Le frère d’Ismaël Condé plaide Alpha Condé : « nous le prions de nous aider à retrouver notre frère »

3 juin 2021 à 20 08 29 06296

Déjà tourmentée par la détention depuis 8 mois d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, la famille de l’opposant guinéen est davantage préoccupée depuis hier. Cela, suite à la décision de ce prisonnier politique de s’asperger de l’eau chaude pour protester contre la décision du régisseur de la Maison centrale de Conakry de le transférer dans une cellule jugée dangereuse. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 3 juin 2021, le frère aîné de l’opposant a plaidé le président Alpha Condé, lui demandant de faire libérer Ismaël Condé.

Depuis hier, Kabinet Condé est au chevet de son frère cadet Ismaël Condé, hospitalisé aux urgences de l’hôpital national Ignace Denn de Conakry. Le premier vice maire de Matam soigne les brûlures qu’il a eues au visage et à la poitrine, après s’être aspergé de l’eau chaude (qui était dans une thermos) dans sa cellule de prison. Une façon pour lui d’éviter d’être transféré dans une autre cellule, où il allait cohabiter avec de « grands bandits », condamnés pour des crimes.

Kabinet Condé, frère aîné du détenu politique Ismaël Condé

« Depuis hier, à 15 heures, mon frère est à l’hôpital ici. Difficilement il a pu dormir la nuit. Ses yeux ne faisaient que refouler des larmes. Ce jeudi matin, les médecins sont venus faire des examens et ils lui ont prescrit des médicaments que j’ai achetés moi-même. Depuis hier, c’est moi qui m’occupe de toutes les ordonnances prescrites pour lui. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est vraiment souffrant. Et toute la famille souffre aujourd’hui de ce fait.

Personne n’a l’esprit tranquille en ce moment. Parce qu’il est difficile de voir un frère passer plusieurs mois en prison, sans motifs. En tout cas, rien ne nous a été dit comme infraction qu’il aurait commise. Or, c’est un enfant. Il n’est pas habitué à ce genre de choses. Depuis qu’il est né, c’est la première fois qu’il passe une nuit en prison », a déclaré Kabinet Condé, rencontré ce jeudi dans ce central hospitalier, qui ajoute que son frère souffre aussi de la sinusite.

Préoccupé par la situation de son jeune frère, Kabinet Condé interpelle le président Alpha Condé. Il plaide le chef de l’Etat guinéen en faveur de la libération d’Ismaël Condé. « Ismaël n’est que son petit-fils. Il ne faut pas qu’il regarde seulement ce qui se passe aujourd’hui, il n’a qu’à se rappeler aussi de ce qui s’est passé hier. Parce que l’enfant dont il s’agit (Ismaël Condé, ndlr), est issu d’une famille qui a tout fait pour le RPG. Sa défunte mère était membre influent de la section du RPG dans la commune de Ratoma.

Tout Mafanco la connaissait pour ça. Notre défunt père aussi, c’était la même chose. Alors, si on dit que c’est une telle situation qui nous est réservée aujourd’hui sous son régime, cela est difficile. Donc nous prions le président Alpha Condé de ne pas voir seulement le comportement d’Ismaël aujourd’hui, il n’a qu’à se rappeler du passé et nous aider à retrouver notre frère », a sollicité le frère de l’opposant.

Malick Diakité pour Guineematin.com 

Tel : 626-66-29-27

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Affrontements à la machette à Tinti-Oulén (Kankan) : plus de 15 blessés !

3 juin 2021 à 20 08 20 06206

Située à 22 heures kilomètres de la commune urbaine de Kankan, la sous-préfecture de Tinti-Oulén a été le théâtre de violentes échauffourées mardi dernier, 1er juin 2021. Et, ce sont les habitants des districts de Bako-Fadou et Dabola, opposés par un conflit domanial, qui se sont affrontés à la machette dans un champ. Cet accrochage a fait plus de 15 blessés.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les communautés de ces deux districts voisins se disputent la paternité d’un champ agricole depuis 2018. Mais, leur différend avait déjà été réglé par le tribunal de Kankan qui, à travers une décision, avait partagé le domaine entre les deux districts. Une délimitation avait même été faite pour éviter le débordement de l’un ou de l’autre des camps. Malheureusement, cette décision de justice, aussi réfléchie soit-elle, n’a pas suffit aux deux communautés pour enterrer la hache de guerre en vue d’une cohabitation pacifique. Et, mardi dernier, à la surprise générale, elles sont en venues aux mains. Elles se sont affrontées avec des machettes sans faire de mort. Mais, plus de 15 personnes ont été blessés et transportées à l’hôpital régional de Kankan. Et, pour l’heure, on ignore ce qui a mis le feu aux poudres.  Chacune des communautés rejette la responsabilité sur l’autre.

Rencontré ce jeudi, 03 juin 2021, à l’hôpital régional de Kankan, Adamadjan Condé, citoyen de Bako-Fadou, a jeté l’anathème sur les habitants de district de Dabola.

Adamadjan Condé, citoyen de Bako-Fadou

« Il ya des années, le verdict avait été rendu par les autorités. Nous sommes partis avec les gendarmes pour limiter les propriétés, en donnant une partie du domaine à chaque camp. Il a été ordonné aux deux camps de ne pas franchir leur domaine respectif. Mais le mardi, quand on est parti au champ, on a trouvé les citoyens de Dabola en train de détruire nos riz. Ils étaient munis de gourdins, d’armes et de machettes. Ils nous ont dit de quitter leur domaine. C’est là que tout a éclaté. Ils s’étaient fixé le but de me tuer. Il y a eu affrontement, quelqu’un est venu me frapper avec la machette au cou », a-t-il expliqué.

Abordant dans le même sens, Sona Traoré de Bako-Fadou a également accusé les populations de Dabola d’avoir été à l’origine des présents affrontements.

Sona Traoré de Bako-Fadou

« C’est mon frère qui était parti faire le ménage au champ. Arrivé sur place, il a vu des citoyens de Dabola. Ces derniers se sont attaqués à lui. Nous, on était proche du champ. Quand nous sommes arrivés, on l’a trouvé sévèrement blessé. J’ai dit à mon frère : lèves-toi on va rentrer au village. C’est ainsi que quelqu’un est venu me frapper avec la machette. J’ai été blessé » a-t-elle indiqué.

Cependant, pour Nantenen Camara de Dabola, ce sont les femmes du district de Bako-Fadou qui ont provoqué ces violents affrontements.

« Cette affaire a débuté il y a 3 ans. Si vous voyez les femmes de Dabola en colère aujourd’hui, c’est parce que chaque fois que nos hommes vont là-bas (au champ litigieux), les femmes de Bako s’attaquent à eux. Pourtant, le document a été envoyé que le domaine nous appartient. Les femmes de Bako se sont attaquées à nos hommes à 3 reprises. Aujourd’hui, nos hommes sont venus blessés. C’est pourquoi on est parti. Les femmes de Fadou sont venues de partout, notamment de Kankan Koura. Quand on est parti, on a vu que nos hommes étaient attaqués. Les fadouka voulaient me tuer » a-t-elle expliqué.

Contacté par notre rédaction, le maire de Tinti-Oulén, Mory Kallo Bérété, s’est montré moins bavard. « Je n’ai pas du tout été approché à cette affaire », a-t-il dit brièvement.

                        De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com     

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Condamnation d’Ousmane Gneloye : « nous allons déployer nos efforts pour que cette décision soit exécutée »

3 juin 2021 à 19 07 26 06266
maître Antoine Pépé Lama, avocat de la partie civile

Comme annoncé précédemment, Ousmane Gneloye Diallo a été condamné ce jeudi, 3 juin 2021, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Ce militant du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir en Guinée), très actif sur les réseaux sociaux, a écopé d’une peine de 5 ans d’emprisonnement, le paiement d’une amende de 2 millions de francs guinéens et le paiement d’un montant symbolique de 5.000 francs guinéens à titre de réparation civile.

Cette décision du juge Alphonse Charles Wright a été bien accueillie par l’avocat de la plaignante, Kadiatou Biro Diallo, alias DK, qui poursuivait Ousmane Gneloye pour menaces de mort et injures publiques. Me Pépé Antoine Lama a promis de se battre pour que cette décision soit effectivement exécutée, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Ce qui doit commencer par l’arrestation du condamné qui est introuvable, selon les services de sécurité.

« Nous sommes satisfait de cette décision qui vient d’être prononcée par le tribunal correctionnel de Dixinn, présidé par M. Alphonse Charles Wright. Cette décision a pris en considération l’essentiel de notre demande. Donc nous ne pouvons que la saluer. M. Ousmane Gneloye Diallo a été retenu dans les liens de culpabilité pour des délits de menaces de mort et d’injures publiques. Le tribunal l’a condamné en conséquence à une peine d’emprisonnement de 5 ans et le paiement d’une amende de 2 millions de francs guinéens. Dans la même décision, le tribunal a décerné un mandat d’arrêt contre Gneloye.

Sur la réparation civile, il a été condamné au paiement de 5000 francs symbolique au profit de la partie civile. La publication de la décision a été ordonnée par le tribunal dans les journaux qu’il a ciblés. Interdiction a été faite à M. Gneloye Diallo de séjourner dans les lieux fréquentés par la partie civile après avoir purgé sa peine. Interdiction également lui a été faite d’héberger ou d’émettre sur certains réseaux sociaux, notamment Facebook. Le regard est désormais tourné vers le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn qui a pour mission entre autres d’exécuter les décisions de justice.

Nous pensons que certainement, il va rester fidèle à sa mission, à ses fonctions, pour mettre en exécution la décision qui vient d’être ordonnée.  Également, les organes chargés de la régularisation des services informatiques seront saisis. A eux aussi de prendre leurs responsabilités quant à l’effectivité de la décision qui vient d’être prononcée. Nous allons, dès les jours à venir, nous approprier de cette décision pour la faire exécuter. Je puis vous dire que la brigade de recherche de Kipé n’a pas été de bonne foi. Et je ne suis même pas sûr qu’ils se sont mis à la recherche du prévenu.

En tout cas, la décision qui a été rendue a réitéré le même mandat. Et nous allons déployer nos efforts pour que ce mandat soit exécuté. La brigade de recherche de Kipé n’est pas le seul service de police judiciaire en Guinée. Il y a d’autres services de police judiciaire qui pourraient être saisis et le moment venu, nous verrons ce qu’il faut faire », a dit Me Pépé Antoine Lama, avocat de la partie.

A rappeler que cette affaire est partie de la publication d’une vidéo dans laquelle Ousmane Gneloye Diallo profère des injures contre la plaignante Kadiatou Biro Diallo et son père, Elhadj Boubacar Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale guinéenne.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Les directions des impôts et du budget seront érigés en Direction Générales : voici le compte rendu du conseil des ministres

3 juin 2021 à 18 06 31 06316
Tibou Kamara, porte parole du gouvernement

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 3 JUIN 2021

Conakry, le 3 juin 2021 – La session ordinaire du conseil des ministres, s’est tenue, par vidéoconférence, ce jeudi 03 juin 2021, de 12h30 à 13h30, sous la Présidence de Monsieur le Président de la République, Son Excellence Professeur Alpha Condé. Les points inscrits à l’ordre du jour étaient les suivants :

                I.                    Messages de son Excellence, Monsieur le Président de la République

              II.                    Compte rendu de la session du conseil interministériel du Mardi 1er juin 2021

           III.                    Examen de texte

          IV.                    Communications

            V.                    Divers

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé a informé le conseil de la visite d’amitié et de travail de son homologue gambien, son Excellence, Adama Barrow, en Guinée. Elle se déroulera du jeudi 03 juin, au samedi 05 juin 2021. L’occasion pour les deux Chefs d’Etat d’évoquer des questions bilatérales, d’intégration, de sécurité et de paix, de coopération sous-régionale et régionale, de conclure aussi des accords de coopération. Le conseil s’est réjoui de cette visite d’Etat du numéro 1 Gambien et a félicité Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé pour sa politique d’ouverture et d’intégration dont la Guinée tire d’énormes bénéfices pour sa diplomatie, son développement économique et social.

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé a décidé, dans la nouvelle nomenclature administrative d’ériger la direction nationale des impôts et celle du budget, en directions générales.

Le Chef de l’Etat, a souligné toute l’importance que revêt pour la Guinée le forum économique dénommé Dubaï-Expo 2020. Il a relevé qu’il s’agit d’une formidable opportunité de présenter la meilleure image de la Guinée et surtout de rétablir la vérité à propos des progrès accomplis sur tous les plans. Il a invité les organisateurs à présenter la qualité et la diversité des produits guinéens, en mettant un accent particulier sur l’agro-business, qui est en pleine expansion en Guinée, dont le pays a aussi le potentiel.

Monsieur le Président de la République, a recommandé fortement que Dubaï – Expo 2020, soit un espace de promotion et de valorisation de l’Art et de la culture, made in Guinée, de réputation internationale.

Cependant, Monsieur le Président de la République, a partagé avec le conseil sa préoccupation sans cesse réitérée que les événements et les activités programmés tiennent compte des restrictions et contingences de la crise sanitaire mondiale de la covid-19 qui doit modifier toutes les habitudes et le comportement de chacun et de tous.

Le Chef de l’Etat, a informé le conseil que le cadre permanent de dialogue est à pied d’œuvre pour répondre à toutes les attentes liées à son mandat et ses missions. Il se penchera sur toutes les questions d’intérêt national, notamment la problématique des transports, les problèmes de société, d’unité nationale, de consolidation de la paix sociale, de l’Etat de Droit, de la Démocratie.

Monsieur le Président de la République, a annoncé au conseil, qu’à la suite de la formation du Gouvernement, il sera procédé aussi à la nomination des cadres aux différents postes de directions, dans les cabinets ministériels, la haute administration publique. Il a indiqué que pour toutes ces nominations, à venir, il sera tenu compte de critères précis, équitables et transparents comme l’ancienneté au poste, la sédentarisation, le bilan de compétences, expérimenté par le Ministère du Budget à travers sa direction des impôts et qui pourrait être étendu à d’autres services de l’Etat et de l’administration publique.

En outre, il a rappelé qu’il y a des postes vacants à combler, des fonctionnaires admis à faire valoir leurs droits à la retraite à remplacer, des personnes décédées ou ayant abandonné leurs postes de travail qui sont encore prises en charge, à rayer du fichier, bref il a fermé instruit que toutes les scories et distorsions de l’administration soient identifiées et immédiatement corrigées.

Monsieur le Président de la République, a félicité, le ministre d’Etat, porte-parole du Gouvernement, pour le travail déjà accompli, et tous les efforts pour relayer la parole de l’équipe gouvernementale et défendre ses positions, surtout pour une meilleure circulation et diffusion de l’information, à même d’éclairer et mieux édifier l’opinion publique nationale et internationale. Il l’a encouragé à persévérer dans cet effort avec engagement, courage et détermination.

Après les directives et orientations données par Monsieur le Président de la République, il est revenu au Premier Ministre de faire le compte rendu de la dernière session du conseil interministériel, après avoir évoqué divers sujets.

Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement a informé le conseil que sous la coordination du Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence, les arbitrages relatifs aux attributions dévolues aux différents ministères afin de clarifier les rôles et les missions des chacun se poursuivent, à la satisfaction de tous, et seront terminés la semaine prochaine.

Dr Ibrahima Kassory Fofana a ensuite réitéré au Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, l’instruction, dans la foulée, de préparer et organiser le séminaire gouvernemental, en parfaite intelligence avec le Ministre de la Fonction Publique et du Travail, le Ministre D’Etat, Secrétaire Général de la Présidence et le cabinet de la Primature. A cette occasion, les principes de base du fonctionnement du Gouvernement seront revus et partagés pour un meilleur travail en équipe, et surtout chacun des ministres sera invité à présenter son plan d’action détaillé, en précisant le calendrier établi, les objectifs ambitionnés et les moyens réunis ou à mobiliser pour y arriver.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a engagé les Ministres en charge du Budget et des Finances, à exposer sur les conditions d’exécution des budgets sectoriels contenus dans la Loi des Finances, à la faveur du prochain séminaire gouvernemental, pour garantir l’exécution effective des plans d’actions sectoriels et chemin faisant, réaliser les objectifs de développement assignés au Gouvernement, par Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé.

Dr Ibrahima Kassory Fofana a félicité Madame la Ministre des Travaux Publics pour avoir fait preuve de célérité, en répondant aux sollicitations des populations de Télémélé. Celles-ci ont informé le gouvernement du risque potentiel d’isolement de la préfecture, en raison de difficultés à venir sur la route, les desservant.  Grâce aux dispositions urgentes prises par la Ministre, la solution au problème a été trouvée.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a invité les ministres, chaque fois qu’ils sont saisis par les populations pour de brûlantes préoccupations, de mettre un point d’honneur à les satisfaire dans la rapidité et l’efficacité afin de renforcer la confiance entre Gouvernants et Gouvernés. Dr Ibrahima Kassory Fofana, suivant les directives et orientations du Chef de l’Etat, a exigé des ministres du pragmatisme et de l’efficacité dans les missions et tâches qui leurs sont confiées.

I.                AU TITRE DES EXAMENS DE TEXTES

Le Ministre Délégué chargé de l’Agriculture et de l’Elevage a soumis pour examen deux (2) projets de Décrets ainsi que leurs projets d’Arrêtés d’application.

Le Ministre a précisé que ces projets de Décrets s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre effective du Code de l’Elevage, adopté comme Loi L/2018/026/AN du 03 Juillet 2018 par l’Assemblée Nationale et Promulgué par le Président de la République.

Ø S’agissant du projet de Décret portant règlementation de l’introduction et de la gestion de gênes d’animaux domestiques de races étrangères, le Ministre a soutenu qu’en application des articles 17, 18, 46, 47 et 48 du Code de l’Elevage, ce projet de Décret réglemente la construction et la mise en exploitation des établissements qui doivent désormais obéir à certaines exigences techniques, hygiéniques et sanitaires favorisant la production, la reproduction ou la commercialisation en toute sécurité sanitaire. 

Ø En ce qui concerne le Projet de Décret portant Conditions de détention et d’adoption des animaux de compagniele Ministre a rappelé qu’en application des articles 137, 138, 142, 145, 149 et 154 du Code de l’Elevage, ce projet de Décret traite de la responsabilité civile du propriétaire pour les préjudices causés par son animal et également de la délivrance du permis de détention des chiens de première et deuxième catégorie, ainsi que des mesures d’identification, de vaccination antirabique et d’évaluation comportementale par un vétérinaire agréé.

 Au cours des débats, les observations ont essentiellement porté sur la nécessité de    définir les termes « Chiens de 1ère catégorie et 2èmecatégorie », avant d’indiquer les obligations et les interdictions liées à la détention de chaque catégorie.

Au terme des débats, le conseil a sous réserve de la prise en compte des observations formulées, adopté les deux projets de décrets, et leurs arrêtés d’applications.

III. AU TITRE DES COMMUNICATIONS

 3.1. Le Ministre en charge des Investissements et des Partenariats Public-Privé a fait unecommunication relative à la participation de la Guinée à l’exposition universelle 2020 de Dubaï, qui aura finalement lieu du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022.

Inscrite dans le district Durabilité de l’Expo, la République de Guinée a choisi comme thème : « Développement Durable et Renouvellement Urbain Axé sur l’Eau », et intitulé son pavillon « Puisez à la Source de l’Afrique de l’Ouest ».

Sur un espace d’exposition de 200 m², la délégation présentera les nombreuses potentialités de la Guinée qui reflètent son caractère pionnier et innovateur dans la culture, les arts, l’histoire. Elle mettra également en avant la position géostratégique du pays dans la désserte en eau de la sous-région ouest-africaine et les nombreuses opportunités d’investissement qui en découlent notamment l’hydroélectricité, le tourisme, l’agriculture etc.

Le Ministre a fait le point de l’avancement des préparatifs de la participation de la Guinée à l’Exposition universelle et rendu compte de sa participation à la réunion des participants internationaux à l’Expo 2020 à Dubaï qui a eu lieu du 4 au 6 Mai dernier.

Le Ministre a informé que Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président, Président du Conseil des Ministres des Emirats Arabes Unis, Souverain de Dubaï a adressé une invitation à Son Excellence Monsieur le Président de la République de Guinée, à prendre part à la Cérémonie d’ouverture de l’Expo Dubaï 2020.

Au terme de l’exposé, les observations ont porté sur la nécessité d’impliquer l’ensemble des départements ministériels dans l’organisation de cet important évènement afind’exposer les multiples avantages comparatifs de la Guinée aux potentiels investisseurs, y compris le secteur de l’agro-business, des Arts et de la culture.

Au terme des débats, le conseil, a félicité le Ministre pour les activités réalisées.

Le Conseil a invité la Ministre de la Culture, à renforcer la concertation avec son Collègue des Investissements et des Partenariats Publics et Privés afin de s’assurer de la prise en compte des aspects culturels qui constituent un des atouts majeurs de notre pays.

IV.           AU TITRE DES COMPTE- RENDUS

4.1. Le Ministre de la Santé a fait le compte rendu relatif à l’évolution de la riposte à la pandémie de la Covid-19 et de l’épidémie d’Ebola en République de Guinée qui fait ressortir les progrès enregistrés dans la riposte.

4.2. La Ministre de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle et de l’Emploi a fait le compte rendu de sa mission de terrain à Coyah et Mamou, du 26 au 27 Mai 2021 dans le cadre du contrôle des travaux de construction de l’ERAM de Coyah et de l’inauguration de l’ENI de Mamou ainsi que de la visite de l’ENAE de Tolo.

La Ministre a rassuré que les deux ERAM de Coyah et de Dabola, pourront être ouvertes à la rentrée prochaine des classes, prévue pour le 02 Octobre 2021, comme assigné dans sa lettre de mission.

La Ministre a mentionné que la mission a procédé à l’inauguration et à la remise officielle de la nouvelle École Normale d’Instituteurs (ENI) de Mamou, en compagnie de Monsieur le Ministre de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine et de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Japon en Guinée.

Ainsi, l’ENI de Mamou complète la liste des ENI à dix (10), depuis l’avènement à la magistrature suprême du Président Alpha CONDE.

Le Conseil, a adressé les vives félicitations à Madame la Ministre pour tous les résultats obtenus, en si peu de temps, en particulier, ses efforts qui ont permis de rendre opérationnelle en 2 ans, les quatre (4) ERAM.

V. AU TITRE DES DIVERS.

La Ministre des Travaux Publics a informé le conseil de l’organisation d’un atelier par son ministère sur la réforme de l’AGEROUTE et du Fonds d’entretien routier, le 2 juin dernier.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger a informé le Conseil de la visite d’amitié et de travail du Président de la République sœur de Gambie, en sa qualité de président en exercice de l’OMVG, du 3 au 5 juin 2021, à Conakry

La Ministre à la Présidence, chargée des questions de passation des marchés a informé le conseil que sur instruction du Président de la République, elle entreprendra une mission de vérification des dossiers des paiements de la dette intérieure.

A ce sujet, le Conseil a recommandé que sa mission porte principalement sur les arriérés postérieurs à 2018, c’est à dire ceux qui ne figurent pas sur le listing des dettes auditées. À cet effet, le conseil a instruit le Ministre de l’Économie et des Finances de mettre à la disposition de la Ministre, tous les dossiers concernés.

Par ailleurs, la Ministre a sollicité et obtenu du conseil de faire une présentation sur la passation des marchés publics, lors du séminaire gouvernemental.

Tibou Kamara

Ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du Gouvernement

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Liberté provisoire pour Alpha Diallo : voici le communiqué de l’ABLOGUI

3 juin 2021 à 18 06 21 06216
Mamadou Alpha DIALLO, président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI)

Conakry le 03 juin 2021 : L’Association des Blogueurs de Guinée (Ablogui) informe l’opinion publique de la mise en liberté provisoire de son président Mamadou Alpha Diallo, interpellé hier, mercredi 02 juin à Sonfonia (dans la banlieue de Conakry), après son audition au parquet de Dixinn, pour dit-on‘’outrage à agent’’.

Mise à la disposition de ses avocats, M. Diallo devra se présenter le mardi 08 juin 2021, pour un procès au tribunal de première instance.

L’Ablogui suit de près cette affaire et salue la diligence par laquelle les avocats gèrent le dossier. 

Par le service de communication de l’Association des Blogueurs de Guinée (Ablogui)

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Appel au dialogue de Chérif Bah, Ousmane Gaoual et Cellou Baldé : voici la réaction du gouvernement

3 juin 2021 à 17 05 31 06316

Le gouvernement guinéen accueille favorablement la tribune des opposants Chérif Bah, Ousmane Gaoual et Cellou Baldé, publiée hier, mercredi 2 juin 2021. Dans cette note, les trois responsables de l’UFDG, détenus depuis 7 mois à la Maison centrale de Conakry, ont appelé au dialogue entre le pouvoir et l’opposition pour décrisper la situation sociopolitique du pays. Une position contraire à celle exprimée jusque-là par leur formation politique, et qui est bien appréciée par les autorités guinéennes.

Interrogé sur le sujet lors de la présentation du compte-rendu du Conseil des ministres de ce jeudi 3 juin, le porte-parole du gouvernement a salué une « pensée politique positive et d’une démarche républicaine » de la part des trois opposants. Tibou Kamara a émis le souhait de voir d’autres guinéens s’inscrire dans cette logique, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tibou Kamara, porte parole du gouvernement

« Je pense qu’il s’agit d’une pensée politique positive et d’une démarche républicaine salutaire parce que nous sommes amenés, en tant que Guinéens, à défendre indépendamment de nos convictions politiques et de nos opinions personnelles, un certain nombre de valeurs et de principes que nous avons en partage. J’ai retenu de cette tribune un sens civique et très élevé de responsabilité, à savoir qu’en démocratie et dans un Etat de droit, le recours à la force n’est pas l’alternative ou une option et la violence n’est pas une solution.

Ils ont réaffirmé leur engagement démocratique qui est de se battre par les voies régulières et légales pour faire aboutir leur combat et assouvir même leur ambition d’accéder au pouvoir. Je retiens également qu’ils privilégient le dialogue et la concertation pour le règlement de tous les différends et de tous les problèmes qui pourraient se poser à notre société.

C’est une évolution qui est salutaire et nous souhaitons et espérons que cela puisse avoir un effet de contagion pour beaucoup de compatriotes de manière à ne pas confondre le combat politique avec parfois des comportements qui constituent des actes de défiance aussi bien à l’encontre des institutions régulières établies et même du bon fonctionnement du processus démocratique pour lequel on dit se battre », a dit le ministre Tibou Kamara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Procès de Madic 100 frontière : la Cour d’appel met en colère les avocats de l’opposant

3 juin 2021 à 15 03 44 06446
Mamady Condé, alias Madic 100 Frontière

C’est une nouvelle déception pour le camp Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière. Ce célèbre militant de l’UFDG, condamné à 5 ans d’emprisonnement en première instance, attendait d’être situé sur son sort ce jeudi 3 juin 2021. Mais comme lors des précédentes fois, la juridiction supérieure a ajourné encore la publication de sa décision. Elle a renvoyé l’audience au 10 juin 2021, provoquant la colère des avocats de l’opposant. Me Salifou Béavogui, l’un d’eux, a aussitôt réagi en protestant vigoureusement contre cette décision, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

 « Ce renvoi montre qu’on est en train de chercher par tous les moyens, même en passant par l’impossible pour trouver des choses qu’on peut retenir contre lui. Vous voyez, le jeudi passé, nous étions là toute la journée et c’est à la dernière minute qu’on a reporté son délibéré. Aujourd’hui encore, nous sommes là depuis le matin et à la dernière minute, on renvoie la décision. Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est parce que soit on est en train de préparer autre chose ou on veut continuer à le fatiguer, à le stresser, le maintenir dans une situation aussi inconfortable que celle que nous vivons aujourd’hui. L’affaire est en délibéré depuis bientôt 2 mois. Donc nous protestons contre ces renvois injustifiés et nous exigeons que la date du 10 juin qui est indiquée soit la bonne date et qu’une décision soit rendue », a déclaré Me Salifou Béavogui.

Arrêté lors de la crise qui a suivi l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, a été condamné le 8 février 2021, à 5 ans d’emprisonnement et au paiement de 100 millions de francs guinéens d’amende. Une décision prononcée par le tribunal de première instance de Dixinn, qui l’a reconnu coupable d’atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui, de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ». Des faits que ce militant de l’UFDG, résidant au Canada, avait partiellement reconnus lors de son procès en première instance, demandant pardon à toutes les personnes qu’il a attaquées dans ses publications sur sa page Facebook. Ses avocats avaient alors interjeté appel contre cette décision, ce qui a permis l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

Au cours de ce procès, le parquet général a demandé la réduction de la peine infligée à l’opposant de 5 à 1 an d’emprisonnement. De leur côté, les avocats de la défense ont demandé la relaxe pure et simple de leur client, non coupable selon les faits retenus contre lui en première instance. Attendue depuis le 22 avril 2021, la décision de la Cour d’appel de Conakry tarde toujours à intervenir.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

 Tél. : 622680041

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Injures et menaces de mort : Ousmane Gneloye condamné à 5 ans de prison

3 juin 2021 à 15 03 39 06396
Ousmane Gneloye Diallo

Le juge a suivi la réquisition du procureur faite dans la matinée de ce jeudi, 3 juin 2021. Alphonse Charles Wright a condamné Ousmane Gneloye Diallo, un militant du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir en Guinée) très actif sur les réseaux sociaux, à 5 ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 2 millions de francs guinéens. Celui qui se fait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook » est reconnu coupable d’injures et menaces de mort, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est au Tribunal de Première Instance de Dixinn.

C’est une victoire pour Kadiatou Biro Diallo « DK » (fille d’Elhadj Boubacar Biro Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale). C’est cette dame qui a porté plainte contre Ousmane Gneloye Diallo, après la publication d’une vidéo de ce dernier, dans laquelle il profère des injures et des menaces de mort contre elle et son père, Elhadj Boubacar Biro Diallo. Depuis le début de ce procès, le prévenu ne s’est jamais présenté au tribunal.

Ce qui a poussé le juge à décerner un mandat d’arrêt contre lui, le 20 mai dernier. Mais la brigade de recherche de Kipé, qui avait la charge de procéder à son arrestation, a dit n’avoir pas réussi à le retrouver. C’est donc un fugitif qui a été condamné. Et le tribunal ne s’est pas contenté seulement d’infliger une peine d’emprisonnement et d’amende à Ousmane Gneloye. Il a pris plusieurs autres mesures à l’encontre du jeune militant du parti au pouvoir.

Nous y reviendrons !

Du TPI Dixinn, Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Nouvel itinéraire sur l’axe Conakry-Labé : Dubréka et Télimélé

3 juin 2021 à 13 01 50 06506

Les routes de Guinée ressemblent aujourd’hui à une chemise usée ; tu couds par ci, elle se déchire par là. Jusqu’ici, l’axe Conakry-Boké faisait exception. C’était sans compter avec l’absence totale d’entretien routier. Il suffit de prendre le tronçon Kagbelen-KM 5 à Dubréka pour savoir que la « région économique », -Boké- ressemble désormais à toutes les autres.

Il est indéniable que des ouvrages de franchissement importants sont en train d’être réalisés le long de la route entre Coyah et Mamou. Mais comme dit le proverbe de chez nous, « celui qui meurt de faim ne veut pas et ne peut pas attendre que le plat se refroidit ». Au rythme où avancent les travaux sur le terrain, celui qui a promis à la Guinée et à la sous-région une autoroute Conakry-Bobo-Dioulasso n’achèvera ces travaux même si son règne devait durer comme celui de son défunt homologue tchadien.

On assiste ici et là à des travaux qui ressemblent à une goutte d’eau dans l’immense océan. Comme cette fameuse autoroute entre Dixinn et Donka. Mais la disparité entre les besoins et les réalisations sont si criardes qu’il faudrait un miracle pour changer la donne. A l’exception de l’axe KM 36 Coyah où la route est encore praticable (excepté le carrefour Sanoyah) les routes du « grand Conakry » en disent long sur le reste du pays. Le tronçon entre Kagbelen et le KM 5 à Dubrka est devenu impraticable. Tout comme entre Kagbelen et Sanoyah en passant devant les trois usines de ciments. Or si la capitale est aussi mal lotie, l’intérieur du pays n’en parle pas.

Il faut noter que les Guinéens, confrontés à une situation sans précédent, cherchent à frayer un passage partout désormais. Si, jusqu’ici certains usagers, partant pour Labé, passaient par Kindia, Télimélé et Pita, désormais ils se sont trouvés un nouvel itinéraire. Une situation  plutôt inédite. En effet, certains ressortissants de la région de Labé passent désormais par Koubia, dans la préfecture de Dubréka, Kaleta via Télimelé pour aboutir à Pita. C’est-à-dire que celui qui va au Nord emprunte la route de l’Ouest.

Ce n’est pas la première fois que cette situation arrive. En 2014, pour aller à Mali il fallait passer par Koubia. La plupart des ressortissants de Labé vivant à Boké passent désormais par Gaoual pour reprendre la route de Koundara. Laquelle est en grande partie bitumée. Bref, comme dit l’autre adage, la souffrance apporte toujours de l’imagination et de solution.

Cette situation du Fouta n’est pas particulière. Les autres régions sont confrontées au même calvaire. Si entre la capitale et les capitales régionales les routes sont aussi mauvaises qu’elles le sont aujourd’hui, entre ces dernières et les préfectures la situation est parfois indescriptible. Une nouvelle fois la saison des pluies retrouve les routes de Guinée là où elle les avait laissées.

Récemment le Premier ministre est monté au créneau pour dénoncer l’état de nos routes. Mais plus personne ne sait d’illusion. Le départ de l’ancien ministre des travaux publics n’a rien changé. Ce n’est pas une question de personne. C’est une question de système et de gouvernance. Ironie de l’histoire, les voyageurs en provenance de la Sierra Leone indiquent que ce pays voisin a fait traverser le goudron la frontière pour servir sa grande sœur Guinée. Mais l’acte ne serait pas anodin. Ce serait pour éviter que la terre rouge provenant de la route de Guinée ne salisse la belle route de ce pays sorti d’une décennie de guerre. C’est tout dire.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47.

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Labé : l’UICN lance les actions de restauration et de conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti

3 juin 2021 à 13 01 25 06256

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a procédé au lancement officiel de l’activité de mise en œuvre des actions de restauration et de conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti, dans le massif du Fouta Djallon. La cérémonie a eu lieu le mardi, 1er juin 2021, dans la ville de Labé, en présence des autorités régionales et des représentants des communautés concernées. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’environnement, prévue le 5 juin prochain, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

La Guinée compte actuellement 16 sites Ramsar. Des écosystèmes particuliers qui revêtent une importance capitale pour l’humanité et la conservation de la biodiversité. En effet, ils créent des produits et moyens d’existence durable pour l’humanité, épurent et filtrent les substances dangereuses dans les eaux polluées et constituent des amortisseurs de choc de la nature. Mais le constat que ces sites subissent actuellement d’énormes pressions et menaces d’origine anthropique ou naturelle qui affectent gravement les ressources naturelles qu’ils recèlent.

Parmi ces menaces, figurent les pratiques agricole et d’élevage extensives traditionnelles, qui occasionnent des dégradations et des pertes d’habitats pour les espèces et le braconnage qui contribue à la raréfaction des ressources fauniques. C’est partant de ce constat que l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), à travers le projet PREE (Partenariat Régional sur l’Eau et l’Environnement en Afrique centrale et occidentale), a décidé de mener des actions concrètes de protection et de restauration de ces écosystèmes dégradés.

Pour cette année, ce sont les sites Ramsar Gambie-Oundou-Liti (situé entre les préfectures de Koubia et de Mali, dans la région de Labé) et Ramsar Tinkisso (situé entre les préfectures de Dabola, Dinguiraye et Kouroussa) qui sont concernées par ces actions. L’étape de Labé a démarré ce mardi 1er juin 2021, à travers une cérémonie qui a mobilisé l’ensemble des acteurs concernés. Une occasion mise à profit par Richard Labilé Sagno, le représentant de l’UICN en Guinée, pour expliquer l’origine de cette initiative et annoncer les activités à réaliser sur le terrain.

Richard Labilé Sagno, représentant de l’UICN en Guinée

« L’UICN est un organisme international qui a beaucoup d’expertise en matière environnementale, qui est représenté dans 54 pays. Et cette année, la Guinée a bénéficié d’une représentation physique au sein de cette institution. Et les Nations Unies ont initié une action au niveau global pour que cette année, on puisse coordonner un peu la célébration de la journée mondiale de l’environnement. Et pour cela, nous allons mener des activités sur le terrain dans le but de restaurer les écosystèmes. Ces activités se feront sur le site Ramsar Tinkisso et le site Ramsar Gambie-Oundou-Liti », a-t-il indiqué.

Parlant de ce dernier site qui se trouve dans la région de Labé, il a annoncé que « nous allons élaborer un plan de gestion qui nous permettra de planifier ce que nous allons faire dans 5 ans, qui prend en compte les priorités de chaque couche. Mais aussi, nous allons faire des actions de reboisement. Avec la communauté, nous allons identifier des sites qui sont vulnérables pour reboiser ces zones afin de favoriser l’équilibre des écosystèmes. A Kona également, dans la préfecture de Tougué, nous avons deux grosses activités à réaliser. Il s’agit de l’aménagement d’un périmètre irrigué de 4 hectares équipé d’énergie solaire », a dit Richard Labilé Sagno.

A côté de ces activités de restauration et de protection des écosystèmes, le projet prévoit aussi un appui aux femmes qui évoluent dans l’exploitation du Néré et du Karité. « Malheureusement, les femmes qui sont dans le circuit ne connaissent pas le système du marché. Et nous, dans ce sens, nous allons accompagner ces femmes pour les former dans ce qu’on appelle la méthode ADM (Analyse et Développement des Marchés) accompagnée par des outils qu’on va mettre à leur disposition pour améliorer leurs conditions de vie et leurs revenus », a ajouté le représentant de l’UICN en Guinée.

Le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts a été représenté à cette cérémonie par le directeur général de l’Office Guinéen des Parcs et Réserves (OGUIPAR). Mamady Saiba Keïta a exprimé la satisfaction du département par rapport au lancement de ces actions qui vont durer cinq jours, et qui visent à assurer la restauration et la conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti.

« Ces cinq jours sont d’une importance capitale pour le gouvernement du Pr Alpha Condé et particulièrement le ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts. La restauration de l’écosystème des zones humides s’inscrit parmi les priorités de la stratégie environnementale de notre pays, afin de contribuer à l’effort de la communauté internationale dans la conservation de la nature. Je remercie l’UICN pour son accompagnement au gouvernement guinéen pour lui permettre d’honorer ses engagements internationaux en matière de gouvernance de l’environnement et des ressources en eau », a dit M. Keïta.

A noter que le projet PREE (Partenariat Régional sur l’Eau et l’Environnement en Afrique centrale et occidentale) de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) est financé par l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI). Il est mis en œuvre en collaboration avec l’Office Guinéen des Parcs et Réserves (OGUIPAR).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Incendie à Koliady 1 (Kindia) : Une maison et son contenu complètement calcinés

3 juin 2021 à 13 01 23 06236

Le drame s’est produit hier, mercredi 02 juin 2021, dans une concession à Boussoura, un secteur du quartier Koliady1, dans la commune urbaine de Kindia. Et, c’est une grande maison de quatre chambres appartenant à l’éducateur Abou Salahidine Sow qui a pris feu aux environs de 14 heures. Il n’y a aucune perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés. Tout le contenu de la maison est parti en fumée.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est un court circuit qui est l’origine de cet incendie. Et, c’est la fumée qui est sortie du plafond qui a alerté une des femmes de la maison sur l’incendie en cours. Malheureusement, les cris de secours de la famille et les efforts voisins pour combattre les puissantes flammes ont été vains. Le feu a dévoré tout le contenu de la maison.

Ilbrahima kalil Sow, vulgarisateur porte parole de la famille victime

« A 14 heures, je suis allé en ville pour rencontrer ma mère. Du coup mon frère est venu en courant, il me dit accompagne moi à Koliady, j’ai appris que la maison a pris feu. Alors, j’ai pris la moto, on est parti pour voir la situation. Je ne croyais pas. Lorsqu’on est arrivé, j’ai vu le feu. C’est une maison de 4 chambres, d’un salon, d’une douche interne, d’un magasin, d’un couloir et d’une terrasse qui a pris feu. Heureusement il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais les dégâts matériels sont énormes. Nous avons perdu plusieurs livres coraniques, des matelas pour les élèves du foyer coranique, des lits, 10 valises, deux ordinateurs portables, une tablette Samsung, plusieurs téléphones, de l’argent, des habits, des moquettes et autres objets de valeur.  La maison a été complètement transformée en cendre. Il n’y avait qu’une des femmes de mon frère et son enfant dans sa chambre. Un court circuit serait à l’origine de l’incendie. Tout a commencé par une fumée qui est sortie au plafond que l’enfant a aperçu qui a alerté sa mère. Ce sont les cris qui ont alerté les voisins. Ils sont venus au secours, mais ils n’ont rien pu faire. Les sapeurs pompiers qui sont venus n’ont rien fait… Mon frère a deux femmes plus les enfants et ma mère, sans compter ses élèves de l’école coranique. Ils sont à la belle étoile. On a tout perdu. Nous demandons une aide aux personnes de bonne volonté », a indiqué Ilbrahima Kalil Sow, le jeune frère victime.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : (00224) 628516796

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Ousmane Gneloye « introuvable » : le procureur requiert 5 ans de prison contre lui

3 juin 2021 à 13 01 02 06026
Ousmane Gneloye Diallo

Le procès du jeune Ousmane Gneloye Diallo, un militant du RPG Arc-en-ciel (parti au pouvoir) très actif sur les réseaux sociaux, s’est poursuivi ce jeudi, 3 juin 2021, au Tribunal de Première Instance de Dixinn. Et malgré le mandat d’arrêt décerné il y a deux semaines contre lui, le prévenu n’était pas présent aujourd’hui encore au tribunal. Le procureur a demandé au juge de le condamner à 5 ans d’emprisonnement pour injures et menaces de mort, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

A l’ouverture de l’audience, le juge Alphonse Charles Wright a fait un constat désagréable : ni le prévenu, Ousmane Gneloye Diallo, contre lequel il a décerné un mandat d’arrêt le 20 mai 2021, ni le général Ibrahima Baldé (Haut commandant de la gendarmerie nationale) dont il avait demandé la comparution à titre de témoin, n’étaient présents dans la salle. Il a demandé au représentant du ministère public pourquoi ces décisions n’ont pas été appliquées, et le procureur lui a donné la réponse suivante.

« Le ministère public a fait des diligences : on a saisi le cabinet d’instruction pour la comparution du général Ibrahima Baldé. Mais le cabinet est revenu au niveau du parquet pour nous demander les émoluments de l’huissier. Et il se trouve que le parquet n’a pas de budget pour ça. Donc c’est pourquoi ça n’a pas eu lieu. Pour le mandat d’arrêt contre Ousmane Gneloye, le parquet a saisi la brigade de recherche de Kipé. Mais après les recherches, la brigade a fait un procès-verbal de recherches infructueuses. C’est ce qui est versé au dossier. Un PV de recherches infructueuses signé par le lieutenant Aboubacar Sidiki Tounkara, officier de police judiciaire, commandant de la brigade de recherche de Kipé », a indiqué Boubacar 1 Bah.

Après cette réponse du procureur, le président du tribunal n’a pas manqué de réagir pour exprimer son mécontentement. « Pour le cas du général Ibrahima Baldé, je peux comprendre, parce que le parquet n’a pas de budget. Mais pour le cas Gneloye, le PV de recherches infructueuses de la brigade de recherche de Kipé ne lie pas le tribunal. C’est une insulte vis-à-vis de la nation », a martelé Alphonse Charles Wright, avant d’ouvrir la phase des plaidoiries et des réquisitions.

Dans sa plaidoirie, l’avocat de la plaignante a demandé au tribunal de déclarer Ousmane Gneloye coupable des faits qui lui sont reprochés et de le sanctionner conformément aux infractions commises. « Nous vous prions, après l’avoir déclaré coupable d’injures publiques et de menaces, de lui interdire définitivement de publier des messages électroniques et de le condamner au paiement d’un franc symbolique. Parce que Mme Kadiatou Biro Diallo a intenté ce procès pour laver son honneur et laver l’honneur de son père, Elhadj Boubacar Biro Diallo », a sollicité Me Pépé Antoine Lama.

De son côté, le procureur a souligné que les faits reprochés à Ousmane Gneloye sont graves. C’est pourquoi, il a requis une peine de 5 ans d’emprisonnement contre le prévenu. Le dossier est mis en délibéré et la décision du tribunal est attendue à 14 heures.

Ousmane Gneloye Diallo, qui se fait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook », est poursuivi par Kadiatou Biro Diallo « DK » (fille d’Elhadj Boubacar Biro Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale). Elle a porté plainte après la publication sur les réseaux sociaux, d’une vidéo dans laquelle le prévenu profère des injures et des menaces contre elle et son père, Elhadj Boubacar Biro Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Cour d’appel : 2 ans de prison et 20 millions GNF d’amende requis contre Foniké Mengué

3 juin 2021 à 12 12 50 06506
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

Activiste de la société civile guinéenne et responsable en charge de la mobilisation du FNDC, Oumar Sylla alias ‘’Foniké Menguè’’ a comparu ce jeudi, 03 juin 2021, devant la Cour d’Appel de Conakry. Il est poursuivi pour deux chefs d’accusations : «  provocation directe à un attroupement non armé suivi d’effets et communication et divulgation de fausses informations, menaces notamment de violences ou de mort ». Le ministère public a requis 2 ans d’emprisonnement et 20 millions de francs guinéens d’amende à son encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A l’ouverture de la présente audience, le ministère public a demandé une jonction des procédures. Une demande vite rejetée par les avocats de la défense qui ont laissé entendre « qu’il n’y a aucune base légale pour indiquer la connectivité entre les faits pour lesquels leur client est poursuivi ». Mais, finalement, la Cour a statué sur la question et a ordonné une jonction de procédure et la continuation des débats.

Le ministère public se lance alors dans une série de questions adressées au prévenu à la barre. Mais, Oumar Sylla, alias ‘’Foniké Menguè’’, visiblement très remonté contre le parquet, refuse d’y répondre. Et, il ne se contente pas non plus à observer le silence. « Je ne réponds pas, passons aux réquisitions et plaidoiries…», dit-il d’un ton ferme doublé d’un air réprobateur à l’égard du ministère public.

La Cour le prend aux mots et donne la parole de nouveau au procureur Mohamed Kaba pour ses réquisitions dans cette affaire. Le parquetier se lève et commence à discourir. « les propos tenus par Foniké Mangué sur sa page Facebook et dans l’émission les GG sont consécutifs du délit de menace et provocation d’un attroupement non armé suivi des faits… Par conséquent, le ministère public requiert qu’il plaise à la Cour de retenir Oumar Sylla alias Foniké Mangué dans les liens de la prévention et de le condamner à 2 ans d’emprisonnement et 20 millions de francs guinéens d’amende », a requis le procureur Mohamed Kaba.

L’audience se poursuit encore à la Cour d’Appel de Conakry avec les plaidoiries du collectif des avocats de la défense.

Nous y reviendrons !

Depuis la Cour d’Appel, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Orange Guinée déploie des panneaux solaires sur ses sites techniques à travers tout le pays

3 juin 2021 à 12 12 40 06406

Communiqué : Depuis 2 ans, Orange Guinée installe des solutions solaires pour réduire les émissions résiduelles de carbone sur l’environnement. L’opérateur s’inscrit ainsi dans la dynamique du groupe, celle d’atteindre le net zéro carbone d’ici 2040. 

A ce jour, 1072 sites sont alimentés exclusivement par des panneaux solaires, sur un total de 1956 sites, avec un taux d’utilisation de 56,8%. Le déploiement de cette solution innovante grâce au partenaire technique IPT, permet de réduire l’utilisation des groupes électrogènes qui émettent du CO2. 

Aboubacar Sadikh Diop, Directeur Général d’Orange Guinée, déclare : « Nous sommes fiers d’être parmi les filiales les plus avancées dans le déploiement de ces solutions solaires, car nous avons très tôt pris conscience de l’importance de préserver l’environnement pour les générations futures. C’est pourquoi nous allons poursuivre le déploiement des panneaux solaires à travers tout le pays sur nos sites techniques. » 

Ces actions contribuent fortement à la réduction de l’empreinte carbone et aussi à une baisse significative des charges, comme le précise Ibrahima Sory Bouliwel Diallo, Responsable de la Division Energie et Environnement : « Nous avons réussi depuis le lancement de ce projet, à réduire plus de 72% de nos émissions en CO2. Nous sommes passés d’une émission de CO2 de 2.500.000 Kg/mois à 700.000kg/mois. Aussi, nous avons pu économiser près d’un million de litres de fuel par mois. » 

Orange Guinée reste parmi les filiales en Afrique et du Moyen-Orient qui ont accéléré le déploiement des solutions de panneaux solaires, avec un total de 5400 sites télécoms de panneaux solaires (certains 100% solaires et d’autres hybrides). 

A propos d’Orange Guinée 

Orange Guinée est une filiale du Groupe Sonatel et est présente en Guinée depuis en Novembre 2007. Elle compte plus de 400 employés et plus de 8 millions d’abonnés lui font confiance. Orange Guinée est leader du secteur des Télécommunications avec le réseau le plus large – Conakry et l’ensemble des capitales régionales sont couvertes par la 4G, et toutes les sous-préfectures sont aujourd’hui couvertes par la 3G. L’opérateur fait travailler indirectement des centaines de milliers de guinéens dans la Distribution de ses produits et services, la prestation de services divers et le développement de son Réseau téléphonique. Orange Guinée participe au développement économique et humain de la Guinée par son engagement, son excellence et sa proximité avec les populations guinéennes grâce entre autres à son Programme Citoyen traduit par ses actions sociétales évaluées en impact direct à des millions d’euros. 

A propos d’Orange 

Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunication dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 42,3 milliards d’euros en 2020 et 140 000 salariés au 31 mars 2021, dont 80 000 en France. Le Groupe servait 262 millions de clients au 31 mars 2021, dont 217 millions de clients mobile et 22 millions de clients haut débit fixe. Le Groupe est présent dans 26 pays. Orange est également l’un des leaders mondiaux des services de télécommunication aux entreprises multinationales sous la marque Orange Business Services. En décembre 2019, le Groupe a présenté son nouveau plan stratégique « Engage 2025 » qui, guidé par l’exemplarité sociale et environnementale, a pour but de réinventer son métier d’opérateur. Tout en accélérant sur les territoires et domaines porteurs de croissance et en plaçant la data et l’IA au cœur de son modèle d’innovation, le Groupe entend être un employeur attractif et responsable, adapté aux métiers émergents. 

Orange est coté sur Euronext Paris (symbole ORA) et sur le New York Stock Exchange (symbole ORAN). 

Pour plus d’informations (sur le web et votre mobile) : www.orange.com, www.orangebusiness.com ou pour nous suivre sur Twitter : @presseorange.

Orange et tout autre produit ou service d’Orange cités dans ce communiqué sont des marques détenues par Orange ou Orange Brand Services Limited. 

Contacts presse : 

Mohamed Lamine KEITA, [email protected] 

Zouliath Bérangère QUENUM, [email protected]

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L’Union africaine et la re-crise malienne : la mauvaise leçon venue du Tchad

3 juin 2021 à 11 11 20 06206
Dr Thierno Souleymane BARRY, Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada), Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

Par Dr Thierno Souleymane BARRY : 18 août 2020 : coup d’État militaire au Mali avec le renversement du Président Keita et mise en place d’un Comité militaire. Ferme condamnation de l’UA et de la CEDEAO et fixation d’un plan de retour à un régime civil sous la gouverne du Président Bah Ndaw. 20 avril 2021 : annonce de la mort du Président Deby Itno et de son remplacement par un Comité militaire de transition présidé par son fils Mahamat Itno. Timide réaction de l’UA et de la CEEAC, avec aucune sanction en vue. Deux faits quasi-similaires ont abouti à deux réactions divergentes, en dépit de la ferme position de l’UA et de la CEDEAO sur le changement anticonstitutionnel du pouvoir qui est celle du refus d’acceptation d’un tel changement et l’exigence du retour à l’ordre constitutionnel. 28 mai 2021 : Assimi Goita renverse à nouveau le gouvernement civil intérimaire et nouvelles mesures fermes de l’UA et de la CEDEAO allant jusqu’à la suspension du Mali de leurs instances. Pour bien cerner cette déambulation politico-stratégique illisible, nous allons successivement effectuer un bref rappel du dispositif combiné de l’UA et de la CEDEAO sur le respect de la légalité constitutionnelle, la mauvaise leçon offerte par le précédent tchadien et les couacs dans la gestion du cas malien.

Bref rappel du dispositif combiné de l’UA et de la CEDEAO sur le respect de la légalité constitutionnelle en Afrique

Le continent africain, tirant les leçons de son passé tumultueux en matière de résistance au processus démocratique et des effets indésirables qui en résultent, s’est doté d’instruments contraignants allant dans le sens du respect de la démocratie et des droits de l’homme. C’est le sens de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée le 30 janvier 2007. Son article 32 condamne tout changement anticonstitutionnel de gouvernement, une condamnation assortie de sanctions allant de la suspension du dit État jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Le Protocole additionnel sur la démocratie et de la bonne gouvernance de la CEDEAO du 21 décembre 2021, lu avec le Protocole du 10 décembre 1999, abonde dans le même sens. Son article 1er c interdit tout changement anticonstitutionnel et son article 45 liste une série de sanctions culminant à la suspension du dit État des instances de la CEDEAO. Ces deux dispositions militent en faveur du respect du processus démocratique comme mode normale d’accession et du maintien au pouvoir, condamnent fermement la rupture de la légalité constitutionnelle et exigent son rétablissement sous peine de sanctions. A défaut d’un équivalent du dispositif de la CEDEAO dans la zone CEEAC, on peut bien indiquer que celui de l’UA couvrirait à suffisance aussi le cas tchadien.

La mauvaise leçon venue du Tchad ou la genèse d’un dangereux précédent pour la dévolution démocratique du pouvoir en Afrique

Pour rappel, le Président tchadien Idriss Deby Itno venait d’être réélu pour gérer les destinées du Tchad pour un nouveau mandat lorsqu’il a été tué au front aux dires du communiqué officiel. En pareilles circonstances, on aurait pu respecter la légalité constitutionnelle selon les prévisions de la constitution tchadienne. Tel n’a pas été le cas. C’est un Comité militaire qui a été mis en place. Ainsi, la Charte africaine de la démocratie sus citée devrait-elle trouver à s’appliquer avec rigueur. Cependant, en lieu et place d’une telle démarche, on a assisté à un ballet diplomatique semblant bénir cet accroc à l’une des plus grandes réussites de l’UA et de la CEDEAO à savoir le refus absolu des coups d’États en Afrique. S’il faut tenir compte des aspects géostratégiques, il ne faut pas sacrifier les principes contenus dans ladite Charte.

L’Union africaine, la CEDEAO et la re-crise malienne. Ce qui a été fait et ce qu’il faut faire

Sans établir un lien direct entre le cas malien et celui tchadien, il est tout à fait légitime de s’interroger sur la fermeté avec laquelle les auteurs du coup d’État d’avril au Mali sont revenus sur la gestion consensuelle de la transition qu’ils avaient préalablement acceptés sous la menace des sanctions combinées de l’UA et de la CEDEAO. Pour ne pas vider la Charte africaine de la démocratie, il est nécessaire, pour le Mali, de continuer à accompagner la transition malienne par des moyens et l’expertise requise jusqu’au retour de la légalité constitutionnelle. Il doit en aller de même pour le cas tchadien, avec plus de fermeté.

Pour terminer, il est plus qu’impératif de revenir aux fondamentaux du dispositif de l’UA et de la CEDEAO sur le respect de la légalité constitutionnelle en Afrique dans le double but de décourager toutes velléités de changement anticonstitutionnel du pouvoir à travers des coups d’États et autres modes similaires et d’encourager l’instauration de la dévolution et du maintien démocratique du pouvoir sur le continent.

-Juris Guineensis No 6.

Conakry, le 02 juin 2021

Dr Thierno Souleymane BARRY,

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

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Redonner aux enfants du continent la joie de vivre et l’espoir de réussir

3 juin 2021 à 11 11 08 06086
Oumar Kateb Yacine Bah

Par Oumar Kateb Yacine : Depuis 1992, chaque année, le mois de juin est consacré en Guinée à la célébration de l’enfant. Des conférences et débats sont tenus, des manifestations de réjouissance organisées, des cadeaux distribués. C’est bien et beau de célébrer les enfants, les égayer et réfléchir sur leurs présent et futur. Mais, est-ce cela suffit pour leur offrir un avenir radieux si les décisions prises lors de ces évènements sont simplement rangées dans les tiroirs ? Pas évident ! Qu’à cela ne tienne. Il ne serait pas inapproprié de réfléchir sur les conditions d’évolution de nos enfants en Guinée et ailleurs dans le continent pour aboutir à des pistes de solution.

A l’orée de la 3ème décennie des années 2000, la situation des enfants dans le monde en général et les pays africains en particulier suscite interrogations et inquiétudes, vu les conditions précaires de leur évolution physiologique, intellectuelle voire psychologique.

Nonobstant les progrès enregistrés au niveau de la science, la technique et la technologie offrant des possibilités de créer un meilleur cadre de vie aux enfants, ceux de l’Afrique sont exposés à des conditions de vie hostiles à tout épanouissement dont l’être humain a besoin durant son cycle d’existence. En 2019, chaque jour, 14 000 enfants âgés de moins de 5 ans sont morts dans le monde parmi eux des milliers petits africains. Des  millions d’enfants ne vont pas à l’école, ne mangent pas à leur faim. Pour ceux d’entre eux qui vont à l’école, la majorité de ces petits écoliers, habitant les grandes agglomérations et les milieux ruraux dont les parents ont un revenu au-dessous de la moyenne vont au lit, la faim dans le ventre. Une faim qui cause un retard au développement de leur capacité cérébrale, impacte négativement leurs résultats scolaires, et ipso-facto va compromettre leur carrière. Des millions d’enfants aussi sont soumis à des tâches domestiques au quotidien, des corvées inadmissibles. Encore et encore, l’impunité aidant, beaucoup d’entre eux sont victimes des violences sexuelles, des punitions corporelles et des mariages précoces. Dans nombre de familles pauvres, l’enfant est une source de recettes pour assurer la popote. Pire dans les pays où l’Etat est fragile voire néant, comme c’est le cas des pays en conflit, ils sont exposés à la traite, à l’enrôlement dans des mouvements rebelles et terroristes où ils deviennent des enfants soldats ou esclaves sexuels. Une situation désorientant dangereusement leur avenir.

Au début du présent siècle, l’Afrique a entamé un tournant décisif de son développement socio-économique. Bien que sa performance à ce niveau reste encore fragile et moins tangible, le continent a amorcé un réel décollage vers le progrès. De sorte que même certains afro-pessimistes changent d’avis et croient en l’avenir du continent, y compris des spécialistes du développement. Ce qui fera dire à Tony Blair, ancien premier ministre britannique, dans un de ses brûlots en mai 2015 que le continent noir « est l’endroit le plus prometteur  sur la planète en raison de ses opportunités », lui qui décrivait quelques années au paravent « l’Afrique comme une cicatrice dans la conscience du monde ».

En observant la tendance démographique du continent, Dr Donald Kaberuka, Ex-Président de la Banque Africaine de Développement (BAD) fera noter que «  la croissance de la population dans des régions comme le Sahel reste très élevée, soit 3,9%, tandis que la migration interne a accéléré, avec 40% des personnes vivant maintenant dans des villes sans plan d’urbanisation et mal équipées, et subissant la misère et le chômage ». A ses dires, pour l’instant, les moteurs de la croissance limités ont besoin d’un accélérateur. Car la transformation économique est moins tangible tandis que les apports de secteurs économiques comme l’agriculture sont en baisse. A cela, il faut ajouter la fragilité « des économies africaines opérant encore à des niveaux inférieurs des chaînes de valeur mondiales. »

A cet effet, chaque année, des millions des jeunes devant entrer sur le marché du travail  ne trouvent pas d’emploi à cause d’une offre déficitaire ou inadéquate à leur compétence. Résultat, soit ils tombent dans la dépravation ou ils empruntent le chemin de l’immigration vers l’Occident, demeurant toujours pour la plupart des habitants de l’hémisphère sud comme un Eldorado. En dépit des milliers de morts dans la Méditerranée chaque année parmi ceux qui l’empruntent dans des embarcations de fortune pour atteindre l’Europe, rien ne décourage ces jeunes à cette aventure au risque de leur vie.

Et dans les zones touchées par le terrorisme islamique, nombre d’eux moyennant des rémunérations précaires que leur offrent ces mouvements djihadistes, tombent facilement dans le fondamentalisme radical les poussant ainsi à commettre des crimes odieux au nom d’un dogme religieux dont ils n’ont même pas le rudiment.

Eu égard au contexte que nous venons de dépeindre, alors que faut-il faire pour redonner aux enfants africains la joie de vivre et l’espoir d’avoir un épanouissement pour ce qui est de leur avenir ? Les pistes à explorer ne manquent pas pourtant ni pour les parents ni pour les gouvernants. Car si les premiers ont le rôle d’encadrement et d’éducation dans le foyer, les  seconds quant à eux, il leur est dévolu de définir et appliquer une politique à la fois sectorielle et globale pour offrir à chaque citoyen un agréable cadre de vie. Raison pour laquelle, nous allons accentuer la présente tribune sur quelques pistes qui incombent aux gouvernants africains selon une réflexion de l’ancien patron de la BAD.

Paix et sécurité dans tout le continent

A travers les gouvernements et les institutions régionales et sous régionales, il est impératif de construire un continent pacifique. Le principal défi à ce niveau est de renforcer la paix et la sécurité partout où elles sont faibles et de les restaurer dans les pays en conflit. Eteindre le conflit c’est libérer des millions des personnes, en majorité des enfants, piégées dans ces endroits et freiner les effets de contagion tels que les réfugiées, les personnes déplacées, la destruction de l’écosystème, la dépravation des mœurs, etc. Cette situation s’illustre par les défaillances de nos systèmes éducatifs et sanitaires, notamment les soins de santé primaire. L’épidémie de maladie à virus Ebola, pourtant maîtrisable, mais à cause des défaillances de nos systèmes sanitaires a fait des ravages que ça soit au Congo ou en Afrique de l’Ouest. Celle qui s’était produite entre 2014 et 2015 dans le triangle, Guinée-Sierra Leone-Liberia, a fait 11.300 morts, des milliers d’enfants orphelins. Conséquence, la réalisation des Objectifs du Millénaire, a pris un sacré coup. Et c’est dans ce contexte que vient la covid-19 dont on est loin d’appréhender tous les corollaires, vu que l’Humanité peine encore à venir au bout  de cette pandémie.

Une question de leadership

Les dirigeants doivent s’atteler à la réduction des inégalités tout en privilégiant l’inclusion sociale. Ceci s’explique par le fait que les enfants issus des familles ou milieux pauvres fréquentent des écoles de qualité (infrastructure, l’enseignement). Pour briser les chaînes de la « transmission intergénérationnelle’ », il est judicieux de veiller sur l’équilibre d’une politique de l’éducation harmonieuse entre les régions, les groupements ethniques et religieux dans le respect de la parité filles/garçons,  de sorte qu’aucun de ces segment ne soit laissé à la traîne. Car, il ressort que si une croissance économique n’est pas équitablement partagée, elle obstrue les perspectives économiques, entraine le gâchis de talents et engendre le dysfonctionnement « des sociétés harmonieuses et pacifiques en entravant la mobilité sociale ».

Dans un avenir proche, la pauvreté pourrait être réduite d’une façon drastique si et seulement si nos économies parviennent à maintenir un taux de croissance supérieur à 7% selon des spécialistes. Pour y parvenir, selon les mêmes avis, l’investissement au niveau de l’énergie reste la clef de voûte. Le déficit énergétique constituant un frein au développement.

L’économie numérique, une aubaine

Si au 19ème siècle, pour rapprocher davantage les régions,  pour faciliter les déplacements à moindre coût,  on a créé le chemin de fer, aujourd’hui l’outil le plus performant pour faciliter les contacts, la transmission du savoir et les échanges commerciaux, c’est l’Internet et ses accessoires. Autrement dit le numérique. C’est par ce moyen qu’on est parvenu à vaincre le temps et l’espace en matière de communication et d’échanges des biens et services. L’accessibilité facile au téléphone mobile (plus d’un milliard de cartes SIM, 800 millions de mobiles) en Afrique a bouleversé la vie de nos populations. L’Internet plus rependu (507,9 millions d’internautes sur le continent soit 10,9% des internautes dans le monde en janvier 2021) offre des possibilités immenses pour une évolution rapide.

Maintenant, c’est dans le numérique que la connaissance se partage rapidement, les emplois se créent facilement, les innovations s’accélèrent avec prouesse notamment chez les jeunes qui ne manquent ni talent ni inspiration.

Les tenants du pouvoir décisionnel en Afrique doivent s’investir davantage pour une croissance rapide du numérique dans le continent en offrant des meilleures conditions d’accessibilité à l’Internet et à ses accessoires sans discrimination.

Comme aime dire le dirigeant guinéen, Alpha Condé, si l’Afrique a manqué la révolution industrielle, elle ne doit pas rater la révolution numérique parce qu’elle constitue une aubaine pour la jeunesse afin de combler le retard du continent. Pourvu que chacun en ait la conscience.

Oumar Kateb Yacine, consultant, analyste

Président de l’Institut Afrique Emergente

Courriel : [email protected]

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Arrestation d’Alpha Diallo : voici un communiqué de l’ABLOGUI

3 juin 2021 à 11 11 01 06016
Mamadou Alpha Diallo, président de l’association des blogueurs de Guinée (l’ABLOGUI)

Conakry le 03 juin 2021 : Plusieurs médias ont rapporté l’interpellation d’Alpha Diallo, Président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), ce mercredi 02 juin 2021.

Nous informons que cette arrestation fait suite à un contrôle de la police routière alors qu’il se trouvait dans la circulation à Sonfonia (dans la banlieue de Conakry) en provenance de N’zérékoré où il effectuait une mission de l’ABLOGUI. 

La police a procédé au contrôle des pièces d’Alpha et les papiers de sa voiture qui étaient tous au complet et en règle. Après cette vérification, l’agente de police qui cherchait à établir une contravention a allégué que les vitres de sa voiture « sont teintées » ou fumées. Lorsque l’agente de police a voulu lui infliger une amende au motif que les vitres de la voiture sont teintées, Alpha a réagi pour lui faire remarquer que les vitres sont tout à fait normales et qu’elle pouvait se rapprocher de la voiture pour le constater.

Devant ce refus de payer une contravention qui n’a pas été établie, s’en est suivie une dispute. En honnête citoyen, Alpha a suivi l’agente de police pour aller s’expliquer au commissariat de Sonfonia dans l’espoir de prouver qu’il n’a pas commis de contravention.   

Aussitôt arrivé au commissariat, l’agente de police a donné l’ordre de le mettre en prison. Pendant que Alpha cherchait à s’expliquer, des policiers présents l’ont roué de coups. C’est ainsi qu’il a été violenté et placé en garde à vue au commissariat central de Sonfonia.

ABLOGUI a alerté son avocat qui s’est rendu au commissariat pour le faire libérer ; mais, en vain ! Il a donc passé la nuit en garde à vue et il n’est toujours pas libéré. 

Nous sommes surpris et inquiets de constater que des disputes liées à une contravention qui n’a d’ailleurs pas été établie soit transformée à une accusation « d’outrage à agent ». Or, pendant toute l’altercation, il n’a tenu aucun propos discourtois à l’endroit de la police. Il a simplement refusé de payer une amende qu’on voulait injustement lui infliger. 

Nous apprenons également ce matin que le président de l’ABLOGUI sera maintenu en garde à vue et pourrait être déféré devant un procureur ce jeudi 03 juin 2021. 

ABLOGUI salue la solidarité des médias, des activistes, ainsi que de la mobilisation des avocats pour assister notre Président.

En attendant que M. Diallo soit libéré, nous demandons le strict respect de ses droits.

L’ABLOGUI continuera à informer l’opinion publique de la suite de ce malheureux incident.

Le Bureau de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI)

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Cellou Dalein et Cie répondent à Chérif Bah, Ousmane Gaoual et Cellou Baldé : c’est à nous de décider de dialoguer ou pas…

3 juin 2021 à 9 09 02 06026

« La position de l’UFDG par rapport au dialogue politique relève exclusivement de la Direction Nationale du parti et de ses instances compétentes… La Direction Nationale de l’UFDG demande à ses militants de rester mobilisés pour la défense de nos droits et libertés » ! C’est la quintessence de la réponse de Cellou Dalein Diallo et de ses proches à la tribune des trois hauts responsables de l’UFDG qui sont détenus à la plus grande prison de la Guinée depuis 7 mois.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, trois hauts responsables de la principale formation politique de l’opposition (UFDG), arrêtés et détenus depuis la très contestée élection présidentielle du 18 octobre 2020 ont publié une tribune hier, mercredi 02 juin 2021. Elhadj Ibrahima Chérif Bah (Vice-président de l’UFDG et membre du Conseil de ce parti) Ousmane Gaoual Diallo (ancien député uninominal de Gaoual, Directeur de la Communication de l’UFDG et membre du Conseil politique) et Mamadou Cellou Baldé (ancien député uninominal de Labé, Coordinateur des fédérations de l’intérieur et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG) se sont défendus des accusations mises à leur charge par le régime Alpha Condé. Mais, le fait nouveau est qu’ils ont appelé au dialogue et marqué leur intention de jouer leur partition à la future décrispation politique.

Au lieu de soutenir cette position des détenus ou tout au moins laisser l’opinion la commenter, la direction nationale de l’UFDG s’est fendue, tard la nuit, une déclaration pour s’opposer à ce qui se ressemble à un « plan de défense » des trois responsables du parti. Cellou Dalein Diallo et ses collaborateurs les moins populaires estiment qu’il n’appartient pas à Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé d’appeler au dialogue. Une réaction qui pourrait susciter une désapprobation des familles et proches des personnes arrêtées qui souffrent aujourd’hui énormément de l’absence prolongée des leurs et qui cherchent depuis des mois sans succès des pistes de sortie pour les leurs.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de la direction nationale de l’UFDG :

Une tribune signée de Elhadj Chérif Bah, Vice-Président de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo, Coordinateur de la Cellule de communication de l’UFDG et Cellou Baldé, Coordinateur des Fédérations UFDG de l’intérieur, a été diffusée dans la presse ce 2 juin 2021. 

Dans cette tribune, les trois responsables de l’UFDG actuellement en détention ont rappelé le caractère pacifique, légal et républicain de leur combat politique et ont mis en évidence leur innocence par rapport aux charges retenues contre eux. Ils ont par la suite estimé qu’une justice impartiale et un Exécutif neutre ne manqueront pas de constater leur innocence et de décider de leur libération. 

Un tel dénouement serait un « premier gage d’ouverture » et contribuerait à leurs yeux à «amorcer le processus d’apaisement par le dialogue et la concertation», conformément aux recommandations des partenaires de la Guinée et des Organisations de défense des droits de l’homme. 

La Direction Nationale du Parti, convaincue de l’innocence de ses cadres, a toujours dénoncé leur détention arbitraire et appelé à leur libération. Si cette libération doit passer par un procès juste et équitable, le Parti ne peut que soutenir l’appel de nos cadres à l’organisation, dans les meilleurs délais, d’un tel procès. En tout état de cause, la position de l’UFDG par rapport au dialogue politique relève exclusivement de la Direction Nationale du parti et de ses instances compétentes. 

La Direction Nationale du Parti réitère sa solidarité à l’endroit de nos collaborateurs et de tous les cadres et militants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC arbitrairement détenus. La Direction Nationale de l’UFDG demande à ses militants de rester mobilisés pour la défense de nos droits et libertés. 

Conakry, le 02 juin 2020 

La Direction Nationale de l’UFDG

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Maison centrale de Conakry : voici pourquoi l’opposant Ismaël Condé a tenté de se suicider

3 juin 2021 à 8 08 03 06036
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

Détenu depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry, Ismaël Condé, premier vice maire de Matam (l’une des cinq communes de Conakry) et membre du bureau exécutif de l’UFDG, est à bout de souffle. Ce mercredi, 2 juin 2021, l’opposant s’est aspergé de l’eau chaude, en tentant de se suicider, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon l’un de ses avocats, Me Salifou Béavogui, Ismaël Condé a agi ainsi pour protester contre la décision du régisseur de la prison de le transférer dans une cellule où se trouvent de grands bandits. « Ismaël Condé s’est aspergé de l’eau chaude suite au harcèlement dont il est victime à la Maison centrale. En effet, dans la matinée de ce mercredi, on a voulu le transférer dans une cellule où se trouvent de bandits de grand chemin, condamnés à de lourdes peines, où sa vie pourrait être en danger.

Il a protesté et a dit qu’il est un prisonnier d’opinion, il n’est pas condamné, il n’y a pas de raison qu’on l’envoie dans une cellule où il peut risquer sa vie. Selon ce qu’il m’a raconté, le régisseur aurait ordonné qu’on l’envoie de force. C’est ainsi qu’il a pris la thermos qui était à côté et s’est aspergé de l’eau chaude », a dit l’avocat, ajoutant que son client lui a dit clairement que « s’il avait la possibilité de se suicider, il l’aurait fait pour en finir avec le harcèlement dont il est victime ».

Après cet acte, Ismaël Condé a été évacué à l’hôpital Ignace Deen pour des soins. Arrêté le 26 septembre 2020, à son domicile, le premier vice maire de Matam n’a toujours pas été jugé. Toutes les démarches menées par ses avocats en vue de la tenue de son procès sont restées sans succès.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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