Les mots et les maux de la ministre

13 juin 2021 à 20 08 20 06206
Habib Yembering Diallo

Cher cousin,

Après quelques semaines d’exercice, je puis te faire un premier bilan de ce qui constitue le quotidien ahurissant voire hallucinant d’une ministre. Les problèmes commencent juste après le sacrifice rituel que la famille oblige le nouveau ou la nouvelle promu (e) à faire. Les parents, amis et alliés commencent à prendre d’assaut la maison. Il y a les frères, les cousins et leurs cousins, leurs enfants et les parfois les amis de leurs enfants. A cette colonie, il faut ajouter les agents de sécurité dont le nombre est pléthorique. Parce qu’il y a les équipes du jour et celles de la nuit.

Intitule de te dire que nourrir tout ce monde relève d’un véritable chemin de croix. A la place du fameux panier de la ménagère qui allait au marché, c’est désormais un Pic Up qui le fait. Bien rempli. Quand les bouchers du quartier ont appris ma nomination, ils ont effectué une démarche auprès de la femme de ménage. J’ai appris aussi que mon prédécesseur abattait un bœuf chaque semaine pour les agents assure la sécurité. Ceux qui me l’ont dit veulent évidemment que j’emboite le pas à mon prédécesseur.

Après la maison, d’autres problèmes commencent avant même d’arriver au bureau. Et le comble c’est que le chauffeur et le garde du corps dictent leur volonté à la ministre que je suis. Cela est quand même difficile à comprendre. Et pourtant c’est la réalité. J’allais dire que c’est la triste réalité. Comment ces deux personnes, qui sont au plus bas de l’échelle dans le département peuvent-elles dicter leur volonté à la première responsable dudit département ?

 Dès les premiers jours après ma nomination, j’ai été contrariée par mon chauffeur et mon garde du corps. Voulant donner l’exemple au personnel du département, à 7h déjà je suis au bureau. Mais un jour je me suis réveillée tard. C’est donc vers 7h que je suis partie de la maison. C’est-à-dire l’heure à laquelle les bouchons commencent sur tous les axes routiers de la capitale. Et mon chauffeur n’a pas daigné suivre la ligne comme tout le monde. Il a usé et abusé de la sirène pour nous frayer un passage. Quand je lui ai dit de se mettre sur la même ligne et de rouler comme tout le monde, il m’a répondu que si nous faisons comme monsieur tout le monde nous arriverons tard au bureau. Ajoutant que tous mes prédécesseurs se frayaient un passage pour arriver au bureau à l’heure. L’agent de sécurité a enchainé en ajoutant qu’un ministre ne doit pas faire comme tout le monde. Contrariée par les deux, je me suis retrouvée impuissante, préférant les laisser faire. 

Cette complicité entre le garde du corps et le chauffeur m’a rappelé la mise en garde d’un des miens qui travaille au ministère. Dès mon arrivée, le vieil homme, qui travaille là-bas depuis plus deux décennies, m’a soufflé à l’oreille qu’il y a  dans ce département deux intouchables : c’est planton et le chauffeur. Comme pour attester le renversement de la pyramide dans notre pays. Quand les deux derniers parmi les fonctionnaires sont considérés comme des intouchables, qu’en sera-t-il du secrétaire général dont on dit qu’il est de la même famille que mon patron.

A cela il faut ajouter les formules démagogiques qui me tympanisent comme « excellence » que l’on entend partout et par tous. Cela m’agace.  Mais le plus grand problème aura été d’obtenir un rendez-vous avec le président pour aller le remercier pour le choix porté sur ma modeste personne. Les miens ont tout fait pour obtenir ce rendez-vous. Chaque fois la même réponse : le président est trop occupé ces temps-ci. Un autre nous a avoués qu’en cette période de pandémie, il ne reçoit que de façon très exceptionnelle.

Devant nos démarches infructueuses, nous avons décidé d’aller voir et remercier celui qui aurait proposé mon nom au président. Celui-là est au professeur aujourd’hui ce que l’autre fut au général hier. Tu comprends de qui et de quoi je parle. A défaut donc de voir le président nous sommes allés voir le petit président pour le remercier d’avoir pensé à moi.

Je dois t’avouer que ma nomination m’a permis de découvrir l’autre facette de notre pays : celle que je n’avais jamais connue. Ce qui s’est passé m’a profondément bouleversé. De quoi je me plains, me diras-tu. Eh bien, ce qui m’a mis mal à l’aise c’est l’implication non seulement de ma famille mais aussi de toute ma communauté (ou plutôt celle de mon époux) dans cette affaire. Chacun donne l’impression d’être l’auteur de ma nomination.

Ce lobby estime à tort ou à raison que je lui reste redevable. Et à plusieurs niveaux : tout d’abord mon patron, son patron à lui et le petit président. Car, je ne t’apprends rien en te disant que celui qui a le statut de petit président n’est officiellement pas mon patron. Il n’est pas le chef du gouvernement. Mais il ne demeure pas moins puissant.

Outre donc ces deux-là, les miens croient dur comme fer que si je suis devenue ce que je suis aujourd’hui c’est grâce à eux. Du coup, et comme dans pareil cas, ils attendent le retour de l’ascenseur. Cela veut dire directement ou indirectement que si j’ai été nommée c’est moins par mes compétences et ma loyauté au parti que par les manœuvres de tous ces lèche-bottes qui rôdent autour du palais.

Pour toutes ces raisons, j’ai envie de te dire que, contrairement à l’apparence, les fonctions de ministres ne sont qu’un mirage. Alors que tu meurs de soif, ce que tu aperçois de loin ressemble à l’eau. Quand tu t’approches, tu observes la même chose plus loin.  Ma situation actuelle me rappelle cet adage que mon grand-père aimait répéter : « la chose qu’on aperçoit de loin est toujours la plus belle de toutes les choses du monde ».

Bien malgré tout, je ne dois pas me plaindre. Cette nomination relève un double défi : tout d’abord vis-à-vis de mes anciens collègues qui me considèrent comme une traitresse. Mais aussi vis-à-vis de me nouveaux collaborateurs dont la plupart voit d’un mauvais œil ma consécration.

Je terminerai par cette belle citation de Charlotte Whitton, qui corrobore parfaitement à ma situation actuelle : « Quoiqu’elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l’homme afin qu’on en pense autant de bien. Heureusement, ce n’est pas difficile ! »

Habib Yembering Diallo

Tél. : 664 27 27 47

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence

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Mariage d’Arfamoussaya Macka Diaby : le message de Hadja Halimatou Dalein

13 juin 2021 à 20 08 15 06156

Jamais un communiquant n’aura réuni autant de monde à une cérémonie. Le communiquant le plus célèbre du parti au pouvoir a sanctifié avec faste son union sacrée vendredi et samedi dernier. Arfamoussaya Macka Diaby a rassemblé du beau monde et toutes les sensibilités politiques et sociales guinéennes par ces temps de méfiance entre les acteurs politiques. De nombreuses personnalités politiques ont assisté à cet acte solennel. Le principal parti de l’opposition a été représenté par le vice-président Dr Fodé Oussou Fofana au mariage religieux vendredi et la première dame de l’UFDG à celui civil ce samedi. Hadja Halimatou Dalein Diallo a loué la personnalité du marié qui se distingue par son comportement très respectueux.

« En Guinée, nous avons besoin d’un homme comme Monsieur Diaby. Parce que, si vous avez constaté à son mariage, presque toute la Guinée était là. Ça c’est par rapport à son comportement, le respect qu’il a envers les gens. Je prie madame Diaby à bien s’occuper de lui. Il a déjà prouvé qu’il est un bon guinéen. On lui confie à madame et vice versa aussi », a déclaré Halimatou Dalein samedi, après avoir offert un présent au couple Diaby.

La cellule de communication

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Barrages non conventionnels : un racket à ciel ouvert sur la route Dubréka-Télimélé

13 juin 2021 à 12 12 05 06056

Comme on le sait, le ministère de l’Administration et celui de la sécurité et de la protection civile ont signé un arrêté conjoint annonçant la suppression des barrages routiers non conventionnels. La mesure visait, disent-ils, à soulager les usagers de la route et de mettre fin aux tracasseries policières. Seulement, cette décision des autorités est complètement ignorée sur la route nationale Dubéka-Télimélé, via Koubia-Souapiti où les rackets se font à la vue de tous les usagers, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui a récemment emprunté cette route.

Sur la route Dubréka-Télimélé, en dehors de celui de Bawa qui est conventionnel, au moins six barrages y sont érigés à des distances souvent très réduites. Et, au niveau de ces barrages, les rackets se font à ciel ouvert par des gendarmes et des policiers en toute impunité.

En provenance de Dubréka, on trouve le premier barrage à la sortie de Koubia. Sur place, le chauffeur de chaque véhicule de transport en commun est sommé de payer 20.000 francs guinéens aux agents véreux. Ces derniers appellent cela « levée de barrage ».

A quelques kilomètres de là, un autre barrage est mis en place par des gendarmes qui n’hésitent pas à tendre la main au chauffeur pour demander encore et encore la « levée de barrage ». A Bâdi Tondon, on note l’existence de deux autres barrages : un à la rentrée et l’autre à la sortie. Le 5ème barrage se trouve, quant à lui, sur les hauteurs du barrage Souapiti. Un autre barrage (le 6ème que nous avons pu compter) se trouve à la rentrée de Kambaya, un district relevant de la sous-préfecture de Sinta.

Pour un chauffeur qui fait la navette entre Koubia (dans la préfecture de Dubréka) et la sous-préfecture de Sinta (dans la préfecture de Télimélé) ces rackets lui coûtent une petite fortune. Au total, chaque chauffeur est obligé de débourser 140 000 francs guinéens (pour un voyage aller-retour) comme frais de « levée de barrage ».

Mais, le plus inquiétant avec ces rackets, c’est le fait que la sécurité est le cadet des soucis des agents qui s’y trouvent et qui saignent les maigres économies des pauvres chauffeurs. Aucun contrôle physique des passagers et des véhicules n’y est effectué. Avec une banalité démesurée, les agents qui s’y trouvent se contentent simplement de renflouer leurs grosses poches avec quelques billets de banques froissés. Et, ils sont très prompts à s’agripper sur le volant de la voiture d’un chauffeur qui refuserait de donner le « prix de la cigarette ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Obstruction des routes au niveau des marchés de Conakry : la mairie de Ratoma menace de sévir

13 juin 2021 à 12 12 03 06036

Dans la capitale guinéenne, les principales artères sont quotidiennement envahies au niveau des marchés par des vendeuses d’articles divers. Jusque-là, toutes les tentatives des autorités pour désengorger ces points critiques et y rendre la circulation fluide sont restées vaines. Même les murets, installés au niveau des marchés, ne résistent à la témérité de ces femmes à la détermination inébranlable. Par moment, elles jouent au chat et à la souris en longueur de journée devant morceaux de béton qui clôture ces marchés. En dépit des dangers (risque d’être fauchée par un engin roulant) qui les guettent en permanence, ces femmes préfèrent envahirent la chaussée pour attirer de potentiels clients et écouler leurs marchandises.

Cependant, dans la commune de Ratoma, les autorités communales semblent prendre désormais le taureau par les cornes. Après la carotte (la sensibilisation), ils entendent brandir le bâton (la force publique) pour libérer la route au niveau des différents marchés de la place. D’ailleurs, dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, samedi 12 juin 2021, le vice maire de Ratoma, Abdoul Salam Sow, a laissé entendre que « des actions son en cours dans ce sens » et que la « police communale » va entrer en action à partir de lundi prochain.

Abdoul Salam Sow, vice maire de la commune de Ratoma, coordinateur des marchés

« C’est un fait d’actualité. Le constat pour nous c’est  surtout au niveau du Marché de Sonfonia où les femmes sont trop réticentes. Mais, je vous assure qu’on a une base dans le quartier, on a dépêché une équipe après le passage de la mission de sensibilisation au niveau du marché pour veiller au  respect des instructions données. Nous sommes conscients que c’est question de sécurité publique et la plus part des engins qui se retrouvent dans la circulation ne suivent l’entretien technique. On est en train d’aider à ce qu’elles (les vendeuses) libèrent la chaussée et acceptent de rester dans le marché et non sur la chaussée. Je crois ce weekend, depuis hier vendredi,  c’est cette sensibilisation qui se fait sur le terrain. Nous allons déployer nos agents de la garde communale pour un peu dissuader à partir du lundi. Cela n’est plus d’actualité au niveau du marché de Koloma et de la cité Enco 5, parce que c’est au niveau de ces 3 marchés qu’il y a de la réticence. Maintenant, parmi les trois marchés, c’est à Sonfonia qu’elles (les vendeuses) persistent. Dans un premier, nous allons les sensibiliser pour leur faire connaître le danger qui les guette, avant d’aller vers un ton plus ferme. Dans la même sensibilisation sur le dégagement de la chaussée,  nous avons enregistré des difficultés au niveau du marché de Koloma. Il y a eu des attaques contre la garde communale, mais cela ne nous a pas fait reculer. Après toutes les sensibilisations faites par les conseils de discipline desdits marché, nous avons pu libérer la chaussée au niveau de Koloma par exemple », a indiqué Abdoul Salam Sow. 

Pour ce coordinateur des marchés de Ratoma, les vendeuses qui envahissent la chaussée évoquent souvent deux raisons pour justifier leur acte. Mais, Abdoul Salam Sow juge ces raisons non fondées.

« Selon ces vendeuses qui viennent occuper la chaussée, il y a principalement 2 raisons: la première raison, elles disent que c’est à cause d’un manque de hangar dans leur marché. Mais, cette raison ne s’explique plus au niveau du marché de Koloma. Parce que récemment, un grand  hangar a été construit dans le marché. Maintenant que ce hangar est construit, elles invoquent une autre raison en disant que si elles sont à l’intérieur du marché, les gens ne verront pas ce qu’elles vendent. Et, tenez-vous bien ! La principale raison est un problème d’habitude. Vous savez, on le dit souvent : l’habitude est une seconde nature. Elles sont habituées à rester au bord de la route avec tous les risques que nous connaissons. Nous sommes  en train de nous battre pour essayer de palier à ce problème. Comme je vous l’ai tantôt dit, nous allons passer par la sensibilisation, à travers le conseil de discipline des différents marchés concernés, puis la garde communale ; et enfin, si elle n’arrive pas à maîtriser la situation ou  qu’elle soit débordée par la situation, on va réquisitionner la police pour la libération et la pérennisation du dégagement de la chaussée. Nous nous pouvons aider à libérer la chaussée, mais le suivi régulier,  c’est de la responsabilité des administrateurs du marché. S’ils ne peuvent veiller au respect des mesures sécuritaires du marché, en ce moment la mairie va prendre sa responsabilité pour prendre les mesures s’imposent », a laissé entendre Abdoul Salam Sow.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622919225

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Vers les examens nationaux : les candidats des écoles de Ratoma prêts à affronter les épreuves

13 juin 2021 à 11 11 35 06356

À moins de deux mois des examens nationaux session 2021, les enseignants et les élèves candidats de la zone de Conakry s’activent dans les établissements scolaires pour achever les programmes dans les différentes matières. Dans la commune de Ratoma, les écoles sont à plus de 90% d’exécution des programmes d’enseignement. C’est du moins le constat dressé hier, samedi 12 juin 2021, par un reporter de Guineematin.com qui a fait le tour de quelques écoles de cette grande commune de la capitale guinéenne. Les enseignants, tout comme les élèves, rencontrés disent prêts à affronter sereinement les épreuves des différents examens nationaux. Ils sont très confiants quand aux résultats qui vont en sortirent ; et, ils l’expriment avec une grande assurance.

Makia Camara, candidat au bac, au groupe scolaire Salem

Makia Camara, élève en classe de terminale sciences sociales au groupe scolaire privé « Salem » : « Pratiquement nous sommes vers la fin des programmes, parce que nous sommes à 98% de l’exécution de nos programmes. Dans toutes les matières, il nous reste pratiquement qu’une seule ou deux leçons. C’est seulement en mathématiques que nous sommes un peu en retard. Mais, là aussi, nous comptons finir d’ici la fin de ce mois de juin pour se lancer dans les révisions. Donc, on se prépare sincèrement pour affronter le bac. Comme on nous dit souvent que cette année ne sera pas comme celles antérieures, chaque jour on révise pour conséquemment se préparer. Quant aux photos, nous les avons prises depuis deux mois de cela. Là, aucun problème n’a été signalé. En tout cas, je reste confiante par rapport à mon admission. Parce que chez nous ici, tout le temps il y a des tests pour évaluer notre niveau ». 

Fatoumata Camara, candidate au BEPC au collège 2 Kipé

Fatoumata Camara, élève de la 10ème année au collège 2 Kipé : « Pour le moment tout se passe bien ici. Cette année, les cours n’ont pas été perturbés, les professeurs sont motivés et ils font en sorte que nous soyons bien préparés au BEPC. Le professeur de mathématiques par exemple a fini son programme. Actuellement, on ne fait que traiter les anciens sujets dans cette matière. Les autres ne sont pas loin de la fin des programmes. Nos photos ont été prises ; et, des amis qui ont des problèmes, notre directeur des études 9ème, 10ème s’en est occupé. Je suis sûre que ça va marcher cette année. L’année passée j’ai échoué la même classe, mais cela n’a fait que m’encourager cette année ».

Mohamed Lamine Diallo, candidat à l’examen d’entrée en 7ème année

Mamadou Lamine Diallo, candidat à l’examen d’entrée en 7ème à l’école primaire Kipé 2 : « Les cours se passent bien. Les enseignants viennent tous les jours. Les programmes ne sont pas finis d’abord. La lecture là, on a presque que fini. Je pense que tout va bien se passer. Je suis sûr que j’aurai mon examen cette année ».

Maimouna N’diaye, candidate au bac au Lycée Kipé

Maimouna N’diaye, élève en classe de terminale Sciences Sociales : « Ici, les préparatifs se passent bien. Les programmes sont presque finis, car nous avons beaucoup avancé en français, anglais et philosophie. Les révisions, là nous avons commencé depuis l’ouverture. La compréhension est là et les candidats sont motivés à participer aux cours. Même quand le prof n’est pas là, nous, en tant que candidats soucieux, on échange entre nous sur les parties non comprises. Avec cette allure, nous espérons avoir 98 à 100% au bac cette année ».

Sékou Keita, maître en charge de la 6ème année et directeur adjoint de l’école primaire

Sékou Keïta, maître chargé de la 6ème année et par ailleurs directeur adjoint de l’école primaire de Kipé 2 : « Cette année nous avons 305 candidats à l’examen d’entrée en 7ème année, repartis en 5 groupes pédagogiques. Dans notre établissement, les préparatifs vont bon train. Parce que les candidats eux-mêmes sont conscients qu’il y a un concours qui les attend au mois d’août ; et, au niveau de l’encadrement aussi, nous en sommes conscients. C’est pourquoi nous avons organisé il y a longtemps les cours du soir. Nous venons les matins de 8 heures à 13 heures et nous reprenons le soir de 15 heures à 17 heures, du lundi au jeudi. Le vendredi, les élèves rentrent avec les devoirs que nous corrigeons ensemble le lendemain. Les Samedis on leur donne, en rentrant, les leçons à réciter et des devoirs à rendre le lundi. À date, nous sommes à 92% de l’évolution des programmes. On espère que d’ici la fin de ce mois les programmes seront complètement achevés. Chez nous ici tous nos candidats ont été photographiés, les centres d’examens sont connus, nous n’attendons que les PV. Comme d’habitude, nous espérons avoir de très bons résultats ».

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mandiana : des jeunes menacent d’empêcher le recensement national de l’agriculture et de l’élevage

13 juin 2021 à 10 10 59 06596

Plusieurs jeunes en colère, accompagnés de quelques secrétaires locaux du RPG arc-en-ciel et des chefs des quartiers de la commune urbaine de Mandiana ont envahi la résidence du préfet de Mandiana le vendredi dernier, 12 juin 2021. Ces jeunes ont tenu à exprimer leur désapprobation des résultats du « recrutement d’enquêteurs pour la réalisation des opérations de collecte » organisé récemment par le ministère de l’agriculture et de l’élevage. Ils dénoncent l’absence notoire des jeunes de Mandiana dans la liste des enquêteurs retenus pour cette préfecture et menacent d’empêcher les opérations de recensement dans leur localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

Selon nos informations, le gouvernement guinéen a bénéficié d’un financement de la banque mondiale, à travers le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG, pour la réalisation du recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNEA). Et, dans cette perspective, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a entamé un processus de recrutement national des enquêteurs pour la réalisation des opérations de collecte de données. Les dossiers de candidatures devaient être déposés au plus tard le 1er juin dernier au près des directeurs préfectoraux de l’agriculture des 33 préfectures du pays (entre autres). Mais, dans les conditions de recrutement de ces enquêteurs, la lettre circulaire ce recrutement précise que « les candidats doivent être des résidents des préfectures pour lesquelles ils postulent pour être enquêteurs ». C’est ainsi que dans la préfecture de Mandiana, 128 jeunes candidats ont postulé. Mais, à la sortie des résultats, seules 44 personnes ont été retenues pour la préfecture. Et, sur ces 44 retenues, seules 2 personnes sont des résidents de Mandiana. C’est cette situation qui a irrité les jeunes de cette zone aurifère. Ils estiment avoir été lésés dans ce recrutement et ils sont allés ce vendredi chez le préfet pour exprimer leur déception mêlée de colère. D’ailleurs, ils menacent d’empêcher le déroulement des opérations de recensement dans leur préfecture s’ils ne sont pas rétablis dans leur droit.

« Nous avons rencontré le préfet se soir sur ce sujet, mais il (le préfet) nous a informé qu’il a parlé avec le ministre et que le ministre a dit qu’on peut envoyer un jeune de Faranah à Mandiana, parce que le recensement est national. Mais, ce qu’on arrêté en assemblée après la rencontre avec le préfet, ce que si les jeunes de Mandiana qui ont postulé ici ne sont pas retenus, ceux viendront pour ce recensement ne vont pas travailler. Parce que les conditions de travail ont été claires : ce sont les résidents des préfectures. Et, ceux qui ont été retenus ne sont pas de Mandiana, ils n’ont jamais été à Mandiana, ils n’ont même pas déposé leurs dossiers à Mandiana ici. Sur 128 qui ont déposé à Mandiana ici, seulement 2 personnes ont été retenues sur les 44 présélectionnées. Le reste on ne sait comment ils ont pris ça », a indiqué Loncény Koulibaly, le porte-parole de ces jeunes en colère.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26

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Labé : la PNJDD se dote d’un bureau exécutif de 11 membres

13 juin 2021 à 10 10 31 06316

Réunis à Labé du 09 au 11 juin 2021, les membres de la plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) se sont dotés d’un bureau exécutif. Composé de 11 membres, ce bureau est dirigé par un président élu pour un mandat de deux ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ils sont venus des huit régions administratives de la Guinée pour prendre part à l’assemblée constitutive de la PJDD dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Les travaux de cette rencontre d’échange et de partage d’expérience ont permis de procéder au renforcement de cette plateforme, procéder à des élections pour meubler le bureau et se projeter dans l’avenir pour de nouvelles perspectives.

Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD

« Le programme démocratie sans violence de la baïonnette intelligente, dans son ambition d’aider la Guinée à la construction d’un véritable État de droit sans violence, travaille avec le réseau coalition nationale pour la paix en Guinée et le réseau des jeunes, notamment les leaders de l’axe. Maintenant, de la plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PJDD) qu’on a créé depuis juin 2013 pour la zone spéciale de Conakry, aujourd’hui nous sommes en train de mettre en place la plateforme Nationale des Jeunes leaders de l’Axe pour la Démocratie et le développement (PNJDD) qui regroupe les PJDD des différentes régions administratives plus la préfecture de Dubréka. Notre objectif c’est d’instaurer l’esprit d’une lutte de non violence en Guinée. Nous nous sommes dit qu’il faut utiliser la stratégie d’aller au niveau des coins les plus chauds. C’est dans ce cadre que nous avions initié en juin 2013 une collaboration avec 35 jeunes leaders de l’axe  Hamdallaye-Kagbelen. C’est pourquoi, après multiples formations sur la stratégie de non violence, les questions de droit de l’homme, nous sommes  parvenus aujourd’hui à  mettre en place la plate-forme Nationale des Jeunes leaders de l’axe qui s’étend désormais sur l’ensemble du territoire national. Et, le champ d’action de cette plateforme Nationale, c’est la promotion de la lutte non violente. Il faut aller au combat contre la violence sur toutes ses formes en Guinée », a précisé Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD.

Après trois jours d’intenses travaux à Labé, la PNJDD est parvenue à mettre en place un bureau exécutif de 11 membres, un conseil d’administration de 9 membres et un commissaire des comptes composé de 3 membres. Ce nouveau bureau est dirigé par un président et est élu pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois. Il est chargé de coordonner les activités de la plateforme durant cette mandature confiée à Houda Sow, le tout nouveau président de la PNJDD.

Houda Sow, nouveau président de la PNJDD

« Étant le nouveau président élu de la PNJDD, c’est une grande fierté qui m’anime compte tenu de la confiance que mes collègues ont placé en moi. Je ferai de mon mieux pour ne pas décevoir cette confiance, afin que la PNJDD soit connue au niveau national et international dans le sens de la lutte contre la violence », promet Houda Sow.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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