Le quartier Kaporo rails à Alpha Condé : « ne cassez pas nos bâtiments »

23 février 2019 à 19 07 06 02062

Préoccupés par le déguerpissement en cours dans leur quartier, de très nombreux habitants de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, se sont réunis chez le chef de quartier dans la journée de ce samedi, 23 février 2019. La démarche vise à exprimer leur souhait de trouver une solution à ce déguerpissement qui les tracasse tout en demandant une doléance au président Alpha Condé, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

M. Alpha Mamadou Saliou Barry

Dans son discours, le chef du quartier de Kaporo-rails, Alpha Mamadou Saliou Barry, a fait un rappel sur sa rencontre avec le Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire. Récemment, moi-même, j’ai reçu le Ministre de l’aménagement du territoire. Pendant toute une journée, on s’est promené dans la zone, mais ils m’ont mandaté d’appeler ma population, en les sensibilisant, en leur disant, qu’ils n’ont pour le moment besoin de déguerpir que les garagistes et les baraques qui occupent le terrain. Donc, il ne m’a pas parlé de maison et lui-même, je l’ai entendu dire que vraiment le président de la République a beaucoup pitié de sa population, il n’a pas encore parlé de maison, mais de faire déguerpir les kiosques, les garagistes et cela fut fait. Immédiatement j’ai convoqué une réunion d’information tout en transmettant ce qui m’a été mandaté par le ministre de l’aménagement. A mon fort étonnement, quand l’équipe est venue sur le terrain, finalement au lieu que ça ne soit seulement les baraques et les garagistes, j’ai constaté que toute nos maisons ici ont été coché en croix. Donc, immédiatement la population est venue vers moi parce que c’est moi qui les ai informés au nom du gouvernement, comme cela m’a été mandaté par le ministre de l’aménagement. Finalement, ils ont vu que leurs maisons ont été cochées. Ils m’ont posé la question de savoir pourquoi ça, j’ai dit ça un autre problème, que moi ne je suis pas informé. Parce que normalement, juridiquement ça devrait passer par la commune avant que moi je ne soit informé. Malheureusement, j’ai demandé à mes autorités de la commune, alors personne à ce temps n’avait reçu une information par rapport à ce déguerpissement », a dit monsieur Barry.

Par ailleurs, Alpha Mamadou Saliou Barry se dit étonné de voir que les promesses données auparavant par le président Alpha Condé ne sont pas respectées. « Mais, je suis encore un peu surpris du fait que je me rappelle qu’en 2016 on avait reçu le président Alpha Condé, c’était à l’occasion de la pose de la première pierre dans la zone dénommée plateau Koloma. Il nous a laissé entendre que vraiment en 1998, s’il y a eu démolition, vraiment c’est arbitraire. Mais, il nous a demandé pardon tout en nous disant que personne désormais ne serait déguerpi sans qu’il ne soit dédommagé et ceux qui ont été probablement déguerpis seront aussi dédommagés. Donc, si maintenant on voit toujours la même autorité qui revient pour faire déguerpir sans qu’on ne soit informé… Moi, je ne pense que cela soit au contentement du président de la République, parce que je sais ce que lui il nous a dit et il tient à sa parole et je sais qu’il a toujours pitié de sa population », estime-t-il.

En outre, le chef du quartier Kaporo Rails, s’est adressé à ses concitoyens en ces termes. « Ce que j’ai à vous dire, c’est d’être serein, qu’on se mobilise, ensemble qu’on se donne les mains. Il ne faut pas insulter, il ne faut pas faire de la bagarre pour écouter les autorités locales pour trouver de solution ».

Pour terminer, Alpha Mamadou Saliou Barry s’adresse aux autorités. « Je demande une doléance auprès des autorités, s’il faut vraiment casser les maisons, qu’ils sachent que dans cette zone il y a beaucoup de gens, certaines femmes ont perdu leurs maris, qui ont des enfants et scolarisés et si on cassait leur bâtiment, aujourd’hui ces enfants là vont perdre cette année scolaire. Ça, c’est un. Deuxièmement, de revoir la situation de leur population, parce que c’est leur population, on sait que l’Etat est fort, on ne peut pas taper le cœur contre l’Etat, mais ce n’est qu’une plaidoirie que je leur demande, au nom de ma population de ne pas casser les bâtiments à cette heure-ci », lance-t-il.

Mme Mariama Téla Barry

Pour sa part, Mariama Téla Barry, commerçante de son état, a apporté un témoignage émouvant sur son inquiétude actuelle. « Je suis ici pour le problème qui nous tracasse. Ça fait 36 ans que je suis ici. J’ai six (6) enfants, les quatre (4) sont nés ici. Vous, professeur Alpha Condé, nous vous demandons d’avoir pitié de nous et de votre population. Mon mari est mort, il nous a laissé dans un taudis. Nous n’avons même pas de l’argent pour les frais de fournitures scolaires. Certains sont dans des écoles privées. Nous n’avons même pas les prix de leur scolarité. Nous sommes tous citoyens de la Guinée. Professeur Alpha Condé, ayez pitié de nous pour la grâce de Dieu. Nous allons tous mourir pour laisser ces terres dernière nous », a dit la bonne femme, au bord des larmes.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Convergence de l’Opposition Démocratique : ce qu’en dit le PADES

23 février 2019 à 18 06 36 02362

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) s’est félicité de la création d’une nouvelle plateforme de l’opposition, dénommée Convergence de l’Opposition Démocratique (COD). L’annonce en a été faite ce samedi, 23 février 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, tenue à son siège à Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le coordinateur administratif du PADES, Mohamed Kaba, est revenu sur les raisons de la création du nouveau bloc de l’opposition appelé Convergence d’Oppositions Démocratiques. Selon lui, la démarche vise à rapprocher les positions et harmoniser les actions au sein de l’opposition. « Il faut dire que nous sommes l’initiateur de l’idée. Cela a commencé il y a quelques années. Parce que nous avons constaté qu’il y a un bicéphalisme au sein de la sphère politique guinéenne, et dans laquelle deux camps s’affrontent souvent de façon très violente, souvent dans des conditions très difficiles qui paralysent la vie publique en Guinée. Il était normal d’apporter une troisième force qui vient équilibrer les débats, faire des propositions concrètes pour sortir de cette situation qui n’a que trop duré. C’est pourquoi, le PADES avec d’autres partis politiques, a initié cette Convergence de l’Opposition Démocratique, dont la signature a été faite hier vendredi », a-t-il expliqué.

Mohamed Kaba

A la question de savoir si la naissance de la Convergence d’Opposition Démocratiques consiste à affaiblir l’opposition républicaine, Mohamed Kaba répond : « il est important de signaler que cette Convergence n’est ni l’ennemie de l’Opposition Républicaine, ni l’ennemie de la mouvance présidentielle. Mais, c’est une force qui vient apporter les débats, parce que le débat est stérile aujourd’hui, il est plombé. C’est une convergence qui va faire des propositions concrètes pour dépasser ces clivages. Et il est important que le jeu soit équilibré. On n’affaiblit pas l’Opposition Républicaine parce que nous n’étions pas dans cette Opposition Républicaine d’une part. D’autre part, l’apport que nous allons envoyer à l’opposition en général, c’est de faire en sorte que l’opposition soit revigorée et que le pouvoir soit beaucoup plus disposé à discuter avec cette opposition sur des bases beaucoup plus saines, dans un climat beaucoup plus apaisé que nous l’avons constaté au par avant », a laissé entendre monsieur Kaba.

Le coordinateur administratif du PADES a saisi l’occasion pour exprimer sa satisfaction et remercier les militants et sympathisants pour le bon déroulement de la célébration du deuxième anniversaire du parti.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Kaporo rails : Kalémodou Yansané annonce un soutien de l’opposition aux victimes de déguerpissement

23 février 2019 à 17 05 32 02322

A l’absence du chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, c’est Kalémodou Yansané qui a présidé l’assemblée générale ordinaire de l’UFDG tenue ce samedi, 23 février 2019. Au cours de la rencontre, plusieurs points ont été débattus, notamment le déguerpissement en cours à Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le déguerpissement des populations de Kaporo rails, réputé fief de l’opposition, était au menu de l’assemblée générale hebdomadaire du principal parti de l’opposition guinéenne ce samedi. A cette occasion, l’honorable Kalémodou Yansané a annoncé une réunion de l’opposition afin d’apporter son soutien aux victimes.

Selon lui, le dossier de Kaporo rails n’est pas une affaire politique, mais une affaire juridique. « Lorsqu’une personne a occupé un lieu durant une trentaine d’années, il a tous les papiers légaux délivrés par l’Etat, si vous voulez la déplacer, il y a le minimum de respect qu’on doit lui accorder. Des pauvres personnes, des pauvres femmes qui occupent ce lieu et qui détiennent des documents officiels, délivrés par le ministère de l’Habitat, on vient un beau matin avec des jeeps de gendarmes et des grues pour casser leurs biens. Ce n’est pas acceptable », a dit l’opposant.

Pour faire face à cette situation, le député a annoncé une rencontre des membres de l’opposition le lundi prochain pour harmoniser leurs points de vue. « L’opposition se réunira lundi et va apporter son appui juridique à ces pauvres citoyens qui sont en train d’être brutalisés. C’est une honte pour notre pays », lance Kalémodou Yansané.

En outre, l’opposant accuse l’Etat d’exproprier les pauvres citoyens pour offrir la zone à ceux qui détournent l’argent public. « Ils vont donner ces parcelles à ceux qui sont en train de piller le pays aujourd’hui. Ils sont entrain de remblayer toute la mer de Conakry pour priver les pauvres citoyens de l’air frais en provenance de la mer. Partout où vous allez aujourd’hui, vous verrez des camions remplis des blocs de pierres pour pousser la mer et ils vont construire des bâtiments en hauteur pour masquer la ville. C’est une honte », martèle le député.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Mea Culpa d’un ancien militaire au RPG : « j’étais le chef des rebelles qui devaient enlever Lansana Conté »

23 février 2019 à 17 05 25 02252

L’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, tenue ce samedi, 23 février 2019, a porté essentiellement sur la fusion du parti COMUNA Conseil Militaire pour l’Unité Nationale) à la mouvance présidentielle. La visite effectuée récemment en Guinée par des anciens chefs d’Etat, Abdoulaye Wade (Sénégal), François Hollande et Nicolas Sarkozy (France) a également été commentée. La séance a été présidée par Saloum Cissé, secrétaire général du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une structure méconnue du grand public qui s’est fondue ce samedi dans le RPG Arc-en-ciel. Il s’agit du parti COMUNA (Conseil Militaire pour l’Unité Nationale), d’Aboubacar Sidiki Diaby, ancien officier de l’armée guinéenne. L’annonce en a été faite par Saloum Cissé.

« Aujourd’hui, on connait l’adhésion de plusieurs partis politiques qui sont venus se fondre dans le RPG, mais on ne se lasse, on doit toujours continuer à convaincre le maximum de guinéens pour que le RPG soit toujours plus grand. Ça c’est notre préoccupation majeure. Nous avons parmi nous un monsieur qui est d’une notoriété très élevée en Guinée qui vient de fondre son parti au RPG arc-en-ciel. Et ce monsieur, ce n’est pas un inconnu du RPG, c’est quelqu’un qui a participé à la mise à terre du RPG mais il y a moment où le délestage vient. Quand le délestage vient, il peut avoir des moments amortis. Mais la prise de conscience aidant, tu peux rattraper le temps et venir pour continuer le combat et c’est ce qui est fait. Il s’agit d’Aboubacar Sidiki Diaby », a déclaré honorable Saloum Cissé.

Prenant la parole pour se présenter aux militants, Aboubacar Sidiki Diaby a rappelé fièrement son passé sombre dans la déstabilisation du régie de Lansana Conté. « Je suis un ex-officier des forces armées. Quand le président Ahmed Sékou, paix à son âme, mourait, j’étais le plus jeune officier de l’armée guinéenne. J’étais déjà lieutenant. En 1985, lorsqu’il y a eu le coup d’Etat de Diarra Traoré, moi j’ai quitté Conakry sur les rails à pied, j’ai marché jusqu’à Kankan. De Kankan, je me suis rendu à Bamako en République du Mali. Le président Moussa Traoré, il est vivant encore, je lui souhaite longue vie, m’a accordé l’asile politique. C’est là-bas où j’ai lancé un appel à tous les militaires rescapés du pogrom de 1985, pour que nous mettions en place un mouvement militaire pour venir renverser le régime militaire de Lansana Conté. C’est moi qui étais le chef des rebelles qui devaient venir attaquer la Guinée pour enlever Lansana Conté à la tête de la Guinée. Ce mouvement, nous l’avons appelé Conseil Militaire pour l’Unité Nationale en abrégé COMUNA », a dit monsieur Diaby.

Parlant de ce mouvement, ex-officier a même expliqué qu’il a reçu le soutien de certains pays voisins pour tenter de déstabiliser le régime Conté. « Beaucoup de chefs d’Etat de la sous-région nous ont apporté leur soutien, parce que tous les amis du défunt président Ahmed Sékou Touré, paix à son âme, n’étaient pas contents que l’armée ait pris le pouvoir en Guinée. Donc, ils nous ont soutenus pour venir renverser le Général Lansana Conté ».

Par ailleurs, Aboubacar Sidiki Diaby est revenu sur la naissance des rapports entre ce mouvement et le président Alpha Condé. « De la France, le professeur Alpha Condé a entendu parler d’autres groupes. Il a envoyé un émissaire pour nous rencontrer à Bamako. Cet émissaire, il est là, il est vivant. Il s’appelle Lansana Bérété. C’est Lansana Bérété qui est parti nous prendre à Bamako, il nous a amenés à Abidjan. On a rencontré Alpha Condé le 26 septembre 1987, il était à la tête du MUD, moi j’étais à la tête du COMUNA. Il a demandé ce que nous voulons, je lui ai dit ce que nous voulons. Il a dit qu’il est contre un pouvoir militaire, lui aussi il est contre Lansana Conté, mais il veut renverser Lansana Conté par les urnes, par la voie démocratique. Difficilement il nous a convaincu, parce que nous, on était des militaires. On voulait un pouvoir militaire. Mais, c’est le professeur Alpha qui nous a mis dans son école, il a enlevé le pouvoir dans notre tête », a-t-il révélé.

Pour ce qui de la visite des anciens chefs d’Etat en Guinée, c’est Kaba Condé, directeur général de la radio nationale, qui a dit quelques mots là-dessus. « Les deux dernières semaines, vous avez vu le président Alpha Condé recevoir trois anciens chef d’Etat en Guinée. Les présidents français, François Hollande et Nicolas Sarkozy, et l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade. Pour ce qui est du passage de monsieur François Hollande, il vous souviendra que pendant Ebola, François Hollande est le président au monde qui a aidé la Guinée plus que tous les autres. La deuxième visite, c’est l’arrivée du président Wade en Guinée. On le dit chez nous, quand la case de ton voisin brûle, il faut apporter l’eau pour éteindre le feu si non le feu peut arriver chez toi. Tout le monde sait que l’ancien président Abdoulaye Wade menaçait de saboter les élections de demain au Sénégal. Quand le président Alpha Condé a compris qu’il y a danger au Sénégal, il a appelé son grand frère, Abdoulaye Wade, qui est venu. Ils se sont entretenus et à partir du bureau du président Alpha Condé, le président Macky Sall et le vieux Abdoulaye Wade ont parlé à Conakry et la paix est revenue. Bravo à la médiation du président Alpha Condé », s’est félicité Kaba Condé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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3 militaires guinéens tués au Mali : communiqué du ministère de la Défense

23 février 2019 à 16 04 37 02372

Un groupe de militaires permissionnaires de notre contingent déployé à Kidal au sein de la MINUSMA qui revenaient de la Guinée a été lâchement attaqué par des hommes armés le 22 février 2019 dans la localité de Siby, à la sortie de Bamako.

Au cours de cette attaque barbare, trois soldats guinéens (l’adjudant-chef Ismaël Bangoura, le sergent-chef Michel Théa et le sergent-chef Yves Haba) ont perdu la vie et un autre a été blessé.

En cette douloureuse circonstance, le ministre de la Défense nationale, au nom du président de la République, chef des Armées, présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, aux Forces de défense et de sécurité et adresse ses vœux de prompt rétablissement au blessé.

Le ministère de la Défense nationale condamne fermement cette attaque et réaffirme son engagement aux côtés des Forces des Nations-unies, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et pour un retour à la paix définitive au Nord-Mali.

Que les âmes des défunts reposent en paix.

Amen !

Conakry le 23 février 2019

Le ministère de la Défense nationale

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Sainte pagaille à l’UFR: des pro Baïdy perturbent l’assemblée et réclament son retour

23 février 2019 à 16 04 32 02322

Des jeunes surexcités, proches de Baïdy Aribot, récemment remplacé au poste de secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines, ont empêché la tenue de l’assemblée générale du parti, ce samedi 23 février 2019.Très nombreux, les contestataires exigent le retour de leur idole qui s’est pourtant éloigné du parti depuis son élévation au poste de 2ème vice-gouverneur de la Banque Centrale, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le climat était tendu ce samedi au siège de l’UFR à Matam. La décision du président Sidya Touré de « démettre » Baïdy Aribot du poste de secrétaire exécutif du parti au profit de Saïkou Yaya Barry n’est pas du goût de certains jeunes. Ils l’ont fait savoir aujourd’hui, en empêchant l’assemblée de se tenir.

Dès après l’ouverture de la séance, présidée par Elhadj Ibrahima Bangoura, le groupe de jeunes a fait irruption dans la salle pour réclamer le retour de Baïdy Aribot au sein du parti. Ces jeunes, surexcités, scandaient en chœur : « Baïdy doit retourner à l’UFR». Selon nos informations, le groupe serait venu de Kaloum, la forteresse de Baïdy Aribot.

Le tout nouveau président des jeunes du parti, Badra Koné, a tenté de calmer les jeunes en leur disant que « Baïdy doit démissionner de la Banque Centrale pour revenir au niveau du parti ». Des déclarations que les jeunes n’ont pas voulu entendre.

Le président de séance va tenter vainement de calmer les jeunes. La séance a été ainsi levée dans une cacophonie totale.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/664 413 227

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L’AG du PEDN annulée : « on ne savait pas que la journée d’assainissement a été reportée »

23 février 2019 à 15 03 53 02532

Le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) dirigé l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, n’a pas tenu son assemblée générale de ce samedi, 23 février 2019. Selon un des responsables de la formation politique, les militants n’étaient pas informés du report de la journée d’assainissement organisée pour le dernier samedi de chaque mois, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Une faible mobilisation des militants du PEDN a été constatée à son siège à Ratoma-Bonfi ce samedi. Certains membres du bureau exécutif du parti étaient présents dont, le secrétaire permanent, Mamady Kouyaté. Il a expliqué les causes du report de cette assemblée générale. « Si vous voyez qu’il n’y a pas assez de militants, c’est par ce que les gens pensent qu’il y aurait eu assainissement comme c’est le cas pour chaque dernier samedi du mois. C’est ce qui explique cette annulation de l’assemblée générale. Beaucoup ne savaient pas que la date a été reportée ».

Il a profité de l’occasion pour fixer la date de la prochaine assemblée générale au samedi 02 mars 2019.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Attaque du cortège de Cellou Dalein : l’International Libéral condamne…

23 février 2019 à 14 02 40 02402

La deuxième attaque du cortège du chef de file de l’opposition guinéenne continue de susciter l’indignation des leaders du monde ! Après avoir raté deux fois le président de l’UFDG et refusé les enquêtes, le régime Alpha Condé est désormais étiqueté et fait l’objet de critiques au niveau national et international.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la déclaration de l’International Libéral, promettant que cette attitude du régime Condé ne sera pas tolérée :

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Frahira Condé de la section RPG-AEC du Sénégal : « le président Alpha Condé va se limiter à ses deux mandats »

23 février 2019 à 13 01 18 02182
Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG-AEC du Sénégal, de Gambie, du Cap-Vert et de la Mauritanie

Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG Arc-en-ciel du Sénégal (une section qui couvre aussi la Gambie, la Mauritanie et le Cap Vert) a accordé une interview à deux journalistes de Guineematin.com, partis couvrir l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal.

Ce guinéen qui est né et qui vit au pays de la Téranga, s’est exprimé notamment sur le déroulement de la campagne électorale et sur l’actualité sociopolitique guinéenne qu’il observe à distance. Il a déploré l’attaque contre le cortège de Cellou Dalein Diallo il y a une semaine à Conakry et s’est dit certain que le président Alpha Condé ne va pas briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : les sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président de la République. La campagne électorale s’achève ce vendredi, 22 février 2019 à minuit. Vous qui êtes à la fois guinéen et sénégalais et qui êtes un des responsables du RPG Arc-en-ciel au Sénégal. Comment appréciez-vous le déroulement de cette campagne ?

Frahira Condé : la campagne s’est déroulée très bien. Les cinq (5) candidats ont déroulé leurs plans d’actions, ils ont expliqué à la population leurs programmes. Moi, je n’appartiens à aucun parti politique ici au Sénégal. Mais, à mon avis, et d’après ce que j’ai vu, le président Macky Sall va les battre dès le premier tour.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Frahira Condé : son bilan. Je ne parle pas de ce que les gens disent : il a dit qu’il va faire cinq (5) ans, il a fait sept (7) ans. D’accord, tout ça c’est beau. Mais, ça n’empêche pas de dire que ce qu’il a fait ici, connaissant très bien le Sénégal pour avoir parcouru tout le territoire sénégalais, lui permet d’être réélu dès le premier tour. Je suis allé partout et j’ai vu que le président Macky Sall a fait vraiment du bon travail. Donc, si les Sénégalais sont conscients, ils vont lui donner un second mandat.

Guineematin.com : parlant du déroulement de la campagne électorale ici au Sénégal, quand on fait la comparaison avec ce qui se passe habituellement en Guinée, y a-t-il une différence ?

Frahira Condé : je peux dire qu’il n’y a pas photo entre les deux pays. La façon dont la campagne se passe ici au Sénégal et en Guinée, il y a une différence. Mais, la manière dont le président sénégalais en train de faire sa campagne, c’est pareil avec celle du président Alpha Condé en Guinée : la manière avec laquelle Alpha Condé draine les foules derrière lui, c’est de cette même manière que Macky Sall est en train de faire au Sénégal. Donc, à ce niveau, il y a une ressemblance entre les deux.

Guineematin.com : la différence c’est à quel niveau alors ? Au niveau du discours peut-être ?

Frahira Condé

Frahira Condé : la différence c’est au niveau du discours. Quand je suis la télévision guinéenne, je vois souvent des anciens militants qui se glorifient en disant : moi je suis là depuis le commencement, moi ça, je ne le dis pas. Je connais très bien le président Alpha Condé, mieux qu’eux-mêmes qui sont là-bas, à côté de lui. Le président Alpha Condé aussi me connait très bien, si tu le réveilles en plein sommeil, tu lui demandes s’il connait Frahira, il dira oui. En le connaissant donc très bien, je dirais qu’il y a une différence entre lui et Macky.

Le président Condé lui, il dit ce qu’il a à dire, c’est-à-dire qu’il ne cache pas la vérité, il dit ce qu’il a à dire sans gêne. Ce qu’il ressent, il le dit même à ses militants, ses compagnons et la population aussi. Lui, il crache la vérité. Ce n’est pas le cas chez Macky Sall. Lui, il ne peut pas dire ces vérités-là. Les vérités que le président Alpha Condé est en train de dire à la population, le président Macky ne peut pas les dire. S’il les dit, il va tomber, ça ne l’arrangera pas.

Guineematin.com : vous avez salué le déroulement de cette campagne électorale, mais selon certains médias sénégalais, cette campagne a fait 22 morts par accidents de la circulation. Il y a eu également des accrochages entre militants de camps opposés qui ont fait des blessés. C’est quand même pas reluisant ça.

Frahira Condé : oui, ça arrive. L’accident, on ne peut pas l’éviter, ça arrive. Là où les gendarmes sont morts par exemple, on a dit que le chauffeur dormait. Le chauffeur était très fatigué, vous savez, la campagne c’est très fatiguant. Moi qui ai conduit un véhicule entre la Guinée et le Sénégal, j’en sais quelque chose. Les autres morts, vous savez, il y a des militants qui se sont mêlés avec des gens qui ne veulent que détruire. Parce qu’il y a certains militants qui sont là, ils ne peuvent pas se retenir. Il suffit que tu touches à une effigie de leur candidat, de leur président, ils se fâchent vite et la bagarre commence.

Guineematin.com : c’est ce qui explique les affrontements à Tamba-Kounda ?

Frahira Condé : oui, c’est à cause ça. Parce qu’il parait qu’il y a l’effigie du président Issa Sall qui a été sabotée, ou bien l’effigie du président Macky Sall qui a été sabotée, et les jeunes n’étaient pas d’accord entre eux, il y a eu bagarre. Le professeur Issa Sall était avec ses militants, ses accompagnants, avec ses gardes du corps, mais ils étaient trop petits par rapport à la foule qui était là-bas. Il parait qu’un des leurs chauffeurs a essayé de s’enfuir, on l’a tiré sur place. Il y a un autre aussi qu’on a poignardé avec un couteau. Vraiment, on déplore cela. Dans une campagne politique, ça ne demande pas de sortir une arme blanche. Mieux vaut dérouler son programme de société que de sortir une arme blanche. Quand-même, je pense que la justice fera son travail.

Guineematin.com : dans une déclaration rendue publique le jeudi, 21 février 2019, les quatre (4) opposants qui font face à Macky Sall ont dénoncé des manipulations douteuses. Ils parlent notamment d’un tripatouillage du fichier électoral pour permettre au président sortant d’être réélu. Croyez-vous en cela ou bien vous pensez que c’est juste de bonne guerre ?

Frahira Condé : moi, je ne suis pas un informaticien pour pouvoir dire qu’ils veulent tripatouiller le fichier électoral. Mais, il faut savoir que c’est quelque chose qui a été toujours déploré ici au Sénégal. Les opposants ont toujours crié ici haut et fort que vraiment, ils ne font pas confiance au fichier électoral. Mais, je vais vous dire que ce que j’ai vu ici au Sénégal, ça n’existe quasiment dans aucun autre pays en Afrique. Si on ferme les bureaux de vote à 9 heures, à 10 heures, les résultats commencent à tomber. J’ai assisté à plusieurs élections ici, mais je puis dire que personne ne peut voler les élections ici.

Guineematin.com : c’est transparent ?

Frahira Condé : c’est transparent. Il suffit que le bureau de vote numéro 1 ferme ses portes, les représentants de tous les partis sont là, ils font le décompte. Et, dès qu’ils finissent le décompte, ils ouvrent les portes et les journalistes entrent, on leur donne les résultats. Eux aussi, commencent immédiatement à relayer les résultats. Les résultats, ça part comme ça. On les centralise et il y a les médias qui donnent les résultats au fur et à mesure. Ça ne peut pas durer. Avant minuit, on peut connaître la tendance, savoir qui est devant, s’il y aura un deuxième tour ou pas.

Guineematin.com : on sait qu’il y a une forte communauté guinéenne ici au Sénégal, notamment à Dakar. Beaucoup d’entre eux ont la nationalité sénégalaise et vont donc voter. Est-ce que les partis politiques guinéens ont une certaine implication dans ce processus ?

Frahira Condé

Frahira Condé : non. Sauf peut-être ceux qui veulent se faire montrer. Il y en a d’autres qui ont acquis la nationalité sénégalaise, ce n’est pas comme nous qui sommes nés ici et qui avons grandi ici. Nos papas ont quitté la Guinée après la guerre mondiale, ils sont venus ici, ils étaient des anciens combattants. Ils ont acquis la nationalité sénégalaise et se sont installés ici. Nous, nous sommes nés ici et avons grandi ici.

Mais, il y en a d’autres qui sont venus ici il y a 5 ans, 10 ans, ils ont acquis la nationalité sénégalaise, tous ceux-là votent. Mais moi, j’attire l’attention de toute la communauté guinéenne pour leur dire de ne pas se dévoiler, de rester calme, aller voter et rentrer. Parce qu’il fût un temps, il y a eu des rumeurs qui disaient qu’il y a la communauté guinéenne qui est impliquée dans les élections au Sénégal. Il y a des opposants qui en ont parlé.

Guineematin.com : effectivement, certains ont dit ici qu’il y a des guinéens qui n’ont pas la nationalité sénégalaise que le pouvoir utilise pour voter les élections. C’est-à-dire qu’ils traversent la frontière pour venir prendre des cartes d’électeurs sénégalais, voter et rentrer en Guinée. Avez-vous vu des cas pareils ?

Frahira Condé : j’en ai entendu parler mais je ne crois pas à cela. Je sais que les Guinéens sont très nombreux au Sénégal et que beaucoup d’entre eux ont acquis la nationalité sénégalaise. Mais, ce que vous dites là, je n’en ai pas la certitude.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des rapports entre vous les représentants des partis politiques guinéens ici au Sénégal. Comment ça se passe entre vous ?

Frahira Condé : nous avons de très bons rapports. Ce n’est pas pareil avec ce qui se passe en Guinée. Ici, nous sommes en famille. Je peux même vous montrer des photos où je suis avec le secrétaire fédéral de l’UFDG. Quand Cellou a organisé son meeting au stade Ibamar Diop de Dakar, j’étais là-bas. Nous ici, on est une famille.

Guineematin.com : pour nous qui sommes en Guinée, c’est quand-même étonnant de voir un responsable du RPG Arc-en-ciel participer à un meeting de Cellou Dalein Diallo.

Frahira Condé : oui, on m’a invité, j’étais obligé de partir. Ce qui compte le premier, nous sommes des guinéens. Nous sommes des guinéens, c’est ça qui compte. Ici, si le malheur tombe sur quelqu’un qui est guinéen, on ne cherche pas à savoir si tu es de ce parti politique là ou si tu es de tel autre parti politique, nous on est une famille ici au Sénégal. On ne se bagarre pas. Même en période électorale, on ne se bagarre pas. On reste calme, on attend les résultats.

Guineematin.com : en Guinée, on s’achemine vers la fin du second mandat du président Alpha Condé. Quel bilan faites-vous de la gestion de votre champion ?

Frahira Condé : depuis qu’il est venu, quand-même il est en train de travailler. Vous savez, la Guinée à un grand retard par rapport à certains pays de la sous-région. Donc, il ne peut pas tout faire en deux mandats. Pour sortir la Guinée de la pauvreté, il faut beaucoup de temps. La Guinée, on ne peut pas la développer en 15 ans ou en 20 ans, ça reste encore beaucoup à faire. Sur le domaine des infrastructures, ça commence à aller parce que j’étais là-bas au mois de mai 2018, j’ai vu qu’il y a quand même des infrastructures qui sont en train de sortir de terre, j’apprécie cela. Le président Alpha Condé a beaucoup fait, il est en train de se battre pour faire son mieux. Mais, il ne sera pas le seul à bâtir toute la Guinée, il faut que tous les Guinéens y apportent leur grain de sel.

Guineematin.com : vous dites qu’il ne peut pas tout faire en deux mandats. C’est justement l’un des arguments des promoteurs du troisième mandat. Ils disent que le président doit avoir un troisième mandat pour parachever ses chantiers. C’est aussi votre avis ou bien vous, vous pensez qu’il faut respecter la constitution actuelle qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels ?

Frahira Condé : ça c’est une autre affaire. Mais moi, ce que je peux répondre, c’est que comme le président ne s’est pas prononcé jusqu’à présent sur ce sujet, moi je crois que le président de la République va se limiter à ses deux mandats-là.

Guineematin.com : c’est votre souhait ça ou bien c’est l’impression que vous avez ?

Frahira Condé : ce sont mes pensées parce que, connaissant le président Alpha Condé, je sais que s’il veut quelque chose, il le dit. C’est en 2020 qu’il va finir son deuxième mandat, s’il devait se prononcer sur ça, il allait le faire depuis longtemps, les gens vont essayer de travailler sur ça. Mais, il ne l’a pas fait jusqu’à présent. Donc d’après mes calculs, je dis que le président de la République, il va les laisser parler et à la fin de son mandat, il va aller se reposer.

Guineematin.com : vous pensez qu’il veut surprendre les gens, c’est pourquoi il ne s’est pas prononcé encore là-dessus ?

Frahira Condé : je dis qu’il ne s’est pas prononcé jusqu’à présent. Il y a les opposants qui crient de gauche à droite, chacun parle de 3ème mandat, les militants du RPG Arc-en-ciel aussi en parlent, mais ils ne connaissent absolument rien sur les intentions du président.

Guineematin.com : personnellement, que conseillez-vous au président : proposer une nouvelle constitution ou partir à la fin de son second mandat ?

Frahira Condé : moi, je ne peux pas conseiller le président de la République. C’est vrai, il me respecte beaucoup et je le respecte beaucoup, mais c’est quelqu’un qui est très mature, c’est quelqu’un qui est très respecté. Donc, je ne suis pas bien placé pour lui donner des conseils.

Guineematin.com : l’actualité guinéenne a été marquée aussi ces derniers jours par l’attaque du cortège de Cellou Dalein Diallo qui rentrait d’un séjour à l’étranger. Les forces de l’ordre ont violemment dispersé son cortège qui se rendait au siège de l’UFDG et ont sérieusement endommagé son véhicule. Votre réaction là-dessus ?

Frahira Condé : je déplore tout ce qui peut entraîner mort d’homme. Je déplore aussi les callasses des véhicules. Parce que nous, la façon dont on nous a éduqués ici au Sénégal, en faisant la politique, ce n’est pas pareil avec ce que j’ai vu là-bas. Je le déplore. L’UFDG est quand même la deuxième force politique du pays, on devait donc donner le minimum de respect à son leader. Moi, j’aurais aimé que s’il veut marcher qu’on l’encadre, il fait sa marche sans qu’on le disperse. Parce que je vois l’exemple ici au Sénégal, il y a des opposants qui font des marches, ils sont bien encadrés par la police. Ils vont faire leur marche, après ils se dispersent.

Guineematon.com : nous arrivons au terme de cette interview, quel est votre mot de la fin ?

Frahira Condé : je prie le bon Dieu que l’élection de 24 février 2019 se déroule dans les meilleures conditions, que les sénégalais restent calmes, qu’ils aillent voter et rentrer chez eux dans le calme. Et surtout mes parents guinéens, je leur demande de ne pas se manifester, de ne pas se dévoiler, ils n’ont qu’à aller voter. Il ne faut pas qu’ils se dévoilent. Ce sont des sénégalais, ils ont leurs cartes d’identité CEDEAO numérisées, ils n’ont qu’à aller voter et rentrer.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Présidentielle au Sénégal : aucun candidat ne votera à Dakar

23 février 2019 à 13 01 16 02162

C’est l’une des particularités de l’élection présidentielle de demain, dimanche 24 février 2019, au Sénégal. Aucun des cinq candidats en lice ne votera à Dakar, la capitale. Tous ont décidé d’aller accomplir leur devoir civique dans leurs fiefs, en régions, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com au Sénégal.

Macky Sall, le président sortant, va voter dans sa ville (Fatick), Idrissa Seck sera à Thiès, Madické Niang à Touba (Diourbel), Issa Sall à Tattaguine (Fatick) et Ousmane Sonko votera à Bignona(Ziguinchor).

C’est une première que tous les candidats à une élection présidentielle au Sénégal décident de voter dans leurs régions. Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf votaient à Berthe Maubert, une école élémentaire du Plateau (Dakar). Abdoulaye Wade, de son côté, accomplissait son devoir civique à l’école franco-arabe Fadilou Mbacké du Point E (Dakar).

6 683 043 électeurs sont appelés aux urnes pour cette 11ème élection présidentielle au Sénégal. Ils sont repartis dans 15 397 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national, et auront le choix entre 5 candidats dont le président sortant, Macky Sall.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Conakry : l’ambassadeur de Russie rend hommage à l’Armée Rouge et prévient « les maîtres du monde »

23 février 2019 à 13 01 03 02032

Dans le cadre de la célébration de la fête commémorative de la fondation de l’armée rouge (le 23 Février 1918), l’ambassadeur de la fédération de Russie en Guinée a organisé hier, vendredi 22 Février 2019, une fête à laquelle des diplomates étrangers et plusieurs personnalités guinéennes ont pris part, dont le ministre de la sécurité et de la protection civile, Alpha Ibrahima Keira. Son Excellence Alexandre Brégadzé a mis l’occasion à profit pour tenir un « petit discours ». Un discours visiblement musclé dans lequel le diplomate russe a instruit à « ceux qui prétendent d’être maîtres du monde » à mieux réfléchir avant de faire « des déclarations irresponsables à l’égard d’autres pays en y cherchant les coupables », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à l’ambassade de Russie en Guinée.

C’est un discours de trois pages et demi que l’ambassadeur de la Russie en Guinée, Alexandre Brégadzé, a prononcé ce vendredi. Le diplomate russe a tout d’abord rendu un vibrant hommage à l’Armée Rouge « qui a défendu la jeune Russie Soviétique des envahisseurs étrangers et surtout qui avait gagné la deuxième guerre mondiale avec les alliés de l’époque ». Tout au long de son allocution, Alexandre Brégadzé s’est efforcé à prêcher la paix. Mais la force des mots renvoie à une position va-t-en-guerre contre « les défenseurs des nouveaux Nazis ».

« Le peuple russe est toujours reconnaissant à son armée depuis sa naissance… Chaque Etat a besoin de prendre les précautions pour assurer sa souveraineté, son indépendance. Chaque Etat a besoin de ses propres défenseurs, ses fils et filles qui sont prêts à donner leurs vies pour leur mère-patrie, pour la défense des agresseurs, pour assurer son développement pacifique, donc défendre la paix dont nous avons tous besoin. Et, surtout, défendre nous-mêmes des anciens démons que nous croyions morts », a dit Alexandre Brégadzé tout en précisant qu’il parle des Nazis.

« Des Nazis dont les descendants, dont les partisans lèvent leurs têtes aujourd’hui dans certains pays qui même ont été envahis par les Nazis pendant la deuxième Guerre mondiale. Les Nazis qui exterminaient la population locale, surtout les Slaves, les juifs et d’autres peuples qu’on appelait les minorités nationales et qui ne correspondaient pas aux critères Nazis, prétendants d’être une race supérieure », a ajouté le diplomate russe en poste en Guinée.

Pour Alexandre Brégadzé les « soit disant défenseurs des nouveaux Nazis » essayent de chercher « des coupables » partout ailleurs, mais pas dans les pays où les Nazis sont déjà au pouvoir. Cependant, avertit le diplomate russe, « ceux qui prétendent d’être maîtres du monde doivent mieux réfléchir avant de faire les déclarations irresponsables à l’égard d’autres pays en y cherchant les coupables sans bien regarder autours d’eux-mêmes ».

Concernant la Russie, Alexandre Brégadzé indique qu’elle ne cherche que la paix stable et durable. « Elle était, reste et restera Etat souverain et indépendant. Mon président Vladimir Poutine a bien développé cette axiome dans son message à l’assemblée fédérale de la Russie, le 20 Février dernier…il avait expliqué comment la Russie veut et peut défendre ses intérêts, sa souveraineté et son indépendance… Et, je vous assure, ces moyens sont réels et sophistiqués », a-t-il dit.

En citant le président Vladimir Poutine, l’ambassadeur de la fédération de Russie en Guinée a rappelé la nécessité de s’unir et d’aborder de « manière systématique et conséquente les grands défis », en construisant un modèle du développement social et économique qui permettra, selon lui, de garantir les meilleures conditions pour l’amélioration de l’homme.

« Un tel esprit solidaire de changement est toujours un choix conscient des personnes elles-mêmes. Elles le fond quand elles comprennent que le développement du pays ne dépend que d’elles-mêmes, des résultats de leur travail, quand le désir d’être nécessaire, d’être utile est apprécié et soutenu, quand chacun trouve le métier de vocation et d’âme, et surtout, quand il y a la justice, le vaste espace pour la liberté et l’égalité des chances pour le travail, les études, l’initiative et l’innovation. Ces conditions du développement efficace ne peuvent pas être traduites en chiffres et en indicateurs, mais ce sont ces éléments tels que la consolidation de la société, l’inclusion des citoyens dans les projets nationaux, la confiance en nos forces qui déterminent le succès. Et nous obtiendrons certainement ce succès », a indiqué Alexandre Brégadzé.

A noter que depuis le 13 Mars 1995, la date du 23 Février 1918 est officiellement commémorée chaque année en Russie. Cette date est célébrée comme étant la fête des ‘’défenseurs de la patrie’’, en hommage à l’Armée Rouge.

Mamadou Baïlo Keïta était à l’ambassade de Russie en Guinée pour Guineematin.com

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Bakayoko à la barre : voici l’émouvant message adressé à Hadja Halimatou, Alpha Condé, Cellou Dalein…

23 février 2019 à 11 11 50 02502
Abdourahmane Bakayoko, ancien journaliste et leader du parti « Les Démocrates Guinéens »

Comme annoncé précédemment, l’ancien journaliste reconverti en politicien, Abdourahmane Bakayoko, a comparu hier, vendredi 22 février 2019, à la Cour d’Appel de Conakry. Le leader du parti « Les Démocrates Guinéens », condamné à 5 ans de réclusion criminelle pour viol, a toujours calmé son innocence dans cette affaire. Et, hier, même le procureur a requis l’acquittement de Bakayoko « pour infraction non établie ».

Après les réquisitions et plaidoiries des parties au procès, après avoir réitéré qu’il est puni depuis deux ans pour un crime qu’il jure toujours n’avoir jamais commis, Abdourahmane Bakayoko a tout de même prononcé un émouvant message de pardon en guise de dernier mot.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce message livré à la barre :

Abdourahmane Bakayoko

« Monsieur le président, je suis en prison pour un crime que je n’ai pas commis. Mais, dans tous les pays du monde, même ceux où le droit de l’Homme est respecté au plus haut point : La France, l’Allemagne, l’Angleterre, le Canada, les Etats-Unis,….si les tribunaux ne faisaient jamais d’erreurs, les Cours d’Appel n’allaient pas exister. C’est donc quelque chose qui arrive partout et cela m’empêche d’être frustré contre qui que se soit.

Il y a beaucoup de choses qui prouvent que cette accusation est fausse. J’habitais une concession de deux grands immeubles de plusieurs dizaines d’appartements, logés par plus de 200 personnes. C’est donc une foule qui serait alertée si le moindre acte criminel se commettait à cet endroit. Même si quelqu’un élève le volume de sa télévision, ses voisins immédiats vont se plaindre. A l’époque, je n’avais même pas de temps pour les femmes, tellement préoccupé à attaquer des hauts cadres 100.000 fois plus puissants que moi. Le fait qu’on m’a obligé à rédiger un engagement signé par plusieurs personnes à ne pas poursuivre en justice les plaignants, prouve à suffisance que c’est plutôt moi la victime.

Comme je l’ai dit pendant les débats, et en répondant à vos questions, cette affaire a été planifiée par des hommes qui voulaient ma mort, parce que je les attaquais naïvement dans les medias. A l’époque, j’échappai souvent à des lynchages par des foules furieuses. Je risquai d’être assassiné à tout moment. Chaque seconde qui passait pouvait être ma dernière. Ce sont donc sans doute ceux qui essayaient de me lyncher qui ont monté cette affaire de toute pièce.

C’est pourquoi, je ne suis pas fâché d’avoir été mis en prison pour un crime que je n’ai pas commis. D’ailleurs, je suis plutôt content. Je suis content d’avoir eu un malheur qui m’a évité le pire. Si je n’avais pas été en prison à ce moment précis, j’allais être assassiné les semaines ou jours suivants. Je suis donc content d’être mis en prison jusqu’à changer mon comportement suicidaire et naïf.

Ces deux années 2017 et 2018 ont été dures, pénibles, longues et interminables pour moi. Mais, j’en ai tiré profit, malgré ma souffrance extrême. J’ai eu le temps de prier comme jamais. J’ai appris beaucoup de sagesses. J’ai appris à être prudent. J’ai appris à pardonner et je pardonne à tous ceux qui ont tenté de détruire ma vie.

Et, pour tout ce que j’ai dit ou écrit de déplacé, je présente mes sincères excuses aux présidents : Ahmed Sékou Touré, Lansana Conté, Moussa Dadis Camara, Sékouba Konaté ; à l’actuel président de la République, professeur Alpha Condé ; au président de l’UFDG, Elhadj Cellou Dalein Diallo, à Hadja Halimatou Dalein Diallo, à tous les ministres, à tous les opposants, à mon juge d’instruction, Sékouba Condé ; à tous les magistrats guinéens, à tous les avocats, à tout le département de la justice, à tout le peuple de Guinée… Je suis votre fils. Je vous demande pardon. Veuillez accepter mes excuses, à cause de vos enfants.

Les adversaires d’hier peuvent être les alliés d’aujourd’hui. Le premier ministre Kassory Fofana, Mouctar Diallo, Aboubacar Sylla, qui critiquaient le président Alpha Condé hier, travaillent avec lui aujourd’hui. Ce qui m’empêche de me suicider en prison, c’est surtout que je ne veux pas mourir avant de demander pardon à toutes les personnes que j’ai naïvement attaquées dans les médias.

La prison m’a permis de changer mon comportement naïf qui a fait brûler nombreux de mes objets de valeur à hauteur de plusieurs milliards de francs guinéens par des foules furieuses. Si seulement, vous saviez à quel point ma maman adorée, âgée de plus de 90 ans, que j’aime plus que tout au monde, souffre depuis qu’elle a appris que je suis en prison.

Ma première nuit en prison, j’ai fait un rêve qui a transformé ma vie. Dans mon rêve, ma fiancée m’a dit : Abdourahmane, tu es le seul homme au monde que j’aime. Mais, je refuse de me marier avec toi… Je lui demande pourquoi ? Elle me répond, parce qu’elle ne veut pas élever nos enfants toute seule, pendant que moi je défile en prison. Quelques jours après, elle m’a dit la même chose. Je lui ai promis, comme j’ai promis à ma maman adorée, que je ne mettrai plus jamais en danger ma vie…»

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Education : des cours de langue et civilisation italiennes en faveur de 60 étudiants guinéens

23 février 2019 à 11 11 01 02012

Dans le cade du renforcement de la coopération scientifique entre nos deux pays, l’ambassade d’Italie en Guinée, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement Supérieur, a lancé officiellement les cours de langue et de civilisation italiennes dans notre pays. La cérémonie, organisée hier vendredi, 22 février 2019, s’est tenue dans l’enceinte de l’ambassade de l’Italie, au quartier Minière, en présence de plusieurs personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Livio Spadavecchia

Dans son discours de circonstance, l’ambassadeur de l’Italie en Guinée, S.E Livio Spadavecchia, a fait savoir le souci pour son pays de diversifier ses relations de coopération avec la Guinée, d’où la volonté de l’ambassade de chercher à enseigner la langue italienne aux guinéens. Pour lui, à partir du moment où il y a déjà l’ambassade de l’Italie à Conakry et qu’il y a des professeurs disponibles, la balle est dans le camp des guinéens. «La question de la gestion, ça vient très fortement de l’engagement, de la clairvoyance et des efforts des apprenants », insiste le diplomate.

Parlant des objectifs visés par la formation, S.E Livio Spadavecchia a dit que c’est pour accompagner les universités guinéennes et surtout les jeunes dans leur parcours d’éducation et de formation. « Avec ce projet qu’on partage avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, on va démarrer avec des cours de langue qui commencent le 1ermars 2019 et à partir du mois de septembre, il y aura des mini masters en vidéo conférence avec les universités de Rome, de Milan, de Naples et de Venise. Cela sera une opportunité pour les étudiants guinéens qui vont apprendre les cours d’italiens comme s’ils sont en Italie », promet l’ambassadeur.

Dans les critères de choix des universités bénéficiaires, l’ambassadeur a parlé des universités qui disposaient déjà des filières comme l’Economie et Finance, l’Informatique, les Banques et Assurances, et l’Agro-industrie.

Binko Mamady Touré

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Binko Mamady Touré, a remercié l’ambassadeur pour cette initiative. Il a rappelé que deux jours avant ce lancement, un autre accord de coopération avait été signé entre les instituts Levy Ponty de Venise et l’université de Labé, sise à Hafia, dans la commune urbaine. « La signature a eu lieu autour d’un nouveau département qui va ouvrir en octobre prochain pour la photovoltaïque. Ces instituts Levy Ponty ont déjà équipé quatre services de cette institution en énergie solaire », a rappelé Binko Mamady Touré.

Revenant sur démarrage des cours de langue et de civilisation, le secrétaire général du département de l’Enseignement Supérieur estime que c’est un plus pour les guinéens. « Il y a déjà 60 jeunes étudiants qui se sont inscrits. Ces jeunes sont repartis en trois groupes et les cours vont commencer à partir du lundi prochain. Les frais sont à la charge de l’ambassade de l’Italie en Guinée », a-t-il fait savoir.

Il faut préciser que pour ce départ, ce sont des étudiants issus de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest et l’Université Koffi Annan qui ont été sélectionnés. A la fin de la formation, chaque étudiant recevra une attestation qui prouve que l’intéressé maitrise désormais l’italien.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Kérouané : Mamady Saran promet les 50% des districts et quartiers aux femmes

23 février 2019 à 10 10 41 02412

En tournée dans les régions de la Guinée forestière et de la Haute Guinée, la délégation des femmes parlementaires de la Guinée (FOFPAG) a successivement rencontré hier, vendredi 22 février 2019, les autorités préfectorales et locales de Beyla et de Kérouané, rapporte le journaliste de Guineematin.com qui accompagne la mission.

Partout, les députées ont expliqué leur souhait de voir un plus grand nombre de femmes élevées à la tête des districts et quartiers mais également demander à ce que le peu de femmes élues conseillères communales soient portées au sein des Conseils régionaux.

Pour l’honorable Zalikatou Diallo, secrétaire générale du FOFPAG et cheffe de la délégation, la présence des femmes dans les instances de prise de décision, même au niveau local laisse à désirer. « Dans toutes les localités que nous avons visitées, de Faranah, juqu’ici à Kérouané, nous avons noté l’absence des femmes à la tête des districts et de quartiers. Pourtant, les femmes mobilisent, parfois 150, 200, 300 ou 500 personnes dans des organisations sociales. Ces femmes, peut-on dire qu’elles ne peuvent pas diriger un district ou un quartier ? Je ne le crois pas. Elles peuvent valablement le faire. Il suffit juste que les hommes acceptent de se conformer à la l’esprit de la Constitution guinéenne qui consacre l’égalité de chance entre les sexes en ses articles 1 et 8 », a expliqué l’honorable Zalikatou Diallo.

A Kérouané tout comme à Beyla, les autorités administratives, après avoir attentivement écouté le plaidoyer des honorables députées, ont promis de s’y mettre. « Nous avons entendu vos messages. Ils sont tombés dans de bonnes oreilles. Sachez que la promotion de la femme contribue également à l’équilibre de la famille ; donc, à celui du pays tout entier. Nous prenons l’engagement au nom du préfet, absent, de matérialiser cette volonté dans la composition des conseils de quartier et de district. Nous allons expliquer aux partis politiques, les principaux intéressés, l’importance pour eux d’œuvrer à la parité homme/femme à ces niveaux. En tout cas, à Kérouné, vous pouvez être sûres d’une chose, c’est que les femmes seront représentées à 50% à la tête des quartiers et districts comme les hommes », a promis Mamady Saran Condé, le secrétaire général des collectivités de Kérouané.

Faut-il souligner que dans les deux préfectures visitées, aucune femme n’a été élue maire, aucune n’est pour le moment présidente de district ou de quartier, comme dans les autres localités déjà traversées.

Aujourd’hui, samedi 23 février 2019, ce sera le tour du gouvernorat de Kankan de recevoir le FOFPAG et écouter les femmes leaders, porteuses du projet « implication des femmes en politique ». Un projet appuyé par le PNUD et financé par l’ONU femme à travers le gouvernement du Canada. L’objectif de cette tournée des femmes parlementaires est de convaincre les acteurs politiques et tous ceux qui sont impliqués dans le processus électoral de désigner le maximum de femmes conseillères au sein du Conseil régional et de porter plus des femmes à la tête des districts et quartiers du pays.

De Kankan, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Présidentielle au Sénégal : le collectif Samm Jikko Yi interpelle les candidats sur le respect des valeurs morales

23 février 2019 à 10 10 03 02032

A la veille de l’élection présidentielle prévue demain, dimanche 24 février 2019, au Sénégal, le collectif And Samm Jikko Yi reste sur sa faim par rapport à la position des candidats en lice sur certaines questions morales et religieuses. C’est pourquoi, ce collectif qui regroupe de nombreuses associations et mouvements de défense des valeurs religieuses et morales, a adressé un mémorandum aux cinq candidats pour les interpeller sur un certain nombre de questions. Guineematin.com vous propose ci-dessous le mémorandum dont copie est parvenue à ses envoyés spéciaux dans la capitale sénégalaise.

Le Collectif And Sàmm Jikko Yi, regroupant plus de 34 associations religieuses, de mouvements citoyens, de structures de jeunes ainsi que d’éminentes personnalités de la société civile dont le but est de défendre et de protéger les valeurs morales, culturelles et religieuses de notre pays, de combattre tout programme ou agenda susceptibles de porter atteinte à nos valeurs, entre autres, interpelle par le présent mémorandum les 5 candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 afin qu’ils nous donnent leur position écrite sur les 6 questions suivantes dont certaines sont de vieilles revendications des notables et chefs religieux membres du Conseil Supérieur Islamique du Sénégal depuis 1971 :

1 – La suppression des 74 articles contradictoires au Coran et/ou à la sunna Prophétique sur le code de la famille déjà relevés par nos illustres guides (El hadji Abdou Aziz Sy Dabakh, El Hadji Seydou Nourou Tall, S Cheikh Ahmadou Mbacké Gayndé Fatma, Cheikhal Islam Baye Niass, Cheikh Mamadou Seydi, Cheikh Alioune Seck de Ngourane, Seydina Mandione Laye, Serigne Sidy Lamine Kounta, Imam Amadou Lamine Diéne et Qadi Chamsdine Diagne) et l’ouverture de pourparlers entre les différentes couches de la société sénégalaise pour un code de la famille sénégalaise prenant en compte nos réalités socio-culturelles.

2 – L’Intégration et la priorisation dans notre programme éducatif de nos références historiques, religieuses et culturelles

3 – La mise en place d’un cadre législatif et réglementaire opérationnel pour sauvegarder le respect de l’éthique et des valeurs religieuses au niveau de l’espace audiovisuel sénégalais ;

4 – La mise en place d’un Conseil de Surveillance pour visionner les films, les spots publicitaires destinés aux différentes chaînes de télévisions et salles de cinéma, VCD ou DVD en vente auprès du public, avant toute diffusion pour la protection du public « jeune » et la préservation de leur innocence.

5 – La réparation d’une grande anomalie dans la composition du Bureau du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) créé par la loi n° 2006-04 du 04 février 2006, en intégrant un représentant des associations des valeurs religieuses et morales, choisi par ses pairs pour sa compétence et son intégrité morale ;

6 – la mise en place d’une chambre à l’Assemblée nationale composée des notables, chefs coutumiers, chefs religieux, juristes en droit islamique, membres de la société civile et des associations défendant les valeurs pour étudier tous les projets-propositions de loi pour donner des recommandations aux députés des clauses à enlever ou à ajouter en vue de conformer les lois à nos valeurs, us et croyances dans un contexte globalisé ou émergent de nouveaux droits, droits des minorités, souvent antinomiques aux nôtres.

Pour le Collectif, le Coordonnateur National

Ababacar MBOUP

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Dernier jour de la campagne électorale au Sénégal : chaque candidat joue sa dernière carte

23 février 2019 à 9 09 59 02592

La campagne pour l’élection présidentielle de dimanche s’est achevée hier, vendredi 22 février 2019, au Sénégal. Chaque candidat a mis à cette dernière journée à profit pour sortir ses dernières cartouches afin de convaincre les électeurs à lui accorder leurs voix, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Les cinq candidats en lice pour l’élection présidentielle du 24 février 2019 ont eu une journée chargée ce vendredi. Chacun d’eux est allé à la rencontre des électeurs pour tenter de les convaincre à voter pour lui. Le président sortant, Macky Sall, a tenu son dernier meeting au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar. Une véritable marée humaine s’est mobilisée là pour écouter le dernier message du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar.

Macky Sall a invité ses partisans à se rendre massivement aux urnes le dimanche pour plier le match avant midi. « Nous avons parcouru le Sénégal, du nord au sud, de l’est à l’ouest en passant par le centre, partout où je suis passé, je suis accueilli par une déferlante marron-beige. Il n’y a pas photo entre les autres et moi, nous ne sommes pas leur égal. Je serai dans mon bureau de vote à partir de 8 heures. Allez à l’assaut des bureaux. Avant midi, le match sera plié. Nous allons gagner pour que le Sénégal aille de l’avant, pour que je puisse parachever mon œuvre dans le cadre du Plan Sénégal émergent », a lancé le président sortant. Il ajoute que l’Etat va garantir la sécurité dans les centres de vote et que rien ne se passera.

Madické Niang, lui, a choisi le stade Alassane Djigo de Pikine pour tenir son dernier meeting de campagne. Un stade qui a fait aussi son plein à cette occasion. Le candidat de la coalition « Madické2019 » s’est montré satisfait de la mobilisation autour de sa candidature. « Je voudrais remercier le peuple sénégalais pour les manifestations de sympathie dont il a fait montre à mon endroit. Il y a seulement 3 mois que j’ai déclaré ma candidature, mais une campagne de diabolisation a été lancée contre ma personne mais j’ai eu à faire face parce que j’ai raison », a-t-il déclaré.

Maitre Madické Niang ajoute qu’il est le candidat « qui rassure, celui qui va demain soutenir les jeunes et les femmes pour développer ce pays, surtout la banlieue qui mérite un traitement spécial. J’ai prévu une dotation spéciale pour ses habitants. Partout, je voudrais voir des écoles des lycées, des universités de métier. Je vais créer un ministère chargé des affaires religieuses et développer les Petites et moyennes entreprises (Pme). Je crois fermement en ma volonté de diriger le pays au soir du 24 février 2019. J’ai déjà remporté l’élection présidentielle avec l’aide de Dieu ».

Contrairement à ces derniers, Idrissa Seck, de son côté, a préféré être dans la rue pour une « marche orange ». A la tête d’un imposant cortège, le candidat de la coalition « Idy2019 » a sillonné plusieurs artères de Dakar : Yoff, Ucad, Centre-ville, Centenaire, Obélisque, etc. Pour lui, « « les stades sont trop exigus pour contenir le peuple. Quand on veut rencontrer le peuple, il faut se déplacer vers eux. Mais quand vous ne faites pas ce pourquoi le peuple vous a élu, vous ne pourrez que vous refugier dans les stades », a lancé Idrissa Seck, qui s’en prend ainsi au président sortant.

L’opposant au régime de Macky Sall se montre lui aussi confiant pour sa victoire dès le premier tour. « Il est maintenant clair que la décision prise par l’ensemble des Sénégalais est le changement dès le premier tour. Ce qui reste, c’est qu’on se prépare à redresser notre pays. Dès la victoire on s’occupera des problèmes des Sénégalais », a-t-il indiqué.

A rappeler que ce sont : 6 683 043 électeurs qui sont appelés aux urnes pour élire le nouveau président sénégalais. Ils auront le choix entre le président sortant, Macky Sall, et ses quatre opposants : Idrissa Seck, Madické Niang, Ousmane Sonko et Issa Sall.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Élire des femmes dans les conseils régionaux, de quartiers et districts : N’zérékoré adhère aux propositions du FOFPAG

23 février 2019 à 9 09 48 02482

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) est en tournée à l’intérieur du pays. Ces femmes députés sensibilisent les acteurs impliqués dans le processus électoral pour une meilleure représentativité de la gent féminine dans les conseils régionaux, de quartiers et districts.
Le jeudi dernier, 21 février 2019, c’est au Gouvernorat de N’zérékoré que cette mission a rencontré les autorités de N’zérékoré et les acteurs électoraux. Conduite par l’Honorable Zalikatou Diallo, qui est la secrétaire générale du FOFPAG, la délégation a été par le directeur de cabinet du gouvernorat.

Au cours des entretiens, les députés ont exprimé leur désir de voir les femmes élues conseillères locales portées, toutes, au sein du Conseil régional de N’Zérékoré. Une demande faite non sans dénoncer le constat alarmant des résultats enregistrés lors des élections communales du 4 février 2018.

Honorable Zalikatou Diallo

« Nous avons constaté avec amertume que les femmes ont été marginalisées lors de ces consultations électorales. Et, ces résultats montrent un constat alarmant. Avec 235 conseillers élus pour les 66 collectivités de N’Zérékoré, seules 28 sont des femmes. Plus grave, de ces 66 collectivités, une seule, à Macenta, est dirigée par une femme. A N’Zérékoré, sur les 41 conseillers élus, il n’y a que deux conseillères. Et, au niveau de l’exécutif, heureusement, il y a une femme Vice-maire. C’est décevant ! », a déploré la Cheffe de délégation.

Poursuivant son constat, l’Honorable Zalikatou Diallo a noté qu’il n’y a aucune femme présidente de district ou de quartier dans toute la région de N’Zérékoré.

« Pourtant, les femmes gèrent mieux que les hommes. Elles sont braves. Les exemples ne finissent pas. Que ce soit avec Mbalia Camara, Marie Loffo, Jeanne Martin Cissé… toutes ces femmes n’étaient pas forcément des intellectuelles. Mais, elles étaient leaders et ont fait leur preuve de bravoure parfois même en dehors de notre pays. Je demande donc que des corrections conséquentes soient apportées à ce niveau pour que les districts et les quartiers soient repartis entre les hommes et les femmes, pourquoi pas à part égale », a sollicité la députée, appuyée dans son plaidoyer par ses paires de la délégation. Ces dernières ont insisté auprès des hommes que « ce lobbying en faveur de la gent féminine ne vise nullement à créer un antagonisme dans les ménages. Car, l’homme et la femme se complètent ».

D’ailleurs s’adressant aux nombreux hommes et les quelques femmes qui étaient dans la salle, les députés ont relevé que l’essentiel du travail dans les ménages est fait par les femmes. En y réussissant, expliquent-elles, les femmes peuvent valablement participer au développement socioéconomique du pays en prenant part et activement à la prise de décision.

Comme saisis à la gorge, Conseillers communaux et représentants des partis politiques devant les responsables de la CEPI et des autorités administratives ont pris l’engagement de désigner beaucoup de femmes à la tête des quartiers et districts mais également de les favoriser au niveau du Conseil régional.

Etaient représentés à cette rencontre, les partis UFR, RPG arc-en-ciel, UFDG, UPG, PEDN et le Bloc Libéral. Tous, au nom de leurs formations politiques, ont pris l’engagement ferme de désigner un nombre significatif de femmes aussi bien au Conseil régional de collectivité qu’à la tête des quartiers et districts où ils sont vainqueurs.

Côté société civile, il y avait également plusieurs responsables dont entre autres Hadja Alamako Diallo, Françoise Lamah, présidente de la CEPI, Christophe Millimono de la radio rurale, l’honorable Madeleine Théa, ancienne député-maire. Dans les débats, tous ont mis l’accent sur la poursuite de ces séances de sensibilisation et ont suggéré que les rencontres soient élargies à plus de femmes.

Jean Smith Sandy

En clôturant les débats, Jean Smith Sandy, le directeur de cabinet de la région administrative de N’Zérékoré, a salué et félicité vivement les femmes parlementaires pour leur engagement pour la parité homme/femme et réitéré sa détermination à contribuer à la promotion du genre dans les instances de prise de décision.

A rappeler qu’avant d’arriver à N’Zérékoré, la délégation a été reçue à Macenta par le Préfet, Elhadj Touramani Diabaté, entouré de ses cadres. Elle a rencontré également la présidente de la CEPI, Mme Marie Louise Dopavogui. La délégation s’est félicitée à ce niveau de l’élection d’une femme à la tête de la mairie de la commune rurale de Wankana.

A rappeler que ce projet intitulé « Participation politique des femmes » est porté par l’Assemblée nationale, à travers le forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) avec l’appui technique et financier du PNUD, de l’ONU femme et du Gouvernement du Canada. Dans sa deuxième phase, le FOFPAG est en tournée dans les Chefs-lieux de région du pays pour rencontrer les acteurs impliqués dans le processus électoral en vue de plaider pour une meilleure représentativité des femmes dans les Conseils régionaux, de quartier et de district.

Depuis N’Zérékoré, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Tombolia : un policier accusé d’avoir tué sa femme en état de grossesse avancée

23 février 2019 à 9 09 10 02102

Un agent de la police, en service à la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) 4 d’ENTAG, est accusé d’avoir tué sa femme. Selon nos informations, le brigadier chef Mohamed Bangoura aurait tué Aissata Traoré, communément appelée Tata, à coups de pilon au quartier Tombolia, dans la commune de Matoto, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les habitants de Tombolia, dans la concession Kissiya, sont encore dans la stupeur. Le brigadier chef accusé du meurtre de sa femme, en grossesse avancée et mère d’un enfant, aurait enfermé le corps de Tata avant de disparaitre dans la nature.

C’est un corps en mauvais état qui a été découvert ce vendredi 22 février 2019 par les agents au moment où le brigadier chef Mohamed Bangoura est entre les mains des autorités. Le corps de Tata a été rendu à sa famille.

Aucune information n’est disponible sur les raisons qui auraient poussé le policier à commettre cet acte odieux.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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