Ruée vers l’or à Gaoual : les autorités annoncent la fermeture des mines

8 juin 2021 à 20 08 32 06326

Face au flux massif de mineurs en direction de la préfecture de Gaoual, où deux mines d’or ont été détectées récemment, les autorités guinéennes ont décidé de prendre une mesure drastique. Il s’agit de la fermeture des mines d’or pour une durée indéterminée, à compter de demain, mercredi 9 juin 2021. Cette décision a été annoncée ce mardi 8 juin par le gouverneur de la région administrative de Labé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous assistons à l’arrivée dans les régions administratives de Labé et de Boké, des orpailleurs venus de la Haute Guinée, de la République du Mali, du Sénégal, de la Guinée Bissau et du Burkina Faso. Après évaluation de la situation sécuritaire par les services de défense et de sécurité de ces deux régions, nous enregistrons déjà six cas de décès des suites d’accidents. La sous-préfecture de Kounsitel et la préfecture de Gaoual sont totalement étouffées, avec un manque total de vivres et de lieu d’accueil.

Devant la progression massive et dangereuse des arrivées de partout en direction de cette petite localité, la certitude est que la population locale et les nouveaux arrivants, avec cette pandémie de coronavirus, sont exposés à tous les maux liés aux mines d’or. Par conséquent, en rapport avec nos différentes hiérarchies, les autorités administratives et élus locaux de ces deux régions, avons décidé la fermeture pure et simple et immédiate de cette nouvelle mine.

Pour ce motif, nous invitons tous les prétendants au déplacement à rester sur place. Ceux qui sont sur la route en direction de Gaoual, à retourner dans leurs localités respectives. Ceux qui sont sur le site, à se préparer à quitter immédiatement les lieux. A compter de demain, 9 juin 2021, une force mixte de défense et de sécurité sera déployée en vue du dégagement de tous les lieux occupés par les mineurs », a indiqué Elhadj Madifing Diané.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Ruée vers l’or à Gaoual : envahissement des localités, rareté de nourriture… Déjà 2 morts !

8 juin 2021 à 19 07 59 06596

Depuis quelques jours, la préfecture de Gaoual est subitement devenue l’eldorado du pays où l’or, la meilleure qualité selon les experts, a été découvert et exploité à ciel ouvert par des orpailleurs venus par des centaines de milliers à travers le pays, a appris Guineematin.com, de son correspondant local.

La découverte de l’or dans la préfecture de Gaoual, crée des appétits à travers tout le pays. Des milliers de personnes en voitures ou en motos continuent de rallier la localité à la recherche du métal jaune. Si l’on peut se réjouir de ce cadeau de la nature, il faut tout de suite commencer à déplorer les conséquences parfois dramatiques liées à cette nouvelle situation.

Déjà des morts sur le terrain

Selon le correspondant local de Guineematin.com, les accidents foisonnent à Gaoual. Notamment les accidents de moto dont l’un a couté la vie à une personne.

En deux jours, deux personnes ont perdu la vie. La première, Sory Condé, la trentaine et originaire de Dabola, a subitement perdu la vie, alors qu’il était en rang et sous un soleil de plomb devant le siège de la commune urbaine, pour faire enregistrer sa machine de détection hier, lundi 7 juin 2021.

A Toumbo Bowé, une des trois localités aurifères, située à 5 km de la commune urbaine de Gaoual, le vieux Thierno Samba Djarga Camara, imam du secteur appelé « 5 kilos », a été fauché par une moto, avant de rendre l’âme à l’hôpital.

Autorités débordées, des milliers de machines recensées

Des personnes venues de Mandiana, de Kankan, de Kérouané, de Siguiri, de Kouroussa, de Dabola et de la région de Labé, visiblement grossies par celles des localités environnantes de la commune urbaine de Gaoual ont pris d’assaut la préfecture à la recherche de l’or. Certaines informations font état de la présence des personnes de nationalités étrangères comme des Burkinabé, Ivoiriens, Ghanéens, Sénégalais et d’autres sont dans le lot de chercheurs de ce bonheur tout rêvé.

Dans la matinée de ce mardi, 08 juin 2021, ce sont 2005 machines de détection d’or qui ont été recensées par la commission préfectorale mise en place à cet effet. Et, le ticket d’entrée par machine est fixé entre 250 mille à un million de francs guinéens selon sa puissance.

Rareté de nourriture

En seulement cinq jours, la population de Gaoual a doublé, sinon triplé, estiment des habitants interrogés par notre correspondant local. Certains estiment à cent mille, le nombre de personnes qui vadrouillent à travers les trois localités aurifères en exploitation. Aujourd’hui, le sac de riz du pays (barabara) qui est habituellement vendu à 450 mille francs se négocie à 800 mille francs guinéens. Le kilogramme de riz importé se vend entre huit mille et neuf mille francs. Les condiments sont devenus rares et chers en cette interminable saison sèche. Le plat de riz est passé de cinq mille à 10 mille francs et à partir de 18 heures, il n’y a plus rien à manger.

Activités agricoles paralysées, craintes pour les écoles

Habituellement réputées agropastorales, les populations de la préfecture de Gaoual sont largement obnubilées par la recherche d’or. Ce qui a eu pour conséquences la paralysie des activités agricoles en ce début de saison des pluies, également perturbée par la rareté des pluies. Toutes les autres collectivités de la préfecture se sont vidées de leurs bras valides. De Wendou M’Bour à Malanta, en passant par Foulamory, Touba et Kakoni, les activités agricoles et commerciales sont fondamentalement affectées. Des étalagistes aux grossistes, tous les commerçants ont fermé portes et fenêtres pour aller dans les mines. Les champs on en parle pas. Tout est abandonné au profit des mines. L’autre crainte est le débrayage des écoles en cette fin d’année. Alors que plusieurs établissements avaient enregistré de mauvais résultats lors des derniers examens, les populations craignent que cette nouvelle situation ne vienne empirer la formation des enfants. Il faut noter que plusieurs écoles ont des contractuels et d’enseignants communautaires mal payés qui pourraient être tentés de changer de statut.

Les sites d’or se multiplient

Actuellement, les sites qui accueillent les chercheurs d’or sont passés de un à trois. Kassenga, dans la commune rurale de Kounsitel, Toumbo Bowé et Alphaya, dans la commune urbaine de Gaoual sont les trois localités où les orpailleurs découvrent presqu’à ciel ouvert des pépites d’or d’une qualité supérieure. Déjà, certains individus comment à changer de statut. On peu rencontrer plusieurs jeunes qui ont gagné entre dix et trente millions de francs guinéens. Certains exploitants ont pu avoir jusqu’à 120 millions de francs guinéens ! Le gramme d’or est vendu sur place à 450 mille francs et plusieurs négociants y ont déjà pris place.

Destruction de l’environnement

Aujourd’hui, les populations de Gaoual sont très préoccupées par cette exploitation sauvage qui détruit considérablement l’environnement. Mais, joint au téléphone par Guineematin.com, le Directeur préfectoral de l’environnement, Mamoudou Condé, a essayé de minimiser les dégâts pourtant visibles sur le terrain. Pour lui, cette exploitation artisanale d’or en cours n’affecte pas aussi dangereusement le couvert végétal. « Ce sont des trous de quelques centimètres de la terre arable qui est concernée. Aucun des orpailleurs n’est permis d’utiliser de gros moyens pour aller en profondeur. Les outils utilisés sont artisanaux et rudimentaires. Les arbres ne sont pas abattus, contrairement à certaines affirmations », a juré Mamoudou Condé.

Mais, de toute évidence, l’intérêt des populations locales et le pays tout entier passe par une réglementation de cette activité qui n’a pas une bonne cohabitation avec l’environnement. L’arrivée des sociétés d’exploitation industrielle respectueuses de l’environnement et du code minier guinéen est donc salutaire.

Moussa Gaoual Camara et Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Dialogue politique : Biro Soumah exige la présence de l’ONU pour diriger les discussions

8 juin 2021 à 19 07 52 06526
Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement

Le président du PPC (Parti pour le Progrès et le Changement) est prêt à participer à un dialogue politique avec le pouvoir guinéen, à une seule condition. Il faut que les discussions soient présidées par les Nations Unies, qui veilleront aussi à l’application des conclusions qui en sortiront. L’opposant l’a fait savoir dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 8 juin 2021.

A l’image de ses collègues de l’ANAD (Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie), Aboubacar Biro Soumah n’est pas enthousiasmé par le cadre de dialogue politique permanent, mis en place récemment par le président Alpha Condé. Le président du PPC (Parti pour le Progrès et le Changement) trouve que l’histoire récente de la Guinée ne plaide pas en faveur d’un nouveau dialogue politique inter-guinéen, tel que voulu par le pouvoir. Il se demande d’ailleurs si certains Guinéens sont amnésiques pour inciter l’opposition à participer à ce dialogue.

« Nous avons à faire à un régime qui a un système communiste, où la communication communiste prend le dessus. On nous parle de ce fameux cadre de dialogue politique permanent, comme si on avait oublié notre passé récent. Nous savons qu’Alpha Condé a fait 10 ans au pouvoir, mais la Guinée n’a jamais eu un cadre de dialogue sincère et réaliste. Malgré tout, on fait aujourd’hui encore un débat dans la cité autour de ce fameux dialogue. Je me demande qu’est-ce qui ne va pas avec la mémoire de certains Guinéens. Sinon, si quelqu’un gère un pays pendant 10 ans sans respecter même sa propre signature, pourquoi inciter les gens à aller au dialogue avec lui ? » S’interroge l’opposant.

Pour expliquer son étonnement, cet allier de Cellou Dalein Diallo rappelle que depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, « nous avons fait 5 dialogues, dont les conclusions n’ont jamais été appliquées.  On a même vu des cadres du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) et des membres du gouvernement nier avoir apposé leurs signatures sur un accord conclu au siège de l’UFDG. Or, Amadou Damaro Camara et Bouréma Condé avaient signé cet accord. Cela s’est passé devant moi. Mais après, ils ont nié carrément avoir apposé leurs signatures sur cet accord. Comment un pays peut aller de l’avant si ses dirigeants se comportent de la sorte ? ».

Le président du PPC précise que son camp n’est pas opposé à l’idée de dialoguer avec le pouvoir. Cependant, il n’est pas prêt à participer à un nouveau dialogue sans avoir la garantie que cette fois, l’accord qui sera obtenu sera appliqué. Et pour cela, l’opposant indique qu’il faut faire appel aux Nations Unies pour diriger les discussions et veiller à la mise en œuvre des conclusions qui en sortiront.

« Personne ne refuse le dialogue. Même au sein d’une famille, entre la femme et son mari, il y a le dialogue. Mais il faut que le dialogue soit sincère et que ce qui est conclu soit mis en application, au bénéfice de tout le monde. Mais si tel n’est pas le cas, je pense bien que le dialogue n’a pas sa place. Aujourd’hui, tout le monde a besoin de dialogue. Mais il faut que ce soit un dialogue sincère et honnête, qui sera piloté cette fois-ci par la communauté internationale, en l’occurrence les Nations Unies. On ne peut pas trouver un Guinéen qui pourra diriger ce cadre de dialogue et faire appliquer ses conclusions, car toutes les institutions sont inféodées au pouvoir exécutif », estime Aboubacar Biro Soumah.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Crise politique en Guinée : Sidya Touré au Quai d’Orsay…

8 juin 2021 à 19 07 44 06446
Sidya Touré et Mohamed Sall au sortir du Quai d’Orsay ce mardi, 08 juin 2021

Accompagné de son Directeur Cabinet, Mohamed Tall, le Président Sidya Touré a été reçu au Quai d’Orsay ce  mardi, 8 juin 2021, par le Directeur Afrique du département, M Christophe Bigot, rapporte la cellule de communication de l’UFR, le parti de l’ancien Premier ministre guinéen.

Pendant une heure et demi, les deux personnalités ont échangé sur la situation socio-politique de la Guinée. Le Président Sidya Touré a parlé à ses interlocuteurs de la précarité qui prévaut dans le  pays due à la mauvaise gouvernance et la corruption, l’absence de l’administration (l’État Néant), l’insécurité, le cas des prisonniers politiques, la liberté pour les partis politiques d’exercer leurs activités, le manque de liberté de circuler des acteurs socio-politiques…

Au sortir de  cette rencontre, le Président Sidya Touré s’est dit très satisfait des échanges avec Monsieur Bigot.

Par la Cellule de communication de l’UFR

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Procès du blogueur Alpha Diallo : le verdict attendu le 15 juin prochain

8 juin 2021 à 17 05 05 06056
Mamadou Alpha DIALLO, président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI)

Comme annoncé précédemment, le procès de Mamadou Alpha Diallo, président de l’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), s’est tenu ce mardi 8 juin 2021, au Tribunal de Première Instance de Dixinn. Après les réquisitions du procureur qui a requis 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis contre le prévenu, les avocats de la défense ont présenté leurs plaidoiries. Ils ont sollicité le renvoi de leur client des fins de poursuite pour délits non constitués, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Poursuivi pour outrage à agent, violences et voie de fait, Mamadou Alpha Diallo a comparu libre dans cette affaire. Il a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés, accusant la police de l’avoir arbitrairement arrêté et de l’avoir roué de coups, avant de le détenir dans les locaux du commissariat central de Sonfonia. Une version appuyée par ses avocats, qui ont tenté de démonter les accusations portées contre leur client. Répondant à la plaignante, Capitaine Findaba Kourouma, qui accuse le blogueur d’avoir déchiré son carnet, Me Lazare Gbillimou a déclaré que cette accusation a été montée de toutes pièces.

« C’est elle-même qui a déchiré le carnet parce qu’il a refusé de payer de l’argent qu’elle lui a réclamé. Si ce n’est pas elle, ce sont ses collègues qui ont déchiré le carnet. Donc ces infractions ne sont pas établies à l’égard de M. Mamadou Alpha Diallo. C’est tout simplement parce qu’il a refusé de payer de l’argent que cette affaire est venue jusque-là. On n’a pas rapporté les preuves des propos outrageants. C’est pourquoi nous vous demandons de le renvoyer des fins de la poursuite pour infractions non établies. Et vous avez la possibilité de statuer sur siège, car ce jeune n’est coupable de rien », a dit l’avocat, appuyés par ses confrères, Me Thierno Souleymane Barry et Me Halimatou Camara.

Revenant à la barre pour ses derniers mots, le président de l’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI) a dit croire en son innocence dans cette affaire. « Je n’ai pas insulté, je n’ai pas usé de violences. Je crois en mon innocence », a réitéré Mamadou Alpha Diallo.

Au lieu de statuer sur siège, comme l’a suggéré la défense, le tribunal a renvoyé le dossier au 15 juin 2021 pour rendre sa décision.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Lutte contre la COVID-19 : pas de vaccins dans plusieurs centres de santé à Kindia

8 juin 2021 à 16 04 54 06546

Alors que la campagne pour la vaccination contre la COVID-19 s’intensifie en Guinée, la préfecture de Kindia enregistre une rupture de vaccins dans plusieurs structures sanitaires de la place. Dans la matinée de ce mardi, 08 juin 2021, les doses ont manqué dans beaucoup de centres de santé de la ville. Plusieurs citoyens qui sont venus prendre leur seconde dose d’Astrazeneca ou de Sinovic ont été surpris par la rupture.

Selon des informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com à Kindia, cette rupture de vaccins dans les centres de santé n’est pas due à un manque de vaccins dans la cité des agrumes. Mais, ce sont les centres de santé concernés qui ont retardé à faire la commande au près des autorités sanitaires de Kindia.

A la direction préfectorale de la santé de Kindia, on assure que des doses, bien que insuffisantes, de vaccins ont déjà été acheminées dans certaines structures sanitaires où la rupture a été constatée.

« Il y avait certains centres de santé qui étaient en rupture ce matin. Ils ont retardé pour faire la commande, sinon on a un stock à la DPS (direction préfectorale de la santé). En  Astrazeneca on avait 720 doses et en Sinovac 920 doses. Donc, on vient tout de suite de servir le centre de santé de Manquepa 400 doses de Sinovac et d’Astrazeneca. Ils peuvent travailler pendant la journée. Tandis que les autres structures vont venir pour s’en servir, parce qu’on a encore des doses de Sinovac disponibles. Comme le stock est un peu minime, avant que la commande n’arrive, on ne prendra que ceux qui viennent pour la deuxième dose pour ne pas qu’il y ait des cris. Pour les autres qui sollicitent la première dose, ils n’ont qu’à attendre jusqu’à demain. Nous avons déjà fait la commande au niveau de l’ANSS », a indiqué Dr Saabillo Solano, pharmacien à la direction préfectorale de la santé de Kindia.

Face à l’inquiétude que cette rupture de vaccins avait commencé à susciter au sein des populations, notamment chez ceux qui ont déjà prise leurs premières doses, ce cadre de la DPS tente de rassurer. « Je demande aux citoyens de garder le sang froid. S’il y a quelqu’un qui prend une première dose, tu as le temps jusqu’à trois mois pour prendre la deuxième dose. Il ne faut pas qu’il y ait d’inquiétude pour ça. Le peu qu’on a ici va servir pour aujourd’hui et demain, en attendant que l’arrivée de la commande. Le stock arrivera d’ici demain. On a déjà fait la commande à la direction de l’ANSS », a dit Dr Saabillo Solano.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : (224) 628516796

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Trafic de faux billets : l’Ivoirien Jean Claude Yapi Yapo, jugé à Kankan

8 juin 2021 à 15 03 35 06356

Le procès de Jean Claude Yapi Yapo, un citoyen ivoirien accusé de trafic de faux billets, s’est tenu hier, lundi 7 juin 2021, au tribunal de première instance de Kankan. L’accusé a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, et le procureur a réclamé une peine de 20 ans de réclusion criminelle contre lui, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Fonctionnaire au trésor public ivoirien depuis plus de 21 ans, Jean Claude Yapi Yapo a été arrêté le 18 décembre 2020, au grand marché de Kankan, alors qu’il était venu échanger des montants de 20 000 dollars américains et de 5 000 000 de francs CFA en faux billets. La perquisition de sa chambre d’hôtel a permis de saisir des sommes supplémentaires de 10 000 dollars américains et de 1 000 000 de francs CFA. Ce qui fait un total de 30 000 dollars et 6 000 000 de francs CFA en faux billets.

Placé sous mandat de dépôt le 11 janvier 2021, l’accusé a comparu ce lundi 8 juin devant le tribunal de première instance de Kankan, où il a reconnu sans détour les faits articulés contre lui. Jean Claude Yapi Yapo a fait savoir que c’est un fonctionnaire à la retraite qui lui a remis cet argent en Côte d’Ivoire pour qu’il vienne l’échanger en Guinée.

Après les débats, le procureur a demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité de contrefaçon et détention de fausse monnaie, en application des articles 602 et 603 du Code pénal. Pour la répression, Aly Touré a requis 20 ans de réclusion criminelle et le paiement d’une amende de 1 milliard 554 millions de francs guinéens contre Yapi Yapo.

Une demande à laquelle s’est opposé l’avocat de la défense. Tout en plaidant coupable, Me Koné a réclamé des circonstances atténuantes en faveur de son client. Il a souhaité que l’accusé soit condamné à 10 ans d’emprisonnement assorti de 9 ans de sursis.

Après avoir entendu les différentes parties, le juge Ansoumane Kpoghomou a renvoyé le dossier 21 juin 2021 pour rendre sa décision.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com    

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Ouverture du dialogue, bisbilles au sein de l’UFDG : ce qu’en dit Jacques Gbonimy

8 juin 2021 à 14 02 44 06446

Depuis quelques jours, le débat sur l’ouverture d’un dialogue pour décrisper le climat politique en Guinée focalise l’attention et fait couler assez d’encre et de salive dans le pays. Ce débat, alimenté par la demande d’aller au tour de la table formulée par certains cadres de l’UFDG (Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé) écroués à la maison centrale de Conakry depuis le lendemain de la présidentielle du 18 octobre dernier en Guinée. Cette demande des prisonniers politiques est largement commentée par l’opinion ; et, au sein de l’UFDG elle est même sujet de division. Certains cadres de ce parti d’opposition tiennent à clouer le bec à d’autres du même bord et qui n’ont pas l’air d’accepter d’aller dans le sens du dialogue en ces moments de tempêtes éprouvantes pour l’UFDG. Mais, pour le président de l’UPG (union pour le progrès de la Guinée), nul ne refuse d’aller au dialogue s’il y a la sincérité et la bonne foi des acteurs.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 07 juin 2021, l’opposant Jacques Gbonimy a laissé entendre que tout le monde reconnaît la vertu du dialogue ; mais, dans le cas guinéen, il faut des préalables.

Jacques Gbonimy, président de l’UPG

« Si nous prenons un peu l’historique, le 22 mars 2020 il y a eu des élections couplées : législatives et référendum. Ce qui s’est passé, ce qu’il y a eu des gens qui ont perdu la vie, certains ont été emprisonnés et il y a eu beaucoup de blessés. Nous sommes arrivés à la présidentielle du 18 octobre avec un certain nombre de candidats. Au sortir, il y a eu une crise réelle parce qu’un candidat a gagné dans les urnes et un autre a été déclaré par la CENI et la Cour constitutionnelle. Donc, si aujourd’hui, il doit y avoir débat, le débat doit être sur le contentieux électoral ; parce que toute la crise que nous vivons est partie de ce contentieux électoral. Tout le monde parle de dialogue ; mais, beaucoup ne savent pas sur quoi on va dialoguer et quels sont ceux qui sont concernés par ce dialogue. Aujourd’hui, il faut définir ce cadre de dialogue et à l’intérieur de ce cadre, définir ceux qui sont concernés et les thèmes à débattre », a indiqué Jacques Gbonimy.

Parlant de la tribune des trois opposants qui appellent au dialogue, le président l’UPG invite à faire la part des choses.

« Concernant nos collègues qui sont en prison, c’est vrai aujourd’hui c’est le souci de tous les Guinéens ; mais, il faut aussi faire une différence entre les thèmes du dialogue et les préalables. Leur libération constitue pour nous un préalable pour aller à ce dialogue et non un thème à aller débattre pendant le dialogue. Donc, nous nous demandons aujourd’hui la libération de nos collègues ; et si encore on ne veut pas les libérer, puisque le dossier est vide, qu’on les juge et qu’on les libère à partir de la justice parce que depuis plusieurs mois ils sont incarcérés. Ils ne peuvent pas continuer à vivre en prison. On sait qu’au niveau de la justice même, c’est devenu une patate chaude dans ses mains. Mais, si cette justice est impartiale comme les magistrats le disent, qu’on juge nos collègues et qu’on les libère ; mais, pas sur la base du compromis ou des négociations. Il faut que la justice soit impartiale par rapport au dossier », a martelé Jacques Gbonimy.

A en croire l’ancien commissaire de la CENI et actuel président de l’UPG, c’est le manque de confiance entre les acteurs qui empêche encore la tenue d’un dialogue pour décrisper la sphère politique. Car, les mauvaises souvenirs des dialogues antérieurs et dont les conclusions n’ont jamais été appliquées sur le terrain hantent encore les esprits et aliment suspicions et méfiances entre les acteurs politiques.

« Personne n’est fermé au dialogue. Mais, il s’agit de voir de quoi on va dialoguer et qui sont ceux qui sont concernés. Puisque de par le passé, les dialogues n’ont jamais eu de suite, sans que les résolutions ne soient appliquées. C’est ce manque de confiance qui fait qu’on a des difficultés pour aller autour de table. On ne croit pas à la sincérité de ceux qui veulent qu’on aille au dialogue, sans quoi personne ne s’oppose à un dialogue s’il est sincère et que les résultats qui en sortiront vont être appliqués. Il faut aussi un dialogue entre ceux qui ont des contentieux ; mais, on ne peut pas se lever un bon matin et dire que ça ne va pas en Guinée, on va aller au dialogue. Nous nous pensons que le conflit part des élections du 18 octobre et ceux qui doivent aller au  dialogue ne sont que ceux qui sont concernés par les résultats de ces élections », a fait savoir Jacques Gbonimy.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Accident de circulation sur le pont de Kobaya : 3 blessés dont 1 grave

8 juin 2021 à 14 02 41 06416

Un accident de la circulation s’est produit cet après-midi mardi, 8 juin 2021, sur le pont qui sépare les quartiers de Lambanyi et Kobaya dans la commune de Ratoma. C’est une moto tricycle qui est entrée en collision avec un taximoto en provenance de Kobaya pour Lambanyi. Le bilan fait état 3 blessés (dont un grave). Ils ont a été transporté dans l’urgence à l’hôpital, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le conducteur du tricycle impliqué dans cet accident, c’est le conducteur de taximoto qui a été à l’origine de cet accident.

« Je quittais Lambanyi et je venais vers Kobaya. Arrivé sur le pont de Kobaya ici, j’ai vu un motard qui venait en vitesse, moi j’ai voulu l’éviter, malheureusement je n’ai pas pu contrôler le poids de ma moto et je me suis retrouvée dans le ravin. Il y a une seule personne qui a été gravement blessée. C’est le taxi-motard. On l’a envoyé à l’hôpital, mais il saignait beaucoup. Il y a eu deux autres qui ont été légèrement blessés », a expliqué sous anonymat le chauffeur du tricycle.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

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Tribunal de Dixinn : le procureur demande la condamnation du blogueur Alpha Diallo

8 juin 2021 à 14 02 34 06346
Alpha Diallo, président de l’ABLOGU

Le procès de Mamadou Alpha Diallo, président de l’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), s’est ouvert ce mardi, 8 juin 2021, au Tribunal de Première Instance de Dixinn. Poursuivi pour outrage à agent,violences et voie de fait, le prévenu a plaidé non coupable. Au terme des débats, le procureur a réclamé une peine de 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis contre lui, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Mamadou Alpha Diallo a comparu libre devant le tribunal correctionnel de Dixinn. A la barre, le prévenu est revenu sur son interpellation, le 3 juin dernier, suite à une altercation avec un policier, au rond-point de Sonfonia. Il a rejeté les faits articulés contre lui, soutenant avoir été « doublement violenté » par les agents de police. « Je revenais de N’Zérékoré ce jour. Quand je suis arrivé à Sonfonia, une policière m’a demandé les papiers du véhicule. Je les lui ai remis, j’étais en règle. Mais elle a dit que j’étais en infraction, que je portais des chaussures non fermées. Je suis descendu de la voiture pour lui montrer que je porte des chaussures fermées.

Par la suite, elle m’a dit que la voiture est teintée. Elle est allée dire que mon véhicule est teinté. C’est en ce moment que Mme Kourouma a commencé à écrire l’infraction sur son carnet d’infractions. J’ai touché le carnet en lui demandant d’aller voir le véhicule d’abord, parce que mon véhicule n’est pas teinté. Elle a retiré le carnet avec force. Donc il y a eu pression, et moi j’ai laissé le carnet avec elle. C’est au commissariat qu’on m’a montré le carnet déchiré. Au commissariat, ils m’ont roué de coups, avant de me mettre en détention. J’ai été doublement violenté au commissariat par les agents », a expliqué le président de l’association des blogueurs de Guinée.

Une version démentie par la plaignante, Capitaine Fendaba Kourouma. La policière dit avoir été insultée et humiliée par le prévenu. « Il était très sûr de lui. Dès qu’on l’a interpellé, il a donné les papiers à la dame. Il est allé stationner à l’angle du carrefour. Il est venu en disant : les policiers sont là pour faire des bavures, pour faire de l’arnaque. Quand j’ai fait sortir le carnet, il a tiré le carnet et l’a déchiré. C’est ainsi qu’on s’est embarqué pour aller au commissariat. Et lorsqu’on est arrivé au commissariat, il n’a pas été frappé, ni insulté. C’est lui qui était venu m’insulter et m’humilier », a déclaré le capitaine Finaba Kourouma.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a dit que Mamadou Alpha Diallo s’est effectivement rendu coupable des infractions qui lui sont reprochées. Pour cela, il a demandé au tribunal de le sanctionner en le condamnant à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis. « Il y a eu bel et bien outrage à agent, violences et voie de fait. C’est pourquoi, le ministère public vous demande de condamner Mamadou Alpha Diallo à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis », a requis le représentant du ministère public.

Après les réquisitions du procureur, c’est au tour des avocats de la défense de prendre la parole pour leurs plaidoiries.  

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel 620589527/664413227

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Le fédéral de l’UFR à Washington nommé par Alpha Condé : « une surprise pour nous », dit le parti de Sidya Touré

8 juin 2021 à 12 12 12 06126
Saîkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Le président Alpha Condé vient de piocher encore dans les rangs de l’union des forces républicaines (UFR) de l’ancien Premier ministre Sidya Touré. Dans un décret rendu public les ondes des médias d’Etat hier, lundi 07 juin 2021, le chef de l’Etat guinéen a nommé Lamine Sununu Kaba, jusque-là fédéral de l’UFR à Washington (aux Etats-Unis), au poste de « premier conseiller du Premier ministre Kassory Fofana ». Cette nomination ce cadre de l’UFR serait vraisemblablement une « surprise » pour les dirigeants du parti républicain. Et, le secrétaire exécutif dudit parti ne cache pas son étonnement.

Dans un court entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mardi, 08 juin 2021, Saïkou Yaya Barry a évoqué « une regrettable perte » qui prouve une fois de plus que « le RPG n’a pas de ressource » en son sein.

« Monsieur Sununu était notre fédéral à Washington. Ça a été une surprise pour nous d’entendre ce décret de nomination. Mais, j’avoue que la lutte politique, c’est la lutte politique. Il y a certains qui descendent, il y en a d’autres qui montent. C’est vrai que c’est regrettable de perdre un cadre qui était avec nous depuis le début de ce combat. Mais, il faut encore retenir qu’on se rend compte définitivement que le RPG n’a pas de ressource, que pendant 30 ans ils sont en train de se battre pour le pouvoir ; mais, c’est d’autres personnes qui en bénéficient. Et, le seul orphelin dans cette affaire, c’est le RPG », a dit Saïkou Yaya Barry.

Poursuivant son speech, le secrétaire exécutif de l’UFR a laissé entendre que « ceux qui peuvent changer la Guinée sont actuellement à l’opposition ». Il a également souhaité bon vent à Lamine Sununu Kaba.

« Nous nous réjouissons de faire savoir au monde que les cadres compétents sont avec nous. Même si certains quittent le parti, aujourd’hui il faut reconnaître que l’essentiel de ceux qui peuvent changer ce pays se trouvent à l’opposition ; et donc à l’UFR. C’est la raison de ce comptage à la recherche de recrutement de nos responsables. Je dis bon vent à monsieur Sununu qui a quand-même lutté pendant des années avec nous. Et, aujourd’hui, tout ce que nous pouvons dire c’est qu’il est rentré dans un système qui ne peut lui permettre de faire un travail sérieux », a indiqué Saïkou Yaya Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : ce qui a favorisé le retour d’exil de Soulay Thiâ’nguel…

8 juin 2021 à 11 11 45 06456
Souleymane Thiâ’nguel Bah

Retour au bercail pour Souleymane Bah, plus connu sous le nom de Soulay Thiâ’nguel. L’ancien directeur de la communication de l’UFDG est rentré en Guinée dans la soirée du lundi, 7 juin 2021, après cinq ans d’exil en France. Son retour fait suite à des négociations qu’il a menées avec l’aide de certains de ses amis autour du président Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est en 2016, après le meurtre du journaliste Mohamed Koula Diallo devant le siège de l’UFDG, à Conakry, que les ennuis ont commencé pour Souleymane Thiâ’nguel Bah. Alors directeur de la cellule de communication du principal parti d’opposition du pays, cet écrivain et metteur en scène, qui donnait des cours dans plusieurs universités du pays, a dû quitter la Guinée pour éviter de se faire arrêter. Il était déjà en France lorsque le procès des auteurs présumés de ce crime s’est tenu.

A l’issue du procès, le Tribunal de Première Instance de Dixinn (Conakry 2) a condamné par contumace un certain Thiâ’nguel, sans donner plus de détails sur son identité, à la réclusion criminelle à perpétuité. Mais lorsque l’affaire est arrivée devant la Cour de justice de la CEDEAO, basée à Abuja (Nigeria), l’Etat guinéen a précisé que le nommé Thiâ’nguel qui a été condamné n’est pas Souleymane Thiâ’nguel Bah de l’UFDG. Un soulagement pour l’opposant qui, normalement, avait désormais la latitude de rentrer dans son pays, sans crainte.

Mais malgré son envie de revenir en Guinée, Soulay Thiâ’nguel est resté sur ses gardes pour éviter de tomber dans un piège. Selon nos informations, il a mené des démarches, avec l’aide de certains de ses amis autour du président Alpha Condé pour réparer l’injustice dont il a été victime : celle de vivre en exil pendant cinq ans pour un crime qu’il n’a pas commis. Ce qui l’a empêché même d’assister aux obsèques de son père, décédé pendant qu’il était en exil. Ayant su tous les détails sur l’affaire, Alpha Condé aurait donné des instructions pour que le jeune opposant puisse rentrer en Guinée, en toute sécurité́, en toute sérénité́.

Comment réagira l’UFDG face à cette situation ?

Pour l’instant, le principal parti d’opposition du pays, qui ne reconnaît pas la réélection du président Alpha Condé pour un troisième mandat, n’a pas fait de réaction officielle. Mais selon des indiscrétions, certains membres de la formation politiques accusent Soulay Thiâ’nguel d’avoir négocié son retour pour aller au gouvernement. Ce que dément catégoriquement une source du dossier, qui assure que cette question n’a jamais été́ abordée au cours des discussions qui ont permis le retour de M. Bah.

« Espérons seulement que les militants et responsables de l’UFDG ne jetteront pas Souleymane Thiâ’nguel Bah en pâtures. Car sa loyauté́ n’a jamais fait défaut. Au moment où on a pensé́ qu’il allait se retourner contre son parti, il est resté droit dans ses bottes. Il a continué́ à défendre l’UFDG malgré́ son exil », rappelle notre source.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Viol sur une mineure de 13 ans : Issiaga Camara reconnu coupable et condamné à 10 ans de prison

8 juin 2021 à 10 10 50 06506
image d’archive

Les faits pour lesquels Issiaga Camara a été reconnu coupable et condamné ce lundi remontent au 7 juillet 2019 à Yattayah, un quartier de la commune de Ratoma. A cette date, aux environs de 20 heures, une fillette de 13 ans a été victime de viol. Et, c’est Issiaga Camara qui a été indexé et mis aux arrêts pour ce crime. Il a alors été déféré devant le parquet de Dixinn et conduit en prison à la maison centrale de Conakry. Et, finalement, il a été présenté devant le tribunal criminel pour y être jugé.

A la barre, ce jeune accusé a réfuté les faits de viol articulés à son encontre. Cependant, il a reconnu avoir introduit ses doigts dans le vagin de la fillette dont on l’accuse avoir violé. « J’ai utilisé mes doigts pour la pénétrer. Mais, c’est avec son consentement », a déclaré Issiaga Camara devant le tribunal.

En détention depuis juillet 2019 pour « viol » sur une mineure âgée de 13 ans, Issiaga Camara a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle hier, lundi 07 juin 2021, par le tribunal de première instance de Dixinn. Le ministère public avait requis 6 ans de réclusion criminelle contre ce jeune accusé de 32 ans, mais le tribunal s’est montré plus sévère dans sa décision, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans ses réquisitions, le ministère public a fait remarquer « qu’on ne peut pas parler de consentement avec une mineure âgée de 13 ans ». Et plus grave, ajoute le parquet, « le jeune violeur avait consommé du chanvre indien avant d’abuser sexuellement de la fillette au bord de la mer ». Finalement, il a demandé au tribunal de condamné Issiaga Camara à 6 ans de réclusion criminelle pour les faits de viol poursuivis à son encontre.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Mohamed Abou Camara, a laissé entendre que les faits mis à la charge de son client ne sont pas constitués. « Aucune preuve n’a été démontrée devant votre tribunal. Je vous demande de le renvoyer des fins de poursuites pour crime non constitué à son égard », a-t-il plaidé.

Finalement, le tribunal a reconnu Issiaga Camara coupable de viol sur mineure et l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Guinée : le député Kaly Bah appelle au rétablissement de la peine de mort

8 juin 2021 à 9 09 28 06286
Mamadou Kaly Bah, premier vice-président de la Commission Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication de l’Assemblée nationale

Le député Mamadou Kaly Bah, premier vice-président de la Commission Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication de l’Assemblée nationale, souhaite le rétablissement de la peine de mort en Guinée. Ce haut responsable du parti UFC (Union des Forces du Changement) estime qu’une telle décision permettrait de réduire de façon drastique les crimes (assassinats, viols, etc.) dans le pays. Il l’a fait savoir au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com le samedi dernier, 5 juin 2021.

« Aujourd’hui, en Guinée, il y a beaucoup de tueries. Si ce n’est pas les accidents de circulation, ce sont des criminels qui tuent de façon impunie. Chaque jour qui passe, nous apprenons qu’il y a au moins quatre viols sur l’étendue du territoire guinéen. Des viols sur mineures, sur des bébés de 6 à 7 mois même. Tous ces violeurs sont parfois appréhendés et envoyés dans les prisons et libérés en un laps de temps. Ceux qui tuent, ils tuent de façon impunie. Même si on les emprisonne, puisque nous savons que nos prisons sont moins sûres, ils sont soit libérés ou ils s’évadent pour commettre les mêmes crimes. Ils récidivent en quelque sorte. C’est pourquoi, moi, je propose qu’on rétablisse la peine de mort », a expliqué le parlementaire.

Pour lui, même la réclusion criminelle à perpétuité, prévue par la loi guinéenne, a montré ses limites. « Même ceux qui sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité parviennent à sortir. Et lorsqu’ils sortent, le plus souvent, ils récidivent en tuant des personnes. Mais, les personnes tuées n’ont-elles pas droit à la vie ? Celles qui sont violées : les jeunes filles, les mineures, les bébés qui sont violées, elles deviennent malades. C’est pourquoi il faut sévir. Et pour servir, il faut rétablir la peine de mort », estime le vice-président de l’UFC, parti dirigé par Aboubacar Sylla, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Mamadou Kaly Bah annonce qu’il va mobiliser les députés qui ont la même position que lui sur cette question pour mener ce combat au parlement. « Je suis sûr et certain qu’il y a beaucoup de députés qui vont me soutenir dans ce combat. Et je suis sûr qu’au sein de la population, il y a beaucoup qui soutiennent le rétablissement de la peine de mort dans ce pays. Parce que ce pays doit être géré avec la plus grande rigueur pour éviter de laisser s’installer le désordre. Ceux qui tuent et violent, ils le font parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas tués. Mais, s’ils savent qu’en le faisant ils seront tués, ils vont cesser », soutient le député.

Saïdou Hady Diallo Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Conakry : un vieux fait plus de 2 ans de prison pour un viol qu’il n’a pas commis

8 juin 2021 à 9 09 17 06176

Âgé d’une soixantaine d’années, Mamadou Chérif Diallo est incarcéré à la maison centrale de Conakry depuis le 21 février 2019 pour un viol présumé qu’il aurait commis sur une mineure. Son procès s’est tenu hier, lundi 07 juin 2021, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Et, à l’issue des débats, ce vieil homme a été renvoyé des fins de la poursuite pour crime non constitué. Il recouvre ainsi la liberté avoir passé exactement 2 ans 3 mois et 16 jours en prison, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire qui a jeté l’anathème, le discrédit, l’humiliation, le déshonneur sur lui et qui lui a volé plus de deux ans de sa vie d’homme libre, Mamadou Chérif Diallo y a été en pâture par Alhassane Goubou Diallo. C’est ce dernier qui, apparemment sans aucune preuve, l’a accusé de viol sur sa fille mineure et l’a jeté en prison. Et pourtant, au moment où on portait cette grave accusation à son encontre, Mamadou Chérif Diallo était malade et souffrait d’un problème urinaire. Il se souvient encore de ce jour funeste où on l’accusait et le blâme, en dépit de l’innocence qu’il clamait de toutes ses forces. Et, ce lundi à la barre, il est revenu sur cette histoire pour éclairer la religion du tribunal en charge de le juger.

« Ce jour, j’étais malade ; parce que j’avais un problème urinaire. Mes urines ne sortaient pas normalement et parfois elles ne sortaient pas. Je suis allé voir un médecin qui m’a donné des produits et qui m’a dit de revenir à la maison et que ça allait se débloquer. Quand j’ai pris les produits, je me suis mis sur un banc non loin de la toilette. Il n’y avait pas de courant. J’ai eu le besoin d’aller me mettre à l’aise ; mais, je ne savais pas que la fille (sa présumé victime) était à l’intérieur de la douche. C’est une toilette commune qui n’a même pas de porte, c’est moi qui aie attaché une bâche pour couvrir l’intérieur.

Dès que je suis rentré, j’ai trouvé la fille et je me suis retourné aussitôt pour me mettre à l’aise à côté. J’avais tellement mal, j’ai même mouillé mon pantalon. C’est ainsi que le père de la fille est venu me dire qu’il n’a pas confiance à moi, car il m’a vu revenir de la douche alors que sa fille était là-bas. Mais, que si j’accepte, on peut régler à l’amiable. Je ne lui ai même pas répondu, parce que ce n’est pas ce qui me préoccupait. C’est ainsi qu’il est allé à la gendarmerie rédiger une convocation et venir déposer chez le chef du quartier.

Tous nos voisins lui ont déconseillé, parce qu’ils savaient tous que ce sont des accusations sans fondement. Mais, en tant que citoyen et sachant que je ne me reproche de rien, je suis allé me présenter librement à la gendarmerie. C’est ainsi qu’on m’a conduit devant le juge d’instruction qui m’a aussi déféré à la maison centrale. Et finalement, le plaignant même a écrit pour une lettre de désistement pour dire qu’il m’accuse à tort », explique Mamadou Chérif Diallo, tout en précisant qu’il n’a jamais touché à la fille de son accusateur Alhassane Goubou Diallo.

En effet, cette « lettre de désistement » mentionnée par l’accusé a été déposé au tribunal de première instance de Dixinn le 11 novembre 2019 (soit près de 9 mois après que Mamadou Chérif Diallo ait été placé sous mandat de dépôt). Mais, malgré que son accusateur avoué l’avoir accusé à tort dans cette affaire, le tribunal de Dixinn ne s’est pas penché sur ce dossier pour démêler très vite le vrai du faux pour éviter de maintenir un innocent en prison. Une attitude que déplore même Alhassane Goubou Diallo qui considère la justice comme le geôlier de Mamadou Chérif Diallo. Car, appelé à la barre pour être confondu à son accusé, Alhassane Goubou Diallo a déclaré devant le tribunal qu’il a accusé à tort Mamadou Chérif Diallo et qu’il l’avait aussi dit à la justice.

« Je n’ai pas beaucoup de choses à dire. La façon dont les gens m’ont expliqué, ce n’est pas comme ça que les choses se sont passées. C’est pourquoi j’ai écrit une lettre de désistement le 11 novembre 2019 ; mais, c’était trop tard parce que monsieur Diallo était déjà en prison. C’est vrai, la manière dont je l’ai vu sortir de la toilette m’a laissé des doutes ; mais, au finish j’ai compris que je l’accuse », s’est confessé brièvement Alhassane Goubou Diallo.

N’ayant aucune preuve, ni aucun témoin (pas même une déposition à charge contre l’accusé) sous la main, le ministère public s’est vu dans l’obligation de requérir la relaxe pure et simple de Mamadou Chérif Diallo.

«Au niveau de l’enquête préliminaire, la fille avait déclaré qu’elle a un copain dans son école et que personne ne sait ce que les deux font… Par conséquent, le ministère public requiert qu’il vous plaise de faire application à l’article 544, déclarer Mamadou Chérif Diallo non coupable des faits qui lui sont reprochés et le renvoyer à des fins de poursuite pour délit non constitué », a requis le procureur audiencier.

Ces réquisitions du ministère public ont conforté la position de la défense qui, sans grand discours, a aussi demandé la relaxe de son client.

Finalement, le tribunal, dans son délibéré, a déclaré Mamadou Chérif Diallo non coupable des faits de viol qui lui sont reprochés et l’a renvoyé des fins de poursuite.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Congrès de la Féguifoot : la FIFA demande de « surseoir à toute activité relative au processus électoral »

8 juin 2021 à 8 08 21 06216
Gianni Infantino, président de la FIFA

Dans un courrier adressé hier, lundi 7 juin 2021, à la Fédération Guinéenne de Football (FGF), la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a ordonné la suspension de toute activité relative au processus électoral qui doit permettre le renouvellement du Comité exécutif de la FEGUIFOOT.

L’instance dirigeante du football mondial justifie cette décision par le fait qu’elle a été informée par diverses sources de dysfonctionnements au sein de certains organes de la FEGUIFOOT et de possibles violations des statuts et règlements applicables en relation avec le processus électoral.

Dans ce contexte, ajoute la FIFA, « il nous apparaît actuellement impossible de laisser sans autre mesure de soutien les instances de la FEGUIFOOT établir une feuille de route en vue d’organiser à nouveau les élections comme demandé par la FIFA dans sa lettre du 17 mai 2021 ».

Face à cette situation, elle annonce l’envoi d’une mission conjointe FIFA-CAF en Guinée « pour discuter avec toutes les parties prenantes et évaluer la situation, de façon à nous permettre d’avoir une vue d’ensemble à ce sujet et d’intervenir activement au besoin pour garantir un déroulement du processus électoral conforme aux exigences imposées à tous nos membres ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier de la FIFA :

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