Accident meurtrier à Dubréka : « j’ai trouvé les corps éparpillés un peu partout »

2 juin 2021 à 23 11 15 06156

Comme annoncé précédemment, un grave accident de la circulation s’est produit à l’aube de ce mercredi, 2 juin 2021, dans le district de Koubia, relevant de la sous-préfecture de Wassou, dans la préfecture de Dubréka. Un camion benne qui partait dans une carrière de sable est entré en collision avec un minibus transportant des passagers, en provenance de Koba (Boffa) pour Conakry.

Huit (8) passagers du minibus ont trouvé la mort et treize (13) autres, dont le chauffeur du camion, ont été blessés. Ces blessés ont été admis au centre de santé amélioré de Tanènè où ils ont reçu les premiers soins, avant que les cas graves ne soient transférés Conakry, rapportent deux journalistes de Guineematin.com qui se sont rendus sur les lieux du drame.

Selon les témoignages recueillis sur place, c’est vers 5h30 que cet accident a eu lieu à Koubia, un district situé à 3 kilomètres de la sous-préfecture de Wassou. Un camion benne de couleur jaune, à vive allure, a percuté un minibus transportant une vingtaine de passagers, dont plusieurs femmes qui rentraient du marché hebdomadaire de la sous-préfecture de Koba (Boffa). Grâce à l’intervention du président du district de Koubia, en collaboration avec la gendarmerie et certains citoyens de la localité, les blessés ont été évacués rapidement au centre de santé amélioré de Tanènè.

Hasmiou Noba, président du district de Koubia.

« Ce matin, il était 5h30’ quand un de mes conseillers du nom de Abdoul Kader m’a appelé en pleure. Il m’a dit qu’il y a eu un accident très grave près de chez lui. Aussitôt, j’ai pris ma voiture et je suis venu le trouver sur les lieux. J’ai trouvé les corps éparpillés un peu partout. J’ai tout de suite donné l’ordre aux jeunes de rassembler tous les corps sur le goudron puisqu’ils sont déjà décédés. Sur place, on a pu dénombrer 7 morts dont une petite fille. Entretemps, mon fils est venu me dire qu’il y a beaucoup de blessés, donc il faut s’occuper d’eux.

J’ai automatiquement dit à mon chauffeur d’approcher la voiture, j’ai mis les blessés là-bas pour les envoyer au centre de santé de Tanènè. Arrivé à Tanènè, mon fils m’a appelé pour me dire que le chauffeur de minibus a aussi succombé. Ce qui a porté à 8 le nombre de morts. Étant sur les lieux, un jeune a attiré mon attention sur le chauffeur du camion qui était coincé dans la cabine. J’ai appelé deux gendarmes plus le représentant du secrétaire général du syndicat des transporteurs pour faire sortir le jeune du camion.

C’est là qu’on a compris que c’est un enfant (Mamadou Pathé Barry, 20 ans) qui était au volant. C’est ainsi que je me suis fait accompagner par un gendarme pour le mettre dans mon coffre pour le mettre à l’abri. Parce que les gens avaient commencé à le chercher pour le lyncher. Il a été conduit avec d’autres blessés à Tanènè », a expliqué Hasmiou Noba, le président du district de Koubia.

Au centre de santé de Tanènè, l’équipe dirigée par Dr Mariama Telly Barry s’est occupée de tous les blessés, en leur donnant les premiers soins. « C’est aux environs de 6 heures que la gendarmerie nous a informés qu’il y a eu un accident grave à Koubia. A ce moment-là, il n’y avait que l’équipe de garde à l’hôpital. C’est ainsi que nous aussi, nous nous sommes appelés pour être au centre le plus vite possible. Donc la première équipe venue de Koubia nous a trouvés au centre de santé avec quelques blessés graves.

La deuxième équipe est venue avec le reste des blessés et nous nous sommes directement occupés d’eux. Et la troisième équipe, elle, a amené les corps, au nombre de 8, dont 4 femmes et une petite fillette de 4 ans. Les blessés quant à eux, étaient au nombre de 13, dont 7 femmes. Parmi ces blessés, 3 étaient dans un coma profond », a indiqué la directrice du centre de santé amélioré de Tanènè.

Dr Mariama Telly Barry, directrice du centre de santé amélioré de Tanènè

Après les premiers soins, elle dit avoir eu du mal à transférer les cas graves dans un grand centre hospitalier de Conakry. « On a appelé l’hôpital de Dubréka pour nous envoyer une ambulance, mais malheureusement aucune n’était disponible. Il a fallu appeler le CMC de Kondéya pour qu’ils nous amènent leur ambulance. Donc, c’est à bord de cet engin que les trois blessés graves ont été transportés à l’hôpital Donka, puis à Ignace Deen, faute de place à Donka.

Quant aux autres blessés légers, les parents sont venus chercher certains et d’autres sont rentrés d’eux-mêmes. En ce qui concerne les corps, 6 ont été envoyés à Koba et les 2 autres ont été transportés à Kagbélen et au Km36 où se trouvent leurs familles. Actuellement, il n’y a que le chauffeur du camion qui se trouve sous soins dans notre centre en attendant l’arrivée de ses parents », a dit Dr Mariama Telly Barry.

Daouda Camara, la soixantaine, a perdu sa fille dans cet accident. Après avoir appris cette triste nouvelle, il a quitté Conakry pour venir constater les faits. « J’ai perdu ma fille dans cet accident. Elle vivait avec la jeune sœur de sa maman à Kaporo (Conakry). C’est là-bas qu’elles ont quitté pour aller rendre visite à leur famille à Koba. Sur le chemin du retour, elles ont toutes les deux péri dans cet accident. Et dès qu’on m’a informé de ce drame, je me suis précipité pour venir assister à l’enterrement qui aura lieu à Koba. Leurs corps sont déjà arrivés là-bas », a expliqué ce père de famille, sous le choc.

Malick Diakité et Gadirou Baldé pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Décret : Lanfia Kouyaté, nommé préfet de Gaoual

2 juin 2021 à 22 10 53 06536
Lanfia Kouyaté, nouveau préfet de Gaoual

Jusque-là secrétaire général des collectivités décentralisées, Lanfia Kouyaté vient d’être nommé préfet de Gaoual? Le décret a été signé par Alpha Condé ce mardi, 02 juin 2021, et publié au JT de la RTG, a appris un reporter de Guineematin.

Après le décès du natif de Koumbia, Elhadj Souleymane Sow, le 6 janvier dernier à Conakry, c’est Lanfia Kouyaté qui assurait l’intérim depuis. Mais, à partir de ce soir, cet administrateur civil, originaire de Kouroussa, dans la région de la Haute Guinée, a été confirmé à la tête de la préfecture de Gaoual.

Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com peu après la publication du décret, le nouveau préfet, a exprimé sa gratitude au président de la République et promis de se mettre au service du développement de la préfecture Gaoual. Une préfecture où tout est urgent et prioritaire, notamment la réparation de la route entre Gaoual et Boké, longue de 190 km, devenue très difficile à pratiquer.

A suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628089845

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Arrestation d’un groupe d’assassins présumés : les précisions du parquet de Labé

2 juin 2021 à 20 08 04 06046
Patrice Koman Koivogui, substitut du procureur de Labé

Comme annoncé précédemment, Abdourahamane Diallo (Bia), un déréglé mental, avait été retrouvé mort, le 09 mai dernier, dans une boutique à Daka1, dans la commune urbaine de Labé. Ce jeune d’une trentaine d’années avait été tué par balle par des voleurs qui voulaient dévaliser une boutique devant laquelle il se trouvait. Ses assassins avaient pris la fuite après leur sale besogne ; mais, les enquêtes ouvertes par les « unités de police judiciaire » de Labé ont finalement été mis aux arrêts par l’escadron mobile N°8. La nouvelle de l’arrestation de ces présumés assassins a été rendue publique ce mercredi, 02 juin 2021, par le parquet du tribunal de première instance de Labé, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette région de la Moyenne Guinée.

Selon nos informations, ce sont trois personnes (Mamadou Bandjougou Keïta âgé de 14 ans, Alpha Oumar Barry alias Dion Goro âgé de 18 ans et Mamadou Diallo alias Cissé âgé de 36 ans) qui ont été interpellées dans cette affaire. Ils ont été auditionnés et déférés au parquet du tribunal de première instance de Labé pour « vol doublé de meurtre ». Et, à travers un « réquisitoire », le parquet a déjà saisi le cabinet d’instruction pour l’ouverture d’une information judiciaire. Le substitut du procureur près du TPI de Labé, Patrice Koman Koïvogui, promet que justice sera faite pour permettre à la famille de la victime (Abdourahamane Diallo) de faire son deuil.

« Le commissaire de police de Labé a été informé le 09 Mai de la découverte d’un corps sans vie à Daka 1. Du coup, une équipe de la police s’est rendue sur les lieux pour procéder à un constat. Devant cette boutique, il y avait deux cadenas, ainsi qu’une barre mesurant environ un mètre. A l’issue de ce constat des enquêtes ont été ouvertes par la police, mais également de toutes les autres unités de polices judiciaires. Sur ce, au cours de la semaine passée, l’escadron mobile numéro 8 de Labé a reçu une plainte pour un autre cas de vol. Donc, à l’examen de ce dossier de vol, quatre individus ont été interpellés. Et parmi eux, un a eu  à avouer les faits portés contre lui, tout en précisant qu’il a participé également au cas de vol qui a eu lieu à Dakar 1 courant du mois de mai et où un homme avait trouvé la mort.  Sur ses aveux, il a dénoncé ses co-auteurs qui sont au nombre de deux. Et, rapidement, les services de sécurité se sont mis à leur recherche. Dans la nuit du 31 Mai, aux environs de 4 heures, les deux co-auteurs qui étaient en fuite ont été interpellés. Tous ont été interrogés pour des faits de vol aggravé, mais également de meurtre. Il faut préciser que le mineur de 14 ans est pratiquement connu de la maison centrale de Labé pour des cas de petits vols. Le majeur a également purgé une peine à la maison centrale de Labé, mais également à la maison centrale de Kindia. A l’état actuel, comme c’est une affaire criminelle, nous avons saisi le juge d’instruction à travers un réquisitoire à l’effet de poursuivre les investigations. A l’issu donc de l’instruction, le dossier fera forcément l’objet d’un jugement pour que les parents de la victime puissent faire le deuil dans les conditions les plus appropriées », a indiqué le parquetier Patrice Koman Koïvogui.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Destruction de plus de 10 kilomètres de forêt Siguiri : 8 charbonniers arrêtés par la gendarmerie

2 juin 2021 à 19 07 03 06036

En collaboration avec la corporation nationale des corps et métiers (CONAC), la gendarmerie départementale de Siguiri, a réussi lundi dernier, 31 mai 2021, à mettre aux arrêts huit charbonniers. Ces individus sont accusés d’avoir « déboisé » plus de 10 kilomètres de forêt à Madina, un district de la sous-préfecture de Niagassola, pour faire charbon. Et, se charbon devait être exporté vers la république du Mali.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est lors d’une patrouille mixte (CONAC et gendarmerie) que ces individus ont été interpellés à Madina. Ils ont été conduits à la gendarmerie de Siguiri pour être auditionnés pour « destruction grave de l’environnement et exportation de charbons » vers le Mali. Et déjà, le Colonel Lah Moussa Traoré, commandant de la gendarmerie de Siguiri, promis de les déférer à la justice afin qu’ils soient jugés.

Colonel Lah Moussa Traoré, commandant de la gendarmerie de Siguiri

« Ces gens ont détruit plus 10 kilomètres dans une forêt à Madina. Ils coupent des bois et les brûlent pour les faire le charbon qui est destiné à la vente vers le Mali. Si vous allez aujourd’hui à Madina, vous ferez plus de 10 kilomètres sans voir un arbre. Nous allons faire leur procès-verbal et les conduire au tribunal », a confié ce mercredi le Colonel Lah Moussa Traoré.

Interrogé par la rédaction locale de Guineematin.com à Siguiri, Yakouba Keïta, l’un des mis en cause dans cette affaire, a reconnu les faits. Mais, il assure que c’est son champ qu’il a défriché pour en faire du charbon. Egalement, il jure avoir payé plus de onze (11) millions de francs guinéens au service des eaux et forêts avant de commencer l’exploitation du charbon.

« Moi, j’ai défriché mon champs. Les gens m’ont parlé de ces charbonniers que j’ai finir par contacter. Quand nous avons commencé à travailler, les agents des eaux et forêts sont venus nous voir. Sur chaque fourneau nous avons payé 700.000 francs ; et, on a fait 9 fourneaux. Et, avant le travail, on a payé une de 5 000 000 francs pour l’autorisation de travailler. Mais, avec tout cela, ils nous arrêtent encore. Même au bureau de la CONAC nous avons payé de l’argent », a confié Yakouba Keïta.

Mamby Doumbouya, président de la CONAC à Siguiri

Interpellé sur ces accusations, Mamby Doumbouya, le président de la CONAC à Siguiri a nié avoir perçu un quelconque montant pour une autoriser une exploitation de charbon.

« Je ne suis pas au courant d’un paiement quelconque d’une somme d’argent de la part d’un charbonnier à la CONAC. Je suis venu en personne sur le terrain voir. L’environnement est complètement dégradé, même un seul bois tu ne peux pas voir », s’est-il défendu.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Condamnation du colonel Barry : « la justice n’a pas dit le droit dans cette affaire »

2 juin 2021 à 18 06 31 06316
Colonel Mamadou Alpha Barry

 Les réactions des avocats n’ont pas tardé suite à la condamnation du colonel Mamadou Alpha Barry, ancien porte-parole de la gendarmerie nationale. Dans son arrêt rendu ce mercredi, 2 juin 2021, la Cour d’appel de Conakry a remanié légèrement la peine que le tribunal militaire de Conakry avait infligée à l’officier. Elle l’a condamné à 5 ans d’emprisonnement assortis d’une année de sursis et le paiement du montant de 140 millions de francs qu’il est accusé d’avoir volé dans la voiture du commerçant Ibrahima Diallo. Une décision que déplore Me Salifou Béavogui, l’un des avocats du colonel Mamadou Alpha Barry. Pour lui, le droit n’a pas été dit dans cette affaire.

« C’est avec tristesse et désolation que nous constatons que malgré tous nos efforts, la justice continue à ne pas dire le droit dans cette affaire. Nous sommes en train de constater malheureusement que dans cette affaire, ce n’est pas le droit qui parle, mais c’est plutôt le non-droit. En première instance, il a été condamné à 5 ans. Nous avons relevé appel. Devant la Cour d’appel, les débats ont été sereinement menés. Nous avons démontré non seulement l’inexistence de ce montant (que le colonel Mamadou Alpha Barry est accusé d’avoir volé, ndlr), nous avons également démontré que le colonel ne mérite pas le sort qu’on est en train de lui infliger maintenant.

Mon confrère et moi, nous étions très contents des débats. Parce que pour nous, nous avons démontré que le colonel a plutôt rendu service et que c’est son service qui se retourne contre lui. Malgré tout, la cour, après plusieurs renvois, vient de rendre sa décision réformant la première décision rendue par le tribunal militaire permanent de Conakry, ramenant la peine à 4 ans au lieu de 5 ans. Alors que nous, nous avions voulu qu’il soit purement et simplement relaxé, libéré. Le montant alloué à la partie civile est de 140 millions de francs, il a été reconduit sans preuves.

Notre client n’est pas surpris. Il sait qu’aujourd’hui, son destin le conduit dans cette situation et qu’il  y a des forces invisibles, il y a des mains invisibles dans cette affaire. Mais nous nous sommes brièvement concertés, nous avons décidé de pousser le pion en introduisant dès aujourd’hui un pourvoi en cassation devant cet arrêt, qui est rendu en violation de la loi. Nous savons que même par tâtonnements, nous pourrons aboutir devant la Cour suprême. Quelque part, on a l’espoir que le droit peut être entendu », a déclaré Me Salifou Béavogui.

Contrairement à son collègue de la défense, l’avocat de la partie civile, lui, estime que le droit a été effectivement dit dans cette affaire. Et ce, même s’il n’est pas tout à fait satisfait de la décision de la Cour d’appel. « Nous pensons que le jugement rendu par le tribunal militaire a été légèrement réformé sur la condamnation du colonel Mamadou Alpha Barry. Il est condamné maintenant à 5 ans dont une année a été assortie de sursis. Il y a eu la confirmation du jugement qui a été rendu par le tribunal militaire, mais la cour n’a pas tenu compte de notre appel incident.

Parce que les dommages et intérêts n’ont pas été accordés à la partie civile. Nous avons demandé des dommages et intérêts à hauteur de 500 millions de francs, mais la cour n’a pas tenu compte de cette demande, nous ne savons pas pourquoi. Mais il faut retenir que le droit a été dit. Il y a le vol aggravé. C’est ce que la cour a constaté », a dit Me Mohamed Lamine Sylla.

A noter que le colonel Mamadou Alpha Barry a déjà passé 1 an 8 mois en prison. Il lui reste 2 ans 4 mois pour purger sa peine d’emprisonnement.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Départ d’Aboubacar Soumah de l’USTG : Abdoulaye Sow fait « la cour » à Kadiatou Bah de l’autre faction du SLECG

2 juin 2021 à 18 06 20 06206

Alors qu’il disait être « estomaqué » du départ surprise d’Aboubacar Soumah (le secrétaire général du SLECG) de l’USTG, le secrétaire général de l’union syndicale des travailleurs de Guinée, vient de changer de discours et arbore désormais un air désintéressé. En marge d’une réunion de l’USTG, tenue ce mercredi, 02 juin 2021, Abdoulaye Sow a laissé entendre que la personne d’Aboubacar Soumah ne l’intéresse pas. Il a également assuré que le SLECG reste et demeure à l’USTG, tout en faisant les yeux doux à Kadiatou Bah qui dirige l’autre faction du SLECG et qui est affiliée à l’autre branche de l’USTG dirigée par Abdoulaye Camara, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Tout d’abord, Abdoulaye Sow admet qu’Aboubacar Soumah est libre d’adhérer là où il veut. Mais, sa colère finit par prendre le dessus sur l’air compréhensif et désintéressé qu’il s’est efforcé à arborer devant les médias.

Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

« Cette création de la CSTG n’est pas un événement qui nous emporte. Les structures qui ont participé à cette création on les respecte et nous, en tant que USTG, nous sommes une centrale syndicale responsable, nous continuerons à exister quoi qu’il arrive. Nous sommes une centrale syndicale d’une grande valeur et l’une des plus anciennes de la République », entame Abdoulaye Sow.

Poursuivant son speech, il mord la main tendue de Aboubacar Soumah qui a laissé entrevoir hier, mardi 1er juin, une possibilité pour l’USTG d’adhérer à la CSTG (confédération syndicale des travailleurs de Guinée). Et, sa réponse est claire : « si les gens doivent adhérer, c’est à l’USTG. Nous (USTG) nous ne pouvons pas adhérer ailleurs, nous sommes une centrale reconnue à l’extérieur, au BIT, au niveau des centrales syndicales internationales, nous sommes implantés partout dans le pays », a dit Abdoulaye Sow.

Revenant à la charge, le secrétaire général de l’USTG a laissé entendre que la personne physique d’Aboubacar Soumah ne l’intéresse pas. Et, comme pour dire qu’à l’absence de la mère on se contente de la grand-mère, Abdoulaye Sow a tenté de charmer Kadiatou Bah, la secrétaire générale de l’autre faction du SLECG. C’est à titre d’ailleurs qu’il a fait savoir que le SLECG reste et demeure à l’USTG.

« Aujourd’hui les enseignants guinéens, dans leur écrasante majorité, sont de l’USTG. Mais, nous ne parlons pas d’une personne X ou Y. La personne morale du SLECG est encore à l’USTG et dans son écrasante majorité. Vous savez le SLECG est très divisé, vous avez un pan qui est ténu par une femme, vous avez un pan ici et vous avez le général Tounkara… C’est le SLECG et la FESABAG qui ont créé l’USTG ; donc, le SLECG reste et demeure de l’USTG », a martelé le syndicaliste Abdoulaye Sow.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 621686148

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Amara Fofana risque 18 mois de prison : « les grands voleurs sont à l’OGC, à la LONAGUI… », dit son avocat

2 juin 2021 à 16 04 13 06136
OGC : Office Guinéen des Chargeurs

« Le prévenu est une victime de la mauvaise gouvernance, victime de détournement des deniers publics. Le ministère public devrait déployer ses efforts, son énergie, pour arrêter les grands voleurs qui se trouvent ailleurs comme à l’OGC (Office Guinéen des Chargeurs, NDLR), à la LONAGUI… Dans ce pays, les gens qui volent des milliards sont célébrés. Ce sont les petits voleurs qui sont jugés et condamnés…», a notamment plaidé Me Antoine Pépé Lama, avocat du jeune Amara Fofana.

Poursuivi pour « vol de numéraires et d’objets divers » au préjudice de Toumany Kanté (le plaignant dans cette affaire), Amara Fofana a comparu hier, mardi 1er juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Le prévenu a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, mais il a émis des réserves sur la somme (50 millions de francs et 250 euros) que sa victime lui reproche d’avoir subtilisés. Mais, au terme des débats, le procureur a quand même requis 18 mois de prison à son encontre, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché au tribunal.

Dans cette affaire, les faits reprochés à Amara Fofana remontent au mois de janvier dernier à Wanindara, un quartier de la commune de Ratoma, dans la haute banlieue de Conakry. Le prévenu s’est introduit par « effraction » dans la concession de Toumany Kanté pour voler des téléphones, des habits et d’importantes sommes d’argent (en francs guinéens et en devise). Sa victime parle de plusieurs de 50 millions de francs guinéens volé par Amara Fofana.

« Il (Amara Fofana) est venu coupé les grillages de la cour pendant la nuit avant de s’introduire dans la concession. Il a pris au cours de l’opération quatre téléphones, un sac à dos contenant 2 millions 500 mille francs guinéens. Il a pris aussi 250 euros, 50 millions de francs guinéens, deux pairs de chaussures, une boîte de Chichas, 15 pantalons, 15 culottes. Mais à date, on m’a seulement restitué que deux paires de chaussures, deux téléphones (iPhone et Samsung) et plus deux millions de francs guinéens. Tout le reste je n’ai rien reçu. C’est pourquoi je réclame devant le tribunal le reste de mes objets et mon argent », a indiqué le plaignant Toumani Kanté ce mardi.

Appelé à la barre, le prévenu Amara Fofana a reconnu avoir pris des objets et l’argent de Toumany Kanté. Mais, il a juré n’avoir volé que 2 millions 500 mille francs guinéens et 250 euros.

« Depuis le jour de mon arrestation, j’ai reconnu avoir pris des habits, la chicha et de l’argent. Mais, je n’ai jamais fait cas d’un montant de 50 millions de francs. S’il a perdu ce montant, c’est quelqu’un d’autre qui a pris, ce n’est pas moi », s’est défendu Amara Fofana.

Cependant, dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a présenté Amara Fofana comme « un spécialiste de vol ». Et, pour preuve, martèle le parquetier, « Amara Fofana a escaladé le mur et  il s’est faufiler entre les barbelés de la clôture avant de rentrer dans la maison. Il faut être spécialiste pour parvenir à ça ».

Le procureur a aussi pris de soin de rappeler que le prévenu n’est pas à sa première de faire irruption dans la concession de Toumany Kanté pour commettre de vol. Il a assure que pour cette dernière fois, « c’est un vol aggravé » que Amara Fofana a commis. Finalement, il a requis 18 mois d’emprisonnement à son encontre.

« Le ministère public vous demande de retenir Amara Fofana dans les liens de la culpabilité de vol en le condamnant à 18 mois d’emprisonnement ferme », a conclu le procureur Daouda Diomandé.

Mais, pour l’avocat de la défense, Me Antoine Pépé Lama, 18 mois de prison est une « peine écrasante pour un jeune désœuvré » comme son client.

« Le prévenu est une victime de la mauvaise gouvernance, victime de détournement des deniers publics. Le ministère public devrait déployer ses efforts, son énergie, pour arrêter les grands voleurs qui se trouvent ailleurs comme à l’OGC (Office guinéens des chargeurs, NDLR), à la LONAGUI… Dans ce pays, les gens qui volent des milliards sont célébrés. Ce sont les petits voleurs qui sont jugés et condamnés. C’est un danger de requérir 18 mois de prison ferme pour un jeune qui a volé des objets. Au moins, si à la maison centrale il allait apprendre un métier, là d’accord. Mais, c’est un délinquant primaire et s’il va à la maison centrale, il va côtoyer des criminels condamnés pour des faits de vol à main armée, d’empoisonnement et autres. C’est pourquoi nous plaidons coupable et nous vous demandons de le condamner au temps qu’il a mis en prison. Et nous rejetons en bloc les prétendus 50 millions de francs guinéens réclamés par la partie civile », a déclaré Me Antoine Pépé Lama.

Finalement, le tribunal le dossier en délibéré pour décision être rendue le 8 juin prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Guinée : Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé (3 hauts cadres de l’UFDG) appellent au dialogue

2 juin 2021 à 15 03 16 06166
Elhadj Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Mamadou Cellou Baldé

Tous les trois hauts responsables de la principale formation politique de l’opposition (UFDG) qui s’expriment aujourd’hui sont arrêtés et détenus depuis la très contestée élection présidentielle du 18 octobre 2020. Elhadj Ibrahima Chérif Bah (Vice-président de l’UFDG et membre du Conseil de ce parti) Ousmane Gaoual Diallo (ancien député uninominal de Gaoual, Directeur de la Communication de l’UFDG et membre du Conseil politique) et Mamadou Cellou Baldé (ancien député uninominal de Labé, Coordinateur des fédérations de l’intérieur et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG) se défendent des accusations mises à leur charge par le régime Alpha Condé.

Ces dirigeants politiques jurent avoir toujours mené leur combat politique « avec le strict objectif de servir la démocratie, le respect de l’État de droit et la recherche du bonheur de nos concitoyens ». Se démarquant des comportements inciviques qu’on les accuse et pour lesquels ils ont été arrêtés depuis sept mois, ces prisonniers politiques rappellent aujourd’hui l’importance « d’amorcer le processus d’apaisement par le dialogue et la concertation dans le souci de renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale ». Rêvant sans doute être blanchis par leur très attendu procès qui signerait le début de la décrispation politique en Guinée, les trois opposants espèrent apporter très bientôt leur contribution en jouant « encore notre rôle sur la scène politique au service de notre pays. Nous sommes persuadés que cela est possible si chacun veillait au respect des règles d’impartialité de nos institutions et des représentants qui exercent au nom du peuple ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette lettre

Chers compatriotes,

Comme vous le savez, nous sommes incarcérés à la Maison Centrale de Conakry depuis plusieurs mois.

Prisonniers politiques pour les uns, prisonniers d’opinion ou otages politiques pour les autres, prisonniers tout court pour certains. Une chose est incontestable, nous sommes avant tout des Guinéens dont l’engagement et la lutte politique n’ont jamais été dirigés contre un individu ou un quelconque groupe de Guinéens.

Nous avons toujours mené notre combat avec le strict objectif de servir la démocratie, le respect de l’État de droit et la recherche du bonheur de nos concitoyens.

Il est important de rappeler que nous avons exclu, dès les premières heures de notre engagement politique, la conquête du pouvoir par la violence en choisissant, la voie des urnes qui demeure encore notre unique option. Ce choix démocratique est motivé par le fait que chacun d’entre nous considère que la violence ne peut  être la solution et lorsqu’elle survient, nous l’avons toujours condamnée sans aucune ambiguïté. D’autant plus qu’au cours de ces dernières décennies, ce sont nos compatriotes qui ont payé le lourd tribu, du fait des violences politiques et sociales qui affectent directement de nombreuses familles et la cohésion sociale.

Pourtant, on nous accuse d’atteintes aux institutions, de pillages et même de participation à des mouvements insurrectionnels, etc. Quel fut notre stupeur à s’entendre dire être mêlés à de tels actes. Persuadés de notre innocence, nous nous sommes tous rendus volontairement devant les instances judiciaires espérant qu’elle agira avec impartialité et objectivité. De fait, nous n’avons opposé ni résistance, ni violence aux forces de défense et de sécurité, qui sont venues interpeler l’un de nous à son domicile.

Il est clair que notre probité, mais aussi les responsabilités que nous avons assumées à divers niveaux, nous empêchent tout comportement ou attitude incivique.

On comprendra aisément qu’il est impossible de remettre en cause notre engagement politique ; l’idéal qui les fonde et les nourrit. C’est pourquoi, nous rejetons toutes les accusations de violence quelles qu’elles soient et qui seraient susceptibles de mettre en danger la paix sociale, de menacer la sécurité de nos compatriotes et de nos institutions. Cela ne nous ressemble point.

S’il est établi que le procès d’hommes politiques permet de juger un État sur le plan de la démocratie et du respect des libertés fondamentales, nous souhaiterions que ce défi soit relevé par l’institution judiciaire. Que peu d’entre nous puissent croire et miser sur le succès de cette volonté n’enlève aucunement notre foi en la justice. Il revient aux autorités de notre pays et, si nécessaire, avec l’appui des pays amis, d’en être le garant ; de veiller à l’équité et l’impartialité de l’institution judiciaire ; mais aussi à la neutralité de l’Exécutif.

Bien évidemment, c’est aux magistrats de mesurer l’importance et la portée des actes qu’ils sont appelés à engager dans le cadre de « l’affaire » nous concernant. Qui pourrait douter que son déroulement et l’issue qui en sortira constitueront un jalon essentiel dans la volonté de décrispation du climat politique récemment exprimée par tous les acteurs politiques, les ONG de défense des Droits humains, les pays partenaires de la Guinée et d’une certaine manière les autorités guinéennes. Dès lors, un consensus s’est dégagé pour considérer que ce serait là, un des premiers gages d’ouverture d’un dialogue constructif, consensuel et inclusif.

Pour nous, il est fondamental d’œuvrer dans ce sens afin d’amorcer le processus d’apaisement par le dialogue et la concertation dans le souci de renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale. Nous espérons pouvoir apporter notre contribution en continuant de jouer encore notre rôle sur la scène politique au service de notre pays. Nous sommes persuadés que cela est possible si chacun veillait au respect des règles d’impartialité de nos institutions et des représentants qui exercent au nom du peuple.

Nous estimons que le moment est probablement venu ; qu’une situation opportune est là et qu’il faut la saisir. Nous pensons qu’il est temps que chaque Guinéen prenne résolument l’engagement de promouvoir l’exercice d’une démocratie apaisée, l’unité et la réconciliation de tous les fils et filles de notre Guinée.

Ibrahima Chérif BAH 

Vice-président, membre du Conseil politique.

Ousmane Gaoual DIALLO

Directeur de la Communication, Membre du Conseil politique, ancien Député.

Mamadou Cellou BALDÉ

Coordinateur des fédérations de l’intérieur, Membre du Bureau Exécutif, ancien Député.

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Guinée : vers la création d’une nouvelle coalition politique

2 juin 2021 à 15 03 03 06036

Une nouvelle alliance politique est sur le point de naître en Guinée. L’idée de création de cette coalition a été adoptée par plusieurs leaders de partis politiques au cours d’une réunion tenue ce mercredi, 2 juin 2021, à Conakry. Dénommée « Convergence pour la Renaissance de la Démocratie en Guinée » (COREDE), cette structure sera dirigée par Elhadj Mamadou Sylla, le chef de file de l’opposition guinéenne (non reconnu par les grands partis d’opposition du pays).

Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG

Elle est composée notamment de : l’UDG de Mamadou Sylla, la GéCi de Fodé Mohamed Soumah, l’UFD de Baadiko Bah, l’UDRG de Bah Oury, le PACT de Dr Makalé Traoré, le FAN de Hadja Makalé Camara, le BL de Dr Faya Millimouno, le MPDG de Siaka Barry, l’UDIR de Bouya Konaté, le GDE de Aboubacar Soumah, l’ARN de Me Pépé Koulémou, le PLP de Laye Souleymane Diallo, le PNP de Mamadou Saliou Diallo…

Selon le service communication d’Elhadj Mamadou Sylla, une nouvelle réunion de la « Convergence pour la Renaissance de la Démocratie en Guinée » (COREDE) est prévue le mercredi 9 juin prochain pour la lecture, l’adoption et la signature de la charte de cette alliance politique.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Bagarre dans une école à Siguiri : 2 élèves blessés, une arrestation

2 juin 2021 à 14 02 35 06356

Une bagarre a éclaté ce mercredi, 2 juin 2021, au groupe scolaire Nelson Mandela de Siguiri. Des élèves de cette école privée, faisant deux blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce sont des lycéens, appartenant à deux groupes rivaux, qui se sont affrontés ce mercredi matin à la devanture du groupe scolaire Nelson Mandela de Siguiri. Chaque camp a enregistré un blessé, dont l’un a été poignardé dans l’abdomen à l’aide d’une arme blanche. Yaya Kamissoko, qui est accusé d’avoir poignardé son collègue, a été interpellé et conduit à la gendarmerie. Mais le jeune homme rejette l’accusation qui pèse contre lui. Il se présente comme une victime plutôt qu’un bourreau.

« Cette affaire a commencé il y a une semaine. Ils (les membres du camp rival) sont venus à bord d’une voiture, en roulant à vive allure. Mon ami leur a reproché cette attitude, tout en leur demandant de rouler doucement. Immédiatement, ils sont descendus de la voiture et nous ont attaqués. Ce jour-là, j’ai été blessé. Ce matin encore, quand nous sommes allés à l’école, c’est la même chose qui s’est répétée. Et cette fois, l’un d’entre eux a été poignardé au ventre. C’est ainsi qu’on m’a arrêté pour me conduire à la gendarmerie. On m’accuse de l’avoir poignardé, alors que moi-même j’ai été blessé dans cette bagarre », a déclaré Yaya Kamissoko.

A noter que l’élève qui a été poignardé est admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour des soins.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Grave accident à Koubia (Dubréka) : le communiqué Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

2 juin 2021 à 13 01 26 06266

Ce mercredi 2 juin 2021 aux environs de 6 heures du matin, un minibus (Bambanyi) assurant le trajet  Koba-Conakry,  a été violemment percuté par un camion qui se serait déporté de sa voie normale à la hauteur du marché de Koubia dans la préfecture de Dubréka. 

L’accident a causé la mort sur place de 8 personnes dont  5 femmes et 1 enfant,  ainsi que 10 blessés graves, tous passagers du minibus. 

Les secours ont acheminé les victimes à l’hôpital de Tanènè où le commissariat de police local essaye de les identifier. 

Le Ministre,  au nom du gouvernement et du peuple de Guinée, présente les condoléances émues aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. 

Il rappelle toute fois aux usagers de nos routes l’observancce des mesures de prudence et le respect strict du code de la route. 

Damantang Albert Camara, ministre de la Sécurité

LE MINISTRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE

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Eboulement dans une mine d’or à Siguiri : 3 morts !

2 juin 2021 à 13 01 03 06036

Le drame s’est produit hier, mardi 1er juin 2021, dans une mine d’or de Kourako, un district relevant de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Trois jeunes hommes, âgés de 22 à 35 ans, ont été ensevelis par le sable. Ils ont tous perdu la vie dans cet éboulement.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, six personnes se trouvaient dans la mine au moment de l’éboulement. Mais, la moitié d’entre eux a pu se sauver de ce drame. Malheureusement, Lamine Doumbouya, Mohamed Doumbouya, Soriba Condé n’ont pas eu cette chance. Ils ont été complètement ensevelis par le sable et y ont perdu la vie.

« Ils étaient 6 personnes dans le trou au moment de l’éboulement. 3 personnes se sont sauvées de justesse. Et, les autres ont péri… Vous avez, quand les mineurs savent qu’il y a de l’or dans un trou, ils descendent sans ordre et ils coupent les sables n’importe comment. C’est dans cette pagaille qu’ils ont coupé les piliers qui a causé le drame », a expliqué Dianko Dankakoro, un agent de la croix rouge locale. 

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinneematin.com

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Détention sans jugement d’Ismaël Condé : Me Béa réclame l’ouverture de son procès

2 juin 2021 à 12 12 54 06546
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

« Une injustice inqualifiable ». C’est ainsi que Me Salifou Béavogui juge la détention provisoire d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam (l’une des 5 communes de Conakry) et membre du bureau exécutif de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée). Arrêté en septembre 2020, le jeune opposant est détenu depuis 8 mois sans jugement, à la Maison centrale de Conakry. Me Salifou Béavogui, membre du collectif d’avocats qui le défend, réclame la tenue rapide de son procès pour lui permettre d’être situé sur son sort. Il a lancé cet appel dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 1er juin 2021.

Maitre Salifou Beavogui, avocat

« On ne peut pas arrêter un citoyen sur la base de fausses accusations et le garder en prison sans jugement. Ce jeune n’a que trop duré en prison.  Depuis le mois d’août, il est en prison. Après ce premier dossier, ils ont monté un autre de toutes pièces contre lui. Nous avons écrit et réécrit plus de 4 ou 5 courriers adressés à monsieur le procureur près le tribunal de Mafanco et à la madame la présidente du tribunal pour que ce dossier soit orienté en jugement, en vain. Impossible jusque-là de le juger. Donc nous sommes désolés, nous sommes désemparés, parce qu’on ne peut continuer à garder des personnes innocentes en prison sans qu’elles ne soient situées sur leur sort.

L’article préliminaire du Code de procédure pénale est très clair : toute personne poursuivie en justice, a le droit à l’assistance d’un avocat et à un procès équitable, tenu dans un délai raisonnable. Donc il n’y pas de raison que ce monsieur  (Ismaël Condé), qui bénéficie de la présomption d’innocence, continue à croupir en prison pour des faits dont il ne s’est pas rendu coupable. Certaines personnes diront qu’il est privé de sa liberté pour des raisons politiques, et c’est une injustice inqualifiable. Nous demandons à ce qu’il soit jugé pour qu’il soit situé sur son sort », a sollicité Me Salifou Béavogui.

Les ennuis d’Ismaël Condé ont commencé lorsqu’il a exprimé son opposition au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Le vice maire de Matam a d’abord été exclu du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir). Il a ensuite été arrêté, en juillet 2020, peu après son adhésion à l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) et détenu pendant quelques jours dans les locaux de la police, avant d’être libéré sous contrôle judiciaire. Officiellement, il était poursuivi dans ce dossier avec le maire de Matam, issu de l’UFR (un autre parti d’opposition) par une société de ramassage d’ordures.

Le 26 septembre 2020, l’opposant a été une nouvelle fois  arrêté, à son domicile, puis conduit quelques jours plus tard à la Maison centrale de Conakry. Selon ses proches, Ismaël Condé est poursuivi pour des publications qu’il aurait faites sur sa page Facebook contre le régime du président Alpha Condé. Et jusqu’à ce jour, il attend toujours l’ouverture de son procès pour qu’il puisse s’expliquer sur ce qui lui est reproché.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225

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Maroc : les étudiants guinéens annoncent une grève générale à partir du 4 juin

2 juin 2021 à 12 12 29 06296
Sékouba Doukouré et Amadou Traoré

L’association des stagiaires, élèves et étudiants guinéens au Maroc (ASEGUIM) appelle à une grève générale et illimitée à compter du vendredi 4 juin 2021. Selon les organisateurs, ce mouvement de protestation fait suite au non-paiement de la deuxième tranche des bourses d’entretien et des primes de vacances des boursiers. L’ASEGUIM invite tous les élèves, étudiants et stagiaires guinéens au Maroc, à se mobiliser pour revendiquer leurs droits.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’avis de grève :

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« La France doit appeler à la libération des militants détenus arbitrairement en Guinée »

2 juin 2021 à 12 12 22 06226

Tribune

Collectif : Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent « l’absence de réaction forte de la communauté internationale » face à la « répression brutale » qui s’est abattue sur le pays.

Tribune. Depuis 2019 et l’annonce d’une réforme de la Constitution qui a permis au président Alpha Condé de se présenter à un troisième mandat, nos organisations n’ont cessé de dénoncer la dégradation des droits humains en Guinée. Face à cette situation, l’absence de réaction forte de la communauté internationale, notamment de la France et de l’Union européenne (UE), a été reçue par Conakry comme une carte blanche donnée à la répétition des violations. L’appel lancé fin janvier par le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à « faire toute la lumière » sur la situation des opposants en prison, est également resté lettre morte.

Avant et pendant la tenue du référendum constitutionnel et des élections législatives du 22 mars 2020, une répression brutale s’est abattue sur le pays. Des manifestations ont été interdites de manière abusive. Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur les protestataires, faisant des dizaines de morts et de blessés. Des militants politiques, notamment du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), et des membres de la société civile ont été arbitrairement arrêtés.Lire aussi En Guinée, un journaliste condamné à une amende pour « offense » au président Condé et libéré

Des discours de haine proférés par des candidats politiques et des affrontements entre partisans du gouvernement et de l’opposition ont également rallumé des tensions ethniques, engendrant des violences intercommunautaires dans la ville de Nzérékoré. La grande majorité des plaintes déposées par les proches des personnes blessées ou tuées lors des manifestations n’ont pas abouti à des poursuites judiciaires. Beaucoup de familles n’ont d’ailleurs pas osé le faire, par crainte de représailles, manque de moyens ou absence de confiance dans les autorités.

Des prisons surpeuplées

Le scrutin présidentiel contesté du 18 octobre 2020 s’est également déroulé dans un contexte de graves violations des droits humains. Nos organisations ont recensé au moins seize personnes tuées par balle entre le 18 et le 24 octobre, sans compter les nombreux blessés. Les connexions Internet et les liaisons téléphoniques ont été perturbées ou coupées. Si certains manifestants se sont livrés à des violences, comme allégué par le gouvernement dans un rapport sur les événements, cela ne peut pas justifier la répression sanglante du mouvement.

Nos organisations ont recueilli des témoignages de victimes et de leurs familles et documenté leurs récits, afin d’interpeller les autorités guinéennes, alerter les partenaires de la Guinée, sensibiliser les opinions publiques. Mais cela n’a pas mis fin aux abus. Après l’élection, les autorités ont traqué les opposants et des membres de la société civile. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées. Aujourd’hui, des figures de l’opposition et des militants associatifs – y compris des membres de certaines de nos organisations – sont détenus dans des conditions de détention inhumaines. Dans les prisons surpeuplées, l’accès aux soins est pratiquement impossible.Article réservé à nos abonnés Lire aussi « En Guinée, la répression est en passe d’égaler les années les plus noires de Sékou Touré »

Récemment, au moins quatre sympathisants ou militants de l’opposition sont morts en détention – ou juste après avoir été libérés – des suites de leurs conditions d’emprisonnement ou par manque de soins. Ainsi Roger Bamba, attaché parlementaire et membre du conseil national des jeunes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), a été arrêté le 6 septembre 2020. Envoyé en prison quatre jours plus tard, il est mort le 16 décembre 2020 « des suites de maladie », selon le ministère de la justice. Sa famille n’a jamais été informée qu’il était malade. Un autre détenu, âgé de 62 ans, est mort en détention après avoir présumément subi des actes de torture ou de mauvais traitement.

Le cycle de l’impunité

Les graves violations des droits humains documentées par nos organisations depuis 2019 demeurent impunies. Si des annonces d’ouverture d’enquête ont été faites, elles n’ont pas été suivies de poursuites contre les auteurs des exactions. Ceci n’est pas nouveau en Guinée. Plus de onze ans après le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, il n’y a toujours pas eu de procès pour les meurtres de plus de 150 manifestants, les viols et autres crimes perpétrés alors par les forces de défense et de sécurité. Depuis la clôture de l’instruction judiciaire, en 2017, les autorités guinéennes ont à plusieurs reprises promis que ce procès aurait lieu.

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Face à ce bilan de plus en plus sombre, les déclarations d’intention ne suffisent plus. Il est essentiel que la France appelle à la libération immédiate des opposants et des militants détenus arbitrairement, demande des comptes sur les enquêtes engagées pour faire la lumière sur les violences commises contre les manifestants et les opposants, et pèse de tout son poids pour qu’une justice indépendante et efficace soit rendue. Elle doit également tout mettre en œuvre pour que les autorités fixent enfin, dans les plus brefs délais et les meilleures conditions, une date d’ouverture du procès des responsables du massacre du 28 septembre.

Les Etats français et européens doivent mettre le respect des droits humains au cœur de leurs échanges bilatéraux et multilatéraux avec Conakry, afin d’en finir avec la répression actuelle et briser le cycle de l’impunité subi par la population guinéenne.

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Agir ensemble pour les droits humains (AEDH), Amnesty International France (AIF), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Human Rights Watch (HRW), Ligue des droits de l’homme (LDH), Secours catholique, Tournons La Page.

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Vol aggravé : la Cour d’appel réduit légèrement la peine du colonel Mamadou Alpha Barry

2 juin 2021 à 12 12 10 06106
Colonel Mamadou Alpha Barry et ses avocats

La Cour d’appel de Conakry a rendu ce mercredi, 2 juin 2021, sa décision dans le procès en appel du colonel Mamadou Alpha Barry, ancien responsable de la communication du Haut commandement de la gendarmerie nationale. La juridiction supérieure a réduit légèrement la peine prononcée par le tribunal militaire de Conakry, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

La Cour d’appel de Conakry a condamné le colonel Mamadou Alpha Barry, poursuivi pour vol aggravé, à 5 ans d’emprisonnement assortis d’un an de sursis et le paiement du montant de 140 millions de francs qu’il est accusé d’avoir volé au commerçant Ibrahima Diallo. Ce qui veut dire que l’officier de la gendarmerie passera 4 ans en prison, au lieu des 5 ans qui lui avaient été infligés par le tribunal militaire à l’issue de son premier procès.

Une décision qui ne surprend pas le principal concerné : « comme vous le constatez, je viens d’être condamné encore à 4 ans de prison et un an de sursis. Il n’y a pas de soucis. De toute façon, je m’attendais à ça. Il n’y pas de problème. Je ne citerai pas le nom de quelqu’un. Vous avez vu qu’on m’empêche même de communiquer parce qu’ils savent que je vais dire la vérité. De toute façon, tout le monde le sait », a réagi le colonel Mamadou Alpha Barry.

A suivre !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Conakry : Adama Barrow, président Gambien, attendu chez Alpha Condé

2 juin 2021 à 11 11 48 06486
Adama Barrow, président gambien

Communiqué : Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République de Gambie, Son Excellence Monsieur Adama Barrow, Président Gambien, effectuera à partir du jeudi 3 au vendredi 4 juin 2021, une visite d’Etat à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu le jeudi 3 juin à 13 h00 à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

•       Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

•       Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

•       Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle;

•       Monsieur le Président de la Cour Suprême ;

•       Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;

•       Monsieur le Président de la Haute Autorité de la Communication;

•       Madame la Présidente du Conseil Economique, Culturel et Social ;

•       Monsieur le Médiateur de la République ;

•       Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

•       Monsieur le Secrétaire permanent du cadre de dialogue Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

•       Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du Cabinet Présidentiel ;

•       Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

•       Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale;

•       Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine;

•       Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;

•       Messieurs les Directeurs Généraux de la Police Nationale, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;

  • Mesdames  et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

•       Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 2 juin 2021

               Mamady Sinkoun Kaba

Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

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Accident de la circulation à Koubia (Dubréka) : 8 morts, 13 blessés…

2 juin 2021 à 11 11 14 06146

Dans la matinée de ce mercredi, 02 juin 2021, un grave accident de la circulation s’est produit à Koubia marché, dans la préfecture de Dubréka. Et, selon les premières informations confiées à Guineemtin.com, c’est un camion chargé de sable en provenance de Tanènè pour Conakry qui est entré en collision avec un minibus qui était en route pour Tanènè. Plusieurs personnes y ont perdu la vie sur place. On parle déjà de 8 morts sur place.

« Il y a eu 8 morts sur place et plusieurs blessés graves. Les blessés ont été envoyés à l’hôpital, mais c’est sûr qu’il y aura parmi eux des gens vont succomber. Parce qu’il y a qui sont très gravement blessés », a confié une source locale au téléphone.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Tibou Kamara : le porte-parole sans crédit d’un gouvernement aux abois

2 juin 2021 à 9 09 24 06246
Ibrahima Diallo, chargé des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution

Par Ibrahima Diallo (FNDC) : Depuis que  Alpha Condé a choisi un certain Tibou Kamara comme porte-parole de son gouvernement, les tribunes sont publiées à une fréquence qui ne manque pas de faire rire tout le monde. En moins de deux mois d’exercice de cette fonction, Tibou Kamara a publié plus de tribunes que tous ses prédécesseurs n’en n’ont fait tout le temps qu’ils ont exercé la même fonction. Évidemment, c’est tout ce qu’il sait faire, rien d’autre. 

Le mercenariat de la plume est sa spécialité. Puisqu’il ne fait rien au ministère de l’Industrie et qu’il n’a d’ailleurs aucune compétence pour diriger un tel département, il faudrait bien qu’il se trouve une occupation pour mériter un tout petit peu l’argent du contribuable guinéen. Et puisqu’il n’y a que le manteau de porte-parole  du gouvernement qui lui sied, il était pressé de récupérer cette fonction. Son prédécesseur avait déclaré qu’il n’avait pas suffisamment de temps pour exercer efficacement sa fonction de ministre et assumer en même temps la fonction de porte-parole du gouvernement qu’il trouve assez prenante. Et comme lui Tibou Kamara ne travaille et que son bureau de ministre de l’Industrie est toujours vide, il passe son temps à s’en prendre aux plus valeureux que lui et à justifier toutes les décisions impopulaires que le dictateur Alpha Condé, qu’il sert, veut imposer au peuple de Guinée. Il n’hésite pas à tomber dans le mépris et l’arrogance en affirmant sans honte que les Guinéens vivent sur le dos de l’État comme s’ils ne payaient pas des taxes et impôts. Une telle déclaration révèle la personnalité de Tibou Kamara.  

Prétendre que les populations guinéennes vivent sur le dos de l’État avec les sacrifices qu’elles consentent tous les jours pour arriver à joindre les deux bouts est une insulte. Bien qu’il se soit battu comme un beau diable pour tenter de convaincre les citoyens sur la pertinence de l’augmentation du prix du carburant à la pompe, il doit reconnaître qu’il n’a pu convaincre personne. Le mensonge sur une prétendue subvention du carburant par l’État était si immense qu’il ne pouvait que buter sur un mur d’incrédulité. 

Comme pour reconnaître son échec à faire passer son message truffé de mensonges, il déclare que personne ne croit plus à la parole publique. Mais peut-on croire à la parole d’individus qui soutiennent aujourd’hui ce qu’ils ont combattu avec force hier? Tibou Kamara oublie encore une fois que les Guinéens ne sont pas aussi amnésiques que lui. Celui qui appelait, il y a quelques petites années seulement, à une insurrection contre le régime de  Alpha Condé, s’imaginait-il que les Guinéens prendraient au sérieux ses déclarations  leur demandent de serrer la ceinture pendant que les ressources nationales sont dilapidées par un clan de kleptocrates dont il est membre.  La parole publique n’a de valeur que si elle repose sur l’éthique. 

Apparemment, Alpha Condé, bien que dictateur,  garde encore un peu de lucidité. Il a compris en effet que s’il suit les recommandations et conseils de personnes comme Tibou Kamara, la chute de son régime interviendra plus vite qu’il ne s’y attend.  D’où cette reculade que le même Tibou Kamara tente maladroitement de justifier encore. Alpha Condé se souvient sans doute du rôle néfaste et nocif qu’il a joué auprès de l’infortuné capitaine Moussa Dadis Camara et qui a été la cause médiate des événements dramatiques du 28 septembre 2009. 

Tibou Kamara doit se rendre compte, aujourd’hui, que les Guinéens ne le croient plus et qu’à cause de lui, la parole du Gouvernement a perdu toute crédibilité.

Ibrahima DIALLO

Responsable des Opérations du FNDC

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Kindia : un présumé voleur de moto lynché par les citoyens

2 juin 2021 à 9 09 08 06086

L’acte s’est produit dans la nuit de lundi à hier, mardi 1er juin 2021, aux environs de 3 heures au niveau du Pont Nénédioleya situé entre les quartiers Fissa Hôpital et Kenedé dans la commune urbaine de Kindia. La victime (un jeune homme non encore identifié) a été appréhendée, copieusement bastonnée et finalement brûlé à l’essence par des groupes de jeunes qui l’accusé de vol de moto. Son corps se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital régional de Kindia.

Alseny Camara, chef du quartier Kenendé

Selon les informations, ce jeune était en compagnie de deux de ses amis lorsqu’il a été ciblé comme présumé voleur de moto. Mais, ses amis ont réussi à se sauver quand la foule de jeunes s’est déchainée contre eux. Malheureusement, lui il a été appréhendé. Ses bourreaux l’ont copieusement tabassé avant le brûler vif.

Dr Mory Kaba, chargé de service d’expertise médicolégal à l’hôpital régional de Kindia

« Il y a eu un dépôt de corps qui été reçu au service des urgences par l’équipe de garde. Le corps a été même accompagné par trois chefs de quartier de la commune urbaine de Kindia, à savoir : le chef de quartier de Kenendé Alseny Camara, le chef de quartier de Fissa Hôpital Mamadou Barry et celui du quartier Fissa  école Seydouba Camara. Donc nous avons trouvé que c’est un corps qui a d’abord été violemment frappé, lynché. Les pieds étaient ligotés, il y avait même les cordes au niveau des pieds, des plaies traumatiques à la tête et par la suite des multiples plaies corporels sur l’ensemble du corps », a expliqué Dr Mory Kaba, le chargé de service d’expertise médicolégal à l’hôpital régional de Kindia.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : (00224)628516796

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