Les plaidoiries et réquisitions ont eu lieu ce mercredi, 30 juin 2021, dans le procès de l’artiste et homme politique guinéen, Elie Kamano. Le parquet a requis un an d’emprisonnement et 40 millions de francs d’amende contre le prévenu. De son côté, la partie civile a réclamé 500 millions de francs guinéens comme réparation du préjudice subi, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après avoir entendu Elie Kamano, qui a reconnu les propos pour lesquels il est poursuivi par Salifou Camara « Super V », ancien président de la Fédération guinéenne de football, qui l’accuse d’injures et diffamation par le biais d’un système informatique, le tribunal a visionné sa vidéo incriminée avant d’ouvrir la dernière phase des débats.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la partie civile a indiqué que le reggaeman devenu homme politique a tenu des propos d’une extrême gravité à l’égard de Salifou Camara « Super V », qu’il a traité notamment d’ennemi de la Guinée. C’est pourquoi Me Dinah Sampil a demandé au tribunal de condamner Elie Kamano au paiement d’un montant de 500 millions de francs, à titre de réparation du préjudice qu’il a causé au plaignant.

S’inscrivant dans cette logique, le procureur Ousmane Sankhon a déploré les propos tenus par Elie Kamano dans sa vidéo publiée sur sa page Facebook. Des propos, dit-il, qui ne doivent pas rester impunis. Le représentant du ministère public a requis donc un an d’emprisonnement et 40 millions de francs d’amende contre le prévenu.

De son côté, l’avocat d’Elie Kamano a demandé au tribunal d’écarter l’accusation de diffamation qui pèse contre son client pour délit non constitué. En revanche, Me Salifou Béavogui a plaidé coupable des faits d’injures, tout en sollicitant que le tribunal ajourne sa décision et qu’il statue sur les intérêts de la partie civile, en lui accordant un franc symbolique.

Après avoir écouté toutes les parties concernées, le tribunal a renvoyé le dossier au 7 juillet 2021 pour rendre sa décision. En attendant, Elie Kamano rentre chez lui, parce que la juridiction a décidé de le remettre en liberté en liberté, après une semaine de détention à la Maison centrale de Conakry.

Malick Diakité pour Guineematin.com

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