Guinée : les sous-préfets de Maréla, Soya et Ourékaba révoqués pour faute lourde

23 juin 2021 à 20 08 47 06476
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

C’est par un arrêté du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation que les trois sous-préfets, accusés de faute lourde, ont été révoqués dans la soirée de ce mercredi, 23 juin 2021. Une décision qui semble motivée par l’engagement du Gouvernement de lutter contre la coupe abusive du bois qui sévit dans plusieurs préfectures dont celles de Faranah et Mamou sont parmi les plus éprouvées.

Le Général Boureima Condé, par cet arrêté, a mis fin aux fonctions de Momahed Samoura (sous-préfet de Marela, préfecture de Faranah), Kaba Kéita (sous-préfet de Soyah, préfecture de Mamou) et Mamadou Camara (sous-préfet de Ourékaba, préfecture de Mamou).

À suivre !

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Université Kofi Annan : des cadres des universités guinéennes et étrangères échangent sur la validation du projet INDIGO

23 juin 2021 à 19 07 57 06576

Dans le cadre de l’atteinte des objectifs du WORK PACKAGE 2 du projet « INDIGO (Internationalisation, Développement des Indicateurs pour une meilleure Gouvernance de l’Enseignement Supérieur en Guinée), s’est tenu du 15 au 17 juin 2021 à  l’Université Kofi ANNAN de Guinée (UKAG), l’atelier Consultatif de validation des Plans d’Action d’Elaboration des Projets d’Etablissement des Institutions d’Enseignement Supérieur (IES) de Guinée. Cet atelier a regroupé quarante-trois participants venus de plusieurs institutions d’enseignement supérieur guinéennes et étrangères.

La validation des Plans d’Action d’Elaboration des Projets d’Etablissement des Institutions d’Enseignement Supérieur était au centre des débats à l’université Kofi Annan de Guinée du mardi 15 au jeudi 17 juin 2021. Parmi les participants à cet atelier consultatif, il y avait les représentants de trois universités partenaires européennes : Paris & Panthéon Sorbonne, Coordinatrice du Projet INDIGO, Université de Liège et Université Européenne de Viadrina – Frankfurt. Au niveau national, onze universités étaient représentées. Il s’agit : de l’université Kofi ANNAN de Guinée (UKAG), l’université Gamal Abdel NASSER de Conakry (UNGANC), l’université Général Lansana CONTE de Sonfonia-Conakry (UGLC/S), l’université Julius NYERE de Kankan (UJNK),  l’université de Labé (UL),  l’université de N’Zérékoré (U N’Z), l’université Nongo Conakry (UNC), l’Institut Supérieur Agronomique de Faranah (ISA/F), l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMG/B), l’Institut Supérieur de Technologie de Mamou (IST/M) et l’Institut Supérieur des Sciences et Médecine Vétérinaire de Dalaba (ISSMV/D).

La rencontre a également enregistré la participation des partenaires institutionnels du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) et de l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité pour l’Enseignement et la Recherche (ANAQ).

Dans son discours, le Président Fondateur de l’Université Kofi Anann de Guinée a souhaité la cordiale bienvenue aux différentes délégations. Dr Ousmane Kaba a ensuite expliqué toute l’importance de l’atelier. « Sachez que vous posez à travers cet atelier consultatif, un jalon important dans l’amélioration de la qualité de la formation et de la recherche dans notre pays », a-t-il dit avant de saluer la présence de toutes les éminentes personnalités qui ont fait le déplacement pour rehausser l’éclat de cette cérémonie.

 La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur le Secrétaire Général, Pr Binko Mamady TOURE, représentant Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique,

En sa qualité de président de séance, le Secrétaire Général du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a remercié l’UKAG pour avoir accepté d’abriter le présent Atelier Consultatif. Il a rappelé que le Projet INDIGO qui est un projet structurel de renforcement des capacités de l’enseignement supérieur s’inscrit en droit ligne du programme de société du Chef de l’Etat, Pr ALPHA CONDE, visant à faire rapidement de la Guinée un pays émergent dont la clé de voûte passe par la formation de la jeunesse et le développement d’un enseignement supérieur et d’une recherche scientifique axé sur l’innovation technologique et la mutation sociale, tournées vers plus de qualité de bien-être. Il a également encouragé à une réflexion pertinente qui devrait déboucher sur des pistes d’actions capables d’être exploitées par vos différentes institutions.

L’atelier consultatif du WP2 a pris fin le jeudi 17 juin 2021 sous la sous la présidence du Secrétaire Générale Du Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le secrétaire exécutif de l’ANARQ. Et, le prochain atelier est prévu l’an prochain en Allemagne précisément à l’Université de Viadrina – Frankfurt.

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Demande de pardon contre grâce présidentielle en Guinée : « C’est des effets de publicité », dénonce Dr Edouard Zoutomou

23 juin 2021 à 17 05 30 06306
Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

Comme annoncé dans nos précédentes publications, le président Alpha Condé a encore gracié hier, mardi 22 juin 2021, deux prisonniers politiques qui purgeaient un an de prison chacun à la maison centrale de Conakry. Il s’agit de Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté, tous opposés à son 3ème mandat à la tête de la Guinée. Ils ont été affranchis de la prison après avoir écrit et demandé officiellement pardon au chef de l’Etat. Mais, cette libération sur fond de troc, bien que salutaire pour les bénéficiaires et leurs proches, est très critiquée au sein de la classe politique guinéenne, notamment dans les rangs de l’opposition.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce mercredi, 23 juin 2021, peu après la sortie de prison de Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté, le leader de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès), Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, a dénoncé de l’extorsion et de la publicité visant à présenter le président Alpha Condé comme le bienfaiteur des Guinéens. Et, la manœuvre viserait à blanchir le locataire du palais Sékhoutouréyah de son catastrophique bilan humain et de gouvernance de ces dix dernières années.

« Dès le premier acte de grâce, j’avais dit que c’est de l’extorsion parce qu’on ne peut pas demander aux gens d’écrire pour reconnaître, simplement parce qu’on veut prêter un autre visage à monsieur Condé. Il est en train de montrer qu’il est un humaniste. Quand on est humaniste, il y a des choses qu’on ne fait pas. On ne peut pas mettre les gens en prison, les obliger à reconnaître quelque chose avant qu’on ne leur donne la liberté d’aller chez eux ou d’aller vaquer à leurs affaires. Ça, ça ne changera pas le paradigme. Ça ne va rien changer en ce que nous connaissons. C’est des effets de publicité, du n’importe quoi d’autre. Il n’y a pas de substance. Ça prouve à suffisance que la justice en Guinée, elle est aux ordres de monsieur Alpha Condé, un point, un trait. Cette manière de gracier est la matérialisation, la preuve la plus éloquente. Les gens ne croyaient pas. Aujourd’hui, il suffit qu’il dise que je les ai laissés, on les relâche. Cela veut dire que c’est lui qui les a mis en prison. Plutôt ça renforce la position que nous avons sur ce qui se passe en Guinée en termes de procédure judiciaire », a indiqué Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Accident de la circulation à Labé : 2 morts !

23 juin 2021 à 16 04 25 06256

Le drame s’est produit dans la soirée d’hier, mardi 22 juin 2021, au quartier tata1, dans la commune urbaine de Labé. Ce sont deux jeunes maçons (Mamadou Aliou Diallo et Alseny Baldé), tous âgés d’une vingtaine d’années, qui ont perdu leur vie dans cet accident dont les circonstances ne sont pas encore élucidées. Car, selon le colonel Tidiane Sanoh, commissaire spécial de la sécurité routière de Labé, l’accident s’est produit sans aucun témoin ; et, les chauffeurs des deux véhicules (un camion et un pick-up) impliqués dans cet accident mortel se rejettent la responsabilité de ce drame.

« Hier (mardi), aux environs  de 23 heures, j’ai reçu un appel m’informant qu’il y a eu un accident de la circulation à Tata1, tout près de la résidence de monsieur le gouverneur. Il s’agit d’un camion Renault immatriculé, un pick-up et une moto. Et, c’est les deux occupants de la moto qui ont trouvé la mort. Leurs corps ont été broyés en partie. Mais, nous sommes sur les enquêtes pour élucider sur les circonstances de cet accident. Parce que ni le chauffeur du pick-up, ni celui du camion, n’a reconnu les faits. Pourtant, après l’accident, ils n’étaient que trois sur les lieux. Malheureusement, il n’y avait aucun témoin sur les lieux à ce temps précis. C’est après avoir entendu le choc que des taxi-motards se sont mis à leur trousse (les chauffeurs du pick-up et du camion) pour les intercepter. Actuellement les deux chauffeurs ont été arrêtés et nous sommes sur les enquêtes. Ce mercredi nous allons répartir sur les lieux de l’accident pour reconstituer les faits afin de situer les responsabilités de cet accident mortel », a indiqué le colonel Tidiane Sanoh.

A noter que les deux victimes (Mamadou Aliou  Diallo et Alseny Baldé) étaient domiciliées à Dombi, dans le quartier Daka1. Leurs deux corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital régional de Labé. Mais, aux dernières nouvelles, leurs parents sont sur les formalités pour récupérer leurs dépouilles afin de procéder à leur inhumation.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Elie Kamano en prison : Me Salifou Béavogui dénonce un « acharnement arbitraire et inqualifiable »

23 juin 2021 à 16 04 21 06216
Me Salifou Béavogui

Comme annoncé précédemment, l’artiste reggae-man et homme politique guinéen, Elie Kamano, a été placé sous mandat de dépôt et conduit en prison ce mercredi, 23 juin 2021, à la maison centrale de Conakry. Ce leader du leader du PGSD (Parti Guinéen pour la Solidarité, la Démocratie et le Développement) est poursuivi pour « injures et diffamation par le biais d’un système informatique » par l’ancien président de la fédération guinéenne de football, Salifou Camara (Super V). Un mandat d’arrêt avait d’ailleurs été décerné à son encontre par le tribunal correctionnel de Kaloum suite à ses « absences répétées » dans le procès dans cette affaire. Mais, ce mandat n’a jamais été exécuté par le parquet de Kaloum. Et, Me Salifou Béavogui, avocat de l’artiste Elie Kamano cette arrestation de son client l’a pris de court.

Très en colère en colère contre le juge Mamadi Diawara qui a ordonné l’emprisonnement de son client, Me Béa a dénoncé un complot et un acharnement arbitraire et inqualifiable contre Elie Kamano. Cet avocat au barreau de Guinée aussi dénoncé une justice double vitesse toujours penché en faveur des plus forts.

« Je n’en reviens pas. Je suis tout simplement surpris, je ne pouvais pas m’attendre à cela, à cette mise en détention aujourd’hui. Parce que nous sommes venus à l’audience avec toutes les assurances, toutes les garanties. Élie a fait une vidéo, il a reconnu le contenu de la vidéo, les parties étaient en train de trouver une solution, le parquet a décidé d’ouvrir un procès. Il n’a jamais été informé de la date du procès, c’est à travers les médias que nous avons appris qu’un mandat a été décerné contre lui. Ce mandat n’a jamais été exécuté, le dossier est renvoyé à ce jour. Et, en homme libre et en toute confiance, il (Elie Kamano) s’est présenté à l’audience avec son avocat. Nous sommes en matière de flagrant délit. À l’ouverture du procès, nous avons sollicité le renvoi de l’affaire pour préparer sa défense, mais c’était oublier que le terrain était déjà préparé pour le conduire en prison. Nous avons juste été surpris de constater qu’au lieu de se prononcer sur notre demande de renvoi pour préparer sa défense, le tribunal a décerné un mandat de dépôt contre lui. Donc, véritablement dans cette affaire, il y a le deux poids deux mesures. Tout milite en faveur de la partie civile qui pèse lourd », s’est offusqué Me Salifou Béavogui.

Pour cet « avocat des causes difficiles », la justice guinéenne est actuellement tournée contre les faibles. Et, tous ceux qui sont dans cette catégorie ne peuvent échapper à la prison quand ils ont en face ceux qui ont des « bras longs » jusque dans les entrailles du pouvoir. Car, selon lui, la plainte de son client (Elie Kamano) contre Salifou Camara (Super V) ne fait l’objet d’aucune attention de la part de la direction centrale de la police judiciaire (DPJ).

« Élie Kamano a été victime de prise d’images injustes, atteinte à l’image. Une plainte a été déposée à la DPJ. Monsieur Élie a été entendu, mais impossible d’entendre le présumé auteur de l’infraction qui est Monsieur Salifou Camara Super V (l’homme à qui cause duquel il a été jeté en prison ce mercredi). Aujourd’hui, nous sommes passés à la DPJ pour prendre la convocation et faire signifier par voie d’huissiers. À notre surprise, la DPJ nous demande de se référer au procureur. Donc, dans un cas comme dans l’autre, véritablement, Élie est aujourd’hui victime d’un acharnement arbitraire inqualifiable et il vient d’être conduit à la prison civile de Conakry et l’affaire a été renvoyée à huitaine. Dans ce monde judiciaire nous vivons tout. Quand vous êtes faibles, vous ne pouvez pas échapper à la prison. Quand vous n’avez pas de moyens et de bras long, vous ne pouvez pas échapper à la prison. Il (Elie Kamano) a été malmené, le temps pour lui de s’adresser au juge, il a été trimballé de la salle, pris à partie manu militari comme un vulgaire type et conduit à la prison civile. Les faits et les images sont insoutenables », a confié Me Salifou Béavogui son avocat.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Détournement d’un diamant de 45 millions USD : Marie Madeleine Dioubaté attendue à la barre le 7 juillet

23 juin 2021 à 16 04 15 06156
Marie Madeleine Dioubaté

Poursuivie pour « abus de confiance, complicité et recel », Marie Madeleine Dioubaté, la présidente du parti des écologistes « les verts », est appelée à comparaître le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Cette opposante au régime d’Alpha Condé est accusée de détournement d’un diamant d’une valeur estimée à 45 millions de dollars au préjudice de mademoiselle Djenabou Diallo. Elle est poursuivie aux côtés d’autres personnes (Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo) qui sont déjà en détention à la maison centrale de Conakry depuis juin 2020 (soit plus d’une année maintenant).

Leur procès de Marie Madeleine Dioubaté et Cie s’est brièvement poursuivi ce mercredi, 23 juin 2021, de cette juridiction de première instance. Mais, le tribunal a ordonné une jonction de procédure. Car, dans cette affaire, c’est la même partie civile qui poursuit tous ces prévenus pour les mêmes faits. Le tribunal a ensuite renvoyé l’audience au 7 juillet prochain pour la comparution de Marie Madeleine Dioubaté et sa sœur Nana Martine Dioubaté, résidentes respectivement en France et au Mali.

Reste à savoir si ces prévenus non détenues vont répondre à l’appel du tribunal, d’autant plus qu’elles n’ont jamais accepté de comparaître devant cette juridiction depuis le début de ce procès.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Me Béa après la libération de Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté : « ils sont très épuisés après 9 mois de détention »

23 juin 2021 à 14 02 51 06516

Condamnés à un an de prison chacun et placés en détention à la maison centrale de Conakry, Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté ont recouvré leur liberté ce mercredi, 23 juin 2021. Ces opposants au troisième mandat d’Alpha Condé à la tête de la Guinée ont bénéficié d’une grâce présidentielle après qu’ils aient purgé neuf (9) mois de prison. Et, leur sortie anticipée de prison avec remise complète de peine est un motif soulagement pour Me Salifou Béavogui, l’avocat des causes difficiles, qui les a accompagnés durant toute leur traversée de désert. Il leur conseille d’ailleurs de tourner la page et de continue leur vie pour le bien-être guinéen.

Me Salifou Béavogui, avocat

« C’est un grand jour pour moi et pour mes clients. Aujourd’hui, monsieur Souleymane Condé qui est à ma droite et qui est de nationalité guinéo-américaine est libre. Monsieur Youssouf Dioubaté à ma gauche est aussi libre. Je commence d’abord par prier Dieu que l’âme de leur troisième qui est monsieur Roger Bamba, qui était dans le même dossier qu’eux, mais qui n’a eu ni la chance, ni le droit de comparaître devant les juridictions, que son âme repose en paix dans sa ville natale de Lola. Je voudrais au nom de mes clients qui sont très épuisés après 9 mois de détention, remercier tout d’abord le Bon Dieu qui nous a permis de voir ce jour. Qui a permis à ces deux clients de résister, de survivre, de tenir jusqu’aujourd’hui. Les difficultés qu’ils ont traversées pendant 9 mois, nous sommes restés derrière eux. Ensuite remercier vivement monsieur le président de la République, parce que les deux ont été condamnés à un an. Il reste encore deux mois et 25 jours. Mais, même une seconde en prison déjà c’est beaucoup… Je demande à mes clients de mettre déjà cette affaire derrière nous. D’accepter c’était le destin et de continuer leurs vies pour le bien-être guinéen », a indiqué Me Salifou Béavogui.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Youssouf Dioubaté après sa libération : « la prison est synonyme d’humiliation »

23 juin 2021 à 14 02 24 06246
Youssouf Dioubaté

Comme annoncé précédemment, Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté (qui purgeaient chacun une peine d’an de prison à la maison centrale de Conakry) ont recouvré leur liberté ce mercredi, 23 juin 2021, après avoir bénéficié quelques heures plus tôt d’une remise totale de peine. Ainsi, ils gouttent au vent de la liberté avoir après enduré les épreuves de la prison. Une prison que Youssouf Dioubaté a d’ailleurs qualifié « d’humiliation » à sa sortie de la maison centrale. Il s’est aussi présenté comme un « détenu politique du président Alpha Condé » devant la cohorte de journalistes qui l’attendait à la devanture de la prison.

« Quand vous regardez de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, le ciel est devenu rouge en Guinée. Mais, pour le moment, il y a lieu pour moi de rendre un vibrant hommage à mon cher et regretté monsieur Roger Bamba (ce cadre de l’UFDG décédé en prison le 17 décembre dernier) avec qui je partageais le même matelas. Que Dieu ait son âme. Mes remerciements vont également à l’endroit de la presse nationale et internationale qui sont sur pieds, sous ce soleil ardent, pour assurer la couverture médiatique ; mais aussi à l’ensemble des travailleurs de l’hôtel 7 étoiles de Coronthie (la maison centrale) qui ont assuré ma sécurité depuis le 16 septembre jusqu’à maintenant, sans oublier le vaillant peuple de Guinée, tous mes soutiens de dehors et tous les membres de la diversité républicaine de Guinée dont je suis membre fondateur. La prison est synonyme d’humiliation et de la prise de conscience. J’avais mis mes pieds dans l’eau, personne ne pouvait les enlever si ce n’est le président de la République, le professeur Alpha Condé. Grand merci à lui ; et, je souhaite au près de lui que le train qui avait démarré il y a quelques années fasse escale pour avoir de nouveaux passagers », a brièvement déclaré Youssouf Dioubaté.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Conakry : Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté recouvrent enfin la liberté

23 juin 2021 à 13 01 53 06536

C’est un véritablement ouf de soulagement pour Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté qui purgeaient chacun une peine d’an de prison à la maison centrale de Conakry. Ils ont recouvré leur liberté ce mercredi, 23 juin 2021, après avoir bénéficié quelques heures plus tôt d’une remise complète de peine.

Ces opposants au troisième mandat (étaient dans le même dossier que le défunt Roger Bamba, ce cadre de l’UFDG décédé en prison le 17 décembre dernier) ont été graciés mardi soir par le président Alpha Condé. Et, ils viennent de prendre leur première bouffée d’oxygène frais de liberté, après des mois d’incarcération. Ils se congratulent actuellement avec leur avocat, Me Salifou Béavogui, devant la maison centrale.

Nous y reviendrons !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Conakry : Elie Kamano arrêté et conduit à la maison centrale

23 juin 2021 à 13 01 42 06426
Elie Kamano, président du Parti Guinéen pour la Solidarité, la Démocratie et le Développement (PGSD)

Elie Kamano, artiste reggae-man guinéen, reconverti en homme politique, vient d’être conduit en prison ce mercredi, 23 juin 2021, à la maison centrale de Conakry. Il est arrivé sous bonne escorte. Et, selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com, le leader du PGSD (Parti Guinéen pour la Solidarité, la Démocratie et le Développement) a été placé sous mandat de dépôt par le juge Mamadi Diawara du tribunal de première instance de Kaloum.

Une décision qui intervient après que le tribunal correctionnel a constaté des « absences répétées » de l’artiste dans le procès qui l’oppose à l’ancien président de la fédération guinéenne de football, Salifou Camara, alias Super V. Ce dernier le poursuit pour « injures et diffamation par le biais d’un système informatique ».

Nous y reviendrons !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Ça bouillonne à Gaoual : des tirs d’armes automatiques signalés à Hafia

23 juin 2021 à 12 12 32 06326

La situation est visiblement loin d’être sous contrôle dans la préfecture de Gaoual où une manifestation de femmes a été violemment réprimée hier, mardi 22 juin 2021, par les forces de l’ordre appuyées par des militaires (dont des bérets rouges). Car, des tirs d’armes automatiques crépitent actuellement (11 heures 25’) à Hafia, un quartier de la commune urbaine de Gaoual. Les citoyens sont terrés dans leurs maisons pour éviter les balles perdues, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture de la région de Boké.

Après la journée très mouvementée d’hier, un calme précaire régnait dans la matinée de ce mercredi dans la commune urbaine de Gaoual. Les forces de l’ordre quadrillaient toute la ville. Et, les populations étaient terrées chez elles, dans leurs maisons. Les boutiques, magasins de la localité sont fermés. Les écoles et le marché de condiments n’ont pas aussi fonctionné. Seuls quelques jeunes téméraires sont visibles par moment dans certains quartiers et sur la route principale. Les agents déployés sur place veille au grain pour disperser les groupuscules de jeunes qui se forment par endroits.

Cependant, dans le quartier Hafia, des crépitements assourdissants d’armes automatiques ont été entendus peu avant 11 heures 30’. Actuellement (11 heures 56’), les tirs ont cessé. Mais, les habitants dudit quartier sont encore terrés à leurs domiciles.

A rappeler qu’hier mardi, des groupes de jeunes qui ont tenté d’attaquer la prison civile de la préfecture. Ils ont été repoussés par l’impressionnant dispositif sécuritaire qui était déployé sur les lieux. Mais, les manifestants ont réussi à incendier le véhicule de Aly Camara, le commissaire adjoint de la police de Gaoual.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621 68 61 48

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Répression de la manifestation à Gaoual : 2 morts par balles !

23 juin 2021 à 11 11 38 06386

Comme annoncé précédemment, une marche de protestation des femmes contre la fermeture des mines d’or de Gaoual a été violemment dispersée hier, mardi 22 juin 2021, par les forces de l’ordre, appuyées par des militaires (dont des bérets rouge). L’excès de zèle des agents (qui ont par moment fait usage de balles réelles dans la répression) a fait au moins trois blessés parmi la population. Et, deux de ces blessés ont finalement succombé à leurs blessures.

Selon des informations confiées à Guineematin.com ce mercredi matin, ces deux jeunes (l’un originaire de Kankan et l’autre natif de Gaoual) ont été blessés par balles dans l’après-midi d’hier, mardi. Ils sont morts pendant leur évacuation vers Conakry, apprend-on. « L’un est mort peu avant Boké et l’autre à Tanéné (dans la préfecture de Dubréka) », a confié une source proche des autorités de Gaoual.

On apprend par ailleurs que le gouverneur de la région administrative de Boké, le Général Siba Severin Lohalamou, est déjà arrivé à Gaoual ; et, qu’il est actuellement en réunion de crise avec les autorités administratives et sécuritaires de la préfecture.

A noter que ce bilan n’a pas encore été confirmé par les sources officielles. Toutes nos tentatives de joindre au téléphone le préfet et le maire de Gaoual sont pour l’instant restées vaines.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Labé : une tornade fait plusieurs blessés à Tata2

23 juin 2021 à 10 10 39 06396

Dans la soirée d’hier, mardi 22 juin 2021, une forte tornade s’est abattue à Thiaguet, un secteur du quartier Tata2, dans la commune urbaine de Labé. Cette tornade, accompagnée de grondement de tonnerre, a fait au moins trois blessés et causé des dégâts matériels sur place.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est aux environs de 19 heures qu’une forte pluie, mêlée de vent violent et de jaillissement d’éclairs de foudre, a commencé à s’abattre sur ce secteur de la commune urbaine de Labé. Et, certaines personnes de ladite localité ont été touchées par les décharges de chaleur dégagées par ces éclairs qui fendaient le ciel de la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Au moins trois d’entre elles ont subi de « graves blessures cutanées ». Fatoumata Binta Kanté, l’une des victimes, a eu des blessures au dos et au bras droit.

« C’est aux environs de 19 heures que cette situation s’est produite. J’étais dehors, au près du feu, en train de préparer. Tout d’un coup, j’ai entendu l’éclatement de tonnerre suivi d’éclairs. Sur le champ, j’ai senti une douleur infernale dans mon dos et au niveau de mon bras droit, comme si c’est quelqu’un qui a versé de l’eau chaude sur moi. J’ai pris la fuite et je suis rentrée dans la maison. C’est ma petite sœur qui m’a secouru et m’a  assisté pour enlever mes habits. J’étais sur la terrasse avec une autre femme. Cette dernière aussi a eu des problèmes oculaires suite aux éclairs. C’est maintenant  qu’elle retrouve sa vision. Heureusement, nous avons eu la vie sauve. C’est ainsi, quelques temps après, j’ai appris que la foudre est tombée tout près, chez nos voisins, et a causé quelques dégâts matériels. Des murs ont été  fissurés, des ampoules électriques ont volé en éclat », a expliqué Fatoumata Binta Kanté.

Cet autre jeune élève, Mamadou Boli Diallo, était en train de manipuler son téléphone lorsque les éclairs ont commencé à s’abattre sur ce secteur. Il a été « frôlé » par la décharge électrique dégagée par la foudre. Il s’en est tiré avec des problèmes auditifs.

« C’est un de mes petits frères qui a été frôlé par cette décharge électrique causé par la foudre. Il avait la torche collée à ses oreilles. Il était en train de manipuler son téléphone portable qu’il tentait de réparer selon lui. Lorsque le tonnerre a grondé, lui il est tombé et a crié au secours en disant qu’il n’entend plus et que les oreilles lui font mal. On lui a pris pour l’hôpital. Mais, malgré que les médecins lui ont administré les premiers soins, jusqu’à présent il n’entend pas du tout ce que nous disons ici, il ne capte rien et se torde de douleur. A part ce jeune du nom de Mamadou Boli Diallo, élève en 6ème année, qui a été blessé, il y a également un téléphone qui était  branché qui a été endommagé, ainsi que la prise sur laquelle il était branché. Une fumée noire s’en est dégagée, le courant électrique est parti dans toute la maison. Tout le monde a été pris de panique. Heureusement il n’y a pas eu d’autres victimes dans la maison », a confié Mamadou Cellou Diallo, le grand frère de Mamadou Boli Diallo.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Faux numéros matricules à la fonction public : un « mandat d’amener » contre plusieurs hauts cadres de l’Etat

23 juin 2021 à 8 08 10 06106

Après avoir constaté leur refus de comparaître, le tribunal de première instance de Kaloum a décerné un « mandat d’amener » contre les hauts cadres suivants : Juliette Titi Kamano (Directrice nationale du Concours et Examens), Julienne Toupou (en service au PREMA), Mamadi Cissé (en service au ministère de l’Environnement), Famany Touré (Directeur des Ressources Humaines au ministère de l’Environnement), Aboubacar Camara, alias Galilé (en service au ministère du Budget, Direction Comptabilité des matières), Djoumé Camara (inspecteur général adjoint de l’UGAP), Lanciné Beavogui (agent à la division solde au ministère du Budget), Saïdou  Dabo (en service au ministère des Transports), Amadou Mariama Soumah, alias rougeaud, et Salifou Camara, alias Bozel.

Ouvert en mai dernier au tribunal correctionnel de Kaloum, le procès des 51 prévenus dans la fameuse affaire de « faux numéros matricules » à la fonction public guinéenne s’est poursuivi le lundi dernier, 21 juin 2021, devant cette juridiction de première instance. Ils sont poursuivis pour « faux en écriture publiques et faux commis dans certains actes administratifs et complicité ». Mais, pendant l’audience, huit prévenus ont répondu présents à l’appel du juge. Il s’agit de : Aboubacar Camara, Nouhan Diakité, Ibrahima Kalil Condé, Mamoudou Condé, Sékou Oumar 2 Sanoh, Jean Tamba Mansaré, Aminata Cissé, Bangaly Kenko Camara. Les autres prévenus (dont plusieurs hauts cadres de l’Etat) ont brillé par leur absence de la salle d’audience. Et, à la demande des avocats de la partie civile et du ministère public, le tribunal a décerné un « mandat d’amener » à leur encontre, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui suit ce dossier.

A la barre, Mamoudou Condé, agent de la direction des ressources humaines du ministère de l’environnement a plaidé non coupable des charges articulées à son encontre. Mais, dans sa déposition, il a tout de même admis avoir perçu un salaire qui ne lui appartient pas. D’ailleurs, le prévenu a révélé au tribunal que c’est le salaire d’une certaine Fanta Traoré qu’il a perçu à maintes reprises.

« Oui, je reconnais avoir pris 6 fois le salaire de madame Condé  Fanta Traoré ; mais, c’était par procuration verbale. C’est elle qui a chargé son mari de me donner l’ordre de prendre son salaire pour elle, parce qu’elle a des empêchements. Moi aussi, je l’ai fait. Mais, je vais vous dire que chez nous là-bas, à la DRH (direction des ressources humaines), on le fait souvent. C’est pourquoi, moi aussi, je le faisais. Mais, je dois dire que je ne donne pas de numéros matricule, je ne donne pas de bulletin, je ne paie pas. Je ne suis qu’un simple assistant qui transmet des bulletins d’un service aux bénéficiaires », a déclaré Mamadou Condé.

De son côté, Sékou 2 Sanoh a aussi reconnu avoir « aidé » des gens, notamment deux personnes, à avoir des numéros matricules, moyennant une somme d’argent.

« Oui, je reconnais avoir aidé deux personnes à avoir des matricules ; et, après, elles m’ont payé chacune. L’un (le premier numéro matricule), c’est le nommé Aboubacar Camara qui me l’a donné. L’autre numéro matricule, c’est le nommé Mamadi Cissé qui me l’a donné. Il (Mamadi Cissé) est chef de la section au ministère de l’environnement, des eaux et forêts. L’un de ces de 2 numéros matricules appartient à Aïcha  Camara », a confié ce prévenu dont le ministère public s’est pressé de saluer « l’honnêteté ».

Pour sa part, Jean Tamba Mansaré s’est présenté comme étant le bénéficiaire du matricule et du salaire appartenant à un certain Abdoulaye Mari Camara depuis l’année 2019. Mais, dans sa déposition il a aussi laissé entendre qu’il a été longtemps roulé dans la farine par celui qui lui avait aidé à obtenir ce matricule de la police.

« C’est le nommé Aboubacar Camara alias Galilé qui m’a mis dans cette affaire. Il m’a demandé de payer 15 millions francs guinéens pour qu’il m’aide à intégrer la fonction publique. Moi j’ai dit que je venais à peine de me marier et que je n’ai rien. S’il peut m’aider, il n’avait qu’à m’aider, je vais payer après. Mais, après cet épisode de 15 millions, il m’a un jour demandé de payer 3 millions pour avoir un numéro matricule. J’ai constitué mes dossiers, j’ai envoyé. Après plusieurs faux rendez-vous, un jour il m’a dit que mon matricule est sorti. Mais, il se trouve que dans les coordonnées qu’il m’a données, j’ai retrouvé un nom que je ne connais pas. Moi, j’ai été donc envoyé au commissariat central de Cameroun. Je suis allé,  j’ai fait la formation pour la police. C’est seulement en 2019 que mon premier salaire est sorti, une somme de 1 million 850 mille francs guinéens. De ce premier salaire à maintenant, chaque fois qu’il y a paye, il m’appelle avec  plusieurs autres personnes, on se rencontre et moi il me donne 500 mille francs guinéens, il prend le reste. Jusqu’à présent je ne reçois que 500 mille francs guinéens sur 1 million 850 mille francs guinéens. Et, durant tout ce temps, je ne répondais qu’au nom de Abdoulaye Mari Camara. C’est quand je me suis plaint d’être payé au billetage qu’on m’a viré à la Banque », a indiqué le prévenu.

Au terme des débats, les avocats de la partie civile, ainsi que le ministère public, ont demandé au tribunal de constater le refus de certains prévenus de comparaître et de décerner un mandat d’amener ou mandat d’arrêt à leur encontre. Une demande à laquelle le tribunal a très vite accédé. Ainsi, sur siège, le tribunal a décerné « un mandat d’amener » contre les prévenus ayant refusé de comparaître librement, malgré qu’ils aient reçu les actes qui leur ont été envoyés à cet effet. Le tribunal a ensuite renvoyé l’audience au 12 juillet prochain pour la comparution de tous les prévenus cités dans cette affaire.

A préciser que parmi les prévenus concernés par le présent mandat d’amener, figurent entre autres : Juliette Titi Kamano (directrice nationale du concours et examens), Julienne Toupou (en service au PREMA), Mamadi Cissé (en service au ministère de l’Environnement), Famany Touré (Directeur des Ressources Humaines au ministère de l’Environnement), Aboubacar Camara, alias Galilé (en service au ministère du Budget, direction comptabilité des matières), Djoumé Camara (inspecteur général adjoint de l’UGAP), Lanciné Beavogui (agent à la division solde au ministère du Budget), Saïdou  Dabo (en service au ministère des Transports), Amadou Mariama Soumah, alias rougeaud, et Salifou Camara, alias Bozel.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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Siguiri : une présumée voleuse échappe de justesse à un lynchage à Lèro

23 juin 2021 à 7 07 29 06296

Les faits se sont produits hier, mardi 22 juin 2021, au marché de Léro, un district relevant de la sous-préfecture de Siguirinin, dans la préfecture de Siguiri. Une femme s’est infiltrée dans une boutique pour voler de l’argent appartenant à une vendeuse. Mais, elle a été appréhendée au moment où elle s’est apprêtée à sortir avec son butin de la boutique. Elle a failli être lynchée par la foule de vendeurs qui était sur les lieux.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, la propriétaire de la boutique était absente lorsque cette présumée voleuse est entrée pour dérober cet argent. Et, ce sont les liasses de billets qui tombaient du sac d’argent qui l’ont trahi.

« Je suis vendeuse au marché de Lèro. Quand j’ai voulu me déplacer, j’ai confié mon sac d’argent aux voisins. Mais, à mon fort étonnement, de retour, j’ai vu une femme sortir de mon magasin et j’ai vu des billets d’argent tomber derrière elle à la porte. Directement, je l’ai arrêtée ; et, les autres femmes voulaient la tuer. Mais, je l’ai enfermée dans mon magasin pour appeler la gendarmerie qui est venue l’extraire pour l’envoyer au poste. Et, on est parti là-bas », a expliqué Hawa Sylla, la victime de ce vol avorté in extremis.

Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Abandon de poste dans les structures de santé de Labé : une liste de 20 personnes transmise au ministère de la santé (DPS)

23 juin 2021 à 6 06 14 06146

Lancée sur instruction du Général-médecin Rémy Lamah, ministre de la Santé, une inspection menée par les autorités sanitaires de la préfecture de Labé a permis de relever des cas notoires d’abandon de poste et d’absence non autorisée de cadres dans les structures sanitaires de cette préfecture de la Moyenne Guinée. Ces cas décelés concernent des cadres affectés sur place, mais qui n’ont jamais accepté d’y rester pour servir les populations. Ils se sont éclipsés après avoir viré leurs salaires en banque et ils sont allés en zone urbaine (généralement à Conakry) pour se la couler douce en toute discrétion.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 22 juin 2021, le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, a laissé entendre que cette inspection a permis de dresser une liste de personnes qui se retrouvent dans les situations d’abandon de poste et d’absence non autorisée. Et, cette liste serait déjà arrivée au ministère de la santé où des décisions (des sanctions) pourraient être prises très prochainement.

Dr Mamadou Hady Diallo, DPS Labé

« Lors de la venue du ministre de la santé à Labé, les recommandations principales étaient par rapport à l’affichage des tarifs au niveau des structures de santé, faire la liste des abandons et des absences non autorisées. C’est aussi renforcer la sensibilisation pour la vaccination, pour que les gens emmènent les enfants vers les structures de santé. C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnel qu’on nous envoie ; mais, parmi eux, il y a beaucoup aussi qui refusent de rester sur place. Donc, la fidélisation devient un problème. Des agents qui viennent, qui virent leurs salaires et ils retournent à Conakry. Donc, il s’agit de faire la situation et la remonter au niveau central pour que des dispositions soient prises. On a déjà envoyé la liste des abandons et des absences non autorisées qui sont au nombre de 20 personnes. Ces listes-là sont déjà disponibles et sont déjà remontées au niveau de la direction régionale ; et, je suis sûr qu’elles sont déjà arrivées au ministère de la santé. Par rapport à l’affichage des tarifs, il était question qu’une mission sorte justement pour vérifier si cela était fait. Pour le moment, la mission n’est pas encore sortie, mais cela va être fait certainement dans les prochains jours », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo, sans pour autant révéler les structures de santé où ces cas d’abandon de poste ont été constatés.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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