Droit au développement : la Guinée vers la mise en place d’une expertise nationale

16 juin 2021 à 21 09 17 06176

Par le service de communication du ministère de la Citoyenneté et de l’Unité nationale : Madame la Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale a officiellement lancé ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry (Hôtel NOOM) un atelier de formation sur le droit au développement. L’initiative  est du département de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). L’objectif est de former une expertise nationale sur le droit au développement.

Les travaux de cet important atelier dureront deux jours et  regroupent des représentants des différents Départements Ministériels, des agences des Nations Unies  et d’organisations de la Société Civile. L’atelier est animé par les  cadres du HCDH  et ceux du Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale. Ils se relayeront à tour de rôles et débattront de tout le contour de cette importante problématique. Cette première journée a été consacrée à la définition du concept, à sa différence et son interdépendance avec les autres catégories des droits de l’homme. A l’issue des exposés, des débats fort enrichissants interviendront et contribueront à la compréhension des préoccupations des uns et des autres.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le discours de madame la ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale lors de l’ouverture officielle de la cérémonie :

Monsieur Le Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Guinée ;

Mesdames et Messieurs les représentants des départements ministériels,

Chers Participants,

Mesdames et Messieurs ;

Nous voici réunis ce matin, pour lancer l’une des toutes premières activités de la mise en œuvre du programme pilote sur le droit au développement en Guinée.

A cette solennelle occasion, je voudrais remercier le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits l’homme en général et sa représentation en Guinée en particulier, pour le soutien constant qu’ils  ne cessent d’apporter au Gouvernement Guinéen dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans notre pays. Qu’ils trouvent ici par ma voix, la gratitude du Gouvernement de la République de Guinée, avec le ferme espoir que ce soutien  ira en s’intensifiant et en se  diversifiant, compte tenu du caractère dynamique des droits de l’homme.

Monsieur le Représentant, Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez certainement, la Guinée s’est engagée comme Etat pilote dans le cadre de la mise en œuvre du droit au développement. Cet engagement a été formalisé lors du passage de notre pays, au titre de son troisième examen périodique universel (EPU) à Genève en janvier 2020. En raison de nombreux efforts fournis par le Gouvernement de la République de Guinée en matière de promotion et de protection des droits de l’homme, sous le leadership de Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé,  la demande de la Guinée a été acceptée. C’est dire que désormais, dans le cadre de la mise en œuvre effective du droit au développement, notre pays est scruté et suivi de par le monde entier. Cela implique donc, de la part de la Guinée, de donner des gages certains dans la mise en œuvre effective de cette problématique essentielle qui est au cœur de toutes les politiques de développement  notamment les Objectifs du Développement durable (ODD).

Mais comment tenir un engagement aussi important, sans développer des compétences internes qui puissent porter cette problématique afin de permettre à notre pays de respecter son engagement ? Votre présence ici ce matin constitue le premier élément de réponse à cette question.

Monsieur le représentant,

Mesdames et messieurs,

Le premier paragraphe de l’article 1 de la déclaration sur le droit au développement, adoptée dans la résolution 41/128 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, du 04 décembre 1986, proclame généreusement « le droit au développement est un droit inaliénable de l’homme en vertu duquel, toute personne humaine et tous les peuples ont le droit de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel et politique dans lequel tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés et de bénéficier de ce développement ».

Une analyse fine de ce paragraphe tiré de la déclaration sur le droit au développement, qui est réaffirmée dans plusieurs instruments et résolutions, permet de conclure que le droit au développement se situe au même niveau que les autres droits de l’homme. Il n’est ni un super droit, ni un mini droit, mais un droit de l’homme au même titre que tous les autres droits qui sont universels, inaliénables, indivisibles, interdépendants et intimement liés. Il est aussi un droit individuel et collectif en ce sens qu’il appartient à tous les individus et à tous les peuples. Il met l’accent de façon particulière sur le développement de l’être humain, la participation, l’équité, la non-discrimination et l’auto détermination.  Le sujet central du droit au développement reste l’être humain, il est le participant actif et le principal bénéficiaire. Par conséquent, toutes les politiques et tous les programmes doivent être axés sur les êtres humains et conçus pour que ceux-ci en bénéficient et pour améliorer constamment leur bien-être.

Le Gouvernement de notre pays est résolument engagé à rendre effectif ce droit au développement en République de Guinée.

C’est dans cette perspective qu’au mois de juillet prochain et sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République, le Gouvernement Guinéen, envisage l’organisation à Conakry, de la Conférence Internationale sur le droit au développement, autrement dénommée Dialogue Santa Cruz. Cet évènement de portée mondiale, permettra de prouver à la face du monde, que la République de Guinée n’est plus dans un simple engagement, mais dans les actes concrets dans la promotion effective du droit au développement.

Monsieur le représentant,

Et surtout Mesdames et Messieurs les représentants des départements ministériels,

Voici présenter de façon succincte, le défi dans lequel notre pays s’est engagé. Il vous revient donc, à vous d’abord, qui serez désormais les premiers porteurs de cet engagement, de vous impliquer sérieusement dans la mise en œuvre effective du droit au développement en Guinée. Et le premier signal que vous devrez donner de votre engagement, est le sérieux que vous accorderez à cette session de formation. Cela, pour vous permettre d’être désormais les pionniers de la République de Guinée dans sa lutte pour l’effectivité du droit au développement dans notre pays. Je compte donc sur vous, individuellement et collectivement, pour accorder un maximum de sérieux à cette formation et assumer cette responsabilité dans vos différents départements.

C’est sur ces mots que je déclare ouverte la première session de formation sur le droit au développement en Guinée.

Je vous remercie.

Transmis par le service de communication du ministère de la Citoyenneté et de l’Unité nationale

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Guinée : la police et la gendarmerie s’engagent contre les tracasseries sur la route

16 juin 2021 à 20 08 39 06396

Comme annoncé, les travaux du cadre de dialogue politique et social ont débuté ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry. Cette première journée a été consacrée à la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question. Tous les problèmes qui gangrènent ce secteur ont été débattus et des engagements ont été pris en faveur de leur résolution, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces discussions ont réuni autour de la table, les syndicats des transporteurs, la police, la gendarmerie, le ministère de la sécurité et celui des travaux publics. Selon le secrétaire permanent de ce cadre de dialogue politique et social, Elhadj Fodé Bangoura, l’objectif était de donner la parole aux acteurs sur le terrain, en vue de faire un diagnostic réel et prendre les dispositions nécessaires pour résoudre les problèmes qui gangrènent le transport routier.

Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue social et politique

« Tous ceux qui interviennent dans le réseau du transport terrestre étaient présents en face de faitière de transport. Les problèmes ont été posés dont certains ont pu être résolus, selon les concernés, et d’autres méritent des réflexions. Parce qu’au finish, ce qui doit être réglementé, doit être réglementé par des textes. Si c’est des lois, on prendra des lois ; si c’est d’autres réglementations, on le fera pour l’intérêt de tous les Guinéens. Car nous sommes tous intéressés par le transport.

Nous nous sommes réunis pour cela. Nous n’avons pas voulu d’intérimaires, nous avons voulu que les acteurs eux-mêmes viennent expliquer leurs problèmes et que ceux qui doivent résoudre ces problèmes soient aussi là », a-t-il indiqué, ajoutant que ce dialogue sera inclusif et thématique. « Chaque fois qu’il y aura un secteur, on prendra les acteurs concernés par ce secteur et les intervenants qui doivent règlementer ce secteur. Ensemble, on trouvera la solution », a laissé entendre Elhadj Fodé Bangoura.

Ces travaux ont permis aux transporteurs d’exprimer leurs préoccupations et de solliciter l’intervention de l’Etat guinéen pour y faire face. Ce qui réjouit Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée.

Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée

« Ce qu’on voulait, on ne l’a pas obtenu aujourd’hui, mais on a l’espoir de l’obtenir. Parce que tous les acteurs du transport sont des Guinéens. S’il y a un avantage aujourd’hui dans le secteur du transport, il faut que nous bénéficiions de cet avantage. Nous avons sollicité des autorités entre autres, la réglementation des transports en République de Guinée. Parce qu’ici, n’importe qui peut se lever pour faire le transport. Donc, le transport doit être laissé aux transporteurs. Nous avons sollicité aussi l’appui du gouvernement au secteur du transport, notamment pour obtenir le crédit automobile. Nous croyons que cela est tombé dans de bonnes oreilles. (…) Pour ce qui est de la routière, la police et la gendarmerie, nous sommes des frères. Il y a des défaillances de part et d’autre des fois, mais on accepte de céder. Mais si on dit aux conducteurs de respecter la loi, la police et la gendarmerie aussi doivent savoir qu’avant tout, nous sommes Guinéens. Il faut d’abord aller à la sensibilisation avant d’aller à la répression. Nous, à notre niveau, on est prêt à être corrigé pour se développer », a dit le syndicaliste.

De leur côté, les services de sécurité, chargés de réguler la circulation routière, ont pris l’engagement de faire face aux problèmes relevant de leur compétences. La gendarmerie promet notamment de traquer les coupeurs de routes qui terrorisent les transporteurs et leurs passagers.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale

« La gendarmerie ne s’occupe que de la rase campagne. C’est-à-dire que chaque 5 km après ou avant une ville, la gendarmerie est présente. Cela veut dire que la gendarmerie nationale occupe 75% du territoire national en matière de transport routier. Alors, en compensation de ces barrages, il doit y avoir des équipes mobiles qui vont naturellement prévenir les accidents sur la route sans compter toute la stratégie opérationnelle qu’on ne dévoile pas ici sur les coupeurs de routes. Aujourd’hui, les stratégies ont changé, vous verrez dans les 48 heures, ceux-là que nous allons mettre devant vous pour identifier clairement les bandes qui obstruent la route entre Kindia-Mamou-Labé-Kouroussa et Faranah. Donc il y a tout un ensemble d’opérations sous la coupe naturellement des actions que nous menons en matière de contrôle routier.  On a souvent parlé aussi de tracasseries. Là aussi, avec vous, nous allons travailler, parce qu’il est formellement interdit de réclamer de l’argent aux usagers de la route, en dehors des amandes qui sont souvent demandées aux contrevenants du Code de la route à savoir, ceux qui sont dans les excès de vitesse, ceux qui sont dans l’alcool, la drogue, donc les états pervers qui amènent les gens à des accidents farfelus », a indiqué le général Ibrahima Baldé, Haut-commandant de la gendarmerie nationale.

Général Ansoumane Bafoé Camara, directeur général de la police

Pour sa part, l’inspecteur de police Ansoumane Camara « Baffoé », directeur général de la police nationale, annonce des actions à mener pour mettre fin aux arnaques dont les policiers sont souvent accusés. « Nous avons quatre barrages dans le cadre sanitaire (Yoropoguiya, Coyah, Kountia et de Keïtaya). A ces niveaux-là, en plus du contrôle sanitaire, les transporteurs se plaignent par endroits. Nous avons demandé aux syndicalistes de désigner deux personnes qui vont rester à côté des policiers pour qu’on travaille ensemble pour éviter les arnaques.

Parce qu’il y a des transporteurs qui vont se faire établir des faux certificats de négativité pour sortir, on a pris des cas qui sont sortis à la télévision. Mais pour une question de transparence, nous souhaitons désormais qu’ils viennent à nos côtés, on va travailler ensemble. En ce qui concerne aussi les arnaques à travers les carrefours de Conakry, tout le monde dit que c’est les policiers qui créent les embouteillages. Nous avons aussi demandé aux syndicalistes à travers notre hiérarchie, qu’on se donne la main pour qu’il y ait la fluidité de la circulation dans la ville de Conakry et que les arnaques par endroits cessent.

J’ai dit maintes fois que tout policier qui n’a pas de badge numéroté, ne lui donnez pas vos papiers. Tout élément de la CMIS qui demande un document à un usager de la route, ne lui donnez pas vos papiers. Mais jusqu’à présent, les gens continuent à se plaindre. Donc nous souhaitons désormais que les syndicalistes travaillent avec les policiers, et c’est ce qui va être fait les jours à venir », a déclaré le premier responsable de la police nationale.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Journée de l’enfant africain : la Fondation UBA offre 600 livres au Collège ‘’Château d’eau’’ et au lycée 02 Octobre de Kaloum

16 juin 2021 à 20 08 25 06256

A l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain (organisée chaque année le 16 juin depuis 1991 par l’Union africaine en souvenir des émeutes de Soweto où des centaines d’enfants ont été massacrés par le régime de l’apartheid lors d’une marche pour leurs droits), la Fondation UBA a fait ce mercredi, 16 juin 2021, un don de 600 livres aux élèves du collège ‘’Château d’eau’’ et du lycée 02 Octobre de Conakry. Ce geste de la ‘’United Bank of Africa (UBA)’’ vise à encourager la culture de la lecture du livre chez ces élèves de la capitale guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Tony Odeigah, le directeur général de UBA-GUINÉE, les élèves guinéens s’intéressent actuellement beaucoup plus aux réseaux sociaux qu’aux livres. C’est pourquoi lui et son institution ont trouvé judicieux de venir au secours de ces jeunes élèves pour leur rappeler l’importance du livre dans la vie d’un apprenant.

Tony Odeigah, Directeur Général UBA Guinée

« C’est notre privilège en tant que Banque d’être ici avec les élèves comme le monde entier célèbre la journée de l’enfant africain aujourd’hui. Les jeunes sont les futurs de demain. C’est pourquoi, la fondation de la Banque UBA a pris un jour dans l’année pour faire des donations de livres à des écoles. Parce que nous nous sommes rendu compte et avons réalisé que les élèves ne lisent pas de livres. Dans cette ère, nous sommes préoccupés par les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Whatsapp. La culture de la lecture est en train de s’effacer petit à petit. C’est pour ça que la fondation de la Banque UBA a décidé d’aller faire un projet pour encourager les enfants à lire. Nous faisons cette donation, mais sachez que c’est dans les 23 pays où UBA est implantée. Donc, comme nous commençons cette campagne aujourd’hui, il n’y a pas de meilleurs endroits pour commencer que votre école. Je suis vraiment sûr que n’importe lequel d’entre vous voudra un jour atteindre le niveau d’un directeur de Banque, ou un Ministre par exemple. Mais, si nous ne cultivons pas la culture de lire, nous n’y arriverons pas. Donc, mes chers élèves, notre message aujourd’hui, en tant qu’élèves, je vous encourage à lire un livre par mois. Pas vos manuels scolaires que vous lisez déjà, mais un autre livre que vous lirez. Parce que moi personnellement, c’est mon souhait de voir un ministre sortir de cette école. Qui sait si on ne pourra pas voir même un président. Donc, s’il vous plaît, on vous encourage, lisons un livre aujourd’hui », a indiqué Tony Odeigah à la remise de ce don de livres.

Par ce geste, UBA compte contribuer à implémenter une culture générale aux élèves guinéens. Et, cette initiative est hautement saluée par la direction communale de l’éducation de Kaloum qui abrite les écoles bénéficiaires du présent don.

Ibrahima Yattara, Directeur Communal de l’Education de Kaloum

« Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui à l’occasion de la remise de ce don de livres offert par UBA GUINÉE qui est une institution bancaire panafricaine. Je tiens avant tout à remercier le Directeur général de cette institution au nom de mon chef hiérarchique, à travers lui et tous les travailleurs d’UBA pour ce geste combien de fois magnanime et salvateur qui fortifie la vision du Chef de l’Etat de doter tous les élèves d’un livre. Nous apprécions et nous encourageons cet exemple d’engagement citoyen. Je suis convaincu que les enseignants et apprenants profiterons pleinement en faisant de la lecture leurs loisirs préférés. Il est bon d’avoir un livre, mais il faut l’utiliser à bon escient, » a dit Ibrahima Yattara, le directeur communal de l’éducation de Kaloum.

La toute première remise de ce don s’est tenue au Collège Châteaux d’eau de Kaloum où Aïssatou Diouldé Camara, élève en 9ème Année, a lu un discours au nom des élèves, enseignants et encadreurs dudit établissement scolaire.

Aïssatou Diouldé Camara, élève en 9ème Année au collège Château d’eau

« C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de m’adresser à vous au nom des élèves, pour vous traduire les sentiments qui les animent à l’occasion de cette cérémonie de remise de cet important lot de livres scolaires qui faciliteront l’épanouissement de nos capacités en matière de lecture. Merci d’avoir choisi notre école pour témoigner de votre volonté d’accompagner la jeunesse et les enseignants de notre pays. Les élèves, les enseignants ainsi que la direction du collège châteaux d’eau sont très ravis et très honorés de vous voir ici en ce jour solennel qui fera désormais partie dans les annales de son histoire. La lecture du livre est essentielle pour le pays et son développement intellectuel et culturel. C’est autant dire que votre geste est important. Je tiens à vous remercier et vous donner l’assurance que la direction de notre école, sous la clairvoyance de son premier responsable, ne ménagera aucun effort pour utiliser à bon escient ces précieux outils », confié l’élève Aïssatou Diouldé Camara.

Après le collège Château d’eau, la délégation de UBA s’est rendue au lycée 02 Octobre. Et, dans cet autre établissement scolaire du secondaire, c’est Makoly Kourouma, élève en 12ème année Sciences sociales, qui a remercié les donateurs au nom de son école.

Kourouma Makoly, élève en 12ème Année Sciences sociales au Lycée 02 Octobre

« Vous ne pourrez imaginer le bonheur et le sentiment qui nous anime ce matin. C’est à sa juste valeur que nous apprécions et recevons ces outils de formation qui, pour nous, constituent un réel point d’appui pour nous, apprenants. Pour ce geste, le lycée 02 Octobre clame une joie assourdissante qui émerveille son public lecteur. Vous ajoutez à ces apprenants qui, à mon avis, avaient un besoin ardent de livres. L’on sait déjà que le système éducatif guinéen a pour souci majeur l’orientation des apprenants vers la lecture et l’apprentissage des connaissances scientifiques, livresques, techniques et technologiques dans un siècle où les médias fouettent la conscience des jeunes. Nous resterons ouverts à votre banque et à vos appels au nom de tous les bénéficiaires de cette précieuse bienfaisance. Et, merci du fond du cœur », a dit l’élève Makoly Kourouma.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Justice / N’Zérékoré : Inauguration du tribunal pour enfants offert par UNICEF

16 juin 2021 à 19 07 53 06536

Dans le cadre du renforcement de la chaîne pénale et pour mieux protéger les mineurs en conflits avec la loi, le bureau de l’Unicef de N’Zérékoré vient de mettre à la disposition des autorités judiciaires un bâtiment flambant neuf abritant la section du tribunal pour enfants et le centre d’écoute des mineurs de la maison centrale de N’Zérékoré. La cérémonie d’inauguration et remise officielle de ce bâtiment a eu lieu ce mercredi, 16 juin 2021. Elle a été président par le préfet de N’zérékoré, Saa Yola Tolno, en présence des officiers de polices judiciaires, des autorités administratives et éducatives locales, ainsi que des représentants des  organisations de défense des droits des femmes et enfants dans la capitale de la région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est un ouf de soulagement pour les populations et la juridiction de la région administrative de N’Zérékoré. Désormais, les enfants en conflits avec la loi doivent vite être situés sur leur sort, grâce à la nouvelle équipe qui va piloter les affaires dans ce tribunal.

Sidiki Kanté, procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré

« Cette réhabilitation dont la ville de N’Zérékoré a bénéficié est une première dans l’histoire de notre pays. Elle est tout d’abord une satisfaction, mais une immense joie pour nous et pour les mineurs qui verront dorénavant leur procédure traitée avec plus de célérité. Car, leurs procès pourraient se tenir tous les jours selon le chronogramme établi par le juge pour enfant, le substitut chargé des mineurs ; et aussi permettre à ceux qui sont détenus d’être dans un endroit sain, calme et propre lors des visites de proches et parents à travers le centre d’écoute », a expliqué Sidiki Kanté,  procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Prenant la parole, le juge pour Enfants, Kabinet Djené Keïta, a présenté le nouveau local qui va abriter la juridiction pour enfants, avant de décrire la situation carcérale concernant les  mineurs à la prison civile de N’zérékoré.

Kabinet Djènè Keita, juge pour Enfants à N’zérékoré

« Le tribunal pour enfants est composé de magistrat (juge du siège et du parquet de greffiers nommés par Arrêté du ministre de la justice et accesseurs par le ministre de l’action sociale. Ce juge a pour compétence de protéger les enfants en danger, de sanctionner ceux qui sont en conflit avec la loi, voir ceux et celles victimes d’agressions de tous genres. De 2019 à nos jours, 68  enfants dont 07 filles ont été  libérés : certains par  suite aux  plaidoyers de l’Unicef et l’Action Sociale ainsi d’autres acteurs à la suite de l’expiration de leurs peines. Il faut noter aussi qu’une autre catégorie d’enfants malades a été libérée. Ce qui réduit le nombre d’enfants détenus à 12 », a expliqué ce magistrat.

Pour Mme Hélène Kol-kol Zogbélèmou, présidente de l’ONG humanitaire pour la protection  de la  femme et enfant, ce tribunal est la concrétisation d’un rêve qui n’avait que trop duré.

Mme Hélène Kolkol Zogbélémou, présidente de l’ONG humanitaire pour la protection de la femme et enfants

« C’est une grande joie pour nous les défenseurs des droits des femmes et enfants aujourd’hui. Parce qu’on a toujours sollicité qu’il est une structure qui prend en compte les enfants. On avait vu qu’au niveau de la justice, les  enfants étaient marginalisés. Mais, que leurs  préoccupations soient prises aujourd’hui en compte et qu’ils soient détachés des grandes personnes, je me dis que c’est  vraiment une très  bonne idée, c’est une très bonne initiative. Donc, nous allons faire le suivi et aussi remonté les informations comme nous avons l’habitude de le faire », a-t-elle promis.

Pour sa part, le préfet de N’zérékoré, Saa Yola Tolno, a salué cet importante geste de l’Unicef en faveur de la justice de la capitale de région forestière. Il a également invité les autorités judiciaires de N’zérékoré à utiliser à bon escient les deux bâtiments qui viennent d’être mis à leur disposition.

A noter que ces deux bâtiments inaugurés ce mercredi sont le fruit d’un partenariat et d’une riche collaboration entre le gouvernement guinéen et le bureau de l’Unicef visant à consentir des efforts pour améliorer la situation des mineurs en conflits avec la loi.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620166816/666890877

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Dr Faya Millimouno au tribunal : « Je n’ai jamais reçu un franc de Cellou Dalein »

16 juin 2021 à 18 06 48 06486
Dr Faya Millimono, président du BL

Comme annoncé précédemment, le Bloc Libéral (BL) lave son linge sale depuis février dernier devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Le leader dudit parti, Dr Faya Millimouno, poursuit six anciens militants et responsables du BL pour diffamation. Le procès s’est poursuivi ce mercredi, 16 juin 2021, devant cette juridiction de première instance avec la déposition de la partie civile. Dr Faya Millimouno s’est défendu, tout en demandant aux prévenus d’apporter les preuves des accusations qu’ils portent contre lui dans les médias, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A la barre, le leader du BL est tout d’abord revenu sur les propos tenus par ses anciens collaborateurs à son encontre et qu’il juge aujourd’hui diffamatoire.

« Ces personnes (les prévenus : ndlr) ont dit que lors de mes voyages les gens me donnent de l’argent pour le parti et que je ne fais pas de compte rendu. Ils sont allés jusqu’à dire que lors des dernières élections communales, Cellou Dalein m’avait donné 40 millions que je n’ai pas présenté au parti. Qu’ils apportent la preuve. Je n’ai jamais reçu un sou de Cellou Dalein ; et d’ailleurs, je rappelle qu’à l’époque, le président de l’UFDG était en alliance avec le RDIG de Jean Marc Telliano pour me combattre. Ces deux leaders ont présenté une liste commune à Guéckédou. Les prévenus ont dit également que je voyage à l’intérieur du pays avec Alpha Condé. Alors, j’attends qu’on m’apporte les preuves de tout ce qu’ils ont dit », a dit Dr Faya Millimono.

Poursuivant sa déposition devant le tribunal, le leader du BL est revenu les raisons de l’annulation du congrès virtuel à l’origine des bisbilles qui ont conduit le BL à laver son linge sale devant la justice.

« Lors du congrès virtuel, il y a eu des ratés : certains membres n’étaient pas informés, d’autres n’avaient pas de connexion. On s’est entendu d’utiliser des SMS. Mais, là aussi, il y a eu un SMS qui est venu de Faranah, l’intéressé a dit dans le message : je vote pour Thierno Boubacar. Et, quelques minutes après, un autre message vient du même numéro de Faranah et l’intéressé dit qu’il est à Labé et il vote pour Thierno Boubacar. Là, j’ai dit : non, il y a un problème. Voici autant de problèmes qui ont amené à l’annulation de ce congrès » a justifié Dr Faya Millimouno.

Seulement, pour la défense le leader du BL a joué un grand rôle dans l’annulation de l’acte qui a désigné madame Mariame Diallo comme responsable juridique au sein du parti, au motif que cette fille est originaire du Fouta. Mais, devant le tribunal, Dr Faya Millimouno (partie civile dans cette affaire) rejeté ces accusations. Il a laissé entendre qu’il n’est pas « un ethno-stratège » comme on a tendance à le présenter ces derniers temps.

« Bien que nous ne soyons pas là pour cette question, je précise que cette annulation de la désignation de madame Mariame Diallo est venue du bureau exécutif. Je ne suis pas un président directeur général, je suis leader du Bloc Libéral. Je fais des propositions allant dans le sens de l’intérêt du parti. Et au sein du parti, c’est la Guinée qui est là. Je ne suis pas ethno-stratège comme on laisse entendre, la décision a été prise par le bureau exécutif et non Faya », s’est défendu Dr Faya Millimouno.

A la question du ministère public de savoir si les prévenus avaient reçu mandat d’aller parler devant les médias, le leader du Bloc Libéral a répondu par la négative.

« Au BL, personne n’est autorisé à aller dans les médias pour s’attaquer au parti ou bien à un responsable du parti. Celui qui le fait sera sanctionné. Donc, ces prévenus n’avaient aucun mandat du parti d’aller dans les médias », a dit Dr Faya Millimouno.

Finalement, le tribunal a renvoyé l’audience au 30 juin prochain pour la suite des débats.

A rappeler que dans ce dossier, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimouno, accuse Thierno Boubacar Baldé, Halimatou Baldé, Mamadou Maz Bah, Mamadou Oury Diallo, Boubacar Pita Bah et Ibrahima Sory Sow (tous anciens cadres du Bloc Libéral) de diffamation  lors d’une conférence de presse tenue le 30 novembre 2020 à Conakry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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L’Ambassadeur du Royaume-Uni chez Cellou Dalein : « j’ai pu lui faire part des conflits… »

16 juin 2021 à 18 06 28 06286
Cellou Dalein Diallo et David Mcllroy, Ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée

Cellou Dalein Diallo multiplie les rencontres avec les diplomates étrangers pour échanger avec eux autour de la situation sociopolitique en Guinée, très tendue depuis que le président Alpha Condé a décidé de s’accrocher au pouvoir au terme de ses deux mandats légaux.

Quelques jours après avoir rencontré les Ambassadeurs des Etats-Unis et de l’Union européenne, le coordinateur du Système des Nations Unies et le représentant de la CEDEAO en Guinée, le président de l’UFDG a reçu l’Ambassadeur du Royaume-Uni, David Mcllroy, à son domicile, ce mercredi 16 juin 2021.

Cellou Dalein Diallo et David Mcllroy, Ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée

« J’ai pu ainsi lui faire part des conflits qui opposent mon Parti à l’Exécutif et qui tirent leur origine de la violation par ce dernier de la Constitution, des lois de la République et des décisions de justice.

Il a réitéré́ l’attachement de son pays au respect par ses partenaires des droits humains et des règles et principes de l’État de droit et de la démocratie », a annoncé le principal opposant guinéen sur les réseaux sociaux.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Matam : « l’évolution des programmes scolaires dépasse les prévisions » (DCE)

16 juin 2021 à 16 04 28 06286
Ibrahima 2 Barry, directeur communal de l’éducation de Matam

À moins de deux mois du début des examens nationaux 2021, prévus au mois d’août prochain, les acteurs du système éducatif s’activent à tous les niveaux pour une année scolaire réussie. A Matam, les préparatifs se passent à la satisfaction des autorités éducatives de cette commune de Conakry. C’est en tout cas le sentiment exprimé par le directeur communal de l’éducation dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mardi, 15 juin 2021. Ibrahima 2 Barry se félicite notamment de l’évolution des programmes d’enseignement qui se situe, selon lui, à un niveau supérieur à celui qui est prévu dans la répartition scolaire.

« Concernant les préparatifs des examens, nous avons pris le devant en sensibilisant, en répartissant les cadres de la DCE, notamment les cadres de la cellule des examens, les cadres de l’inspection pédagogique au niveau des 5 DSE de Matam. Cette année, nous avons envoyé presque tous les cadres de la DCE sur le terrain. Donc à date, nous sommes rassurés que l’évolution des programmes à Matam est normale. Il y a même dans certaines écoles, dans certaines matières, un dépassement par rapport à la prévision du calendrier scolaire élaboré par l’inspection générale de l’éducation.

Si nous prenons le cas de l’élémentaire, à la date du 15 juin, dans les conditions normales, tous les maîtres du primaire doivent être à la hauteur de 75,48% de l’évolution du programme. Mais dans certaines écoles de la commune de Matam, ils sont entre 78,89% et 82% de l’évolution. Au niveau communal, ce pourcentage varie entre 76 et 77%  à l’élémentaire. Au niveau du secondaire, il y a eu également progrès. Vu qu’il n’y a pas eu de perturbation des cours cette année, dans la semaine du 7 au 12 juin, la répartition devait être à 77,52%.

Mais d’après nos services d’inspection pédagogique, aujourd’hui, dans la commune de Matam, ce taux de progression tourne autour de 80,75%. Donc, de façon générale, il y a un léger dépassement par rapport aux prévisions. Cette année, nous ne parlerons pas de retard, mais plutôt du dépassement de la répartition annuelle du calendrier scolaire. Même si on demandait d’organiser les examens demain, Matam serait prêt par rapport à l’évolution des programmes », a déclaré le responsable éducatif.

Le DCE de Matam se réjouit aussi du fait que les préparatifs des examens nationaux se passent sans difficultés majeures dans sa commune. Selon lui, les seules difficultés rencontrées se situent au niveau de l’élaboration des listes de candidatures. Une opération qui s’est passée dans la plus grande rigueur, indique M. Barry. « Les listes envoyées par les écoles sont déposées au niveau de la cellule examens de la DCE de Matam. Les cadres de cette cellule étudient les listes. Par exemple, quand ils prennent les listes du brevet, ils vérifient si tous les candidats ont eu l’examen d’entrée en 7ème année.

Il peut y avoir des anomalies au niveau du nom, de la session rapprochée, S’ils trouvent des anomalies, les listes seront retournées dans les écoles pour qu’elles soient corrigées. Nous avons aussi exigé que tout candidat rejeté par erreur présente la copie originale du diplôme de l’examen précédent. C’est là où le processus devient lent. La nouveauté cette année, c’est qu’aucun candidat des sessions rapprochées ne sera présenté à Matam. Nous avons demandé à la cellule examens que personne ne se présente qui a fait une session rapprochée encore moins qui n’a pas son diplôme précédent », a-t-il annoncé.

Pour la réussite des prochains examens nationaux, Ibrahima 2 Barry appelle tous les responsables concernés à assumer pleinement leurs responsabilités. « La préparation des examens de fin d’année ne se fait pas dans les classes d’examen, c’est tout une chaîne. C’est pourquoi nous nous sommes attelés à la formation des enseignants, faire en sorte qu’il y ait une remise à niveau. Nous demandons donc aux parents d’élèves, à nos chers enseignants, d’être à la hauteur de la confiance qui leur sera portée.

Formons des bons produits et non des fraudeurs pour éviter qu’ils ne volent lorsqu’ils seront des cadres supérieurs. Quant aux parents d’élèves, nous leur demandons de sensibiliser leurs enfants et de leur retirer tous les téléphones pendant la période des examens. Le téléphone est éliminatoire que ça soit dans la salle ou en dehors. Tout candidat ou surveillant qui sera pris avec un téléphone sera automatiquement remercié. Pour éviter que ça crie, on peut même éliminer un surveillant ou candidat sans qu’il ne soit informé », a dit le directeur communal de l’éducation de Matam.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mandat d’arrêt contre Elie Kamano : « nous en tirerons toutes les conséquences »

16 juin 2021 à 16 04 15 06156
Elie Kamano, artiste, président du Parti Guinéen pour la Solidarité, la Démocratie et le Développement (PGSD)

Le tribunal de première instance de Kaloum a décerné un mandat d’arrêt contre l’artiste et politicien Elie Kamano. Cette décision a été prise ce mercredi, 16 juin 2021, par le juge Mohamed Diawara. Elle fait suite à l’absence répétée du reggae man guinéen au procès l’opposant à l’ancien président de la Fédération guinéenne de football. Salifou Camara « Super V » poursuit Elie Kamano pour « injures et diffamation par le biais d’un système informatique ». L’avocat du prévenu dénonce une injustice et annonce que son camp tirera toutes les conséquences de cette décision du juge.

« C’est pour des raisons de santé qu’il (Elie Kamano) n’était pas dans la salle. Nous avons voulu expliquer cela au tribunal, mais nous pensons que le terrain était déjà préparé pour ça. C’est une injustice et c’est ce qui est terrifiant dans notre pays. Les faibles sont toujours persécutés, intimidés, pourchassés. Sinon dans cette affaire, toutes les parties sont constituées. M. Elie Kamano avait à son tour déposé plainte contre M. Salifou Camara « Super V » pour atteinte à la vie privée.

Cette plainte est à la DCPJ depuis bientôt un mois. Nous avons écrit à M. le procureur de la République pour lui demander d’intervenir afin cette plainte soit instruite et transmise au tribunal pour que les deux parties comparaissent devant le tribunal, impossible. Donc il y a du deux poids deux mesures. Nous prenons acte de ce mandat qui vient d’être décerné et nous en tirerons toutes les conséquences de droit. Mais mon client ne se laissera pas faire, nous allons continuer à nous battre pour défendre sa cause », a promis Me Salifou Béavogui.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Alpha Condé aux Guinéens : « nous allons passer quelques mois difficiles… »

16 juin 2021 à 15 03 22 06226
Alpha Condé, président de la République

Le président Alpha Condé a inauguré ce mercredi, 16 juin 2021, le chemin de fer Dapilon-Santou, dans la préfecture de Boké. Le chef de l’Etat guinéen a mis l’occasion à profit pour adresser un message dit de « vérité » à ses compatriotes. Il reconnaît les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les Guinéens, mais leur demande d’accepter cette situation qui, selon lui, seront bientôt jugulées. Comme à ses habitudes, Alpha Condé ne s’est pas empêché aussi de lancer des piques à ses opposants, qu’il qualifie d’ennemis de la République.

Guineematin.com vous propose ci-dessous un extrait de son discours :

 « Bien sûr, la vie est difficile aujourd’hui. Personne ne pensait que cette maladie allait durer tant. Les conditions de vie sont difficiles, mais c’est la situation partout. Si vous allez dans les pays voisins, vous verrez que les gens souffrent plus qu’en Guinée. Comment mettre fin à ça ?

Ce n’est pas en écoutant ces ennemis de la Guinée qui ont échoué à empêcher le référendum et qui viennent dire la vie est chère. Rien ne se gagne sans le travail. Il faut qu’on se dise la vérité. Nous allons passer quelques mois difficiles, nous devons l’accepter. Mais comment  sortir de là ? C’est de développer l’agriculture, des usines pour que notre riz ne soit plus acheté à des dollars, mais que ce soit du riz produit en Guinée.

Hier, j’étais obligé de m’occuper de la bagarre politique avec ceux qui voulaient détruire la Guinée. Il fallait tout le temps être avec des gendarmes et des policiers pour assurer la sécurité. Aujourd’hui, il y a la paix et le pays est stable. J’ai décidé de prendre les choses en main. L’argent du pays doit aller dans les caisses de l’État, non pas dans les caisses de quelques individus, pour eux et leurs familles. (…) Maintenant, la fraude n’est plus possible. Les fonctionnaires qui pensent qu’en dehors de leurs salaires ils doivent prendre l’argent de l’État, ça aussi c’est fini.

Maintenant, je connais très bien l’administration guinéenne. Je connais maintenant tous les trous, même là où les souris passaient. Alors, j’ai fermé tous ces trous (…). Il n’est plus question que l’argent du pays soit détourné par quelques cadres à leur profit seulement et celui de leurs familles. Quand cet argent rentre dans les caisses, ça permet à l’État de développer le pays. On dit que j’ai mis le pays sur le frein, mais je n’ai fait que rendre au peuple ce qui lui revient », a laissé entendre Alpha Condé.

Guineematin.com

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Interdiction de la coupe du bois en Guinée ou l’arbre qui cache la forêt

16 juin 2021 à 14 02 15 06156

Par un décret présidentiel publié récemment, le gouvernement guinéen vient à nouveau d’interdire la coupe et le transport du bois. Comme on le sait, ce n’est pas la première fois qu’une telle décision est prise. Mais, elle a toujours fait long feu par le passé. La raison est simple, lorsqu’une décision est utopique, elle devient irréaliste et inapplicable sur le terrain.

En effet, interdire la coupe abusive du bois est une bonne chose. Interdire l’exploitation anarchique et l’exportation clandestine de nos matières premières est salutaire. Mais, en même temps, interdire la coupe pour les besoins locaux est utopique et irréaliste. Et, c’est exactement ce qui rendu ce genre de décision désuète par le passé.

Sans verser dans la xénophobie, il est évident que laisser les Asiatiques en général et Chinois et Indien particulier se livrer à une exportation abusive de nos ressources serait suicidaire. Là-dessus tout le monde est unanime, Ces pays, surpeuplés, ont des besoins insatiables. C’est aux pays africains de préserver jalousement leurs ressources. Si non des calamites naturelles seront inévitables.

Ainsi, autant l’exploitation abusive et anarchique doit être interdite autant une coupe modérée et réglementée doit être autorisée. Les ressources naturelles –ou certaines d’entre elles- constituent un droit pour les citoyens. Or ce qui se passe c’est qu’une telle mesure devient une aubaine pour les agents de sécurité. Elle leur permet tout simplement d’arrondir les fins des mois plutôt difficile.

Il est connu et reconnu dans ce pays que lorsqu’une interdiction est faite les agents ne font plus la différence entre ce qui est permis et ce qui est interdit. Il y a quelques années, un village, dépourvu d’école, a voulu construire une grâce à la contribution communautaire. Les ressortissants devaient apporter de l’argent et les résidents de la matière locale : gravier, bloc de pierre, bois..

Cette incitative coïncida à une interdiction de coupe de bois comme celle qui vient d’être prise. Quand les villageois ont voulu abattre l’arbre qui se trouvait justement à côté du chantier, les gardes forestiers leur ont dit que ce n’était pas permis. Ils furent scandalisés d’apprendre qu’ils ne peuvent pas utiliser le don que leur environnement immédiat leur a offert pour un besoin aussi important pour toute la collectivité.

En outre, avec une telle mesure, obtenir du bois pour la charpente d’un bâtiment relèvera désormais d’un véritable chemin de croix. Policiers et gendarmes vont traiter les transporteurs de cette matière comme ceux qui transportent les produits prohibés comme la drogue ou même les armes. C’est pourquoi, les autorités doivent faire la différence entre les besoins locaux et l’exportation. Les premiers doivent être autorisés. Tandis que les secondes doivent faire l’objet d’une réglementation rigoureuse afin d’éviter à notre pays des catastrophes naturelles.

Comme dit le slogan, nous n’avons pas hérité la terre de nos parents. Nous l’avons empruntée à nos enfants.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Me Pépé Lama contre Fabou Camara : le procès ouvert au tribunal de Kaloum

16 juin 2021 à 12 12 57 06576
Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire

Le procès du directeur central de la police judiciaire (DCPJ) s’est ouvert ce mercredi, 16 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Kaloum.

Le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara est poursuivi avec un de ses collaborateurs (le commandant Sékou Ly) pour « injures publiques et atteinte aux libertés individuelles » par l’avocat Me Pépé Antoine Lama. Cette première audience a été consacrée à la fixation du montant de la caution, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est en présence de la partie civile et des deux prévenus que ce procès s’est ouvert. Après quelques discussions autour de la consignation, le tribunal a fixé le montant que la partie civile doit payer à 3 millions de francs, avant de renvoyer le dossier au 23 juin prochain pour l’ouverture des débats.

Le lundi, 7 juin 2021, Me Pépé Antoine Lama a annoncé avoir été injurié et retenu pendant plus d’une demi-heure dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire par le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara et le commandant Sékou Ly.

Le patron de la DCPJ avait réagi dans les médias, en apportant un démenti aux déclarations de l’avocat. Ce dernier a décidé de porter plainte pour demander à la justice de faire la lumière sur cette affaire.

Malick Diakité pour Guineematin.com

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Situation à Kankan : Guinée Games apporte des précisions

16 juin 2021 à 11 11 48 06486

Publireportage : « Les parieurs qui pourront nous apporter la liste Mégaliste correspondant au jour de son ticket, qu’ils disent avoir trouvé en kiosque, seront payés. »

La situation est calme ce matin à Kankan, que ce soit à l’agence Guinée Games ou dans les points de vente de Guinée Games à Kankan.

Après l’incompréhension, place aux explications.

Alors que s’est-il passé ?

Dans la matinée du lundi 14 Juin et du mardi 15 Juin, une trentaine de « parieurs » en colère, accompagnés d’agents se sont rendus à l’agence de Guinée Games pour exiger le paiement de tickets qui pourtant, apparaissaient perdants dans le système.

A notre grande surprise, comme à celle d’autres parieurs ou d’autres agents présents sur les lieux, ces personnes, qui visiblement se connaissaient, ont affirmé avoir joué sur la Mégaliste de Guinée Games, quand bien même tout le monde sait que cette liste n’est plus disponible depuis plus d’un mois, avec l’arrêt des championnats européens. Celle-ci en effet a été remplacée, en cette période par la liste INTERNATIONALE, qui fonctionne différemment.

Il est donc impossible que des parieurs aient pu trouver la Mégaliste dans les kiosques ce jour-ci. Ceux qui ont pu la trouver, nous leur demandons de bien vouloir nous l’amener.

Quelles sont les dispositions que Guinée Games va prendre ?

Pour le moment, devant le nombre d’incohérence, nous enquêtons. Notamment pour voir s’il n’y pas une falsification du ticket ou même une tentative de déprogrammation de la machine de l’agent. Dans ce cas, nous nous réservons le droit d’engager des poursuites contre les personnes, même s’il s’agit de nos propres agents.

Le fait que des agents soient proches des « plaignants », le fait que cela ne se passe que sur une zone bien définie, avec une trentaine de plaignants, alors que nos listes sont jouées par des milliers de joueurs chaque jour dans l’ensemble du pays, le fait que jusqu’à présent aucun des ces plaignants ne nous a apporté la fameuse Mégaliste sur laquelle ils disent avoir joué…Tout cela est autant d’éléments qui nous interpellent et qui nous amènent à enquêter.

Peut-on croire qu’il n’y ait seulement qu’une trentaine de parieurs qui auraient trouvé le bon résultat dans seulement une vingtaine de points de vente, tous réunis à Kankan et en plus dans le même secteur ?

Soyons clairs, si quelqu’un gagne de manière légale et transparente, nous le paierons. Ainsi chacun des plaignants qui sera en mesure de nous apporter la fameuse liste Mégaliste correspondant au jour de son ticket sera payé sans soucis. Nous prenons l’engagement.

Peut-on faire confiance à Guinée Games ?

Guinée Games, est une société guinéenne, et est l’une des plus grandes sociétés du pays, avec des milliers de parieurs et des milliers de gagnants chaque jour. Nous ne prendrions pas le risque d’entacher notre image pour économiser quelques millions de francs. Nous avons l’habitude de payer bien plus. Et nous savons que la confiance de nos parieurs est ce qu’il y a de plus important.

Nous avons par exemple récemment payé plus 1.2 milliard de francs guinéens au Super 4 Jackpot. Il y en avait d’ailleurs un à Siguiri. Ils pourront tous vous témoigner qu’ils ont reçu leur argent.

Pendant l’Euro, nous avons même une cagnotte spéciale Héro de l’Euro de 565 000 000 GNF qui s’ouvre à tous sur www.guineegames.com, alors même que le pari minimum pour participer est de 113 GNF, soit presque gratuit.

Nous apportons du rêve et nous changeons des vies de Guinéens chaque jour. Hélas, certains qui ne gagnent pas peuvent aussi avoir de mauvaises idées et essayer aussi de contourner notre système. Cependant notre système est sûr et sécurisé, avec une équipe technique expérimentée, ainsi, ce genre d’incident se règle généralement rapidement.

Il faut être clair et raisonnable. Nous ne serions pas la première société de loterie du pays, après presque 13 ans d’existence, si nous ne voulions pas payer les parieurs.

Par le service de communication de GuineeGames

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Insécurité : des individus armés tirent sur deux personnes à Kindia

16 juin 2021 à 11 11 39 06396

Deux personnes ont été blessées par balles dans la matinée d’hier, mardi 15 juin 2021, à Kindia. Des individus armés, qui voulaient retirer la moto d’un jeune, ont tiré sur leur cible et sur une dame qui était à côté. Les deux blessés ont été admis à l’hôpital régional de Kindia pour des soins, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette attaque armée a eu lieu aux environs de 5 heures du matin, à Bankaya, un secteur du quartier Dar es-salam, dans la commune urbaine de Kindia. Des hommes armés ont pourchassé un jeune homme qui rentrait d’une boite de nuit avec une fille, dans le but de retirer sa moto. Lorsqu’il est arrivé au domicile de la fille qu’il raccompagnait chez elle, le conducteur de la moto, ayant su qu’il était poursuivi par des bandits, a bloqué la tête de la moto et jeté les clés, avant d’appeler au secours. C’est ainsi que les assaillants ont tiré sur lui et sur la mère de la fille qu’il transportait.

Mabinty Soumah

« Lorsqu’on est arrivés chez nous, je suis descendue de la moto. Au moment où je voulais rentrer dans la maison, ma mère est sortie. Et directement, les bandits qui nous pourchassaient, au nombre de trois, ont tiré sur elle. Après, ils ont tiré aussi sur le motard. Moi, j’ai couru pour aller me cacher derrière notre maison. Les bandits voulaient emporter la moto, mais le jeune avait déjà fermé la tête de la moto et jeté les clés. Donc après avoir blessé les deux, ils sont partis », a expliqué Mabinty Soumah, la jeune fille que le motard ramenait chez elle.

Dr Marcelin Haba, chef de service adjoint de la chirurgie à l’hôpital régional de Kindia

Les blessés ont été immédiatement évacués à l’hôpital régional de Kindia, où ils ont été pris en charge. Selon Dr Marcelin Haba, chef de service adjoint de la chirurgie à l’hôpital régional de Kindia, leur vie n’est pas en danger. « Nous avons reçu deux patients, blessés par balles. Le premier a deux larges plaies communicantes qui sont au niveau de la face. L’une est située sur la face interne et l’autre sur la face postérieure de la jambe gauche. Nous l’avons admis au bloc pour faire le parage chirurgical.

Donc il y avait une porte d’entrée et une porte de sortie. Au cours du parage chirurgical, on n’a pas rencontré de balles. Donc on a estimé que les balles sont sorties. La seconde patiente à une large plaie qui est située au niveau de la face interne de la cheville droite, qui met à nu les tendons. Également, cette balle a entraîné une fracture de deux os de la jambe droite avec beaucoup de fragments intermédiaires. Nous lui avons fait un parage chirurgical, avant de procéder à une immobilisation. Ils sont déjà hors de danger », a dit le médecin.

Ismaël Sylla, chef de secteur de Bankaya

Tout en déplorant cette attaque, le chef de secteur de Bankaya appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour faire face à l’insécurité grandissante dans cette localité. « Nous sommes dans une insécurité totale ici. Et c’est ce qui fait que quand les gens prennent un bandit, ils le tuent. La dernière fois, j’ai trouvé des citoyens qui ont réussi à mettre la main sur un bandit et qui voulaient le brûler vif. Heureusement, j’ai réussi à les en dissuader, je leur ai dit de l’envoyer à la justice. Je lance un appel aux autorités, en leur demandant de mettre fin à la criminalité afin que chacun soit en paix », a lancé Ismaël Sylla.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 628516796

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La ministre Bountouraby Yattara à Labé : « Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG »

16 juin 2021 à 11 11 20 06206

En séjour depuis quelques jours dans la Guinée profonde, la ministre de l’énergie a effectué hier, mardi 15 juin 2021, une visite de terrain sur le site de construction du poste de l’OMVG (organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie) à Garambé, une commune rurale relevant de la préfecture de Labé. Et, au vu du constat, Bountouraby Yattara a dit être rassuré de l’état d’avancement des travaux de ce poste qui s’inscrit dans le cadre du projet d’interconnexion électrique des pays membres de l’OMVG, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Dans sa quête de vérité de terrain, la ministre Bountouraby Yattara s’est rendue dans plusieurs endroits de stockage de matériels et d’équipements destinés à la construction de ce poste de l’OMVG. Et, elle a pu constater de ses yeux le niveau d’exécution des travaux de ce poste.

Madame Bountouraby Yattara, ministre de l’Énergie

« Ma mission à l’intérieur du pays, notamment dans les différentes régions,  ma permis de toucher du doigt les problèmes dans le secteur de l’énergie, mais aussi d’avoir une meilleure appréciation des projets qui sont actuellement en cours au niveau du ministère de l’énergie. Cette mission m’a conduit dans plusieurs villes de la Haute Guinée et de la Forêt. Aujourd’hui nous sommes à Labé pour visiter et suivre l’état d’avancement du projet de réalisation du poste de l’OMVG qui est un poste important dans le cadre de l’interconnexion électrique de la Guinée aux autres pays de la sous-région qui sont membres de l’OMVG. Donc, cette étape de Labé est une étape importante. La Guinée était un pays obscure il ya quelques années, aujourd’hui nous avons la fierté de dire que la Guinée à accès à l’énergie et cela ira en s’améliorant. Parce qu’aujourd’hui, les lignes électriques sont en train d’être réalisées notamment la ligne OMVG. Et, la Moyenne Guinée est couverte par les projets qui sont mis en œuvres pour améliorer la desserte. Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG de Labé, par ce que à  travers ce poste, la moyenne Guinée va avoir une électricité de qualité ; et, nous allons fournir le maximum d’effort pour que le taux d’accès à l’énergie s’améliore dans notre pays », a promis  la ministre de l’énergie, madame Bountouraby Yattara.

A noter qu’avant de boucler sa mission à Labé, Bountouraby Yattara a échangé avec les techniciens de l’EDG (électricité de Guinée) pour s’enquérir des maux qui assaillent cette société dans cette région de la Moyenne Guinée. Des maux qui vont de la vétusté des équipements et installations à la faible fourniture du courant électrique à la population qui croit sans cesse.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Braquage d’un véhicule à Mamou : les assaillants armés de PMAK ont emporté plus de 121 grammes d’or et de l’argent

16 juin 2021 à 10 10 51 06516

En provenance dans la sous-préfecture de Marela (dans la préfecture de Faranah), un véhicule de transport en commun a été attaqué en pleine journée à Bertéyah (un district de la sous-préfecture de Soyah, préfecture de Mamou) par des coupeurs. Les assaillants, armés de fusil PMAK, étaient à bord d’une moto. Ils ont fait des tirs de sommation pour contraindre le chauffeur à immobiliser son véhicule. Ils ont réussi à emporter 121,36 grammes d’or (qui équivaut à plus 63 millions de francs guinéens), de l’argent et des objets dérobés à leurs victimes.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 13 heures que cette attaque a eu lieu à Yala (un secteur relevant du district de Bertéyah). Il a fallu la témérité du chauffeur pour éviter le pire. Il s’est battu seul contre les assaillants qui menaçaient de les tuer ; et, il a réussi de leur arracher une arme PMAK et leur moto TVS.

Oumar Doumbouya, chauffeur du véhicule et principale victime

« C’est aux environs de 13 heures, j’ai quitté Marela à bord de ma voiture il y avait 5 personnes. Arrivé à Yala, un village de Balancia, j’ai constaté derrière moi une moto. Dès qu’ils (la moto) sont arrivés à côté de moi, ils ont tiré deux coups en me demandant de stationner. Un d’entre eux m’a demandé mon sac, je lui ai dit de regarder dans le coffre. Il m’a dit : vient, montres-moi lequel des sacs. J’ai indexé mon sac, il l’a pris et l’a envoyé sur sa moto. Il m’a demandé où se trouve l’or, j’ai dit que ça se trouve dans le sac. Il dit l’argent, j’ai dit regarde dans le sac. Son ami a dit : Sow, il faut le tuer. J’ai dit : mon fils, ne me tue pas. Vous avez pris tous mes biens, ne me tuez pas s’il vous  plaît.  Il a demandé encore au vieux qui était avec moi : où est l’or ? Le vieux dit qu’il n’a rien. Il a ouvert mon sac, il a soutiré mes 121,36 grammes d’or qui équivaut à plus 63 millions de francs guinéens. Il est revenu encore au près de moi, il a dit : toi, je veux tuer aujourd’hui, en me pointant son doigt. Je suis resté à les observer, j’ai décidé de foncer sur  celui qui détient l’arme PMAK. Je l’ai mis à terre trois fois, j’ai récupéré l’arme. Mais, les passagers sont restés indifférents, sauf un seul a eu le courage de m’aider. Après, ils (les assaillants) sont rentrés dans la brousse en laissant la moto et l’arme avec nous. J’ai envoyé le fusil et la moto à la gendarmerie. Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de me venir en aide, parce que j’ai tout perdu. Je suis complètement spolié et vidé », a expliqué Oumar Doumbouya, le chauffeur du véhicule et principale victime de cette attaque.

A en croire Thierno Mouctar Barry, un des passages du véhicule attaqué, c’est l’indifférence des passagers qui a permis aux braqueurs de s’enfuir et se volatiliser dans la nature.

Thierno Mouctar Barry, un des passages du véhicule attaqué

« Je suis vraiment étonné de cet acte de ces bandits qui opèrent en pleine journée. Ils nous ont pourchassé sur une moto, ils étaient deux. Mais, heureusement, le chauffeur était courageux. C’est pourquoi nous sommes sauvés, parce qu’ils avaient décidé de nous tuer. Ils m’ont demandé de l’or, sinon ils vont nous tuer. Je leur ai dit je n’ai rien avec moi, je suis malade, je vais à l’hôpital. Heureusement il y avait un jeune parmi nous qui a pris des cailloux pour lancer sur son second qui lançait aussi des pierres sur nous. J’invite les passagers de partager les peines des chauffeurs qui nous transportent. S’il était aidé par les passagers on aurait pu mettre main sur ces bandits », a indiqué Thierno Mouctar Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.Com

Tél. : 625698919/657343939

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Examen 2021 : les programmes exécutés à 73,34% à Dixinn (DCE)

16 juin 2021 à 10 10 18 06186

Alors qu’on s’achemine inéluctablement vers les examens nationaux session 2021 (prévus au mois d’août prochain par les autorités éducatives), les acteurs de l’éducation accélèrent la cadence des préparatifs. Elèves, enseignants et encadreurs se battent pour finir les programmes d’enseignement et satisfaire toutes les exigences liées à ces examens. Ils sont tous dans une course effrénée de conditionnement pour passer avec succès ces évaluations.

A la direction communale de l’éducation de Dixinn, les autorités ont mis les bouchées doubles pour terminer les programmes et préparer les élèves à affronter les épreuves de ces examens. Sur place hier lundi, 14 juin 2021, on a annoncé déjà un taux de plus de 73% d’exécution des programmes par rapport à une prévision de 61,82%.

Ibrahima Baldé, chef de la section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn

« La situation de l’état d’avancement du programme se présente ainsi qu’il suit dans la commune de Dixinn : au niveau de l’élémentaire, nous sommes à 72,84% par rapport à une prévision de 72,08% ; au niveau du collège, nous sommes à une progression de 71,06% par rapport à une prévision de 71,06% ; au niveau du lycée, on est à 70,24% par rapport à une prévision de 71,06%. Ce qui veut dire qu’au préscolaire, nous sommes globalement à 73,34% par rapport à une prévision de  61,82%. Voici comment se présente la situation par rapport à l’état d’avancement des programmes », a révélé Ibrahima Baldé, chef de la section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn.

Pour ce cadre de la direction communale de Dixinn, ce taux appréciable de l’exécution des programmes est dû à plusieurs facteurs mis en pratique par tous les acteurs de l’éducation au niveau de la commune.

« Nous sommes dans les normes, nous sommes conformes par rapport à la prévision par endroit. Sauf au niveau du lycée, il y a un léger retard. Qu’à cela ne tienne, je vais décliner un peu les stratégies que nous avons mises en place pour atteindre ce niveau-là. On a convoqué nos directeurs et conseillers d’établissement pour leur dire comment se présente la situation, nous sommes en retard d’une semaine. Il y a eu des idées et au finish, nous nous sommes dit qu’il faut identifier les matières dans lesquelles il y a du retard. C’est le travail qu’on a demandé au préalable. Ils ont fait l’identification des matières où il y a du retard. Il y a certains établissements qui ne font pas cours tous les jours de la semaine. Dans la semaine au moins, il y a un jour creux. Les professeurs qui sont en retard, peuvent mettre ces jours à profit pour rattraper. Ensuite, la deuxième stratégie, ceux qui sont en avance, on leur a dit de passer certaines de leurs heures aux professeurs qui sont en retard dans les matières. Donc, ils ont mis à profit pour rattraper. Si certains ont cours jusqu’à 14 heures, ils partaient désormais au-delà vers 15 heures et 16 heures selon les spécificités de chaque établissement. Voici ce qui nous a permis d’être à ce stade-là et nous comptons maintenir le cap, la même stratégie pour finir les programmes. On doit finir les programmes à partir du 31 juillet, » a expliqué Ibrahima Baldé.

A en croire ce chef section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn, il y a une « rigueur » dans la préparation des examens de cette année.

« Comme Monsieur le ministre l’a instruit, on a essayé d’assainir le fichier des candidats. Cette année, vous n’entendrez pas qu’il y a eu des candidats rapprochés. C’est-à-dire, un élève de la 9ème année ne peut pas se présenter comme candidat au BEPC. Un élève de la 12ème ne peut pas se présenter comme candidat au baccalauréat ainsi de suite. Donc, il y a eu cette rigueur-là. Au niveau de l’opération photo, n’est candidat que celui-là qui a un code et ça ce  n’est pas nous le donnons, c’est le département à travers le service national des examens. C’est que c’est la carte d’identité du candidat. Et dès que tu as ça, c’est que tu es dans les normes. Il faut préciser que ces codes sont différents des PV. Donc, tout candidat qui n’aura pas son code, ça veut dire qu’il ne peut pas se faire photographier. Ce n’est pas possible. C’est déjà une rigueur », confié Ibrahima Baldé.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Fatoumata Bah condamnée à 15 ans pour le meurtre de sa voisine : « j’ai versé de l’eau chaude sur elle… »

16 juin 2021 à 10 10 05 06056

Le procès de Fatoumata Lamarana Bah a connu son épilogue hier, mardi 15 juin 2021, devant le tribunal criminel de Mafanco. Cette pauvre jeune femme (jugée après près de 10 ans de détention préventive à la maison centrale de Conakry) a été reconnue coupable et condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour les faits de « coups et blessures ayant entrainé la mort sans intention de la donner » qui pesaient à son encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Fatoumata Lamarana Bah est en prison depuis le 18 août 2011 pour « coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner ». Son procès s’est ouvert le 1er juin dernier devant le tribunal criminel de Mafanco. Et, à la barre, la jeune accusée a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés et a présenté des excuses. Elle a indiqué avoir agi sous le poids de la colère et que son intention n’était aucunement de tuer sa victime (une femme qui venait de gifler son enfant).

« Un jour, il y a eu un malentendu entre une femme voisine et moi. Suite à cette altercation, elle (sa voisine) est allée gifler mon enfant. Et, quand elle l’a giflé, le sang est sorti. Moi aussi je suis allée chez elle (sa voisine), j’ai pris une eau chaude qui se trouvait dans une de ses marmites, j’ai versé sur elle. On l’a envoyée à l’hôpital, mais elle a succombé à ses brûlures. Je reconnais avoir fait ce qui n’est pas bon. Je demande pardon », a déclaré Fatoumata Lamarana Bah visiblement très éprouvée par les peines de la prison.

Face à ces aveux, le ministère public a requis 15 ans de prison contre Fatoumata Lamarana Bah. Alors que de son côté, l’avocat de la défense a plaidé pour des « circonstances atténuantes »  et une « condamnation au temps mis » pour l’accusée.

Finalement, le tribunal a déclaré Fatoumata Lamarana Bah coupable et l’a condamnée ce mardi à 15 ans de réclusion criminelle.

A noter que Fatoumata Lamarana Bah a été jugée à l’absence de la partie civile qui est d’ailleurs restée « introuvable » tout au long du procès.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Dialogue politique et social : les consultations débutent ce mercredi 16 juin

16 juin 2021 à 7 07 28 06286
Elhadj Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social

Annoncés depuis plusieurs mois, les travaux du cadre de dialogue politique et social vont enfin débuter ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry.

L’annonce a été faite par Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation à travers un communiqué publié mardi soir à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Il précise que ces consultations se feront à l’hôtel Kaloum et qu’elles commenceront par le secteur des transports.

Il faut dire que ce dialogue politique a très peu de chance de produire des résultats positifs. Car la plupart des grands partis d’opposition, notamment l’UFDG et ses alliés de l’ANAD, l’UFR et le PEDN, ont déjà annoncé qu’ils participeront aux travaux, tels que voulus par le pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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