Fratricide à Banko (Siguiri) : 2 jeunes tuent leur frère et brûlent son corps

20 juin 2021 à 12 12 24 06246

La nouvelle a surpris et étonné plus d’un à Siguiri. Deux jeunes hommes ont tué leur frère aîné, puis brûlé son corps dans cette préfecture. L’acte s’est passé le vendredi, 18 juin 2021, à Nafagui, un district relevant de la sous-préfecture de Banko. Selon le maire de la commune rurale de Banko, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, c’est à cause d’un domaine agricole que les jeunes ont commis ce crime.

« Lorsque la police de Nafagui m’a informé de ce crime, je me suis rendu dans la localité avec mes collaborateurs. A notre arrivée, nous avons trouvé le corps de la victime gisant dans le sang. D’après les informations recueillies auprès de sa mère, qui est d’ailleurs la mère des présumés meurtriers, la victime s’est disputée avec ses deux frères autour d’un domaine cultivable, qui appartenait à leur défunt père.

Les présumés meurtriers voulaient le partage du domaine, tandis que la victime s’y opposait. C’est ainsi que ce vendredi, les deux jeunes ont invité leur frère sur le domaine en question. Dès qu’ils sont arrivés sur les lieux, ils se sont jetés sur lui. Ils l’ont mortellement poignardé, avant de brûler son corps », a expliqué Youssouf Traoré, maire de Banko.

Peu après la découverte du corps de la victime, le frère cadet s’est rendu à la police. Son frère, lui, a pris la fuite. Choqués par cet acte, plusieurs citoyens de la localité sont allés saccager le domicile des deux meurtriers présumés de leur frère. La victime, Diatè Camara, âgé d’une quarantaine d’années, laisse derrière lui deux veuves et 8 enfants. 

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kounsitel (Gaoual) : les forces de l’ordre accusées de graves exactions sur des orpailleurs

20 juin 2021 à 11 11 00 06006

Ces derniers jours sont cauchemardesques pour plusieurs orpailleurs installés depuis quelques semaines à Kounsitel, dans la préfecture de Gaoual. Ils ont été victime d’une attaque perpétrée par des agents des forces de défense et de sécurité qui ont saccagé leurs biens et emporté d’autres, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Près de deux semaines après la fermeture des mines d’or découvertes récemment à Gaoual, certains orpailleurs n’ont toujours pas quitté la préfecture. Et, ces chercheurs d’or « récalcitrants » sont désormais des « cibles à abattre » pour les forces de défense et de sécurité déployées à Gaoual. Plusieurs d’entre eux l’ont appris à leurs dépens le vendredi dernier, 18 juin 2021.

Une équipe mixte composée de policiers, de gendarmes et de militaires, a fait une descente musclée dans une citée construite par une société chinoise dans la sous-préfecture de Kounsitel, où ils habitent. Les agents ont pillé leurs habitations et saccagé d’autres biens qu’ils ont trouvés sur les lieux. Ils ont notamment percé les réservoirs d’une cinquantaine de motos et cassé les vitres d’une voiture.

Une situation qui laisse Mamadou Saliou Bah, un orpailleur venu de Dinguiraye, dans une profonde désolation. « Les agents sont venus à bord de leurs pick-up, à vive allure. Ils sont entrés dans les chambres où ils ont trouvé tout ce qui les intéressaient : de l’or, de l’argent, des habits… Ils ont cassé tout le reste et percé les réservoirs de toutes motos qui étaient là, avant de partir », déplore ce citoyen.

La voiture endommagée par les agents appartient à Mamadou Baïlo Diallo, un orpailleur venu de Siguiri. Il dit avoir perdu aussi une importante somme d’argent et des téléphones. « Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont d’abord jeté du gaz lacrymogène, puis sont descendus de leurs pick-up. Ils ont cassé les vitres qui étaient à l’arrière de ma voiture, ils ont pris un montant de 5.900.000 francs guinéens et deux téléphones portables », a-t-il indiqué.

Pour Sia Tolno, une restauratrice venue de Ouendè Kénèma, il n’y a aucune raison qui justifie ces exactions. Elle trouve inadmissible que des Guinéens subissent un tel traitement dans leur pays. « Les agents ont emporté en tout plus de 20 millions de francs guinéens et de l’or qu’ils ont pris ici. Et ils ont saccagé tout ce qui était là avant de partir. Ce qu’on nous a fait subir aujourd’hui, c’est comme si nous ne sommes pas des Guinéens. On dirait que nous sommes des étrangers dans notre propre pays », a dit cette dame.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 621686148

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Détournement de 200 mille dollars et 9000 euros à Madina : 2 ans de prison requis contre Mamadi Diaby

20 juin 2021 à 10 10 46 06466

En détention à la maison centrale de Conakry depuis le mois de mai 2020, Mamadi Diaby a comparu le jeudi dernier, 17 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Il est poursuivi pour « abus » de confiance portant sur 200 mille dollars et 9 000 euros au préjudice de Hady Kaba et Mory Kaba (deux guinéens résidents en Angola). Le ministère public a requis 2 ans de prison à son encontre.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, les faits reprochés à Mamadi Diaby remontent au mois de mai 2020 au grand marché de Madina, dans la commune de Matam. A l’époque, le prévenu était gestionnaire de fonds dans une agence de transfert d’argent appartenant à Hady Kaba et Mory Kaba. Une fonction qu’il a occupé au sein de cette agence pendant 4 années.

Seulement, au cours du mois de mai 2020, la disparition d’importantes sommes d’argent a été constatée dans les fonds mis à sa disposition. Et, après vérification, il s’est avéré que 200 mille dollars et 9000 mille euros manquent dans le coffre fort de l’agence. C’est suite donc à cette disparition d’argent qu’il (Mamadi Diaby) a été interpellé et conduit à la brigade de recherche de Kipé. Il a ensuite été déféré au parquet du tribunal de première instance de Dixinn où il a finalement été placé sous mandat de dépôt et conduit en prison à la maison centrale de Conakry.

A l’ouverture de son procès devant le tribunal correctionnel le jeudi dernier, Mamadi Diaby a très vite reconnu les faits mis à sa charge. Cependant, pour sa défense, il a confié que c’est dans un restaurant à Madina qu’il a oublié l’argent (200 mille dollars et 9000 euros) qu’on lui reproche d’avoir détourné.

« J’ai pris cet argent, je l’ai mis dans un sac noir. Je suis allé prendre mon déjeuner dans un restaurant à Madina. Après avoir fini de manger, j’ai laissé le sac dans le restaurant », a expliqué Mamadi Diaby.

Cependant, cette déposition du prévenu n’a pas suffit pour rassurer le conseil de la partie civile de son innocence. L’avocat l’a accusé d’avoir « une mauvaise foi » dans cette affaire. Car, il estime que ce fonds détourné se trouve encore dans un compte privé du prévenu ou bien quelqu’un d’autre, avec qui le prévenu est en complicité, est en train de travailler avec cet argent.

« Diaby a agi en toutes connaissance de cause. Il avait l’intention de porter préjudice à l’agence. Sa mauvaise foi apparaît clairement. Il n’a jamais oublié son téléphone, il n’a jamais oublié son salaire, il n’a jamais oublié son argent de poche. Pourquoi c’est seulement le fonds de l’agence qu’il a oublié dans le restaurant. A cause de ces actes, il a freiné aujourd’hui l’avenir de plusieurs jeunes qui travaillaient dans cette agence. Aujourd’hui, par ses faits, l’agence est au point de fermer ses portes. C’est pourquoi, la partie civile que nous sommes, vous demande de le condamner à titre principal le paiement des montants de : 200 000 dollars et 9000 euros puis 500 millions de francs guinéens de dommages et intérêts. De prononcer la contrainte par corps ; qui veut dire que tant qu’il ne paie pas l’argent, il ne va pas sortir de la prison », a sollicité l’avocat de la partie civile.

S’inscrivant dans la même logique, le ministère public a qualifié les arguments du prévenu de « légers ». Et, dans ses réquisitions, le procureur audiencier, Boubacar 1 Bah, a demandé 2 ans de prison contre Mamadi Diaby.

« Le prévenu a donné un argument léger en disant qu’il a oublié ce montant dans un restaurant. Le ministère public ne croit pas à cet argument. Ce montant a été détourné… Je vous demande de condamner Mamadi Diaby à 2 ans d’emprisonnement. Pour les intérêts civils, vous allez le condamner au paiement de 200 000 dollars et 9000 euros à titre principal et 500 000 millions francs guinéens de dommages et intérêts », a requis le procureur Boubacar I Bah.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 1er juillet prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire : réactions de quelques ivoiriens vivants en Guinée

20 juin 2021 à 10 10 28 06286
Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien

Définitivement acquitté par la Cour pénale internationale, l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, est rentré en Côte d’Ivoire le jeudi dernier, 17 juin 2021, après 10 ans d’absence. Ce retour, interprété par certains comme un pas décisif vers la réconciliation nationale dans ce pays, a été largement suivi et commenté en Guinée par les ivoiriens qui y vivent. Et, Guineematin.com a donné la parole à des ivoiriens qui vivent à Conakry pour commenter cette importante actualité sous-régionale. Parmi nos interlocuteur, certains ont quitté leur pays depuis 2002. Ils connaissent les épreuves de l’exil et sont heureux de voir leur ancien chef d’Etat regagner le bercail. Mais, ils précisent aussi que le retour de Laurant Gbagbo ne règle pas tous les problèmes de la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Décryptage !

Aboubacar Bamba, styliste modéliste est ressortissant ivoirien en Guinée

Aboubacar Bamba, alias ‘’Bamba Création’’, styliste modéliste, réside en Guinée depuis 12 ans : « C’est avec beaucoup de joies qu’on a accueilli son retour ; parce que hors politique, c’est un citoyen ivoirien qui a eu des difficultés à un moment donné. Aujourd’hui il a été innocenté par la cour pénale internationale, donc il est important qu’il rentre chez lui. Ceux qui suivent l’actualité à distance pourraient penser à un éventuel trouble à l’ordre public ; mais, ceux qui connaissent le terrain, je ne pense pas si sa venue pourrait être source de tension. Moi je suis né dans le même village que Gbagbo, à Gagniwa précisément. Je crois que le pouvoir en place a bien stabiliser les choses ; et, la Côte d’Ivoire est dans une stabilité aujourd’hui. Il pourra peut-être mener sa vie politique, mais il ne pourra pas déstabiliser le pouvoir actuel à mon avis. Je ne pense pas que cela soit même l’intention de Gbagbo. En plus, je ne suis pas trop d’accord avec ceux qui pensent que son arrivée pourrait réconcilier les ivoiriens. Parce que la crise qui est là est vraiment profonde. Il va falloir que chacun y mette de la volonté pour aller vers cette réconciliation tant attendue. Mais, ce n’est pas un seul individu qui va tout changer en un clin d’œil. Sinon, la population elle-même fait tout ensemble, mais ceux qui sont politiquement engagés peuvent avoir des problèmes, parce qu’ils trouvent que  leur mentor est en dehors du pays. L’arrivée de leur champion pourrait décrisper un peu la situation politique, mais cela ne saurait être la solution pour la réconciliation ».

Dimitri Diomandé, ressortissant ivoirien en Guinée

Dimitri Diomandé a quitté de la Côte d’Ivoire suite à la guerre avec la rébellion en 2002 : « C’est une bonne nouvelle et je pense que c’est un pas pour la démocratie. Parce que Laurent Gbagbo est l’un des rares présidents qui ont mis pieds à la Haye et s’en sortir. Sinon, la plus part des présidents qui vont là bas ne viennent pas. Donc, il faut se réjouir de cet acquittement. Mais, la question que nous nous posons aujourd’hui, si Gbagbo est déclaré non coupable, qui est alors le coupable ? Parce que vous n’êtes pas sans savoir que c’est une guerre qui a causé la mort de plus de 3 mille personnes sans compter les déplacés (refugiés) que nous nous sommes. Il faut qu’ils nous disent aujourd’hui qui exactement a fait qu’on a abandonné nos parents pour venir vivre ailleurs. Aujourd’hui, les jeunes ivoiriens sont versés partout à travers le monde. Sinon, avant 2002, les jeunes ivoiriens ne sortaient pas. C’est Gbagbo qui a été accusé d’être à la base de cette rébellion ; alors, comme il est acquitté devant le monde entier, ils doivent se battre pour terminer le travail. On a besoin du coupable, parce que les gens ne sont pas descendus du ciel pour tuer, les armes n’ont pas poussé sur terre. C’est les gens qui ont pris les armes pour tuer d’autres. C’est une rébellion qui a été financée par quelqu’un. C’est pourquoi il est important qu’on sache qui a divisé les ivoiriens et a poussé les ivoiriens à sortir. Nous nous sommes venus en Guinée depuis 2004, près de 20 ans loin de mes parents. À mon avis pour qu’il y ait la paix définitive en Côte d’Ivoire, il faut qu’ils nous sortent le ou les coupables de ces crimes et les punir ».

Amara Bamba, agent orange money ressortissant

Amara Bamba, agent d’orange money : « L’arrivée de l’ancien président Laurent Gbagbo au bercail, je trouve ça salutaire. Puisqu’il a été extradé de la Côte d’Ivoire vers la Haye, après tout il a été acquitté par cette juridique par rapport à son inculpation. Donc, nous sommes vraiment contents de le voir rentrer libre dans son pays. D’une part, ce retour peut être un facteur de réconciliation. En tant qu’ancien président, faire 10 ans en dehors de son pays doit être une leçon pour lui. On souhaite que ses partisans aient l’esprit de la paix dans le pays pour ne pas que ce retour bascule dans le désordre. D’ailleurs, en Afrique on est fort lorsqu’on est au pouvoir. Même s’il a la possibilité d’appeler à la marche qui pourrait créer une instabilité politique. C’est ce que nous nous craignons, parce que cela pourrait nous retourner en arrière. Le président Gbagbo doit faire une prise de conscience qu’il est venu pour son pays et non contre son pays. Mais, si ses partisans trouvent que aujourd’hui Gbagbo est rentré au pays et il faut que demain qu’il soit encore président, là c’est ce qui ne va pas marcher ».

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-6629-27

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Avec 40 000 hectares de plaines cultivables, Koundara attend les engrais et sollicite plus de tracteurs

20 juin 2021 à 10 10 04 06046

Située à 480 kilomètres de Conakry, la préfecture de Koundara est une zone très propice à l’agriculture et à l’élève. Plusieurs cultures vivrières (riz, arachide, maïs, sorgho) y sont produits chaque année par les paysans qui font les labours avec des charrues à traction animal. Cette préfecture dispose de beaucoup de plaines cultivables, mais les moyens de travail des agricultures sont encore très rudimentaires. Ici, quasiment tout le monde travaille la terre ; et, la vingtaine de tracteurs est nettement inférieur à la demande sans cesse croissante des populations. Et, cette situation est un souci permanent des autorités locales en charge de l’agriculture.

Au cours d’un entretien accordé à Guineematin.com en début de cette semaine, monsieur Hady Diallo, le directeur préfectoral de l’agriculture de Koundara, a plaidé en faveur d’une augmentation du parc tracteur de la préfecture.

Hady Diallo, directeur préfectoral de l’agriculture de Koundara

« La préfecture dispose de plus de 40 milles hectares de plaines cultivables, sans parler des zones cultivables qui sont en hauteur ; et, tout le monde veut travailler avec des machines. La période pour préparer la campagne agricole va du 15 juin au 20 juillet. Nous sollicitons de l’État de nous augmenter notre parc tracteur », a dit Hady Diallo.

Pour mieux préparer la campagne agricole 2021, une réunion de concertation de tous les acteurs du monde rural a récemment été tenue sous la houlette du directeur préfectoral de l’agriculture Koundara. Cette rencontre a permis d’évaluer les besoins de la préfecture en termes d’intrants agricoles.

« Nous savons aujourd’hui quels sont les intrants dont nous avons besoin et nous savons ce que nous disposons. Pour le moment, nous avons suffisamment d’herbicides plus de 16 milles litres, nous sommes dans l’attente des engrais. Jusqu’à présent, nous n’avons pas reçu encore les engrais. Nous avons le projet PDRI qui a amené des semences de riz et de maïs. Nous avons AGRIFARM qui évolue ici aussi dans l’aménagement des plaines dans la sous-préfecture de Kamabi  sur  la plaine de Néné Diara sur 400 hectares », a indiqué Hady Diallo.

Comme partout ailleurs en Guinée, la préfecture de Koundara fait parfois face à des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Mais, ces derniers temps, les autorités en charge de l’agriculture et de l’élevage ont pris le taureau par les cornes pour pallier au problème. Tous les acteurs du monde rural ont été réunis autour de l’autorité administrative préfectorale pour débattre des questions à l’origine des conflits. Et, des solutions ont été apportées.

« Nous avons demandé à chacun de respecter la zone où il doit évoluer, que les agriculteurs respectent la zone agricole et que les éleveurs respectent les zones alternatives pastorales. Vous savez, le Badiar est une zone à un moment donné s’inonde et c’est la zone de N’dama, c’est à dire vers Guingan et Termessè qui sont en hauteur qui ne s’inonde pas, c’est là-bas que les animaux doivent aller pour quelques mois de transhumance. Voilà comment nous gérons cette situation entre agriculteurs et éleveurs ici à Koundara », a expliqué Hady Diallo, le directeur préfectoral de l’agriculture de Koundara. 

De retour de Koundara, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 621686148

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Wanindara : Cellou Dalein au domicile de l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé

20 juin 2021 à 0 12 45 06456

A la tête d’une délégation de son parti, Cellou Dalein Diallo a effectué une visite ce samedi, 19 juin 2021, au domicile de l’imam de Wanindara, Elhadj Abdoulaye Baldé. Le président de l’UFDG est allé exprimer son soutien et sa solidarité à la famille du leader religieux, arrêté chez lui à 2 heures du matin, le 28 octobre 2020 et incarcéré depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est en compagnie de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, et de plusieurs responsables de l’UFDG, que Cellou Dalein Diallo s’est rendu à Wanindara. Le principal opposant guinéen a conféré avec la famille de l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé (arrêté au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020 et détenu jusque-là sans jugement à la Maison centrale de Conakry) et quelques sages du quartier. Selon lui, le leader religieux est tout simplement victime de son soutien affiché à l’UFDG.

« Si nous sommes là, c’est pour vous réitérer notre solidarité par rapport à la détention d’Elhadj Abdoulaye Baldé. C’est notre ami commun, qui est attaché à l’islam et au renforcement des liens d’amitié. Quelqu’un qui ose, qui aime et qui ne manque pas de soutien à l’UFDG et à son président. Il l’a démontré pendant qu’il est en prison, lorsque sa femme a accouché, en donnant le nom de son enfant à Elhadj Cellou.

Cela prouve, malgré le fait qu’il soit en prison, l’amour et la confiance qui existent entre nous et que rien ne peut entamer. Si le pouvoir avait pensé qu’en l’arrêtant et en l’intimidant, il allait prendre ses distances avec l’UFDG et son président, il a eu un enfant à qui il a donné mon nom. On ne peut dépasser cela parce qu’il y a des choses qui n’ont pas de prix. Le seul prix, c’est la reconnaissance de son bienfaiteur, venir dans la famille de l’intéressé et montrer au voisinage qu’il n’est pas isolé », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Elhadj Abdoulaye Baldé, imam dans 3 mosquées de Conakry (à Wanindra, Dabondy et Madina). Il a été arrêté à son domicile à Wanindra le 28 octobre 2020 à 02 heures du matin à cause de ses opinions. Il est parmi les prisonniers qui sont toujours en détention à la Maison centrale de Conakry, sans jugement

Affligée par la détention d’Elhadj Abdoulaye Baldé, sa famille est réconfortée par cette visite des responsables de l’UFDG. Nouhou Baldé, jeune frère de l’imam, a remercié la délégation pour son déplacement. « Au nom de la famille, nous vous remercions… Votre déplacement jusqu’ici est très louable. C’était important que le quartier sache qu’il (Elhadj Abdoulaye Baldé, ndlr) n’est pas isolé (…).

Le décès de notre père, c’est vrai que ça a été un choc pour nous. Mais avant son décès, notre cher papa voulait revoir son fils, il a beaucoup pleuré de son absence. Mais Dieu n’a pas voulu qu’ils se revoient de son vivant. Et la délégation que vous avez envoyée à Télimélé (pour assister aux obsèques, ndlr) est arrivée avant le corps, ils ont assisté à toute la cérémonie. Donc, nous vous remercions pour cette marque de reconnaissance », a dit le porte-parole de la famille.

A noter que cette visite a été marquée aussi par des prières et bénédictions pour le repos des âmes des personnes décédées et pour la libération de tous les détenus politiques.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Dr Fodé Oussou parle de Foniké Menguè : « C’est un homme digne et responsable »

20 juin 2021 à 0 12 26 06266
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Une délégation de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), conduite par Cellou Dalein Diallo (le président dudit parti), s’est rendue ce samedi, 19 juin 2021, au domicile de Oumar Sylla alias Foniké Menguè, cet activiste de la société civile récemment condamné à 3 ans de prison par la Cour d’Appel de Conakry. Cette forte délégation de la principale formation politique d’opposition au régime d’Alpha Condé était allée exprimer sa solidarité à la famille, aux amis et surtout à l’épouse de jeune activiste qui paye actuellement de sa liberté son opposition inébranlable au troisième mandat du président Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce tête à tête plein d’émotion et de signification s’est tenu à huis clos. Et, au sortir de la rencontre, c’est  le vice président Dr Fodé Oussou Fofana qui a pris la parole, au nom de la délégation, pour faire le compte rendu à la cohorte de journalistes qui attendait à la porte. Ainsi, dans une brève allocution, ce vice président de l’UFDG est revenu sur le motif de leur présence au domicile de Foniké Menguè et les échanges qui ont ponctué la rencontre avec la famille et l’épouse de ce jeune  et dynamique activiste guinéen.

« Notre présence ici (chez Foniké Mengué) ce soir, la haute direction de l’UFDG, conduite par le président Elhadj Cellou Dalein, c’est pour apporter notre solidarité à  notre camarade, notre ami et notre frère Foniké Menguè. C’est aussi de venir renouveler, encourager sa famille et dire à  son épouse qu’elle doit être fière de son époux. Foniké Menguè est rentré dans l’histoire de notre pays par la grande porte. Il a démontré qu’est-ce qu’un homme doit faire dans la vie. C’est le courage. Foniké Menguè est emprisonné aujourd’hui ; mais cela ne l’a pas empêché d’être digne. C’est un homme digne et responsable. C’est un homme qui a prouvé que quand on n’est pas en faute, on n’a pas le droit de s’apitoyer. Quand on n’est pas en faute on n’a pas le droit de reculer. Foniké Menguè a prouvé, comme nous autres, que le combat qu’il mène et qu’il a toujours mené est un combat pour que notre pays soit véritablement démocratique, un pays où les droits humains doivent être respectés, un pays où la justice doit être pour tout le monde. Ces valeurs que Foniké Menguè défend sont partagées par UFDG et par le président Elhadj Cellou Dalein Diallo. Nous sommes là donc pour apporter notre solidarité à Foniké Menguè et à son épouse. Féliciter encourager son épouse, parce qu’elle a prouvé aussi que c’est une personne digne. Donc, voilà l’objet de notre présence ici… Et, l’épouse de Foniké Menguè a été sensible, elle a bien apprécié la présence du président Cellou Dalein, elle a bien apprécié la présence de la plus haute direction de l’UFDG », a indiqué Dr Fodé Oussou Fofana.

De son côté, madame Sylla Hawa Dian Doukouré, épouse de Foniké Menguè, a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance au l’UFDG. Egalement, elle laissé entendre que cette visite est pleine de sens pour elle et toute sa famille pendant cette période de dure épreuve.

Madame Sylla née Hawa Dian Doukouré, épouse de Foniké Menguè

« C’est un plaisir pour moi aujourd’hui recevoir la délégation de l’UFDG, après la condamnation de mon mari. Ils étaient là pour réitérer leur considération, leur respect et leur soutien  inconditionnel à sa personne et à sa famille. On est vraiment satisfait de leur visite, parce qu’il faut reconnaître que ce n’est pas tout le monde qui peut s’afficher comme ça ; et, le président de l’UFDG et la direction du parti l’ont fait malgré que leurs calendriers sont changés. C’est beaucoup de choses pour nous », Madame Sylla Hawa Dian Doukouré.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : +224622919225

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Dr Fodé Oussou sur la grâce accordée à Madic et Grenade : « ce sont des innocents qui ont été libérés »

20 juin 2021 à 0 12 21 06216
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, une forte délégation de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) s’est rendue ce samedi, 19 juin 2021, au domicile de l’activiste Oumar Sylla alias ‘’Foniké Mengué’’, emprisonné pour son opposition inébranlable au troisième mandat du président Alpha Condé. Et, à l’occasion de cette visite de solidarité et d’encouragement à la famille et à l’épouse de ce jeune activiste de la société civile guinéenne, Dr Fodé Oussou Fofana, vice président de l’UFDG, a été interpellé par les médias sur la grâce présidentielle accordé hier à Mamadi Condé alias ‘’Madic 100 Frontière’’ et Boubacar Diallo alias ‘’Grenade’’ qui étaient tous deux en prison à la maison centrale de Conakry.

Sans détour, ce cadre du parti de Cellou Dalein Diallo s’est réjoui de l’affranchissement de ces deux détenus politiques. Cependant, Dr Fodé Oussou Fofana a tenu à préciser que c’était des innocents (Oumar Sylla et Mamadi Condé) qui avaient été arrêtés et jetés dans les geôles du régime Alpha Condé.

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

« Nous disons que la grâce présidentielle a été donnée à des gens qui ont été arrêtées, à notre avis, arbitrairement. Quand on vous arrête arbitrairement, alors que vous n’avez absolument rien fait et qu’on vous emprisonne, quand on vous libère, c’est une chose qui est tout à fait normal. Nous sommes heureux qu’ils soient libérés, mais nous considérons qu’ils ne sont responsables de rien. Ils n’ont absolument rien fait, c’est des innocents qu’on a arrêtés et emprisonnés. Ce sont ces innocents là qu’on a libérés », a martelé Dr Fodé Oussou Fofana avec insistance.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : +224622919225

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Conakry : Frébory Donzo réélu à la tête de l’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée (UNTRG)

20 juin 2021 à 0 12 08 06086

L’union nationale des transporteurs routiers de Guinée (UNTRG) vient de renouveler son bureau exécutif à Conakry. A la faveur d’un congrès national organisé au palais du peuple jeudi dernier, 17 juin 2021, cette structure syndicale a procédé à l’élection de ceux qui vont conduire sa destinée par les cinq (5) prochaines années. Et, c’est Elhadj Frébory Donzo, le président sortant de l’UNTRG qui a été réélu à la tête de ce syndicat, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ils sont venus des quatre coins de la Guinée pour prendre part à ce congrès électif de l’UNTRG. Ils, ce sont les transporteurs routiers membres de ce syndicat national. Et, les travaux ont permis de mettre en place un bureau exécutif de 51 membres (majoritairement composé d’hommes). C’est ce bureau, conduit par Elhadj Frébory Donzo, qui devra mettre au travail pour réunir et défendre les intérêts de l’UNTRG pour les cinq prochaines années en Guinée et ailleurs.

Elhadj Frébory Donzo, président de l’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée

« C’est avec grand honneur que je prends la parole pour vous remercier. Vous n’êtes pas sans savoir que faire un congrès apaisé demande beaucoup d’efforts. Je remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé vraiment pour que ce congrès soit apaisé. Je ne vais pas citer les noms des gens, mais tous les membres du bureau le savent : pour qu’on arrive à ce niveau, il a fallu des interventions, il a fallu des négociations, il a fallu des paroles, pour que nous puissions arriver à un congrès consensuel. Merci à Dieu. Vous nous avez renouvelé la confiance. Une équipe dynamique qui est élue aujourd’hui, nous vous garantissons que, s’il plaît à Dieu, nous ferons tout pour mettre l’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée devant la scène du transport guinéen. Nous n’allons jamais manquer de défendre l’intérêt exclusif des transporteurs. Nous sommes élus pour défendre l’intérêt des transporteurs ; et, si Dieu nous donne la santé et la longévité, nous allons défendre vos intérêts », s’est engagé Elhadj Frébory Donzo après sa réélection à la tête de ce syndicat.

Devant les membres congressistes qui l’ont confié à nouveau les directions de l’UNTRG, Elhadj Frébory Donzo a aussi décliné les priorités du bureau qu’il doit désormais diriger.

« Nos priorités, comme vous le savez, c’est la vétusté du parc automobile en Guinée. Nous allons nous attaquer à ce projet pour un renouvellement, surtout au niveau du transport en commun et aussi du transport des marchandises. L’appel que j’adresse aux transporteurs, c’est d’essayer de formater et de sensibiliser nos chauffeurs pour réduire les accidents. Au niveau de l’État aussi, l’appel que nous adressons, c’est d’essayer de revoir nos déviations surtout sur la Nationale numéro1. Parce qu’il y a des mauvaises déviations qui entraînent beaucoup d’accidents, beaucoup de chute des véhicules. Si vous avez vu hier à la télé, nous sommes en concertation avec le gouvernement, avec les différents ministres qui sont concernés, pour attaquer les problèmes de la route, le problème de renouvellement du parc, et même le problème des assurances. Parce qu’on a compris que les assurances n’arrivent pas remboursées généralement ; et, ça fatigue les transporteurs. Donc, on va s’attaquer à tous ces éléments », a promis Elhadj Frébory Donzo.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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