Alpha Condé libère 2 opposants à son 3ème mandat : Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté graciés

22 juin 2021 à 20 08 50 06506

C’est par un décret rendu public dans la soirée de ce mardi, 22 juin 2021, que le président Alpha Condé a gracié deux opposants à son troisième mandat. Une totale remise de peine est accordée à Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté graciés, a indiqué le décret.

Arrêtés, détenus, jugés et condamnés pour leur opposition au troisième mandat du président Alpha Condé, Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté étaient dans le même dossier que le défunt Roger Bamba de l’UFDG. Mais, après le décès de ce dernier, les deux premiers ont été condamnés à un an d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 20 millions de francs guinéens chacun, le mercredi 13 janvier 2021, par le tribunal de première instance de Dixinn.

A la barre, le président du mouvement Diversité Républicaine de Guinée est revenu sur les circonstances de son arrestation, en septembre dernier. « Je vis aux États-Unis. Je suis venu en Guinée le 25 août 2020, et j’ai lancé le mouvement Diversité Républicaine de Guinée (DRG) à la maison de la presse de Conakry, le 12 septembre 2020. Peu après le lancement, j’ai été kidnappé par les forces de l’ordre conduit dans une villa, à Kaloum, où je suis resté pendant 4 jours avant d’être déféré à la maison centrale », a-t-il relaté.

Pour lui, il n’y a aucun doute que son arrestation est la conséquence de son opposition à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé à la tête de la Guinée. « Depuis 2016, je m’oppose à un troisième mandat pour Alpha Condé. Aujourd’hui, ça fait 100 jours que je suis en prison. Je suis l’homme le plus heureux d’être pendant 100 jours à la maison centrale. J’ai beaucoup appris. Cela me permettra même de plaider pour les gardes pénitentiaires qui font beaucoup de choses, mais qui sont abandonnés. Mon combat n’est pas contre Alpha Condé, mais je combats pour des valeurs et des principes. D’ailleurs, après sa réélection, le président de la République m’a donné raison. Parce que lui-même il est sorti à la télévision pour dire qu’il va gouverner autrement », avait dit Souleymane Condé lors de son procès, en janvier dernier…

À suivre !

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Nécrologie : le journaliste Daman Mansaré n’est plus !

22 juin 2021 à 20 08 27 06276
Feu Daman Jano Mansaré, journaliste et chroniqueur de l’émission Sans-Tabou de la Radio Kania Zik Fm

La presse guinéenne en deuil !  Notre confrère, Daman Jano Mansaré, journaliste et chroniqueur de l’émission « Sans-Tabou » de la Radio  Kania Zik Fm de Kindia n’est plus. Ce jeune journaliste, très adulé par les auditeurs de la cité des agrumes, est décédé à Coyah ce mardi, 22 juin 2021, des suites de maladie.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, cet amoureux du micro était malade depuis six mois ; et, dans les hôpitaux où il est passé pour se faire consulter, aucune maladie ne lui a été diagnostiquée par les médecins. C’est suite à cela qu’il s’est rendu chez sa sœur à Coyah pour se faire traiter à l’indigénat. Malheureusement, la maladie a fini par avoir raison de lui. Il a répondu à l’Appel du Tout puissant dans l’après-midi de ce mardi, vers 17 heures.

Le rapatriement de son corps à Kindia est prévu demain, mercredi 23 juin 2021, pour son inhumation.

La rédaction de Guineematin.com présente ses sincères condoléances à toute la famille biologique et professionnelle de notre ancien correspondant à Kindia.

Dors en paix cher ami et compagnon de lutte. Que la terre de Guinée que tu as tant servie avec courage, honnêteté et abnégation te soit légère, amine !

De Kindia,

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Spéculation sur le prix de l’engrais à Kondianakoro (Mandiana) : un commerçant fait 3 jours de prison

22 juin 2021 à 19 07 17 06176
Sidiki Sangaré, sous-préfet de Kodianakoro

C’est une sanction sur fond d’avertissement et de dissuasion que les autorités sous-préfectorales de Kondianakoro viennent d’infliger à Salihan Bérété. Ce commerçant originaire de Bankoumana (un district de Kondianakoro) a été interpellé vendredi dernier, 18 juin 2021, pour avoir trop spéculé sur le prix de l’engrais subventionné par l’Etat. Alors que le prix du sac de 50 kilogrammes était fixé à 220 000 francs guinéens (au maximum), ce commerçant qui bouillonne d’avoir de profit s’est permis de revendre le sac à 285 000 francs dans cette sous-préfecture qui relève la préfecture de Mandiana. Il a passé trois jours de prison pour son acte jugé « anti-citoyen » par les autorités de Kondianakoro.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, Salihan Bérété est récemment de Kankan avec 100 sacs de 50 kilogrammes d’engrais chacun. Mais, dans la capitale de la Haute Guinée, il a acheté chacun de ces sacs à 200 000 francs guinéens. Et, il a transporté ces sacs sur une distance de 160 kilomètres, soit la distance qui sépare Kankan à Kondianakoro. Seulement, pour cette distance, le coût du transport d’un sac de 50 kilogrammes ne dépasse pas 15000 francs guinéens. Mais, une fois à Kondianakoro, ce commerçant s’est permis de revendre le sac d’engrais à 285 000 francs guinéens. Il pensait se faire assez de bénéfices sans savoir qu’il était en train de se tirer une balle dans le pied. Car, face à ce prix exorbitant qu’il pratiquait, les paysans sont allés se plaindre à la chambre d’agriculture ; et, cette dernière a immédiatement saisi les autorités administratives sous-préfectorales. C’est ainsi que le sous-préfet, Sidiki Sangaré, a ordonné l’interpellation du commerçant Salihan Bérété.

« J’ai entendu que des commerçants revendent l’engrais subventionné par le gouvernement à un prix exorbitant. C’est à dire le gouvernement donne l’engrais aux pauvres populations à 200 000 francs au magasin dans toutes les préfectures, mais les commerçants dans les sous-préfectures doivent augmenter le transport et un petit bénéfice sur les 200 000 francs. Mais, le transport ne dépasse pas 15 mille par sac. Et, si toi tu revends ça à 285000 francs, c’est trop. C’est la population qui s’est plaint au près de la chambre d’agriculture ; et, celle-ci nous a informé. Moi aussi j’ai ordonné la gendarmerie d’arrêter le commerçant et lui corriger avant de l’emprisonner. Et, c’est ce qui a été fait avant sa libéré aujourd’hui (lundi) sous condition qu’il revend tout le reste de son engrais à 200 000 francs le sac de 50 kilogrammes », a indiqué le sous-préfet, Sidiki Sangaré.

De Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Koundian (Mandiana) : Aminata Sacko met au monde un enfant à 2 têtes, 2 bouches, 4 oreilles, 4 yeux

22 juin 2021 à 18 06 40 06406

C’est du district de Sanafra, dans la sous-préfecture de Koundian (une localité située à 47 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana), qu’est venue cette pauvre femme pour donner naissance à cet enfant à l’hôpital régional de Kankan. Elle a accouché vendredi dernier, 18 juin 2021, mais c’est hier (lundi) que l’information a été révélée à la presse locale à Mandiana. Son enfant, de sexe masculin, n’a pas survécu. Cependant, elle (Aminata Sacko) se porte bien, sa vie n’est pas en danger.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est un mort né que madame Aminata Sacko a mis au monde. Et, compte tenu de l’état de l’enfant, ses proches parlent d’un « miracle de Dieu » à son égard.

« C’est la femme de mon jeune frère du nom de Aminata Sacko qui a accouché à l’hôpital régional de Kankan d’un mort né de sexe masculin. Avec un miracle de Dieu, l’enfant avait 2 têtes, 2 pieds comme tout le monde, mais les deux têtes avaient chacune 2 yeux, 2 oreilles. Donc, au total l’enfant avait 2 têtes, 4 yeux, 4 oreilles, deux bouches, deux pieds, deux bras. Sa maman se porte bien, on est même retourné au village après deux jours à Kankan », a confié Solo Sacko, un membre de la famille de cette femme.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Le SLECG de N’Zérékoré brocarde Oumar Tounkara : « lui et ses opportunistes ont perdu le nord »

22 juin 2021 à 18 06 21 06216
Amara Kadiatou Camara, coordinateur régional du SLECG de N’Zérékoré

C’est une sortie sur fond de soutien à Aboubacar Soumah (le secrétaire général du SLECG), mais également très acerbe contre le syndicaliste Oumar Tounkara (récemment exclu du SLECG). Dans une prise de parole hier, lundi 21 juin 2021, le coordinateur régional du SLECG à N’zérékoré s’est attaqué au secrétaire général adjoint (exclu) du SLECG qui veut ravir, depuis quelques semaines, la place de Aboubacar Soumah à la tête de cette importante structure syndicale. Amara Kadiatou Camara assure que Oumar Tounkara a perdu le nord et qu’il serait surtout le poids d’une malédiction que l’infligent le Coran et la Bible. Une malédiction qui lui serait tombée dessus à cause de trahison du SLECG, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la capitale de la région forestière.

Selon coordinateur régional du SLECG de Nzérékoré, le fait pour Oumar Tounkara de traiter Aboubacar Soumah d’illégitime à la tête du SLECG est une preuve qu’il est actuellement tourmenté et qu’il est en manque de repère.

« La sortie médiatique de monsieur Oumar Tounkara est un non évènement pour nous. Oumar Tounkara et ses opportunistes ont perdu le nord. Oumar Tounkara ne représente rien chez nous. Parce qu’il a été exclu depuis fort longtemps avec certains de ses opportunistes. Je pense que le Coran et la Bible sont en train de faire de leur mieux. Parce que vous le saviez, à chaque fois qu’on tenait nos Assemblées générales, on lisait le Coran ou  la Bible. Je pense que c’est ça qui est en train de jouer sur eux. Au moment où nous étions sur le front, ce sont ces gens-là qui nous ont trahi, allez signer un procès-verbal avec le gouvernement, mais aujourd’hui le résultat est là. Parce qu’il y a un adage qui dit que : le mensonge est passager, mais  la vérité est éternelle. Donc, ce qui reste clair, nous sommes toujours derrière le général Aboubacar SOUMAH, même s’il est aujourd’hui à la retraite. Parce que le SLECG est la seule structure digne au sein de l’éducation qui peut faire l’affaire des enseignants de Guinée », a indiqué Amara Kadiatou Camara.

A en croire ce responsable régional du SLECG, c’est en méconnaissance des textes de loi que Oumar Tounkara se fende de telles critiques à l’égard d’Aboubacar Soumah. Ce syndicaliste assure que Soumah a toujours toute la légalité pour diriger le SLECG.

« Vous savez, les conventions internationales priment toujours sur les conventions nationales. Il y a des conventions internationales que la Guinée a ratifiées. Si nous prenons la convention de 1987, dans son article 2 dit que ’’les travailleurs et les employeurs, sans distinctions d’aucune sorte, ont le droit, sans autorisation préalable, de constituer des organisations de leur choix, ainsi que celui de s’affilier à ces organisations, à la seule condition de se conformer aux statuts de ces dernières. Et aussi, en son article 3 alea 2, les autorités publiques doivent s’abstenir de toute intervention de nature à limiter ce droit ou à en entraver l’exercice légal. Cela veut dire que même si le général part à la retraite, il a le droit de gérer le SLECG jusqu’à ce que son mandat expire. Donc, il est toujours à la tête du SLECG », a dit Amara Kadiatou Camara.

Par ailleurs, le coordinateur régional du SLECG a invité Oumar Tounkara à se mettre aux pas, de rester à l’écart pour se la couler douce et regarder le SLECG poursuivre son combat pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

« Ce que je demande à Oumar Tounkara, c’est de mettre la balle à terre. Ils ont fait des fautes lourdes, parce qu’ils ont failli au règlement intérieur du SLECG. C’est pourquoi ils ont été exclus de la structure. Je leur demande avec respect et considération de rester à l’écart. Parce que bientôt lui il va aller à la retraite. Pour ne pas qu’il cherche lui aussi à ternir son image», a confié Amara Kadiatou Camara.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Situation tendue à Gaoual : des militaires appelés en renfort pour disperser les manifestants

22 juin 2021 à 14 02 51 06516

Comme annoncé précédemment, la tension est très vive ce mardi, 22 juin 2021, à Gaoual. Plusieurs femmes et jeunes manifestent dans cette ville contre la fermeture des mines d’or découvertes récemment dans la préfecture. Il a fallu l’intervention de l’armée pour maîtriser la situation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Tout a commencé par une manifestation de plusieurs femmes de Gaoual. Excédées par le chômage de leurs fils et la pauvreté des citoyens qui sont assis sur l’or, elles se sont rassemblées très tôt devant le siège de la douane dans le but de faire une marche pacifique pour réclamer l’ouverture des sites miniers aux citoyens de la préfecture. Mais, peu après leur arrivée sur les lieux, les manifestantes ont été surprises par une descente musclée des forces de l’ordre, composées de policiers et de gendarmes. Les agents ont fait usage de gaz lacrymogène, provoquant une véritable débandade sur les lieux.

Après la dispersion de cette manifestation des femmes, plusieurs jeunes, qui étaient jusque-là de simples observateurs, sont entrés dans la danse. Ils érigent des barricades sur la route et brûlent des pneus pour exprimer leur colère contre l’interdiction de l’exploitation minière. A 11 heures, les forces de l’ordre se retrouvent débordées, et des militaires sont appelés en renfort. A leur arrivée sur le terrain, les bérets rouges procèdent à des tirs à balles réelles, ce qui oblige les manifestants à se disperser rapidement pour sauver leurs têtes. Des coups de feu retentissent pendant une heure environ, alors que la ville est complètement déserte.

Le premier bilan de cette chaude manifestation fait état d’un blessé, une dame qui a été touchée par une bombe lacrymogène. Elle est admise à l’hôpital préfectoral pour des soins. Plusieurs manifestants (des jeunes et des femmes ont également été interpellés par la police.

A noter que la ville de Gaoual est complètement paralysée, toutes les activités sont pour le moment à l’arrêt.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 621686148

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Boké : des enseignants en formation réclament leurs primes au MENA

22 juin 2021 à 14 02 39 06396

Ils sont plus de 40 professeurs de français, venus des différentes préfectures de la région de Boké, à suivre une formation dans la commune urbaine de Boké, dans le cadre d’un programme de « formation des formateurs » initié par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, en partenariat avec l’agence française de développement. Ces enseignants, sélectionnés après un test pour cette formation modulaire, doivent suivre six modules au terme desquels ils devraient procéder à leur tour à la formation d’autres enseignants de l’élémentaire. Malheureusement, les conditions d’apprentissage ne sont pas les meilleures pour ces enseignants. Ils ne reçoivent pas leurs primes, ils ont des problèmes de transport et de restauration. Et, cela impacte sur le moral des apprenants.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ces enseignants sont en formation depuis novembre dernier. Et, actuellement, ils sont au niveau du sixième et dernier module ; mais, la formation est devenue un véritable calvaire. Les apprenants ont épuisé toutes leurs économies et ils n’ont aucune information sur la situation des primes qu’on leur avait promises au début de cette formation. Et pourtant, le partenaire français (l’agence française de développement) a déjà débloqué le financement pour cette formation.

Camara Fodé Yans, professeur de français

« Nous avons commencé la formation en novembre. Maintenant, il fallait que cette formation soit accompagnée par des primes, mais le premier module les gens ont reçu les primes. Au deuxième module nous n’avons rien reçu et au troisième module aussi ils ont donné. En tout cas nous sommes en ce moment au sixième module, mais dans tout ça, nous n’avons reçu les primes que deux fois. C’est l’inspecteur régional de l’éducation qui nous assiste parfois pour le repas de 14 heures. Nous le remercions d’ailleurs pour ça. Les partenaires respectent leur engagement, parce que chaque matin nous avons droit à un jus et un sandwich. Nous avons des peines avec des perdiemes. Nous avons des informations nous disant même que le ministre aurait dit que tous ceux qui veulent suivre le formation n’ont qu’à continuer et ceux qui le souhaitent aussi peuvent démissionner. Maintenant, nous avons appris aussi que la semaine là nous n’auront même pas de repas de 14 heures. Et pourtant, nous avons appris que ce projet a été financé à hauteur de 400 milliards de francs guinéens. Nous sommes dans ces inquiétudes », Fodé Yans Camara, un des enseignants en formation.

Venu de la sous-préfecture de Kolaboui pour suivre cette formation modulaire, l’enseignant Mamadou Dian Diallo tire le diable par la queue. Il assure que même le repas de midi qu’ils avaient au début de la formation ne vient plus.

Mamadou Dian Diallo, enseignant à Kolaboui

« C’est vraiment une fierté pour moi de participer à cette formation sur tout après un test. Et, il faut préciser que ça se passe très bien, parce que les partenaires français respectent leur engagement, ils sont réguliers et ils donnent bien les cours. Mais, le problème est que le côté financement nous souffrons beaucoup. Nous sommes au sixième module comme ça, mais après chaque module on ne nous donne rien. Maintenant, il faut payer le transport pour venir ici, certains de nos collègues quittent Sangaredi, d’autres quittent Boffa, Gaoual, Koundara et autres localité. On est là toute la journée, parfois jusqu’à 16 heures, voire même 18 heures. Et, nous avons constaté ces derniers temps que même le repas de 12 heures qui venait ne vient plus. Donc, c’est vraiment compliqué », s’est plaint Mamadou Dian Diallo.

Certains participants à cette formation sont venus des écoles techniques et professionnelles. Et, pour eux, la galère est totale. Pas un franc ne leur a été donné d’abord dans le cadre de cette formation. Saydouba Soumah et les autres de sa catégorie se sentent extrêmement lésé dans cette situation.

Mamadou Dian Diallo, enseignant à Kolaboui

« Nous qui sommes de l’enseignement technique, nous pensons que nous servons tout le système éducatif guinéen. Mais, nous remarquons qu’il y a une différence, parce que nous avons appris que chaque département doit prendre en charge désormais ses éléments. Le MEN-A faisait des efforts au début, mais au niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, rien n’est fait. Nous, nous n’avons rien reçu, c’est nos collègues du MEN-A pour les deux cessions qui ont été payé qui nous donnaient 10.000 ou 20.0000FG pour le transport. Depuis le premier module, il n’y a eu aucune réaction de notre département, ni en perdieme, ni en transport, rien. Nous ne sommes même pas pris en charge », a confié Saydouba Soumah.

Rencontrée par la rédaction de Guineematin.com à Boké, Marie Thierion, l’une des formatrices à cette formation modulaire, assure que la situation actuelle affecte les enseignants et le bon déroulement des cours. Elle est formelle sur le fait que l’argent a déjà été débloqué par l’agence française de développement. Et, elle se demande à quel niveau cet argent est bloqué maintenant.

Marie Thierion, formatrice

« L’objectif c’est de former les enseignants pour qu’ils forment d’autres à leur tour. Je sais que les montants sont débloqués côté français, ils sont en Guinée dans les caisses guinéenne. Je ne connais pas le montant total, mais je sais que le montant est débloqué. C’est l’agence française de développement qui a débloqué l’argent ; et oui, les stagiaires n’ont pas reçu leur prime depuis janvier. Et oui, ça affecte bien sûr la formation, parce que ça affecte leur motivation. Ils ne savent pas s’ils seront payés après cette formation. Donc, quand on n’a pas d’information, personne ne se déplace, personne ne vous considère, forcément ils sont démotivé. J’aurais voulu qu’ils soient défrayé pour mieux se concentrer », a indiqué Marie Thierion.

Pr. Alpha Amadou Bano Barry, ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation

Joint au téléphone, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Dr Alpha Amadou Bano Barry, n’a pas voulu faire de commentaire. Autant dire qu’il y a un cheveu dans la soupe du MENA.

« Je préfère parler avec eux (les enseignants) directement ; et, quand tu seras avec eux, tu peux m’appeler pour que je puisse leur parler », a-t-il dit avant de raccroché sans même nous dire au revoir.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Doko (Siguiri) : un homme et sa femme, retrouvés morts dans leur chambre

22 juin 2021 à 13 01 32 06326

Un drame s’est produit dans la nuit du dimanche au lundi 21 juin 2021, à Doko, dans la préfecture de Siguiri. Un homme et sa femme ont été retrouvés morts dans leur chambre à coucher. La cause exacte de leurs décès n’est pas connue, mais la thèse d’une asphyxie reste privilégiée.

Les victimes résidaient dans le district de Tombökö, relevant dans la sous-préfecture de Doko. Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Siguiri, le couple s’est endormi, laissant leur groupe électrogène allumé dans leur chambre.

Le lendemain matin, n’ayant pas vu les époux, les membres de leur famille sont venus frapper à leur porte, sans avoir de réponse. Ils ont défoncé alors la porte et ont trouvé les corps de Daouda Koïta, 23 ans, et de Kandé Kourouma, 16 ans, dans la chambre.

« Dans la nuit de dimanche à lundi, il pleuvait à Tombökö. C’est ainsi qu’ils ont fait rentrer leur groupe électrogène dans leur chambre, ils l’ont laissé allumé pour s’en dormir. Et le lendemain matin, tous les deux ont été retrouvés morts dans la chambre. La jeune femme était enceinte de son premier enfant », explique Dianko Dansoko, un agent de la Croix-Rouge.

Les victimes ont inhumées sans qu’une autopsie ne soit effectuée pour déterminer la cause exacte de leur mort.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Non-paiement des bourses d’entretien : les étudiants guinéens au Maroc manifestent à Rabat

22 juin 2021 à 11 11 58 06586

Les étudiants guinéens au Maroc ont mis à exécution leur menace. Ils se sont rassemblés ce mardi matin, 22 juin 2021, devant l’ambassade de Guinée au Maroc, à Rabat, pour se faire entendre. Ils manifestent contre le non-paiement de leurs bourses d’entretien des deux premiers trimestres de l’année en cours, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, les boursiers guinéens au Maroc n’ont pas reçu leurs bourses d’entretien des six derniers mois (de janvier à juin 2021). Après avoir mené plusieurs démarches pour rentrer en possession de leur dû, sans succès, l’association des stagiaires, élèves et étudiants guinéens au Maroc a décidé de recourir à la rue pour se faire entendre. C’est ainsi qu’à l’appel de l’ASEGUIM, plusieurs boursiers se sont rassemblés ce mardi 22 juin devant l’ambassade de Guinée, à Rabat, pour réclamer le paiement de leurs bourses. Mais la police ma

« Depuis le 4 juin dernier, nous sommes rentrés en grève. Et puisque nous n’avons eu aucune réaction de la part de nos autorités, nous avons décidé de venir sur le terrain aujourd’hui. Ils sont en train de faire la sourde oreille. Nous n’avons pas d’armes, nous ne sommes pas venus ici pour faire ici pour attaquer l’ambassade ni pour faire de la violence. Nous sommes venus tout simplement pour chercher à accéder à l’ambassade et exprimer notre cri de cœur dans les règles de l’art », a expliqué Souleymane Sidibé, président de l’association des stagiaires, élèves et étudiants guinéens au Maroc.

Les étudiants guinéens déplorent la réaction des autorités de l’ambassade de Guinée au Maroc face à leur mouvement de protestation. « Nous avons trouvé 2 véhicules de la police devant l’ambassade. Après, il y a eu 3 autres qui sont venus, portant à 5 le nombre de véhicules de policiers. Au lieu de nous recevoir, les autorités de l’ambassade mettent des étrangers devant nous pour bloquer l’accès à notre ambassade, notre propre territoire.

Il y a même certaines filles parmi nous qui ont déjà été violentées par la police. Des pauvres étudiants se font tabasser par la police sous l’ordre de l’ambassadeur guinéen. Nous sommes prêts à passer toute la journée et même la nuit ici s’il le faut, mais nous allons rentrer dans cette ambassade dans la paix et la sérénité », assure Souleymane Sidibé.

A rappeler que les mouvements de protestation sont devenus une coutume pour les boursiers guinéens au Maroc. Chaque année, ces étudiants sont obligés de manifester dans la rue pour réclamer le paiement de leurs bourses d’entretien.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Gaoual : une manifestation de femmes violemment réprimée par les forces de l’ordre

22 juin 2021 à 11 11 04 06046

Apparemment, l’interdiction de l’exploitation minière à Gaoual n’est pas du goût de certains habitants de la préfecture, notamment les femmes. Excédées par le chômage de leurs fils et la pauvreté des citoyens qui sont assis sur l’or, plusieurs femmes ont manifesté ce mardi matin 22 juin 2021 devant le siège de la douane pour demander la réouverture des mines d’or. Les forces de l’ordre sont intervenues pour les disperser à coups de gaz lacrymogène.

Rien ne va plus entre certains habitants de Gaoual et leurs autorités. Une manifestation des femmes, qui réclament la réouverture des mines d’or découvertes récemment dans la préfecture, vient d’être violemment réprimée par les forces de l’ordre. Selon l’envoyé spécial de Guineematin.com qui se trouve actuellement dans la ville, la situation est très tendue ce matin sur place.

« Ce matin, une manifestation de femmes était prévue à Gaoual centre. L’objectif était de réclamer la réouverture des sites d’exploitation minière, interdits aux orpailleurs. Donc les femmes voulaient se faire entendre et elles ont décidé de se rassembler devant les locaux de la douane pour se diriger vers le marché.

Mais elles ont été surprises au point de rassemblement par les forces de sécurité, composées de la police et de la gendarmerie, qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser. Il y a eu une débandade et plusieurs cas d’arrestations sont signalés. Au moment où nous parlons, tout est fermé dans la ville, et les arrestations se poursuivent dans la ville », raconte notre collègue

Il faut rappeler que la découverte récente de l’or dans cette préfecture avait entraîné une ruée d’orpailleurs dans la zone. Et les autorités ont décidé de fermer les mines d’or. Depuis, la zone a été fortement militarisée et certains citoyens ont récemment accusé les forces de l’ordre de se livrer à des exactions, en commettant des actes de vandalisme et des pillages.

A suivre…

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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« Celui qui sera pris dans les mines d’or de Gaoual sera traité comme un rebelle », prévient le Gouverneur de Boké

22 juin 2021 à 10 10 46 06466
Général Siba Severin Lohalamou, Gouverneur de Boké

C’est une nouvelle croisade qui vient d’être lancée contre les exploitants clandestins de l’or à Gaoual. « Les rebelles » (comme les appelle le gouverneur de Boké) vont être traqués et ramenés de force à la raison pour faire respecter la décision de fermeture des mines et l’interdiction d’exploitation de l’or édictées par le gouvernement de la République. Et, pour ce faire, le gouverneur Siba Severin Lohalamou promet de renforcer l’équipe d’agents (260 hommes) qui se trouve déjà sur le terrain afin d’intensifier les patrouilles et d’étendre la zone de surveillance.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 21 juin 2021, le gouverneur de la région administrative de Boké a dit n’avoir pas été surpris de voir certains orpailleurs se faufiler en brousse à la recherche de l’or, malgré l’interdiction imposée par le gouvernement. Cependant, Siba Severin Lohalamou promet que la décision des hautes autorités du pays seront appliquées à la lettre.

« Je savais que ça ne serait pas une mission facile. Partout où on a trouvé de l’or, que ça soit à  Siguiri, à Kerouané ou partout ailleurs et qu’on est interdit le site, ça s’est pas passé en un jour ou deux jours. Mais, ça s’est installé dans le temps. Je savais qu’il y aurait des réticences, mais je sais aussi que les instructions du gouvernement seront respectées à la lettre. Le gouvernement a dit l’arrêt immédiat et jusqu’à nouvelle ordre de toute activité liée à la recherche de l’or dans Gaoual, le refoulement de tous ceux qui sont venus à Gaoual dans le cadre de la recherche de l’or vers leur lieu d’origine. Et, ces instructions, nous allons donner force à ça », a promis Siba Severin Lohalamou.

Selon la première autorité régionale de Boké, de nouvelles mesures viennent d’être prises contre les orpailleurs récalcitrants. Le gouverneur Siba Severin Lohalamou assure que d’autres agents de sécurité (des renforts) vont être déployés à Gaoual en début de cette semaine. Et, il promet la fermeté face aux « rebelles » sur place.

« Les services de sécurité sont sur place. À ce jour, nous avons 260 agents sur le terrain et nous allons les augmenter. Je pense que ce n’est pas suffisant, parce qu’aujourd’hui les orpailleurs ont adopté une nouvelle stratégie qui consiste à se mettre en petit groupe pour rentrer en brousse et profondément pour creuser. En cela, ils défient les instructions que nous avons données. Ce matin, j’ai organisé une réunion avec les services de sécurité, on s’est entretenu par rapport à la  stratégie qu’il faut mettre sur place. Donc, nous allons toujours continuer sur la sensibilisation, parce que c’est ce que nous avons privilégié depuis le départ. Nous allons sensibiliser les autochtones et tous ceux qui sont venus dans le cadre de l’orpaillage ; et, si cette stratégie ne marchait pas, nous allons utiliser la fermeté. Parce que si quelqu’un ne veut pas écouter les instructions du gouvernement, il n’y a pas d’autres qualificatifs à le donner si ce n’est qu’un rebelle. Et, le rebelle se traite en conséquence. Nous allons être fermes et nous allons nous transporter sur le terrain dans les jours à venir, nous mettre en rapport avec tout le monde pour que force reste à la loi », a indiqué le gouverneur Siba Severin Lohalamou.

Alors qu’il tente de manier à la fois la carotte et le bâton, le gouverneur de la région administrative de Boké prévient que ceux qui viol l’interdiction d’exploitation de l’or à Gaoual seront traités comme des « rebelles » et ils seront ramenés à la raison avec fermeté.

« J’ai instruit au préfet de Gaoual de se joindre au maire de la commune urbaine et au député uninominal de Gaoual qui est actuellement sur place pour faire en sorte que les jeunes et les femmes de Gaoual comprennent qu’il s’agit de la sécurité de Gaoual et il ne faut pas badiner sur ça. Et, les instructions du gouvernement sont à respecter. Toute personne qui ira à l’encontre sera traité comme un rebelle ; et, avec la fermeté, nous allons le ramener à la raison », a menacé le gouverneur Siba Severin Lohalamou.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Koundara : campagne de reboisement en l’honneur de Elhadj Diouhé Diallo

22 juin 2021 à 9 09 01 06016
Affiche de la campagne de reboisement

Dans quelques semaines débutera la 4ème édition de la semaine préfectorale du reboisement, organisée par le Conseil des Jeunes Ressortissants et Résidents de Koundara (COJERREK). Cette édition de 2021 honorera un des plus grands éducateurs de Koundara, feu Elhadj Diouhe Diallo

Pour ce faire, le COJERREK, dont un des objectifs est de lutter contre le réchauffement climatique, à travers la restauration du couvert végétal de Koundara, lance un appel à contribution, afin de faire de cette semaine de reboisement un franc succès. 

Un objectif de 2,5 hectares d’arbres

D’ailleurs, la campagne de levée de fonds a démarré et suscite déjà un bel engouement, notamment auprès des fils et filles de Koundara. En effet, selon le COJERREK, les contributions commencent à affluer de partout, de ce fait, le président de l’association appelle à la mobilisation de toutes les bonnes volontés afin de leur permettre d’atteindre leur objectif ambitieux de planter 2,5 hectares d’arbres.

La famille se dit « honorée »

De son côté, la famille de Elhadj Diouhé Diallo se dit honorée du choix porté sur leur père et s’engage à accompagner le COJERREK pour le succès de cette 4ème édition qui aura lieu du 22 au 29 juillet 2021.

Pour ceux qui souhaitent apporter leur soutien et contribuer à préserver l’environnement au niveau de cette belle localité de Koundara, vous pouvez contacter les personnes suivantes :

Ousmane Bah au 625 92 31 80 

Korka Boiro au 622 47 96 02 

Mamadou Keita au 622 42 09 57

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