Faranah : 5 ans de prison requis contre plusieurs militants de l’UFDG

30 juin 2021 à 20 08 26 06266

Le ciel ne semble toujours pas s’éclaircir pour les responsables et militants de l’UFDG. Pendant que plusieurs d’entre eux croupissent depuis 8 mois sans jugement à la Maison centrale de Conakry, d’autres sont jugés à l’intérieur du pays. C’est le cas notamment à Faranah, où le procureur réclame des peines de prison contre plusieurs partisans de la principale formation politique d’opposition du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ils sont au total 21 personnes poursuivies devant le tribunal de première instance de Faranah pour « destruction d’édifices privés, coups et blessures volontaires, violences et voie de fait ». Des infractions qu’ils auraient commises au lendemain des élections communales et communautaires du 4 février 2018, dans la sous-préfecture de Maréla, relevant de la préfecture de Faranah. Ouvert le 14 septembre 2020, leur procès s’est poursuivi ce mercredi, 30 juin 2021. Et sur les 21 prévenus, seuls 6 étaient présents à cette deuxième audience, tous non détenus.

Après les débats qui ont duré plus de 5 heures, le procureur a pris la parole pour ses réquisitions. Mamoudou Magassouba a tout d’abord demandé la requalification des faits en « complicité de destruction d’édifices privés et coups et blessures volontaires », avant de requérir la relaxe pour certains prévenus et la condamnation des autres. « Après les débats, le ministère public a requis la relaxe pure et simple de Moumini Diakité, Ibrahima Diogo Barry, Boubacar Ouldé Diallo (le maire de la commune de Maréla, ndlr). Par contre, il a demandé de condamner Oumar Bah, Loly Barry, Tidiane Barry à un an d’emprisonnement assorti de sursis avec une amende d’un million de francs guinéens chacun.

Il a demandé aussi de condamner Ousmane Diallo, Marouane Bah, Mamadou Baïlo Barry, Doura Sidibé, Hady Barry, Oumar Bah, Mamadou Sow, Sory Condé, Mamadou Keïta, Baïlo Diangolon Barry, Néné Kalissa Diallo, Aïssatou Barry, Aliou Sow, Elhadj Ousmane Diallo, Mariame Doumbouya (tous en fuite) à 5 ans d’emprisonnement ferme et à une amende 20 millions de francs guinéens chacun », a confié Me Abdoulaye Keïta, l’avocat de la défense, qui a plaidé non coupable, demandant au tribunal de relaxer purement et simplement ses clients, faute de preuves prouvant leur culpabilité.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 14 juillet 2021.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 62268 00 41

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Injures et diffamation : le procureur réclame un an de prison contre Elie Kamano

30 juin 2021 à 20 08 22 06226

Les plaidoiries et réquisitions ont eu lieu ce mercredi, 30 juin 2021, dans le procès de l’artiste et homme politique guinéen, Elie Kamano. Le parquet a requis un an d’emprisonnement et 40 millions de francs d’amende contre le prévenu. De son côté, la partie civile a réclamé 500 millions de francs guinéens comme réparation du préjudice subi, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après avoir entendu Elie Kamano, qui a reconnu les propos pour lesquels il est poursuivi par Salifou Camara « Super V », ancien président de la Fédération guinéenne de football, qui l’accuse d’injures et diffamation par le biais d’un système informatique, le tribunal a visionné sa vidéo incriminée avant d’ouvrir la dernière phase des débats.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la partie civile a indiqué que le reggaeman devenu homme politique a tenu des propos d’une extrême gravité à l’égard de Salifou Camara « Super V », qu’il a traité notamment d’ennemi de la Guinée. C’est pourquoi Me Dinah Sampil a demandé au tribunal de condamner Elie Kamano au paiement d’un montant de 500 millions de francs, à titre de réparation du préjudice qu’il a causé au plaignant.

S’inscrivant dans cette logique, le procureur Ousmane Sankhon a déploré les propos tenus par Elie Kamano dans sa vidéo publiée sur sa page Facebook. Des propos, dit-il, qui ne doivent pas rester impunis. Le représentant du ministère public a requis donc un an d’emprisonnement et 40 millions de francs d’amende contre le prévenu.

De son côté, l’avocat d’Elie Kamano a demandé au tribunal d’écarter l’accusation de diffamation qui pèse contre son client pour délit non constitué. En revanche, Me Salifou Béavogui a plaidé coupable des faits d’injures, tout en sollicitant que le tribunal ajourne sa décision et qu’il statue sur les intérêts de la partie civile, en lui accordant un franc symbolique.

Après avoir écouté toutes les parties concernées, le tribunal a renvoyé le dossier au 7 juillet 2021 pour rendre sa décision. En attendant, Elie Kamano rentre chez lui, parce que la juridiction a décidé de le remettre en liberté en liberté, après une semaine de détention à la Maison centrale de Conakry.

Malick Diakité pour Guineematin.com

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Arrêt du travail à Léro (Siguiri) : les employés de la société Moolman (sous-traitante de la SMD) réclament…

30 juin 2021 à 18 06 22 06226

Il n’y a pas eu de travail ce mercredi, 30 juin 2021, à la Moolman, une société de sous-traitance de la société minière de Dinguiraye. Les travailleurs de cette société de transport de minerais sont en colère et réclament à leur employeur le payement de leurs primes de condition de travail et panier de juin et juillet 2020. Et, l’impasse dans les négociations a conduit à un débrayage qui a commencé mardi soir. Les travailleurs compte boycotter le boulot jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, tout est parti d’une « incompréhension » entre ces travailleurs et leur employeur (la société Moolman) du montant de prime par journée de travail. Car, pour un premier temps, la société Moolman aurait laissé entendre à ses employés que leurs « primes de condition de travail » s’élèvent à 146 mille francs par jour et par travailleur ; et, leurs « primes de panier » payées à 324 mille francs guinéens par jour et par travailleur. Mais, après deux mois (juin et juillet 2020) de travail, la société est revenue avec d’autres chiffres nettement inférieurs à ceux qu’elle avait annoncés préalablement. Car, en lieu et place de 146 mille francs pour la prime de condition, elle a brandi 4200 francs ; et, 10800 francs pour la prime panier (au lieu de 324 mille francs). Les travailleurs ne sont pas prêts à l’accepter ; et, après près d’un an d’attente et de vaines négociations, ils sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont arrêté le travail depuis mardi soir et comptent appuyer sur l’accélérateur jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

« Depuis longtemps nous revendiquons nos primes de condition de travail et celui de panier qui s’élèvent à 21 millions de francs par travailleur et pour deux mois. Il s’agit des mois de juin et juillet 2020. Les primes de panier c’est 324 000 francs par jour et par travailleur ; et, les primes de condition de travail c’est 146 000 francs par jour et par travailleur… Pour la prime de condition de travail, après qu’on ait travaillé les mois de juin et juillet 2020, ils (les responsables de la société Moolman) sont revenus nous dire que c’était une erreur de calcul ; et, qu’au lieu de 324 000 et 146 000 c’est plutôt 4 200 francs par journée travaillée et par ouvrier comme prime condition de travail et 10 800 francs par jour travaillé et par ouvrier comme prime de panier. Donc, c’est ce différend qui est entre nous et la société Mollman », a expliqué Mory Keïta, secrétaire général et porte-parole du syndicat des travailleurs de Moolman.

A noter que toutes nos tentatives pour joindre les responsables de la société Moolman sont jusque-là restées vaines.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Dr Faya Millimono au tribunal de Dixinn : « je ne suis pas un dictateur »

30 juin 2021 à 18 06 04 06046
Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Les débats ont été clôturés ce mercredi, 30 juin 2021, dans le procès opposant Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral, à six anciens cadres de son parti. Comme lors de la précédente audience, c’est le plaignant qui a été entendu aujourd’hui encore par le tribunal de première instance de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma (Conakry). L’opposant guinéen a répondu aux questions de son avocat, cherchant à prouver que les prévenus ont porté atteinte à son honneur, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est la deuxième fois que Dr Faya Millimouno comparaît dans cette affaire, l’opposant à Thierno Boubacar Baldé, Halimatou Baldé, Mamadou Maz Bah, Mamadou Oury Diallo, Boubacar Pita Bah et Ibrahima Sory Sow, tous anciens cadres du Bloc Libéral. Le président de cette formation politique est venu expliquer au tribunal que les six prévenus se sont rendus coupables de diffamation à son encontre. Cela, à travers des propos qu’ils ont tenus dans la presse, dans lesquels ils l’ont accusé notamment d’être un dictateur.

Dr Faya Millimouno a laissé entendre qu’au sein de son parti, il arrive souvent qu’il soit mis en minorité sur certains sujets et qu’il accepte toujours de se plier à la volonté de la majorité. En ce qui concerne l’annulation du congrès du BL (la goutte d’eau qui a fait déborder le vase), le plaignant a assuré que ce n’est pas lui qui a pris cette décision. Il indique que cette décision ne lui était d’ailleurs pas favorable, et qu’il l’a acceptée parce qu’elle émane de la commission électorale du Bloc Libéral et pour le bien de la formation politique qu’il dirige.

« A l’issue de ce congrès où 21% des électeurs étaient à Conakry, aucun responsable n’avait encore été élu, mais j’avais déjà 90% des voix en ma faveur. C’est par le souci de l’avenir du parti que je me suis plié à l’invalidation du vote tel que proposée par la commission électorale et validée par le bureau exécutif. Donc je ne suis pas un dictateur comme ils le disent », a déclaré Dr Faya Millimouno. L’opposant semble bien apprécier les départs de ses anciens collaborateurs car, dit-il, son parti se porte mieux depuis qu’ils sont partis.

« Depuis qu’ils ont quitté, le parti est en train de fonctionner normalement. Et contrairement à ce qu’ils ont dit dans leur conférence de presse du 30 novembre 2020, seuls trois fédéraux ont démissionné. Il s’agit de ceux de Labé, de Tougué et de Koubia », a dit le président du BL.

Après les explications du plaignant, le tribunal a renvoyé le dossier au 14 juillet 2021 pour les plaidoiries et réquisitions.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Justice : le tribunal de Kaloum ordonne la libération d’Elie Kamano

30 juin 2021 à 16 04 08 06086
Elie Kamano

C’est une bonne nouvelle pour Elie Kamano. L’artiste et homme politique guinéen va recouvrer sa liberté après une semaine de détention à la Maison centrale de Conakry. Le tribunal de première instance de Kaloum a ordonné sa libération ce mercredi, 30 juin 2021.

Arrêté et conduit en prison mercredi dernier, Elie Kamano a comparu aujourd’hui pour la première fois dans cette affaire l’opposant à Salifou Camara « Super V ». L’ancien président de la Fédération guinéenne de football poursuit le reggaeman devenu homme politique pour « injures et diffamation par le biais d’un système informatique ».

Le prévenu a reconnu avoir publié une vidéo dans laquelle il s’en est pris au plaignant, le traitant notamment d’ennemi de la Guinée. Au cours des débats, l’avocat de la défense s’est évertué à démontrer que la détention provisoire de son client n’est pas légale. Me Salifou Béavogui a sollicité la remise en liberté d’Elie Kamano, en attendant la décision du tribunal.

Après la projection de la vidéo incriminée et après avoir reçu l’assurance du prévenu d’être présent chaque fois que la justice aura besoin de lui dans cette affaire, le tribunal correctionnel de Kaloum a ordonné la libération d’Elie Kamano, qui était placé en détention provisoire tout simplement parce qu’il avait « refusé » de se présenter lors des audiences précédentes.

Actuellement, l’heure est aux plaidoiries et réquisitions dans cette affaire.

Nous y reviendrons !

Malick Diakité pour Guineematin.com

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‘‘Djèdèkolobaaya’’ désavoue les sages N’ko (Kankan) : « on ne les reconnait pas »

30 juin 2021 à 15 03 58 06586

La guerre est déclenchée à Kankan entre la nouvelle confrérie musulmane ‘‘Djèdèkolobaaya’’ (qui a pour guide spirituel le controversé imam Nanfo Ismaël Diaby) et l’association des sages de N’ko. Lors d’une récente conférence débat, cette association s’est désolidarisée de la pratique de Nanfo et de ses adeptes. Et, hier, mardi 29 juin 2021, les adeptes de ‘‘Djèdèkolobaaya’’ ont ouvertement désavoué l’association des sages de N’ko. C’était à l’occasion d’un atelier de formation sur le ‘‘Djèdèkolobaaya’’ et les techniques de l’agriculture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ce n’est pas le parfait amour entre l’association des sages de N’ko qui a pris position vis-à-vis de la pratique de Nanfo et ses adeptes qui prient dans la langue malinké. Désormais, les deux camps s’attaquent à travers les médias. Hier mardi, Sory Mandénka Kaba, un des fervents défenseurs de la prière en malinké à l’occasion de la formation initiée par la confrérie ‘‘Djèdèkolobaaya’’ s’en est vigoureusement pris à l’association des sages de N’ko.

Sory Mandénka Kaba

« Il n’y a pas de sage de N’ko à Kankan ici. Les sages de N’ko sont connus par tous les adeptes de N’ko. Ce sont des arabophones déguisés qui se disent sages de N’ko. Ils ne peuvent pas donner les cours de grammaire de N’ko, à plus forte raison écrire leurs noms. Il faut voir, même leur manière de s’habiller, ils portent des habillements arabes. Ce sont des arabophones qui se disent sage de N’ko. C’est un groupe fantôme, on ne les connait pas », a martelé Sory Mandénka Kaba.

Dans sa sortie contre les adeptes de Nanfo Diaby, le conseil des sages de N’ko avait laissé entendre que la confrérie ‘’Djèdèkolobaaya’’ refuse tout débat contradictoire sur la prière en maninka. Une chose que Sory Mandénka Kaba cette affirmation est fausse. Il assure que c’est le conseil des sages qui fuit le débat dans cette affaire.

« Ce n’est pas vrai, ils ne nous ont jamais proposé de faire un débat. Moi j’ai eu à faire une confrontation avec Dr Moustapha Koutoubou Sanoh, mais il n’a pas montré de preuves attestant qu’on ne peut prier dans une autre langue que l’arabe. Nous on a toujours voulu faire un débat entre la confrérie arabe et la confrérie ‘‘Djèdèkolobaaya’’, mais ils refusent toujours de faire une confrontation », a indiqué Sory Mandénka Kaba.

A rappeler que lors de son procès au tribunal de première instance de Kankan, Nanfo Ismaël Diaby (le guide de la confrérie Djèdèkolobaaya) avait laissé entendre qu’il n’est pas musulman et que sa religion est ‘’Djèdèkolobaaya’’.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Reprise des manifestations : la jeunesse de l’UFDG à Labé adhère à l’initiative

30 juin 2021 à 15 03 39 06396

La jeunesse de l’UFDG à Labé approuve l’idée du conseil national des jeunes de la formation politique, qui souhaite la reprise des manifestations de rue en Guinée. C’est son premier responsable qui l’a annoncé dans un entretien qu’il a accordé au correspondant local de Guineematin.com ce mercredi, 30 juin 2021. Younoussa Baldé indique que son camp attend impatiemment un mot d’ordre de la direction nationale de l’UFDG dans ce sens.

Lors de l’assemblée générale virtuelle de l’UFDG du samedi dernier, le conseil national des jeunes de l’UFDG, par la voix de son secrétaire général, avait demandé à la direction nationale du principal parti d’opposition du pays d’appeler à la reprise des manifestations de rue (suspendues depuis plus d’une année en Guinée). Cela, pour protester contre la détention de plusieurs responsables et militants de la formation politique, incarcérés depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry. Et, cet appel est bien accueilli par la jeunesse de l’UFDG à Labé, qui adhère totalement à l’initiative.

Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de L’UFDG de Labé

 « La jeunesse commence à s’impatienter par rapport à la façon dont le pays est géré. Je pense que si le gouvernement ne prend pas les dispositions nécessaires pour libérer les détenus politiques, pour ouvrir les frontières, pour prendre conscience de la situation difficile que les gens sont en train de traverser, un beau matin, ils vont se réveiller, eux les gouvernants, et trouver que toutes les rues sont occupées par les citoyens qui réclament justice.

C’est par une seule oreille que la jeunesse de l’UFDG va entendre parler d’un mot d’ordre demandant aux citoyens de sortir réclamer leurs droits. La liberté, la paix et la démocratie s’obtiennent à travers beaucoup de sacrifices. On ne souhaite plus que des gens meurent, mais vous savez tout cela dépendra de l’attitude du gouvernement actuel. Nous attendons les consignes de notre parti pour reprendre les manifestations de rue », a déclaré Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de l’UFDG à Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Elie Kamano à la barre : « j’ai traité Super V d’ennemi de la Guinée »

30 juin 2021 à 14 02 29 06296
Elie Kamano

Comme annoncé précédemment, le procès de l’artiste chanteur Elie Kamano s’est ouvert ce mercredi, 30 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Ce jeune reggaeman et homme politique guinéen est poursuivi par Salifou Camara ‘’Super V’’ pour « injures et diffamations par le biais d’un système informatique. Des faits que le prévenu a reconnus ce matin à la barre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Devant cette juridiction de première instance, Elie Kamano a dit avoir fait une vidéo dans laquelle il a traité Salifou Camara de « ennemi de la Guinée ». Mais, pour sa défense, le reggaeman a laissé entendre qu’il en voulait à ‘’Super V’’ parce qu’il le croyait être derrière les manœuvres qui ont torpillé les beaux jours de Mamadou Antonio Souaré à la tête de la fédération guinéenne de football.

« Je reconnais avoir fait une vidéo dans laquelle j’ai mentionné la phrase : ennemi de la Guinée. La vidéo elle-même je l’ai faite à un moment où il y avait une élection à la fédération guinéenne de football. Tous les camps en liste faisaient campagne pour leur candidat, chaque partisan essayait de soutenir son candidat. J’ai fait une vidéo en m’adressant à Bouba Sampil ; et, à la fin, j’ai parlé de Super V. 

Je l’ai qualifié ainsi parce qu’il s’oppose à l’évolution du football guinéen, à mon avis. Parce que c’est lui qui envoyait les courriers à la FIFA pour déstabiliser Antonio. Moi, je me suis dit, en tant que guinéen, que c’est un ennemi. Je l’ai mis dans un cadre littéraire comme le jugement d’un simple citoyen et non pas une rébellion comme ils l’ont considéré. Je défendais juste une position en tant que leader d’opinion et c’est mon droit », a déclaré Elie Kamano.

Nous y reviendrons !

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel 626-66-29-27

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Me Pépé Lama contre Fabou Camara : le tribunal se déclare incompétent

30 juin 2021 à 14 02 20 06206
Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire

Malgré le consensus trouvé jeudi dernier pour régler entre les deux camps, le contentieux opposant l’avocat Me Pépé Antoine Lama au Contrôleur général Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire, n’a pas pu être réglé à l’amiable. Le tribunal de première instance de Kaloum, qui était saisi du dossier, a poursuivi le procès ce mercredi, 30 juin 2021. Et la juridiction s’est déclarée incompétente de juger cette affaire, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La médiation menée par le barreau de Guinée n’aura finalement pas porté fruit. Lors de la rencontre tenue dans la soirée du jeudi 24 juin dernier au ministère de la justice, les parties opposées étaient tombées d’accord pour que ce problème soit réglé à l’amiable. Et c’est dans cette logique que l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Dinah Sampil, s’est rendu ce mercredi au tribunal de première de Kaloum pour solliciter un renvoi du dossier, qui était programmé aujourd’hui, pour permettre de matérialiser ce consensus.

Mais le procureur de la République près le TPI de Kaloum, qui n’a pas été associé aux négociations ayant débouché sur ce consensus, s’est opposé à cette demande. Il a demandé au tribunal de prendre une décision dans cette affaire, en se déclarant incompétent de juger le Contrôleur général Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire, et son collaborateur, le Commandant Sékou Ly, poursuivis par l’avocat Me Pépé Antoine Lama pour « injures publiques et atteinte aux libertés individuelles ».

Et cette demande du procureur, Alpha Sény Sylla, a été acceptée par la juge, Hadja Mariama Doumbouya, qui a déclaré son tribunal incompétent de juger cette affaire. Car, les deux prévenus bénéficient d’une décision d’habilitation du procureur général, qui les empêche d’être jugés par un tribunal de première instance. Une décision que le représentant du bâtonnier (médiateur dans cette affaire) trouve conforme à la loi, mais pas souhaitée.

« Ce que nous nous voulions, c’était le temps donné au bâtonnier, en tant qu’organe médiateur, de pouvoir élaborer un document qu’il va soumettre à monsieur le procureur sous l’égide duquel, la transaction pénale devrait se faire. Pour réussir cela, il fallait que l’examen au fond du dossier soit stoppé jusqu’à ce que cette démarche-là soit effectuée.

Le procureur, par empressement ou par sûreté de la position qui était la sienne, n’a pas voulu comprendre cela et malheureusement, le tribunal est passé outre la demande de renvoi. La décision qui a été rendue, elle est conforme à la loi, on ne peut pas la critiquer, mais elle n’est pas souhaitée. On ne voulait pas que ce soit comme ça », a réagi Me Dinah Sampil.

Malick Diakité pour Guineematin.com

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Retard des primes des enseignants : les examens nationaux menacés ?

30 juin 2021 à 11 11 58 06586

L’heure n’est pas à la sérénité dans la préparation des examens nationaux 2021. La FSPE, l’une des organisations syndicales des enseignants de Guinée, menace de boycotter ces évaluations qui vont clôturer l’année scolaire. Cette menace fait suite au non-paiement de trois mois d’arriérés des primes d’incitation des enseignants en situation de classe, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Initialement prévus au mois d’août, les examens nationaux, session 2021, devraient finalement se tenir en juillet. C’est en tout cas la volonté du président de la République, qui a instruit le ministère de l’éducation nationale, de proposer rapidement un calendrier à cet effet. Mais avant d’organiser ces examens, les autorités guinéennes vont devoir résoudre d’abord un autre problème.

Il s’agit du mécontentement des enseignants dû au non-paiement des primes d’incitation des mois de novembre et décembre 2020 et de janvier 2021. La fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) annonce que si ces primes ne sont pas payées, elle va boycotter ces évaluations.

Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE

« Les sections sous-préfectorales, préfectorales, communales, ont décidé que si toutefois les primes ne sont pas payées, il n’y aura pas d’examens. Donc nous ne faisons que relayer cette décision de notre base. Alors, en tant que bureau national, nous réitérons la même chose au gouvernement : si les primes ne sont pas payées, nous allons boycotter les examens », a déclaré Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE, dans un entretien accordé à Guineematin.com, ce mercredi 30 juin 2021.

Selon le syndicaliste, avant de prendre cette décision, la FSPE a mené plusieurs démarches avec d’autres organisations syndicales de l’éducation en vue de résoudre ce problème. Mais, regrette-t-il, toutes ces démarches ont été infructueuses. « Nous nous sommes retrouvés en intersyndical pour faire du lobbying afin que ces primes soient payées. Nous avons rencontré le premier ministre pour lui expliquer les tenants et les aboutissants, et les enjeux sur le terrain.

Il nous a fait comprendre que sur place, il a contacté le ministre du Budget pour lui ordonner de faire en sorte que les primes soient payées avant la fin du mois de juin. Et comme nous avons constaté que cela tarde toujours à être effectif, nous sommes allés voir aussi le ministre du Budget la semaine surpassée, et nous lui avons fait comprendre que les enjeux sont vraiment énormes sur le terrain, le mécontentement est grand dans les concessions scolaires.

Il nous a dit qu’il n’attendait que l’arrivée du premier ministre, qui était en déplacement, pour le voir et faire en sorte que les choses soient dans les normes très rapidement. Il nous a fait comprendre que techniquement, tout était déjà prêt et qu’il ne restait que de débloquer l’argent. Avant-hier, nous nous sommes retrouvés encore en intersyndical pour aller rencontrer monsieur le ministre de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation et de l’alphabétisation.

Mais nous n’avons pas pu le rencontrer, parce qu’il était occupé. Nous sommes partis hier encore, mais nous n’avons toujours pas pu rencontrer monsieur le ministre. Et finalement, après les renseignements que nous avons eus par-ci par-là, nous avons compris que jusqu’ici, rien n’est fait », déplore Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Violences politiques en Guinée : l’UFDG répond au Gouvernement (Document)

30 juin 2021 à 11 11 32 06326

Le gouvernement Guinéen a publié, en mars 2020, sous la signature du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) et du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC), un document intitulé « Rapport sur les violences politiques en Guinée (2019-2020) et les enquêtes judiciaires en cours ». 

Ces deux Ministères qui ont coordonné la répression des manifestations pacifiques contre le troisième mandat tentent de blanchir le gouvernement en rejetant la responsabilité des violences sur l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). 

Ce rapport omet volontairement de mentionner que le FNDC et l’UFDG sont plutôt les victimes des violences perpétrées par les forces de défense et de sécurité avant, pendant et après le double scrutin du 22 mars et au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Le rapport ne fait aucunement mention des 99 citoyens tués par les forces de défense et de sécurité pendant les manifestations du FNDC contre le troisième mandat et de la volonté des autorités de faire disparaitre les preuves en enterrant, nuitamment, dans des fosses communes en pleine forêt à Nzérékoré, une trentaine de victimes. 

Le rapport ne fait pas non plus mention des violences déclenchées contre l’UFDG et l’ANAD au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre, violences qui ont fait à leur tour 51 morts, des centaines de blessés et au moins 400 arrestations arbitraires.

Le gouvernement, malgré les interpellations des Organisations de défense des droits de l’homme et des organisations internationales, a systématiquement refusé de reconnaitre ces crimes et exactions et d’ouvrir des enquêtes pour identifier et sanctionner les auteurs et commanditaires. Les autorités sont restées fidèles à leur tradition de garantir une impunité totale aux agents des forces de défense et de sécurité lorsque ceux-ci, dans la répression des manifestations pacifiques de l’Opposition, font usage de leurs armes à feu.

Dans ce rapport, on parle pourtant « d’enquêtes judiciaires », mais jamais d’enquêtes visant à identifier les auteurs des crimes et exactions commis contre des citoyens membres de l’Opposition politique ou du FNDC. 

Dans le document, le gouvernement accuse, sans aucune preuve, l’UFDG et le FNDC « de fabrication, de détention, de stockage d’armes de guerre et de tentative de déstabilisation des Institutions de la République ». Le Procureur de la République reprend intégralement ces accusations et déclenche des poursuites contre les militants et les dirigeants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC.

Alpha Condé, dans ses sorties publiques, soutient ces accusations grotesques et fallacieuses attribuées par le rapport à l’Opposition politique et au FNDC. 

Cette position du gouvernement appuyée publiquement par Alpha Condé et qui constitue du reste une ingérence de l’Exécutif dans le Judiciaire peut-elle être démentie par des officiers de police judiciaire ou des juges complètement inféodés au pouvoir ?

Sûrement non. Donc la messe est dite. Il ne reste donc plus qu’à prononcer et à exécuter les sentences. 

Renvoyant à une technique bien éprouvée du pouvoir d’Alpha Condé, le montage de toutes pièces de complots dignes des heures les plus sombres des régimes communistes, ce document est tissé de contre-vérités, d’approximations et d’interprétations grossièrement orientées. Notre objectif n’est pas de démentir ou de déconstruire toutes ces contre-vérités. 

Nous allons juste essayer de soumettre certaines d’entre elles à l’épreuve des faits pour en démontrer la fragilité, l’inconsistance et parfois l’absurdité.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de lire l’analyse complète de l’UFDG :

ANALYSE-PAR-LUFDG-DU-RAPPORT-DU-MATD-ET-DU-MSPC

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Bobo Barry se confesse : « Quand j’ai pris l’argent, j’ai acheté une moto, 20 feuilles de tôles…»

30 juin 2021 à 10 10 48 06486

Poursuivi pour vol de numéraire portant sur 22 millions de francs guinéens au préjudice du boulanger Boubacar Barry, le prévenu Mamadou Bobo Barry a comparu hier, mardi 29 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. À la barre de cette juridiction de première instance, le prévenu a reconnu le vol qui lui est reproché ; mais, il a juré n’avoir pris que 8 millions 300 mille francs guinéens. Le ministère public a requis à son encontre un an de prison dont six mois assortis de sursis, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon l’accusation, Mamadou Bobo Barry a été récemment rapatrié de la Libye. Il était à la recherche de travail lorsqu’il a croisé le chemin de sa victime, Boubacar Barry, à Wanindara (un quartier de la haute banlieue de Conakry).

« Il est venu me trouver là où je vends à Wanidara, il m’a dit de l’aider à avoir du travail. Je lui ai proposé de venir travailler avec moi à la boulangerie la nuit. C’est ainsi qu’il (Mamadou Bobo) est venu. Nous sommes restés ensemble pendant deux jours. Le deuxième jour, après la boutique, nous sommes allés à la boulangerie pour travailler. Mais, j’étais épuisé, j’ai étalé les sacs de farine pour me reposer. Et pendant que je dormais, il (Mamadou Bobo) est venu prendre, dans la poche de mon pantalon qui était suspendu, la clé de la boutique et un million de francs guinéens. Ensuite, il est allé ouvrir la boutique et prendre 18 millions, montant qui appartient au  propriétaire de la boulangerie et que je devais déposer à la banque. Il y a aussi pris 3 millions. En tout, il a pris 21 millions dans la boutique, plus un million dans ma poche.  Donc, je lui réclame 22 millions de francs guinéens », a indiqué le plaignant, Boubacar Barry.

A en croire ce boulanger, il a d’abord été tourné en bourrique avant de retrouver les traces de Mamadou Bobo Barry pour enfin lui mettre la main dessus. Car, ce dernier était allé se cacher à Dalaba, alors qu’il ne cessait de dire à sa victime qu’il est à Kamsar.

« Dès que j’ai constaté le vol des clés et le montant d’un million dans ma poche, je me suis mis à rechercher mon ami (Mamadou Bobo Barry). Je l’appelle, son téléphone ne passe pas. Je suis allé gâter la porte de la boutique, j’ai trouvé qu’il a pris les 21 millions. Quelques jours après, il a décroché mon appel. Il m’a dit effectivement que c’est lui qui a pris l’argent. Il m’a dit qu’il est à Kamsar, il a cherché une maison, il a acheté une moto et il a envoyé un montant à ses parents. Je suis allé à Kamsar, je ne l’ai pas vu. Je lui ai dit alors de m’envoyer le reste de mon argent. Il m’a dit qu’il va m’envoyer 300 mille par Orange Money. Finalement, il a envoyé 200 mille francs guinéens. C’est ainsi que moi aussi j’ai joué ma stratégie. J’ai appelé le numéro de celui qui a fait le dépôt, je lui ai demandé où il se trouve. Il m’a dit que c’est à Dalaba, précisément au quartier barrage. Je suis allé directement à Dalaba pour mener les enquêtes. Arrivé un vendredi à Dalaba, j’ai informé les autorités à la gendarmerie. Après, ils m’ont dit qu’il est parti dans son village à Kala ; et, le dimanche, il viendra en ville. C’est ainsi que je l’ai attendu. Et, le dimanche, il est venu, je l’ai mis aux arrêts. Les autorités m’ont dit comme j’avais déjà porté plainte contre lui à Conakry de venir avec lui terminer la procédure ici », a expliqué le boulanger, Boubacar Barry.

Appelé à la barre, le prévenu n’a pas nié les faits de vol mis à sa charge. Cependant, il a dit n’avoir volé que 8 millions 300 mille francs guinéens à Boubacar Barry et non 22 millions comme déclaré par le plaignant.

« C’est Boubacar lui-même qui m’a remis la clé de la boutique. Il m’a dit d’aller nous chercher de l’eau dans la boutique. C’est ainsi que je suis allé trouver un sac noir où se trouvait le montant de huit millions trois cent mille  francs guinéens (8 300 000 GNF). Quand j’ai pris l’argent, j’ai acheté une moto à six millions, j’ai payé 20 feuilles de tôles à un million, je lui ai fait un dépôt de 200 mille, j’ai envoyé 500 mille à ma maman, j’ai acheté quelques habits », a expliqué Mamadou Bobo Barry.

Ainsi, dans ses réquisitions, le ministère public a estimé que « les faits de vol sont effectivement imputables à Mamadou Bobo Barry ». Et, il a demandé au tribunal de le condamner à 12 mois de prison avec 6 mois de sursis.

De son côté, la défense a plaidé « coupable pour 8 millions 300 mille francs » et demandé de larges circonstances atténuantes en faveur du prévenu. « Je vous prie de le condamner au temps mis », a plaidé maître Paul Lazard Gbillimou.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 7 juillet prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Tenue des examens nationaux au mois de juillet ? Élèves et encadreurs du collège-lycée 1er mars de Matam sont prêts

30 juin 2021 à 10 10 32 06326

Alors que tout le monde avait jusque-là les yeux rivés sur le mois d’août pour la tenue des examens nationaux en Guinée, le président Alpha Condé vient de chambouler le programme. En conseil des ministres le jeudi dernier, le chef de l’Etat a instruit le Premier et tous les acteurs impliqués dans le processus de l’organisation des examens nationaux de se hâter le pas pour la tenue desdits examens au mois de juillet « en raison des conditions liées au COVID-19 ». Et, apparemment, ces instructions du président de la République ont mis le MENA-E (ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation) sur des braises pour trouver une nouvelle date. Ce changement de calendrier se répercute aussi sur les établissements scolaires où les élèves-candidats et les encadreurs sont à pied d’œuvre pour boucler les programmes. C’est le cas au collège-lycée 1er mars de Matam où on annonce déjà les examens blancs entre le 29 juin et le 02 juillet dans l’espoir d’être au rendez-vous des examens réels à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, le MENA-E a mis les bouchées doubles pour satisfaire la demande du chef de l’Etat. Et, un nouveau calendrier est déjà sur table. Il sera présenté très prochainement en conseil des ministres en vue de sa validation.

Mamady Sidiki Camara, responsable de la communication du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation

« Le calendrier est établi. C’est sous proposition. Le ministre de l’éducation nationale le soumettra au Conseil des Ministres. Le gouvernement verra le calendrier et va le valider. Et si le calendrier est validé ou retouché, comme ça, il sera mis à la disposition de l’opinion et on organisera les examens en fonction de ce calendrier. Nous avons travaillé dessus, parce que le président l’a demandé, le Conseil des ministres a demandé et aussitôt nous nous sommes attelés à ce travail. Au moment où je vous parle, ce travail est fait ; mais, il faut le proposer au gouvernement pour sa validation », a confié Mamady Sidiki Camara, le chargé de communication du MENA-E.

Du côté des écoles, ces instructions du chef de l’Etat ont contraint les responsables des établissements à revoir leurs copies pour parer à toute éventualité. Elèves, enseignants et personnel d’encadrement sont à pied d’œuvre pour finir les programmes et boucler les évaluations de fin d’année pour les classes intermédiaires. Ils sont tous sur la braise, même si par endroit on fait mine de relativiser. C’est le cas au collège-lycée 1er mars de Matam où le proviseur Sékou Camara vient d’annoncer le démarrage des examens blancs pour ce 29 juin. Et, compte tenu de la nouvelle donne, ce responsable d’école plaide pour la deuxième quinzaine du mois de juillet pour le démarrage des examens nationaux.

Sékou Camara, proviseur du Lycée-collège er mars de Matam

« Cette année, il n’y a pas eu de perturbations, les cours se sont bien déroulés. À l’heure où je vous parle, la plupart des professeurs chez moi sont vers la fin des programmes. Ils sont à 98%. Ceux qui sont un peu en retard sont à 95%. Il y en a qui ont fini le programme depuis la semaine passée. Et nous avons décidé de nous entretenir. D’après ce qu’on a suivi avec le gouvernement par rapport à ces examens, je suis déjà en train de travailler les calendriers pour les classes intermédiaires et les classes d’examens qu’on appelle bac blanc et brevet blanc. Donc, nous, nous allons commencer ça. J’ai une réunion avec le personnel à partir de midi. On va essayer de discuter. Les élèves sont déjà préparés par rapport à ça. Je peux dire que nous nous sommes près. Nous avons décidé de faire des évaluations le 29 ou le 30 juin jusqu’au 2 juillet, c’est les examens blancs chez nous. À partir de là, on projette les classes intermédiaires. Donc, dans une semaine, si l’État lance les examens nationaux à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, je pense qu’il n’y aura pas d’impact négatif. Je suppose qu’à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, toutes les écoles seront prêtes pour affronter ces examens. Si on prend la fin du mois de juillet jusqu’au début du mois d’Août, ce n’est pas mauvais. Quelle que soit la date qui sera fixée, elle sera la bienvenue », a dit le proviseur Sékou Camara.

Elève en classe de terminale Sciences sociales au lycée 1er mars et candidate au baccalauréat, M’ma Sampil pense que la tenue des examens au mois de juillet est salutaire dans la mesure où les grandes pluies vont bientôt s’annoncer en Guinée. Elle admet cependant qu’il y a des leçons non encore dispensées aux candidats.

Sampil M’ma, élève en classe de terminale sciences Sociales du lycée-collège premier mars

« Moi, je peux dire que dans notre établissement, ça se passe très bien. Avec les professeurs, on a fini les programmes. Je pense que ce que le président a dit est une bonne chose pour nous. Parce que le mois d’août n’est pas bon pour les candidats et candidates. Il y aura la pluie, l’état des routes n’est pas bon, il y aura de l’embouteillage. Donc, je préfère que les examens se fassent pendant le mois de juillet. La majorité de nos professeurs ont fini leur programme. Le français, l’histoire, la géographie, on a terminé. On va terminer les maths la semaine prochaine. En anglais, on est un peu en retard ; mais, il ne nous reste que 5 leçons. Et, nous espérons que ça va finir avant juillet », a indiqué M’ma Sampil. 

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com
Tel : +224 622 07 93 59

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Tribunal de Kaloum : Elie Kamano à la barre ce mercredi

30 juin 2021 à 8 08 39 06396

Une semaine après son arrestation, Elie Kamano sera entendu par la justice ce mercredi, 30 juin 2021. L’artiste et homme politique guinéen va s’expliquer sur les accusations qui pèsent contre lui, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est la première fois depuis le début de ce procès que le prévenu sera à la barre. Lors des audiences précédentes, le reggaeman devenu homme politique s’était toujours fait représenter par son avocat. 

Une attitude qui n’a pas plu au juge en charge du dossier, qui a finalement décerné un mandat d’arrêt contre lui. Elie Kamano a été arrêté mercredi dernier et conduit à la Maison centrale de Conakry.

L’artiste est poursuivi par Salifou Camara « Super V », ancien président de la Fédération guinéenne de football, pour des faits d’injures et de diffamation par le biais d’un système informatique.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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