Mamadou Barry : « Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG »

5 juin 2021 à 23 11 22 06226
Mamadou Barry

Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG. Ceux qui pensent parler au nom de la Direction Nationale du parti doivent avoir la pudeur et la modestie de se dire ne pas forcément avoir Le monopole de la vérité.

La notion de capitulation est acceptée lors d’un conflit en Cours. La bataille du 18 Octobre est terminée. C’est un nouveau combat qui se prépare. Pour cette nouvelle orientation, l’UFDG doit se remettre en cause et particulièrement ceux qui estiment En être Les propriétaires.

Revenons un peu sur cette notion de dialogue qui est redevenue une expression à la mode tout d’un coup. Il aura fallu une tribune de trois hauts cadres de la Direction Nationale du parti qui son en détention depuis plus de huit (8) mois, pour qu’on voit des sorties hasardeuses au nom de l’UFDG.

Il y a plusieurs mois, un décret est sorti pour mettre en place un Cadre de dialogue que cette Direction a déclaré ne pas se sentir concernée. Cette porte à l’époque aurait permis à l’UFDG de poser les conditions que pose Aliou Conde aujourd’hui. Durant hui (8) mois, aucune déclaration n’a été faite allant dans le sens d’une ouverture de débats en prenant à témoin Le Peuple de Guinée. Il y a quelques semaines, un autre décret sort pour nommer un Secrétaire Permanent de ce Cadre de dialogue. Cette même Direction dit ne pas être concerner.

Aujourd’hui, Aliou Condé, avec cette tribune des trois détenus, change Les données de l’équation. Non Monsieur Aliou Condé !! Des portes ont été belle et bien ouvertes pour permettre à l’UFDG de poser ses revendications et conditions. L’UFDG dans un passé recent, et sous la conduite de ce même Aliou Condé a signé des accords qui ont contribué à affaiblir plus Le parti qu’à l’orienter vers le pouvoir.

Il n’est pas superflus de rappeler ici que Cellou Dalein Diallo avait plaider auprès de Lansana Conté pour l’élargissement de Alpha Condé, redoutable adversaire politique d’alors. Pourquoi aujourd’hui, il est tant difficile de plaider pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté ?

Des consultations sont donc nécessaires auprès des structures de Base du parti pour se prononcer oui ou non sur l’opportunité d’un dialogue dans le but de permettre un décrispation de la situation en vue de libérés nos détenus. Des consultations ont été organisées pour savoir si oui ou non on va aux legislatives et à la Présidentielle. Pourquoi ne pouvons nous pas lancer des consultations pour l’acceptation ou non d’un dialogue avec des opportunités d’élargissement de nos détenus, l’ouverture de nos locaux et La libertés de mouvement de nos leaders ??

La liberté est sacrée et tout doit être mis en œuvre pour la conquérir et la protéger !! Aucun sacrifice n’est trop grand pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté.

Unis et solidaire de nos détenus, nous vaincrons !

Bien à vous.

Votre serviteur !

Par Mamadou Barry, Analyste Financier, Secrétaire Général Adjoint de l’UFDG, membre du Bureau Exécutif National et membre du Conseil Politique

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Sidya Touré en Europe : la situation politique en Guinée, au menu de sa tournée

5 juin 2021 à 20 08 32 06326
Sidya Touré en entretien avec des responsables du FNDC Belgique, à Bruxelles

Le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est actuellement en tournée en Europe. L’opposant guinéen est arrivé hier à Bruxelles, la capitale de l’Union européenne.

Ce samedi, 5 juin 2021, il a reçu plusieurs responsables de la coordination du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) en Belgique. Sidya Touré va rencontrer aussi plusieurs personnalités européennes à Bruxelles et dans d’autres capitales, dont Paris où il sera reçu au Quai d’Orsay.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, l’ancien premier ministre guinéen va mettre ces rencontres à profit pour aborder la situation sociopolitique en Guinée. Une situation très tendue depuis la décision du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir, au terme de son second mandat.

Au lendemain de la présidentielle du 18 octobre 2020, qui a permis sa réélection pour un second mandat, de graves violences ont éclaté dans le pays, entraînant de nombreux morts et blessés. Des centaines de responsables et de militants de l’opposition sont emprisonnés depuis plus de 7 mois, tandis que d’autres sont empêchés de sortir du pays.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Dialogue politique : depuis la prison, Etienne Soropogui donne sa position

5 juin 2021 à 19 07 51 06516
Etienne Soropogui, président du Mouvement « Nos Valeurs Communes »

Après Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé, qui ont signé récemment une tribune commune pour appeler au dialogue entre le pouvoir et l’opposition, c’est au tour d’Etienne Soropogui, un autre leader de l’opposition guinéenne détenu à la Maison centrale de Conakry, de se prononcer sur la question. Contrairement aux trois responsables de l’UFDG, le président du mouvement politique Nos Valeurs Communes, lui, s’oppose à toute idée de dialoguer avec les autorités guinéennes.

Pour lui, l’opposition doit « refuser de se laisser distraire par des enfarinades dont on est désormais coutumier en Guinée. Parce qu’il n’y a rien de plus transparent que l’expression hypocrite d’une volonté à laquelle on ne croit pas ». S’adressant à ses collègues détenus, Etienne Soropogui leur rappelle que le défi de tous les jours pour un prisonnier de conscience est de lutter contre la tentative de la prison de vous dépouiller de votre identité en réussissant à rester intact à la prison, d’en sortir en étant resté le même, de conserver et même de renforcer ses convictions ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de son message :

Chers compatriotes,

Je pense comme le président Obama, que notre démocratie n’est pas une maison que nous devons bâtir, mais un dialogue que nous devons avoir concernant la nécessité et l’urgence de construire un consensus intellectuel national autour d’un patrimoine commun de valeurs et de principes qui fondent notre pacte Républicain.

Donc, personnellement, je crois aux vertus du dialogue et j’ai la conviction solidement encrée que le débat, le dialogue et la concertation sont des déterminants majeurs dans une démocratie parce qu’ils font partie des composantes qui y sont inscrites dans son ADN. Me rappeler cela à moi, c’est comme apporter un verre d’eau à la mer.

Il se trouve cependant que nous sommes dans un pays où les pratiques politiques, portées par des fossiles politiques consistent à penser que la recette pour gouverner réside dans l’habileté à savoir contourner, dévoyé et pervertir les valeurs les plus nobles et les plus respectables pour les mettre au service d’objectifs et d’intérêt cyniques et de recherche obsessionnelle de dividende politiques.

Sinon, le contexte inadmissible aggravé par la situation humanitaire catastrophique dans lesquels les élections législatives, présidentielle et le Référendum se sont tenus auraient pu être perçu et saisi comme un appel à l’humilité, au compromis et au dialogue.

Mais en lieu et place, ils ont préféré suivre leurs démons intérieurs en décidant avec haine et mépris de resserrer les VIS de la machine répressive pour embastiller et tuer des adversaires d’opinions, comprimer et restreindre leurs libertés de mouvement et de déplacement, les contraindre à l’exil ou encore maintenir et fermer leurs locaux.

L’objectif visé a été clairement affiché, grossièrement et fièrement assumé, le plus souvent avec mépris, arrogance et désinvolture. Il s’agissait de supprimer et de décapiter l’opposition.

En réalité, ils sont surpris, choqués et abasourdis par les capacités de résilience de l’opposition, notamment celles du Président Cellou Dalein Diallo, qui a su, en dépit des offenses et affronts doublés des multiples tentatives d’humiliation, se Réinventer pour montrer fière allure en restant digne et refusant de plier l’échine et de ” ramper ” comme ils s’y attendaient. Il a refusé de jouer et d’endosser le rôle que l’adversaire avait écrit pour lui.

L’opposition est à féliciter parce qu’elle a su rester debout en travaillant à faire admettre dans l’opinion publique internationale que de graves violations des droits humains consécutives à une violation des normes constitutionnelles est en cours en Guinée. Et qu’il y a urgence à agir.

Nous avons su rendre notre lutte compréhensible et attractive. Ce qui fait que notre position a pris le dessus au niveau du tribunal de l’opinion publique internationale.

Je crois qu’il est important de rester concentré sur ces acquis et refuser de se laisser distraire par des enfarinades dont on est désormais coutumier en Guinée. Parce qu’il n’y a rien de plus transparent que l’expression hypocrite d’une volonté à laquelle on ne croit pas.

Les guinéens ne sont plus naïfs, ils comprennent parfaitement qui détient les clés de cette situation de pourrissement.

Pour ma part et contrairement à la propagande gouvernementale qui s’acharne à nous présenter comme de dangereux criminels et des hors la loi, je demeure et reste un prisonnier d’opinion.

Je suis dans cette forteresse non pas à cause de ce que j’ai fait, mais à cause de mes opinions, à cause de ma conscience.

Le Président Mandela nous enseigne que la prison ne vous vole pas que votre liberté, elle essaie de vous déposséder de votre identité.

Le défi de tous les jours pour un prisonnier de conscience est de lutter contre la tentative de la prison de vous dépouiller de votre identité en réussissant à rester intact à la prison, d’en sortir en étant resté le même, de conserver et même de renforcer ses convictions. Parce que sous la pression de l’incarcération, certaines personnes apparaissent très loin en dessous de ce qu’elles avaient semblé être.

Étienne Soropogui

Président du parti Nos Valeurs Communes

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Burkina Faso : plus de 100 morts dans une attaque terroriste

5 juin 2021 à 15 03 22 06226
Des soldats burkinabè en patrouille dans le nord du pays

Au moins 114 civils ont été tués en quelques heures dans la nuit de vendredi à samedi, lors de deux attaques dans le Nord du Burkina Faso, dont l’une a fait une centaine de morts, la plus meurtrière dans ce pays depuis le début des violences jihadistes en 2015.

Ces attaques ont été commises dans la zone dite « des trois frontières » entre Burkina, Mali et Niger, régulièrement ciblée par des assauts meurtriers de jihadistes présumés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique contre des civils et des militaires.

« Dans la nuit de vendredi à samedi, des individus armés ont mené une incursion meurtrière à Solhan, dans la province du Yagha. Le bilan, toujours provisoire, est d’une centaine de personnes tuées, des hommes et femmes », a indiqué une source sécuritaire.

L’attaque et le bilan « provisoire » ont très vite été confirmés par le gouvernement qui précise dans un communiqué que les victimes sont des « civils sans distinction d’âge, tués par les terroristes » et que « plusieurs habitations et le marché (de Solhan) ont été incendiés ».


Deuil national

« Face à cette tragédie des forces obscures, un deuil national de 72 heures, à compter de ce jour 5 juin à 00H00 au lundi 7 juin à 23H59, est décrété », ajoute le gouvernement qui affirme que « les forces de défense et de sécurité sont à pied d’oeuvre pour neutraliser ces terroristes et ramener la quiétude au sein des populations ».

Dans un message de condoléances aux familles des victimes, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a dénoncé « cette attaque barbare » et « ignoble ». « Nous devons rester unis et soudés contre ces forces obscurantistes », a-t-il ajouté.

Selon une source locale, « l’attaque, qui été signalée aux environs de 02H00 (locales et GMT), a d’abord visé le poste des Volontaires pour la défense de la Patrie », les VDP, des supplétifs civils de l’armée, et « les assaillants ont ensuite visité les concessions (maisons) et procédé à des exécutions ».

Solhan est une petite localité située à une quinzaine de kilomètres de Sebba, chef-lieu de la province du Yagha qui a enregistré de nombreuses attaques attribuées à jihadistes ces dernières années.

Le 14 mai, le ministre de la Défense Chériff Sy, et des membres de la hiérarchie militaire s’étaient rendus à Sebba, assurant que la situation était revenue à la normale, après de nombreuses opérations militaires.

14 morts dans un autre village

Cette attaque massive en a suivi de près une autre, menée tard vendredi soir, sur un village de la même région, Tadaryat, au cours de laquelle au moins 14 personnes, dont un supplétif civil, ont été tuées.

Ces attaques surviennent une semaine après deux autres attaques dans la même zone, au cours desquelles quatre personnes, dont deux membres des VDP, avaient péri. Créés en décembre 2019, les VDP interviennent aux côtés des forces armées pour des missions de surveillance, d’information et de protection, après une formation militaire de 14 jours. Ils font également office de pisteurs et combattent souvent avec l’armée, au prix de lourdes pertes, avec plus de 200 morts dans leurs rangs depuis 2020, selon un décompte de l’AFP.

Les 17 et 18 mai, quinze villageois et un soldat avaient déjà été tués lors de deux assauts contre un village et une patrouille dans le Nord-Est du pays, selon le gouverneur de la région burkinabè du Sahel.

Depuis le 5 mai, face à la recrudescence des attaques jihadistes, les forces armées ont lancé une opération d’envergure dans les régions du Nord et du Sahel. Malgré l’annonce de nombreuses opérations de ce type, les forces de sécurité peinent à enrayer la spirale de violences jihadistes qui ont fait depuis 2015 plus de 1.400 morts et déplacé plus d’un million de personnes, fuyant les zones de violences.

Jeuneafrique

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Kankan : le corps de Daouda Condé, retrouvé dans le fleuve Milo

5 juin 2021 à 14 02 38 06386

Deux jours après sa disparition, Daouda Condé, un jeune homme résidant au quartier Briqueterie, dans la ville de Kankan, a été retrouvé mort. Son corps a été repêché du fleuve Milo, ce samedi 5 juin 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Après une journée de recherches infructueuses hier, c’est finalement dans la matinée de ce samedi que le corps de Daouda Condé a été retrouvé. Le jeune homme était porté disparu depuis jeudi soir dans le fleuve Milo, où il était parti se baigner. 

Moussa Doumbouya, chef du quartier Briqueterie

« Ce sont des jeunes qui sont allés m’informer de la disparition de Daouda Condé. On a mobilisé les jeunes des quartiers Energie et Briqueterie pour mener des recherches. Hier, on est resté ici jusqu’à 21 heures, mais on ne l’a pas retrouvé. C’est ce matin qu’on a retrouvé son corps sans vie dans le fleuve », a indiqué Moussa Doumbouya, chef du quartier Briqueterie.

Mamoudou Condé, oncle du défunt

La famille de Daouda Condé, les autorités du quartier et plusieurs jeunes se sont mobilisés pour l’inhumer au bord du fleuve Milo. Mamoudou Condé, l’oncle de la victime, retient de lui un bon comportement. « Il avait un bon comportement. En tous cas, c’est ce que tout le monde dit. Il était très humble et suivait bien son métier, parce qu’il était menuiser. On est vraiment touchés par sa disparition. Mais c’est la volonté de Dieu, on doit l’accepter », a dit le père de famille.

Sidiki Belmando Kaba, directeur communal de la jeunesse de Kankan

Selon les témoignages, plus de cinq personnes meurent chaque année dans cette partie du fleuve Milo. Face à cette situation, Sidiki Belmando Kaba, directeur communal de la jeunesse de Kankan, appelle les parents à la vigilance. « J’appelle les parents à veiller sur les enfants. S’ils viennent ensemble au fleuve ou si les enfants quittent la maison pour le fleuve, les parents doivent jouer leur rôle ».

Selon nos informations, Daouda Condé, 28 ans, devait se marier dans les prochains jours.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Association des jeunes avocats de Guinée : le bureau sortant reconduit pour un nouveau mandat

5 juin 2021 à 12 12 56 06566

L’Association des jeunes avocats de Guinée (AJAG) a tenu son assemblée générale élective, ce vendredi 4 juin 2021, à Conakry. Les membres de la structure ont reconduit le bureau exécutif sortant pour un nouveau mandat de 2 ans, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Me David Béavogui, secrétaire général de l’association des jeunes avocats de Guinée

Avant de passer au vote, le bureau sortant de l’AJAG a présenté d’abord le rapport d’activités de son mandat écoulé. « Après son élection, cette équipe s’est voulu ambitieuse en élaborant un plan d’action portant tant sur des activités à l’interne que sur des activités à l’international. Au plan interne, nous avons ambitionné la protection du jeune avocat dans l’exercice de ses fonctions qui serait menacé. L’assistance et l’accompagnement du conseil de l’ordre (des avocats) dans toute activité interne intéressant la vie de l’ordre. 

L’organisation de la nuit du jeune avocat une fois par an. L’organisation des activités sportives et récréatives. L’organisation de séminaires de formation au moins une fois par mois. L’organisation de journées de réflexion sur les problèmes de notre justice. L’institution de permanences au niveau des postes de police, de gendarmerie et des juridictions pour l’assistance des personnes vulnérables en conflit avec la loi… », a rappelé Me David Béavogui, secrétaire général de l’association des jeunes avocats de Guinée.

Toutefois, les dirigeants de l’AJAG reconnaissent qu’ils n’ont pas pu aller au bout des objectifs qu’ils s’étaient fixés. Cela, disent-ils, en raison d’un certain nombre de facteurs d’ordre sanitaire (pandémie de Covid-19) et sociopolitique. Ce qui n’a pas empêché les membres de l’association de reconduire le bureau sortant, composé de 11 membres, pour un nouveau mandat de 2 ans. Une décision saluée par le président de l’AJAG, Me Moussa Diallo, qui promet de se battre avec son équipe pour mériter la confiance de leurs collègues.

maître Thierno Moussa Diallo, président de l’AJAG

« Je tiens à vous rassurer de ma détermination à mériter la confiance que vous venez de renouveler en ma modeste personne, en m’élisant pour une seconde fois à la tête de l’association des jeunes avocats de Guinée. Comme il a été rappelé par le secrétaire général dans la présentation du rapport d’activités du bureau exécutif sortant, croyez-nous, nous n’avons pas manqué de volonté, encore moins d’ambitions pour servir du mieux que nous pouvons l’association des jeunes avocats de Guinée, disons de façon générale le barreau. Mais nous avons tous été témoins de cette pandémie qui est venue à un moment où personne de nous ne s’y attendait pour couper court à tout cela.

Donc, cela explique le fait que malgré les ambitions, malgré la volonté que nous avions de poser des actes dans l’intérêt supérieur du jeune avocat, on s’est vu limité. Mais j’ose croire qu’avec les mesures qui ont pu être trouvées depuis l’apparition de cette pandémie pour la contenir, il est possible pour l’association des jeunes avocats de réaliser ces ambitions. Pour cela, vous nous investissez encore une fois de plus votre confiance. Et je prends l’engagement, le bureau exécutif entrant prend l’engagement par devant vous et ici, que nous ne ménagerons pas nos efforts pour faire en sorte que nous méritions la confiance que vous placez ainsi en nous », a dit Me Diallo.

Me Djibril Kouyaté, bâtonnier de l’ordre des avocats

Venu présider cette assemblée générale, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée a félicité et encouragé l’AJAG pour ses efforts dans la promotion des jeunes avocats de Guinée. « L’AJAG est très dynamique au sein du barreau. Cela est d’autant plus vrai que tout ce qu’il y a eu comme réforme au barreau a été préparé et travaillé par les jeunes avocats. Ce qui fait aujourd’hui la fierté du barreau est l’œuvre des jeunes avocats. Je vais parler de la Caisse Autonome de Règlement Pécuniaire des Avocats (CARPA), qui est l’œuvre de l’AJAG, qui est l’œuvre des jeunes avocats ici présents.

C’est pourquoi, le barreau par ma voix rassure l’AJAG qu’il sera à ses côtés. Nous avions déjà proposé au président de l’AJAG de nous présenter des programmes de formations que le barreau était prêt à financer, parce que tous les avocats de toutes les générations doivent se former. Mais l’accent, en ce qui concerne la formation, doit être mis sur celle des jeunes avocats. Donc nous comptons sur vous pour donner vie au barreau », a dit le bâtonnier, Me Djibril Kouyaté.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664414227

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Interconnexion électrique : le président Adama Barrow salue les travaux effectués à Souapiti

5 juin 2021 à 12 12 13 06136

En séjour de travail en Guinée depuis jeudi dernier, 03 juin 2021, le président gambien, Adama Barrow, a effectué une visite guidée sur les installations du barrage hydroélectrique de Souapiti. Il était accompagné par le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, de la ministre de l’Energie, ainsi que plusieurs personnalités. Le chef de l’Etat gambien a mis à profit cette occasion pour appeler les chefs d’Etat des pays membres de l’OMVG à « libérer leurs contributions » pour faire de l’interconnexion électrique une réalité au bénéfice des populations de cette zone d’intégration, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Avant de se rendre sur le chantier de Souapiti, l’hôte de marque de Conakry depuis quelques jours et président de l’OMVG (organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie) a eu droit à un briefing sur les objectifs de l’interconnexion électrique entre la Guinée, la Guinée Bissau, le Sénégal et la Gambie. A travers le haut-commissaire de l’OMVG, Elhadj Lansana Fofana, le président Adama Barrow a été informé que le projet d’interconnexion est de 183 kilomètres en haute tension dans pays (la Gambie) et deux postes y seront installés (un à Soma et un autre à Birikama). « Ces deux postes pourront couvrir une bonne partie des besoins électriques de la Gambie », a laissé entendre le haut-commissaire de l’OMVG.

Sur le terrain, le président Adama Barrow a été impressionné par la qualité de ce gigantesque barrage hydroélectrique de Souapiti qui suscite déjà beaucoup d’espoir en Guinée et dans la sous région ouest-africaine. Le chef de l’Etat gambien, visiblement très satisfait des travaux effectués sur ce site, a exprimé tout l’importance et l’attention qu’il accorde à cette infrastructure qui s’inscrit dans le cadre de l’ambitieux projet d’interconnexion dont son peuple se sent hautement concerné.

«Je profite de cette visite pour remercier le Président de la République de Guinée et son gouvernement pour m’avoir donné l’opportunité de venir sur ce site et voir ce projet. Personnellement, je ne suis pas quelqu’un qui ose l’hélicoptère ; mais, compte tenu de l’importance de ce projet, j’ai voulu prendre le risque parce qu’il fallait que je vienne voir le site et pouvoir rendre compte. En tant que Président, je suis le représentant du peuple gambien et ce projet intéresse socialement tout mon peuple et ça m’intéresse à plus d’un titre », a dit le Président Adama Barrow.

En sa qualité de président en exercice de l’OMVG, le chef de l’Etat gambien a profité de cette visite pour appeler ses homologues des pays membres de l’OMVG à libérer leurs contributions pour la réalisation du projet d’interconnexion. Adama Barrow aussi félicité le président guinéen Alpha Condé qui a payé toutes les contributions de la Guinée qui couvrent jusqu’à l’année 2021.

« Je lance un appel aux présidents des autres pays, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau et la Guinée, que tout le monde libère leurs contributions pour faire en sorte que ce projet livre sa promesse. Je sais que le problème budgétaire est un défi pour l’organisation. Et, c’est pour ça que je fais appel à tous les chefs d’Etat pour qu’on accorde la priorité à ce projet compte tenu de son utilité sociale… J’exhorte aussi les populations à s’approprier de ce projet. C’est un projet social qui est bénéfique pour toutes les populations de notre pays. Donc, j’exhorte tout le monde de faire en sorte qu’on puisse réussir ces travaux pour qu’ils soient aux bénéfices des populations », a indiqué Adama Barrow, tout en émettant l’espoir de pouvoir inaugurer le projet d’interconnexion dans son pays au plus tard en octobre prochain.

De retour de Souapiti, Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Koubia : une femme verse de l’eau chaude sur son mari

5 juin 2021 à 10 10 21 06216

Une jeune femme a brûlé son mari avec de l’eau chaude, à Koubia. L’acte s’est passé dans la nuit du vendredi, 21 mai 2021, à Tinkal, un village relevant du district de Saarè-Kindja, dans la sous-préfecture de Missira, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après le dîner, Ibrahima Sory Baldé, la cinquantaine, est rentré se reposer. Il n’imaginait pas un seul instant les intentions de son épouse, Safiatou Baldé, la trentaine. Après avoir fini de chauffer l’eau, la jeune femme est allée prendre son bébé de 2 mois, qui était couché à côté de son mari, pour le mettre à l’abri. Elle est ensuite partie chercher l’eau bouillante pour venir le verser sur son mari.

Acte de vengeance

Ibrahima Sory Baldé a été évacué à l’hôpital préfectoral de Koubia pour soigner ses brûlures. De son côté, son épouse a été interpellée par la police, avant d’être confiée provisoirement à ses parents, parce qu’elle allaite un bébé de 2 mois. Selon les informations recueillies par le commissariat central de police de Koubia, Safiatou Baldé a agi ainsi pour se venger de son mari.

En effet, une dispute avait éclaté entre les deux dans la journée, pendant qu’ils semaient le maïs. L’homme avait battu son épouse parce qu’elle refusait, selon lui, de faire du sérieux dans le travail.

Alpha Koubia Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628546933

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Guinée : la LONAGUI vers la certification ISO 9001 version 2015

5 juin 2021 à 8 08 54 06546

Engagée dans l’amélioration constante de ses performances, la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) cherche à obtenir la certification ISO 9001 version 2015. Elle a lancé officiellement son programme de certification à cette norme au cours d’une cérémonie organisée ce vendredi, 4 juin 2021, à Conakry. Présidée par la directrice générale de la LONAGUI, la cérémonie a connu la présence de plusieurs personnalités, notamment le président du Conseil d’administration de l’entreprise et le chef de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Madame Aminata Sylla, directrice générale de la Loterie Nationale de Guinée, ce nouveau programme de certification revêt une grande importance. Il permettra notamment à la LONAGUI de se démarquer et de faire mieux que la plupart des entreprises guinéennes.

Madame Aminata Sylla, Directrice Générale de la LONAGUI

« Dans un environnement économique de plus en plus exigeant, marqué notamment par une concurrence féroce, la recherche de la qualité est un impératif pour toute entreprise qui veut assurer sa survie et surtout rassurer quant à sa capacité à progresser et à s’épanouir. La certification est un gage de sérieux et de mise en application des bonnes pratiques. Grâce à la certification, la LONAGUI pourra, on le croit fermement, se démarquer pour faire mieux que la plupart des entreprises guinéennes ou tout au moins intégrer durablement le cercle restreint des meilleures d’entre elles. La conformité à la norme ISO 9001 fournit la preuve de l’efficacité du fonctionnement interne de l’entreprise et peut se traduire par la fidélisation et l’élargissement de la base client de cette dernière », a-t-elle expliqué.

Dans la mise en œuvre de ce programme de certification, la LONAGUI travaille avec le cabinet ISC. Le manager général de ce cabinet trouve cette démarche salutaire et très importante. Yoga Félicien promet de travailler sans complaisance et avec efficacité pour l’atteinte de l’objectif visé.

« Nous serons sans complaisance, avec beaucoup d’efficacité mais avec beaucoup de courtoisie. Nous venons de franchir une étape, celle de l’élaboration de la documentation. Et nous allons commencer bientôt une seconde étape, c’est-à-dire la mise en œuvre de toute sous-traitance. J’invite tous les acteurs à ne pas se défaire de cette documentation. C’est-à-dire que désormais, dans notre fonctionnement, dans la réalisation de nos activités, une seule question est primordiale : qu’est-ce que la qualité nous demande de faire ? Voilà ce qu’on va faire pour que dans quelques mois, nous arrivions à notre satisfaction », a dit M. Yoga Félicien.

Présent à cette cérémonie, le chef de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances a salué aussi cette démarche. Au nom de son ministre, il a félicité et encouragé la direction générale de la LONAGUI pour l’efficacité de son travail. « Aujourd’hui, la direction de la LONAGUI et le personnel méritent toutes les félicitations et tous les encouragements de monsieur le ministre. Parce qu’il y a belle lurette que ces problèmes de certification ISO ont commencé, mais très peu d’entreprises guinéennes ont accepté de s’y soumettre.

Donc quand une entreprise publique de ce genre accepte d’aller vers cette sommité, nous ne pouvons que l’encourager et en même temps lui souhaiter courage. Nous pensons et nous avons la conviction que l’équipe qui est en place saura relever les défis. Nous savons que la LONAGUI est en train d’atteindre les objectifs qui lui sont confiés. Donc au nom de monsieur le ministre, nous félicitons, nous remercions et encourageons la direction et le personnel de la LONAGUI à aller plus haut », a dit Mamady Kaba.

Ibrahima Kalil Konaté, Président du Conseil d’Administration de la LONAGUI

Depuis l’arrivée de l’actuelle équipe dirigeante de la Loterie Nationale de Guinée, l’entreprise étatique a réalisé des performances très remarquables. Selon le président de son Conseil d’administration, Ibrahima Kalil Konaté, jusqu’en 2019, la LONAGUI versait un montant supérieur ou égal à 2 milliards de francs guinéens par an au trésor public. Mais l’année dernière, avec la reprise en main de PMU Guinée, elle a élevé ce montant à 45 milliards de francs guinéens.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Trafic illicite de bois vers la Sierra Léone : d’importants dépôts découverts encore à Mamou

5 juin 2021 à 8 08 24 06246

A la faveur d’une patrouille conduit un informateur, quatre agents du corps des conservateurs de la nature à Mamou ont mis main mercredi dernier, 02 juin 2021, sur d’importants dépôts de bois à Ouré-Kaba, une sous-préfecture située à plus de 60 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, à la frontière entre la Guinée et la Sierra Léone. La patrouille a découvert au moins six dépôts comportant plus de 3000 ‘’bois de vène’’ dans les secteurs et districts visités. Ces bois auraient été entachés dans ces dépôts en attente d’être exportés vers la Sierra Léone. Aucun propriétaire de ces dépôts n’a trouvé sur place, mais les populations locales accusent les autorités de Ouré-Kaba pleinement empêtrées dans la coupe abusive et le trafic illicite de bois dans cette sous-préfecture, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Ouré-Kaba.

Cette découverte de dépôts de bois à Ouré-Kaba fait suite au démantèlement d’importants réseaux de trafic de bois à Farenta, un secteur de la sous-préfecture de Soyah, dans la préfecture de Mamou. Mais, c’est surtout la détermination de certains fils de Ouré-Kaba a mettre fin à la coupe effrénée de bois dans leur localité qui a payé.

Mercredi dernier, en compagnie de quatre conservateurs de la nature, Abdoulaye Camara empreinte la forêt pour aller à la chasse des dépôts de bois. Ce citoyen de Ouré-Kaba était décidé à prouver, après avoir été passé pour un menteur par les autorités de Mamou (pour avoir alerté sur la coupe abusive du bois et l’exportation de cette importante ressource vers la Sierra Léone), des trafiquants de bois sont en train de décimer la forêts qui se trouve à la frontière avec la Sierra Léone. Le trajet mène l’équipe de patrouille dans le district de Bemdougou où elle découvre un dépôt d’environ 1000 bois de vène dans le secteur Bembeyah.

Egalement, dans d’autres localités comme Kolimon, Soumbarrayah et Yomayah (toutes situées à la frontière avec la Sierra Léone) d’importants dépôts de bois ont été découverts par l’équipe conduite par Abdoulaye Camara. La mission a duré de 9 heures à 20 heures, mais elle a été fructueuse. Car, cette longue et épuisante randonnée en forêt, qui a permis de braver le soleil et d’affronter des routes quasiment impraticables, s’est soldée par la découverte de plus de 3000 bois entreposés dans différents dépôts. Et, Abdoulaye Camara ne cache pas sa joie après avoir été tourné en bourrique par les autorités de Mamou.

« Le 23 mars dernier, j’avais écrit aux ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, de l’environnement et celui de la justice pour les informer de ce trafic qui a duré des années chez nous ici à Ouré-Kaba. 9 jours après, j’ai écrit à la présidence pour donner les même infos, parce que les 3 ministres n’ont pas réagit. Dès que la présidence a reçu une copie de ma lettre, elle a réagit en dépêchant une mission sur les lieux (à Ouré-Kaba). La mission de Conakry, conduite par le directeur national des eaux et forêts, le colonel Layali Camara, s’est fait accompagnée par le préfet de Mamou, Mory Diallo. Mais, ce jour là, quand la mission est venue, elle s’est limitée à Farenta (dans la sous-préfecture de Soyah). Et, le reporter de la RTG qui était avec eux a fait un reportage en précisant qu’il n’y a aucun trafic, ni coupe de bois ici à Ouré-Kaba. Une chose qui a touché ma dignité. Car, moi je sais bel et bien qu’il y a trafic et coupe abusif de bois dans notre sous-préfecture Ourekaba. Mais, malgré ce reportage sur la télévision nationale, le président Alpha Condé n’était pas d’accord du constat. Bref, c’est ainsi que j’ai été recontacté par la personne du colonel Layali pour venir montrer les différents dépôts et sauver mon image et mon honneur. Arrivé à Mamou, comme j’étais avec mon ami journaliste (un reporter de Guineematin.com), ils nous ont fait accompagner par 4 soldats qui nous ont cortégé durant la mission. Heureusement pour moi, on a trouvé plus de 6 dépôts de bois de vène entre Bemdougou et Ourékaba-Centre. Et, dans tous les dépôts, il y avait des centaines de madriers, puisqu’ils (les trafiquants de bois) ont tout transporté vers la Sierra-Leone. À bemdougou, environs 1000 bois de vène ont été saisis. Immédiatement, j’ai informé colonel Layali qui était en partance pour Faranah. Lui-même a fait une escale à Bemdougou où il a vu la réalité (le dépôt de bois). Il m’a félicité en disant que j’avais raison », a indiqué Abdoulaye Camara au terme de cette mission.

Seulement, au cours de la patouille, aucun propriétaire des différents dépôts n’a été arrêté. Apparemment, ces dépôts n’étaient pas gardés ou les propriétaires ont surement pris la poudre d’escampette avant l’arrivée de la mission. Mais, à Katri, les sages ont désigné clairement les autorités de Ouré-Kaba comme étant les responsables de ce trafic. Le doyen Ousmane Camara, deuxième conseiller des sages de Katri, assure que beaucoup de chefs secteur sont pleinement impliqués cette activité illicite. Mais, ce vieil homme accuse le chef de district de Yomayah, Lamine Camara, d’être à la tête du trafic du bois.

« Cette affaire de bois nous dépasse nous les fils qui refusons de se lancé dans la coupe de bois. Elle a même divisée notre localité en deux groupes. Il y a le groupe qui détruit nos forêts et celui qui veut à tout prix sauver nos forêts. Mais, il se trouve que les personnes dans le trafic sont plus fort que nous les sauveurs, parce qu’eux ils ont quelque chose à donner partout où il y a blocus dans le trafic. Sinon, on s’était une fois entendu de ne plus couper le bois dans nos forêts. Mais, notre chef de district de Yomayah-Centre, maître Lamine Camara, a négocié avec des inconnus à Mamou et les chefs secteurs pour continuer à détruire ces forêts naturelles. Parce que lui il gagne des millions dans ça. C’est lui-même qui est le chef de la mafia. Même si on l’interpelle, il donne le paquet d’argent ; et, une fois ici au village, il se tape la poitrine en disant qu’il va faire ce qu’il veut dans ce village. Depuis l’an 2000 il est chef de district, mais il ne fait rien de concret sauf gâté seulement. Les autres chefs secteurs comme Amadou Mansaré de Katri, Sékou Mansaré de Soubaraya, Mamadou Camara de Bembaya, Fodé Sanoh de Koloumo et celui de Yomayah, Moussa Camara, sont bien dans le trafic de bois avec la complicité des agents du PA de la frontière entre la Guinée et la Sierra-Leone. Mais, c’est maître Lamine Camara qui commande », a expliqué le doyen Ousmane Camara.

A Mamou, les autorités administratives, bien que imprégnées de cette présente découverts de dépôts de bois, ne veulent pas se prononcer sur la question. En tout cas, le préfet Mory Diallo, que Guineematin.com a rencontré au terme de cette mission de patrouille, s’est abstenu de tout commentaire.

Cependant, au parquet du tribunal de première instance de Mamou, on promet de sanctionner sévèrement toute personne qui sera pris dans cette affaire de coupe et trafic illicite de bois. Déjà, six suspects se trouvent actuellement dans le collimateur de la justice.

« Toutes les personnes reconnues responsables ou complices dans cette affaire écoperont de sanctions et feront l’objet de poursuite judiciaires comme le souhaite le Chef de l’État. Déjà, une mission d’évaluation est mise sur pieds pour assurer le transport des bois… La loi dit que la peine peut aller jusqu’à 5 ans ; et, le juge d’instruction est en train de faire son travail. Donc, la lumière sera faite sur tout ce qui s’est passé. Ça ne va pas être seulement les six qui sont interpellés, si d’autres personnes sont aussi impliquées dans la commission de ces infractions, elles vont comparaître devant les juridictions », a rassuré le procureur Sidiki Camara.

A noter qu’à Katri, l’informateur Abdoulaye Camara et le reporter de Guineematin.com qui accompagnait la mission de patrouille ont échappé de justesse à un lynchage. Ils ont été agressés par des jeunes armés de machettes et de gourdins qui ont voulu les tuer. C’est l’intervention rapide des agents de la patrouille qui leur a permis de sortir indemne de cette affreuse situation.

De retour de Ouré-Kaba (Mamou), Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel : 628516951

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