Aboubacar Soumah débarque du navire USTG et assume : « c’est définitivement fini avec l’USTG »

1 juin 2021 à 19 07 23 06236
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Jusque-là affilié à l’union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), le syndicaliste Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, vient de quitter « définitivement » cette centrale syndicale fortement divisée depuis quelques années. Il fait l’a annoncé ce mardi, 1er juin 2021, au sortir d’une conférence de presse lors de laquelle il a annoncé (aux côtés de huit structures syndicales) la création de la confédération syndicale des travailleurs de Guinée (CSTG). Désormais, Aboubacar Soumah compte évoluer au sein de la CSTG.

« Oui, C’est effectif, j’ai quitté l’USTG. On vient de créer la confédération syndicale des travailleurs de Guinée (CSTG) qui a regroupé plusieurs centrales et quelques syndicats nationaux. C’est définitivement fini avec l’USTG ! Maintenant, on (le SLECG) est dans une autre confédération. Mais, si l’USTG veut, elle peut intégrer cette organisation qui est une confédération », a expliqué Aboubacar Soumah.

Pour ceux qui tentent de le blâmer pour avoir envoyé paître l’USTG, le secrétaire général du SLECG assure que c’est l’incapacité de l’USTG à s’unir qui l’a poussé à la sortie.

« Comme on a tenté à plusieurs reprises pour qu’il y ait un congrès entre les deux USTG, et chaque USTG voudrait que je sois de sa structure, or ils ne veulent pas organiser un congrès pour qu’on puisse élire un secrétaire général, je ne peux pas rester comme ça. Désolé ! Comme il y a d’autres centrales qui veulent qu’on mette en synergie nos actions,  nous avons décidé ensemble de créer cette plateforme syndicale », a indiqué Aboubacar Soumah.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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CONAREG- Labé : Série de dialogues contre les violences en milieux scolaires et universitaires

1 juin 2021 à 18 06 50 06506
Ismael Dieng, coordinateur CONAREG Moyenne Guinée

L’antenne régionale de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) a lancé, ce mardi, 1er juin 2021, dans la commune urbaine de Labé, une série de dialogues entre enseignants, élèves, étudiants et parents d’élèves en vue de lutter efficacement contre les violences en milieux scolaires et universitaires, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée. 

L’initiative vise à partager certaines informations en vue de promouvoir la paix et la non-violence en milieux scolaires et universitaires, selon le coordinateur régional du CONAREG en Moyenne Guinée, Ismaël Dieng.

« Nous remercions Dieu. Tous les invités ont répondu et participent à la rencontre. C’est déjà un premier acquis. Et pour le moment, la rencontre se déroule convenablement. Nous projetons un film documentaire que le Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) a réalisé pour retracer un peu l’histoire sociopolitique de la Guinée, particulièrement les violences vécues dans notre pays depuis l’indépendance. C’est un film documentaire qui a une durée d’une heure de temps. Que nous avons estimé nécessaire de partager avec les éducateurs, surtout avec les jeunes élèves qui vont suivre le film. Certainement, ils auront des impressions à nous confier. Nous allons aménager un temps après la projection du film pour pouvoir ouvrir le débat » a-t-il expliqué

Cette activité se déroule en présence du chargé des programmes du CONAREG, Souleymane Camara venu dans le cadre du suivi de ce qui a été fait le mois d’avril passé.

Souleymane Camara, chargé des programmes CONAREG

« Nous sommes là pour accompagner les éducateurs à animer les dialogues avec les lycéens et les étudiants sur des thématiques qui engagent les jeunes à savoir la consommation des stupéfiants, et tous les thématiques qui gangrènent aujourd’hui la jeunesse » précise-t-il.

Le choix de la jeunesse se justifie par le souci d’expliquer à cette couche juvénile ce qui s’est passé dans ce pays, ce quoi leur pays, afin de prévenir d’éventuelles violences des droits de l’homme à venir en Guinée.

« C’est en cela que nous essayons de travailler avec ces jeunes pour qu’ils puissent vraiment s’outiller, connaître l’histoire du pays et éviter ce qui s’est passé dans ces années dernières » ajoute-t-il.

Sur le déroulement de l’activité, il convient de rappeler que les éducateurs qui ont été formés au mois d’avril dernier ont été outillés sur certains principes de la justice transitionnelle et la prévention des conflits.

« A leur tour, on leur a demandé de véhiculer le plus largement possible ces thématiques. Chacun a identifié une thématique et des parties prenantes afin que les intéressés puissent être autour d’une table et dialoguer. Ce n’est pas une formation, mais c’est un dialogue. Amener chaque participant à partager son histoire, son avis et apporter des solutions aux problèmes » a insisté Souleymane Camara.

Pour cette activité, l’antenne régionale du CONAREG organise 4 dialogues : « pour la journée d’aujourd’hui, la thématique concerne la consommation des stupéfiants en milieu scolaire. Après-demain, jeudi, on aura un autre dialogue portant sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire. Le troisième dialogue qui aura lieu le samedi sera consacré aux violences physiques et verbales entre professeurs et élèves. Le dernier prévu à l’université portera sur tout ce qui est de la violence en milieu universitaire. Vous savez que ces derniers temps, les campus universitaires sont réputés être  des théâtres d’affrontements. Il y a souvent des problèmes de ce genre qui surgissent au sein des établissements d’enseignement supérieur » a déclaré le coordinateur régional de l’antenne CONAREG en Moyenne Guinée, Ismaël Dieng.

Parlant de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire, Mamadou Bobo Diallo, professeur d’histoire au collège Daka II a établi le dialogue avec ses élèves depuis la fin de la formation qu’il a reçue du CONAREG au mois d’avril 2021.

Mamadou Baïlo Diallo, professeur d’histoire et facilitateur

« La méthodologie est simple. C’est un dialogue. Faire parler chacun, éducateurs et élèves, sur des expériences personnelles qu’ils ont eu à avoir, peut-être, eux qui ont été touchés, peut-être, par ses stupéfiants ou des collègues, des amis à eux, et voir dans  ces expériences personnelles, comment trouver des solutions, s’ils ont trouvé des solutions » a-t-il noté.

Quelles sont causes de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire évoquées par les élèves participants à ce cadre dialogue.

« En général, quand les jeunes s’adonnent aux stupéfiants, la première chose qu’ils recherchent, c’est le plaisir personnel. Mais, les causes réelles sont différentes par rapport à ce qu’ils peuvent vivre en famille, ce qu’ils vivent personnellement avec leurs amis. Des fois aussi, c’est juste pour faire le petit malin avec leurs amis pour dire qu’ils sont des jeunes branchés » fait-il remarquer.

Ce programme ambitieux ne saurait réussir sans la volonté politique réelle des autorités du pays : « l’appel que je lance c’est à l’endroit des autorités. C’est d’encourager ces initiatives en participants aussi. Au fait, tout ce que la société civile peut faire c’est de véhiculer des messages. Mais, concrètement, si l’Etat ne s’implique pas on ne peut pas aboutir dans ce que nous faisons. C’est pourquoi nous appelons l’Etat aussi à faire de son mieux pour que la prévention des conflits, la justice soient des choses qui sont réelles dans le pays », conclu Souleymane Camara, chargé des programmes de la CONAREG.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334   

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Syndicat : la confédération syndicale des travailleurs de Guinée (CSTG) lancée

1 juin 2021 à 18 06 44 06446

A la faveur d’une conférence de presse organisée au siège de l’UGTG à Gbéssia-Kondébounyi ce mardi, 1er juin 2021, neuf organisations syndicales de Guinée se sont associées pour créer une centrale syndicale dénommée CSTG (confédération syndicale des travailleurs de Guinée). La création de cette nouvelle structure faitière dans le paysage syndical guinéen répond à la noble ambition d’unir les organisations syndicales du pays, surtout dans ce contexte où certaines se regardent en chien de faïence, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La confédération syndicale des travailleurs de Guinée est une émanation de l’ONSLG, l’UGTG, la COSATREG, la CGTG, la CGSL, l’UDTG, la SYNAMIC-GUINÉE, la CGFOG et le SLECG (qui est un membre important de l’USTG). Mais, le processus d’adhésion à cette nouvelle centrale syndicale est ouvert à toutes les autres organisations syndicales des travailleurs. Car, son ambition est d’unir toutes les organisations syndicales de Guinée dans le but de mener ensemble le combat pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.

« Nous partons d’un constat, aujourd’hui dans le monde du travail, les travailleurs sont abandonnés à eux-mêmes. La raison est toute simple, c’est parce que au sommet les syndicats sont divisés ; et, tant que nous resterons divisés comme çà, vous allez constatez sur le terrain que les pauvres travailleurs que nous sommes ne seront pas défendus correctement. Certes, le pluralisme syndical est une bonne chose pour le mouvement syndical. Mais, quand ce n’est pas bien géré, ça aussi des effets nocives sur le monde syndical. Nous avons décidé alors de nous mettre ensemble, de créer une structure faîtière dans la quelle nous allons tous nous retrouver, pour que nous nous donnons la main afin que nous sortons de çà. Encore le SMIG dans notre pays est à 440 mille, pendant que le sac du riz est à 320 mille. Quand vous sortez de la Guinée, vous avez honte de dire que le SMIG en Guinée est à 440 mille », a expliqué Aboubacar Sidiki Mara, le secrétaire général adjoint de l’UGTG.

Pour Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, il n’y a aucun intérêt de se leurrer ou de tenter de dissimiler les divisions qui existent actuellement dans les structures syndicales de Guinée. Et, à en croire ce syndicaliste, la CSTG répond l’idéal d’union tant souhaitée, face aux manœuvres divisionnistes du régime Alpha Condé.

Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

« Nous avons analysés tous les paramètres, nous avons su qu’aujourd’hui il y a une crise de confiance au niveau de tous les syndicalistes. Il n’y a pas aujourd’hui une structure qui n’est pas divisée en Guinée. Mais, c’est fait à dessein par le gouvernement pour avoir la main mise sur la société guinéenne, mais aussi sur l’économie guinéenne. Parce qu’aujourd’hui, tout ce que nous connaissons comme exploitation minière et qu’on nous dise que nous sommes dans une récession économique criard. Si le gouvernement augmente le prix du carburant aujourd’hui, nous allons déclencher un mouvement de grève illimité de tous les travailleurs », a déclaré Aboubacar Soumah.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 621686148

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Refus de déguerpir d’une maison à Dixinn : « il m’a menacé… ma soeur est morte », dit l’huissier de justice

1 juin 2021 à 18 06 18 06186

En audience correctionnelle ce mardi, 1er juin 2021, le parquet de tribunal de première instance de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma) a requis six mois de prison assortie de sursis contre Mohamed Soumah, un malvoyant. Convaincu de la culpabilité de ce vieux prévenu dans cette affaire de rébellion et menace qui l’oppose à Me Sékou Keïta, un huissier de justice, le procureur audiencier a demandé au tribunal de retenir Mohamed Soumah dans les liens de la prévention pour les faits poursuivis à son encontre.

Selon des informations recueillies par un reporter de Guineematin.com, cette affaire porte sur l’exécution d’une décision de justice concernant une maison située à Dixinn Bora où le doyen Mohamed Soumah a été sommé de quitter. Mais, il aurait refusé, tout en proférant des injures et menaces contre l’huissier de justice, Me Sékou Kéïta, qui a tenté de le déguerpir des lieux sur la base d’une décision de justice qui aurait été rendue à cet effet par le tribunal de Dixinn. C’est donc pour son opposition supposée à l’exécution de cette décision de justice et les menaces qu’il aurait lancées à cet auxiliaire de justice que Mohamed Soumah a été trimbalé en justice.

A la barre ce mardi, le plaignant, Me Sékou Kéïta, a réitéré les accusations qu’il porte contre ce vieux malvoyant. Il assure qu’il est allé trois fois chez le prévu ; mais, ce dernier se serait opposé à ce qu’il fasse son travail et aurait même proféré à son encontre des injures en langue soussou.

« La troisième fois, quand je suis parti avec des gendarmes, monsieur Soumah m’a dit : si vous ne quittez pas ici, il y aura mort d’homme. Et, il a invité ses locataires à m’insulter aussi. Effectivement, quelques jours après ces menaces, j’ai une sœur qui a eu un bouton au niveau d’un de ses pieds, ça s’est enflé ; et, finalement, elle est morte. Face à ces menaces et étant un huissier de justice, j’ai dressé un procès verbal (PV) contre monsieur Soumah pour menaces et rébellion», a indiqué Me Sékou Keïta.

Cependant, le prévenu Mohamed Soumah a nié en bloc les faits portés à sa charge par l’huissier de justice. Il a laissé entendre qu’il n’a jamais été informé d’une décision de justice lui demandant de quitter la maison qu’il occupe actuellement. Et, les multiples questions qui lui ont été posées par le tribunal n’ont pas réussi à le faire changer de langage.

Seulement, son speech n’a visiblement suffit pour convaincre le ministère public de son innocence. Car, à l’issue des débats, le procureur audiencier, Daye Mara, a requis à son encontre six mois de prison assortie de sursis.

« Si monsieur Soumah est malvoyant, il parle et peut tenir des menaces qui contiennent des intentions de nuire. Donc, je vous prie de le retenir dans les liens de la prévention envers un huissier de justice qui est aussi un officier ministériel. Pour la répression, je veux votre clémence tout en vous demandant de condamner monsieur Mohamed Soumah à 6 mois d’emprisonnement assortie de sursis et au paiement de 5.000.000 francs guinéens d’amende. Me Kéïta a effectivement été victime de violences voies des faits. Nous demandons la clémence, parce que nous estimons que monsieur Soumah a agi en méconnaissance de la loi, malgré qu’on dit que nul n’est censé ignorer la loi », a dit le ministère public.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Buffalo Bah, a invité le tribunal à ne pas suivre le ministère public qui n’a su apporter la moindre preuve de la culpabilité de son client.

« Quand le procureur vante les mérites des huissiers de justice, il faut qu’il sache que certains d’entre eux ignorent les textes de loi. Pour preuve, étant l’avocat de la défense dans ce dossier, j’ai effectué plusieurs démarches pour obtenir la copie de l’arrêt du tribunal de Dixinn. Ce n’est qu’à la dernière minute que je l’ai obtenu, alors que le même huissier (le plaignant) détenait la copie. Alors, dans cette affaire, je rappelle aussi que ce n’est pas à Me Keïta, quoi que étant huissier de justice, de dresser son propre PV de menace et de rébellion contre mon client. Cette tâche revenait à un autre. Et, durant tous les débats, Me Keïta n’a pas pu apporter la moindre preuve des injures qu’il a subies, surtout les propos utilisés par mon client. Dans ce cas, je me demande si c’est parce que Me Keïta est huissier de justice qu’il faut fermer les yeux sur ses accusations. Voilà pourquoi, monsieur le président, je vous demande d’acquitter purement et simplement mon client », plaide Me Buffalo.

Finalement, le tribunal a renvoyé le dossier au mardi, 15 juin 2021, pour le délibéré.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Al-Sheikh, le Ministre Saoudien des affaires islamiques, reçoit le Pr. Koutoubou SANO à Djeddah

1 juin 2021 à 17 05 42 06426

Dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de partenariat stratégique, entre l’Académie internationale de la jurisprudence islamique et les États membres de l’OCI, particulièrement le pays du siège, le Royaume d’Arabie Saoudite, le secrétaire général de ladite Académie, Professeur Koutoubou Moustapha SANO, a été reçu, le lundi 31 mai par le très puissant ministre saoudien chargé des affaires islamiques, en l’occurrence le Dr. Abdul Latif al-Sheikh. 

A cette occasion, ce dernier a réitéré les félicitations du Royaume pour la nomination du Professeur Koutoubou à la tête de l’Académie. Il a également exprimé sa satisfaction en ces termes : « Certes vous méritez cette nomination, parce que vous savons tous que vous êtes une référence, un homme intelligent, cultivé, intègre, persévérant et sage. Nous comptons entièrement sur votre personnalité, votre capacité intellectuelle et votre savoir-faire, en vue de relever les défis de temps auxquels les deux milliards de fidèles musulmans au monde, font face aujourd’hui dans tous les domaines de la vie. 

Nous savons également compter sur votre leadership, votre capacité managériale et votre vaste expérience, afin de relancer conséquemment le rôle si important et si indispensable de l’Académie, pour répondre aux aspirations et aux attentes de la Ummah à travers une présentation correcte et équilibrée des enseignements de l’islam ».

Aussi, il a exprimé la disponibilité  totale de son département à accompagner l’Académie dans tous les domaines d’intérêt commun, notamment la promotion de la modération et de la pondération dans le monde, l’organisation des conférences et fora intellectuels, ainsi que la publication des recherches scientifiques. 

Pour sa part, son Excellence, le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, Secrétaire général de l’Académie, a remercié SEM le Ministre, pour l’accueil chaleureux et les paroles si aimables à son endroit. Il lui a assuré de ses efforts pour mériter la confiance placée  en sa modeste personne, par l’OCI, en lui confiant la gestion  de la première référence mondiale pour la Fatwah et la jurisprudence islamique. 

Il a également assuré son interlocuteur de sa détermination à renforcer, davantage, les relations de coopération et de coordination entre l’Académie et le ministère, en vue d’apporter des solutions appropriées aux enjeux de la vie contemporaine.

À la fin de la rencontre, qui a duré deux heures de temps, les deux personnalités se sont mises d’accord sur l’importance épineuse de signer, incessamment, un mémorandum d’entente devant permettre de définir les actions concrètes pour un partenariat stratégique exemplaire. 

Pour clôturer, le Professeur Koutoubou SANO, a accordé une interview aux journalistes de la télévision nationale saoudienne. 

Par la Cellule de communication

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Guinée : Condé toujours hanté par les hommes de Conté

1 juin 2021 à 16 04 50 06506

Dans un contexte sous-régional et africain marqué par le retour des vieux démons sur la scène politique –avec à la clé la remise en cause des acquis démocratiques au Tchad et au Mali-, le gouvernement guinéen a usé et même abusé du vieil adage selon lequel : « on envoie un doigt ; s’il passe, on envoie tout le bras. Mais, s’il casse, on le retire ». C’est exactement ce qu’il a fait pour l’histoire d’augmentation du prix du carburant.

Dans un premier temps, il (le gouvernement) avait annoncé qu’il va procéder à l’augmentation dès la fin du mois de Ramadan. Mais en même temps il a jaugé la réaction populaire. Et l’opposition lui a mis des bâtons dans les roues. Une fois n’est pas coutume, le gouvernement Kassory a entendu le cri de cœur des populations.

En effet, quand on voie les communications du trio Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Ousmane Kaba sur la question, on comprend aisément pourquoi les ministres de Conté en général et les anciens Premiers ministres en particulier constituent toujours et encore un véritable cauchemar pour l’actuel président guinéen. Coup sur coup, les trois personnalités ont balayé d’un revers de la main tous les arguments du gouvernement, fragilisant dangereusement ce dernier.

Là où le porte-parole du gouvernement a fait les pieds et les mains pour persuader le citoyen de la nécessité de l’augmentation du prix avec une dizaine de pages, l’ancien ministre et les anciens Premiers ministres ont fait une page pour démonter tout ce que le ministre d’Alpha Condé a monté. Ce dernier a sans doute oublié que l’approche des technocrates est aux antipodes de celle des politiques. Les premiers sont des pragmatiques praticiens tandis que les seconds sont des théoriciens.

Ainsi, le cri de cœur des citoyens, les arguments de l’opposition et le contexte social et politique délétère chez le voisin de l’Est ont obligé le pouvoir à faire machine arrière. Pour le baroud d’honneur, le ministre en charge des hydrocarbures estime que les Guinéens seront informés de l’augmentation au moment opportun. C’est qui est une évidence.

Pour le moment, si les associations qui devraient défendre les consommateurs ont brillé par leur mutisme, en revanche l’opposition a, elle, pleinement joué son rôle. Ce rendez-vous manqué, salué par tous les citoyens, est la preuve, s’il en était besoin, que le duo Cellou-Sidya, renforcé par certains de leurs anciens collaborateurs, hante toujours le tandem Alpha-Kassory. En dépit de tout ce que le gouvernement peut dire, l’opposition a réussi à le faire plier. Du moins provisoirement. Même s’il ne recule pour que mieux sauter.

En fin politique, Alpha Condé connait mieux que quiconque cette citation du célèbre économique Daniel Cohen « les révolutions des palais partent toujours des émeutes des villes ». En outre, le vieil homme sait qu’il a plus à perdre que son Premier ministre qui, lors de la dernière augmentation, s’était montré tout aussi intransigeant qu’inflexible. Du coup, il a évité l’épreuve de force à un moment où l’’état de grâce semble être définitivement rompu avec les partenaires extérieurs.

Au contexte sous-régional dont on a déjà parlé, s’ajoute également la crise sanitaire mondiale. Laquelle oblige de nombreux gouvernements à faire des sacrifices pour soulager leurs populations. Dans un tel contexte tout gouvernement réfléchi doit serrer la ceinture pour éviter d’asphyxier sa population qui pourrait se retourner contre lui.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Demande de liberté provisoire : la Cour Suprême renvoie Toumba Diakité en prison…

1 juin 2021 à 16 04 10 06106

Attendue ce mardi, 1er juin 2021, la décision de la Cour Suprême sur la demande de liberté provisoire introduite par les avocats du commandant Aboubacar Diakité, alias « Toumba », ne sera pas connue ce mardi, 1er juin 2021. Le président de la Cour, Kanfory Kaltamba, a évoqué l’absence d’une conseillère en charge du dossier, pour justifier le renvoie de l’affaire. Il a par conséquent remis le dossier en délibéré pour décision être rendue dans deux semaines, précisément le 15 juin, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

« Les débats dans cette affaire ‘’ministère public contre le commandant Aboubacar Diakité, dit Toumba’’ ont été déclarés clos par la Cour Suprême. Les parties ont exposé les moyens en leur possession, nous avons développé dans cette affaire que la détention du commandant était manifestement arbitraire. Parce que son titre de détention n’a été nullement renouvelé par les juges en charge du dossier. Donc, la conséquence, c’est la liberté pure et simple de l’inculpé. Parce que la maison centrale de Conakry n’a ni titre ni qualité de l’accueillir et l’héberger. C’est pourquoi, nous avons recouru à la Cour Suprême dont les magistrat sont des hauts dignitaires de notre justice qui l’obéissance. Nous nous sommes dits que cette juridiction allait rendre le droit. Nous nous attendions cet après midi que l’arrêt se prononçant sur la mise en liberté provisoire de notre client devrait être rendu. Mais, pour des questions de santé, l’empêchement d’une conseillère, malheureusement celui-ci n’a pu avoir lieu. Parce que rendre la décision dans une telle situation, ce serait un mal jugé ; et, ça pourrait être entaché d’irrégularités. C’est pourquoi, donc, cette affaire a été rabattue. Le dossier a été remis en délibéré pour décision être rendue le 15 juin 2021. Nous, nous restons confiants. Nous pensons que la Cour n’ira pas ailleurs chercher quelque argumentaires que ce soit contraire à notre aspiration », a expliqué Me Paul Yomba Kourouma, l’avocat du commandant Aboubacar Toumba Diakité, ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara, président de la transition guinéenne de 2008 en 2009.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Conflit domanial : des gendarmes accusés de destruction illégale de 3 boutiques à Bentourayah

1 juin 2021 à 11 11 40 06406

Dans la nuit d’avant-hier, dimanche 30 mai 2021, des gendarmes ont fait une descente musclée à Bentourayah, un district de la sous-préfecture de Manéah, dans la préfecture de Coyah. Et, à l’aide d’un bulldozer, ils ont démoli une pharmacie, un salon de coiffure et un restaurant appartenant à la veuve Rouguiatou Camara. Apparemment, ils étaient en mission sur place au compte d’un certain Thierno Sidy Barry. Ce dernier se réclame propriétaire des lieux et tient à expulser madame Rouguiatou Camara qui a hérité ce domaine de son feu mari N’Faba Fofana.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, depuis plus de 5 ans Thierno Sidy Barry et la famille Fofana sont en conflit autour de ce domaine. Leur conflit s’était même transporté devant la justice qui a fini par reconnaitre la famille Fofana propriétaire dudit domaine. Ainsi, après cette décision de justice, Thierno Sidy Barry s’était rangé et collé la paix à la famille Fofana. Mais, ces derniers temps il est revenu à la charge après le décès de N’Faba Fofana. Il tient à tout prix à expulser et exproprier la veuve de N’Faba Fofana (madame Rouguiatou Camara) de ce domaine. Et, dimanche dernier, il est passé à la vitesse supérieure. Il y a envoyé des gendarmes et un bulldozer pour démolir toutes les constructions qui se trouvent sur le domaine. Cette équipe de démolition est arrivée sur les lieux aux environs de 3 heures et elle a fait table rage des bâtiments qui s’y trouvaient. Une pharmacie, un salon de coiffure et un restaurant ont été démolis par les gendarmes.

Mme Fofana, Rouguiatou Camara, veuve et victime de ce désastre

« C’est mon mari (N’Faba Fofana) qui a acheté la partie là depuis longtemps. Bien avant qu’il ne décès, le nommé Thierno Sidy Barry, propriétaire de la cour qui est juste derrière nous, a commencé à nous menacer de quitter sur notre terrain, que c’est pour lui là bas. Il a porté plainte contre nous à Conakry. Après le jugement, on a eu raison sur lui. Les gens là on fait des papiers pour lui dire que ce n’est pas pour lui. Depuis lors, l’affaire s’est un peu calmée. Après le décès de mon mari, il y a 5 ans, Thierno Sydi Barry a commencé à m’envoyer des émissaires pour venir me convaincre pour lui vendre le terrain sur lequel mon mari a bâti trois magasins et un conteneur d’Orange money. Pendant le ramadan, il (Thierno Sidy Barry) achète beaucoup de denrées alimentaires pour venir m’offrir. Mais, j’ai toujours rejeté ses dons et refoulé les émissaires qu’il m’envoyait pour me convaincre de céder. Je lui ai dit moi je ne vais pas vendre cet endroit, je suis une veuve, c’est le seul bien que mon mari m’a laissé pour pouvoir entretenir mes 5 enfants. Un jour, ils ont remis une convocation à mes locataires pendant que moi j’étais jusqu’à Ourékaba. Quelqu’un parmi eux m’a appelé pour m’en parler. Je n’avais même pas de transport sous la main pour revenir. C’est mon locateur qui m’a envoyé le transport pour venir vite. Quand je suis arrivée, j’ai été voir le responsable de l’habitat de Coyah et le maire de Manéah, ils m’ont tous dit de se calmer, que Thierno Sidy ne peut pas se permettre de m’attaquer pendant qu’il n’a aucun papier légal. Je suis allée voir aussi leur grand chef au ministère de l’habitat, lui aussi m’a dit que ce n’est pas lui qui a signé. Il m’a ensuite conseillé de prendre un avocat. Maintenant, depuis près d’une semaine, quelqu’un est venu déposer un préavis devant la pharmacie qui loge dans une de mes boutiques sans parler à qui que ce soit. La pharmacienne m’a appelé pour me dire ça. J’ai fait sortir mon fils en classe pour venir chercher ce papier. Mon fils m’a dit de ne pas s’inquiéter, qu’ils n’ont adressé à personne, c’est par terre qu’ils ont jeté. Donc, depuis, on était en train de démarcher pour prendre un avocat. Ce n’est que très tôt ce matin (lundi) qu’on m’a appelé pour me dire que les gendarmes sont venus détruire les boutiques qui étaient sur le domaine », a expliqué Rouguiatou Camara avec un cœur meurtri.

Apparemment, les agents n’ont donné aucune chance aux occupants des lieux de sortir leurs biens (marchandises et matériels de travail). Ils ont démoli les bâtiments avec tout leur contenu. Le restaurateur Ibrahima Sory Barry est l’une des victimes de cette destruction de biens. Il assure que rien n’est sorti de son restaurant.

Ibrahima Sory Barry, propriétaire du restaurant saccagé sur la terre en conflit

« Moi c’est un restaurant que je gère ici. Donc j’avais mes marchandises à l’intérieur de ma boutique. Comme dimanche est mon jour de repos, c’est là que je profite pour aller acheter les marchandises à Madina. Hier donc je suis allé acheter les cartons de lait, les boites de sardine….Pour venir les mettre dans le restaurant. Il y avait mon congélateur de 8 étagères que j’ai acheté à 2.500.000, il y avait également ma télévision et les chaises. Mais rien de tout ça n’a été sauvé, ils ont fait tomber les briques sur tout. C’est à 3 heures qu’on m’a appelé qu’une machine est venue saccager notre mon restaurant après je suis venu constater », a-t-il confié.

Cependant, à en croire Morlaye Katalaye Camara, un vieil homme d’une soixantaine d’années, c’est à tort que Thierno Sidy s’est attaqué et démoli aux bâtiments de la famille Fofana. Car, il n’en est en rien le propriétaire du domaine sur lequel ils ont été bâtis.

Morlaye Katalaye Camara, cédant des deux parties et témoin

« C’est moi qui ai vendu toute cette partie, jusqu’à l’usine de tôle de Bentourayah. La cour clôturée qui appartient aujourd’hui à Thierno Sidy Barry, c’est moi qui l’avais vendu à une femme ; et, j’ai vendu la devanture droite de cette cour au mari de Rouguiatou Camara. À l’époque, j’avais mis les bornes pour que chacun sache ses limites. C’est après que la dame elle, a revendu sa parcelle à Thierno Sidy Barry. C’est maintenant, malgré qu’il y ait les bornes, un beau matin Thierno est venu réclamer la partie. Je me suis opposé et nous sommes allés jusqu’au tribunal de Kaloum. Après jugement, on a fait savoir à monsieur Barry que le domaine ne l’appartient pas », a témoigné Morlaye Katalaye Camara. 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Déguerpissement des cimetières de Kaporo-rails et Koloma : l’opposition de la mairie de Ratoma

1 juin 2021 à 11 11 01 06016

Dans un courrier adressé au gouverneur de la ville de Conakry hier, lundi 31 mai 2021, la mairie de la commune de Ratoma a officiellement exprimé son opposition au très controversé projet de déguerpissement des cimetières de Kaporo-rails et de Koloma. L’exécutif de cette commune soutient que « les cimetières sont de véritables lieux de culte » et qu’ils sont de ce fait « intouchables ». La mairie a également insisté sur le devoir de « respecter les morts » et a signifié son « incapacité à accompagner ce projet de fermeture » de ces cimetières.

« Les deux cimetières faisant partie, conformément aux dispositions de l’article 35 du code révisé des collectivités, du domaine public local que la commune n’entend pas perdre, l’exécutif de la Mairie de Ratoma fait la proposition au MVAT, d’instruire la société chargée de l’aménagement du site, d’intégrer ceux-ci dans le nouveau paysage du centre, en tant que lieux de culte, espaces verts… », a écrit la mairie de Ratoma.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de ce courrier de la mairie de Ratoma adressé au gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry le 31 Mai 2021

Le Maire 

A Monsieur le Gouverneur

Objet : Cimetières de Kaporo Rail

Monsieur le Gouverneur,

Nous accusons réception de la lettre n° 0597/MATD/CAB/2021 par laquelle, Monsieur le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation vous a transmis le courrier N° 0265/ MVAT/CAB/2021 de Monsieur le Ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, ayant pour objet la fermeture des cimetières de kaporo rail, avant le 10 mai 2021. 

Nous faisons tout d’abord remarquer que cette lettre du MVAT fixant la date limite de fermeture des cimetières au 10 mai 2021, a été reçue par vos services le 20 mai 2021 et transmise à notre personne le 27/05/2021.

L’exécutif de la commune a, au nom du conseil communal de Ratoma, examiné avec attention, la lettre N°0265/ MVAT/CAB/2021 de Monsieur le Ministre de la ville et de l’aménagement du territoire. 

Comme vous le savez Monsieur le Gouverneur, dans nos sociétés africaines en générale et en guinéeen particulier, les traditions de toutes nos communautés et toutes confessions confondues, accordent un respect profond aux morts, de sorte que les cimetières sont de véritables lieux de culte où les citoyens viennent se recueillir sur les tombes des leurs illustres devanciers.

Nous pensons, comme tous nos citoyens, que les cimetières sont intouchables, ils sont faits pour être le lieu du repos éternel de nos morts. Ce sont des biens collectifs, tout comme les édifices que l’Etat veut bâtir sur ce site, donc à protéger. Notre devoir nous vivants d’aujourd’hui, vis-à-vis de ces morts qui ne peuvent pas se défendre, qui étaient comme nous hier et à coup sûr, que nous rejoindrons demain, c’est de les respecter et les aider à jouir de ces lieux de repos éternel. 

Face au désarroi que cela cause à la population de kaporo rail, Il est donc aisé de comprendre notre incapacité à accompagner ce projet de fermeture.

En lisant le courrier du MVAT, nous avons découvert que « les travaux de voirie et réseaux divers du centre directionnel de Koloma ont démarré au mois de janvier dernier » sans que la Mairie de Ratoma n’en soit informée. Nous pensons que si la mairie de Ratoma, sur le territoire de laquelle cette infrastructure va être bâtie, avait été consultée en application des dispositions du code révisé des collectivités, le projet aurait intégré nos préoccupations et ce problème de fermeture ne serait pas posé aujourd’hui. 

En effet Monsieur le Gouverneur, tout projet d’aménagement doit tenir compte et intégrer l’existant. C’est d’ailleurs le cas du présent projet d’aménagement du centre directionnel de Koloma qui, à l’exception des cimetières, à intégrer dans son plan, les édifices existants tels, la RTG, les écoles, la police… 

Pour cette raison et pour toutes les autres, les deux cimetières faisant partie, conformément aux dispositions de l’article 35 du code révisé des collectivités, du domaine public local que la commune n’entend pas perdre, l’exécutif de la Mairie de Ratoma fait la proposition au MVAT, d’instruire la société chargée de l’aménagement du site, d’intégrer ceux-ci dans le nouveau paysage du centre, en tant que lieux de culte, espaces verts…

En votre qualité de tutelle rapprochée, garante de l’application de la loi et de la consolidation de la décentralisation, nous comptons sur vous, Monsieur le Gouverneur, pour le maintien de la quiétude actuelle dans notre commune, habituellement très mouvementée. 

Nous vous en souhaitons bonne réception et vous prions de recevoir, Monsieur le gouverneur, l’expression de nos salutations distinguées.

LE MAIRE

ISSA   SOUMAH

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Foot : les principaux matchs de préparation avant l’Euro

1 juin 2021 à 10 10 53 06536

Le programme des principaux matchs amicaux avant l’Euro (11 juin-11 juillet) (en heures françaises, GMT+2) :

Lundi 31 mai

(19h00) Turquie – Guinée

Mardi 1er juin

(18h00) Croatie – Arménie

        Kosovo – Saint-Marin

        Slovaquie – Bulgarie

(20h45) Pologne – Russie

Mercredi 2 juin

(20h45) Roumanie – Géorgie

        Pays-Bas – Ecosse

(21h00) Angleterre – Autriche

        Allemagne – Danemark

(21h05) France – Pays de Galles

Jeudi 3 juin

(18h00) Suisse – Liechtenstein

(20h00) Turquie – Moldavie

(20h45) Ukraine – Irlande du Nord

        Belgique – Grèce

Vendredi 4 juin

(18h00) Malte – Kosovo

        Macédoine du Nord – Kazakhstan

        Finlande – Estonie

        Slovénie – Gibraltar

(19h30) Espagne – Portugal

(20h45) Italie – République tchèque

Samedi 5 juin

(17h00) Russie – Bulgarie

(18h00) Pays de Galles – Albanie

(20h45) Suède – Arménie

Dimanche 6 juin

(18h00) Angleterre – Roumanie

        Danemark – Bosnie

        Pays-Bas – Géorgie

        Luxembourg – Ecosse

        Norvège – Grèce

        Moldavie – Azerbaïdjan

(20h45) Belgique – Croatie

        Autriche – Slovaquie

AFP

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Affaire « détournement » de 38000 L de carburant fourni par UMS : « on devait acheter avec Vivo Énergie ou Total »

1 juin 2021 à 9 09 27 06276

« Monsieur Mory Camara qui a une société de transport qu’on appelle SOGUITRANS et moi avons établi un partenariat de travail. Nous avons élaboré un protocole de partenariat entre nous dans le lequel chacun de nous s’est engagé à donner un camion et trouver 364 millions 800 milles francs guinéens. Cet argent est destiné à acheter 38000 litres de carburant avec la société Vivo Énergie ou la société Total. On a dit que nous allons faire 3 voyages par mois et chaque voyage doit générer 49 millions de francs guinéens. Nous avons fait 18 voyages avec mon camion et 4 voyages avec le camion de monsieur Mory Camara…».

Accusé du délit d’abus de confiance portant sur 364 millions 800 mille francs guinéens, Mamadou Djouldé Diallo a comparu était au tribunal correctionnel de Mafanco. Le prévenu a réfuté les charges articulées à son encontre et s’est présenté comme étant la victime de l’affaire. Ceci, malgré le renouvellement par le plaignant des accusations de détournement qui lui valent les ennuis judiciaires.

Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com, c’est un partenariat de travail entre Souleymane Keïta (représentant de Mory Camara, propriétaire de la société de transport dénommée SOGUITRANS) et Mamadou Djouldé Diallo (détenteur d’une société de transport) qui a mal tourné. Et, la pomme de discorde qui a conduit ces deux collaborateurs à la justice, c’est le détournement de 38 000 litres de carburant. Et, c’est la valeur de ce carburant qui est estimé à 364 millions 800 mille francs guinéens.

A la barre, le prévenu a plaidé non coupable des faits portés à sa charge. Mais, dans sa déposition devant le tribunal, Mamadou Djouldé Diallo a reconnu d’avoir saisi le camion citerne, vendu le contenu et déposé l’argent dans son propre compte.

« Monsieur Mory Camara qui a une société de transport qu’on appelle SOGUITRANS et moi avons établi un partenariat de travail. Nous avons élaboré un protocole de partenariat entre nous dans le lequel chacun de nous s’est engagé à donner un camion et trouver 364 millions 800 milles francs guinéens. Cet argent est destiné à acheter 38000 litres de carburant avec la société Vivo Énergie ou la société Total. On a dit que nous allons faire 3 voyages par mois et chaque voyage doit générer 49 millions de francs guinéens. Nous avons fait 18 voyages avec mon camion et 4 voyages avec le camion de monsieur Mory Camara. Tous ces voyages là, c’est mon argent qu’on utilisait pour acheter le carburant. Le tout, je n’ai reçu que 10 millions. C’est 38000 litres de carburant qu’on achète à 345 millions 800 mille et quelques francs. Moi, je suis allé engager mon bâtiment à la banque Cofina pour avoir une dette de 364 millions 800 mille francs guinéens. C’est cet argent que j’ai engagé pour la réalisation de notre contrat. Mais, au lieu de continuer à prendre le carburant avec les sociétés que nous avons choisies comme fournisseurs, monsieur Souleymane Keita qui est le représentant de monsieur Mory Camara prend mon camion, le charge du carburant avec une autre société UMS sans m’informer et avec mon propre argent. Moi aussi quand je l’ai appris, j’ai saisi le camion, j’ai vendu le contenu et déposé l’argent dans mon compte pour récupérer mon argent », s’est défendu Mamadou Djouldé Diallo.

Cependant, selon le plaignant, Souleymane Keïta, la cargaison de carburant détourné par Mamadou Djouldé Diallo appartenait à un certain Mamadou Saliou Sow. Il assure que le prévenu était d’accord pour le transport de ce carburant avec son camion. Et, pour convaincre le tribunal de la véracité de ses propos, Souleymane Keïta a invité la juge à jeter un coup d’œil sur la procuration versée au dossier de la procédure.

« C’est mon beau, Mory Camara, de la société SOGUITRANS qui m’a mis en relation de travail avec monsieur Mamadou Djouldé Diallo. Il m’a dit qu’il est avec monsieur Djouldé dans le cadre d’un partenariat de travail dans le domaine du transport de carburant. Chacun d’eux donne de l’argent et un camion-citerne, ils travaillent et ils se partagent l’intérêt. C’est ainsi que je suis devenu un simple travailleur représentant de monsieur Mory Camara comme contrôleur de son camion-citerne. Maintenant, il est arrivé un moment où ils ne travaillaient pas. Monsieur Mamadou Saliou Sow voulait avoir du carburant pour sa station à Kintinia dans la préfecture de Siguiri. Mais, le carburant devrait être fourni par la société UMS. On a proposé cela à monsieur Djouldé qui a vite accepté, parce qu’il ne travaillait pas. Quand il a approuvé, on chargé son camion-citerne, c’est son chauffeur même qui a transporté la cargaison. Mais, une fois que le camion est arrivé à Kakan, il a dit à son chauffeur de couper le téléphone à moi et à monsieur Saliou Sow. Monsieur Djouldé a donc détourné la cargaison pour la vendre à une autre personne. C’est pourquoi, j’ai porté plainte contre lui devant votre tribunal. Maintenant, s’il vous dit que c’est son camion et son argent qu’il a pris, ça, c’est lui qui le sait. Moi, ce que je sais dans ce dossier, il a détourné une cargaison de carburant qui ne lui appartient pas. La preuve qu’il a préalablement donné son accord pour le chargement de son camion du carburant fourni par UMS est que vous avez la procuration qu’il a signée à cet effet et qu’on a versée au dossier de la procédure », a déclaré Souleymane Keita, lors du procès du 24 mai dernier.

Bref, le tribunal a renvoyé l’affaire au 07 juin 2021 pour la comparution de Mory Camara et le chauffeur de Mamadou Diouldé Diallo.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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