréats des catégories engagement personnel, société civile, associations et coopératives », a expliqué le lauréat.

Cette distinction vient réconforter et galvaniser l’activiste guinéen dans son combat pour la protection de l’environnement. « Ce trophée est le fruit de mon engagement personnel et des efforts de l’ONG ACOREC-Guinée. Nous nous sommes battus corps et âme depuis la création de cette ONG. Chacun a joué sa partition pour faire rayonner l’ONG à travers l’initiative un anniversaire, un arbre, qui a consisté à inviter chaque guinéen et chaque africain à planter un arbre à l’occasion de son anniversaire.

Donc cela a porté fruits, puisqu’il y a plus de 3000 arbres plantés à travers ce challenge durant les 3 ans d’activité de notre ONG. Il y a eu également plusieurs autres activités qu’on a menées en plus de mon engagement personnel dans la lutte contre le réchauffement climatique et en faveur de la protection de l’environnement. C’est tout cela qui a prévalu à ce trophée. Donc c’est vraiment encourageant et on va continuer le combat pour le bonheur de l’humanité », promet Saïkou Amadou Tidiane Diallo.

Pour lui, ce genre de récompense doit motiver davantage la jeunesse guinéenne et l’amener à se battre pour changer l’image négative qui lui est souvent collée. « Je dois dire que c’est grosse fierté de faire occuper la Guinée cette place sur le plan international. Il y a certains qui se demandaient si c’est un Guinéen qui a occupé cette place, parce qu’ils ont une perception négative de la jeunesse guinéenne. Certains pensent que cette jeunesse n’est capable de faire quelque chose de positif pour l’humanité. Alors qu’il suffit de se donner à fond pour pouvoir apporter sa part de contribution.

Donc je voudrais dire à tous les jeunes guinéens de beaucoup travailler et de bien travailler dans n’importe quel où ils évoluent. D’essayer de se perfectionner chaque jour, même si la perfection n’appartient qu’à Dieu, en posant des actes qui peuvent servir aux communautés de la Guinée, de l’Afrique et même du monde entier. A l’Etat, je lui demande de bien vouloir accompagner les jeunes et toutes les organisations dans leurs domaines d’intervention, en particulier la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de l’environnement, en leur facilitant l’intervention sur le terrain », a lancé l’activiste de la société civile.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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Conakry : le DG de la banque Société Générale Guinée jugé pour « détournement d’un bien saisi »

9 juin 2021 à 10 10 26 06266

Le procès du directeur général de la banque Société Générale Guinée s’est ouvert hier, mardi 8 juin 2021, au tribunal de première instance de Kaloum. Il est poursuivi par Maïmouna Soumah, une guinéenne résidant en Angleterre, pour « détournement d’un bien saisi ». La plaignante réclame près de 600 millions de francs guinéens au patron de l’institution financière privée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

C’est en l’absence du prévenu que ce procès s’est ouvert hier. La citation à comparaître aurait pourtant été servie ; mais, le directeur général de la Société Générale Guinée SA n’a pas répondu présent. Ce qui n’a pas empêché le tribunal d’entendre Mme Maïmouna et son avocat, qui ont livré leur version des faits. Selon Me Mohamed Sampil, sa cliente a porté plainte, suite « refus » du DG de la SGG d’exécuter une décision de justice rendue en sa faveur dans le cadre d’un conflit domanial l’opposant à un officier de la gendarmerie.

« Ma cliente, Mme Maïmouna Soumah, bénéficiaire d’un jugement correctionnel du tribunal de première instance de Dixinn, a fait pratiquer une saisie attribution de créance. Cette saisie a été attaquée en contestation par l’adversaire de ma cliente, Togba cé Maomi. Sa contestation a été déclarée irrecevable par la présidente du tribunal de première instance de Dixinn. Donc, nous avons pris un certificat de non contestation et l’huissier commis par ma cliente a commandé à la banque de payer le montant saisi entre ses mains sur le compte de Togba cé Maomi. Chose que la banque a refusé.

Face à ce refus, ma cliente a engagé une procédure de référé pour difficultés d’exécution, et la banque a été condamnée à se libérer de ce montant sous peine d’une astreinte. Toujours face au refus de la banque, l’huissier a pratiqué une saisie sur un véhicule appartenant à la banque en constituant gardien, le directeur général de la Société Générale Guinée. 30 jours après, puisqu’il n’y a pas eu de contestation, nous avons pris un certificat de non contestation de la saisie vente.

Et, l’huissier s’est adressé une fois encore à la banque pour procéder à l’enlèvement du véhicule saisi. Malheureusement, le véhicule ne lui a pas été remis. Et, puisque la loi condamne de telles pratiques, ma cliente a saisi le tribunal correctionnel de Kaloum pour détournement d’un bien saisi », a expliqué l’avocat de la partie civile, demandant au tribunal de condamner le directeur général de la Société Générale Guinée au paiement d’un montant global de 590 millions de francs guinéens.

« Sur un montant de 168 millions concernant le montant de la saisie, la banque a payé par chèque déjà les 78 millions saisis sur le compte de Togba cé Maomi. Donc, le reliquat, c’est 90 millions et quelques. Et, nous demandons que la banque soit condamnée à titre principal à ce montant et à 500 millions de francs de dommages et intérêts en faveur de ma cliente Mme Maïmouna Soumah », a plaidé Me Mohamed Sampil.

De son côté, le procureur a demandé au tribunal de condamner le DG de la banque Société Générale Guinée au paiement d’une amende de 25 millions de francs guinéens. Finalement, la présidente du tribunal, Mariama Bamba Kallo, a renvoyé le dossier au 22 juin 2021pour rendre sa décision.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Conakry : 2 amants poursuivis pour le vol d’un iPhone et 3 draps

9 juin 2021 à 9 09 08 06086

Arrêtés et placés sous mandat de dépôt le 17 mai dernier, Housseinatou Bah et Fodé Mamoudou Diallo étaient de nouveau à la barre hier, mardi 08 juin 2021, au tribunal correctionnel de Dixinn (délocalisé à Ratoma). Ces deux amoureux sont poursuivis pour vol et complicité portant sur 5 millions de francs guinéens, un téléphone iPhone et trois draps au préjudice de madame Rouguiatou Sow (qui se trouve être la patronne de Housseinatou Bah). Le ministère public a requis 2 ans de prison à leur encontre, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Lors de la première audience dans ce procès, Fodé Mamoudou Diallo avait  clamé son innocence dans cette affaire. Par contre, sa co-prévenue, Housseinatou Bah, avait plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés. Elle avait reconnu s’être introduite dans la maison de madame Rouguiatou Sow pour soustraire un montant de 2 millions 600 mille francs guinéens. Elle a surtout précisé avoir volé cet argent à la demande de son amant, Fodé Mamoudou Diallo. Ce dernier a d’ailleurs reconnu avoir reçu un million 200 mille francs guinéens des mains de Housseinatou Bah.

Cependant, à l’audience de ce mardi, c’est la partie civile, madame Rouguiatou Sow, qui a déposé devant le tribunal. Et, à la barre, elle a laissé entendre que c’est 5 millions de francs guinéens, en plus du téléphone et des trois draps.

« Monsieur le président, j’avais eu un décès ; et, je suis parti pour ne revenir que vers 16 heures. Housseinatou est la seule personne que j’ai laissée à la maison. Mais, à mon retour, j’ai trouvé que les vitres de la porte située au niveau des escaliers ont été cassées, de même que l’armoire. J’ai constaté la disparition de 5 millions de francs, plus un téléphone IPhone et trois draps. Housseinatou n’était plus à la maison ; et, c’est chez Fodé Mamoudou Diallo qu’elle a été arrêtée. Tout ce que je demande au tribunal aujourd’hui, c’est de m’aider à récupérer les 5 millions plus le téléphone et les trois draps », a dit la plaignante Rouguiatou Sow.

Prenant la parole pour ses réquisitions, le ministère public a confié que les faits poursuivis contre Housseinatou Bah et Fodé Mamoudou Diallo sont établis. Et, il a demandé au tribunal d’entrer en condamnation à leur encontre.

« Nous vous demandons, qu’il vous plaise de déclarer Housseinatou Bah coupable de vol et Fodé Mamoudou Diallo de complicité et de recel. De condamner les deux à 2 ans de prison ferme chacun et au paiement de 500 francs guinéens d’amende », a requis le procureur audiencier.

De son côté, la défense a demandé de « larges circonstances atténuantes » pour les prévenus. L’avocat a mis en avant la « bonne foi » de Housseinatou Bah pour étayer sa plaidoirie.

« Monsieur le président, dans cette affaire, il y a eu l’ascendance de Fodé Mamoudou Diallo sur la femme, Housseinatou Bah, qui est victime de son cœur. Surtout qu’elle a reconnu avoir volé de l’argent dans la maison de sa patronne, vu sa bonne foi, nous demandons de larges circonstances atténuantes en faveur de cette femme », a dit l’avocat de la défense.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le mardi prochain, 15 juin 2021.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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