Trafic de drogue : un véhicule transportant du chanvre indien saisi à Télimélé

11 juin 2021 à 16 04 55 06556
Minibus transportant du chanvre indien saisi à Télimélé

Une importante quantité de chanvre indien a été saisie dans la nuit du jeudi à ce vendredi, 11 juin 2021, à Télimélé. Le minibus qui transportait cette drogue a été intercepté au niveau du Col de Loubha, à la rentrée de la ville. Les deux convoyeurs de la marchandise prohibée ont été conduits à la prison civile de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le juge de paix de Télimélé en personne qui a dirigé cette opération. Informé de la venue de ce minibus rempli de chanvre indien dans la préfecture, Yamoussa Conté a envoyé des agents de la garde pénitentiaire pour intercepter le véhicule. Les convoyeurs de la drogue ont tenté de négocier avec les agents, mais en vain.

« C’est grâce à nos informateurs que nous avons arrêté ce véhicule rempli de drogue. Il y avait deux personnes à l’intérieur du véhicule : le chauffeur et une dame. Et d’après eux, ils envoyaient cette drogue à Santou, une sous-préfecture relevant de la préfecture de Télimélé. On les a identifiés à partir de Kaba, un district de Gougoudjé. Quand ils sont arrivés au Col de Loubha, on a mis la main sur eux et on les a conduits à la prison civile où ils séjournent actuellement.

Aussitôt, nous avons informé notre hiérarchie, mais aussi les autorités communales et préfectorales, et les chefs de services de sécurité. Nous avons instruit au commissaire central de police d’ouvrir une enquête judiciaire tout en faisant un procès-verbal à cet effet. Les auteurs seront traduits conformément à la loi à la justice pour répondre de leur forfaiture », a indiqué le juge de paix de Télimélé.

Cette saisie intervient quatre mois après celle enregistrée le 11 février 2021, à Télimélé, où un camion rempli de chanvre indien avait été intercepté par les services de sécurité. Pour Yamoussa Conté, cette préfecture est devenue une plaque tournante du trafic de drogue.

« Le constat est clair, Télimélé est devenue une plaque tournante du trafic de drogue, compte tenu de sa position géographique. Parce qu’elle fait frontière avec huit autres préfectures. Donc Télimélé est un grand carrefour et les barrages sont corrompus. On demande aux chefs des services de sécurité d’ouvrir des enquêtes internes au niveau de leurs services, parce que bon nombre de leurs éléments sont complices de cette situation. Au niveau de la population, nous demandons la franche collaboration. A chaque fois qu’elle a des informations, il ne faut pas hésiter à nous les remonter, car nous devons mener une lutte commune pour protéger nos enfants qui sont les victimes », a lancé le juge.

Pour l’heure, nous ne connaissons pas la quantité exacte de drogue qui se trouve dans le véhicule.

De Télimelé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 655363665

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Condamnation de Foniké Mangué : la réaction de l’OGDH

11 juin 2021 à 16 04 32 06326
Foniké Mangué

L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) est préoccupée du harcèlement judiciaire continu contre les opposants au troisième mandat, s’inquiète des menaces et intimidations contre les défenseurs des droits humains. Elle déplore également la lenteur qui caractérise le processus de dialogue annoncé par les autorités.

L’OGDH suit de près l’évolution de la situation socio-politique en Guinée. Une situation marquée par le harcèlement judiciaire continu contre les opposants au troisième mandat dont plusieurs sont encore en attente de jugement.

Au nombre de ces opposants figurent, M. Oumar SYLLA alias foniké mangué et M. Mamady CONDE alias Madic sans frontière qui ont tous deux été condamnés par la Cour d’appel de Conakry le jeudi 10 juin 2021 respectivement à 3 ans et à 1 an d’emprisonnement ferme alors que selon leurs avocats tout au long des procédures judiciaires les concernant, aucun élément de preuve apporté pour démonter leur culpabilité ;

En outre, Me Pepe Antoine LAMAH, avocat et opposant au troisième mandat a fait l’objet de rétention dans les locaux de la DPJ le 07 juin 2021 alors qu’il s’était rendu là pour rencontrer son client.

A ces situations, il faut ajouter la lenteur qui caractérise le processus de dialogue annoncé par les autorités plongeant le pays dans un climat de tension entre le gouvernement et la classe politique de l’opposition.

L’OGDH rappelle que la République de Guinée est partie au pacte international relatif aux droits civils et politiques qui dispose en son article 19:

«  Nul ne peut être inquiété pour ses opinions.

Toute personne a droit à la liberté d’expression ; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique ou par tout autre moyen de son choix… »

A cet effet, elle interpelle le Président de la République, garant des droits et des libertés fondamentales des citoyens afin de garantir l’indépendance de la justice  et son implication personnelle pour l’amorce d’un dialogue politique inclusif pour éviter un lendemain incertain pour le pays.

Le Président

M. Souleymane BAH

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Me Christophe Koné sur la condamnation de Foniké Menguè : « notre justice est en train d’aller en sale besogne »

11 juin 2021 à 15 03 57 06576
Maître Koné Aimé Christophe Labilé, président de l’ONG Avocats sans frontières de Guinée

Comme annoncé précédemment, Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, Responsable de la mobilisation et des antennes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été condamné à 3 ans de prison ferme hier, jeudi 10 juin 2021, par une décision de la Cour d’Appel de Conakry. Une condamnation de cet activiste de la société civile guinéenne est aujourd’hui très vivement critiquée par  l’opposition et les organisations de défense des droits humains en Guinée. Au niveau de l’ONG ‘’Avocat Sans Frontière’’, on exprime une « indignation » face décision de la Cour.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce vendredi, 11 juin 2021, Me Koné Aimé Christoph Labilé, le président de l’ONG Avocat sans frontière, s’est interrogé sur les motivations de la Cour en rendant cette décision.

« Je l’ai appris dans les différents médias, moi-même je n’y étais pas. Mais, j’ai une réaction d’indignation à travers ce que j’ai entendu. Partir d’une condamnation de 11 mois et je ne sais qui a fait appel peu importe, mais Foniké Mengué je crois qu’il a fait appel. Donc, quand un prévenu condamné fait appel, c’est pour alléger sa peine. Je tombe de nuit que la décision est drastiquement changé au niveau de la cour d’appel dans le sens d’alourdir sa sanction. La question que je me pose d’abord, c’est-ce que le procureur a fait appel ? Parce que l’appel du prévenu ne peut pas aggraver son sort. D’apprendre que même en audience, au niveau de la cour d’appel, la réquisition du procureur tournait autour de 2 ans. Alors, quand le juge condamne à 3 ans, juge qui n’est pas parti, je crois qu’il y a eu une mauvaise décision. Le juge a statué au-delà de ce qui lui était demandé. Alors, la question que je me pose, pourquoi les juges de la Cour d’Appel ont-t-il agit ainsi ? Qu’est-ce qu’ils ont voulu faire ? » s’est interrogé Me Koné Aimé Christoph Labilé.

Pour ce défenseur des droits humains, la procédure normale n’a pas été respectée dans cette affaire.

« Une décision doit être rendue à la suite d’un débat contradictoire au cours duquel chaque partie tente de tirer la couverture vers lui. Le prévenu tente de dire qu’il n’a commis aucune infraction ; et, pour cette raison, il demande sa relaxe pure et simple. Monsieur le procureur qui est l’empereur de la poursuite peut dire : ce Monsieur qui est par devant vous a commis telle infraction et pour la répression de laquelle je sollicite qu’il soit condamné à tel nombre d’année ou tel nombre de mois. Alors si les deux parties s’expliquent, le juge qui doit prendre le juste milieu et rendre la décision conformément à la loi qui est applicable aux faits. Qu’il aille au-delà de ce qui lui est demandé, on ne peut dire que c’est une mauvaise décision. Mais, en tant que défenseur des droits de l’homme, je crois que notre justice est en train d’aller en sale besogne », a indiqué Me Koné Aimé Christoph Labilé.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Cas des détenus politiques : l’épouse de Chérif Bah adresse un message aux Guinéens

11 juin 2021 à 15 03 15 06156
Mme Bah Hadja Maïmouna Diallo, épouse de Chérif Bah et vice-présidente du bureau national des femmes de l’UFDG

Dans une note publiée ce vendredi, 11 juin 2021, Hadja Maïmouna Diallo, épouse de Chérif Bah (vice-président de l’UFDG), s’est exprimée une nouvelle fois sur la détention de son mari et des autres opposants incarcérés depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry. Tout en dénonçant une « parodie de justice » qui n’a que trop duré, l’opposante remercie tous ceux qui ont apporté leur soutien et leur solidarité aux détenus politiques et à leurs familles pendant cette période difficile. Elle demande à tous les Guinéens de formuler des prières en faveur de leur libération.

Guineematin.com vous propose ci-dessous son message :

Cela fait huit mois que mon cher époux et ses compagnons sont privés de leur liberté.

Huit mois qu’ils sont privés de la chaleur de leurs familles.

Huit mois qu’ils subissent des conditions de détention indignes de leur personnalité.

Huit mois qu’ils cohabitent avec les rats, les punaises, les cafards et les moustiques.

Malgré cette flagrante injustice, le peuple de Guinée est fier de la bravoure et de la dignité dont ils ont fait preuve jusqu’à ce jour.

Je profite, par ailleurs de l’occasion, au nom de tous les détenus et de leurs familles, pour remercier le peuple de Guinée pour son soutien et ses encouragements pendant cette période difficile que nous traversons. Nous sommes profondément touchés par le fait que les guinéens ne nous aient pas oublié.

Merci à nos parents, amis et sympathisants. Merci pour le soutien moral, matériel et financier car en effet, ma maison n’a pas désempli depuis le premier jour de leur détention. C’est davantage le cas les week-ends, à tel point que mon mari et moi avons convenu que je n’aille plus lui rendre visite en prison les dimanches et ce afin de pouvoir recevoir l’affluence de monde qui vient nous témoigner leur soutien.

Merci pour les grands paniers de fruits, pour les cartons remplis de tous genre, pour les paroles réconfortantes. En effet, plus précieuses que le diamant le plus pur, car elles me rappellent constamment que « Ton mari est un symbole pour ce pays. Il ne ferait pas de mal à une mouche. Il est honnête, sincère et a toujours été un rassembleur. Il restera dans les annales de notre histoire comme étant un bâtisseur de cette nation, un homme loyal, sincère et foncièrement honnête. Lui et ses compagnons ne méritent absolument pas ce traitement. »

Je n’oublie pas les guinéens de l’étranger, qui nous n’ont pas arrêté de nous témoigner à travers divers canaux, leur attachement, leur forte compassion et leur sympathie.

Merci pour les cotisations, venant de personnes allant des plus modestes, aux plus nantis, surtout pendant le mois saint du Ramadan. Sachez que c’est grâce à vous que de nombreux détenus ont tout simplement pu jeûner.

Sachez que c’est votre soutien à tous, la conviction de leur innocence, et l’évidence pour tous les guinéens et la communauté internationale, de la grotesque comédie politique dont ils sont les dommages collatéraux, qui leur permet de tenir le coup. Nous savons tous qu’ils ne sont pas à leur place et cette parodie de justice n’a que trop duré. Cela fait huit mois, 212 jours plus précisément que le monde entier attend leur libération. La prison est dure pour tout le monde, mais l’est encore plus pour un innocent.

Néanmoins le sacrifice de leur liberté au profit de la nation, leur a permis de constater avec émotion, l’attachement des guinéens à leurs modestes personnes.
Mon mari m’a dit un jour, « C’est vrai que je souffre d’être en prison, mais je souffre encore plus de savoir que ma détention fait souffrir tant de personnes. Voilà ce qui m’empêche réellement de dormir la nuit ». C’est ça d’être Cherif Bah : incapable d’être la cause de la souffrance d’autrui.

En ce vendredi, jour de rassemblement et de prière sainte, j’en appelle à tous les guinéens ! Au nom de tous les détenus injustement incarcérés, je vous demande de formuler une prière pour leur libération, que celle-ci résonne sur toute l’étendue du territoire !

Hadja Maïmouna Bah Diallo

Épouse du détenu Ibrahima Chérif Bah.

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Condamnation de Foniké Menguè : plusieurs ONG dénoncent le « manque d’indépendance de la justice »

11 juin 2021 à 14 02 47 06476
Oumar Sylla, Foniké Menguè

Le militant Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, coordinateur-adjoint de Tournons la Page Guinée et responsable à la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été condamné le 10 juin 2021, lors de son procès en appel, à 3 ans de prison ferme pour « communication et divulgation de fausses informations, menaces notamment de violences ou de mort ».

Tournons La Page, Agir ensemble pour les droits humains, l’ACAT-France, la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, le CRID et le CCFD-Terre Solidaire dénoncent cette condamnation arbitraire qui atteste, une fois de plus, de la criminalisation de l’exercice pacifique des libertés d’expression et de manifestation par les autorités guinéennes, ce qui est très inquiétant et va à l’encontre des textes internationaux protégeant ces libertés et ratifiés par la Guinée, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié le 24 janvier 1978.

C’est également un nouvel exemple du manque d’indépendance de la justice en Guinée.

Plutôt que de répondre aux préoccupations légitimes de la jeunesse guinéenne en termes de respect de la démocratie et de l’État de droit, les autorités guinéennes arrêtent et font condamner les voix dissidentes qui s’élèvent au sein de la société civile. C’est un chemin risqué pour la société dans son ensemble que de stigmatiser toute personne s’opposant à la présidence d’Alpha Condé.

La condamnation en appel d’Oumar Sylla s’appuie sur les charges retenues contre lui lors de sa première incarcération entre avril et août 2020 suite à sa participation à l’émission de grande écoute « Les Grandes Gueules » sur Radio Espace FM, au cours de laquelle il a dénoncé les arrestations arbitraires et les exactions survenues dans la ville de N’Zérékoré le 22 mars 2020 ; charges qui avaient pourtant été abandonnées par la suite.

Arrêté pour la seconde fois le 29 septembre 2020 en pleine rue alors qu’il se rendait à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat, Oumar Sylla a vu sa santé se dégrader en raison des conditions carcérales très difficiles à la prison centrale de Conakry.

Il est déplorable d’assister à ces violations répétées des droits humains et de l’État de droit. Nous continuerons à nous mobiliser pour nos partenaires guinéens ainsi que pour toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions en Guinée, et nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle d’Oumar Sylla et de tous les défenseurs des droits humains et prisonniers politiques en Guinée.

Fait le 11 juin

Tournons La Page

Agir ensemble pour les droits humains

ACAT-France

FIDH, dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

CRID

CCFD-Terre Solidaire

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Violation du couvre-feu à Conakry : 8 tenanciers de bars et leurs familles relaxés par la justice

11 juin 2021 à 12 12 47 06476

Ce sont huit (8) prévenus, tous des tenanciers de bars et leurs familles), qui ont bénéficie mercredi dernier, 09 juin 2021, d’une « relaxe pour délit non constitué » devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ils étaient tous poursuivis pour « attroupement illégale » pendant la période du couvre-feu en vigueur à Conakry dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19 en Guinée. Le tribunal les a blanchis de cette infraction et a renvoyé le ministère public à mieux se pourvoir, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces tenanciers de bars et leurs familles ont été arrêtés pendant les heures du couvre-feu, dans divers quartiers de la haute banlieue de Conakry. Mais, à la barre ce mercredi, ces prévenus ont laissé entendre qu’ils ne travaillaient au moment de leur interpellation.

« Je suis gérant de bar à Kobaya. Ce jour j’avais fermé mon bar à 23h30 pour le respect du couvre-feu en vigueur dans le pays. Chaque jour, à cette heure, je demande à mes clients de rentrer pour que je ferme le bar. Pendant que j’étais couché avec ma famille et un de mes frères, j’ai reçu la visite d’une brigade de la gendarmerie à 00h15min. Ils ont tapé à la porte qui était fermée et m’ont demandé de l’ouvrir. Chose que j’ai refusé. C’est après quoi qu’ils ont défoncé la porte pour y rentrer. J’étais couché avec ma femme, mes deux enfants et mon frère avec qui d’ailleurs on m’a interpellé. C’est ainsi qu’ils nous ont arrêtés (mon frère et moi) envoyé à leur base », a expliqué Marcel Moriba Maomou, gérant de bar à Kobaya.

Sur la même lancée, Jean Marie Yaradouno a dit avoir été interpellé dans son bar à Sonfonia où il a préféré passer la nuit après une dure journée de travail d’installation. « Je suis propriétaire d’un bar inachevé. Il y avait des travaux à faire à l’intérieur. Le samedi passé, j’ai fait venir mon cousin Roger Kondano de Tombolia et un frère qui habite lui à Kissosso pour m’aider à faire certaines installations dans mon bar, parce que c’est un nouveau bar qui n’opère aucune activité commerciale pour le moment. Donc, ce jour, on a passé toute la journée à y travailler, jusqu’à 23h passées.

Finalement, comme il se faisait tard, nous avons décidé d’y passer la nuit en plus pour sécuriser mes installations et objets nouveaux. Étant couchés à 00 heure passé, les agents sont venus taper à la porte et me demander d’ouvrir pour qu’ils vérifient s’il y a des clients. Je leur ai dit qu’il n’y a personne ici. Ils ont insisté, moi aussi j’ai ouvert parce que ce sont les agents de l’État. Ils sont rentrés puis ils nous ont arrêté tous les trois », a-t-il confié.

Egalement, tous les prévenus qui ont défilé devant le tribunal correctionnel ont clamé leur innocence. Mais, dans ses réquisitions, le ministère public a quand même demandé leur condamnation à un an de prison assortie de sursis. Et, De son côté, la défense a tout simplement plaidé la relaxe pour les huit (8) prévenus.

Finalement, le tribunal a suivi les plaidoiries de la défense et a relaxé les huit prévenus pour délit non constitué. « Le tribunal statuant publiquement et contradictoirement en matière correctionnel sur l’action publique, en application de l’article 544 du code de procédure pénal, relaxe pure et simple ces prévenus, tous poursuivis par le ministère public pour attroupement illégal, pour délit non constitué, déboute le ministère public et le renvoie à mieux se pourvoir », a dit la juge Aïssatou Kalissa qui a présidé cette audience.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Condamnation de Foniké Menguè : « il y a des mains noires qui ont influencé le juge »

11 juin 2021 à 12 12 43 06436
Elhadj Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition guinéenne

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, ce vendredi 11 juin 2021, le chef de file de l’opposition guinéenne a réagi aux condamnations en appel de Mamadi Condé alias Madic 100 frontière (militant de l’UFDG) et de l’activiste de la société civile Oumar Sylla alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC.

S’il se réjouit de la réduction de la peine du premier (qui passe de 5 ans à 1 an d’emprisonnement), Elhadj Mamadou Sylla déplore l’alourdissement de la peine du second (qui passe de 11 mois à 3 ans d’emprisonnement). Le président de l’UDG dénonce un deux poids deux mesures dans les décisions de la Cour d’appel de Conakry, estimant qu’il y a des mains noires qui ont influencé le juge Seydou Keïta.

« Je suis content pour Madic 100 frontière, parce que je vois que sa peine a été réduite de 5 ans à 1 an d’emprisonnement. Mais je trouve qu’il y a du deux poids deux poids quand je vois la peine infligée à Foniké Menguè. Je ne sais pas trop ce qui a permis la réduction de la peine de Madic 100 frontière, mais j’ai appris quand même que ses parents (son père et sa mère) sont du RPG (le parti au pouvoir) depuis sa création.

Donc je me dis que ses parents ont dû jouer un rôle pour que sa peine soit réduite. Quant à Foniké Menguè, sa peine a été alourdie certainement parce qu’il n’a pas de parents dans le RPG Arc-en-ciel. Sinon, si le procureur requiert une peine de 2 ans d’emprisonnement, pourquoi le juge va au-delà en ajoutant 1 an là-dessus ? C’est tout simplement parce qu’il y a des mains noires qui sont derrière cette affaire, qui ont influencé le juge (…)

Donc je suis très surpris de cette décision. Je pensais qu’on allait relaxer carrément ces deux jeunes. Ça veut dire qu’il y a deux personnes qui poursuivent : il y a le procureur de la République et il y a un autre qui est caché dans le noir, qui impose des choses au juge », a déclaré Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition guinéenne.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Sidya Touré aux Guinéens : « quand l’injustice devient loi, la résistance populaire est un devoir »

11 juin 2021 à 11 11 44 06446
Sidya Touré, président de l’UFR

La condamnation en appel de l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC, suscite des réactions au sein de l’opposition guinéenne. Après Cellou Dalein Diallo, c’est au tour de Sidya Touré de se prononcer sur le sujet.

Dans une publication faite sur sa page Facebook, ce vendredi 11 juin 2021, le président de l’UFR a qualifié la décision de la Cour d’appel de Conakry d’un « simple caprice d’un autocrate qui a décidé d’asservir les Guinéens », faisant allusion au président Alpha Condé. Il en a profité pour lancer un message de résistance.

La condamnation de Foniké Menguè n’est pas un acte de justice mais le simple caprice d’un autocrate qui a décidé d’asservir les Guinéens à défaut de les servir. Mais ne dit-on pas : « quand l’injustice devient loi, la résistance populaire est un devoir », a écrit l’opposant, ajoutant que « La Guinée mérite mieux ».

A rappeler que c’est le troisième procès auquel Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, a fait face depuis son engagement dans la lutte contre le troisième mandat du président Alpha Condé. Son premier procès s’est achevé le 28 août 2020 devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn.

La juridiction l’avait déclaré non coupable des faits de « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort » pour lesquels il était poursuivi. Mais le parquet de Dixinn avait aussitôt relevé appel de cette décision du juge Alphonse Charles Wright.

Pour la deuxième fois, l’activiste de la société civile a été jugé par le Tribunal de Première Instance de Mafanco, qui l’a reconnu coupable de « provocation directe d’un attroupement non armé suivi d’effets ». Des faits pour lesquels il a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement ferme. Ses avocats aussi avaient interjeté appel contre cette décision.

A l’issue de son procès en appel qui portait sur ces deux dossiers, ce responsable du Front National pour la Défense de la Constitution a été condamné, ce jeudi 10 juin 2021, à 3 ans d’emprisonnement ferme.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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SADEN 2021 : plus de 30.000 participants, 5 lauréats empochent plusieurs millions de francs

11 juin 2021 à 11 11 10 06106

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a pris fin dans la soirée du jeudi 10 juin 2021, à Conakry. Présidée par le parole-parole du gouvernement, Tibou Kamara, la cérémonie a été marquée par la remise de prix aux lauréats. Cinq entrepreneurs guinéens ont bénéficié d’un accompagnement financier de plusieurs millions de francs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Organisée sous le thème : « l’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 », la troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée a été ponctuée d’ateliers de panels et de compétitions. A l’issue des travaux, cinq participants ont remporté les prix qui étaient en jeu, empochant des dizaines de millions de francs guinéens. Le prix SADEN-FULBRIGHT, qui s’élève à 5000 dollars, est revenu au projet Hadem de Korka Barry. Un motif de joie et d’encouragement pour le jeune entrepreneur.

Korka Barry, lauréat

« Le projet Hadem, c’est une plateforme que nous voulons mettre en place qui va permettre de favoriser le covoiturage urbain. Aujourd’hui, si vous avez fait le constat, beaucoup de Guinéens ont des difficultés à se déplacer. Ce qui nous a donc amené à réfléchir à une solution qui va permettre aux propriétaires de voitures qui quittent leurs domiciles et viennent en ville pour travailler de pouvoir collaborer avec les jeunes, afin de covoiturer ensemble. Ça a non seulement un impact économique et sociétal très important, mais aussi ça va faciliter la création d’emplois et ça va permettre aux propriétaires de véhicules de rentabiliser leur trajet. Ce projet va aussi permettre de réduire la pollution. Avec ce prix, je vais renforcer mon équipe d’ingénieurs, parce que nous sommes en train de développer l’application actuellement », a réagi Korka Barry.

Fatoumata Soumah, lauréate

Les quatre autres lauréats, dont les projets ont été jugés innovants, ont empoché chacun un montant de 30 millions de francs. Parmi eux, Fatoumata Soumah qui a remporté le prix de la catégorie féminine, avec son projet Final vision éducative. « Je suis très heureuse et très ravie d’être gagnante de ce concours, ça m’a vraiment touché, je remercie les organisateurs. Notre projet est un projet éducatif qui met en collaboration les parents d’élèves et l’école dans le suivi régulier des activités scolaires et parascolaires. Comme vous le savez, en Guinée, il y a beaucoup d’élèves qui détournent leurs frais de scolarité et après restent derrière la cour de l’école sans que les parents ne soient au courant.

Du coup, nous avons réussi à mettre une solution en place qui est une plateforme numérique qui va mettre les parents d’élèves et l’école en collaboration. Et quand un parent d’élève a cette application dans son téléphone, il va recevoir chaque soir les informations de son enfant pour savoir s’il a été en classe ou pas, s’il a payé les frais de scolarité ou s’il est régulier à l’école. Bref, tout ce qui concerne les activités scolaires de l’élève. Une façon pour nous d’aider le système éducatif guinéen pour que ça puisse avancer d’une autre manière », a déclaré la lauréate.

Ibrahima Camara, lauréat

Dans la catégorie Agrobusiness du prix CBG de l’entreprise de l’année, c’est Ibrahima Camara, président de la Coopérative des Jeunes pour le Développement Agricole de Guinée (COJDAGUI), qui a remporté le prix. Ce dernier est à sa troisième participation au SADEN. « C’est un grand plaisir pour moi de remporter ce prix. Car j’ai été trois fois successives candidat à ce prix, mais c’est seulement cette année que j’ai pu l’emporter. Ce prix représente pour moi le plafond de récompense pour la visibilité des jeunes entrepreneurs en Guinée. La COJDAGUI, notre entreprise, a été créée en 2014 et elle évolue dans l’agro-business dans la chaîne de valeur du riz. Notre objectif, c’est de produire du riz de qualité selon les normes alimentaires pour la consommation de la population guinéenne », a-t-il indiqué.

Les deux autres prix dans les catégories sociale et urbain sont revenus respectivement aux projets Guinée Art Afrique et GESBAT. Présidant la cérémonie de clôture du SADEN 2021, le ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du gouvernement, a exprimé la satisfaction des autorités guinéennes par rapport à la tenue de cette rencontre de deux jours. « Je vais commencer par féliciter et remercier les organisateurs pour cet événement qui a été l’occasion de passer en revue l’ensemble des politiques publiques et des stratégies pour la promotion de l’entreprenariat et l’épanouissement des entrepreneurs guinéens (…)

Tibou Kamara, porte-parole du gouvernement

Je vous invite donc tous à travailler à un effort de paix, à un effort concorde national pour créer des conditions de la confiance dans notre pays, qui vous offriront à chacun une opportunité de réussir et une chance pour notre pays de devenir grand et prospère. Au nom de son Excellence monsieur le président de la République, Pr Alpha Condé, de son premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kossory Fofana, et de l’ensemble du gouvernement, que nous sommes à la tâche pour créer les meilleurs conditions de confiance dans notre pays et les meilleures opportunités pour l’investissement et les investisseurs dans notre pays », a dit Tibou Kamara.

A noter que cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a réuni près de 1000 personnes en présentiel, 30.000 personnes ont suivi la rencontre sur le Web et près de 1000 personnes ont suivi la retransmission des travaux dans les Universités de Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré, a annoncé Dr Himi Deen Touré, Vice-président du SADEN. La quatrième édition est prévue pour les 9 et 10 mars 2022.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Gaoual : Lanfia Kouyaté installé dans ses fonctions de préfet

11 juin 2021 à 8 08 54 06546

Nommé il y a un peu plus d’une semaine au poste de préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté a été installé hier, jeudi 10 juin 2021, dans ses nouvelles fonctions. C’était à la faveur d’une cérémonie organisée dans les locaux de la préfecture et présidée par le gouverneur de la région administrative de Boké (région d’où relève la préfecture de Gaoual), rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

C’est dans un contexte particulier de déferlement humain (arrivée massive d’orpailleurs) à Gaoual que Lanfia Kouyaté a pris fonction ce jeudi. L’homme assurait cette fonction par intérim depuis la mort de feu préfet Souleymane Sow tient désormais le gouvernail de Gaoual et est appelé à conduire cette préfecture vers des lendemains radieux. Certes, il a du pain sur la planche, d’autant plus que cette préfecture est aujourd’hui la destination prisée de milliers d’orpailleurs venus à la recherche de l’or. Mais, Lanfia Kouyaté compte bien relever le défi et travailler pour le bénéfice des populations.

Lanfia Kouyaté, nouveau préfet de Gaoual

« Parmi les jours que le tout puissant Dieu a crée dans son infini pouvoir, il y a des jours qui se distinguent des autres jours, non pas par la couleur de l’univers, mais plutôt par le contenu des événements faisant d’eux des moments indélébiles dans l’histoire des hommes et des peuples. Commander ses semblables hommes est à la fois noble et difficile que Dieu ne confie qu’aux hommes conséquents. Cette installation coïncide à un événement sans précédent dans la préfecture, après la découverte de l’or à Kounsitel et à Gaoual, occasionnant un déplacement massif et extraordinaire d’orpailleurs triplant en deux jours la population de Gaoual et de Kounsitel », a dit le préfet Lanfia Kouyaté.

Prenant la parole à cette cérémonie d’installation, le gouverneur de la région de Boké, Siba Lohalamou, a laissé entendre que le nouveau préfet de Gaoual est un administrateur qui a déjà fait ses preuves et qui a suffisamment prouvé qu’il aime cette préfecture.

« Il était impérieux d’installer d’abord le nouveau préfet avant de passer à quoi que çà soit et de donner les instructions du gouvernement aux populations de Gaoual. Donc, cette installation est une installation spéciale. Le nouveau préfet est une personne qui a prouvé à suffisance qu’il est de Gaoual, qu’il aime Gaoual, il suit les événements de Gaoual pour le meilleur », a dit le gouverneur Siba Lohalamou.

A noter qu’après son installation, le préfet Lanfia Kouyaté a reçu une délégation des jeunes de Gaoual pour parler de la situation qui prévaut dans leur localité. L’autorité préfectorale a promis d’œuvrer dans l’intérêt de tous les citoyens de Gaoual.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

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Injures et diffamation : La blogueuse Adama Camara alias « Ada Affairage » condamnée

11 juin 2021 à 8 08 45 06456

Ouvert depuis semaines devant le tribunal correctionnel de Dixinn, le procès de Adama Camara alias ‘’Ada affairage’’ a connu son épilogue ce jeudi, 10 juin 2021. Cette jeune blogueuse, poursuivie par Fatoumata Chérif et M’Balou Diakité (ancienne épouse du célèbre artiste guinéen Mousto Camara) pour « injures et diffamation », a été reconnu coupable et condamnée à un an de prison assortie de sursis. La partie civile se réjouit de la décision du tribunal, mais elle accuse le juge d’avoir « omis le montant de dommage et intérêt qui s’élève à 200 millions de francs guinéens ». L’avocat Me Salifou Béavogui promet de faire appel de la décision pour que cela soit corrigé, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire, la prévenue Adama Camara avait plaidé coupable des faits poursuivis à son encontre. Et, pour sa défense, elle avait dit avoir simplement repris les propos de l’artiste Mousto Camara traitant M’Balou Diakité (sa femme au moment des faits) d’infidèle.

« Moi aussi j’ai réagi à ce post, j’ai fait une vidéo dans laquelle j’ai donné raison à son mari. J’ai répété dans la vidéo ce que son mari a dit… Mousto a été le premier à informé le public que sa femme sort avec un autre artiste appelé Ans-T Crazy. Il dit que sa femme est infidèle. Moi aussi j’ai répliqué. Mais, finalement j’avais présenté mes excuses », avait expliqué la jeune blogueuse à l’audience du 27 mai dernier.

De son côté, la partie civile avait demandé l’application de la loi pour sanction la prévenue. Et, ce jeudi, le tribunal a déclaré Adama Camara alias ‘’Ada affairage’’ à un an de prison assortie de sursis. Cette décision, aussi symbolique soit elle, a été bien accueillie par l’avocat de la partie civile. Mais, Me Salifou Béavogui promet d’interjeter appel pour corriger une omission du tribunal correctionnel.

Me Salifou Béavogui

« J’ai plaidé en demandant qu’elle soit retenue dans les liens de la culpabilité pour des faits qu’elle-même a reconnu devant le tribunal. Elle a même présenté ses excuses. Le parquet a demandé qu’elle soit condamnée à 6 mois assortis de survis. Le tribunal quant à lui l’a condamné à un an de prison assortis de sursis. La partie civile a été déclarée recevable dans ses prétentions, mais le tribunal a omis le montant de dommage et intérêt qui s’élève à 200 millions de francs guinéens. Donc, sur ce point, nous allons relever appel contre la décision pour que cela soit corrigé en appel », a indiqué Me Salifou Béavogui au sortir de l’audience.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG ? La coordination régionale du SLECG à Labé dans un total embrouillamini

11 juin 2021 à 8 08 23 06236
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Rien ne va plus au sein de la coordination régionale du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) de Aboubacar Soumah à Labé. Depuis l’annonce du départ du SLECG de l’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) pour la CSTG (confédération syndicale des travailleurs de Guinée), les membres du bureau de la coordination régionale du SLECG à Labé sont à queue de poisson. Ils sont rangés en pro et anti désaffiliation et vivent entre déclaration et contre-déclaration, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Cet imbroglio a commencé avec un communiqué de ladite coordination, en date du 08 juin dernier, annonçant que « le SLECG de Labé désapprouve totalement la désaffiliation du SLECG de l’USTG ». Dans ce communiqué en date du 08 juin dernier est signé par le coordinateur régional adjoint du SLECG de Labé (Ansoumane Diallo) et déclare que « Aboubacar Soumah n’a consulté aucun général de l’intérieur pour prendre de telles décisions ». Egalement, ce communiqué accuse Aboubacar Soumah de « manque de respect » pour ceux qui l’ont élu secrétaire général du SLECG et assure que la désaffiliation qu’il prône n’engage que lui et ceux qui le suivent avec passion, tout en confondant sommet et bases.

Seulement, cette position exprimée dans ce communiqué ne refléterait pas non plus la position de la coordination régionale du SLECG de Labé. Et ce communiqué, qui a tout l’air d’une défiance envers le chef, est vigoureusement dénoncé sur place.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, jeudi 10 juin 2021, le coordinateur régional du SLECG à Labé, Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo, a laissé entendre que ceux qui ont fait ce communiqué sont en train de se noyer. Il assure également que cette désapprobation à l’égard de Aboubacar Soumah est nulle et de nul effet.

Mamadou Oury Hawa Labiko, coordinateur régional de SLECG de Labé

« Pour moi c’est une fuite en avant de certains membres de la coordination. Ils ont toujours agit ainsi, ils n’ont jamais respecté la hiérarchie. Ces personnes qui sont en train d’agir de cette manière sont en train de se noyer. Nous avons une plate-forme où tous les enseignants de la région se retrouvent ; et, d’après le sondage, la majorité a décidé de faire encore confiance à Soumah. Depuis qu’il est là nous avons acquis assez de choses. D’abord une augmentation de 40 pour cent de notre salaire, ensuite il y a les primes qui tombent. Donc, ce n’est pas le moment de le lâcher. Il faut que nos camarades reviennent à la raison, par ce qu’ils ne peuvent pas engager la coordination de Labé. Donc, leur déclaration est nulle et de nul effet », a martelé Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo.

Cependant, cette position changeante au gré du vent désappointe et divise les enseignants de la région. Actuellement, les « bouffes craie » vont en rangs dispersés.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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