Kankan : des parieurs en colère saccagent les kiosques de Guinée Games

15 juin 2021 à 20 08 27 06276

A Kankan, plusieurs parieurs sont en colère contre Guinée Games. Une colère qu’ils sont sortis exprimer dans la rue ce mardi, 15 juin 2021, en saccageant les kiosques de la société de pari. Ils accusent l’entreprise d’avoir refusé de leur verser leur gain, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Tout a commencé dimanche dernier. Plusieurs jeunes ont misé sur une large victoire du Brésil qui affrontait le Venezuela en ouverture de la Copa America. Pari réussi, puisque les coéquipiers de Neymar s’étaient imposés avec un score de 3-0 devant leur adversaire. Mais alors qu’ils se voyaient déjà millionnaires, les parieurs qui avaient fait le choix gagnant, ont été surpris d’apprendre que la liste dont ils se sont servis pour jouer n’était pas valable.

 « C’est bien vrai qu’il n’y avait pas de liste méga avec les gérants des kiosques de pari. Mais elle existait sur internet et dans les machines, ils ne l’ont pas annulée, donc nous avons joué. Moi, j’ai pris trois tickets qui ont tous gagné. Je dois avoir 7.756.000 de francs. Maintenant, nous sommes allés au siège, ils nous ont dit que cette liste n’était pas valable. Nous, nous n’avons pas fait d’erreur, c’est eux qui ont fait des erreurs ; donc, ils doivent nous donner notre argent », a déclaré Mohamed Diallo, l’un des parieurs en colère.

Mory Keïta, lui, indique que Guinée Games lui doit un gain de 8 000 000 de francs. « J’ai gagné 8 000 000 de francs guinéens, mais ils refusent de me donner mon argent. Là où moi je suis comme ça, même s’ils me donnent 3.000.000 de francs, je vais l’accepter. Moi, je lave les véhicules pour avoir de l’argent et jouer. Moi, je n’ai pas été au siège, parce que je ne veux pas de problèmes. Je suis pauvre, je n’ai rien et je ne veux pas aller en prison. C’est pourquoi je ne suis pas sorti dans la rue, comme le font les autres », a-t-il dit.

Ceux qui sont descendus dans la rue ont fait le tour de la ville, saccageant plusieurs kiosques de la société Guinée Games. Kerfalla Kanté accuse ces jeunes en colère d’avoir emporté son argent et la machine avec laquelle il travaillait. « Ce matin, j’étais dans mon kiosque, lorsqu’un groupe de jeunes est venu m’attaquer. Ils étaient nombreux. Ils m’ont dit qu’ils ont gagné et qu’on refuse de payer leur argent. Ils sont rentrés dans mon kiosque pour prendre l’argent que je devais verser ce matin, 7 000 000 de francs, et ma machine aussi », a déclaré ce gérant d’un kiosque de pari.

Quant à l’agence locale de la société Guinée Games, elle est gardée par plusieurs policiers. Joint au téléphone, Moussa Diabaté, le responsable commercial de cette agence, n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet. Il a tout simplement annoncé qu’il se trouvait à la police pour déposer une plainte.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Les jeunes de Siguirikoura1 en colère : « le régime d’Alpha condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête »

15 juin 2021 à 17 05 11 06116
Mairie de la commune urbaine de Siguiri

Sauf changement de dernières minutes, les jeunes de Siguirikoura1 (un quartier de la commune urbaine de Siguiri) vont battre le pavé jeudi prochain, 17 juin 2021, pour réclamer la reprise des travaux de pavage des routes de leur quartier. Apparemment, ils sont lassés des fausses promesses ; et, désormais, ils comptent utiliser le langage de la rue pour attirer l’attention des autorités sur leur situation. Ces jeunes disent avoir compris que « le régime d’Alpha Condé est une tortue » qu’il faut chauffer le derrière.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les travaux de pavage des voiries du quartier Siguirikoura1 ont été lancés à la veille des élections communales de février 2018 en Guinée. Ces travaux avaient démarré avec faste pour s’arrêter au lendemain de ce scrutin communautaire. Et depuis, les habitants du quartier attendent la reprise des travaux, en vain.

Ainsi, lassé de l’interminable attente, les populations de ce quartier de la commune urbaine de Siguiri, notamment les jeunes, veulent passer à la vitesse supérieure. Et, dans leur initiative, une « marche pacifique » pour se faire entendre des autorités qui font jusque-là sourde oreille à leur sollicitation. Ils comptent investir la rue jeudi prochain et promettent d’y rester jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Au préambule des élections communales passées, les autorités sont venues lancer les travaux de pavage de notre voirie. Après les élections, les travaux ont été arrêtés. Et, jusqu’à présent nous sommes sur ça. Aujourd’hui il est difficile d’accéder à une concession dans le quartier. L’hivernage passée, un enfant a perdu la vie dans un caniveau. A chaque fois qu’on écrit aux autorités, elles nous disent d’attendre. Il y a deux mois, le quartier Faraniko a paralysé la ville de Siguiri. Et, le gouvernement a satisfait la réclamation de ce quartier. Le régime d’Alpha Condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête. C’est pourquoi, le 17 juin 2021, nous allons manifester jusqu’à la satisfaction de nos réclamations. C’est la voie que le régime d’Alpha Condé nous a tracé », a martelé Mamoudou Bana Camara, le secrétaire général des jeunes de Siguirikoura1.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Refus de libérer Toumba Diakité : « c’est une honte pour notre justice » (Me Paul Yomba)

15 juin 2021 à 17 05 06 06066
Maitre Paul Yomba Kourouma, avocat

Comme annoncé précédemment, la Cour suprême a rendu son arrêt ce mardi, 15 juin 2021, dans l’affaire du commandant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba. La plus haute institution judiciaire du pays a rejeté le pourvoi en cassation introduit par les avocats l’ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte militaire qui a pris le pouvoir à la mort du président Lansana Conté).

Ces avocats se battent depuis plusieurs mois pour tenter d’obtenir la libération de leur client, le seul détenu parmi les personnes inculpées dans le cadre du massacre du 28 septembre 2009 (plus de 150 morts, de nombreux blessés et des femmes violées, selon des ONG de défense des droits de l’homme). Ils sortent déçus et tristes de cette bataille judiciaire sur le plan national, parce qu’ils estiment que le droit n’a pas été dit dans cette affaire.

« C’est avec beaucoup d’amertume, de douleur et de tristesse que nous avons accueillis cet arrêt de la Cour suprême de notre pays, qui reçoit le pourvoi parce qu’en la forme, il ne souffre d’aucune ambiguïté, mais au fond, le rejette purement et simplement sans aucun détail. Cet arrêt est en contradiction avérée avec les débats qui se sont déroulés devant la Cour. Au cours desquels, le procureur général près la Cour suprême lui-même a attesté que les moyens soulevés par la défense étaient imparables, que le titre de détention de Toumba n’avait à aucun moment été renouvelé et que la conséquence de cela devait être la mise en liberté pure et simple du détenu.

Et cela conformément aux dispositions du Code de procédure pénale. La Cour suprême vient donc de denier cette réalité. Nous avons pensé qu’elle allait corriger les tares et insuffisances qui émaillaient les jugements antérieurs rendus par les juridictions de base, que la Cour suprême aurait dit le droit, que l’Etat de droit aurait triomphé à travers son arrêt et que les droits de Toumba seraient restaurés. Mais nous constatons de plus en plus qu’aucune juridiction du pays ne peut avoir le courage d’assumer  sainement ce sacerdoce de dire le droit. Sincèrement nous sommes ahuris », a réagi Me Paul Yomba Kourouma, l’un des avocats de Toumba Diakité.

Il ajoute que son client est malade en prison et que cette seule raison aurait suffi pour le libérer afin qu’il puisse se soigner. Mais à l’issue de cette procédure, l’avocat conclut que le commandant Aboubacar Sidiki Diakité est en train d’être sacrifié par les autorités guinéennes. « Toumba est aujourd’hui considéré comme le sacrifice ou l’agneau qui va expier la forfaiture de ses pairs. C’est lui qui en définitif, payera pour tout le monde », a-t-il déclaré, tout en annonçant que son camp ne va pas baisser les bras. Les avocats annoncent qu’ils vont saisir les juridictions supranationales pour chercher à se faire entendre.

« Nous nous adresserons aux juridictions supranationales qui, elles, diront le droit, parce qu’il saute à l’œil. Le mandat n’a pas été renouvelé, on ne peut le fabriquer. À force d’oublier Toumba en prison, de le marginaliser, de le ségréguer, on a fini par oublier le renouvellement de son mandat. Les juges savent qu’en libérant Toumba, ce serait une libération définitive au regard des dispositions de la loi. C’est une honte pour notre justice qu’il n’y ait personne qui puisse se tenir sur la brèche pour défendre le droit », a dit Me Paul Yomba Kourouma.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Kinièbakoura (Siguiri) : le maire Mohamed Keïta accusé de favoritisme dans la gestion des fonds d’investissement

15 juin 2021 à 15 03 46 06466

Depuis deux ans, les bureaux de l’exécutif communal de la commune rurale de Kinièbakoura (une localité située à environ 15 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri) sont fermés. Le maire de la localité, Mohamed Keïta, aurait déserté du siège de la commune depuis 2019, après avoir été agressé par des jeunes du district de Kinièbakoura Centre. Depuis, il s’est établi dans le district de Djomabana avec le receveur communal et même le secrétaire général de la commune. Et, à Kinièbakoura Centre, on l’accuse d’utiliser les recettes de la commune pour financer des activités développement dans les secteurs qui lui sont uniquement favorables. Et, depuis que Djomabana (le district d’origine du maire Mohamed Keïta) a été érigé en sous-préfecture, les populations de Kinièbakoura soupçonnent Mohamed Keïta d’octroyer les fonds de Kinièbakoura aux groupements de Djomabana.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est en 2019 que la crise de confiance a commencé à s’installer entre le maire Mohamed Keïta et ses administrés du district Kinièbakoura Centre. Et, c’était autour de la désignation d’un président de la jeunesse dudit district. Les tiraillements entre l’autorité communale et les populations de Kinièbakoura Centre s’étaient soldés par un conflit. Un conflit au cours duquel le maire Mohamed Keïta avait été molesté dans son bureau par des groupes de jeunes.

Mamady I Kéita, maire de Kinièbakoura

Après cet acte, le maire Mohamed Keïta a déménagé à Djomabana. Il est parti avec le receveur communal, le secrétaire général et quelques conseillers communaux qui lui sont favorables. Et depuis, le siège de la mairie à Kinièbakoura est fermé. Et, l’exécutif communal travaille à partir du district de Djomabana, sans associer les conseillers élus de Kinièbakoura à sa gestion. Egalement, on apprend qu’il n’invite même pas le président de district de Kinièbakoura aux réunions qu’il convoque au nom de la commune à Djomabana.

« C’est un confit qui date de 2019. Certains jeunes se sont opposés au maire, parce que le maire avait prononcé des propos déplacés à  l’encontre des sages de Kinièbakoura. Personnellement, j’ai été mis aux arrêts, accusé d’être le cerveau de l’agression du maire, j’ai fait 6 mois de prison. Et, le maire a fermé son bureau en le transférant dans son district natal Djomabana. Aujourd’hui, nous (populations du district de Kinièbakoura) sommes ignorés complètement. L’année passée, aucun groupement de Kinièbakoura, ni les secteurs relevant de Kinièbakoura, n’ont bénéficié du fonds de FODEL (fonds de développement local).

Pourtant, le maire recouvre des recettes sur le territoire du district de Kinièbakoura. L’année passée, nous avons déposé plus d’un milliard de nos francs. Et, aucune brique n’a été posée chez nous. Aujourd’hui, nous sommes très inquiets. Son district natal (Djomabana) est érigé en sous-préfecture à sa demande. Il est en train d’octroyer les fonds FODEL aux groupements de son district et les secteurs rattachés à Djomabana », a indiqué Karikan Traoré, le président du district de Kinièbakoura.

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, le maire Mohamed Keïta n’a pas voulu répondre à nos questions.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinéematin.com

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Libération de Toumba Diakité ? La Cour suprême rejette la demande de ses avocats

15 juin 2021 à 15 03 40 06406

C’est une nouvelle déception pour le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, en détention depuis quelques années à la Maison centrale de Conakry. La Cour suprême a rejeté ce mardi, 15 juin 2021, le pourvoi en cassation introduit par les avocats de l’ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte qui a pris le pouvoir à la mort du président Lansana Conté), qui se battent depuis plusieurs mois pour tenter d’obtenir une liberté provisoire pour leur client.

La plus haute institution judiciaire du pays a jugé le pourvoi recevable en la forme, mais l’a rejeté au fond. Ce qui veut dire que Toumba Diakité, seul détenu parmi les personnes inculpées dans le cadre du massacre du 28 septembre 2009, (plus de 150 morts, de nombreux blessés et des femmes violées, selon des ONG de défense des droits de l’homme), va devoir rester encore en prison.

Ses avocats promettent de se tourner vers les juridictions supranationales pour réclamer la libération de leur client, malade en prison.

A suivre !

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Le blogueur Alpha Diallo après sa condamnation : « je ne baisserai pas les bras »

15 juin 2021 à 15 03 22 06226
Mamadou Alpha DIALLO, président de l’ABLOGUI

Comme annoncé précédemment, Mamadou Alpha Diallo, président de l’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), a été condamné ce mardi, 15 juin 2021, à Conakry. Le tribunal de première instance de Dixinn a reconnu l’activiste de la société civile coupable d’outrage à agent et l’a condamné au paiement d’une amende de 500.000 francs, plus le paiement d’un franc symbolique à la partie civile et la restitution du carnet que la plaignante l’accuse d’avoir déchiré.

Après la publication de cette décision, le blogueur a réagi au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Il se montre pas du tout ébranlé par sa condamnation et promet de poursuivre son combat contre les policiers qui ne font pas correctement leur travail. 

Maître Salifou Beavogui et Mamadou Alpha Diallo, président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI)

« Au-delà de tout, cette affaire montre quand même tout le travail qu’on a à faire avec certaines institutions de notre pays comme la police, où des agents véreux occupent la plupart de nos carrefours et se permettent d’arnaquer, de racketter les citoyens.

Ce procès en réalité a tourné autour de cette affaire, même si la justice a une autre lecture. Ça c’est autre chose. Mais il va nous appartenir à nous tous, en tant que citoyens, de nous battre pour que notre police soit une police responsable. Que ça soit des agents formés qui font correctement leur boulot. Dans mon cas, la police a tenté de me racketter, comme je n’ai pas accepté, j’ai été battu dans les locaux de la police nationale.

Et la police a trouvé un moyen, en ayant notamment recours à de fausses preuves, en fabriquant tout ce qu’il y a dans ce procès, pour me faire condamner, pour me faire passer pour quelqu’un de violent, quelqu’un qui fait outrage. En réalité, il ne s’agit pas de tout ça. Il s’agit d’un citoyen qui n’acceptera pas et qui ne va jamais accepter, quelle que soit la personne ou l’autorité qui est là, que cette personne fasse un abus, que cette personne rackette. C’est un combat qui ne fait que commencer.

Ce n’est pas un combat judiciaire. Mais c’est un combat qui va appeler à une réorganisation de toutes les énergies positives de notre pays, de la société civile guinéenne pour qu’on trouve des mécanismes, pour contraindre ceux qui disposent de l’autorité à ne pas abuser de cette autorité-là. C’est de cela qu’il s’agit. C’est un combat qui vient de commencer, et moi je ne baisserai pas les bras. Loin de me décourager, une telle condamnation ne fait que me motiver et me pousser à aller au bout de tout ce qu’on est en train de faire », a déclaré Mamadou Alpha Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematincom.com

Tél. : 620589527/664413227

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Interdiction du pèlerinage aux non-résidents en Arabie Saoudite : la réaction du DG de ‘’Nouroul Makka pour le Hajj et la Omra’’

15 juin 2021 à 14 02 27 06276
Elhadj Mansour Fadiga, chroniqueur Islamique et imam de la grande mosquée de Nongo

Pour la deuxième année consécutive, les fidèles musulmans vivants hors du territoire saoudien seront privés du grand pèlerinage aux lieux saints de l’islam. Ceci, à cause de la pandémie du COVID-19 qui sévit dans le monde depuis décembre 2019. Les autorités saoudiennes ne comptent pas prendre le risque de mobiliser sur leur sol une marrée de musulmans venus de tous les coins et recoins de la planète pendant cette crise sanitaire mondiale. Et, dans cette logique, ils viennent d’interdire aux musulmans non-résidents en Arabie Saoudite de s’y rendre cette année pour le pèlerinage. Une triste décision qui a une incidence négative sur les entreprises de voyage spécialisées dans le transport de pèlerins aux lieux saints de l’Islam.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce mardi, 15 juin 2021, Elhadj Mohamed Mansour Fadiga, imam Ratib de la mosquée centrale de Nongo et Directeur général de l’Agence de voyage guinéenne ‘’Nouroul Makka pour le Hajj et la Omra’’, a laissé entendre que cette situation est une « triste nouvelle » qui fait perdre aux fidèles musulmans des avantages spirituels et économiques.

« Nous allons dire que c’est une triste nouvelle pour la umma islamique. Mais, comme c’est dans le cadre de la préservation de la vie des hommes pour ne pas encore éparpiller la Covid-19 au sein des pèlerins, nous ne pouvons qu’accepter. Mais, pour nous (agence de voyage) c’est une triste nouvelle, d’autant plus que le pèlerinage est composé de plusieurs variantes. Il y a le volet purement spirituel, parce que c’est grâce au pèlerinage que nous arrivons à nous laver de nos souillures, comme l’a dit le prophète Mohamed (PSL) : quiconque va faire un bon pèlerinage avec une intention sincère sera purifié de ses pêchés comme le jour où sa maman l’a mis au monde.

Mais, avec ce côté spirituel qui nous manque déjà, il y a aussi le côté économique. Le pèlerinage représente le plus grand marché mondial. C’est le monde entier qui amène les marchandises pour revendre et pour acheter d’autres marchandises. Donc, c’est un marché mondial. Ça, c’est sur le plan économique qui concerne le monde entier. Dieu a qualifié le pèlerinage en donnant l’ordre à Abraham lorsque celui-ci a fini de construire la Kaaba, il a dit : fais appel au monde entier pour leur demander de venir faire le pèlerinage et pour assister à des avantages qui leur concerne. Ces avantages sont aussi économiques. Donc, sur le plan économique, c’est le monde entier qui profite. Malheureusement, cette année encore, tout ça c’est tombé dans l’eau », a déploré l’imam Elhadj Mohamed Mansour Fadiga.

Pour ce patron d’agence de voyage guinéenne, l’interdiction du pèlerinage aux musulmans non-résidents en Arabie Saoudite pénalise les entreprises de voyage qui ont pourtant des charges à supporter (frais de locaation du siège, salaire des employés permanents, etc).

« Maintenant, nous qui sommes dans les agences privées qui sont des agences qui viennent aider le gouvernement et le secrétariat général pour que nos parents qui ne connaissent rien arrivent à bien accomplir leur hadj, nous sommes affectés. Le pèlerinage nous aidait aussi, nous les agences, à subvenir à nos besoins pour soutenir nos familles. Par exemple, il y a des restauratrices ici qui partaient pour se débrouiller, des commerçants qui partaient pour se débrouiller, etc. Au niveau des agences, nous avons les charges de nos sièges, il y a des agences qui ont des employés permanents, etc. Pour arriver à payer tous ceux-ci et payer le loyer des bureaux durant deux ans maintenant, c’est difficile pour nous. C’est pourquoi nous disons que c’est une triste nouvelle et on ne sait pas qu’est-ce qu’il faut faire. Face à cela, nous demandons au gouvernement de venir au secours des agences sinon, beaucoup d’agences vont fermer. Et, ce sont des agences qui nourrissaient beaucoup de familles », a indiqué Elhadj Mohamed Mansour Fadiga.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Accident de la circulation à Gaoual : un orpailleur originaire de Mandiana tué et 5 autres blessés

15 juin 2021 à 13 01 08 06086

Un accident de la route a fait un mort et cinq blessés dans la nuit du lundi, 14 juin 2021, à Gaoual. Les victimes sont des jeunes qui sont venus dans cette préfecture à la recherche de l’or, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

L’accident s’est produit à 23 heures entre la sous-préfecture de Kounsitel et la ville de Gaoual. Deux motos, transportant chacune trois personnes, se sont renversées au niveau d’un barrage érigé par les forces de défense et de sécurité déployées pour sécuriser les mines d’or découvertes récemment dans cette préfecture. L’un d’entre eux a trouvé la mort sur place et les cinq autres ont été blessés, dont un grièvement.

« Les deux motos, en provenance de Kounsitel pour Gaoual, se suivaient. Lorsque celui qui était devant est arrivé au niveau d’un barrage érigé par les militaires, il a eu peur d’être arrêté. C’est ainsi qu’il est monté sur les troncs d’arbres déposés sur la route pour tenter de passer. Malheureusement, ils sont tombés violemment et la tête du conducteur s’est écrasée. Celui qui était derrière aussi est venu tomber sur eux », témoigne Yagouba Camara, un orpailleur venu de Siguiri.

La victime, Moussa Doumbouya, est originaire du district de Sansako, dans la préfecture de Mandiana. Âgé de 25 ans, il a laissé sa femme enceinte pour venir chercher de l’or à Gaoual. Malheureusement, même sa dépouille mortelle ne pourra pas retourner chez lui. Car, en raison de l’état dans lequel se trouve le corps (la tête s’est fendue), les autorités ont décidé de l’inhumer ce mardi à Gaoual. Quant aux blessés, ils reçoivent des soins à l’hôpital préfectoral de Gaoual.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 621686148

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Le FNDC, Alpha Condé et le peuple ! Par Ibrahima Diallo

15 juin 2021 à 13 01 05 06056
Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC

Libre Opinion : La condamnation de Oumar Sylla Foniké Mengué à trois (3) ans de prison ferme par la cour d’appel de Conakry a suscité beaucoup de réactions au sein de l’opinion publique. Chacun y est allé de son commentaire selon les ressentiments et la colère provoquée par cette condamnation. Si certains s’en sont directement pris à Alpha Condé, à la justice et au régime tout court, d’autres ont blâmé tout simplement le peuple de Guinée qu’ils considèrent passif ou résigné face aux  dérives dictatoriales du régime d’Alpha Condé.

Cette condamnation politique déguisée dans l’arrêt controversé de la cour d’appel de Conakry n’est pas fortuite, car à travers elle, Alpha Condé vise bien un résultat, mais lequel ?   

En procédant aux arrestations arbitraires, aux persécutions et à la condamnation injuste des  opposants à son troisième mandat, Alpha Condé et ses complices cherchent à atteindre un résultat, celui d’amener une certaine opinion très fragile à blâmer le peuple de Guinée pour sa prétendue inaction et décourager  ainsi  des citoyens actifs qui se battent pour l’intérêt général. 

Ne tombons pas dans ce piège et cette stratégie connue de toutes les dictatures. Les seules personnes à blâmer dans cette situation sont le dictateur Alpha Condé, premier responsable du désastre dans lequel se trouve notre pays aujourd’hui, et ses soutiens également qui l’accompagnent dans le seul et unique but de satisfaire leurs intérêts matériels. 

La majorité de la population guinéenne a fait son choix et l’a exprimé plusieurs fois  à travers son soutien aux combattants de la démocratie et son adhésion à la lutte démocratique du FNDC depuis les premières heures du mouvement. Le peuple de Guinée n’est pas soumis ou résigné et n’abandonne pas ses dignes fils. Il est sans nul doute l’un des plus debout du continent. Il lui est tout simplement opposé, par la dictature, la force des armes  en réponse à ses manifestations pacifiques pour défendre la vérité et le droit. 

Force et honneur au vaillant peuple de Guinée !

Ibrahima DIALLO 

Responsable des Opérations du FNDC 

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Apiculture à Kaïlondji (Télimélé) : Bocar Sylla produit jusqu’à une tonne de miel par an

15 juin 2021 à 13 01 03 06036
Bocar Sylla, apiculteur à Kaïlondji-Dando, dans la sous-préfecture de Sogolon

Âgé d’une cinquantaine d’années et environnementaliste, Bocar Sylla est un passionné de l’apiculture. Ce fils résident de Kaïlondji-Dando (un district de la sous-préfecture de Sogolon, préfecture de Télimélé) produit du miel depuis une dizaine d’années maintenant. Actuellement, il produit jusqu’à une tonne de miel par an. Il y a quelques années depuis qu’il a décidé de se passer du confort de la ville au profit des activités agropastorales au près de ses parents. Et, avec quelques pratiques élémentaires de l’apiculture en tête, il a fait des ruches qui lui permettent de récolter du miel deux fois par an. Aujourd’hui, son rêve est de former « une coopérative » avec les apiculteurs traditionnels afin de se pencher sur la mise en place d’une miellerie dans la préfecture de Télimélé.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com samedi denier, 12 juin 2021, Bocar Sylla a accepté de parler de cette activité (l’apiculture) qui le passionne tant. « je ne suis pas un spécialiste, je suis un amateur », dit-il avec modestie alors qu’il nous faisait visiter ses ‘’ruches kényanes’’ à Kaïlondji.

Décryptage !

Guineematin.com : comment êtes-vous venus à l’apiculture ?

Bocar Sylla : Je ne suis pas un spécialiste, je suis un simple amateur. J’ai eu la chance de découvrir ce modèle de ruche à partir de Boké où j’évoluais avec l’institut Jane Goodall dans le cadre de la protection des chimpanzés. A un niveau d’évolution de notre projet, il était question d’identifier des microprojets d’intérêt communautaire. Une mesure compensatrice à l’endroit des populations bénéficiaires, parce qu’à chaque fois qu’on leur demandait de ne pas tuer les chimpanzés, certains disaient que ceux-ci pillent leurs récoltes. Les blancs ont décidé de trouver une mesure alternative à ce problème. C’est ainsi qu’ils nous ont demandé d’aider les populations à trouver des microprojets et nous avons identifié ce genre de projet. Depuis, voyant  l’intérêt qui se trouve dedans, je me suis dit pourquoi ne pas expérimenter une telle idée chez moi. C’est ainsi que j’ai décidé, depuis le 1er janvier 2011, de revenir au bercail (à Kaïlondji), au près de mes parents, pour initier ce microprojet que je suis avec d’autres activités génératrices de revenu. Grâce à ça, j’assure l’éducation de mes enfants et je m’en sors grâce à Dieu.

Guineematin.com : actuellement vous avez combien de ruches et où est-ce qu’elles sont placées ?

Bocar Sylla, apiculteur à Kaïlondji-Dando, dans la sous-préfecture de Sogolon

Bocar Sylla : Actuellement, j’ai une vingtaine de ruches installées ; mais, pas toutes habitées. Cette saison, j’ai été victime d’un feu de brousse ; sinon j’avais plus d’une cinquantaine de ruches. Bon nombre sont partis en flamme. Pour parer à cela, j’ai décidé d’installer désormais mes ruches sur les roches. Cela permet de limiter les dégâts en cas de feu.

Guineematin.com : Quelle est la quantité de miel que vous récoltez par ruche et comment vous faites pour la commercialisation ?

Bocar Sylla : Ça dépend du volume de la caisse en question. Par exemple, si ces caisses sont bien chargées, je peux avoir entre 30 à 35 kilogrammes de miel. Pour la commercialisation, depuis que les gens ont su que je suis dans cette activité, beaucoup de personnes viennent vers moi pour demander est-ce que j’ai du miel. Ils disent qu’ils ont appris que je fais du miel ; mais, pas comme les autres le fond et que mon miel est de qualité. Donc, les gens viennent vers moi pour se procurer du miel qui est très propre, parce que moi je n’utilise pas le feu et l’eau dans la récolte. Je ne brûle pas mon miel. Étant environnementaliste de profession, je suis contre toute pratique qui contribuerait à la destruction de la faune sauvage qui a tant d’intérêt économique pour la population. Parfois, je peux produire jusqu’à une tonne de miel par an. Et, pour un client qui vient jusque dans mon village, je peux lui vendre le litre à 20.000 francs guinéens. Donc, moins cher par rapport aux autres.  

Guineematin.com : dans cette activité, est-ce que vous bénéficiez du soutien de la part de l’Etat ou d’une ONG ?

Bocar Sylla : pour ne pas mentir, depuis que je me suis lancé dans cette activité, je n’ai obtenu de l’appui de personne. L’année dernière par exemple, la mission européenne était venue en Guinée dans le cadre d’un projet de miellerie. J’étais avec l’ex maire de la commune urbaine de Télimélé, monsieur Bantaya, on voulait coopérer avec eux pour installer une miellerie à Télimélé. Ils sont venus jusqu’ici pour voir ce que je fais. Ils m’ont posé assez de questions et m’ont promis que quand ils reviendront en Guinée, nous allons collaborer et travailler ensemble. Ils étaient très satisfaits du résultat qu’ils ont constaté sur le terrain.

Guineematin.com : à part vous, est-ce qu’il y a d’autres apiculteurs dans la préfecture de Télimélé ? Et si oui, est-ce que vous envisagez de créer une coopérative avec eux ?

Bocar Sylla : ce n’est pas exclu et c’est mon souhait le plus ardent. Même dans mon village ici, il y a assez d’apiculteurs ; mais, traditionnels. Eux, leur façon de récolter le miel est tout à fait différente de celle que moi je pratique. Et, il n’y a pas ce que je n’ai pas fait pour leur tirer par-là. Je n’ai pas manqué à leur dire venez, même si vous ne voulez pas abandonner les anciennes pratiques, mais ayez le courage de venir auprès de moi, coopérons et peut-être avec les résultats que nous allons obtenir, c’est possible que vous puissiez abandonner l’ancienne pratique qui n’est qu’une activité destructrice de l’environnement. Un apiculteur traditionnel peut sortir toute une journée en train de courir d’un buisson à l’autre, d’une montagne à l’autre à la recherche des essaims sauvages. De fois, ils ont du mal à coucher l’arbre où se trouve l’essaim. Ils peuvent passer jusqu’à 3 heures ou 4 heures en train d’abattre un arbre et que le résultat devient négatif. De fois ils ne parviennent même pas à avoir un ou deux litres de miel. C’est pourquoi, avec les ruches que vous voyez ici, si elles sont en maturité, vous pouvez facilement avoir 30 à 40 litres de miel.   

Guineematin.com : est-ce qu’il y a un produit particulier que vous utilisez pour attirer les abeilles vers vos ruches ?

Bocar Sylla : je n’ai pas un produit spécifique pour attirer les abeilles. Mais, dans l’installation des ruches, il faut tenir compte de la période. Autrement dit, ce n’est pas à n’importe quelle période que les abeilles peuvent venir habiter une ruche. En tout cas, c’est mon constat depuis que je me suis lancé dans cette activité. Mais, cela n’empêche, à chaque fois que j’en fabrique une nouvelle ruche, pour attirer les abeilles, j’utilise son propre produit qui n’est autre que la cire ou bien le miel lui-même. Avec la cire fondue, j’utilise des bandelettes de cire au niveau des barrettes et je viens frotter ça devant le trou de vol. Sans tarder, une ou deux jours après, je viens trouver qu’il y a déjà un essaim qui est installé. Parfois, j’utilise la poudre du riz mélangée avec de la pâte d’arachide et du miel que je viens frotter devant le trou de vol. A part cela, je n’utilise rien d’autre.

Guineematin.com : vous faites combien de récoltes dans l’année et quel est votre souhait aujourd’hui à travers cette activité?

Bocar Sylla : étant un amateur, j’ai besoin d’un encadrement solide pour être beaucoup  plus performant dans cette activité qui me passionne. Je peux faire une ou deux fois de récolte par an et par ruche. Mon souhait c’est de voir cette activité devenir une activité qui va s’étendre sur toute ma sous-préfecture et pourquoi pas ma préfecture, Télimélé. Je ne vous mens pas, si on tient avec tout le sérieux cette activité, on peut être à l’abri de beaucoup de maux. Parce que c’est une activité porteuse.

Les journalistes, Bachir Sylla et Alpha Assia Baldé en compagnie de l’Apiculteur, Bocar Sylla

Interview réalisée à Kaïlondji par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Siguiri : Tidiane Traoré, ancien ministre d’Alpha Condé, accusé de détournement d’un véhicule

15 juin 2021 à 12 12 00 06006
Elhadj Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

C’est une ‘’Mercedes 220’’ qui colle à la peau d’Elhadj Tidiane Traoré, l’ancien ministre délégué aux Transports du régime Alpha Condé. Il est pointé du doigt par Soma Touré, le président préfectoral de la confrérie des chasseurs de Siguiri et porte-parole de l’Union Manding. Ce dernier l’accuse ouvertement du détournement de son véhicule que le président Alpha Condé lui aurait offert au lendemain de l’élection présidentielle de 2015.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Siguiri, l’ancien ministre des transports a abusé de la confiance du chef de l’Etat pour faire main basse sur le véhicule de Soma Touré. Et, ce dernier ne compte plus se taire, d’autant plus qu’il soupçonne une mauvaise foi du ministre Elhadj Tidiane Traoré dans cette affaire.

Soma Touré, président des chasseurs de Siguiri

« Je vous parle et j’assume ! Car, j’ai toutes les preuves contre le ministre Tidiane Traoré pour le détournement de mon véhicule. Pendant la présidentielle 2015, j’ai utilisé mon véhicule et mon argent. Mon véhicule a été endommagé. Le président a pris l’engagement de rembourser le véhicule. Et, il a remis mon véhicule à Tidiane Traoré qui devait me le remettre à son tour. Quand la présidentielle de 2020 a été annoncée, j’ai rencontré Tidiane Traoré dans son domicile ici à Siguiri. Le président a appelé Tidiane Traoré et lui a posé la question « pourquoi  Soma n’a pas véhicule ? »  Et, Tidiane m’a plaidé d’attendre la fin des élections pour me rembourser. Et récemment, ma femme Ramatoulaye Diallo a réussi à rencontrer le président Alpha Condé à Conakry, Tidiane nous a donné un délai de deux mois. Cela fait aujourd’hui 4 mois. Et, quand je l’appelle au téléphone, il me répond qu’il n’a plus rien. Par son influence, aujourd’hui, Tidiane Traoré détourne mon véhicule », a accusé Soma Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guinéematin.com

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Maroc : les étudiants guinéens décident de paralyser l’Ambassade de Guinée

15 juin 2021 à 11 11 51 06516

Deux semaines après le déclenchement d’une grève générale et illimitée, les étudiants guinéens au Maroc décident de passer à la vitesse supérieure. Ils annoncent qu’ils vont paralyser les activités de l’Ambassade de la République de Guinée au Maroc à partir du 22 juin 2021. L’association des stagiaires, étudiants et élèves guinéens au Maroc (ASEGUIM) a annoncé cette décision dans un courrier publié ce mardi 15 juin.

« Depuis la grève médiatique pour les revendications mentionnées dans l’avis de grève du 1er juin 2021, l’ASEGUIM n’a eu aucun retour, ni le moindre agissement des autorités à faire considération de ce qui nous est de droit. Sur ce, l’ASEGUIM décide qu’à partir du 22 juin 2021, une suspension de tous les services consulaires de l’Ambassade de la République de Guinée au Maroc, à Rabat, et ce jusqu’à ce que les étudiants boursiers soient rétablis dans leurs droits », indique la note.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier de l’ASEGUIM :

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Conakry : le blogueur Alpha Diallo condamné pour outrage à agent

15 juin 2021 à 11 11 17 06176
Mamadou Alpha Diallo, président de l’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI)

Le tribunal de première instance de Dixinn a rendu sa décision ce mardi, 15 juin 2021, dans le procès de Mamadou Alpha Diallo, président de l’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI).

Le juge a renvoyé le prévenu des fins de poursuite pour les faits de violences et voie de fait. Par contre, il l’a déclaré coupable des faits d’outrage à agent et l’a condamné au paiement d’une amende de 500 000 francs et d’un franc symbolique à la partie civile. Mais, les avocats du blogueur ont immédiatement interjeté appel.

A rappeler que Mamadou Alpha Diallo a été interpellé le 3 juin 2021, au quartier Sonfonia (en haute banlieue de Conakry) après une dispute avec une policière qui l’accusait d’avoir des vitres teintées au niveau de sa voiture. Accusé d’avoir tenu des propos déplacés à l’endroit de l’agent de police et d’avoir déchiré son carnet, il a été conduit au commissariat central de Sonfonia.

Ce n’est que le lendemain que le président de l’association des blogueurs de Guinée a été libéré. A l’ouverture de son procès la semaine dernière, il avait rejeté en bloc les faits mis à sa charge, déclarant que c’est plutôt lui qui est victime dans cette affaire. Parce que, disait-il, même en étant en règle, il a été arrêté, violenté et placé en détention dans les locaux de la police.

Le procureur Daouda Diomandé avait requis 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis contre lui, tandis que les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe pure et simple du jeune activiste.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Labé : l’hôpital n’a que 12 poches de sang !

15 juin 2021 à 11 11 14 06146

Placée sous le thème : « donnez votre sang pour faire battre le cœur du monde », la journée internationale du don de sang a été célébrée hier, lundi 14 juin 2021, à Labé. Seulement, cette célébration est intervenue à un moment où le don de sang se fait rare dans cette préfecture ; et, la banque sanguine du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine est extrêmement dégarnie. Seules 12 poches existent dans le stock, alors que les besoins de transfusion sanguine sont récurrents dans la préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Apparemment, le don de sang ne signifie rien dans la préfecture de Labé. Les donneurs volontaires ne se bousculent pas au service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine. Et, pourtant, les besoins de transfusion sanguine sont énormes dans cette localité. Car, les interventions chirurgicales sont quasi-quotidiennes à l’hôpital régional. Mais, le stock de poches sanguine est très peu (moins d’une quinze de poches disponibles) ; et, les autorités sanitaires craignent une rupture de stock si les populations ne s’engagent pas à faire le don de sang une réalité.

Docteur Mamadou Aliou Baldé, responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé

« Nous disposons d’une banque sanguine solaire qui est fonctionnelle 24 heures sur 24. Nous nous faisons la collecte et il faut que les gens comprennent que si le stock n’est pas remplacé, il va disparaître. Sinon, nous avons 12 poches actuellement à la banque, mais cela ne peut pas suffire. Car, il faut que le stock soit remplacé à tout moment. C’est pourquoi, j’invite tout le monde à venir au niveau de notre service pour donner du sang afin de sauver des vies. Seulement, il faut préciser que ne peut donner du sang, toute personne d’abord qui est en bonne santé, une personne qui n’est pas atteinte d’une maladie transmissible, une personne qui n’est pas hypo-tendue ni hyper-tendue, une personne qui n’a pas une maladie du sang telle que la drépanocytose ou de certaines maladies chroniques comme le cancer et l’hémophilie. Si c’est une femme, il faut qu’elle ne soit pas en état de grossesse et que la femme ne soit pas en période de menstrues, que l’âge de la personne soit compris entre 18 et 55 ans », a indiqué Dr Mamadou Aliou Baldé, le responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kaloum : les programmes d’enseignement exécutés à 77,52%

15 juin 2021 à 10 10 46 06466

A quelques semaines des examens nationaux 2021, prévus au mois d’aout prochain, les acteurs concernés s’activent sur les préparatifs. Au niveau de ces préparatifs, la direction communale de l’éducation (DCE) de Kaloum accorde un intérêt particulier à l’état d’avancement des programmes d’enseignement dans les écoles.

Selon le premier responsable de cette direction, interrogé par un journaliste de Guineematin.com, ce lundi 14 juin 2021, ces programmes sont exécutés de nos jours à 77,52% dans cette commune. Un pourcentage que M. Ibrahima Yattara trouve raisonnable et même salutaire.

Ibrahima Yattara, Directeur Communal de l’Éducation de Kaloum

« L’état d’avancement des programmes est l’un des facteurs liés à l’organisation des examens nationaux, qui est contrôlé par l’inspection générale de l’éducation à travers un tableau de bord. Dans ce tableau de bord, on se retrouve à la 24ème semaine. L’avancement est dans les 77,52%. Ça c’est l’avancement général des classes d’examens.

Nous avons atteint ce pourcentage parce que les enseignants ont reçu leurs primes d’incitation et il n’y a pas de remous cette année. Un chiffre que je trouve salutaire, raisonnable et prévisionnel. Et je sais qu’avec ce taux, on peut programmer les examens », a-t-il indiqué.

Mais, même s’il se félicite du niveau d’avancement des cours, le directeur communal de l’éducation de Kaloum sait qu’à ce rythme, les programmes d’enseignement ne pourront pas être bouclés avant le début des examens nationaux (dont la date n’est pas encore connue). C’est pourquoi, il dit avoir donné des instructions pour l’organisation de cours de rattrapage dans les écoles.

« Nous allons traduire les écarts en nombre de jours de rattrapage. Mes services techniques ont réuni autour d’eux les censeurs des différents établissements pour faire un emploi du temps par matière pour des cours de rattrapage. C’est ce qu’on est en train de faire pour le moment afin de combler les lacunes pour nous pouvoir être au rendez-vous », annonce Ibrahima Yattara.

Selon le DCE de Kaloum, le nombre de candidats que sa commune va présenter aux examens nationaux de cette année n’est pas encore connu. Car les listes de candidatures déposées au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ne sont pas pour le moment validées.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Parlement : Honorable Domani Doré marque son retour et se confie à Guineematin

15 juin 2021 à 9 09 10 06106
Honorable Domani Doré, première secrétaire parlementaire

L’honorable Domani Doré est la première secrétaire parlementaire de l’Assemblée nationale et également conseillère municipale à Matoto, la plus grande commune de la capitale guinéenne. Depuis un certain temps, elle était absente du Parlement, suscitant assez de commentaires. Dans cet entretien accordé à Guineematin.com, le vendredi dernier, 11 juin 2021, l’ancienne ministre des Sports est revenue sur les raisons de cette absence et met un accent sur le bilan de la première année de cette législature, avant d’aborder d’autres questions liées à l’actualité nationale.

Décryptage !

Guinematin.com : ces derniers temps, vous avez manqué aux travaux de l’Assemblée nationale, provoquant beaucoup de commentaires et supputations. Dites-nous, ce qui explique cette absence ?

Honorable Domani Doré : je vous remercie de vous intéresser à cette fenêtre liée à mon jeune parcours à l’Assemblée nationale qui nous permet d’en apprendre de ce que nous souhaitons comme système de travail.

Il faut savoir que la pandémie a eu un effet positif en dépit de tout,  que nous appelons la migration liées à des habitudes de travail vers la digitalisation. C’est marrant que l’on estime que lorsqu’on n’est pas physiquement sur un site cela veut dire qu’on n’existe pas ou qu’on n’est pas en activité. C’est même triste ! C’est l’occasion de faire comprendre que quand on parle de 114 députés avec une majorité liée à celle que le RPG Arc-en-ciel conduit ici, nous avons réussi à développer un nouveau système de travail qui nous permet d’être utile sans avoir à se déplacer obligatoirement, surtout pour tout ce qui est lié à la lecture des lois, les débats et tout qu’il y a autour. De manière à ce que l’on puisse apporter son grain de sel sans avoir à se promener avec un stylo ou à se transposer.

Vous êtes conscients également que j’ai participé activement aux trois dernières élections : le référendum, les législatives et la présidentielle. C’était l’occasion pour moi de prendre un moment pour m’occuper d’autres choses pour que je puisse être amplement active pour la mission que je suis en train de conduire à travers cette mandature. Je rappelle que je suis également conseillère municipale à la Commune de Matoto…

Guineematin.com : vous voulez dire que vous avez toujours participé aux activités de l’Assemblée nationale, même si physiquement vous étiez absente ?

Honorable Domani Doré : je rappelle que le Bureau de l’Assemblée nationale est constitué du Président de l’Assemblée nationale, à qui je rends hommage et qui est assisté de cinq vice-présidents et de six secrétaires parlementaires dont je suis la première. C’est pour vous dire que tout est mis en place dans la nomenclature du Bureau Exécutif pour que les tâches qui doivent être faites de manière physique comme l’appel nominal durant les plénières, puissent être assurées par d’autres secrétaires parlementaires. Et que lorsqu’il s’agit des travaux liés à la production intellectuelle, à la contribution à l’analyse des documents que nous partageons, qu’on puisse le faire via des mails et par tout autre moyen lié au numérique. 

Guineematin.com : une année après l’installation de la 9ème législature, qu’est-ce qu’on peut retenir comme bilan ?

Honorable Domani Doré : d’abord, il faut savoir qu’on est sorti d’une période assez turbulente qui a permis aux Guinéens de se rendre compte que rien ne vaudra le droit, le calme, et d’ailleurs sur tous les cieux, quand on parle de démocratie, la possibilité de rendre au peuple son droit inaliénable qu’on appelle le droit de vote.  Pour parler de la 9ème législature, vous avez constaté qu’on a pu valider un plan quinquennal ce qui est très rare dans le travail de l’administration parlementaire. Lorsque nous parlons de l’Assemblée nationale à date, toutes les autres institutions du pays ont greffées leurs priorités aux réalités liées à la pandémie. Ce qui a amené le gouvernement à mettre en place un plan de riposte conséquent et qui requérait un avis de la législature. Le Parlement devrait donc intégrer cette dimension à la conduite des affaires à travers les analyses liées au budget national. À partir de 2020, le budget a été complétement chamboulé  et  ont influencé toutes les données liées à l’analyse des lois. il fallait faire des réaménagements pour être en phase avec la réalité qui voulait que la lutte contre la Covid soit considérée comme la priorité des priorités.

A ces réformes institutionnelles, il faut mentionner l’état attrayant de notre parlement avec une nette amélioration des commodités de travail.  C’est une grande avancée qu’il faut noter avec mention, sans oublier la reprise des travaux de construction du siège de l’assemblée nationale afin de lui rendre toute sa dignité au nom du peuple.

Guineematin.com : Cette session prendra fin le 5 juillet prochain. Qu’est-qui sera prévu à l’occasion ?

Honorable Domani Doré : À l’occasion de la cérémonie de clôture de cette session ordinaire unique, un accent particulier sera consacré au bilan de la première année de cette législature. Aujourd’hui le chronogramme de la dernière tranche de la session en fait mention d’ailleurs. D’ores et déjà, il faut saluer le leadership du Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Amadou Damaro Camara à propos des innovations qu’enregistrent sa mandature.

Guineematin.com : justement parlant de cette dernière tranche du chronogramme, l’on note l’absence de trois textes de lois qui ont toujours figuré dans l’agenda des députés. Il s’agit du projet de modification du Code électoral, de la CENI et de la Charte des partis politiques. Qu’est-ce qui explique ce changement ?

Honorable Domani Doré : je venais de donner une explication très  plausible à cela. Quelques soient les institutions qui se retrouvent, il y a ce qu’on appelle le chamboulement lié à 2020. Pour ma part, je pense que les Guinéens attendaient de ses dirigeants qu’ils fassent un bloc comme l’a souhaité le Président de la république Pr Alpha Condé. C’est à-dire faire une union sacrée autour de la pandémie qui devrait être une responsabilité partagée. Je ne suis pas sûr les Guinéens s’attendent à ce qu’on vienne leur parler de lois liées aux élections, alors que nous sortons d’une série de consultations électorales et qu’on nous soyons pas plutôt entrain de parler du choc économique qui a frappé le monde entier. Un ce choc économique qui a été  heureusement bien amorti par le gouvernement guinéen, grâce au plan de riposte qui a  même été salué par le Fonds monétaire international, FMI.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Crise à la Féguifoot : la mission FIFA-CAF ne veut pas rencontrer Antonio Souaré

15 juin 2021 à 8 08 40 06406

La mission conjointe FIFA-CAF, qui doit venir évaluer la situation liée à l’organisation du congrès électif de la Fédération Guinéenne de Football, arrive à Conakry en début de semaine prochaine. Dans un courrier adressé au secrétaire général de la FGF, l’instance dirigeante du football mondial annonce que ses deux émissaires vont séjourner du 21 au 24 juin 2021, en Guinée.

Ils vont rencontrer plusieurs personnalités, dont le ministre des sports, Bantama Sow, et le 1er vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, Amadou Diaby, mais pas le président de l’institution. Curieusement, Mamadou Antonio Souaré ne figure sur la liste des acteurs qui vont échanger avec la mission FIFA-CAF autour de la crise qui empêche la tenue du congrès de la Féguifoot.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier de la FIFA :

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