Vœux de nouvel an à CIMAF : la direction en communion avec les travailleurs

2 février 2019 à 21 09 21 02212

L’entreprise Ciments de l’Afrique (CIMAF) entame l’année 2019 sous de meilleurs auspices. La direction générale a organisé une manifestation de réjouissance ce samedi, 2 février 2019, au siège de l’entreprise à Kagbélen, dans la commune de Dubréka. La démarche vise à susciter une certaine symbiose entre la direction et les travailleurs dans le cadre du nouvel an, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux travailleurs de CIMAF ont pris d’assaut les locaux de l’entreprise pour assister à cette réjouissance qui leur était dédiée. Accompagnés de leurs parents et amis, dans une ambiance bon-enfant, les employés se sont retrouvés dans l’allégresse.

Boubacar Touré

Dans son discours, le directeur général de CIMAF, Boubacar Touré, a dit que cette journée est dédiée aux familles et collaborateurs de CIMAF dont il a loué l’efficacité. « En ma qualité de directeur général, j’ai toujours apprécié les engagements professionnels dont vous faites preuve par vos efforts fournis au quotidien. Il faut savoir dire et redire que notre entreprise a su allier la maîtrise de son savoir faire traditionnel et son développement en direction des marchés grâce à nos efforts et notre abnégation. Poursuivant son plan de développement, notre entreprise a déjà amorcé son extension pour tripler sa capacité de production. Il s’agit là d’un nouvel investissement important. Je peux vous affirmer que vos qualités professionnelles, mais aussi personnelles, sont reconnues à tous les niveaux. Je n’oublie pas que la réussite de notre entreprise, c’est grâce à des hommes et femmes comme vous que nous la devons. Je profite de cette occasion pour vous remercier du bon travail accompli durant l’année 2018, vous invite à redoubler d’ardeur pour que le bilan de 2019 soit meilleur », a dit monsieur Touré.

Interrogé par notre reporter, un autre responsable de CIMAF, a dit sa joie de participer à cette fête avant d’expliquer la nouveauté pour cette année 2019. « Cette fois-ci, nous avons essayé de faire appel aux femmes et aux enfants de nos travailleurs, pour fêter ensemble dans la joie, la présentation des vœux de nouvel an », a-t-il expliqué.

Alpha Saliou Bah

Pour sa part, Alpha Saliou Bah, responsable commercial de CIMAF, a salué cette initiative de la direction générale de l’entreprise qui place les travailleurs au centre de ses préoccupations. « Nous avons dédié cette journée à la famille ici à CIMAF. Une première, pour se rencontrer, profiter et faire profiter la famille pour qu’elle sache où travaille le conjoint, la conjointe ou les parents, dans quel environnement ils évoluent. Nous avons ici un environnement magnifique. La fête est vraiment belle ce samedi », a lancé notre interlocuteur.

Pour joindre l’utile à l’agréable, une sono a bercé l’assistance avec des sonorités les plus en vogue du moment. Trois mascottes ont égayé les nombreux enfants avec des figures à couper le souffle. Des mets succulents et des boissons aussi délicieuses que fraîches, offertes par la direction générale de CIMAF, ont bouclé la boucle.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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AG de l’UPR : de bonnes nouvelles…

2 février 2019 à 20 08 23 02232

L’Union pour le Progrès et le Renouveau, entend se renforcer pour mieux faire face aux prochaines échéances électorales. Et cela, passe notamment par la mobilisation des responsables de la formation politique, qui doivent désormais impérativement prendre aux différentes réunions de l’UPR. La décision a été annoncée à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, ce samedi 02 février 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre, essentiellement axée sur la stratégie de mobilisation des militants du parti, a été présidée par Elhadj Ousmane Bah, par ailleurs, Ministre d’Etat, Conseiller spécial du Président de la République.

Après avoir procédé à la présentation de nouveaux adhérents, venus de Dubréka et de plusieurs quartiers de la capitale Conakry, Mamadou Bah Beyla, le Secrétaire permanent du parti, a annoncé une bonne nouvelle aux participants.

« Après la rénovation du siège du parti en août dernier et l’équipement des bureaux du parti en matériels informatiques et d’une connexion wifi, le Président a décidé de mettre à la disposition de l’UPR deux véhicules pour les différentes missions. Il s’agit d’une voiture DODGE et d’un véhicule 4X4 Galopen de type Intercooler Turbo », a dit Bah Beyla aux militants sous un tonnerre d’applaudissements.

Il appellera ensuite les militants, avec insistance, à se mobiliser, à revoir les structures du parti dans les comités de base, dans les sections et dans les fédérations. « Le Président est en train de jouer sa partition, il nous revient de jouer la nôtre, en nous mobilisant très fortement en prélude aux prochaines consultations électorales que voulons gagner », a poursuivi le Secrétaire permanent qui avait à ses côtés, entre autres, le 4ème Vice-président de l’Assemblée nationale, Elhadj Salim Bah, Elhadj Dr Mamadou Saïdou N’Diaye et Dr Moustapha Kéïta, tous membres du bureau exécutif national de l’UPR.

Dans la foulée, il a été rendu publique la décision du président du parti d’exiger la présence de tous les membres du Bureau exécutif non seulement lors des réunions statutaires du vendredi, mais également des Assemblées générales hebdomadaires. Une mesure élargie aux membres des comités nationaux des femmes et des jeunes du parti.

Quant aux fédérations, instruction leur a été donnée de tenir régulièrement les réunions statutaires et d’œuvrer à la mise en place des sections dans tous les quartiers de Conakry et préfectures environnantes en attendant les missions à l’intérieur du pays.

A noter que le président de l’UPR, Elhadj Bah Ousmane, n’a pas tenu de discours à l’occasion de cette rencontre.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Assemblée nationale : le RPG-AEC vise la majorité absolue pour faire passer les lois organiques

2 février 2019 à 20 08 13 02132

Alors que la date de la tenue des élections législatives n’est pas encore connue, le RPG Arc-en-ciel se met déjà en ordre de bataille pour remporter le maximum de sièges à l’Assemblée nationale. A l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 02 février 2019, le parti au pouvoir a annoncé l’envoi de missions sur le terrain pour restructurer le parti et renforcer ses structures à la base.

L’objectif de ce travail est de permettre au RPG Arc-en-ciel de remporter la majorité absolue au Parlement à l’issue des prochaines élections législatives, pour qu’il puisse faire passer les lois organiques sans difficultés, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

Lansana Komara

Dans son intervention, Lansana Komara, ministre de la l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail et membre du bureau politique national du parti au pouvoir, a commencé par exprimer sa gratuite à l’endroit du Chef de l’Etat, pour la nomination de plusieurs jeunes du parti à des postes de responsabilité. Ensuite, le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel a annoncé l’envoi très prochain des émissaires du parti sur le terrain.

« Nous voulons donner du sang nouveau au parti. Un travail est en train d’être fait du sommet à la base. Les commissions vont partir dès demain à l’intérieur du pays pour mettre les bases du parti. Si nous voulons des victoires prochaines, nous devons continuer à enraciner le parti. C’est pourquoi dans un bref délai, nous allons avoir des comités de base, de nouvelles sections, de nouvelles sous-sections installées jusqu’aux fédérations conformément à notre statut actuel.

Donc, nous comptons beaucoup sur vous les militants et militantes pour recevoir ces missionnaires. Ils vont travailler avec vous, ce sont vos frères, ce sont vos sœurs, c’est vos amis. Vous allez les recevoir dans toutes les structures, vous allez travailler étroitement avec eux pour faciliter cette restructuration », a-t-il lancé.

Et, cette restructuration annoncée n’est pas fortuite. Selon l’honorable Saloum Cissé, vice-président de l’Assemblée nationale, elle vise à mobiliser davantage de personnes derrière le parti au pouvoir pour lui permettre d’avoir la majorité absolue au prochain Parlement.

Hon. Saloum Cissé

« Vous savez actuellement, le RPG Arc-en-ciel n’a que la majorité relative à l’Assemblée nationale. Qu’est-ce que la majorité relative ? C’est une majorité qui ne peut pas voter une loi organique, sauf les lois ordinaires. On n’est obligé de vous expliquer tout ça pour que vous compreniez que la tâche qui nous attend est une très grande tâche. Aujourd’hui, nous avons plusieurs lois organiques qui sont dans les tiroirs parce que l’opposition ne veut pas voter ces lois organiques. Et l’autre majorité relative, ne peut pas voter ces lois. Donc, c’est pour vous dire que l’enjeu est là et il est de taille. Donc nous vous invitons à faire un exercice d’esprit pour que le RPG soit grand et fort. Comment ? C’est maintenant qu’il faut préparer les élections législatives. Ce n’est pas lorsqu’on va fixer la date que vous allez chercher à vous préparer, mais c’est maintenant qu’il faut chercher à vous préparer et à vous organiser », a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Fodé Oussou répond à Aziz Diop sur le 3ème mandat : « c’est un monsieur perdu »

2 février 2019 à 20 08 06 02062
Aziz Diop, préfet de Kankan

La récente sortie médiatique du préfet de Kankan, Aziz Diop, qui a souhaité le prolongement du mandat présidentiel au-delà du délai légal, continue à faire des vagues de protestation au sein de l’opinion. Après quelques membres de la société civile guinéenne, c’est au tour du vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, de faire un sévère réquisitoire à l’administrateur de la ville de Kankan. C’était à l’occasion de l’assemblée générale ordinaire de son parti, tenue ce samedi, 02 février 2019, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

« Les pyromanes qui pensent qu’on peut proposer une nouvelle Constitution, que ces pyromanes nous disent quelles sont les bonnes raisons pour lesquelles, nous devons avoir une nouvelle Constitution. On ne peut pas faire du peuple de Guinée ce qu’on veut… Un monsieur perdu à Kankan, personne ne savait qu’il était là-bas.

On l’avait même oublié et il sait ce qu’il avait fait au niveau de la société civile, il se lève pour dire qu’il veut un mandat « Koudéi » pour Alpha Condé. Je parle d’Aziz Diop, préfet de Kankan. Un préfet incapable de régler le problème le plus facile, l’installation des conseillers à Kankan, il parle d’un 3èmemandat… », dénonce Dr Fodé Oussou Fofana.

Poursuivant, l’opposant annonce qu’avec cette sortie, le préfet aurait bénéficié des largesses du pouvoir pour obtenir un véhicule. « Il paraîtrait qu’il (Aziz Diop : ndlr) a même eu un véhicule. Je n’ai pas la preuve ; mais, il paraîtrait qu’on lui a envoyé un véhicule 4X4 parce qu’il a dit ça », ajoute-t-il.

Face à cette polémique sur un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé, le vice-président de l’UFDG, rassure les militants de son parti de l’engagement des principaux leaders de l’opposition pour barrer la route à un tel projet.

« Croyez-moi, quel que soit ce qu’il y a, même s’il y a des problèmes entre les leaders ; je vais vous dire clairement qu’il y a un seul point sur lequel tous les leaders sont d’accord : Cellou Dalein, Sidya Touré, Lansana Kouyaté et tous les autres, ils sont d’accord sur un point clair et net : ils sont contre le 3ème mandat pour Alpha Condé », rassure le vice-président du principal parti de l’opposition guinéenne.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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L’UFR sur les élections législatives : « il y aura un glissement de calendrier, c’est sûr… »

2 février 2019 à 19 07 58 02582

L’arrêt rendu, il y a quarante huit heures, par la Cour Suprême, se déclarant incompétente à juger du holdup électoral à l’exécutif communal de Matoto, et le respect du calendrier des législatives continuent d’alimenter les débats dans la cité. Ces deux sujets ont été évoqués au siège de l’Union des Forces Républicaines (UFR) ce samedi, 2 février 2019. C’était à l’occasion de l’assemblée générale du parti, conduite par le vice président Elhadj Ibrahima Bangoura, entouré de ses principaux collaborateurs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Par rapport à la situation de la commune de Matoto, où la Cour Suprême s’est déclarée incompétente à juger de cette affaire, Ibrahima Bangoura dira que le mieux serait de reprendre le vote pour la mise en place de l’exécutif communal. « Nous, nous avons signé une convention avec le RPG pour la mise en place des exécutifs communaux. Pour Matoto, nous sommes ensemble avec le RPG. Cela dit, ce que j’ai cru entendre et lu, que la Cour Suprême a dit qu’elle était incompétente. Dans sa décision, elle a renvoyé les parties à mieux se pourvoir, c’est-à-dire d’aller vers le tribunal de Mafanco en l’occurrence. Je crois que ce qu’on doit faire, c’est de reprendre ces élections tout simplement. Parce que les élections ne sont pas arrivées à leur terme. A partir de là, il faut reprendre les élections. Elles n’ont pas été achevées ».

Quant aux élections législatives, initialement prévues au premier semestre de l’année 2019, Elhadj Ibrahima Bangoura estime que l’organisation desdites élections, ne se fera pas à date. « Je pense qu’il y aura un glissement de calendrier. Ça, c’est sûr. Parce que, la condition que nous avons nous même demandée pour que ces élections se tiennent, notamment la révision du fichier, n’est pas encore faite. Donc, si le fichier n’est pas révisé, je ne crois pas que les élections là se tiendront. Ça, c’est une exigence que nous avons. Mais, ce que nous demandons aussi, la révision du fichier ne doit pas s’éterniser. Ça, aussi c’est une autre exigence. Il faudrait que les élections aient lieu le plus rapidement que possible. Les législatives sont arrivées à échéance, il faut les organiser. Il ne faut pas attendre jusqu’en 2020 pour les organiser »a-t-il précisé.

A la question de savoir si l’UFR va siéger ou pas, monsieur Bangoura répond : « nos structures sont en train de se concerter. Nos structures n’ont pas achevé les consultations pour dire si oui ou non nous devons siéger à l’Assemblée Nationale. La concertation continue », a-t-il laissé entendre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 654 416 922/664 413 227

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Le PADES prévient : « il n’y aura pas d’élections en 2020, si… »

2 février 2019 à 19 07 50 02502
Dr. Ousmane Kaba, président du parti PADES

La situation sociopolitique actuelle de la Guinée, caractérisée par la prorogation du mandat des députés et la mise en place de la nouvelle CENI, préoccupe le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). Son leader, Dr Ousmane Kaba, a évoqué cette situation au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de parti, tenue ce samedi 02 février 2019, à son siège à Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’occasion de cette rencontre politique, Dr Ousmane Kaba s’est montré déçu face à la situation sociopolitique de la Guinée. Le président du PADES a dénoncé la prorogation du mandat des députés qu’il qualifie de glissement vers un troisième mandat pour Alpha Condé. Guineematin.com vous propose l’intégralité de son discours :

« Aujourd’hui, quel est le débat en Guinée ? Le débat en Guinée, c’est soit aller à l’assemblée nationale ou ne pas aller, c’est le gros débat. Dès le départ, la direction du PADES et les militants ont discuté. Nous avons décidé de ne pas aller à l’assemblée nationale. Pourquoi ? Pour une raison très simple. Le mandat qui nous a été donné par le peuple de Guinée est venu à échéance. A la fin du mandat, on doit redonner le mandat au peuple de Guinée et retourner à la maison pour qu’on organise de nouvelles élections et que le peuple de Guinée choisisse d’autres Guinéens. Nous ne sommes pas les seuls guinéens. Donc, il faut qu’on organise l’alternance dans ce pays. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de ne pas aller à l’assemblée nationale.

Mais, après notre déclaration, le Président de la République a fait un décret. Un décret qui dit, moi je prolonge le mandat de l’assemblée nationale jusqu’à la nouvelle élection. Est-ce qu’il a le droit de proroger le mandat de l’assemblée nationale ? Le président de la République, il est élu par le peuple de Guinée. L’Assemblée nationale est élue par le peuple de Guinée. C’est ça le principe de la séparation des pouvoirs. Donc, ce n’est pas au Président de la République de maintenir une assemblée qu’il n’a pas envoyée. Son décret sert à nommer les membres du gouvernement, mais pas à nommer les députés. Ça n’existe nulle part. C’est pour cela nous avons maintenu notre position, à savoir de ne pas aller à l’assemblée nationale.

Mais si les députés vont par ce qu’ils sont nommés par le gouvernement, comment ils vont contrôler le gouvernement. Vous ne pouvez pas contrôler un gouvernement qui vous a envoyé député. Ça n’a pas de sens. Ça veut dire que les rôles et missions ne sont pas séparés, les pouvoirs ne sont pas séparés. C’est une entraide fondamentale à la démocratie dans notre pays.

En réalité, si nous avons montré le chemin, c’est que nous espérons que tous les autres députés de l’opposition, et les indépendants qu’on appelle non-inscrits, vont suivre la même voix. Si c’est le cas, le RPG n’a que 53 députés. Ça ne fait même pas la moitié des 113 députés. Ça veut dire que le RPG lui seul ne peut voter les lois. Puisque le RPG seul ne peut pas faire une assemblée nationale, ça veut dire que la Guinée n’a pas d’assemblée nationale. Quelles sont les conséquences, dès qu’un pays n’a pas d’assemblée nationale ? Le fonds monétaire et la banque mondiale sont obligés de couper le financement. Et, si ceux-ci arrêtent de vous financer, tous les autres bailleurs de fond sont obligés d’arrêter de financer. Ça veut dire que la Guinée va être immédiatement sous embargo financier.

Deuxièmement, la Guinée va être sous embargo diplomatique. C’est-à-dire que vous n’êtes plus invité à suivre des conférences internationales. Par ce qu’on sait, dans votre pays, il n’y a pas d’assemblée nationale. Voilà les conséquences. Ça va obliger le gouvernement et la CENI à faire rapidement les élections. C’est ce qu’on réclame. Qui décide des élections ? C’est le gouvernement et la CENI. Mais, c’est le gouvernement qui contrôle la CENI. La CENI ne fait des propositions de calendrier. Qui doit approuver les calendriers ? C’est le Gouvernement. C’est le gouvernement qui est responsable des élections et non les députés.

Si les députés acceptent d’aller sur la base d’un simple décret, un décret qui ne précise même pas la date des élections, il n’y a aucune date, ça veut dire qu’il y a un nouveau mandat ou bien ? Puisqu’il n y a pas de date. Ce qui veut dire qu’on peut dépasser 2020, 2021, 2022, 2023… Il n’y a pas de date limite.

Cette assemblée nationale qui vient de finir, les élections devraient être tenues en 2011, on les a tenues avec deux années de retard en 2013. Donc, déjà on est habitué à ce retard. Les élections locales, qui devraient être tenues en 2011, ont été tenues en 2018, soit 7 années de retard. C’est 7 ans de glissement. Si on ne met pas de pression pour faire les élections législatives, et que nous allions à l’assemblée nationale, en 2020 il n’y aura pas d’élections en Guinée. C’est ce qu’on appelle le glissement des mandats. C’est maintenant qu’il faut dire stop. On refuse d’aller à l’assemblée nationale sur la base d’un décret. Par ce que, ce n’est pas un décret qui nous a amené là-bas, c’est le peuple de Guinée qui nous a amenés au parlement. Et, c’est le peuple de Guinée qui doit voter pour faire la nouvelle assemblée nationale. Donc, on n’est pas d’accord qu’il y ait une assemblée par décret. On veut une assemblée nationale par vote, la séparation des pouvoirs. Et, c’est ça la démocratie. Les guinéens veulent la démocratie. Pensez à la nouvelle génération pour que nous puissions les laisser quelque chose… »

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Décrets récurrents d’Alpha Condé : Fodé Oussou prédit « la fin (…) qui est proche » !

2 février 2019 à 19 07 41 02412

A l’occasion de l’Assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) tenue ce samedi, 02 février 2019, le vice-président du parti, Dr Fodé Oussou Fofana, est largement revenu sur la fréquence des décrets signés du président Alpha Condé. Le chef de l’Etat guinéen a signé récemment plusieurs décrets, nommant des hauts cadres dans différentes structures de l’Etat. Et, l’opposant estime que ces séries de décrets expliquent la fin du régime actuel, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En l’absence de Cellou Dalein Diallo, qui continue son séjour à l’étranger, c’est son vice-président, Dr Fodé Oussou Fofana, qui a présidé cette assemblée générale de l’UFDG. Dans son discours, l’opposant a vivement critiqué les décrets et contre décrets signés ces derniers jours par le président de la République. Il voit cela comme un signe d’une fin de règne qui approche.

« Quand la fin approche, c’est les décrets de 45 minutes. Les gens qui sont nommés, on ne les connait même pas. On ne connait pas leurs CV ; même Alpha ne les connait pas. Chacun envoie ses parents, les amis, les membres de son bureau politique national. Ce sont ces gens-là qui ont été nommés. Ce ne sont pas les militants du RPG Arc-en-ciel. Chacun envoie une liste et je pense que lundi prochain, on va recommencer encore avec les décrets de 45 minutes. C’est triste pour notre pays ! Décret et contre décret », dénonce Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour appuyer ses arguments, le vice-président de l’UFDG a pris le cas de l’actuel président de la fédération guinéenne de football, Antonio Souaré. « Antonio Souaré est mon frère, j’ai du respect et de la considération pour lui. C’est un grand homme. Il n’a jamais demandé à monsieur Alpha Condé de le nommer. Monsieur Alpha Condé prend Antonio Souaré et le nomme comme membre du Conseil d’Administration de la LONAGUI. C’est le lendemain qu’il se rappelle que monsieur Antonio ne peut pas être président de la fédération guinéenne de football et en même temps membre du conseil d’administration de la LONAGUI. On est dans quel pays ? Un Président de la République qui prend un décret et le lendemain matin, il annule le même décret. C’est une honte pour notre pays. Ça, c’est la fin qui est proche », prédit l’opposant.

Alpha Assia Baldé et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Gestion Intégrée des Ressources en Eau : quelle approche innovante pour une gestion de qualité ?

2 février 2019 à 19 07 30 02302

C’est sous ce thème qu’une conférence débat s’est tenue ce samedi à l’université Mahatma Gandhi en haute banlieue de Conakry. Il s’agissait pour le Partenariat National de l’Eau de Guinée PNEGUI initiatrice de la rencontre, d’informer mais surtout de « conscientiser » les étudiants futurs dirigeants, sur la problématique de la gestion intégrée et durable de la ressource.

Une centaine d’étudiants de l’option génie civil pour la plupart, étaient présents pour l’occasion.

Il est tout d’abord revenu au recteur de l’université M. Ali N’DIAYE de remercier le PNEGUI pour cette « belle initiative », qui, vise à impliquer ces jeunes présents et futurs de la nation dans la gestion d’une ressource aussi précieuse que l’eau, avant d’encourager ces derniers à suivre de telles communications pour leur formations.

Poursuivant, le Secrétaire Exécutif de l’organisation Hafiziou BARRY au nom du Président Elhadj Mamadou Alpha HANN, a remercié le rectorat pour avoir accueillie cette conférence, avant de situer la rencontre dans son contexte en précisant que la conférence a pour buts, « d’informer les participants sur l’organisation et le fonctionnement du PNE ainsi que sur son plan d’actions et d’échanger autour du concept GIRE et des préoccupations actuelles en matière de gestion des ressources en eau en Guinée et à travers le monde ».

Il poursuit en disant que « …depuis quelques années, les problèmes liés à la gestion des ressources en eau se posent avec acuité à travers le monde. De nos jours, plus de 80% des eaux usées mondiales résultant des activités humaines sont déversées dans les rivières ou la mer sans aucune dépollution. Les données disponibles indiquent qu’au moins 1,8 milliard de personnes dans le monde utilisent une source d’eau potable qui est contaminée par des matières fécales, les exposant au choléra, à la dysenterie, à la typhoïde et à la polio. L’eau insalubre, l’assainissement insuffisant et l’hygiène causent environ 842.000 morts chaque année… ».

Parlant du cas de la ressource en Guinée, M. BARRY, dira que « la situation n’est pas reluisante dans notre pays en ce qui concerne la gestion des ressources en eau.

En effet, selon le document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP II) établi en 2007-2010 et prolongé jusqu’en 2012, le pourcentage d’habitants ayant accès à une eau potable est passé de 62% en 2002 à 73,8% en 2007 dans l’ensemble du pays, soit une hausse de 11,6 points. Le taux d’accès varie dans des proportions de 94,1% à Conakry à 85,6% dans les autres centres urbains et 52,8% en milieu rural. La progression est plus accentuée en milieu rural qu’en milieu urbain. Il est important de préciser que ces chiffres prennent en compte les populations ayant accès à l’eau potable à partir des bornes fontaines.

Ces données montrent qu’il reste encore une proportion importante de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable. Cette situation est préoccupante quand on sait le lien étroit qui existe entre l’eau, la santé et le développement socio-économique… ».

Quant au conférencier, président du conseil scientifique et technique M. Kawe GBONIMY, il a rappelé que « selon le rapport 2018 sur les objectifs du Développement Durable, en 2015, 29 % de la population mondiale n’avaient pas accès à des services d’approvisionnement en eau potable gérés en toute sécurité; 61 % n’avaient pas accès à des services d’assainissement gérés en toute sécurité. A la même année, 892 millions de personnes continuaient de pratiquer la défécation à l’air libre… ».

Sa communication a aussi concerné les richesses hydriques du pays, ainsi que les principes de la GIRE. Des principes qui visent à attirer l’attention sur la nécessité de protéger la ressource qui est finissable, contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, son coût économique et l’implication de l’ensemble des acteurs dont les femmes dans la gestion de la ressource.

Dans son intervention, il a également fait remarquer que « l’eau, est vitale à la survie, à la santé et à la dignité humaines, au développement humain et constitue une grande préoccupation dans la plupart des pays. Sa bonne gestion est un devoir pour les gouvernants, qui ont une obligation de moyens, mais pour chaque citoyen qui, se doit d’adopter les bons comportements en vue d’assurer la pérennité de la ressource…. ».

Il a conclu son intervention en mentionnant que la problématique de la gestion de l’eau est globale, mais les actions doivent être locales, c’est-à-dire que chacun de nous a un rôle à jouer pour sa protection.

Dans la série des questions réponses, les étudiants ont voulu savoir les activités menées par le PNEGUI dans le cadre de la gestion des ressources en Guinée, la question du changement climatique et le rôle des entités comme la SEG et le SNAPE dans la fourniture en eau potable dans le pays.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Aminata Sylla appelée à donner à la Lonagui ses lettres de noblesse

2 février 2019 à 18 06 59 02592

Le jeudi passé, 31 janvier 2019, a eu lieu l’installation de la nouvelle Directrice générale de la Loterie nationale de Guinée (Lonagui). Au travers de la cérémonie officielle, organisée dans les locaux du Petit palais de la présidence de la République devant plusieurs personnalités dont Mme Martine Condé, présidente de la Haute autorité de la communication (HAC), M. Naby Youssou Bangoura alias Kiridi ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la présidence, l’inspecteur général d’Etat Mamadou Gando Bah a placé l’événement dans le «contexte particulier de la lutte engagée» par le gouvernement sous la conduite du chef de l’Etat «contre toutes formes de corruption dans les administrations publiques».

«Ce combat pour la gouvernance, dit-il, fait de Mme Aminata Sylla, à partir d’aujourd’hui, un soldat qui se doit d’appliquer et de respecter scrupuleusement les lois de la république dans une discipline feutrée.»
M. Bah cite le décret fixant les statuts de la Lonagui et les recommandations du Rapport de l’inspection générale d’Etat qui a sanctionné la gestion de l’équipe sortante dirigée par M. Lansana Chérif Haidara pour rappeler que la nomination de Mme Aminata Sylla à un tel poste de responsabilité est un signe de la confiance à mériter lorsqu’elle se mettra à la tâche. «En priorité, indique l’inspecteur d’Etat, la nouvelle directrice « devra procéder à la restauration de la société et la révision des contrats qui lient la Lonagui aux sociétés de jeu.»

Les trois axes de la réforme

Le «succès» de la nouvelle gestion que l’Etat attend de la nouvelle directrice, «dépendra majoritairement» de la «capacité de Mme Sylla à restructurer l’organisation et le fonctionnement de la Lonagui».

L’inspecteur général Bah indique trois axes que Mme Aminata Sylla devra emprunter pour apporter «un changement profond» à la Lonagui. Ce sont, «l’organisation» et le «fonctionnement interne» par le «choix des collaborateurs», des «procédures de gestion administrative et financière», de «l’archivage» qui doivent tous «obéir au respect d’un manuel de procédure conforme à l’acte uniforme OHADA, à la Loi sur la gouvernance financière et au statut régissant» l’entreprise. A cela, s’ajoute l’axe des nouvelles «relations» tant avec le Conseil d’administration que la tutelle. Mme Sylla devra «mettre en place un règlement intérieur qui tient compte des règles déontologiques et des droits et devoirs des différentes parties».

Le troisième axe est celui des relations entre la Lonagui et les sociétés de jeu qui doivent être assainies dans le respect des textes juridiques régissant les jeux. Dans cette dynamique, la nouvelle directrice est appelée à «mettre en place un règlement des jeux».

Toutes ces actions devront s’opérer «dans une démarche managériale et dans un esprit d’ouverture à l’endroit des collaborateurs et interlocuteurs» de la nouvelle direction.

La révision des contrats liant la Lonagui aux sociétés de jeu «pour porter la part de l’Etat à un niveau conséquent» étant l’autre défi qui attend la nouvelle directrice dès sa prise de fonction, l’inspecteur Mamadou Gando Bah révèle «un faible taux prévu pour les dividendes versés à l’Etat» et affirme attendre de Mme Aminata Sylla «rigueur et exemplarité» dans sa nouvelle mission de faire de cette entreprise «une des principales contributrice à l’économie guinéenne».

Les engagements

Celle qui était jusqu’à sa nomination le 24 janvier 2019 en remplacement de M. Lansana Chérif Haidara poursuivi en justice pour détournement présumé de deniers publics, conseillère chargée du secteur chargée notamment du Forum Guinée-Maroc mesure l’ampleur de la tâche. Elle déclare que «dans un tel contexte, l’Etat se doit d’asseoir un cadre institutionnel, réglementaire et opérationnel adapté, afin d’accroître les revenus issus des jeux pour maîtriser ainsi la valeur ajoutée produite par leur exploitation. Ce qui suppose, une restructuration qui n’aura d’autre but que l’instauration dans le secteur des jeux d’une gestion performante et l’édification d’un partenariat stratégique et mutuellement bénéfique fondé sur la transparence et la redevabilité entre l’Etat et les opérateurs privés.»
Elle se dit disposée à collaborer «dans un cadre défini de commun accord et en rapport avec les règles de transparence».

D’ici-là, Mme Sylla prévient que «si les réformes risquent de bousculer des habitudes, léser des intérêts et provoquer quelques mécontentements, elles apparaissent cependant incontournables si l’on veut donner un nouveau souffle à un secteur qui en a besoin».

Pour relever ces défis de la «performance», mais aussi «d’une gestion vertueuse», la nouvelle directrice invite ses collaborateurs à retrousser les manches pour réussir l’une des première tâche après cette cérémonie d’installation qui consiste à organiser un «séminaire» sur «l’approche comparative des systèmes de gestion des loteries nationales des pays de la sous-région. Ce qui devrait permettre à la Lonagui d’améliorer (son) système de gestion, ainsi que la qualité de (son) travail de régulation».

A suivre !

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Fodé Mohamed Soumah avertit les opposants guinéens : « si on laisse faire… »

2 février 2019 à 16 04 56 02562
Fodé Mohamed Soumah, président du parti GéCi

Récemment rentré au pays, après un long moment passé en France, le président du parti GéCi, Fodé Mohamed Soumah, a accordé une interview à Guineematin.com, dans la journée du jeudi, 31 janvier 2019. L’opposant a survolé l’actualité sociopolitique du pays, appelant à une unité d’action de l’opposition pour contraindre le pouvoir à organiser les élections législatives et empêcher le président Alpha Condé d’aller vers un glissement du calendrier électoral pour rester au pouvoir au-delà de 2020.

En attendant la version vidéo, voici le décryptage de la première partie de cette interview.

Guineematin.com : il y a un long moment que vous étiez à l’étranger ; mais, qu’est-ce qui vous a tant tenu hors du pays, loin de vos militants et de votre parti, la Génération Citoyenne (GéCi) ?

Fodé Mohamed Soumah : après notre départ de la majorité présidentielle, nous avons décidé de mettre un peu les structures du parti en veilleuse. Vous savez, c’est très difficile de faire la politique en Afrique lorsque vous n’avez pas d’élus, vous n’êtes pas dans les institutions. Et puis, j’avais besoin de souffler, je suis parti à Paris où je suis resté quatre mois et là, je suis de retour.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a poussé à quitter la majorité présidentielle ? Je précise que vous êtes de ceux qui ont contribué à la réélection du Président Alpha Condé en 2015.

Fodé Mohamed Soumah : absolument ! Le parti, ne pouvant pas aller aux élections présidentielles dans la mesure où nous avions été affaiblis par notre absence sur les bancs de l’Assemblée nationale, et n’ayant pas non plus les moyens conséquents pour aller au combat avec les autres, nous avons décidé de rester en stand-by. Et, comme cette élection ne pouvait pas se passer sans nous, nous avons discuté et nous avons essayé de voir dans quelle mesure nous pouvions y contribuer et participer. Nous avons vu que nous avons eu un combat rude avec le pouvoir pendant les trois premières années où la gouvernance du Président Alpha Condé a été désastreuse et où il y a eu beaucoup de problèmes. Vers la fin de son mandat, il s’est rendu compte qu’il fallait se mettre au travail.

Et, sincèrement, à moins d’être un opposant qui s’oppose à tout, la fin de son premier mandat, nous estimons qu’elle était positive. Pourquoi ? Parce qu’il y avait l’énergie en continu, plus de sécurité, d’hygiène, la cité grouillait d’activités : je veux parler de nos parents qui sont dans le système informel, les salons de coiffure, de couture, les mécaniciens, les menuisiers. Vraiment, les activités économiques avaient repris. Donc, on a estimé que c’était l’occasion de l’accompagner pour poursuivre les chantiers qu’il avait annoncés avec du retard parce qu’il s’était mis à faire de la politique politicienne pendant longtemps.

Mais, à mi-mandat, on s’est rendu compte que sur les discours de campagne, les promesses de campagne, j’ai fait la campagne à ses côtés, tout a été biaisé. Les problèmes du Président, c’est que, au lieu de se mettre au travail, ça a été d’abord de neutraliser ses adversaires. Et si vous regardez autour de lui, vous ne voyez que ses adversaires : ceux qui ont appelé le pays à se soulever, à l’insurrection populaire, coup d’Etat, guerre civile. Mais, pour neutraliser ses adversaires, il les a mis à ses côtés. Et pendant ce temps, il ne travaille pas.

Au jour d’aujourd’hui, tous les indicateurs sont dans le rouge. J’estime que les priorités qu’il avait annoncées sont passées aux oubliettes. Je vais parler de l’emploi jeune, de la diversification de notre économie et pire, aujourd’hui, la situation est bloquée avec un débat clivant, avec des stratégies de politique politicienne qui ont contribué à retarder les échéances électorales. Aujourd’hui, on se retrouve face à une Assemblée au mandat échu et on va vers des lendemains incertains. Je crois que c’est le moment pour tous les politiques de s’impliquer, et la GéCi a fait des propositions dans ce sens et j’espère qu’on va en parler.

Guineematin.com : vous étiez avec Cellou Dalein en 2010 et vous êtes resté dans l’opposition jusqu’en 2015. Vous avez rejoint la mouvance en 2015 et vous avez accompagné le président Alpha Condé pour sa réélection. Comment ça se passe ces changements de camps ? Est-ce qu’il y a des malentendus qui vous poussent à partir ou bien vous regardez un certain nombre d’aspects pour prendre votre décision ?

Fodé Mohamed Soumah : sincèrement, si je vais faire le diagnostic, qu’est-ce qui s’est passé ? En 2010, nous avons été à l’élection présidentielle et nous avons perdu au premier tour. Nous avons envoyé une délégation vers les deux candidats arrivés en tête, et le parti a voté pour le candidat qui nous semblait être à même de pouvoir faire bouger, faire avancer le pays, en l’occurrence, c’était Cellou Dalein. Nous avons intégré l’alliance CDP (Cellou Dalein Président). Lorsque nous avons perdu, tout naturellement, nous avons basculé dans l’opposition et nous y sommes restés. Je crois que du mémoire des guinéens, il n’y a pas un leader de l’opposition qui a été aussi présent plus que moi, que ça soit dans les marches, dans les manifestations, les meetings, les conférences de presse.

On a été deux à avoir assisté à tous les évènements de l’opposition : c’est Aboubacar Sylla et moi. Sinon, il n’y a pas un autre opposant qui n’a pas été absent ne serait-ce qu’une fois. Donc, on s’est donné à fond et au moment des législatives, nous avons fait des propositions à nos frères de l’opposition en leur disant : aujourd’hui, nous sommes face à un pouvoir qui a les moyens, qui a les délégations spéciales, les préfets et les gouverneurs. La meilleure façon d’obtenir la majorité absolue face à ce pouvoir, c’est que tous les leaders aillent à l’uninominal dans leurs fiefs et que la liste nationale nous permette d’avoir au moins 75% des députés. J’estime que c’était possible si on l’avait fait ; mais, au dernier moment, presque tous les leaders se sont mis tête de liste.

Eh bien, on n’a pas compris. Du coup, la majorité dont on avait besoin, on ne l’a pas obtenue. Je me suis présenté à Kaloum, on n’a pas été suivi et soutenu par nos pairs. Bien au contraire, on s’est retrouvé face à face entre opposants. Il m’a été proposé deux listes en position d’éligibilité ; mais, j’estime que quand on entre en politique, ce n’est pas pour obtenir des postes. C’est pour vraiment un idéal.

Guineematin.com : qui vous a proposé cela ? Cellou Dalein ou Sidya Touré ?

Fodé Mohamed Soumah : J’ai eu deux propositions : au niveau de l’UFDG et de l’UFR sans que je n’aie besoin de battre campagne. On m’a proposé avec Abé Sylla d’être N°2 et 3 sur la liste.

Guineematin.com : la liste de l’UFDG ou celle de l’UFR?

Fodé Mohamed Soumah : l’UFDG nous a fait la proposition. Cellou a parlé avec Abé, et moi c’est une commission qui m’a rencontré. Parce que moi, Cellou était mal à l’aise pour m’en parler après m’avoir donné sa parole que je serais soutenu à Kaloum. J’ai décliné l’offre et j’ai estimé qu’on ne peut pas aller à l’Assemblée sous une autre bannière en dehors d’une coalition au sein d’un groupe parlementaire.

Et, je me suis battu avec les armes que je disposais. J’ai perdu et après la défaite, le parti s’est retrouvé et on a décidé de quitter l’opposition républicaine. Donc, pendant deux ans, on est resté dans l’opposition extra-parlementaire et cette absence de l’Assemblée nationale nous a tellement affaiblis qu’on n’avait pas la possibilité d’aller à la présidentielle.

Guineematin.com : ça vous a affaiblis comment ? Ça vous a fait perdre des militants ou des moyens financiers ?

Fodé Mohamed Soumah : des militants, des moyens financiers, de la visibilité. C’est un tout qui fait que si on était parti, c’était pour accompagner les autres. Et donc, on a préféré s’abstenir ; mais, on s’est dit, que si on n’allait pas aux élections, on risquait encore de nous enfoncer de plus. On s’est dit qu’il faut qu’on soit dans la campagne et puis on a vu qu’au vu du bilan du premier mandat du Président, on a estimé qu’il fallait donner une chance à la Guinée. En fait, on a toujours le choix du pays, le choix du cœur, de la raison plutôt que du choix du parti.

Guineematin.com : en 2015, vous décidez d’accompagner le Président Alpha Condé. C’est sincèrement parce que son bilan était positif ou bien vous n’aviez toujours pas pardonné le refus de l’UFDG de vous accompagner à Kaloum ?

Fodé Mohamed Soumah : sincèrement, c’est une histoire qui était derrière nous. Je peux vous assurer que malgré ce hic, Cellou et moi, nous sommes de grands amis. On s’appelle, on se voit, on se parle. S’il a besoin de moi demain à 4 heures du matin, il va me voir et vice-verça.

Guineematin.com : même quand vous avez refusé de l’accompagner et que vous êtes allé avec Alpha Condé ?

Fodé Mohamed Soumah : on est des amis, on a fait une campagne extraordinaire. En fait, le problème, c’est que je ne connaissais pas Cellou. C’est lorsque la GéCi a décidé de l’accompagner qu’on s’est connu et qu’on a commencé à s’apprécier.

Guineematin.com : maintenant, vous estimez bien le connaître ?

Fodé Mohamed Soumah : non ! On ne connait jamais bien une personne. Je dis que je ne le connaissais pas, c’est par rapport au Président Alpha Condé qui est un grand frère et que je connaissais depuis Dakar et Paris. Donc, j’ai fait le choix du parti. Le parti a décidé que ce serait Cellou, je ne le connaissais pas, je ne l’avais jamais vu. La première fois qu’on s’est vu, c’était dans mon salon. Il est venu pour nous remercier. On a été les premiers alliés de l’UFDG.

Guineemagtin.com : en 2010 ?

Fodé Mohamed Soumah : voilà ! C’est pour vous dire qu’on a fait le choix de la Guinée.

Guineematin.com : Cellou et Alpha Condé, qui sont-ils réellement ? Est-ce que c’est des bons messieurs ? Est-ce qu’ils sont mauvais ? Qui sont-ils en réalité ?

Fodé Mohamed Soumah : je ne ferai pas de choix, je ne donnerai pas de décisions, ni de dispositions à faire entre eux. L’un est mon frère, l’autre est mon ami. Donc, j’estime que je n’ai pas le choix à faire pour le cas d’espèce ; mais, j’ai des relations avec chacun d’entre eux.

Guineematin.com : est-ce que vous regrettez de n’avoir quand même pas accepté d’être sur une liste nationale pour avoir un poste de député ?

Fodé Mohamed Soumah : c’est pourquoi j’en ai voulu à l’opposition républicaine. Parce qu’en fait, on avait décidé de faire une liste commune. Donc, la GéCi ne pouvait pas en 48 heures dresser sa liste. En fait, on s’est laissé endormir. On avait que la liste de 15 personnes, donc les 15 dossiers.

Guineematin.com : vous manquiez de responsables ?

Fodé Mohamed Soumah : non ! On avait dit qu’on allait faire une liste commune. La GéCi s’est dit donc qu’on va essayer de placer les 15 personnes.

Guineematin.com : au niveau national ?

Fodé Mohamed Soumah : au niveau national. On n’avait pas notre propre liste parce qu’on s’était mis d’accord. C’est au dernier moment, les gens avaient leurs listes sous les manteaux, leur plan B. Donc, on n’avait que 48 heures pour finaliser notre liste. Et, on s’est rendu compte que c’était impossible, d’où l’absence de la liste nationale de la GéCi. Sinon, on avait largement la possibilité d’avoir au moins 1000 personnes sur une liste.

Guineematin.com : on tend vers d’autres élections législatives, même si on ne connaît pas encore la date de la tenue de ces élections. Comment vous allez vous y prendre ?

Fodé Mohamed Soumah : le problème, c’est qu’on a des députés au mandat échu, il n’y a pas de chronogramme, il y a une CENI qui vient d’être installée, on vient de voter la loi de finances 2019, il n’y a pas de budget global pour ces élections. En fait aujourd’hui, c’est l’opposition qui doit se réveiller, c’est elle qui doit pousser le pouvoir à organiser ces élections. Durant mon séjour parisien, j’ai eu pour mission de rencontrer tous les leaders guinéens qui passaient. C’est ainsi que j’ai rencontré tous ceux qui étaient là.

Guineematin.com : vous avez rencontré qui par exemple ?

Fodé Mohamed Soumah : Kouyaté, Sidya Touré à deux reprises, Papa Koly, Faya Millimono. Dimanche passé, j’étais avec Cellou avant de prendre mon avion. Donc, on a discuté avec tous ceux qui étaient de passage. Maintenant, on attend le retour de Cellou, Sidya est déjà là. Et puis, on va se retrouver. Nous pensons à la GéCi, que c’est l’unité d’action qui va faire fléchir ce pouvoir.

Guineematin.com : concrètement, à quoi on peut s’attendre ?

Fodé Mohamed Soumah : aujourd’hui, nous sommes inquiets parce que nous avons d’un côté, une opposition républicaine qui est en train de se disloquer. Nous avons l’opposition démocratique en gestation et au sein de cette opposition démocratique, on a des positions pas concomitantes dans la mesure où nous avons l’UFR qui est en train de consulter sa base, Ousmane Kaba qui déclare qu’il ne siègera pas alors qu’ils sont déjà en gestation. C’est pour vous dire que nous allons sincèrement vers des difficultés. S’il n’y a pas l’unité d’action comme à l’époque des Forces vives, je parie qu’on fera le jeu du pouvoir.

Tout le problème aujourd’hui, c’est de faire en sorte que l’opposition se recentre, comme on avait fait du temps de l’opposition républicaine. Il y a beaucoup de gens qui font une confusion. Ils pensent que l’opposition républicaine, c’est l’UFDG, non. L’opposition républicaine, c’est plusieurs courants, plusieurs partis qui se sont mis ensemble et qui ont créé cette opposition qui est en train de se déliter parce que tout le monde est presque parti. Aujourd’hui, il nous faut ça. Si on l’avait pas eu du temps des Forces vives, on n’aurait pas eu des élections démocratiques. Donc, aujourd’hui, cette unité devrait nous permettre d’obtenir des élections législatives durant ce premier trimestre de 2019.

Parce que si jamais on ne les a pas, ça veut dire qu’on risque d’avoir un calendrier glissant. De deux, c’est de demander à l’opposition qui est représentée dans les institutions de ne pas siéger. Que ça soit à la CENI, que ça soit à l’Assemblée nationale. En bloquant les institutions, ça nous évite de faire des manifestations de rue, d’avoir certains désagréments, ça permet aux leaders de prendre leur responsabilité. Si demain on doit faire un sit-in à la CENI, il faudrait que ça soit les leaders. Je crois qu’en nous exposant de cette façon, on met la pression sur le pouvoir. Mais, si on laisse faire, je parie qu’on risque de donner raison au Président qui a son calendrier bien ficelé.

Sachant qu’il ne peut pas obtenir un 3ème mandat parce qu’il n’a pas de bilan, il va pouvoir surfer sur le glissement et ce glissement est déjà programmé. C’est d’abord face à des députés qui ne pourront pas dire nous on a joué les prolongations ; mais vous, vous n’avez pas le droit. Ou bien, ça va être la politique du vide parce que quand on dit la nature a peur du vide, ce n’est pas par rapport à l’existence. C’est par rapport à ce qui n’est pas encore fait. Et donc, ça va permettre au Président de rester en place.

Pour éviter ce glissement et éviter d’avoir des institutions qui ne fonctionnent pas, il faudrait faire en sorte que la donne change. Et c’est nous qui pouvons le faire. C’est nous qui pouvons nous donner la main. Avec cette unité d’action, ça nous permettra d’obtenir tout de suite un chronogramme. Maintenant que la CENI est en place, même si personnellement je conteste la composition de cette CENI, on l’a dit politique, j’estime qu’elle ne l’est pas.

Guineematin.com : ce n’est pas une CENI politique ?

Fodé Mohamed Soumah : non ! Le ministère de l’Administration n’a rien à avoir avec une CENI. Dans tous les pays, c’est l’administration du territoire, elle seule, qui organise les élections. Ailleurs, on l’appelle ministère de l’intérieur. La société civile n’a rien à faire dans cette structure parce qu’elle sert de contre-pouvoir, de garde-fou contre l’opposition, le pouvoir et les autres institutions. Elle ne peut pas être juge et partie.

Et donc, j’estime qui si on voulait vraiment une CENI politique, c’était la majorité présidentielle et l’opposition. On n’a pas été écouté à l’époque, on nous a mis en minorité. Aujourd’hui, l’opposition telle qu’elle se présente avec ses 7 membres ne pourra rien changer parce que la majorité est toujours du côté du pouvoir, dans la mesure où l’administration du territoire est de facto liée avec la mouvance. Et quant aux deux représentants de la société civile, on ne sait pas.

A suivre !

Interview réalisée par la rédaction de Guineematin.com

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Affrontement à Mandiana : « on m’a parlé de 2 morts » (maire de Balandougouba)

2 février 2019 à 15 03 04 02042

Selon des citoyens de Mandiana qui ont contacté Guineematin.com au téléphone, un affrontement entre Sidikila et Kegnekoura (deux villages de la sous-préfecture de Balandougouba) a engendré plusieurs victimes par balles. Certains parlent de cinq morts (trois du côté de Sidikila et deux citoyens de Kégnekoura et de plusieurs blessés. Mais, le maire de la commune rurale parle de deux morts…

A en croire nos sources, l’affrontement enregistré dans la matinée de ce samedi, 2 février 2019, s’est déroulé dans le secteur de Sansané, relevant du District de Sidikila. Si ces villageois s’affrontent depuis 2010, le problème de ce matin serait parti d’une arrestation de plusieurs citoyens de Sidikila dont au moins trois sages (Bandia Keita, Namory Keita, Famba Traoré) par le PA militaire installé dans la mine. Révolté par cette arrestation, les villageois seraient allés réclamer la libération de ces personnes. Mais, le refus des militaires a été aggravé par le soutien de leurs adversaires et voisins de Kégnékoura. Ce qui aurait occasionné des morts et blessés.

Joint au téléphone par Guineematin.com, monsieur Siaka Keita, le maire de la commune rurale a confirmé l’affrontement. Mais, pas le nombre de morts. « On m’a parlé de deux morts et des blessés », dit-il. Interrogé sur le cas des blessés graves qui auraient été évacués, le maire a dit n’avoir pas suffisamment d’informations pour le moment. « Chaque camp garde chez lui ou fait évacuer des blessés ou des morts. Personnellement, je n’ai que les informations qui me sont remontées par mon conseiller qui est sur place. C’est lui qui m’a dit qu’il a vu deux corps. C’est pour cela que je parle de deux morts », a indiqué l’élu communal.

A suivre !

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Bantama Sow : « la constitution n’est pas au nom du peuple… Alpha Condé doit terminer ce qu’il a commencé »

2 février 2019 à 14 02 23 02232

« Ceux qui pensent qu’après 2020 ils sont morts, ils n’ont qu’à préparer leur cercueil parce qu’ils vont mourir, parce que nous allons créer des lois qu’il faut pour le pays. Le peuple, le peuple, le RPG ne fait pas parti du peuple ? Nous devons nous mobiliser pour qu’Alpha Condé puisse terminer ce qu’il a commencé… », a notamment demandé Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique. Ce RPGiste convaincu, réputé très proche du président Alpha Condé, était l’un des principaux animateurs de l’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché au siège du RPG arc-en-ciel, ce samedi, 2 février 2019.

Voici l’intégralité de ses propos : » Aujourd’hui, notre parti a besoin de cette restructuration. Le parti est à l’image d’un être humain. L’être humain naît, grandit et vieillit. Mais, entre-temps, il enfante. Cependant, s’il ne met pas d’enfants au monde, quand il meurt, il disparaît. Si vous voulez que le parti demeure pour toujours, nous devons faire en sorte que les enfants que le RPG a eus grandissent. Ceux qui occupaient les instances du RPG en 1992-1993, ont quel âge aujourd’hui ? Quel est leur état de santé aujourd’hui ? Si nous voulons que le RPG demeure pour toujours, nous devons lui donner un nouveau sang en mettant les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Donc, faisons en sorte que tout le monde ait sa place au sein du parti.
Deuxièmement, en Guinée, les gens pensent que les partis politiques sont à caractère ethnique. Il faudrait que quand on dit ‘’voilà les responsables du parti à N’Zérékoré, à Kankan’’, qu’on voit la Guinée. Contrairement à d’autres partis qui pensent que c’est seulement leur ethnie qui peut les envoyer au pouvoir, nous nous allons prouver à l’opinion nationale que le RPG, c’est la Guinée.

Les jours à venir, la bataille sera rude. Parce que souvent, quand j’entends les gens dire ‘’oui ! Quand le RPG veut faire quelque chose, il trouvera le peuple devant’’. Mais, est-ce que nous, nous ne sommes pas le peuple ? C’est ridicule ! Des gens que le président Alpha Condé a aidé, il les a tout donné, on les enlève pour un moment dans le régime, ils se mettent à travers le monde entier dans les médias pour insulter, raconter du n’importe quoi. Un être humain doit être reconnaissant. Quand tu fais 5 ans, 6 ans à un poste, tu dois accepter de partir et laisser la place à un autre. Nous, ces gens-là, honnêtement, si vous avez constaté, le RPG ne parle pas d’eux. C’est pourquoi nous devons nous remobiliser pour renforcer les bases du parti pour être prêts pour les échéances à venir. Donc, jeunesse du parti, le président compte sur vous. Tous les anciens qui ont créé le parti, ils l’ont implanté, il l’on conduit à la victoire. Le président a gagné un mandat, deux mandats et il restera jusqu’au jour où le bon Dieu le voudra. Mais, si nous voulons que ça continue, la jeunesse doit prendre le flambeau. C’est important. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, ‘’que Alpha veut d’un troisième mandat où quatrième mandat, ça leur engage. Ce qui reste clair, le RPG a son chemin, absolument rien ne va nous dérouter du chemin que nous avons déjà tracé pour le bien être de la Guinée.

La seule chose qui peut nous sauver, protéger le président, c’est le RPG. Si nous voulons avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale, nous devons renforcer les bases du parti, aller aux élections législatives, avoir une majorité absolue et faire tout ce que nous voulons faire. Parce que le premier vice-président de l’Assemblée est là (NDLR : Honorable Saloum Cissé), je ne veux pas mettre le pied dans le plat. Je pense que ça sera l’actualité de la semaine prochaine, la constitution guinéenne a beaucoup de lacunes, il faut avoir le courage de le reconnaître. Que ça soit nous ou pas nous, tôt ou tard, il faut revoir la constitution et l’adapter à l’actualité. Et, d’ailleurs, c’est le CNT qui a travaillé sur la constitution. La constitution n’a pas été soumise au suffrage du peuple. Parce que tout le monde parle du peuple… En tout cas, cette constitution n’est pas au nom du peuple, c’est au nom d’un groupe de 300 ou 400 personnes. Si nous parlons au nom du peuple, nous voulons faire des choses au nom du peuple, quand nous travaillons sur des textes, sur des lois, nous devons revenir vers le peuple, soumettre ce texte au peuple et que le peuple se prononce. Maintenant, ceux qui n’ont pas de programme, ceux qui ont peur, ceux qui pensent qu’après 2020 ils sont morts, ils n’ont qu’à préparer leur cercueil parce qu’ils vont mourir, parce que nous allons créer des lois qu’il faut pour le pays. Le peuple, le peuple, le RPG ne fait pas partie du peuple ? Nous devons nous mobiliser pour qu’Alpha Condé puisse terminer ce qu’il a commencé…

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. (00224) 621 09 08 18

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Retard de l’installation du conseil communal de Kankan : le RPG et l’UFDG rejettent toute responsabilité

2 février 2019 à 12 12 38 02382

Qu’est-ce qui retarde la mise en place du conseil communal de Kankan ? Cette question revient avec insistance dans les débats depuis plusieurs semaines dans le Nabaya. Et, le préfet de Kankan a apporté une réponse à cette interrogation des citoyens. Aziz Diop a indiqué que ce retard est imputable aux conseillers élus qui n’arrivent pas à s’entendre pour mettre en place leur bureau exécutif. Mais, cette sortie de l’autorité préfectorale a aussitôt fait réagir les responsables du RPG Arc-en-ciel et de l’UFDG, qui ont rejeté toute responsabilité dans cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Aziz Diop

« A partir du moment où on est conseiller, on n’est plus membre d’un parti politique, on n’est plus RPG, on n’est plus PEDN, on n’est plus UFGD, on est conseiller au service de la commune. Vous avez fait votre travail, mais si les 41 conseillers auxquels vous avez fait confiance ne parviennent pas à conjuguer le même verbe, il n’y a pas de consensus pour un bureau », a déclaré le préfet de Kankan devant des jeunes qui ont manifesté dans la ville la semaine dernière pour réclamer l’installation de leur conseil communal.

Aziz Diop a fait comprendre aux manifestants que le retard de la mise ne place de l’exécutif de la mairie est dû à un manque de consensus entre les élus eux-mêmes. Mais, les partis politiques ayant le plus grand nombre de conseillers élus à la mairie de Kankan n’ont pas tardé à démentir cette version du préfet. Le secrétaire fédéral de l’UFGD à Kankan, dont le parti est arrivé deuxième aux élections locales avec 4 conseillers élus, indique que c’est plutôt l’administration qui est responsable de ce retard.

Antoine Dogbo Guilavogui

« Que le Préfet se hasarde à dire que c’est les 41 conseillers qui ne sont pas d’accord, il a dérouté, il est passé à côté de la réalité. Nous, on a vu le Préfet, nous avons dénoncé les comportements du RPG, qui prend Kankan en otage. Ce qui est vraiment grave. Donc nous sommes allés dans le bureau du Préfet pour dénoncer cette situation, mais il nous a dit qu’il n’est pas responsable de ce qui arrive. Comment il peut dire que le RPG et nous, on ne s’entend pas pour mettre en place l’exécutif communal. La faute est imputable à lui-même le Préfet et au ministre Bouréma Condé », a réagi Antoine Dogbo Guilavogui.

Dans les rangs du RPG Arc-en-ciel également, on rejette toute responsabilité dans ce retard. Le parti au pouvoir, qui est arrivé largement en tête du scrutin du 04 février 2018, avec 29 conseillers sur les 41 que compte la mairie de Kankan, assure qu’il n’y a aucun problème en son sein et qui pourrait retarder la mise en place de l’exécutif communal comme les gens le prétendent.

Taliby Dabo

« En tout cas, en ce qui concerne le RPG Arc-en-ciel, on n’est tout à fait prêts. Si on organise aujourd’hui l’élection, on va l’emporter. Il n’y a aucun problème chez nous, je crois que le Préfet n’a pas besoin de l’avis d’une formation politique pour organiser l’élection. Nous, on ne que peut que désigner nos candidats, mais le choix de la date pour la tenue de l’élection incombe à l’administration et non aux partis politiques. C’est elle qui doit convoquer les conseillers pour l’installation. Ce jour-là d’ailleurs, nous les responsables politiques, nous ne serons même pas dans la salle. Donc, il ne nous revient pas d’alerter l’administration pour dire qu’on est prêts, c’est elle qui fixe une date et nous informe. C’est comme ça que ça s’est passé dans toutes les préfectures de la Guinée », a déclaré Taliby Dabo, membre de la coordination régionale du RPG-AEC et directeur de campagne du parti à Kankan.

Les habitants de Kankan restent donc dans un flou total quant à la raison qui empêche l’installation de leur conseil communal, une année après son élection. Et, de plus en plus de citoyens commencent à s’impatienter, comme le témoigne la manifestation de rue organisée la semaine dernière dans la ville, pour réclamer la mise en place de l’exécutif de la mairie afin que les élus puissent se mettre à la tâche qui leur est confiée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Arrêt de la Cour suprême sur l’annulation de l’élection du maire de Matoto : les explications du juriste Mohamed Camara

2 février 2019 à 10 10 14 02142

L’arrêt de la Cour suprême dans le procès opposant l’UFDG au ministre de l’administration du territoire autour de la décision de ce dernier d’annuler l’élection du maire de Matoto, tenue le 15 décembre 2018, continue de faire couler de la salive à Conakry. Les réactions fusent de partout et chacun y va de son commentaire. Guineematin.com est allé donc à la rencontre du juriste Mohamed Camara pour en parler. Avec lui, nous avons évoqué les raisons qui ont poussé la Cour suprême à se déclarer incompétente à juger l’affaire et des conséquences de cette décision.

Décryptage !

La Cour suprême a rendu son arrêt dans le contentieux opposant l’UFDG au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, le Général Bouréma Condé. Le principal parti d’opposition du pays avait saisi la Cour pour faire annuler la décision du ministre invalidant l’élection du maire de Matoto, organisée le 15 décembre 2018, mais la juridiction s’est déclarée incompétente à juger l’affaire. Beaucoup de citoyens ont du mal à comprendre cet arrêt de la Cour suprême, d’autant plus que chaque partie fait croire que cette décision lui est favorable. De quoi s’agit-il au juste ?

Mohamed Camara : d’abord, en application de l’article 739 de la Loi 059 du 26 octobre 2016 portant sur le code pénal, il est interdit de commenter les décisions de justice si c’est dans l’optique de jeter du discrédit. Cela dit, si c’est une question technique pour élucider la lanterne des citoyens, bien volontiers on peut donner une petite analyse pour la compréhension du sens de la décision rendue. Alors, quand vous prenez l’arrêt qui a été rendu à la Cour suprême, la Cour pour s’être déclarée incompétente ne veut pas dire qu’il n’y a pas de juristes qualifiés en son sein pour statuer sur ce cas. Ça veut dire simplement que l’objet de la plainte ne relève pas de la compétence de la Cour suprême.

Autrement dit, tout ce qui est comme élections locales, le contentieux qui en résulte, tant à la phase pré-électorale, électorale et post-électorale, l’élection locale, le contentieux relève exclusivement de la compétence des tribunaux de première instance, en application de l’article 114 de la loi électorale, donc la Loi 039 du 24 février 2017 portant loi électorale. Donc, la Cour peut belle et bien se déclarer incompétente si l’objet de votre plainte ne relève pas de sa compétence. Maintenant, quand elle se dit incompétente, cela ne veut pas dire qu’une autre Cour ou une autre juridiction ne peut pas être compétente, ça veut dire simplement qu’elle appelle à mieux se pourvoir.

Alors ça relance la nécessité pour, à la fois les citoyens tout comme les praticiens du droit, de faire de la veille juridique en constance et puis davantage étudier les domaines de compétence des différentes juridictions. C’est pour éviter ce type de cas qui arrivent de façon récurrente. Figurez-vous, en 2010, sur les 24 candidats à l’élection présidentielle, 14 ont porté des griefs y compris le parti au pouvoir actuellement. Mais, ça a connu une forme de mêmes échecs essuyés. Parce qu’en droit, il est vrai que la forme commande le fond, mais dès vous saisissez une juridiction parce que vous estimez que vous avez le droit, la capacité et l’intérêt à agir conformément à l’article 9 du code de procédure civile, alors du coup, le juge peut volontiers admettre votre plainte.

Si en examinant votre plainte au fond, le juge se rend compte que le fond ne relève pas de sa compétence, il ne va pas hésiter de se déclarer incompétent. Et, quand vous prenez l’autre dimension de la chose, c’est que la Cour a indiqué comme cela aux acteurs, bon la juridiction qui est compétente, c’est le tribunal de première instance. Vous savez un contentieux peut naître pendant l’élection, avant l’élection et après l’élection. Un exemple typique d’un contentieux avant l’élection communal : lorsqu’il est fait par exemple obstacle à un citoyen de s’inscrire sur une liste électorale à l’effet de voter pour l’élection communale. Donc, cela peut donner lieu à un contentieux.

Donc l’article 114 de la loi électorale a fait en tout cas, annuler le principe de double degré de juridiction dans notre pays quant aux élections locales. Sinon, en principe, il y a toujours le double degré de juridiction. Vous faites un recours au tribunal de première instance, si ça ne prospère pas, vous saisissez la Cour d’Appel, un procès en appel. Si ça ne prospère pas ou vous avez succombé, alors vous pouvez vous pourvoir en cassation. Mais toujours est-t-il que dans la matière, il faut saisir la juridiction spécialisée par rapport à son domaine de compétence.

L’UFDG a saisi la Cour suprême pour attaquer la décision du ministre Bouréma Condé d’annuler l’élection du maire de Matoto. Le procureur a déclaré que cette décision est illégale, mais la Cour n’a pas tranché le problème. Est-ce que ça veut dire que bien qu’elle soit illégale, cette décision reste valable ?

Mohamed Camara : il est vrai qu’en matière administrative, quand un acte administratif unilatéral est pris, il appartient aux cours et tribunaux de la déclarer nul et de nul effet, même s’il faut dissocier l’acte pris par le responsable administratif par rapport à sa propre personne. Donc en la matière, ce sont les cours et les tribunaux qui peuvent se prononcer toujours sur la légalité ou le caractère illégal d’un acte et le déclarer ainsi nul et de nul effet. Toujours est-il que quand la cour se déclare incompétente au niveau de la Cour suprême, ce sont les tribunaux de première instance, donc en l’occurrence le tribunal de première instance de Mafanco qui est territorialement compétent. Parce que c’est Mafanco qui relève de sa juridiction et qui est matériellement compétent parce qu’on est en matière de contentieux électoral lié aux élections communales.

Vous dites que c’est le tribunal de Mafanco qui est compétent à juger cette affaire. Seulement, l’avocat de l’UFDG, en l’occurrence Me Salifou Béavogui, dit qu’à l’heure qu’il est, les parties n’ont plus la possibilité de saisir le tribunal de première instance pour cause de délai.

Mohamed Camara : oui, pour cause de délai, c’est pourquoi je dis encore une fois que ça relance la nécessité pour, à la fois les partis politiques mais aussi pour les citoyens, d’avoir des pools de juristes diversifiés avec des profils diversifiés mais chaque personne ayant une spécialisation. Ça permet d’avoir des éléments de compréhension pour éviter ce type de difficultés enregistrées pour ne pas dire échecs essuyés. Parce que même en partant au niveau d’un tribunal de première instance, il faut voir la question de délai. Même si c’est une question de recours pour excès de pouvoir, le délai à compter de la notification c’est deux (2) mois. Mais, si c’est une question de contentieux électoral, le délai c’est 72 heures. Donc, ce qui fait que pratiquement ça pose problème.

Je disais tantôt que beaucoup de citoyens ont du mal à comprendre cet arrêt parce que les avocats des deux camps se disent tous vainqueurs du procès. Selon vous, qui a remporté ce procès devant la Cour suprême ?

Mohamed Camara : oui, les avocats sont dans leur rôle que de dire bon, chacun tirant le drap de son côté, c’est tout à fait de leur registre. Mais de là à dire que la Cour a pris fait et cause pour un camp, non hein. La cour n’a pas du tout pris fait et cause pour un camp, elle s’est déclarée seulement incompétente parce que l’objet de la plainte ne relevant pas de sa compétence en tant que tel. Il est vrai que le recours pour excès de pouvoir est maintenant une compétence partagée entre la Cour suprême et les tribunaux de première instance. Pour des questions de manifestations par exemple, la compétence est partagée au niveau du recours pour excès de pouvoir. Mais en matière de recours pour le contentieux électoral, la compétence est exclusivement réservée aux tribunaux de première instance.

Alors, quelles conséquences cet arrêt de la Cour suprême peut avoir ?

Mohamed Camara : bon, c’est le statu quo entier qui est là d’abord jusqu’à preuve du contraire. Et après maintenant, voir comment les acteurs vont se retrouver. Toujours est-il que moi je me limite aux faits et aux principes. Tout ce qui est rapports entre les acteurs politiques, les forces en présence, je ne me mêle pas à cela. Je m’en tiens aux faits, aux principes et aux textes de base comme sources de rattachement.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Forces sociales contre le maire de Dixinn : l’agent judiciaire de l’Etat se retire…

2 février 2019 à 9 09 38 02382

Suite à l’interdiction de leur marche (qui était prévue le 22 janvier dernier) par la mairie de Dixinn, les forces sociales de Guinée ont saisi la justice pour demander « l’annulation d’une décision de manifestation ». Par ce fait, elles ont assigné en justice le maire de la commune de Dixinn, Mamadou Samba Diallo. Et, hier, vendredi 01 Février 2019, le procès s’est ouvert au tribunal de première instance de Dixinn. Mais, en moins de cinq minutes d’audience, l’affaire a été renvoyée à quinzaine par le tribunal, rapporte un des journalistes de Guineematin.com qui était sur place.

Autour de cette affaire qui oppose les forces sociales de Guinée à la mairie de Dixinn (représentée par le maire Mamadou Samba Diallo, lui-même représenté par l’agent judiciaire de l’Etat), les débats n’ont duré qu’une poignée de minutes. Un temps qui a largement suffit à l’agent judiciaire de l’Etat d’annoncer son retrait du dossier. Il a expliqué au tribunal que « la mairie est institution autonome qui jouit d’une personnalité morale. Et, donc, c’est à elle (la mairie) de se défendre et non à l’Etat de défendre la mairie ». Il a aussi demandé aux forces sociales de rediriger leur assignation directement sur le maire qui aura la charge de défendre la mairie devant la justice. C’est sur ce que l’affaire a été renvoyée au 15 de ce mois par le tribunal.

Ibrahima Diallo

Au sortir de l’audience, Ibrahima Diallo (membre des forces sociales de Guinée) a interprété le retrait de l’agent judiciaire de l’Etat comme un début de victoire des forces sociales contre la mairie de Dixinn.

« L’agent judiciaire de l’Etat a lavé ses mains. Ça veut tout simplement dire que nous sommes à un début de procès, mais aussi à un début de victoire. Parce qu’il faut le dire, le maire a justifié l’interdiction de la marche des forces sociales par une décision illégale prise par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, en date du 23 Juillet 2018. Et, nous disons qu’un maire élu ne doit pas obéir à une décision manifestement illégale. S’il (le maire) doit motiver une décision, il doit se référer à la loi. En aucun cas le maire ne doit nous interdire de manifester en faisant référence à un individu », a expliqué Ibrahima Diallo.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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