Sissoko Embalo en colère contre Alpha Condé : « il n’avait pas le droit… »

19 juin 2021 à 21 09 32 06326
Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, président de Guinée Bissau

Le président de la Guinée Bissau n’a pas du tout apprécié la signature d’un accord de défense entre la Guinée et le Sénégal, visant la réouverture de la frontière entre les deux pays. Et il a tenu à l’exprimer haut et fort et sans langue de bois au cours de la cérémonie qui s’est tenue en marge du 59ème sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, ce samedi 19 juin 2021, à Accra (Ghana).

Dans un ton ferme, Umaro Sissoko Embalo a demandé à l’organisation sous régionale de dire la vérité à son homologue guinéen, Alpha Condé, qui a décidé en octobre 2020, de fermer les frontières de son pays avec ses voisins du Sénégal, de la Guinée Bissau et de la Sierra Léone. Il a annoncé dans le même temps que son pays n’acceptera jamais de signer un accord pour la réouverture de sa frontière commune avec la République de Guinée.

« Je suis en train d’assister ici à une cérémonie que personne ne comprend. Nous ne comprenons pas, parce qu’il n’y a pas de guerre entre le Sénégal et la Guinée. En se basant sur l’esprit de la CEDEAO, nous devons dire la vérité au président Alpha Condé. Il n’avait pas le droit de fermer les frontières avec la Guinée Bissau, le Sénégal et la Sierra Léone. Moi, je n’enverrai jamais des ministres pour signer ce type d’accord », a dit Sissoko Embalo, dont l’intervention a été interrompue par son homologue ghanéen, qui est le président en exercice de la CEDEAO.

Les relations entre les présidents guinéen et bissau-guinéen n’ont jamais été au beau fixe. Umaro Sissoko Embalo a toujours accusé Alpha Condé (médiateur dans la crise en Guinée Bissau) d’avoir effectué des manœuvres, visant à l’empêcher de gagner l’élection présidentielle qui l’a porté à la tête de son pays. Il ne cache pas aussi sa proximité avec Cellou Dalein Diallo, le principal opposant d’Alpha Condé, qu’il considère comme un frère.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Pr. Koutoubou Sano à Djakarta : l’Indonésie en phase avec l’Académie de l’OCI

19 juin 2021 à 21 09 17 06176

Sur invitation du gouvernement indonésien, à travers le ministre des affaires religieuses et celui des finances, le secrétaire général de l’Académie internationale de la jurisprudence islamique de l’OCI, SEM le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, a effectué une visite de travail à Djakarta du 8 au 13 juin 2021.   

*Les réformes de l’Académie saluées par l’Indonésie* 

Dès le lendemain de son arrivée dans la capitale indonésienne, il a été reçu en audience par le ministre indonésien des affaires religieuses, qui a exprimé la gratitude et le remerciement du gouvernement indonésien pour cette visite qu’il a qualifiée d’historique. En effet, c’est la première visite d’un secrétaire général de l’Académie en Indonésie depuis des décennies. De plus, il a exprimé la satisfaction et l’appréciation des autorités indonésiennes par rapport aux réformes qualitatives que cette institution de l’OCI est en train de connaître depuis la nomination du Professeur Sano. À cet égard, le ministre indonésien des affaires religieuses a exprimé le souhait ardent de son département de signer un accord de partenariat avec l’Académie. 

De son côté, SEM le Professeur Koutoubou SANO, a remercié le gouvernement indonésien pour l’invitation et pour l’accueil si chaleureux. Il a également renouvelé l’engagement de l’Académie à renforcer davantage les liens de coopération et de partenariat stratégique avec ce pays de 300 millions de musulmans. Aussi, il a confirmé l’accord de l’Académie de signer incessamment le mémorandum de coopération souhaité par SEM le ministre indonésien des affaires religieuses.  

*Séance fructueuse au Ministère des Finances* 

Ensuite, le secrétaire général de l’Académie a été reçu, au deuxième jour de sa visite en Indonésie, au ministère des finances par le secrétaire général et les conseillers principaux de Madame la ministre, qui était en mission à l’étranger. Au cours de l’entretien très fructueux qui a eu lieu entre la délégation du Pr Sano et ces hauts cadres indonésiens, le ministère a sollicité le soutien intellectuel de l’Académie en faveur de la promotion et le développement de la finance islamique en Indonésie.  

En effet, les institutions de la finance islamique se basent sur les résolutions de l’Académie pour l’exercice de leurs activités quotidiennes. Autrement dit, ce sont les résolutions issues de cette institution qui servent de références aux banques et institutions de la finance islamique. 

De son côté, SEM le Professeur Koutoubou SANO a remercié madame la ministre des finances et les hauts cadres du ministère indonésien des finances, pour l’invitation et la confiance placée en sa personne, ainsi qu’en l’Académie. Il a également exprimé la disponibilité de l’institution qu’il dirige, à soutenir les efforts inlassables du gouvernement indonésien pour le développement des institutions de la finance islamique. Le Professeur Sano a aussi exprimé l’engagement de l’Académie à soutenir au niveau de l’Organisation de la coopération islamique, OCI, la désignation de l’Indonésie comme la plaque tournante du monde islamique pour la promotion et le développement du concept de la finance sociale islamique.

En effet, ce type de finance islamique mérite d’être développé et structuré, à travers la rédaction et l’adoption des législations et institutions devant permettre aux deux milliards de musulmans de la planète, d’en tirer des retombées énormes. Notamment sur le front de la lutte contre la pauvreté dont souffrent beaucoup de pays musulmans.

Le Professeur Koutoubou Sano a conclu son intervention devant les hauts cadres du ministère des finances et ceux de la banque centrale indonésienne, en insistant sur la nécessité impérieuse de développer la finance sociale islamique, qui devrait permettre une gestion meilleure de la zakat, du waqf, du testament, des expiations, etc.En fin, le secrétaire général de l’Académie a promis d’examiner, très prochainement, la doléance du gouvernement indonésien liée à l’ouverture d’un bureau régional de l’académie à Djakarta.  

*Pr Sano anime une conférence publique*

..Par ailleurs, il est à noter, qu’au cours de son séjour à Djakarta, le secrétaire général de l’Académie a été reçu en audience par les présidents des deux grandes associations musulmanes en Indonésie. Ils s’agissent de l’association appelée Nahdadutul Oulémas, qui a 92 millions de membres titulaires et de l’association de Muhamadiyah, qui, elle, compte 40 millions de membres titulaires. Le Professeur Koutoubou SANO a animé une conférence publique au siège de la première association. Cette conférence a été largement diffusée en direct par les chaînes de télévisions appartenant à l’association. Elle a surtout été suivie par une audience estimée à des centaines de milliers de personnes qui variaient entre 15 et 20 millions d’abonnés.

À la fin de sa visite de travail en Indonésie, le Pr Sano a signé trois (3) mémorandums d’entente et de partenariat stratégique avec le ministre des affaires religieuses, le conseil suprême des Oulémas de l’Indonésie et la plus grande université islamique de pays appelée « Shérif Hidayatullah University ».

Transmis par le service de la communication

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Guinée-Sénégal : bientôt la réouverture de la frontière

19 juin 2021 à 18 06 42 06426

La frontière entre la Guinée et le Sénégal sera rouverte très prochainement. Les deux pays ont signé un accord dans ce sens ce samedi, 19 juin 2021. Cette signature a eu lieu à Accra (Ghana) sous l’égide de la CEDEAO, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Il s’agit d’un accord de défense visant à sécuriser la frontière commune entre les deux pays, avant sa réouverture. Il a été signé par le ministre guinéen de la Défense, Mohamed Diané, et son homologue sénégalais, Sidiki Kaba, en marge du 59ème sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.

Cet accord est le fruit de négociations menées entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, avec l’implication du président ghanéen et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, du président gambien, Adama Barrow, et du président de la commission de la CEDEAO, Jean Kassi Brou.

En octobre 2020, alors que le pays s’apprêtait à organiser une élection présidentielle dans un contexte tendu, la Guinée a décidé de fermer ses frontières avec le Sénégal, la Guinée Bissau et la Sierra Leone. Cette dernière a été rouverte il y a quelques mois, tandis que les deux autres restent encore fermées.

Les autorités guinéennes ont toujours invoqué des problèmes sécuritaires pour justifier cette décision.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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N’Zérékoré : la fin de l’épidémie d’Ebola déclarée en Guinée

19 juin 2021 à 17 05 45 06456

Quatre mois après sa réapparition, la maladie à virus Ebola est de nouveau vaincue en Guinée. La fin de l’épidémie a été officiellement déclarée au cours d’une cérémonie organisée ce samedi, 19 juin 2021, à N’Zérékoré. Présidée par le ministre de la santé, la rencontre a mobilisé plusieurs autorités nationales et locales, mais aussi des partenaires internationaux qui ont participé au combat contre cette épidémie. Elle a connu également la présence de leaders religieux, de chefs coutumiers, des guéris d’Ebola et des familles des victimes, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Médecin général Rémy Lamah, ministre de la santé

« Mesdames et messieurs, il vous souviendra que le 14 février dernier, cette date fatidique, nous avons déclaré pour la deuxième fois l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans la commune rurale de Gouécké, ici même dans la préfecture de N’Zérékoré. Après seulement 4 mois, je suis heureux aujourd’hui de déclarer solennellement, au nom du chef de l’État, la fin de la résurgence de l’épidémie de la maladie  à  virus Ebola en  Guinée. Je voudrais rendre grâce à Dieu qui nous a non seulement permis d’être là mais aussi d’aboutir à cet important résultat.

Je voudrais également présenter mes condoléances les plus attristées à nos frères et sœurs qui ont perdu la vie à la suite de la maladie à virus Ebola, mais aussi de la pandémie à Covid-19 », a déclaré le ministre de la santé, Médecin général Rémy Lamah. Il appelle à « redoubler de vigilance en vue de détecter à temps toute forme de flambée de cette épidémie à l’avenir tout en empêchant sa propagation tant dans la région de N’Zérékoré que dans le reste du pays ».

Par ailleurs, le ministre a demandé aux populations de N’Zérékoré d’observer les mesures barrières, afin de vaincre aussi la pandémie de Covid-19. « Cette déclaration est une occasion pour rappeler aux populations le respect des gestes barrières contre la Covid-19. Car en dépit des efforts inestimables engagés par les Etats du monde contre cette pandémie, le virus de la maladie à travers de nouveaux variants continue de circuler dans plusieurs pays du monde y compris dans certains pays  voisins », a-t-il lancé.

Cette flambée de l’épidémie d’Ebola a causé officiellement 5 décès confirmés, tous dans la préfecture de N’Zérékoré. Lors de sa première apparition en Guinée, la maladie avait fait 2 536 morts pour 3.804 cas enregistrés entre 2015 et 2016 dans le pays.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +0224620166816/666890877

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Dinguiraye : 2 morts dans un accident

19 juin 2021 à 16 04 34 06346

C’est un maitre menuisier (Habib N’Diaye) et son apprenti (Moussa Kanté) qui ont perdu la vie dans cet accident de la circulation qui s’est produit à plus de 65 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Dinguiraye. Les deux victimes étaient sur une moto TVS en partance pour la commune rurale de Banora lorsque leur moto est entrée en collision avec un camion qui était en route pour Léro.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 15 heures hier, vendredi 18 juin 2021, que ce drame s’est produit. Les victimes ont trouvé la mort sur place.

« C’est après la prière de vendredi qu’il (Habib N’Diaye) a pris sa moto TVS, en compagnie de son apprenti (Moussa Kanté) pour aller chercher ses bois à Kignéro, un district de la commune de Banora, situé du côté Sud de Matagania. Aux environs de 15 heures, arrivée aux alentours de Matagania à 5 kilomètres environs, c’est là qu’ils ont croisé, dans un virage, un camion remorque en provenance de Léro.  Suite à l’excès de vitesse, ils n’ont pas pu éviter le danger. Ils sont rentrés sous le camion qui les a complètement broyés. Tous ont trouvé la mort sur place », a confié Kabinet N’Diaye, un proche du maître menuisier Habib N’Diaye.

Informées de cet accident, les familles des victimes et la gendarmerie se sont rendues sur les lieux pour récupérer les deux corps et procéder à un constat. Ces corps ont été ensuite envoyés en ville (à Dinguiraye Centre) et inhumés dans une tombe commune aux environs de 19 heures aux cimetières de Mètta, dans le quartier Kouroula.

Quant au camion et son chauffeur, ils ont été conduits à la gendarmerie de Dinguiraye pour des fins d’enquêtes.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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Manifestation à Mandiana : des jeunes en colère menacent de fermer les bureaux du préfet

19 juin 2021 à 16 04 06 06066

Plusieurs jeunes en colère ont envahi ce samedi, 19 juin 2021, les domiciles privés du maire et du préfet de Mandiana. Ils étaient allés exprimer leur désapprobation des résultats du « recrutement des enquêteurs », pour la réalisation des opérations de collecte, organisé récemment par le ministère de l’agriculture et de l’élevage. Ces jeunes ont mis cette occasion à profit pour avertir ces autorités administratives de leur ferme intention d’empêcher, lundi prochain, le fonctionnement de l’administration, notamment dans les bureaux de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

Ils sont arrivés sur des motos et ont pris de court le maire Ibrahima Sira Diakité et le préfet Mohamed Lamine Doumbouya. Apparemment, ces autorités ne s’attendaient pas à ce que les jeunes entreprennent une telle démarche, même s’ils avaient averti en début de semaine de leur intention d’empêcher les opérations de recensement dans la préfecture de Mandiana. Mais, c’était sans compter sur la témérité de ces jeunes révoltés par « l’injustice » de certains cadres.

« Nous sommes venus chez le préfet, chez le maire et chez le doyen du village pour leur dire qu’on va fermer lundi les locaux de l’administration générale jusqu’à la satisfaction de nos réclamations qui sont rien d’autre que le recrutement pur et simple de nos jeunes comme prévue dans les conditions de recrutement. Parce que pour nous, c’est de la foutaise maintenant. Il faut voir, on a dit de recruter les jeunes à la base ; mais, à notre fort étonnement, on voit les fils des directeurs de l’élevage, de l’agriculture qui sont venus pour l’enquête de recensement. Donc si  nos revendications ne sont pas prises en compte, rien ne nous empêchera lundi de fermer les portes de l’administration à travers une manifestation pacifique et civilisée », a indiqué Djoumè Diallo, le porte-parole de ces jeunes révoltés.

Pour rappel, la raison de la colère de ces jeunes est liée au recrutement de 44 jeunes pour une enquête initiée par le ministère de l’agriculture. Car, selon les informations, le gouvernement guinéen a bénéficié d’un financement de la Banque mondiale, à travers le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG, pour la réalisation du recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNEA). Et, dans cette perspective, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a entamé un processus de recrutement national des enquêteurs pour la réalisation des opérations de collecte de données. Les dossiers de candidatures devaient être déposés au plus tard le 1er juin dernier auprès des directeurs préfectoraux de l’agriculture des 33 préfectures du pays (entre autres). Mais, dans les conditions de recrutement de ces enquêteurs, la lettre circulaire de ce recrutement précise que « les candidats doivent être des résidents des préfectures pour lesquelles ils postulent pour être enquêteurs ». C’est ainsi que dans la préfecture de Mandiana, 128 jeunes candidats ont postulé. Mais, à la sortie des résultats, seules 44 personnes ont été retenues pour la préfecture. Et, sur ces 44 retenues, seules 2 personnes sont des résidents de Mandiana. C’est cette situation qui a irrité les jeunes de cette zone aurifère. Ils estiment avoir été lésés dans ce recrutement et ils menacent d’empêcher le déroulement des opérations de recensement dans leur préfecture s’ils ne sont pas rétablis dans leur droit.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Cas Ousmane Gaoual et Cie, commandant AOB : un avocat interpelle Alpha Condé

19 juin 2021 à 15 03 53 06536
Commandant AOB

C’est avec beaucoup de joie que Me Salifou Béavogui a accueilli ses clients Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, à leur sortie de prison ce samedi, 19 juin 2021. L’avocat s’est dit heureux de voir les deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays), qui étaient condamnés respectivement à 10 ans et 1 an d’emprisonnement, recouvrer leur liberté après la grâce présidentielle qui leur a été accordée. Il en a profité pour demander au Chef de l’Etat de penser aussi au commandant AOB et aux autres prisonniers politiques qui sont incarcérés à la Maison centrale de Conakry.

Me Salifou Béavogui, avocat

« Je profite de cette occasion pour demander de nouveau, si je n’en abuse d’ailleurs, à M. le président de la République, d’accepter d’accorder son pardon réconciliateur au commandant AOB qui, le 19 juillet, aura fait 11 ans de prison provisoire, sans oublier M. Jean Guilavogui. Je voudrais également en profiter pour lui demander d’accepter d’élargir cette mesure salvatrice à tous nos autres clients qui sont actuellement en détention. Je veux parler de l’honorable Ousmane Gaoual, de l’honorable Cellou Baldé, de M. Étienne Soropogui, de Youssouf Dioubaté, la liste est très longue », a lancé Me Salifou Béavogui.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Libération de Madic 100 frontière et Grenade : Dr. Faya salue « un pas vers la bonne direction »

19 juin 2021 à 14 02 26 06266
Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a gracié hier, vendredi 18 juin 2021, Boubacar Diallo, alias ‘’Grenade’’ et Mamadi Condé, alias ‘’Madic 100 Frontière’’ (tous deux détenus jusque-là à la maison centrale de Conakry). Et, cette action du chef de l’Etat guinéen est diversement appréciée au sein de la classe politique guinéenne. Certains leaders politiques interprètent cet acte comme « une manœuvre politicienne » du pouvoir pour tromper la vigilance du peuple. Mais, au sein du Bloc Libéral (BL), cette grâce présidentielle est vivement saluée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, le leader dudit parti, Dr Faya Millimouno a salué « un pas vers la bonne direction ». L’opposant a aussi encouragé l’élargissement des autres détenus politiques qui ont leurs procédures encore pendantes devant les juridictions de Conakry.

« Cette grâce est un pas dans la bonne direction. A chaque fois que quelqu’un recouvre sa liberté, il faut se réjouir ; parce que la liberté n’a pas de prix. Il faut saluer l’acte, mais insister pour que ces genres d’actes se multiplient. D’abord dans le cadre d’une libération temporaire pour ceux dont les procédures ne sont pas terminées pour qu’ils soient libres et répondent quand il y a audience.

Je suis convaincu qu’avec l’évolution au niveau des charges qui sont retenues contre les uns et les autres, parce qu’au début les charges semblaient très graves ; mais, aujourd’hui on en vient à des choses qui sont à leur juste proportion. Donc, ce qui peut permettre que la décision de justice ne soit même pas un emprisonnement. Obtenir leur libération maintenant et laisser la procédure se poursuivre c’est clairement leur éviter la prison, parce que si on avait réussi cela pour quelqu’un comme le journaliste, Amadou Diouldé Diallo, qui a fait presque trois pour finalement lire le droit et le libérer, je crois qu’il n’aurait pas fait un seul jour de prison », a réagi Dr Faya Millimono.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kagbelen (Dubréka) : un accident de travail fait un mort et un blessé

19 juin 2021 à 14 02 22 06226

Un grave accident de travail s’est produit hier, vendredi 18 juin 2021, aux environs de 11 heures à Kagblen, dans la préfecture de Dubréka. Bilan, une femme morte et un homme grièvement blessé. Le drame s’est produit juste au niveau du carrefour qui amorce la nouvelle déviation, en quittant Dubréka pour Conakry.

C’est un chantier à étage, appartenant à un certain Mamadou Diallo, qui a causé la mort de M’Balia Camara, couturière. Sur les circonstances de ce drame, c’est le mur, tout frais, qui a cédé au quatrième niveau. Les briques ont littéralement défoncé le toit de l’atelier de couture, situé tout près du chantier, où la victime, M’Balia Camara, vaquait tranquillement à ses occupations.

La victime s’est retrouvée avec les deux jambes quasi broyées. Elle aurait succombé de ses blessures quelques temps après l’accident. Quant au blessé, un certain Sylla, il avait été transporté dans un premier temps dans une clinique du quartier avant d’être évacué sur Conakry. Cette autre personne se trouvait dans une petite agence de transfert d’argent dont le toit a subi les mêmes dégâts que l’atelier de la dame décédée.

Après ce drame, beaucoup accusent les maçons de négligence. Du sol, on peut voir que les briques ne sont liées à aucun chainage. Les maçons ont juste superposé les briques les unes sur les autres à cette hauteur, alors que le carrefour où se trouve le chantier est actuellement bondé du monde. Outre l’atelier de couture, dont l’occupante est décédée, il y a la petite agence de transfert d’argent dont le gérant serait entre la vie et la mort.

Il y a aussi des locataires dont les magasins sont au rez-de-chaussée. Sans compter la police routière et autres marchands ambulants qui rôdent autour de ce carrefour pris d’assaut au niveau de ce virage où la déviation commence.

Cet accident de travail relance le débat sur la sécurité au travail. Un chantier où pendant que les maçons travaillent en hauteur abrite en même temps des locataires constitue un danger.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Les déguerpis de Kaporo-rails alertent : « les acquéreurs de terrains spoliés font des investissements risqués »

19 juin 2021 à 14 02 08 06086

A l’occasion de la journée internationale des réfugiés et des déplacés internes, célébrée ce samedi 19 juin 2021, le collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, a publié une déclaration dans laquelle il revient sur la démolition des maisons et l’expropriation des terres dont de nombreux habitants de ces localités de la commune de Ratoma (Conakry) ont été victimes en mars 2019.

Le collectif indique que « les groupuscules qui gravitent autour de Mr. Alpha Condé qui ont planifié et conduit les démolitions de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse se sont rendus coupable de crimes odieux aux conséquences inestimables.

Ils sont responsables de la détresse directe de plus de 20 000 personnes qui ont été jetées dans la rue. Ils sont responsables de la démolition d’au moins 2 500 bâtiments (voir le rapport de Human Rights Watch qui a analysé des images satellites). Ils ont contraint environ 3.641 élèves à abandonner leur scolarisation.

Ces chiffres ne rendent bien entendu pas compte des dommages moraux. Nombre de victimes, âgées et malades sont en train de mourir. Des jeunes victimes des démolitions, désespérés ont récemment perdu la vie dans la Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

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Boubacar Diallo « Grenade » après sa libération : « je remercie le chef de l’Etat… »

19 juin 2021 à 12 12 39 06396
Boubacar Diallo dit Grenade avec son avocat, à sa sortie de prison

Au lendemain de la publication du décret annonçant la grâce présidentielle accordée à Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, les deux anciens militants de l’UFDG ont recouvré leur liberté ce samedi, 19 juin 2021. A leur sortie de prison, seul Grenade a accepté de s’exprimer devant les micros des journalistes, dont un de Guineematin.com, qui les attendaient devant la Maison centrale de Conakry. Et le jeune homme s’est contenté juste de remercier le président Alpha Condé et toutes les personnes qui l’ont soutenu depuis son incarcération.

« Je remercie mes parents, mes frères, mes camarades et mes avocats, qui se sont sacrifié jours et nuits pour nous soutenir et se battre pour notre libération. Je remercie le chef de l’Etat d’avoir pensé à nous, il nous avoir prouvé qu’il est le père de la nation. Je remercie également le ministre de la Justice, garde des sceaux, l’administration pénitentiaire, le régisseur de la Maison centrale, mais aussi le médecin chef et tout le personnel de l’infirmerie de la Maison centrale, de m’avoir traité comme un fils, d’avoir respecté mes droits et de s’être battus jours et nuits pour mon état de santé. Après ici, j’irai chez ma grand-mère qui est malade », a déclaré Boubacar Diallo dit Grenade.

Cet ancien militant engagé du principal parti d’opposition en Guinée était détenu depuis le 22 juin 2018 à la Maison centrale de Conakry. Poursuivi pour « tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre », il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement par le tribunal de première instance de Dixinn. Et cette peine a été confirmée récemment par la Cour d’appel de Conakry. Finalement, le jeune homme, qui a toujours clamé son innocence dans cette affaire, s’est résolu à écrire une lettre au président Alpha Condé. Il a demandé pardon au chef de l’Etat guinéen, sollicitant une remise de peine.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Bogola Haba à Alpha Condé : « pour corriger l’injustice, il faut libérer tous les prisonniers politiques »

19 juin 2021 à 11 11 33 06336
Keamou Bogola HABA, président d’honneur de l’UGDD

La grâce présidentielle accordée à Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière (deux anciens militants de l’UFDG qui sont détenus à la Maison centrale de Conakry) continue à susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne.

Kéamou Bogola Haba, le président d’honneur du parti UGDD (Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement), a abordé cette question dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce samedi, 19 juin 2021.

L’opposant se réjouit de la libération de ces deux jeunes et souhaite que la mesure s’étende à l’ensemble des prisonniers politiques. Mais il dénonce dans le même temps la politique du chef de l’Etat guinéen qui consiste, selon lui, à prendre en otage ses opposants et les gracier après pour se donner une image qui ne reflète la réalité.

« La première des choses, c’est que nous nous réjouissons de leur libération. Nous sommes contents qu’ils n’aient pas subi le même sort que Roger Bamba et les autres (qui sont morts en prison). Mais nous condamnons cette méthode d’Alpha Condé qui consiste à prendre en otage ses compatriotes, les mettre en prison pour les condamner à de lourdes peines et se faire excuser pour les libérer sous forme de grâce.

Il (Alpha Condé) devient l’agneau alors que c’est lui le lion. C’est ce qu’il fait pour les exilés, c’est ce qu’il a fait pour les 44 prisonniers déportés à Kankan. Donc nous condamnons cette manière de faire la politique. Nous nous réjouissons quand même que ces détenus puissent recouvrer leur liberté et nous souhaitons que les autres prisonniers qui sont dans la même situation d’otage soient aussi libérés.

Que la mesure s’étende à eux. Peu importe la méthode, mais nous voulons qu’ils recouvrent leur liberté. Nous sommes dans une situation de crise et nous avons posé des conditions. Il faut libérer tous les prisonniers politiques pour corriger l’injustice. En le faisant, ça permet de montrer que nous sommes dans une situation qui prépare le pays à se retrouver », a laissé entendre l’opposant.

Boubacar Diallo alias Grenade est détenu depuis le 22 juin 2018 à la Maison centrale de Conakry. Poursuivi pour « tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre », il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement par le tribunal de première instance de Dixinn.

Et cette peine a été confirmée récemment par la Cour d’appel de Conakry. Finalement, le jeune homme, qui a toujours clamé son innocence dans cette affaire, s’est résolu à écrire une lettre au président Alpha Condé. Il a demandé pardon au chef de l’Etat guinéen, sollicitant une remise de peine.

De son côté, Mamadi Condé alias Madic 100 frontière a été arrêté lors de la crise post-électorale d’octobre-novembre 2020. Poursuivi pour « atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics », le militant de l’UFDG qui réside au Canada a reconnu partiellement les faits lors de son procès, demandant pardon au président Alpha Condé.

Ce qui n’a pas empêché le tribunal de première instance de Dixinn de le condamner à 5 ans d’emprisonnement et à une amende de 100 millions de francs guinéens. Saisie par ses avocats, la Cour d’appel de Conakry a réduit sa peine de 5 à 1 an d’emprisonnement, tout en annulant l’amende qui lui avait été infligée en première instance. Finalement, tous les deux ont été graciés par un décret publié hier soir, vendredi 18 juin 2021, à la télévision nationale.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Zambie : Mort du premier président, Kenneth Kaunda

19 juin 2021 à 11 11 30 06306
Kenneth Kaunda

Kenneth Kaunda est né le 28 avril 1924 dans la mission de Lubwa, dans le Nord-Est. Élevé par des parents instituteurs très religieux, Kenneth Kaunda reçoit une bonne éducation. Comme son père et sa mère, il devient enseignant, jusqu’en 1947. Il part ensuite pour la « Ceinture de cuivre » et exerce différents métiers, avant d’embrasser la politique, subjugué par les écrits de Gandhi sur la non-violence.

Il se rend en Inde en 1957. Un an plus tard, il s’oppose à la Constitution proposée par les Britanniques et crée son premier parti, le Congrès national africain de Zambie, aussitôt interdit. « J’ai été très impressionné par Mahatma et j’ai suivi son chemin dans notre lutte pour l’indépendance. Nous avions foi en cet homme. Nous nous sommes engagés dans cette cause de la non-violence parce que c’était un système très utile, une méthode pour lutter efficacement pour notre combat », a confié des années plus tard Kenneth Kaunda, qui a prôné et pratiqué la non-violence tout au long de sa vie.

Kenneth Kaunda n’avait, par exemple, pas honte de pleurer en public, son style était très empathique, et il ne sortait jamais sans un mouchoir blanc, signe de paix, dans sa main gauche. Très ancré sur son continent d’origine, il a fini par définir sa philosophie par le terme de socialisme africain. Une idéologie où s’entremêlent valeurs traditionnelles africaines, éthique religieuse chrétienne et principes socialistes.

Mais au-delà, sa force était la rhétorique. Il l’a démontré lors d’une campagne de désobéissance civile menée en 1961 contre la domination britannique connue sous le nom de « Cha-Cha-Cha », clin d’œil à l’hymne de Grand Kallé et l’African Jazz. Kenneth Kaunda avait été emprisonné à deux reprises, pendant deux mois en 1955 et neuf mois en 1959. Après sa libération en 1960, une année marquée par l’accession à l’indépendance de 17 pays du continent, dont 14 anciennes colonies françaises, il avait décidé de changer de stratégie en forçant la Grande-Bretagne à entrer dans « la danse des indépendances ». 

Kenneth Kaunda devient le premier président de la Zambie indépendante en 1964. Tout est alors à faire. Ce qui est remarquable, c’est que non seulement la transition d’une colonie à une nation indépendante s’est déroulée pacifiquement, mais aussi que Kenneth Kaunda a réussi à consolider plus de 72 tribus en un seul pays sous la devise « Une Zambie, une nation ». Mais le pays a payé un lourd tribut dans la bataille pour son indépendance, les caisses de l’État sont vides, le système éducatif est à rebâtir ainsi que tout le reste.

 « Un jour on gagne des élections, un jour on en perd »

Mais pendant son mandat, la Zambie est devenue un État à parti unique. Kenneth Kaunda a interdit l’opposition politique en 1973. En 1990, de violentes émeutes, sur fond d’autoritarisme croissant, l’obligent à se résigner au multipartisme. Il perdra les premières élections démocratiques en 1991, face au syndicaliste Frederick Chiluba. Kenneth Kaunda a accepté sa défaite en agitant son emblématique mouchoir blanc. « C’est ça le multipartisme, un jour on gagne des élections, un jour on en perd, ça n’est pas la fin du monde », avait-il dit à la télévision. Un geste salué partout en Afrique. À cette époque, Kenneth Kaunda est seulement le deuxième leader en Afrique subsaharienne, après Mathieu Kérékou au Bénin, à autoriser un scrutin multipartite et libre.

Un soutien de taille pour l’Afrique australe

L’aura de Kenneth Kaunda a dès le début de son engagement dépassé les seules frontières de la Zambie. Une fois arrivé au pouvoir, il a continué à soutenir de nombreux mouvements luttant pour l’indépendance ou contre les pouvoirs tenus par la minorité blanche dans d’autres pays de la région, dont le Congrès national africain (ANC) en Afrique du Sud. La Radio Freedom de l’ANC a été autorisée à émettre depuis Lusaka et c’est sous la protection de Kaunda que l’ANC a mené la lutte armée, puis diplomatique, contre l’apartheid.

Il fut le premier chef d’État étranger à recevoir la visite de Nelson Mandela après sa sortie de prison en 1990. « Nous n’oublierons pas les contributions de Kaunda aux luttes contre le colonialisme et l’apartheid », a déclaré jeudi la Fondation Nelson Mandela dans un communiqué. La Zambie a également aidé le Zimbabwe à obtenir son indépendance de la domination de la minorité blanche en 1980.

Un sage d’Afrique

Depuis sa retraite en l’an 2000, il mettait son autorité au service de la résolution des crises sur le continent africain, au Kenya, au Zimbabwe, au Togo et au Burundi. Il s’était également engagé dans la lutte contre le sida, après avoir annoncé publiquement que l’un de ses fils était mort de la maladie. Sa santé avait été fragilisée par le décès de son épouse Betty en septembre 2012. Ils avaient eu neuf enfants. Sur tout le continent africain, toute une génération de garçons a été ainsi prénommée en référence à ce géant du nationalisme africain du XXe siècle.

Rassemblé par Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Grâce accordée à Madic100 frontière et Grenade : « c’est du tape à l’œil, de l’extorsion », dit Dr Edouard Kpogomou

19 juin 2021 à 10 10 58 06586
Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

Comme annoncé précédemment, les prisonniers politiques Mamadi Condé alias ‘’Madic 100 frontière’’ et Boubacar Diallo alias ‘’Grenade’’ ont bénéficié hier, vendredi 18 juin 2021, d’une grâce présidentielle signée du président Alpha Condé. Cette bonne nouvelle pour ces détenus qui souffraient de la prison et qui ont ouvertement demandé pardon au chef de l’Etat guinéen est diversement appréciée au sein de la classe politique, notamment dans les rangs de l’opposition.

A l’union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRG), on parle d’une stratégie politique, de manœuvre sournois du président Alpha Condé visant à tromper la vigilance de l’opinion nationale et internationale sur les dérives dictatoriales de son régime.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, 19 juin 2021, le leader de l’UDRG, Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, a laissé entendre que cette grâce présidentielle est un « tape à l’œil, une extorsion » pour amadouer les guinéens.

« Si Alpha a accordé de grâce à Grenade et Madic100 frontières, de toutes les façons, moi je crois que c’est du tape à l’œil. Par exemple monsieur Madic 100 frontières était foncièrement contre le 3ème mandat. Il était de ceux qui proféraient des critiques les plus acerbes contre Alpha Condé. C’est pour ça qu’on l’a incarcéré. Donc, tout ça (la grâce présidentielle) c’est  pour amuser la galerie, pour dire qu’il est en train d’être amené à des meilleurs sentiments. C’est la raison pour laquelle il fait ces décrets. Il n’a pas besoin d’emprisonner des gens pour ça. Le monsieur (Madic100 frontière), c’est sa conviction politique qui l’a envoyé en prison. Alors, si on doit envoyer des gens en prison simplement à cause de leur conviction politique, après on fait semblant de faire un geste pour montrer à l’humanité entière qu’on est humain et tout ça, mais pour moi c’est du tape à  l’œil », a martelé Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Pour cet opposant au régime Alpha Condé, tout a été fait pour monnayer la conviction de ces prisonniers politiques afin qu’ils annoncent leurs départs de leur parti politique (UFDG).  

« Si ces opposants ont dit qu’ils ne sont plus de leur parti politique, mais c’est de l’extorsion ça. Il (Alpha Condé) est entrain de monnayer la conviction des gens parce qu’on les prend, on les torture. Vous savez, quand quelqu’un est derrière les murs de la prison, on ne sait pas ce qui se passe là. Les gens peuvent être soumis à la torture ; et, la torture n’est seulement que physique, elle peut-être morale. Les gens sont soumis à toute sorte de tortures pour qu’ils disent ce qu’ils (les tortionnaires) veulent entendre. On connaît ce genre d’exemple, depuis la première République c’est ce qui se faisait. On rédige des textes, on vous dit de lire, des gens ont fait des témoignages sur ça. Et, c’est ce qui est en train de se faire. Les gens voulaient entendre les messieurs dire qu’ils ne sont pas de l’UFDG. Dans la souffrance, les hommes ont de résistance limitée », a indiqué Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

A en croire le leader de l’UDRG, ce geste du chef de l’Etat ne va en rien décrisper le climat sociopolitique tendue qui prévaut dans le pays depuis ces dernières années.

« Ça ne peut pas décrisper le climat actuel, parce d’abord personne ne croyait à la sentence de ces messieurs. Donc, personne ne croira à ce geste posé. Le geste ne peut rien décrisper parce que le problème, il reste entier. Ce n’est pas le fait d’emprisonner les gens de l’UFDG ou l’emprisonnement de Maroc 100 frontières et autres, ou alors le semblant grâce accordée qui va décrisper la situation. Mais, c’est une crise politique. Elle a ses origines dans les élections de 2020, dans le 3ème mandat. Tant qu’on n’a pas remonté à la source, ça ne résoudra rien », a confié Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225

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Saïkou Yaya Barry de l’UFR : « C’est de la blague, ce dialogue ne servira à rien… »

19 juin 2021 à 10 10 53 06536
Saîkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Comme annoncé précédemment, le dialogue politique et social entamé sous l’égide de Elhadj Fodé Bangoura ne rassure pas encore une bonne partie des acteurs politiques de l’opposition. A l’union des forces républicaines (UFR), on prédit déjà l’échec de ces pourparlers. Egalement, on estime sur place que ce dialogue est un simple stratagème du président Alpha Condé.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, vendredi 18 juin 2021, le secrétaire exécutif de l’UFR, Saïkou Yaya Barry, a laissé entendre que ce dialogue n’est qu’un moyen pour le Président Alpha Condé de continuer à rouler les guinéens dans la farine.

« Ce n’est pas un dialogue qui est en train d’être fait. Aujourd’hui, ils sont en train de reconstituer leur projet de société. Ce qui a été créé est un bureau d’appui à la Primature qui doit avoir un budget, des véhicules de service pour endormir la population guinéenne, mais aussi l’opinion internationale qui réclame un dialogue inclusif. Alpha Condé n’a aucune intention de créer un dialogue national, parce qu’il ne veut pas que les problèmes qu’il a créés soient débattus en public. Nous avons tellement de problèmes qu’il a créés depuis 2010 : la fissure sociale, la gabegie financière, les détournements des deniers publics, les marchés gré à gré… Quand on parle de la politique, c’est autre chose. La mauvaise gestion des élections en Guinée, les multiples tueries lors des manifestations, l’arrestation des hommes politiques et tout cet amalgame qu’on a connu dans notre pays, on l’a vécu avec Alpha Condé. Et, l’histoire retiendra que c’est tout ce qu’on pourrait tirer de lui. Tout ce qui est négatif pour la gestion d’un Etat, son système nous a montré. Ce dialogue, Alpha n’en veut pas à cause de cela. Et, c’est pourquoi il a créé un cadre de dialogue permanent pour dribbler tout le monde. C’est sa logique à lui, mais ça ne peut pas marcher. Sinon, tout le monde connaît que ce n’est pas le secteur du transport qui pose problème. Le secteur des routes et la circulation routière posent beaucoup plus de problème que le transport lui-même. Le problème de nourriture, le problème des mines avec cette destruction de l’environnement pose plus de problème que le transport. On me dira que c’est par ça il commence ; mais, avec qui ? Alpha est en porte-à-faux même avec son décret qui donne une structuration de personnes qui doivent participer au dialogue. Cela n’a pas été créé », a indiqué Saïkou Yaya Barry.

A en croire ce cadre du parti républicain, ce dialogue, telle qu’il a été entamé, ne servira à rien.

« Fodé Bangoura me fait pitié parce qu’il est en train de s’engouffrer dans une situation qu’il ne peut pas régler et il le sait déjà. Je ne sais pas ce qui l’anime ; mais, nous savons que ce dialogue, tel que commencé, ne servira à rien. Quand on parle d’un dialogue social et politique, on parle des syndicats, la société civile, les partis politiques et le patronat. Ce n’est pas avec le transport. C’est de la blague et c’est tant pis pour les Guinéens. Parce que la Guinée est le seul pays au monde où on peut détourner des fonds et les amener à l’extérieur pour acheter des avions et faire du n’importe quoi avec l’argent du contribuable. On est en train de se plaindre pour dire : tel est soussou, tel est malinké et tel autre est peulh ou forestier. On nous a divisés dans ce sens, alors qu’ils sont en train de pomper les fonds publics qui peuvent aider la Guinée à s’en sortir pour les amener ailleurs et enrichir d’autres États », a notamment dénoncé Saïkou Yaya Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Ouverture du dialogue politique en Guinée : Bah Oury de l’UDRG dénonce « un faux pas »

19 juin 2021 à 10 10 40 06406
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

Le leader de l’Union des démocrates et le renouveau de la Guinée (UDRG) fait partie de ceux qui ont toujours appelé à la tenue d’un dialogue pour dissiper les malentendus et décrisper le climat sociopolitique très tendue en Guinée, bien avant la dernière présidentielle en Guinée. Mais, à peine un dialogue est ouvert cette semaine, Bah Oury trouve déjà des couacs aux pourparlers.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, vendredi 18 juin 2021, l’opposant a dénoncé « un faux pas » qui risque d’entrainer des conflits de compétence entre le cadre de dialogue et le gouvernement de la république. Le leader de l’UDRG dit avoir été « surpris » par le communiqué annonçant le démarrage du dialogue politique et social.

« J’ai été très surpris du communiqué que nous avons entendu il y a deux jours convoquant les secteurs des transports pour une échéance d’entretien dans le cadre du dialogue politique et social. Premièrement, le cadre n’est pas encore constitué. En dehors du président qui est le Premier ministre et le secrétaire permanent, la composition telle qu’elle a été présentée dans le décret n’est pas encore mise en place. Donc, je ne peux pas comprendre comment une structure peut commencer à travailler alors qu’institutionnellement, elle n’est pas totalement constituée. Deuxièmement, je considère que procéder par des discussions sectorielles de ce genre, c’est le risque de se noyer dans un amas de problème et de ne pas apporter une réponse concrète et pratique, parce que fondamentalement, l’objectif de ce cadre de dialogue, selon notre lecture, c’est de travailler à la restauration de la cohésion et la décrispation politique et à une meilleure gestion des affaires du pays pour ne pas être perpétuellement dans des crises récurrentes.  Donc, aller de manière sectorielle, c’est le risque de se noyer dans cette accumulation des problèmes que la Guinée connaît aujourd’hui.

De ce point de vue, ça risque également, sans aucun doute, de créer des conflits de compétences et d’objectif entre le gouvernement et ce cadre de discussion. Parce que ce qui a été présenté le premier jour, c’est le rôle et le travail du ministère des Transports. C’est ce département qui doit rencontrer les composantes du secteur pour apporter des éléments de solution. Ce n’est pas un cadre politique en dehors du ministère sectoriel de faire ce travail. Donc, les conflits de compétence peuvent survenir entre le gouvernement et cette structure.

Troisièmement, je considère qu’il faut prendre les problèmes de manière globale. Il faut définir l’agenda, la méthodologie, les objectifs assignés permettant d’aller dans toutes les directions et de dénaturer la problématique qui s’impose aujourd’hui à la Guinée qui a besoin d’une concertation pour régler les problèmes fondamentaux qui risquent d’impacter négativement sur sa stabilité et sur la paix. C’est une urgence et si le gouvernement veut aller dans ce sens, c’est une bonne chose. S’il ne va pas dans ce sens, ça veut dire que l’explosion ne fera que retarder », a expliqué Bah Oury.

A en croire cet opposant au régime Alpha Condé, le dialogue qui vient d’être amorcé est mal parti ; et, en l’état, il n’augure rien de bon pour le pays.

« C’est évident que c’est un faux pas déjà qui est enregistré. Ce n’est pas comme ça qu’on peut dialoguer dans un pays qui est confronté à des crises institutionnelles, politiques, sécuritaires, économiques, financières et dont la stabilité est profondément menacée et la cohésion sociale fortement malmenée. C’est ça qui est la problématique, ce n’est pas d’aller faire le travail du ministre des transports », a indiqué Bah Oury.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Aly Kaba salue la grâce accordée à 2 détenus politiques et rappelle… « Cellou Dalein ne réclame plus sa prétendue victoire… »

19 juin 2021 à 10 10 25 06256
Honorable Aly Kaba, président Groupe parlementaire RPG Arc-En-Ciel

À l’occasion d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, le patron du groupe parlementaire RPG Arc-En-Ciel au pouvoir, a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la grâce présidentielle accordée à deux membres de l’opposition, le dialogue politique, le refus des principaux opposants de participer aux concertations, le retour d’exil de Souleymane Thian’guel Bah, l’inauguration des chemins de fer Boké-Boffa et la découverte de mines d’or à Gaoual.

Actualité oblige, Mamady Condé, alias Modic 100 Frontière et Boubacar Diallo, alias Grenade, ont été graciés par le président de la République dans la soirée d’hier, vendredi 18 juin 2021. Ce geste vivement salué par l’opinion ne laisse pas indifférent le parti au pouvoir, le RPG Arc-En-Ciel. A travers l’Honorable Aly Kaba, membre du Bureau politique, cette formation politique salue cette grandeur d’esprit du Pr. Alpha Condé.

« Je salue cette grandeur d’esprit et la magnanimité de son Excellence Monsieur le Président de la République qui vient encore d’utiliser l’une de ses prérogatives consacrées par l’article 38 de la Constitution pour remettre en liberté des citoyens en conflit avec la loi. Cela démontre le caractère humaniste de l’homme d’État, qui souhaite voir tous les citoyens de son pays vivre dans la liberté et la paix dans un pays également paisible et harmonieux ».

Parlant de l’ouverture du dialogue, sous l’égide du Secrétaire permanent, Elhadj Fodé Bangoura, Président du PUP, Honorable Aly Kaba apprécie tout l’intérêt porté par les acteurs du transport au cadre de concertation mis en place.

« Le dialogue politique est bien parti. Et, c’est l’occasion de se réjouir de l’ouverture du cadre de Dialogue. J’apprécie à sa juste valeur l’intérêt que les acteurs du transport (premier secteur sollicité) ont accordé à cette concertation. Les préoccupations soulevées trouveront graduellement des solutions pour le bien des usagers.  Chaque acteur va jouer sa partition pour relever les nombreux défis énumérés ».   

S’agissant du refus des principaux leaders d’opposition de prendre part à ces discussions et notamment Elhadj Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG qui a dévoilé une liste de préalables pour sa participation au dialogue, l’Honorable Aly Kaba, ne fait pas de cadeau aux adversaires du parti au pouvoir.

« Bien que je n’approuve pas cette stratégie qui consiste à s’abriter derrière des préalables pour tenter d’effacer les crimes et régler tous les problèmes d’un camp avant d’être autour de la table, je constate que M. Cellou Dalein et son parti ont certainement fini le deuil des échecs électoraux ; car, la revendication de la prétendue victoire au scrutin du 18 Octobre 2020, a disparu de la liste des préalables ». 

Saluant comme de nombreux Guinéens le retour au bercail de l’ancien Coordinateur de la cellule de Communication de l’UFDG, ce responsable du Bureau politique national du RPG-Arc-En-Ciel, indique que le retour d’un guinéen dans son pays est un phénomène ordinaire. Il rappelle de passage que « conformément à notre constitution, nul ne doit être contraint à l’exile ». 

L’autre élément de l’actualité qui a retenu l’attention du Président du groupe parlementaire de la majorité est bien l’inauguration, le jeudi dernier, des chemins de fer Boké-Boffa, longs de 125 km. Pour le parlementaire, ce chef-d’œuvre « est une illustration s’il en était besoin, des nombreuses et gigantesques réalisations du gouvernement Guinéen sous le leadership du Pr Alpha CONDÉ, Président. C’est une véritable avancée à saluer », a-t-il fait remarquer.

Comme de nombreux observateurs, la découverte de mines d’or à Gaoual, ne laisse pas indifférent Aly Kaba, lui-même issu d’une région où l’abondance du métal jaune fait l’unanimité.

« Après la mesure de fermeture de ces mines, prise par les autorités, une concertation doit être ouverte entre tous les acteurs concernés par  ce secteur, en vue d’élaborer une meilleure stratégie qui pourrait permettre de tirer le maximum de profit, tout en réduisant les risques potentiels liés à la  forme anarchique d’exploitation qui avait commencé », a-t-il conseillé.

Actuellement, des exploitants clandestins font le cache-cache avec les forces de sécurité déployées sur le terrain dans un énorme risque sécuritaire et environnemental.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Libération de Grenade et Madic 100 frontière : la joie du Dr Ben Youssouf Keita de l’UFDG

19 juin 2021 à 9 09 57 06576
Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a accordé la grâce présidentielle à deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) qui sont détenus à la Maison centrale de Conakry. Il s’agit de Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, condamnés respectivement à 10 ans et un an d’emprisonnement.

Cette décision du chef de l’Etat guinéen, annoncée hier soir, vendredi 18 juin 2021, à la télévision nationale, suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG, s’est prononcé sur le sujet dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce samedi matin. L’opposant se dit très heureux de savoir que les deux jeunes « injustement détenus » vont enfin recouvrer leur liberté.

« Je me réjouis profondément du fond de mon cœur de la liberté totale recouvrée par ces deux compatriotes. Comme vous le savez, ils ont été arrêtés, emprisonnés, jugés et condamnés pour des raisons purement politiques. Ce ne sont pas des criminels, ce ne sont pas des bandits. Ce ne sont même pas des bandits à col blanc à plus forte raison des bandits de grand chemin.

C’est tout simplement des Guinéens qui ont leurs opinions, leur manière de voir la politique et leur manière de mener le combat pour le bonheur du peuple de Guinée. Maintenant qu’ils ont payé cher ce combat par la privation de leur liberté pendant plusieurs années pour l’un et plusieurs mois pour l’autre, les voir graciés, on ne peut que se réjouir », a réagi l’ancien député.

Toutefois, ce proche de Cellou Dalein Diallo estime que cette décision du président Alpha Condé est insuffisante pour décrisper le climat politique en Guinée. « On ne minimise personne, mais il y a des hauts responsables, des hauts gabarits de l’opposition en prison. Alors, si on veut totalement décrisper la situation, il faut accélérer le jugement de ces personnalités et les libérer. Parce que le maintien de ces personnalités en prison ne détend pas l’atmosphère politique », a dit Dr Ben Youssouf Keïta.

A rappeler que Boubacar Diallo alias Grenade était condamné pour « tentative de meurtre et détention illégale d’arme de guerre ». De son côté, Mamadi Condé alias Madic 100 frontière était condamné pour « atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ».

Tous les deux avaient demandé pardon au président Alpha Condé, implorant sa clémence.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Labé : des chenilles dévastent des cultures à Dionfo et Sannoun

19 juin 2021 à 9 09 46 06466

Depuis une dizaine de jours, des « attaques massives » de chenilles sont enregistrées dans les sous-préfectures de Dionfo et Sannoun, dans la préfecture de Labé. Ces larves destructrices s’attaquent aux cultures des paysans qu’elles ravagent sur place. Et, apparemment, la situation est loin d’être maîtrisée, même si à la direction régionale de la protection des végétaux de Labé, on affiche un certain optimisme dans le combat. Le difficile accès aux zones touchées et le manque de produits efficaces pour combattre ces chenilles sont entre autres problèmes que les agents pulvérisateurs rencontrent sur le terrain.

Selon le directeur régional de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé, Alpha Oumar Bah, le ministère de l’agriculture est déjà informé de la situation. Et, on espère que ce département va réagir très vite, en fonction des besoins, pour apporter des « molécules » qui peuvent combattre et éradiquer ces chenilles.

Alpha Oumar Bah, directeur région de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé

« Ces derniers temps, il y a eu des attaques massives de chenilles au niveau des sous-préfectures de Sannoun et Dionfo. A Sannoun, notre première intervention nous a permis de traiter une grande partie, surtout dans les concessions. Mais, c’était très alarmant et j’avoue qu’on n’a pas pu couvrir tout le district de Diguili. Parce que non les conditions de traitements étaient difficiles, l’état même de la terre le prouve. Parce qu’elle est couverte de blocs de pierres, c’est des pentes fortes, mais aussi le matériel de travail (pulvérisateur motorisé de 100 litres sur pneus) sur lequel nous comptons était difficile à faire tourner à  l’intérieur des parcelles infectées, parce que les terrains couverts de blocs de pierres ne s’y prêtent pas. Ensuite, hier (jeudi 17 juin), nous avons été à Sannoun. Et, c’est les autorités locales qui nous ont conduit à Kourako où il y a eu le problème. Mais, à ce niveau, nous avons trouvé que le stade de cristallisation des chenilles est dépassé. Parce qu’il y a déjà eu l’émergence des insectes parfait. Nous avons été  beaucoup peinés, parce que nous savons qu’il y a un grand danger qui se prépare. Pourquoi, parce que nous savons que ce nombre important de papillons que nous avons rencontré dans les villages s’étaient attaqués aux manguiers et orangers. Mais, nous avons préconisé un traitement et nous avions utilisé un produit de contact injection inhalation pour atteindre les cibles. Et, avec ce produit, nous espérons que le résultat sera atteint entre 70 et 80%. Par la suite, nous avons fait un autre constat qui est très alarmant dans un autre village où nous avons trouvé que c’est la chenille légionnaire d’automne qui agit sur le maïs. Il y a des tapades où  70 à  80% des cultures sont atteintes. C’est très alarmant parce que la chenille légionnaire s’incruste dans la tige de la plante et c’est difficile de l’atteindre. C’est pourquoi, avec elle, il y a une gamme de produits que nous utilisons souvent pour l’éliminer. C’est le produit systémique. Et, malheureusement, la société qui envoie ce produit nous a dit qu’elle est en rupture. C’est ainsi nous avons découvert qu’il y a un autre produit qui peut réduire la capacité de nuisance de l’insecte. Nous sommes à ce niveau et nous attendons toujours l’appui de notre tutelle qui est le ministère de l’agriculture, parce qu’ils sont informés du constat qui prévaut sur le terrain. Et, nous estimons qu’ils vont réagir en fonction des besoins énumérés, surtout à des molécules qui peuvent se confirmer à l’éradication de ces chenilles », a expliqué Alpha Oumar Bah. 

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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