CBG : UNE NOUVELLE IDENTITE VISUELLE POUR MIEUX COMMUNIQUER

12 juin 2021 à 21 09 02 06026

Kamsar – 11 juin 21, la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), un des leaders mondiaux dans l’industrie de la bauxite a annoncé aujourd’hui le lancement officiel de sa nouvelle identité visuelle.

Réunissant des représentants du gouvernement guinéen, les acteurs majeurs de l’industrie minière, des membres des missions diplomatiques, des représentants des actionnaires de la CBG, des membres de la Direction de la compagnie ainsi que les media guinéens, la cérémonie a eu lieu ce 11 juin, 2021, dans un complexe hôtelier de Conakry.

Elle a été ponctuée par la projection d’une vidéo institutionnelle (qui explique en quoi la CBG fait beaucoup plus que de la bauxite, et en quoi elle est la plus guinéenne des entreprises minières de Guinée), par le discours du Directeur Général de la compagnie, M. Souleymane Traoré, l’intervention du représentant du gouvernement guinéen, et une séance d’échanges avec les professionnels des media.   

Souleymane Traoré, Directeur Général de la compagnie de la CBG

« Aujourd’hui, force est de reconnaitre que l’industrie minière et celle de la bauxite en particulier a connu des évolutions considérables, explique M. Traoré. Cette donne exige des acteurs du secteur à mieux faire et à se surpasser, et ce dans tous les domaines, pour répondre aux multiples défis qui s’imposent à notre industrie. Il renchérit, c’est dans ce contexte et avec la bénédiction et le soutien de nos actionnaires que notre compagnie a entrepris un important projet de révision et d’amélioration de sa stratégie de communication ». 

Le Directeur Général de la CBG précise que : « A travers ce projet, nous entendons surtout aussi réaffirmer et protéger notre position de leader mondial tout en mettant en avant notre leitmotiv qui est celui de faire plus que de la bauxite ».

M. Abdoulaye Wahab Diakhaby, Directeur National Adjoint des Stratégies Minières qui représentait le Ministre des Mines et de la Géologie a souligné : « Il faut avoir l’honnêteté de reconnaitre que la CBG est toujours allée au-delà des attentes pour contribuer au développement de la Guinée.  Je reconnais et soutiens leur slogan qui dit qu’ils font plus que de la bauxite. C’est indiscutable ! Cependant, je souhaite qu’ils aillent plus loin encore pour transformer la bauxite en alumine, et éventuellement en aluminium ».

Transmis par le service de communication de la CBG

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Kindia : un homme retrouvé mort dans sa voiture à Khaliakhori

12 juin 2021 à 20 08 43 06436
maître Sanfan Doumbouya

Un homme d’une soixantaine d’années a été retrouvé mort dans sa voiture ce samedi, 12 juin 2021, à Kindia. Ce décès suscite un grand étonnement et beaucoup d’interrogations, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 17 heures que maître Sanfan Doumbouya, un menuisier résidant au quartier Manquepas, a été retrouvé mort dans sa voiture, non loin du commissariat urbain de Khaliakhori, dans la commune urbaine de Kindia. Selon les témoignages, il a lui-même conduit sa voiture jusqu’à cet endroit et il s’est garé correctement.

Dans un premier temps, personne n’a prêté attention à la voiture. Mais quelques heures plus tard, des passants ont remarqué que le conducteur ne semblait pas aller bien. C’est ainsi qu’ils ont vérifié et ont trouvé que le menuisier, très célèbre dans la ville de Kindia, était déjà mort.

Après le constat des services de sécurité, le corps de maître Sanfan Doumbouya a été transporté à l’hôpital régional de Kindia pour une autopsie, qui devrait déterminer la cause de sa mort. Quant à sa voiture, elle a été ramenée au domicile du défunt.

A suivre !

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

 Tel: 628516951

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Viol suivi de grossesse : une fillette de 12 ans accouche à N’Zérékoré

12 juin 2021 à 20 08 38 06386

Une fillette de 12 ans, victime de viol suivi de grossesse, a accouché hier, vendredi 11 juin 2021, à N’Zérékoré. C’est une délivrance pour la famille de la petite qui craignait qu’elle ne perde la vie en donnant naissance à cet âge.

C’est la présidente de l’ONG humanitaire pour la protection de la femme et de l’enfant, qui suit ce dossier depuis janvier dernier, qui a annoncé la nouvelle. Selon Mme Hélène Kolkol Zogbélémou, la jeune fille a accouché à l’hôpital régional de N’Zérékoré. « La mère et son enfant (un garçon) se portent bien », a-t-elle déclaré dans un entretien avec le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la Guinée forestière.

A rappeler que c’est en septembre 2020 que cette fillette de 12 ans a été violée par un jeune homme de 20 ans, qui habitait dans la même concession que la victime. Mais, c’est seulement au mois de janvier 2021, lorsque la famille de la petite a su qu’elle est enceinte, que l’affaire a éclaté au grand jour. Interrogée, la victime a indexé son violeur, expliquant qu’il a abusé d’elle par deux fois, tout en menaçant de la tuer si elle le dénonçait.

Le jeune conducteur de taxi de moto a été interpellé et placé sous mandat à la Maison centrale de N’Zérékoré. Il attend toujours l’ouverture de son procès.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Transparence des entreprises minières : ce qui a éliminé Chalco, SAG, SMD, CDM-Chine, Rusal…

12 juin 2021 à 18 06 40 06406

L’ONG Action mines (Amines) Guinée a publié hier, vendredi 11 juin 2021, les résultats de son évaluation portant sur le niveau de transparence des entreprises minières en Guinée. La CBG se hisse en tête du classement en matière de publication de données sur son site internet, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le gouvernement guinéen, à travers le ministère des mines et de la géologie, s’est engagé à promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gouvernance du secteur minier. C’est dans ce cadre qu’un nouveau Code minier a été élaboré en 2011 et amendé en 2013, qui en ses articles 153 à 158, promeut la transparence et la lutte contre la corruption dans le secteur minier.

Le pays a souscrit également à l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), qui dans sa norme 2019, notamment l’exigence 7, encourage la divulgation des données liées à l’exploitation minière. Une façon d’aider les citoyens en général, et les communautés qui abritent les zones d’exploitation en particulier, à obtenir toutes les informations souhaitées sur les entreprises évoluant sur le territoire guinéen.

Ainsi, dans la perspective de promouvoir la transparence et de susciter un débat public sur la gouvernance des industries extractives, l’ONG Action Mines Guinée a initié une évaluation des entreprises minières en exploitation. Cela en vue de s’assurer qu’elles respectent la réglementation nationale et les bonnes pratiques internationales de transparence.

L’évaluation a porté sur la disponibilité des informations autour de quatre composantes : les informations contextuelles, le contenu local, la responsabilité sociale de l’entreprise et la lutte contre la corruption.  Selon Mamadou Oury Barry, chargé de suivi et évaluation de l’ONG Action Mines Guinée, 10 entreprises minières en phase d’exploitation ont été visées par cette évaluation, réalisée pendant la période du 25 mai au 29 juin 2020.

Mamadou Oury Barry, Chargé du suivi et évaluation d’Action Mines Guinée

« L’un des critères fondamentaux (pour être évalué) était d’avoir un site internet ou une plateforme numérique de publication des données. Sur cette base, à la date couverte par l’évaluation, seulement quatre d’entre elles, ayant un site internet, ont été prises en compte. Ce sont par ordre décroissant, la CBG, GAC, Bel-Air Mining et SMB. Les six autres entreprises minières : SAG, SMD, Chalco, CDM-Chine, Rusal Friguia et RUSAL CBK, n’avaient pas de sites internet pour leurs projets en Guinée. Elles n’ont donc pas satisfait à ce critère éliminatoire et ont été retirées de l’échantillon », a-t-il indiqué.

A l’issue de l’évaluation des quatre entreprises qui répondaient aux critères, la Compagnie Minière de Guinée (CBG) s’est classée en tête. « En termes de disponibilité des informations autour des quatre composantes qui sont : informations contextuelles, contenu local, responsabilité sociale de l’entreprise et lutte contre la corruption, la CBG totalise 67 points sur 120, soit 56%. Elle est suivie par GAC qui a un total de 61 points sur 120, soit 51%. Bel-Air Mining occupe le 3ème rang avec 56 points sur 120, soit 47%. La SMB obtient 42 points sur 120, soit 35% », a annoncé Mamadou Oury Barry. 

Après cette évaluation, l’ONG Action mines (Amines) Guinée a fait des recommandations adressées aux différentes sociétés minières en exploitation dans le pays.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: +224622919225

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Cellou Dalein : « Alpha Condé est semblable à un animal blessé… Son chantage ne passera pas »

12 juin 2021 à 18 06 11 06116

Malgré la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et à ses proches, l’UFDG n’est pas prête à abdiquer. C’est son premier responsable, Cellou Dalein Diallo, qui l’a annoncé ce samedi, 12 juin 2021, à l’occasion de l’assemblée générale virtuelle du principal parti d’opposition du pays.

Un message adressé au pouvoir, mais aussi aux militants de la formation politique, qui commençaient à s’inquiéter face aux positions divergentes exprimées ces dernières semaines par certains responsables de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo rassure que son parti reste uni et déterminé à défendre ses valeurs, malgré tous les coups que les autorités guinéennes sont en train de lui faire subir.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours du président de l’UFDG :

Cellou Dalein – « Alpha Condé est semblable à un animal blessé, mais son chantage ne passera pas »

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Alimou Diallo libéré après plus de 3 ans de détention sans jugement : « son dossier était même égaré »

12 juin 2021 à 17 05 03 06036
Me Thierno Souleymane Baldé, avocat

Mamadou Alimou Diallo, 17 ans, a recouvré sa liberté, après plus de 3 ans de détention sans jugement. Le tribunal pour enfants de Conakry l’a libéré hier, vendredi 11 juin 2021, en attendant de statuer sur son dossier. L’adolescent doit sa libération à l’avocat Me Thierno Souleymane Baldé, qui a réveillé ce dossier que la justice guinéenne avait oublié. Rencontré ce samedi par un journaliste de Guineematin.com, l’avocat est revenu sur la genèse de cette hallucinante affaire.

« Mamadou Alimou Diallo était mineur au moment de son arrestation. Il avait 14 ans et quelques mois. Il été arrêté à  Enco5 après l’assassinat du policier Bakary, au mois de novembre 2018. Selon les procès-verbaux qui avaient été exhibés devant le tribunal, il a été arrêté parce qu’il avait une paire de ciseaux et une boîte contenant de la bière. Ce sont les motifs pour lesquels il a été arrêté et envoyé devant le tribunal. Et du tribunal, il a été envoyé à la maison centrale à Conakry.

Il y a eu des auditions auprès du juge d’instruction. Au départ, il y avait en tout 23 personnes. Beaucoup d’entre elles ont été libérées mais malheureusement pour lui, son père est décédé. Et sa sœur avec laquelle il vivait n’était pas présente à Conakry au moment de son arrestation. Donc, pratiquement, il n’avait pas un parent qui pouvait vraiment s’occuper de son dossier, qui pouvait alerter toutes les personnes qui auraient pu les aider.

Le dossier, je l’ai suivi mais malheureusement, on ne m’a jamais interpellé par rapport à son cas. Donc, il a été envoyé à la Maison centrale, il est resté là-bas pendant plus de 3 ans. C’est tout récemment, lorsque je me suis rendu sur place pour m’entretenir avec certains des prisonniers politiques, qu’on m’a dit qu’il faudrait l’assister puisqu’il est là-bas beaucoup trop longtemps », a expliqué Me Thierno Souleymane Baldé.

C’est ainsi que l’avocat a engagé des démarches, qui ont permis la libération du jeune homme. « J’ai pris les différentes informations, je suis allé au niveau du tribunal pour enfants, son dossier était même égaré. Donc il fallait d’abord essayer de retrouver le dossier. Et comme cela aussi devenait difficile, j’ai fait ce qu’on appelle un référé pénal qui est adressé directement au président de la juridiction compétente.  Finalement, le procès a été organisé. 

Là aussi, les choses ont traîné. A chaque fois qu’on veut organiser le procès, il y a quelque chose qui arrive et ça retarde. Mais grâce au bon Dieu, hier, il y a eu les débats qui ont été clôturés, et Mamadou Alimou Diallo a été confié à sa sœur. D’ici deux semaines, il y aura la décision finale le concernant. Mais désormais, au moins, il a la liberté provisoire et il a pu regagner sa famille, notamment sa sœur ».

Bien qu’il soit heureux de recouvrer sa liberté, Mamadou Alimou éprouve aussi de la tristesse. Car il ne reverra plus sa mère, qui est décédée pendant sa détention. « D’après les informations qu’on nous a données, c’est le seul garçon qu’elle avait. Et il y a des gens qui leur ont dit qu’ils pouvaient les aider à le faire libérer s’ils leur donnaient de l’argent. Elle a donc vendu certaines de ces chèvres afin que son enfant puisse sortir de la prison. Donc, compte tenu de tous ces facteurs-là, elle a eu des complications psychologiques et malheureusement, elle est décédée », confie Me Baldé.

Après avoir aidé ce jeune à sortir de prison, l’avocat compte l’accompagner aussi dans sa réinsertion socio-économique « D’après ce qu’on m’a expliqué, il était apprenti maçon au moment de son arrestation. Donc je vais veiller à ce qu’il puisse reprendre son métier. Je vais le mettre en contact avec un ingénieur BTP et puis veiller à ce qu’il aille jusqu’à la fin de sa formation pour que cette expérience puisse lui servir quelque chose d’utile dans vie. Parce que pour moi, ce sont des gens qu’il faut aider et qu’il faut assister », a dit Me Thierno Souleymane Baldé.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Parlement : les députés adoptent la dernière tranche du chronogramme de la session ordinaire 2020/201

12 juin 2021 à 16 04 53 06536

L’Assemblée nationale réunie en séance plénière, hier, vendredi 11 juin 2021, a  adopté un nouveau chronogramme de travail pour la période allant du 11 juin au 5 juillet 2021, date de la clôture de cette session ordinaire 2020/2021. Selon ce document, les députés vont examiner pour adoption quatre projets de loi, deux accords de prêts et de don, le document d’orientation budgétaire 2022. Le tout suivi de l’élection du Bureau de l’Assemblée nationale avant la clôture de la session prévue, le lundi 5 juillet 2021.

En marge de la présentation du document d’orientation budgétaire, programmée le 30 juin, trois communications sont annoncées. Il s’agit :

Du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Des partenaires sociaux (Organisation de la société civile)

Des partenaires économiques (Secteur privé).

La cérémonie de clôture, fixée pour le lundi 5 juillet connaîtra en plus des discours traditionnels du Représentant du Chef de l’Etat et du Président de l’Assemblée nationale, la présentation des documents de travail du parlement, notamment le site web, le manuel de procédure, le règlement administratif et celui financier.

Cette plénière du 11 juin a été marquée par l’adoption à l’écrasante majorité des députés présents du projet d’amendement d’un loi, introduit par le Président de la république. Ce texte concerne l’article 10 de la loi organique sur le Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel, CESEC, notamment sur la composition qui passe de 51 à 57 membres dont 17 désignés par le Président de la république contre 12 initialement.

Guineematin.com qui a suivi les débats, vous propose l’intégralité de la 5ème tranche du chronogramme de la session ordinaire 2020/2021.

Chronogramme de la cinquième et dernière tranche de la session ordinaire unique 2020 (Enregistré automatiquement)

Tél : 628 08 98 45

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Faranah : un malade mental tue son frère à Sansanko

12 juin 2021 à 16 04 28 06286

Un malade mental a mis fin à la vie de son frère à Faranah. L’acte s’est passé hier, vendredi 11 juin 2021, dans le district de Sansanko, situé à 32 kilomètres de la commune urbaine. Layba Traoré, 35 ans, a poignardé mortellement Moriba Traoré, âgé de 30 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Ce meurtre s’est produit aux environs de 21 heures. Comme d’habitude, Moriba Traoré apportait à manger à son frère Layba. Mais cette fois, ce dernier lui a réservé un accueil auquel il ne s’attendait pas. Le déréglé mental a pris un couteau pour poignarder son jeune frère (marié et père de 2 enfants), qui a succombé à ses blessures.

Fodé Camara, Conseiller communal à la mairie de Faranah

« Selon les informations que nous avons reçues, c’est la victime qui s’occupait de son frère. Il lui apportait à manger et ils s’asseyaient ensemble pour s’amuser un peu. Mais hier, son frère a pris un couteau pour le poignarder mortellement. Après l’acte, il est allé se présenter chez le président du district, couteau à la main. Il a dit que c’est quelqu’un qui voulait l’agresser et qu’il s’est défendu », explique Fodé Camara, Conseiller communal à la mairie de Faranah.

Informés de la nouvelle, plusieurs habitants de la localité se sont mobilisés dans le but de lyncher l’auteur de ce meurtre. Mais grâce au président du district, appuyé par la délégation venue de Faranah, Layba Traoré a échappé à une vindicte populaire, mais sa case a été incendiée. Manty Mamady Camara, 3ème  vice-maire de Faranah, indique que la police a ouvert une enquête sur ce meurtre.

Elhadj Manty Mamady Camara, 3ème vice-maire de Faranah

« La commune a saisi les services de sécurité. Au moment où je vous parle, l’auteur de l’acte est à la disposition du commissariat central de Faranah, qui a ouvert une enquête sur cette affaire. Pour l’instant, nous retenons qu’il y a eu meurtre dans le district de Sansanko. Et au nom de monsieur le maire et de toutes les autorités concernées, nous remettons le corps à sa famille », a dit l’autorité communale.

A noter que Layba Traoré est un récidiviste. Il y a une dizaine d’années, il avait tué sa mère dans des circonstances similaires. Il avait été conduit à la prison civile de Faranah, où il avait passé quelques années avant d’être libéré. Selon les témoignages, depuis son retour dans son village, il n’était pas agressif.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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Des mineurs en détresse à Gaoual : « ils vont nous tuer ici… »

12 juin 2021 à 13 01 33 06336

Comme annoncé précédemment, malgré la fermeture des mines d’or découvertes récemment à Gaoual, est toujours pleine de monde. Même si certains sont rentrés chez eux après cette décision du gouvernement, les chercheurs d’or, venus de toutes les régions de la Guinée, sont encore nombreux sur le terrain.

Certains exigent la restitution des montants qu’ils ont payés auprès des autorités locales pour avoir des permis d’exploitation, tandis que d’autres disent être restés parce qu’ils n’ont pas le choix. Ces derniers demandent au gouvernement de les laisser travailler afin d’avoir au moins leurs frais de transport pour rentrer. L’envoyé spécial de Guineematin.com a rencontré certains d’entre eux, qui expriment une grande détresse.

En quittant Siguiri pour venir à Gaoual, Ousmane Keïta était plein d’espoir. Il s’attendait à faire de bonnes affaires dans ce nouvel eldorado guinéen, qui a attiré plusieurs dizaines de milliers de personnes en l’espace de quelques jours. Ce, après la découverte de trois vastes sites miniers dans cette préfecture : un dans la commune urbaine et deux dans la sous-préfecture de Kounsitel. Mais le jeune homme n’a pas tardé à déchanter, car les choses ne se sont pas passées sur le terrain comme il l’imaginait.

Alors qu’il venait juste d’obtenir un permis d’exploitation, le gouvernement guinéen a décidé de fermer les mines en questions, le temps de réglementer l’activité afin de limiter les risques de problèmes sociaux et environnementaux. Aujourd’hui, beaucoup de mineurs qui étaient venus comme lui à la recherche de l’or à Gaoual sont partis, le laissant sur place. Ousmane Keïta dit n’avoir pas de moyens pour retourner chez lui.

Ousmane Keïta

« J’ai payé 1.500.000 francs pour avoir un permis d’exploitation. J’ai un seul jour, puis on nous a dit d’arrêter et de rentrer chez nous. Mais moi, je n’ai pas d’argent pour rentrer à Siguiri, je n’ai même pas de quoi me trouver à manger. Aujourd’hui, je n’ai rien mangé depuis le matin, regardez mon ventre, j’ai très faim. Lorsque j’ai appelé ma mère au téléphone pour qu’elle m’amène de l’argent, elle a pleuré parce qu’elle n’a pas d’argent aussi. Le gouvernement n’a qu’à nous laisser travailler un peu pour avoir au moins les frais de transport ou alors nous envoyer des bus pour nous ramener », sollicite ce citoyen.

Nouman Doumbouya

Nouman Doumbouya est venu également de Siguiri. Il est partagé aussi entre déception et consternation. « Je suis à Gaoual depuis 5 jours, mais je mène une vie très difficile ici. Le plat de riz est vendu à 10.000 francs ici, nous avons payé un million comme frais de loyer de la maison où nous habitons. Et avec tout ça, je ne travaille pas. Certains orpailleurs qui sont là ont pris des crédits pour venir dans l’espoir qu’ils auront de l’or ici. Aujourd’hui, ils (les agents des forces de défense et de sécurité) ont arrêté certains de nos amis avec leurs machines et leurs motos, et ils ont pris tout l’or qu’ils avaient eu », a-t-il déploré.

David Tolno

David Tolno, lui, a quitté Guéckédou pour venir à Gaoual, à la recherche d’une vie meilleure. Mais c’est le contraire qui s’est produit. « Nous sommes venus à Gaoual pour travailler. Mais depuis qu’on est venu, on ne travaille pas, on n’a plus à manger. Je demande donc au gouvernement guinéen de nous laisser travailler. Si on ne travaille pas, comment on va retourner chez nous ? S’ils disent qu’on va obligatoirement partir, ils vont nous tuer ici, parce qu’on n’a pas les moyens pour rentrer », a dit ce mineur.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 621686148         

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Hajj 2021 et Covid-19 : l’Arabie Saoudite n’autorisera à aucun pays d’envoyer de pèlerins…

12 juin 2021 à 12 12 06 06066

Guineematin.com vient d’avoir cette importante nouvelle qui était très attendue par le monde musulman. Ceux qui espéraient accomplir cette année le cinquième pilier de l’islam doivent prier Dieu de leur accorder encore la santé et les moyens de tenir jusqu’à l’année prochaine. Coronavirus oblige, aucun pays étranger n’aura l’autorisation d’envoyer de pèlerins cette année (2021) en Arabie Saoudite.

Le Royaume n’accordera aucun visa pour le pèlerinage de cette année, qui sera exclusivement réservé aux saoudiens et aux étrangers qui résident en Arabie Saoudite. Au total, les autorités saoudiennes n’accorderont la possibilité de faire ce rite musulmans qu’à 60 000 fidèles.

À suivre !

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Situation tendue à Gaoual : plusieurs orpailleurs arrêtés, leurs machines saisies

12 juin 2021 à 11 11 00 06006

La fermeture des mines d’or découvertes récemment dans la préfecture de Gaoual se heurte à des résistances. De nombreux orpailleurs refusent de rentrer bredouilles chez eux et continuent de travailler clandestinement sur le terrain. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés hier, vendredi 11 juin 2021, par les forces de défense et de sécurité qui mènent des patrouilles dans les zones minières, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Faire respecter la décision de fermer temporairement les mines d’or de Gaoual s’avère compliquée pour les autorités guinéennes. Même si beaucoup de mineurs qui se sont rués dans cette préfecture à la recherche de l’or ont accepté de rentrer chez eux, ils sont encore très nombreux sur le terrain. Certains sont dans la commune urbaine et d’autres dans la sous-préfecture de Kounsitel. Pour ces derniers, il n’est pas question de partir les mains vides. Certains d’entre eux assurent d’ailleurs qu’ils n’ont même pas les frais de transport pour rentrer.

Ne pouvant pas travailler sur les sites miniers identifiés et qui sont surveillés par les forces de défense et de sécurité, ces chercheurs d’or ont trouvé une nouvelle stratégie. Ils prennent leurs machines détectrices d’or et vont faire des prospections en brousse. Dès qu’ils détectent la présence du métal précieux dans un endroit, ils se mettent immédiatement à creuser. C’est dans ces manœuvres que plusieurs personnes ont été interpellées dans l’après-midi de ce vendredi, 11 juin 2021, par une patrouille mixte (composée de policiers, de gendarmes et de militaires) à Kounsitel.

Les agents ont saisi aussi des machines détectrices d’or, des motos et d’autres matériels. Mais ces arrestations ne semblent rassurer certains habitants de Gaoual, opposés à cette exploitation « sauvage » de l’or chez eux. Dans la soirée de ce vendredi, une chaude dispute a opposé des citoyens et des agents des forces de défense et de sécurité, accusés d’être en connivence avec les mineurs clandestins.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 621686148          

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Journée mondiale du travail des enfants : à la rencontre de ceux qui contribuent à la dépense de leurs familles

12 juin 2021 à 9 09 28 06286

L’humanité célèbre le 12 juin de chaque année la journée internationale du travail des enfants. Cette journée commémore ces tout petits qui, malgré leur vulnérabilité et parfois dans des conditions pénibles, travaillent pour soutenir leurs familles. Mais, cette journée instituée par les nations unies est aussi une occasion d’interpeller les dirigeants sur l’exploitation dont de nombreux enfants sont victimes à travers le monde.

Cette année, cette commémoration intervient à un moment où de millions d’enfants se trouvent en danger en raison de la pandémie du COVID-19. Selon les statistiques de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 160 millions d’enfants sont victimes du travail des enfants dans le monde. Soit une augmentation de 8,4 millions d’enfants au cours des 4 dernières années. Et, des millions d’autres sont en danger en raison des effets du COVID-19.

En Guinée, il n’existe pas encore de statistiques fiables sur le travail des enfants dans le pays. Mais, le constat révèle que de nombreux enfants scolarisés ou pas, sont victimes de cette exploitation. Ils sont visibles à chaque coin de rue à Conakry et se livrent à des activités de vente d’articles divers pour venir en aide à leurs parents. C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de cette journée, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de ces enfants devenus des hommes avant l’âge.

Fatoumata Bangoura, élève de 5ème année, croisée en train de déambuler avec un casier de pomme sur la tête, au carrefour de Taouyah : « Aujourd’hui j’ai cours à partir de 12 heures, c’est pourquoi je suis venue revendre la pomme en attendant l’heure d’aller en classe. Les pommes appartiennent à ma grande sœur. C’est elle qui m’envoie revendre. Pendant les vacances c’est ce que je fais aussi comme activité. À l’ouverture, c’est le gain de ce commerce qu’on prend pour m’acheter les fournitures scolaires. À l’occasion de cette journée, je demande à l’État de nous (enfants) aider ».

Mariame Camara, vend des bananes pour sa mère : « C’est ma maman qui m’a donné à revendre. Je fais la troisième année à l’école primaire de Kakimbo. Le jour où je ne vais pas à l’école, je viens aider ma maman à écouler ses marchandises. Pendant les vacances aussi nous sommes là à aider nos parents avec mon amie là. Elle ne met aucune pression sur moi pour le faire. C’est quand il n’y a pas cours ou pendant les vacances que je vienne au marché l’aider ».

Mamadama camara, âgée d’à peine 10 ans vend de l’eau minérale pour sa mère après l’école : « C’est notre enseignante qui n’est pas venue aujourd’hui, c’est pourquoi je suis venue vendre de l’eau ce matin. D’habitude, c’est après l’école, à 13 heures, que je viens revendre pour ma maman. Pendant les vacances je fais la même chose pour ma mère qui vend aussi au marché de Taouyah ».

Ali Soumah, élève de la 5ème année, aide sa mère à revendre du poisson séché : « Ce sont les poissons séchés que ma maman  revendent au marché ici. Donc, à chaque fois, après l’école, elle me demande de venir la trouver au marche pour l’aider à revendre le poisson. Parfois, quand je me sens fatiguer, je me repose à la maison. Quand je reste quand-même à la maison, il ne me cri pas dessus. Elle me dit que c’est dans ça qu’elle paie mes fournitures ».

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Guinée : de nouveaux héros de la République

12 juin 2021 à 9 09 13 06136
Elhadj Abdoulaye Baldé, imam dans 3 mosquées de Conakry (à Wanindra, Dabondy et Madina). Il a été arrêté à son domicile à Wanindra le 28 octobre 2020 à 02 heures du matin à cause de ses opinions. Il est parmi les prisonniers qui sont toujours en détention à la Maison centrale de Conakry, sans jugement

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, Oumar Sylla dit Foniké Mangué est le grand gagnant du procès au terme duquel il a été condamné par la justice guinéenne. Et pour cause, s’il ne subit pas le sort de Roger Bamba, mort en prison, c’est un héros qui sortira de sa détention au terme de sa peine. Ce chantre de la résistance contre le troisième mandat aura été incontestablement un symbole dans la lutte contre le pouvoir  à voie. Il le paye aujourd’hui le prix.

Comme Oumar Sylla, d’autres activistes de la société civile se sont distingués dans ce combat. Ce sont entre autres Ismaël Condé et Souleymane Condé. Le premier a abandonné les avantages et privilèges du pouvoir pour les valeurs qui sont les siennes. Le second, en quittant les Etats-Unis pour venir participer directement à la lutte politique, s’est jeté dans la gueule du loup. Il l’a fait en connaissance de cause.

Ces jeunes constituent l’exception qui confirme la règle dans une société confrontée à une perte de repères et de valeurs. En effet, dans ce pays, les arrivistes et autres parvenus sont célébrés voire adorés. La vertu est considérée comme une malédiction et même un crime. Les gens pensent qu’il faut se remplir les poches par tous les moyens. Quitte à fouler les pieds la morale. D’ailleurs nombre d’opportunistes estiment que la politique n’est pas la religion. Et par conséquent on peut changer d’opinion au gré de ses intérêts pécuniaires.

Jusqu’ici la vieille génération était accusée d’être celle qui est corrompue. Celle qui met le pays en arrière. Les pourfendeurs de cette génération appelant à balayer les vieux dans la gestion de la chose publique. Ces partisans d’un nettoyage générationnel ont eu pour leurs comptes ces derniers temps. Leur point de vue a été battu en brèche par les agissements de la nouvelle génération, nettement moins vertueuse que la vieille.

Durant cette période charnière de la lutte pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit, les jeunes se sont avérés être les pires des pires dans la démagogie et la lutte pour l’intérêt personnel et égoïste. Leurs agissements ont été plus nuisibles et plus préjudiciables que la répression contre les manifestants. Un agent à la gâchette facile blesse ou tue un manifestant. Mais un opportuniste induit en erreur toute une génération.

C’est en cela que ces jeunes martyrs Oumar Sylla, alias Foniké Mangué, Ismaël Condé, Souleymane Condé, feu Roger Bamba, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et tous les autres sont des héros. Parce qu’ils ont fait don de soi pour que la Guinée ressemble aux autres pays civilisés. Puisque tous ces jeunes ne subiront heureusement pas le sort de Roger Bamba, ils seront les gardiens de la démocratie qui s’annonce à l’horizon.

A ceux qui clouent au pilori la vieille génération, il y a un autre symbole qui balaie d’un revers de la main leurs assertions. C’est l’engagement sans faille d’Elhadj Sékouna Soumah contre le pouvoir à vie. Il n’est point besoin d’être dans le secret des palais pour savoir que ce vieux a décliné toutes les offres financières et matérielles au profit de la Guinée.

Pour revenir aux jeunes combattants de la liberté, privés de liberté, le symbole leur résistance est à la dimension de l’immoralité qui règne dans la société guinéenne. Faire preuve de dignité dans une société où l’indignité a été érigée en règle, est un immense mérite. C’est pourquoi tous les patriotes doivent, chacun à sa manière, soutenir Oumar Sylla, Ismaël Condé, Souleymane Condé, Madic100 frontière, l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé et bien évidemment leurs compagnons d’infortune, responsables de l’UFDG.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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La prison, la chambre des dissidents ! Par Thierno Y. Diallo

12 juin 2021 à 8 08 51 06516

Libre Opinion : Le monde est en train de suivre et silencieusement voire avec complicité la marche dangereuse de la dictature en République de Guinée. Après les manifestations du FNDC contre le troisième mandat de Alpha Condé, la mort d’un nombre de Guinéen, le forcing de Alpha Condé, tout cela sous le silence complice de la communauté internationale, nous assistons aujourd’hui à l’emprisonnement de frères et de jeunes leaders d’opinion dont le crime est d’apporter de la contradiction dans la marche du pays. Aujourd’hui Oumar Sylla (Foniké Mangué) est condamné injustement à 3 ans de prison, certains sont en exil et tout cela sans que personne ne pipe mot. Et le pire, au même moment Alpha appelle au dialogue, nous aimerions bien savoir de quel genre de dialogue il veut initier et avec qui il va le faire si sont exercice favoris est l’emprisonnement de ses compatriotes guinéens. 

Dans notre République, la justice s’est affaissée devant la volonté d’un homme, qui n’hésite pas à sabrer toute personne qui n’est pas de la même obédience que lui. Avec Alpha la Guinée s’est déchirée, elle s’est blessée, son sang coule sous bas le fond d’un régime sanguinaire. 

Si aujourd’hui la Cedeao, par son président, est en visite dans notre pays, elle doit savoir que son silence est complice, qu’elle participe à l’hémorragie du peuple Guinéen par son silence inquiétant.

Thierno Yaya Diallo, président de Guinée Moderne 

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Disparition d’un taxi-motard à Mamou : le jeune accusé de l’avoir tué, jugé à Conakry

12 juin 2021 à 8 08 33 06336

Le procès de Thierno Sadou Barry, un jeune homme de 30 ans, s’est poursuivi hier, vendredi 11 juin 2021, devant la Cour d’appel de Conakry. Il est jugé pour enlèvement et séquestration d’un conducteur de taxi moto, qui a disparu il y a près de trois ans à Mamou. Des faits pour lesquels il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle en première instance, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est en août 2018 que Thierno Sadou Barry aurait déplacé Mamadou Baïlo Barry, un conducteur de taxi moto, dans la ville de Mamou. Et depuis ce déplacement, le taxi-motard n’a pas été retrouvé. Suspecté de l’avoir enlevé et tué, Thierno Sadou Barry a été interpellé et jugé par le tribunal de première instance de Mamou. Reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, l’accusé a été condamné en 2019, à 10 ans de réclusion criminelle et à 10 millions de francs d’amende. Une décision que son avocat a attaquée devant la Cour d’appel de Conakry. Me Tafsir Barry estime que son client a été condamné à tort et en violation flagrante de la loi.

« D’abord, ce jugement n’a pas suivi la procédure normale. L’accusé a été jugé et condamné à Mamou sans qu’il ne soit assisté par un conseil. Il a été arrêté suite à une dénonciation (faite par ceux qui étaient présents lorsque l’accusé a déplacé le taxi-motard porté disparu) et il n’a jamais reconnu les faits. Il a dit qu’au moment des faits, il était à Conakry. Ensuite, durant tout le long de ce procès, la partie civile a été régulièrement citée, mais elle n’a jamais comparu ici pour donner sa version des faits. Aujourd’hui, on n’a aucune preuve pour dire que la moto de Mamadou Baïlo Barry a été retirée ou qu’il est mort. 

Il est bel et bien vivant et il serait quelque part à l’étranger. Aucune pièce à conviction, aucun témoignage n’existe. Donc il y a un doute dans cette affaire. Et le doute profite à l’accusé. C’est pourquoi,  nous plaidons non coupable, et nous vous demandons de renvoyer l’accusé des fins de la poursuite pour crime non constitué. Et si par extraordinaire vous retenez quelque chose contre lui, nous vous demandons de le condamner au temps mis », a plaidé l’avocat de la défense.

Mais le parquet général, lui, est convaincu que l’accusé est effectivement coupable des faits qui lui sont reprochés. Il sollicite donc la confirmation de la peine qui lui a été infligée en première instance. « Il a enlevé le jeune, il l’a séquestré, avant de le tuer. Il a séquestré le monsieur et l’a tué. Mais on ne sait jusqu’à présent pas où il a mis le corps. Le corps et la moto n’ont pas été retrouvés. Le père de la victime est affecté par cet acte, parce que c’est dans ce transport qu’il faisait nourrir sa famille. C’est pourquoi le ministère public requiert de confirmer la décision rendue par la juridiction de première instance », a requis la procureure.

Après les plaidoiries et réquisitions, la Cour a renvoyé le dossier au 9 juillet 2021 pour rendre sa décision. En attendant, Thierno Sadou Barry reste en prison.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Cellou Dalein aux diplomates étrangers : Alpha condé doit…

12 juin 2021 à 8 08 25 06256

Comment sortir la Guinée de la crise sociopolitique née de la décision du président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandats légaux ? La question était au centre d’une rencontre d’échanges qui s’est tenue dans l’après-midi d’hier, vendredi 11 juin 2021, à Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Rencontre qui a réuni Cellou Dalein Diallo, le principal opposant du président Condé (qui revendique toujours la victoire à la présidentielle du 18 octobre 2020), et plusieurs diplomates étrangers. Il s’agit des Ambassadeurs des Etats-Unis, de l’Union européenne, du coordinateur du système des Nations Unies et du représentant de la CEDEAO en Guinée.

« Nous avons échangé sur la crise socio-politique qui prévaut actuellement dans notre pays et sur les voies et moyens susceptibles de conduire à l’apaisement et au retour de la confiance entre les acteurs politiques », a annoncé Cellou Dalein Diallo. « Pour l’UFDG, le retour de la paix et de la confiance passent nécessairement par la justice et le respect de la Constitution et des lois de la République », ajoute le principal opposant guinéen.

En termes clairs, la position du patron de l’UFDG n’a pas bougé. Le principal challenger d’Alpha Condé tient toujours au respect de la Constitution de 2010 qui empêche à un chef d’Etat guinéen de faire plus de deux mandats. Cellou Dalein tient à ce que la justice soit neutre, qu’aucun opposant ou acteur de la société civile ne soit détenu pour ses opinions, etc.

A la veille de cette rencontre, Cellou Dalein Diallo s’est entretenu avec le Cardinal Robert Sarah (qui avait rencontré le président Alpha Condé quelques jours plus tôt) autour de la situation sociopolitique en Guinée. Ces rencontres interviennent à un moment où le pouvoir annonce la tenue prochaine d’un dialogue politique pour discuter des grandes préoccupations nationales.

L’UFDG, qui avait dit ne pas être intéressée par ce cadre de dialogue semble avoir reconsidéré sa position. Dans une déclaration publiée il y a quelques jours, le principal parti d’opposition du pays a posé des préalables pour parler de cette question. Il s’agit de la libération de ses cadres incarcérés depuis 8 mois, la réouverture de son siège et de ses bureaux et la levée de l’interdiction de voyager imposée à son président, Cellou Dalein Diallo, et ses proches.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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