Mamou : la justice déboute l’UFDG et valide l’élection du maire (RPG-AEC) de Ouré-Kaba

27 février 2019 à 19 07 35 02352
Elhadj Ousmane Barry, nouveau maire de Ouré-Kaba

Le tribunal de première instance de Mamou vient de rendre sa décision sur le contentieux né de l’élection de l’exécutif communal (le 11 Février dernier) qui a porté Elhadj Ousmane Barry à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba. Et, selon des informations confiées à Guineematin.com ce Mercredi, 27 Février 2019, « le tribunal a jugé irrecevable la plainte de l’UFDG pour défaut de qualité ».

Joint au téléphone, le secrétaire fédéral de l’UFDG a confirmé cette information. « Je reviens du tribunal comme ça même. C’est là-bas qu’on a passé la journée. Ils ont dit que la plainte est irrecevable », a dit Madiou Diallo, sans plus de détails.

Ainsi, par cet acte, le tribunal de première instance de Mamou confirme Elhadj Ousmane Barry au poste de maire de Ouré-Kaba.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baîlo Keïta pour Guineematin.com

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Kaporo Rails : « Alpha Condé a échoué à Ratoma, il va échouer en Guinée » (victime)

27 février 2019 à 19 07 18 02182

L’impitoyable opération de déguerpissement en cours à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, continue de susciter la colère chez les habitants du quartier. Des milliers de personnes ont été jetées dans la rue, leurs habitations démolies sans aucune mesure d’accompagnement du pourvoir en place. Les victimes se disent plus que déçues du président Alpha Condé qui a tourné le dos à ses promesses.

Parmi les victimes, se trouve Elhadj Sadou Barry, un handicapé qui n’a pas mâché ses mots à l’encontre du locataire de Sékhoutouréyah. Ce vieil homme est un manchot, qui s’est battu à la sueur de son front, pour construire son bâtiment.

Aujourd’hui, Elhadj Sadou Barry, qui habite la zone de Kaporo Rails depuis 1990, marié à deux femmes et père de 10 enfants, se retrouve dans la rue avec sa famille. Interrogé par notre reporter, il a pointé un doigt accusateur sur le président Alpha Condé, responsable de cette tragédie.

« Vous voyez, Alpha Condé a envoyé ses hommes pour détruire ma maison. Je suis victime aujourd’hui, demain c’est lui qui en sera. D’abord je lui dirai merci. Mais, on est déjà victorieux, il croit qu’il nous a fait du mal. Mais, c’est à lui-même. Ce que j’ai construit depuis 1990, c’est ce qu’il vient de démolir dans quelques secondes. Je ne peux pas pardonner ça à Alpha Condé. Moi, je suis handicapé, mais je ne suis pas un mendiant. Je ne vais pas lui demander pardon. Moi, je ne regrette rien, c’est lui qui va regretter », a lancé Elhadj Sadou Barry.

Par ailleurs, ce sinistré, très en colère, demande des sanctions contre le président Alpha Condé. « Je demande à l’opinion nationale et internationale pour nous aider à sanctionner sévèrement Alpha Condé. Avec toutes ces richesses que la Guinée possède, cela ne lui suffit pas. C’est pour venir vendre nos terrains aux blancs. Je porte plainte et je la dépose devant Dieu. C’est à cause de la haine qu’il a fait ça. Ce n’est pas par ambition de construire une maison pour nous qu’il a fait ça ».

En outre, Elhadj Sadou Barry invite à la mobilisation générale des victimes pour faire face à cette terrible épreuve. « Je demande à tous ceux qui ont été victimes de déguerpissement de se lever, de se faire recenser massivement et de voter massivement contre Alpha Condé. On doit le sanctionner par la force des urnes. On ne voulait pas un dictateur. Le jour où la vérité va triompher en Guinée, je vais gagner mon argent et reconstruire ma maison. Je demande à tout le monde de tourner la page et attendre le jour de l’élection. Je vous dis, beaucoup de personnes ont perdu leurs maisons mais beaucoup ne sont handicapé comme moi ».

Aujourd’hui, assure Elhadj Sadou Barry, « Alpha Condé a échoué à Ratoma, il va échouer en Guinée. Il a échoué à Dixinn. Ce qu’il a fait, est-ce qu’un sortant de l’université La Sorbonne peut le faire ? Moi je dirai haut et fort, qu’on est des victorieux face à Alpha Condé », martèle-t-il.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Déguerpissement : le maire de Ratoma à Kaporo Rails

27 février 2019 à 19 07 07 02072

Récemment installé comme maire de la commune de Ratoma, Souleymane Taran Diallo a effectué une visite à Kaporo Rails, ce mercredi 27 février 2019. La démarche vise à constater de visu la tragédie qui est entrain de se jouer sur les lieux et réaffirmer sa solidarité avec les victimes de l’impitoyable déguerpissement orchestré par le gouvernement du professeur Alpha Condé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La casse en cours à Kaporo Rails prend de plus en plus de l’ampleur. Plusieurs milliers de familles, chassées de leurs domiciles, passent la nuit à la belle étoile à la merci des intempéries de la nature. Pour toucher du doigt cette triste réalité, le maire de la commune de Ratoma et son staff ont effectué un déplacement sur les lieux.

Dans son adresse aux victimes, Souleymane Taran Diallo a expliqué sa préoccupation face à ce drame. « Nous étions là aussi le lundi, nous avons vu ce qui est en train de se dérouler, nous avons vu des maisons cassées, nous avons vu aussi des usines de glace qui ne sont pas encore cassées, mais on a donné un délai de 6 jours aux propriétaires pour venir démonter leurs machines. Nous avons rencontré des enfants qui sont en tenues scolaires mais qui ne sont pas à l’école… Donc, c’est absolument pathétique. C’est absolument éprouvant. C’est cette situation que nous voyons là. Nous avons tenu à ce qu’elle ne soit pas décrite. Aujourd’hui, nous étions en conseil de la commune, et les conseillers ont tous souhaité être là avec le maire pour voir ce qui se passe. Parce qu’aujourd’hui, on en parle un peu partout. On parle de Kaporo rails, c’est le sujet d’actualités ».

Par ailleurs, le maire a tenu à expliquer que son équipe, récemment installé, n’a jamais été associée à cette opération. « Chacun de nous a voulu venir voir et s’enquérir de ce qui se passe et dire aussi aux populations de Kaporo Rails que nous avons été installés le 22 février, seulement le vendredi dernier. Donc, nous ne sommes associés à rien à ce qui est en train d’être fait. Nous ne sommes pas associés, nous ne sommes pas informés. Lorsqu’on a commencé la casse ici, c’était la secrétaire générale qui gérait la commune. Nous, nous n’étions pas installés. Mais, cela ne veut pas dire que si nous étions installés, nous aurions empêché. Non. L’autorité de l’Etat, c’est l’autorité de l’Etat », a expliqué Souleymane Taran Diallo.

Selon lui, le déguerpissement peut être fait mais, que cela passe les règles de l’art. « S’ils ont décidé de casser, c’est la propriété de l’Etat, ils vont casser. Mais, nous aurions souhaité qu’on écoute les populations. Nous aurions souhaité qu’on indemnise les gens, comme l’avait dit le professeur Alpha Condé, parce qu’il a promis en 2016, nous étions ensemble à Kaporo rails, quand on a demandé de mobiliser tous les citoyens de Kaporo rails, il leur a dit qu’ils ont été déguerpis de façon injuste et il souhaite maintenant essayer de payer quelque chose, même si ce n’est pas la totalité de ce qu’ils ont perdu, mais leur donner quelque chose. Il avait déclaré solennellement qu’il y avait déjà un million de dollars à la Banque, mis à la disposition des populations de Kaporo rails. Malheureusement, aujourd’hui, on est 2 ans après, bientôt 3 ans après, jusqu’à présent l’argent n’est pas débloqué et les populations de Kaporo Rails n’ont pas été indemnisées. Alors que ce jour là, la mobilisation était de taille et toutes les populations qui étaient là, étaient convaincues que les gens allaient être dédommagés. Malheureusement, ça ne l’est pas encore », a-t-il déploré.

Pour régler le problème, Souleymane Taran Diallo souhaite que les milliards de francs guinéens promis aux déguerpis de Kaporo leur soient donnés. « Nous espérons que cela va se faire. Nous souhaitons que cela se fasse. Ce sont des guinéens qui sont là, peut-être, ils occupent ici illégalement, ou bien ils n’auraient jamais du venir ici, mais puisque c’est l’Etat, c’est à l’Etat qu’appartient la terre, il est capable de faire bouger n’importe qui de n’importe quel endroit. Mais, il faut quand même un peu plus d’humanisme. Sur le plan social, il faut penser aux populations de Kaporo Rails. Ensuite, il faut penser à ces enfants qui aujourd’hui ne savent plus où aller. A l’école? A la maison ? Il faut forcement s’il n’y a d’écoles publiques, les mettre dans les écoles privées », suggère-t-il.

Parlant de ce qui est entrepris par la commune de Ratoma, le maire a laissé entendre que, « nous avons créé une commission de réflexion aujourd’hui, pour essayer de se pencher sur cette situation. Elle est complexe, il faut voir comment on peut aider. Nous n’avons pas les moyens, nous ne pouvons pas prétendre que nous pouvons régler tous les problèmes de Kaporo Rails. Mais, au moins, nous allons marquer notre solidarité. Et c’est pour cela en partie, nous sommes ici, c’est pour marquer notre solidarité », a dit monsieur Diallo.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Collecte de sang : les ministres Mouctar Diallo et Yéro Baldé avec les étudiants de l’UNC

27 février 2019 à 15 03 36 02362

La campagne de don de sang, initiée par les ministres Mouctar Diallo et Abdoulaye Yéro Baldé, se poursuit dans les universités guinéennes. Dans la journée de ce mercredi, 27 février 2019, les deux ministres étaient à l’Université Nongo Conakry (UNC), dans la commune de Ratoma, où des étudiants ont donné leur sang pour sauver des vies humaines, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les universités Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) et Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLCS), Mouctar Diallo et Abdoulaye Yéro Baldé, respectivement ministres de la Jeunesse et de l’Enseignement Supérieur, se sont rendus à l’Université Nongo Conakry. La démarche vise à sensibiliser les étudiants l’importance de cette opération qui vise à sauver des vies.

Abdoulaye Yéro Baldé

Dans son intervention, Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a dit que « nous souhaitons sensibiliser les populations au don de sang, particulièrement les étudiants, parce que c’est un acte humanitaire de grande importance. Imaginez, lorsque quelqu’un perd la vie à cause du manque de sang, c’est dramatique pour la famille concernée, mais aussi pour le pays. Parce que chacun peut apporter son labeur pour le développement de son pays. Donc, c’est un acte à la fois citoyen et humanitaire et nous allons continuer. Cet après-midi, je pars à l’Université de Labé pour poser le même acte dans le cadre de mes visites dans les universités ».

Mouctar Diallo

Abondant dans le même sens, Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a précisé que « la campagne va continuer dans les universités à Conakry, à l’intérieur du pays et aussi en dehors des universités. Nous avons fait un petit constat de beaucoup de décès dans les hôpitaux à cause du manque de sang. Des enfants, des femmes qui viennent accoucher, des accidentés et d’autres malades qui meurent simplement parce qu’il n’y a pas de sang. Cela est inacceptable pour nous. C’est pourquoi, le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a initié cette campagne en partenariat avec le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Centre National de Transfusion Sanguine pour faire cette collecte. Malgré la mobilisation dans ces trois universités, il y a toujours un déficit criard. Parce qu’à Conakry seulement, la consommation minimale c’est 80 poches de sang. On ne parle pas de l’intérieur du pays. Donc, c’est pour vous dire que c’est une campagne que nous allons continuer. Et, nous sommes heureux de constater la mobilisation des étudiants, du corps enseignant, des autorités de l’université, y compris la fondation de l’UNC. Donc, nous encourageons les étudiants pour être des donneurs permanents, même en dehors de cette campagne ».

Pour collecter plus de sang afin de sauver des vies, le ministre Mouctar Diallo dira « qu’après les universités, nous irons aussi vers d’autres lieux, vers d’autres structures, pour qu’on puisse trouver des guinéens où ils sont partout, pour que cette campagne puisse produire des effets en termes de stocks de poches de sang, mais aussi en termes même de reflexe et d’habitude pour que les guinéens continuent à donner leur sang. C’est un acte citoyen, humain et justement c’est un devoir pour chacun de contribuer à aider l’autre », a laissé entende le ministre de la jeunesse.

Dr Haba Niankoye Yves

Pour sa part, Dr Haba Niankoye Yves, directeur général du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) a salué cette campagne de collecte de sang. Toutefois, il a précisé que la quantité disponible en ce moment est insuffisante au regard des besoins qui se posent. « Jusqu’à la date de la dernière collecte, nous étions à 300 poches de sang. Nous en délivrons 80 par jour pour la région de Conakry. Donc, les 300 poches de sang, ça fait à peu près 4 jours de service de transfusion sanguine, si on ne collecte pas parallèlement », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Insécurité : le maire de Wendoubhour braqué au centre ville de Boké

27 février 2019 à 14 02 53 02532
Elhadj Sadjouma Diakité, maire de la commune rurale de wedoubhour

Le maire de la commune rurale de Wendoubhour (une commune rurale qui relève de la préfecture de Gaoual) a été victime d’un braquage dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février 2019. Les faits se sont produits au centre ville de Boké aux environs d’une heure du matin. Il n’y a pas eu de blessés, mais Elhadj Sadjouma Diakité a été dépouillé de plusieurs objets de valeur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Le maire de cette commune rurale, fraîchement élu, est tombé dans un piège alors qu’il rentrait de Conakry. Des inconnus habillés en tenues militaires l’ont mis au respect avec les membres de sa famille. Il n’y a pas eu de blessés, mais les malfaiteurs ont emporté plusieurs objets appartenant à l’élu local : documents, téléphone Androïd, somme d’argent et autres biens précieux.

Interrogé par notre reporter, Elhadj Sadjouma Diakité est revenu sur les circonstances de cette attaque. « C’était dans les environs de 1h du matin. Je les ai vus, certains étaient dans des pantalons et des gilets militaires. C’est ce qui m’a fait croire que c’était des agents de la sécurité qui étaient en patrouille. Alors, j’ai demandé à mon fils qui conduisait de s’arrêter et c’est ce qu’il à fait. Trois personnes se sont approchées de moi. Ils m’ont demandé de l’argent. J’ai donné 10.000 FG qu’ils ont trouvés petit. Et directement, l’un d’entre eux a pris mon téléphone. Entre temps, d’autres sont venus par derrière, ouvrir le coffre de mon véhicule pour prendre les sacs qui y étaient. J’avais un autre sac sous mes pieds qu’ils ont dérobé aussi », a dit l’infortuné maire de Wendoubhour.

Par ailleurs, Elhadj Sadjouma Diakité a dit avoir été obligé de laisser son fils avec les assaillants pour aller chercher de l’aide. « Je suis allé à la gendarmerie. Mais, ceux-là m’ont renvoyé au niveau de la brigade mobile. Là-bas, j’ai trouvé un chef de poste avec ses collègues que j’ai informé. Mais, il m’a dit qu’il n’a pas assez d’agents et qu’ils ne peuvent pas partir. J’ai insisté en disant que les bandits sont avec mon fils. Mais, ils m’ont dit qu’ils ne peuvent pas partir. Je ne pouvais rien. J’étais obligé de revenir seul pour chercher mon fils qui était avec les bandits. J’ai sorti 50.000 FG, mon fils a ajouté 15.000 FG. On a été obligé de faire cette diplomatie, si non ils allaient brûler ma voiture et il n’y a pas où se plaindre. Ce mercredi matin, je suis allé à la gendarmerie pour porter plainte contre le chef de poste qui n’est pas venu à mon secours. Mais, là aussi, on me dit d’aller d’abord à Gaoual », a raconté le maire.

Interrogé sur cette situation, Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké, a exprimé son étonnement. « Ce maire qui veut rejoindre sa collectivité. Arrivé à Boké, il a trouvé des barrages érigés dans beaucoup de coins par le fait du manque de courant. Il a été victime d’un dépouillement de tous ses biens. Vraiment, ça nous déshonore et je regrette fort ce qui est arrivé à mon collègue. Et c’est des attitudes, il faut la sensibilisation et surtout l’implication des autorités, de la hiérarchie, c’est à dire le préfet et le gouverneur, pour lutter contre ça. Parce qu’il y a les bandits qui font des choses, la commune qui n’a pas une armée, ne peut que recourir aux forces de sécurité et de défense », a dit le maire de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628 98 49 38

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Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique : visite inopinée du Premier Ministre

27 février 2019 à 14 02 43 02432

Ce mercredi 29 février 2019, Le Premier Ministre Docteur Kassory Fofana, a effectué une visite surprise au Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, où il a hautement apprécié les réalisations obtenues ces dernières années par ce département clé, notamment l’importante croissance de l’approvisionnement et la desserte des villes de Guinée en électricité observée ces dernières années en Guinée.

Les investissements massifs pour la construction des Barrages de Kaléta, d’une puissance de 240 MW est achevé et opérationnel depuis 2015. Le barrage de Souapiti en cours de réalisation dans le cadre d’une joint-venture et d’une puissance de 450 MW. Sur financement privé, la construction en cours du barrage d’Amaria (300 MW).

Quant au barrage de Souapiti, il représente le plus gros engagement financier de la Guinée depuis l’indépendance : 1, 500 milliards de dollars.

La réalisation effective de ces barrages va boucler la construction des composantes essentielles des complexes hydroélectriques du système Konkouré, un vieux projet qui remonte à l’époque coloniale. Le taux d’accès de la population à l’électricité a atteint 36 % en 2018 contre 18 % en 2010 grâce à la volonté du président Alpha Condé, qui a compris très tôt que sans énergie le développement est un pari impossible à gagner ».

La signature du contrat commercial du Projet d’Aménagement hydroélectrique de Koukoutoumba à Conakry. Cette cérémonie était présidée par le Président de la République, Pr Alpha Condé.

La signature de la convention de session relative au développement de la Centrale Solaire photovoltaïque de Khoumaguely par SOLVEO GUINEA .

Satisfait de la bonne tenue physique du département, le Premier Ministre a salué l’abnégation, la ponctualité permanente des cadres du secteur de l’énergie. Il a en outre demandé au département de redoubler d’ardeur dans l’accomplissement de la mission confiée aux cadres dudit Ministère.

De sa voix, le gouvernement et la population reconnaissent toujours et tiennent en haute estime les efforts et réalisations de tous les cadres de ce département placé sous la houlette de Docteur Cheick Taliby Sylla, un expert, manager proactif dont le travail est constamment en vue et qui n’échappe pratiquement à la vigilance du citoyen guinéen préoccupé par les questions énergétiques, a-t-il souligné.

Selon des sources, cette visite inopinée du Premier Ministre, Chef du Gouvernement au Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, s’étendra dans les autres Départements.

La Cellule de Communication du Département

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Présidentielle au Sénégal, déguerpissement à Kaporo Rails… Sékou Koundouno à Guineematin

27 février 2019 à 13 01 15 02152
Sékou Koundouno, Administrateur Général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, entouré des envoyés spéciaux de www.guineematin.com à Dakar, Alpha Fafaya et Ibrahima Sory Diallo

La Cellule Balai Citoyen de Guinée étend ses activités au delà de nos frontières. L’administrateur général de ce mouvement, en l’occurrence Sékou Koundouno, est en séjour au Sénégal, dans le cadre de l’observation électorale de la présidentielle du dimanche, 24 février 2019. A Dakar, monsieur Koundouno a accordé une interview aux envoyés spéciaux de Guineematin.com au pays de la Téranga. Il a été question du vote sénégalais, dont les résultats ne sont toujours pas connus, de son regard sur l’impitoyable déguerpissement en cours à Kaporo Rails, entre-autres.

Guineematin.com : vous êtes à Dakar depuis quelques jours. Quel est l’objectif de votre présence ici ?

Sékou Koundouno : l’objet de ma présence à Dakar, c’est dans le cadre d’une mission d’observation électorale avec la société civile sénégalaise. Comme vous le savez, la société civile sénégalaise évolue dans un cadre qu’on appelle SUMU élection 2019. C’est dans ce cadre que nous sommes-là afin d’apporter notre expertise en matière électorale mais aussi apprendre auprès de nos confrères sénégalais l’ensemble des méthodes et techniques d’observation citoyen des élections.

Guineematin.com : l’élection présidentielle s’est tenue dimanche dernier. Qu’est-ce que vous retenez de cette présidentielle sénégalaise ?

Sékou Koundouno

Sékou Koundouno : ce que je retiens globalement de cette présidentielle sénégalaise, c’est la bonne organisation en terme technique. Je parle de l’acheminement et la conservation de tout le matériel technique électoral qui est arrivé au niveau de tous les départements électoraux trois (3) semaines avant le scrutin. C’est le calme, la retenue, le civisme, les citoyens ont fait montre d’un civisme très élevé mais aussi d’un sens de patriotisme. Tous les sénégalais, dans leur globalité, ont voté dans le calme. Ils se sont massivement mobilisés dès le lever du jour pour aller voter au niveau des différents bureaux de vote. Donc, jusque dans la soirée, tout était calme. Et, je pense bien que ce qu’il y a lieu de retenir, c’est un : l’administration a joué toute sa partition en terme technique et organisationnelle ; c’est la société civile avec le monitoring qu’ils ont fait avec le SUMU 2019, ce qui a permis d’avoir une maîtrise de tous les incidents, la remontée des informations sur le terrain, la remonté des procès-verbaux afin de crédibiliser, rendre beaucoup plus transparent et apaisé les élections présidentielles 2019.

Guineematin.com : les résultats de cette présidentielle sont attendus ce week-end, probablement vendredi. Quel message vous avez à l’endroit des candidats et du peuple sénégalais ?

Sékou Koundouno : ce message, est un message de fraternité en tant qu’africain, c’est un message de calme, de retenue, c’est un message d’apaisement… Comme vous le savez, l’ensemble des états-majors des partis politiques ont déjà les résultats. SUMU 2019 a les résultats. Mais, la seule entité habilitée à proclamer les résultats est la CENA ; et, nous attendons vendredi plus tard pour que la CENA puisse proclamer ces résultats afin que les sénégalais puissent connaitre leur prochain président et que tous les acteurs puissent s’occuper de leurs activités au quotidien.

Guineematin.com : vous avez également fait l’observation électorale en Guinée. Quelle différence vous faite entre le processus électoral en Guinée et ici au Sénégal ?

Sékou Koundouno : cette mission spécifique, c’était de venir apprendre aux côté de nos amis sénégalais, savoir comment on gère une station room en termes de monitoring des médias et des partis politiques, et le discours des citoyens pendant le procès électoral. C’est aussi apprendre le monitoring, la montée des résultats pendant le vote. C’est d’apprendre auprès d’eux le dispositif Twind qui permet un, à chaque observateur dans le bureau de vote de remonter les résultats à temps, de centraliser les résultats afin de faire un comptage en parallèle des résultats. Ce qui peut sans doute influencer l’organe en charge des résultats pour que cet organe puisse travailler en toute transparence et dans l’équité, dans l’intérêt de tous les candidats. Mais, en tout état de cause, ça a été une école pour nous. On a beaucoup appris. On a cherché à puiser d’autres expertises auprès de nos confrères sénégalais. Et, je pense bien que le Balai Citoyen et ses partenaires s’attèleront pendant les législatives 2019 et la présidentielle de 2020 en Guinée, à rendre beaucoup plus crédible. Et l’innovation que nous comptons apporter, c’est de faire en sorte qu’on ait la capacité en même temps de l’organe indépendante, je veux parler de la CENI, d’avoir les résultats pour que les partis politiques de l’opposition ou de la mouvance, ne puissent pas désorienter les voix de nos concitoyens.

Guineematin.com : le vote de dimanche s’est déroulé globalement dans le calme et dans la sérénité. Mais dans la soirée, la sortie du Premier ministre annonçant l’élection de Macky Sall dès le premier tour a provoqué une sorte de polémique et même de tension au sein de la classe politique. Comment avez-vous apprécié cette sortie ?

Sékou Koundouno : les traités internationaux et les conventions internationales m’interdisent de m’immiscer dans les questions internes des sénégalais. Je suis là en tant que partenaire de la société civile sénégalaise. C’est d’apprendre auprès d’eux et je pense que le discours de nos confrères sénégalais a été clair au cours d’une conférence de presse. En tout état de cause, contenter vous de cette dénonciation. Moi, j’ai des réserves, ce que je sais, je ne peux qu’apprécier les critiques. Je ne peux pas réagir aux questions internes d’un pays qui n’est pas le nôtre.

Guineematin.com : ce qui fait l’actualité en Guinée, c’est aussi le déguerpissement en cours des populations de Kaporo-rails. Depuis Dakar, comment observez-vous cette situation ?

Sékou Koundouno

Sékou Koundouno : des dispositions ont été prises depuis hier par le secrétariat administratif du Balai Citoyen. Un communiqué a été fait afin d’informer l’opinion nationale et internationale de cette superstition. Nous prenons acte du Décret 221 de 1989, qui met cette zone comme étant une réserve de l’Etat. Ce décret, nous avons indiqué dans le communiqué que l’Etat devrait dédommager et recaser tous ceux qui occupaient ce domaine de Kaporo-rails avant le décret numéro 221 de 1989. Ceux qui l’ont occupé de 1989 à nos jours, il faudrait que tout le monde comprenne que l’Etat ne fuit pas sa responsabilité régalienne. C’est des chefs de quartier, c’est des maires, c’est des ministres, c’est des responsables régionaux de l’Habitat et de l’Urbanisme qui ont donné des dossiers et des documents authentiques à ces personnes. Donc, il faudrait que l’Etat ne puisse pas se tirer de ses responsabilités. Il faudrait que ces personnes répondent de leur acte. Et que ces personnes aussi qui ont été dupées, qui ont été instrumentalisées et trompées par ces cadres de l’administration, que l’Etat puisse les dédommager, que l’Etat trouve des solutions. Nous dénonçons et nous nous insurgeons contre ce comportement non orthodoxe de l’Etat qui consiste à déguerpir les gens sans aucun accompagnement. Nous avons vu des jeunes écoliers, des collégiens, des vielles dames qui n’ont pas où aller, qui dorment à la belle étoile. Donc, ces comportements ne sont pas des comportements qui puissent faire en sorte que l’Etat avance en tenant en compte l’intérêt de toute la population. Et ce qu’il faille noter à ce niveau, aucune question d’utilité publique ne peut obliger l’Etat à mettre une catégorie de citoyens dans la rue. Donc, l’Etat doit se ressaisir, l’Etat doit repenser sa stratégie, l’Etat doit trouver toutes les mesures d’accompagnement, afin de ne pas créer une autre blessure. Je n’ai rien à vous apprendre, on a une société foncièrement divisée, alors de division en division, la nation va cesser d’exister.

Guineematin.com : face à cette situation, qu’est-ce que le Balai Citoyen compte faire concrètement ?

Sékou Koundouno : déjà des dispositions ont été prises, une équipe a été dépêchée aujourd’hui en collaboration avec nos amis des forces sociales. C’est de rencontrer tous les citoyens qui étaient installés sur la zone de 1989 à nos jours, afin que ces populations acceptent de se constituer en partie civile, qu’ils remettent les documents authentiques et qu’on leur trouve un avocat afin que ceux ou celles qui ont signé ces documents, que ces personnes-là soient poursuivies en justice et qu’ils puissent rembourser ces personnes. Parce que ces personnes, ne l’oubliez pas, ont agi au nom de l’Etat, ont agi en tant qu’entité de l’Etat.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot à placer ?

Sékou Koundouno : le dernier mot, c’est un appel à plus de responsabilité, au rassemblement, à l’union. La Guinée 2019, 2020 ; il y a des enjeux et défis qui nous attendent. Il faudrait qu’on conjugue le même verbe. Comme vous le savez, je n’ai rien à vous apprendre, le professeur Alpha Condé est à son second et dernier mandat, il faudrait qu’on travaille tous pour qu’en 2020, qu’on puisse connaitre cette alternance démocratique au sommet de l’Etat.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Sénégal : la commission épiscopale et les Scouts saluent la bonne tenue du scrutin

27 février 2019 à 13 01 11 02112

Après l’élection présidentielle du 24 février dernier, les sénégalais attendent avec impatience les résultats du scrutin. D’ici là, ce sont les rapports d’observation électorale qui continuent de tomber à Dakar. Dans un point de presse animé ce mercredi, 27 février 2019, à la Pouponnière des Sœurs Franciscaines de Médina, l’Eglise catholique sénégalaise, à travers sa Commission épiscopale Justice et Paix et des Scouts du Sénégal, a salué « le calme et la sérénité » dans lequel le scrutin s’est déroulé, rapporte Guineematin.com à travers deux de ses envoyés spéciaux au pays de la Téranga.

Dans sa communication, Abbé Alphonse Seck, chef de la mission d’observation électorale conjointe, a dit que son équipe, composée de 1 000 observateurs et superviseurs, a sillonné tout le pays et observé le scrutin dans 4600 bureaux de vote. Selon lui, les données recueillies par son équipe dans 43 départements ont été centralisées grâce à la plateforme virtuelle mise en place par la mission conjointe avant d’être traitées et analysées en temps réel. Selon eux, la démarche vise à générer une information fiable et fournir une opinion réelle et pertinente sur le déroulement du scrutin présidentiel.

Par ailleurs, Abbé Alphonse Seck a dit que les faits marquants dans les bureaux de vote ciblés par la mission électorale conjointe portent notamment sur l’heure d’ouverture des bureaux de vote, la disponibilité et le fonctionnement du matériel électoral, la présence et la ponctualité des membres des bureaux de vote, la présence des forces de sécurité et l’affluence dans les bureaux de vote. « Sur l’ouverture et la fermeture des bureaux de vote, de façon générale et en dépit de quelques légers retards relevés, les bureaux de vote parcourus par la mission d’observation conjointe, ont pour l’essentiel ouvert et fermé à l’heure. Sur la disponibilité et le fonctionnement du matériel électoral, le matériel électoral était disponible et fonctionnel dans la grande majorité des bureaux de vote. Sur la présence et ponctualité des membres du bureau de vote, en dehors de quelques retards enregistrés, les observateurs de la mission conjointe, le personnel électoral dans son ensemble a été ponctuel et présent dans les bureaux. Concernant l’affluence dans les bureaux de vote, les observateurs de la mission épiscopale Justice et Paix et des Scouts du Sénégal ont constaté une forte affluence dans les bureaux de vote, dès l’ouverture des centres. Ce que confirme le fort taux de participation », a fait remarquer monsieur Seck.

En outre, Abbé Alphonse Seck a dit que la mission a constaté « le déroulement du scrutin dans un climat serein et apaisé, en dépit des disfonctionnements constatés. La présence des délégués de la CENA, la bonne couverture du scrutin par les organes de presse nationale et internationale, la présence rassurante des missions d’observation électorale nationale et internationale. La bonne tenue du scrutin démontre que des défis majeurs ont été relevés notamment sur les points liés à la transparence et à la sincérité du processus. (…) La mission d’observation électorale conjointe note que le scrutin présidentiel du 24 février 2019, s’est déroulé dans de bonnes conditions. Les disfonctionnements constatés n’ont pas entachés la sincérité du scrutin », a-t-il laissé entendre.

De Dakar, Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Sénégal : les médias locaux annoncent la réélection de Macky Sall dès le premier tour

27 février 2019 à 12 12 47 02472

Les résultats officiels de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal ne sont pas encore connus. Mais dans la presse, on annonce déjà la réélection de Macky Sall dès le premier tour. Selon les chiffres publiés par plusieurs médias du pays, le président sortant a obtenu 58% des suffrages exprimés, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Après les résultats des bureaux de votes, les médias sénégalais ont continué à relayer les résultats par département, compilés par les commissions départementales de recensement des votes. Certains sont allés même plus loin en compilant les résultats globaux.

C’est le cas du site d’informations Dakaractu.com, qui a déployé des envoyés spéciaux dans tous les centres de vote et mis en place une équipe d’informaticiens chargée de faire la compilation de l’ensemble des résultats. Et, au terme de ce travail, le médium a publié les résultats globaux de cette présidentielle.

Il crédite le président sortant, Macky Sall, de 58% des suffrages, Idrissa Seck vient en deuxième position avec 20% des suffrages, Ousmane Sonko est troisième avec 16% des suffrages. Dakaractu n’a pas communiqué cependant les scores des candidats Issa Sall et Madické Niang, qui seraient arrivés loin derrière les autres.

De son côté, seneweb.com qui a compilé les résultats qui lui ont été remontés par des citoyens à travers la plateforme SenegalVote, donne aussi un score de 58, 00% à Macky Sall, 21, 00% à Idrissa Seck, 15, 00% à Ousmane Sonko, 4, 00% à Issa Sall et 2,00% à Madické Niang.

Les résultats officiels qui seront publiés par la commission nationale de recensement des votes sont attendus demain jeudi ou vendredi. Si les résultats publiés par la presse sont confirmés, il n’y aura pas de second tour de cette présidentielle.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tel. 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Signature du Contrat Commercial du barrage de Koukoutamba : discours du ministre Taliby Sylla

27 février 2019 à 11 11 59 02592
Cheick Taliby Sylla

Le contrat commercial du Projet d’Aménagement hydroélectrique de Koukoutoumba a été signé hier mardi à Conakry. Cette cérémonie qui a rehaussé de la présence de plusieurs grandes personnalités du pays, a été présidée par le Président de la République, Pr Alpha Condé. Ci-dessous, Guineematin vous propose l’intégralité du discours du Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellence Messieurs les Ambassadeurs ;

Monsieur le Haut-Commissaire ;

Mesdames et Messieurs les Experts de l’OMVS ;

Mesdames et Messieurs les Experts de SINOHYDRO ;

Mesdames et Messieurs ;

Chers invités ;

La tenue à Conakry de la cérémonie de signature du Contrat Commercial du Projet d’Aménagement hydroélectrique de Koukoutamba en Guinée, qui nous réunis aujourd’hui, est pour nos quatre (04) Etats membres et le système OMVS un réel motif de fierté et de satisfaction.

Excellence Monsieur le Président de la République, votre présence à cette cérémonie nous honore et nous interpelle. Votre présence démontre à suffisance s’il en était besoin l’importance que vous accordez à l’énergie dans la sous-région et l’intégration sous-régionale.

Je me souviens Monsieur le Président lors de la conférence des Chefs d’états et de gouvernement tenue à Conakry les objectifs qui ont été assignes au Conseil des Ministres et au Haut-commissariat de l’OMVS. Un de ces objectifs est entrain de se réaliser aujourd’hui à travers la signature du contrat commercial pour la réalisation du barrage hydroélectrique de Koukoutamba.

Ce barrage sera le plus important de tous les ouvrages réalisés par l’OMVS depuis sa création

Mesdames et Messieurs ;

Le rôle moteur de l’énergie dans le développement économique, social et culturel d’un pays n’est plus à démontrer. C’est conscient de ce rôle que nos Gouvernements, pour répondre aux énormes besoins de nos populations, font de l’énergie l’une des priorités de leur politique de développement.

Les Etats membres de l’OMVS savent qu’ils peuvent compter sur les partenaires chinois pour faire face aux défis énergétiques auxquels ils sont confrontés.

Nous osons espérer que les engagements renouvelés ici par la signature de ce Contrat, permettront le démarrage, dans un bref délai, les travaux de réalisation de l’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba.

Aussi, je vous exhorte à œuvrer en apportant, chacun en ce qui le concerne, une contribution significative et efficiente pour la réussite du présent projet.

Mesdames et Messieurs ;

L’organisation de cette cérémonie de signature du Contrat Commercial est une des conditions à remplir pour aboutir à la signature de la convention de financement entre les Etats membres avec Exim Bank de Chine. Donc, nous devons tous nous engager pour une conclusion heureuse de ce processus.

Nous savons tous que les principaux défis auxquels est confronté le secteur de l’électricité dans notre sous-région sont l’insuffisance des capacités de production, l’électrification limitée, le manque de fiabilité des services et les coûts élevés.

Ces défis appellent à un changement de paradigme dans le développement du secteur de l’électricité, qui vise à utiliser nos ressources renouvelables, notamment le potentiel hydroélectrique.

Mesdames et Messieurs ;

Chers invités ;

En acceptant donc d’accompagner la réalisation de ce méga projet énergétique de l’OMVS, nos Etats membres ont l’ambition de se donner les moyens de base d’une politique énergétique leur permettant de relever les défis majeurs qui caractérisent le secteur de l’énergie des pays de notre sous-région.

Mesdames et Messieurs ;

Chers invités ;

Je saisis cette opportunité pour exprimer à l’endroit de notre partenaire SINOHYDRO, toute la gratitude de notre Organisation et singulièrement des Gouvernements des Etats membres pour leur engagement à faire aboutir ce projet.

Pour terminer, permettez-moi une fois de plus, au nom des peuples de l’espace OMVS et singulièrement de leurs Excellences Messieurs les Présidents des Etats membres, le Pr Alpha CONDE, Ibrahima Boubacar KEITA, Macky SALL et Mohamoud Abdel AZIZ, de vous souhaiter la bienvenue et un agréable séjour de travail en Guinée.

Vive la coopération internationale ;

Vive l’intégration sous régionale et africaine ;

Vive l’OMVS.

Transmis par la Cellule de Communication du Département

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Sénégal : Macky Sall convoque le Premier conseil des ministres de l’après scrutin

27 février 2019 à 11 11 51 02512

Alors que les Sénégalais attendent impatiemment les résultats officiels de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019, le président sortant et candidat à sa réélection, se remet déjà au travail. Macky Sall a convoqué le premier conseil des ministres de l’après scrutin, ce mercredi 27 février, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Cette rencontre hebdomadaire entre le président de la République et les membres du gouvernement se tient en ce moment même. Elle a démarré à 11 heures au Palais de la République de Dakar. On n’en sait rien cependant sur les sujets qui sont abordés à cette occasion.

Pour beaucoup, la convocation de ce conseil des ministres prouve que le président, Macky Sall, va dans le sens de la déclaration de son Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a annoncé qu’il est réélu dès le premier tour et qu’il se remettra immédiatement au travail.

Pendant ce temps, l’opposition sénégalaise continue de clamer haut et fort que le deuxième tour entre Macky Sall et Idrissa Seck est inévitable, appelant le président sortant à respecter la volonté populaire. Le débat fait rage actuellement dans les médias avec une véritable guerre des chiffres entre la mouvance et l’opposition.

Mais, la vie, elle, a repris son cours normal à Dakar. Depuis lundi, lendemain du scrutin, les citoyens vaquent librement à leurs occupations en attendant les résultats officiels, annoncés pour jeudi ou vendredi. Des résultats, qui pour la plupart, ont déjà été diffusés par la presse et qui placent le président sortant, Macky Sall, largement en tête.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Siguiri : un incendie mystérieux ravage cinq maisons à Doko

27 février 2019 à 11 11 45 02452

Un incendie d’origine inconnue a consumé cinq (5) maisons et tout leur contenu dans le district de Tombökö, relevant de la sous préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Les faits se sont produits hier, mardi 26 février 2019, aux environs de 10 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un drame qui a surpris les habitants du district de Tombökö, dans la commune rurale de Doko. La famille de Samba Condé, orpailleur de profession, résidant au quartier Folabougou, en est la principale victime.

Selon monsieur Condé, l’absence d’un point d’eau dans le quartier a compliqué davantage la tache aux gens qui voulaient aider à maîtriser les flammes. « Nous ne savons pas comment le feu a pris la maison. Nous étions tous assis et tout d’un coup, nous avons le feu sur le toit de l’une des maisons. Les secouristes pouvaient nous aider à limiter les dégâts. Mais malheureusement, il n’existe aucun point d’eau dans ce quartier. Il faut parcourir des kilomètres pour pouvoir trouver de l’eau », a déploré le sinistré.

Au total, ce sont cinq (5) maisons et tout leur contenu qui ont été dévorées par les flammes.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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N’zérékoré : le Procureur Général de Kankan en conclave avec les magistrats et les OPJ

27 février 2019 à 11 11 24 02242

Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kankan, accompagné de l’Avocat Général, est en tournée dans les tribunaux relevant de son ressort. C’est dans ce cade que Yaya Kairaba Kaba a eu une rencontre d’échanges, hier mardi 26 février 2019, avec les officiers de police judiciaire et les magistrats dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Guinée forestière.

De nombreux officiers de police judiciaire et des magistrats, venus d’un peu partout des tribunaux et justices de paix de la région, ont pris part à cette rencontre.

Sidiki Kanté

D’entrée de jeu, c’est Sidiki Kanté, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de N’zérékoré qui a planté le décor. « Le Procureur Yaya Kairaba Kaba, dès son arrivée, a organisé une grande rencontre de retraite à Siguiri. À cette occasion, il a fait des recommandations à l’endroit de tous les services de son ressort. Dès après cette assemblée, il allait organiser une tournée dans tout son ressort pour voir ce qui va et ce qui ne va pas, et donner des informations idoines en ce qui concerne actuellement la politique générale du département de la justice en matière de réforme et du règlement des affaires au niveau de la justice ».

Quant au Procureur de la République près la Cour d’Appel de Kankan, il dira que cette rencontre vise à qualifier la justice guinéenne et à la rapprocher des justiciables.

Yaya Kairaba Kaba

Selon Yaya Kairaba Kaba, « au cours de cette tournée, j’organise des réunions de travail avec les magistrats, avec les officiers de police judiciaire et on invite les responsables locaux, aussi bien administratifs que politique. Le message consiste à véhiculer, à sensibiliser et expliquer la réforme judiciaire intervenue par la loi n•019 du 05 juin 2015. Une loi assez importante qui a réorganisé la justice guinéenne, qui a supprimé les justices de paix, qui a donné compétence aux tribunaux de première instance de connaître et de juger en matière criminelle et qui a mis fin à l’interminable détention provisoire, et de l’impact positif en termes de dossiers criminels jugés sous l’empire de cette nouvelle loi, qui est une loi incomparable au dossier qu’on pouvait juger sous l’empire de l’ancienne loi qui mettait en place des Cours d’Assises. Et en plus, j’inspecterai les officiers de police judiciaire dans leur installation, je passerai dans les maisons centrales pour voir les conditions de détention de nos frères qui sont en conflit avec la loi ».

Sékou Koïvogui

Du côté des participants, Sékou Koïvogui, directeur régional de la police de N’zérékoré, a félicité la démarche envisagé par le Procureur Général. « Son entretien avec nous ce matin est égal à une formation parce qu’il nous a mis au courant de tout ce qui se passe et quelle est l’importance et l’avantage de cette loi, 019 qui a été mise en application depuis 2015, érigeant certaines justices de paix en tribunal de première instance et il nous a expliqué aussi certaines procédures de la transmission procédurale depuis la phase policière jusqu’au niveau des magistrats ».

Selon l’agenda du Procureur Général près de la Cour d’Appel de Kankan, la journée de ce mercredi, 27 février 2019, sera consacrée à une visite dans les maisons centrales et certains lieux de détention préventive de la ville de N’zérékoré avant de prendre le départ pour le TPI de Macenta.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Kankan : un couple arrêté avec 12 kg de drogue

27 février 2019 à 11 11 10 02102

Le commissariat central de la police de Kankan a réussi un coup de filet le weekend dernier. Une descente opérée au quartier Gare, plus précisément à Harlem, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 février 2019, a permis de mettre le grappin sur des présumés détenteurs de chanvre indien, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est ce mardi, 26 février 2019, que les deux individus interpellés, en possession de 12 kilogrammes de chanvre indien, ont été présentés aux médias dans les locaux de la police. Il s’agit d’un homme et d’une femme, mis aux arrêts à Harlem, un coin réputé chaud de la commune urbaine de Kankan.

Le commissaire centrale de la police de Kankan, Abdoulaye Sanoh, a expliqué aux médias ce qui s’est passé. « Vous voyez comment notre ville est polluée ? Ce vendeur de drogue, c’est Sékouba Traoré, qui est un grand dealeur de drogue à Harlem, dans le quartier Gare. Je vous avais promis que nous allions tout faire pour mettre fin à la délinquance, pour que la cité puisse vivre en paix. Donc, c’est les opérations qui commencent. Ce sont ces gens qui sèment la panique dans la cité, parce que tous les bandits vont se ravitailler chez lui. Et, quand on fini de prendre la drogue, on ne pense pas à une bonne chose. J’ai déjà le dossier, après votre passage, ces prévenus seront présentés au procureur », a-t-il dit.

Le principal mis en cause, Sékouba Traoré, reconnait être le propriétaire et vendeur de cette quantité de drogue. Mais, il soutient que sa présumée complice, Maimouna Conté, est innocente. « Je suis là parce que les agents de la police sont allés nous arrêter la nuit du samedi dernier. Ma petite copine dormait même. Moi, je suis vendeur et consommateur. Mais, elle n’a rien à voir dans ça. Elle ne savait même pas que cette quantité se trouvait dans la chambre », soutient-il.

Une brèche dans laquelle va s’engouffrer Maimouna Conté. « Sékouba Traoré est mon copain depuis 8 ans maintenant. Mais, je ne connais rien dans cette histoire de drogue. Le samedi passé, à 23 h, on était dans la chambre avec les petits, les policiers nous ont trouvés et ils nous ont pris. Je sais quand même que mon copain vend de la drogue, mais je ne savais pas que la drogue était dans la chambre ce jour-là. Moi, je fume de la cigarette, mais pas du chanvre indien », a dit la jeune femme.

La vente et la consommation de stupéfiant gangrènent la cité de Kankan, réputée pourtant religieuse. A noter que la criminalité et le grand banditisme y ont refait surface depuis quelques temps. Le nouveau commissaire central de la police, qui a pris fonction au mois de décembre 2018, avait promis d’éradiquer ces maux. La bataille est désormais engagée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Arrivée des dépouilles des 3 soldats guinéens de la MINUSMA tués au Mali : Communiqué

27 février 2019 à 11 11 04 02042

Le ministère de la Défense nationale informe le peuple de Guinée que les dépouilles des trois soldats guinéens de la MINUSMA tués le 22 février dernier au Mali, arriveront par vol spécial à Conakry ce mercredi 27 février 2019 à 14 heures.

Le ministère de la Défense nationale et l’État-major général des armées présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles des victimes, au chef des Armées ainsi qu’à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité.

La cérémonie funèbre, sous la supervision du chef d’État-major adjoint de l’Armée de terre, sera organisée le vendredi 1er mars 2019 à 10 heures, à la Base aérienne principale de Conakry.

Fin

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Kaporo Rails : ce que le président Alpha Condé avait promis en 2016

27 février 2019 à 10 10 41 02412

Le discours du président Alpha Condé, prononcé à Kaporo-Rails le 4 mai 2016, à l’occasion de la pose de la première pierre de l’aménagement du centre directionnel de Koloma (derrière la RTG)

Kaporo-Rails est une plaie ouverte qui n’est pas encore refermée (applaudissement). Il est du pouvoir du gouvernement de déguerpir des citoyens mais cela se fait dans des conditions démocratiques. C’est-à-dire dans le respect des personnes et de leurs biens. En cas de nécessité de service et d’utilité publique, on peut déguerpir des citoyens mais pas de façon sauvage comme cela a été fait à Kaporo-Rails (applaudissement). Je sais qu’à cette époque, on a même traité les populations de Kaporo-Rails de bandits, de gangsters etc. Or c’était des citoyens respectables. Donc, le moment est venu de fermer cette plaie ouverte afin de réconcilier les populations de Kaporo-Rails avec l’Etat (applaudissement).

Nous devons distinguer ici, ceux qui ont été délogés et ceux qui ont fait des occupations sauvages. Parce que lorsqu’on a dégagé quelque part, personne ne doit occuper. Et si vous venez occuper, vous êtes dans l’illégalité. Mais qu’à cela ne tienne, comme ce sont des guinéens, et la nature a horreur du vide, ils ont occupé ce vide. Donc il revient au ministre de l’urbanisme (NDLR : Louceny Camara) de voir dans le cadre de Kouria comment nous pouvons aider ces jeunes qui sont venus occuper ici parce que c’est leur gagne-pain, ce qui va leur permettre de vivre.

Donc, nous voulons dire à Kaporo-Rails que toute la Guinée a été peinée de ce qui s’est passé ici. Mais nous devons nous tourner vers l’avenir. Ensemble nous devons fermer cette plaie et faire en sorte que les gens de Kaporo-Rails qui ont été déguerpis soient rétablis dans leurs droits. Cela veut dire qu’ils soient correctement indemnisés parce qu’il faut que cet endroit puisse désormais servir de centre administratif et diplomatique. Tout le monde voit comment est Kaloum. Kaloum est une île, il y a une seule sortie même si on a fait le deuxième pont. C’était une île, c’est devenu presqu’île. Et Kaloum est trop petit. Ensuite Kaloum, c’est les maisons qui sont là depuis la période coloniale. Beaucoup de maisons, vous êtes obligés de mettre des pierres sur les toits pour que les tôles ne soient pas enlevées par le vent. Mais ça ce n’est pas une capitale. Il faut que nous acceptions aujourd’hui, non seulement de développer un centre administratif, diplomatique mais aussi des maisons sociales afin que les populations aient des logements décents ce qui va nous permettre de casser Kaloum et de reconstruire.

Nous avons aussi voulu donner à des entreprises guinéennes. Pourquoi ? L’Afrique doit faire confiance aux africains, à ses enfants (applaudissement). Très souvent, les gouvernements africains ont le complexe que les bons travaux ne peuvent être faits que par les étrangers. Ce n’est pas vrai. Nous avons des hommes d’affaires capables à conditions qu’ils soient responsables et qu’ils ne soient pas des magouilleurs ou des trafiquants.

Mais, nous disons aussi aux entrepreneurs que nous voulons maintenant une harmonie en Guinée. Nous ne voulons pas des constructions de pagaille : dix étages ici, 4 étages ici, 3 étages ici. Non ! Nous voulons un site harmonieux. Nous avons signés avec la société qui a fait le plan de transformation de Singapour. Parce que nous n’allons pas construire à Conakry comme ça. Ils vont nous faire le plan, Conakry en 2040. C’est-à-dire avant de construire, nous allons savoir comment Conakry va être. C’est en fonction de cela que nous allons construire. Donc il n’est pas question de construire des bâtiments à différents niveaux. Tous les bâtiments doivent avoir la même hauteur, messieurs les 3G. Il faut que nous soyons d’accord sur cela. Si vous faites 5 étages pour les ministères, vous ferez 5 étages. Si vous faites 10 étages, ça sera 10 étages pour tous les ministères.

Concernant les ambassades aussi, ils sont libres, mais ils nous feront un plan d’occupation dont ils seront obligés de tenir compte. Parce que nous voulons qu’il y ait une harmonie. Puisqu’ici n’a pas été construit pendant la période coloniale. C’est maintenant que nous allons construire, si nous ne pouvons pas faire l’harmonie maintenant, personne ne pourra nous excuser.

Et aussi cela ne veut pas dire que ça sera une zone réservée à une certaine classe. Il faut aussi qu’on prévoit des conditions qui peuvent permettre à la population la plus pauvre de pouvoir s’épanouir ne serait-ce que dans les espaces verts et les lieux de jeux qu’on va mettre à leur disposition. Sinon on fera deux catégories de citoyens, ceux qui ont les moyens de venir là et ceux qui sont laissés pour compte. Ce que nous ne pouvons pas accepter dans notre pays. Voilà donc ce que je tiens à dire à nos trois entrepreneurs qui sont chargés de faire ici, au ministre et au gouverneur.
Mais il faut que l’ensemble des populations de Conakry accepte le principe de déguerpissement pour cause d’utilité publique afin que notre capitale change.

Donc, je dois présenter des excuses aux citoyens de Kaporo-Rails parce qu’ils ont été injustement agressés. Même si l’Etat avait le droit de déguerpir, il fallait respecter leur dignité et leurs droits. Nous allons faire en sorte que cette dignité et ces droits soient respectés. Mais nous continuerons à déguerpir que ça soit à Kaporo-Rails ou autres, parce qu’il faut que Conakry change. Mais on ne va pas jeter des gens dans la rue. Nous allons d’abord faire des constructions, permettre aux gens de déménager parce que si vous les faites déguerpir, vous donnez l’argent, mais que l’argent ne suffit pas pour faire une maison, évidemment vous les mettez dans la rue. C’est pourquoi la politique de déguerpissement va aller avec la politique de construction de nouveaux logements afin de donner des demeures décentes. Vaut mieux être dans un appartement propre, loin, que d’être à Conakry dans un bidonville.

Je vous remercie !

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Incendies de Faranah : « nous n’avons pas de nourriture ni de vêtements » (sinistrés)

27 février 2019 à 10 10 32 02322

Les localités de Fantoumanya et de Cissiya, relevant de la commune urbaine de Faranah, ont été victimes de feux de brousse, le week-end dernier. En l’espace de deux jours, les flammes ont ravagé près de 100 cases et tout leur contenu. Aujourd’hui, les sinistrés sont livrés à eux-mêmes, en manque de tout, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, d’importants dégâts matériels ont été enregistrés dans ces deux villages où les flammes ont tout ravagé sur leur passage : des poules, des vaches, des vélos, des motos, des dabas, des tronçonneuses, des tonnes de riz, du manioc, une bananeraie, des vêtements, des sommes d’argent, des ustensiles de cuisine, etc.

Aujourd’hui, les citoyens de ces localités vivent dans un dénuement total, passant la nuit à la belle étoile : « pas de nourriture, ni de vêtements », se plaignent-ils.

A Cissiya, le village agricole du district de Souleymania, situé à 16 km de la commune urbaine, le feu s’y est déclaré après la prière du vendredi, 22 février 2019, aux environs de 15 heures. Dans ce village, à l’exception de la mosquée et une case se trouvant à quelques microns, toutes les autres cases et leur contenu sont partis en fumée, ainsi qu’une bananeraie. Sur l’origine de l’incendie, le chef du village, Damany Diawara, dira qu’elle reste pour le moment inconnue.

A Fantoumanya, le feu s’est déclenché le samedi, 23 février 2019, aux environs de 15 heures. Ici, les dégâts sont plus importants, rapporte le président du district joint au téléphone. Le président du district, Sounkary Mody Camara, a expliqué le calvaire de ses concitoyens. « Nous n’avons ni nourriture, ni vêtements, ni rien. Nous sommes à la belle étoile ».

À noter qu’en cette saison sèche, la Haute Guinée enregistre beaucoup d’incendies.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 24 15 13

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TPI de Labé : Djéli Bala Dabo condamné à 18 ans de prison pour meurtre

27 février 2019 à 10 10 29 02292

Ouvertes récemment, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Labé. C’est hier, mardi 26 février 2019, Djéli Bala Dabo, accusé de meurtre, a été reconnu coupable et condamné à 18 ans de prison, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les décisions continuent de tomber dans les dossiers criminels en cours de jugement au TPI de Labé. Dans la journée d’hier mardi, un certain Djéli Bala Dabo, poursuivi pour meurtre, a écopé d’une lourde peine de prison.

En effet, l’infortuné Dabo est accusé d’avoir ôté la vie à une femme du nom de Fatou Camara. Les faits se sont produits le 19 octobre 2018.

Appelé à la barre, Djéli Bala Dabo a dit avoir agi en légitime défense. « Je n’ai pas fait exprès en tuant cette femme. J’ai voulu juste me défendre car elle m’avait pris au collet. Son frère était venu l’épauler en me bastonnant. C’est ainsi que j’ai pris un couteau pour poignarder la femme et son frère pour me défendre », a-t-il déclaré.

De son côté, Boubacar Lassaré Camara, le frère de la victime, et rescapé dans cette bagarre, a nié en bloc les propos de Djéli Bala Dabo.

Le substitut du Procureur, Mamoudou Magassouba, a rappelé les faits avant d’affirmer que l’accusé a agi avec toutes ses facultés mentales et de façon intentionnelle. Dans ses réquisitions, monsieur Magassouba va demander au tribunal de retenir l’accusé dans liens de la culpabilité de meurtre et de le condamner à 30 ans de réclusion criminelle.

L’avocat de la défense va pour sa part demander au tribunal de faire preuve de clémence en accordant de larges circonstances atténuantes à son client.

Finalement, le tribunal va sévir contre Djéli Bala Dabo, condamné à 18 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 12 ans.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Hon. Zalikatou du FOFPAG : « en Guinée, la seule femme cheffe de quartier a été obligée de divorcer »

27 février 2019 à 10 10 22 02222

Reparti en deux équipes, le Forum des femmes parlementaires de Guinée (FORFPAG) a sillonné, du 18 au 25 février 2019, les 7 régions de l’intérieur du pays. De partout, il ressort que les femmes, 52% de la population guinéenne, sont marginalisées. Evidemment, le FOFPAG est contre cette situation et exige que des corrections soient apportées, a appris un reporter de Guineematin.com qui a accompagné la mission

La première équipe a parcouru les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé et traversé les préfectures de Boffa, Dubréka, Coyah, Dalaba et Pita, sous la conduite de l’Honorable Hadja Aïssata Daffé, celle dirigée par l’honorable Zalikatou Diallo s’est successivement rendue à Farana, Kissidou, Gueckédou, Macenta, N’Zérékoré, Beyla, Kérouané, Kankan, Kouroussa et Dabola. Partout, ces femmes leaders ont plaidé pour une meilleure représentativité de la gent féminine dans les instances de prises de décision.

A la fin de ce parcours, l’honorable Zalikatou Diallo n’a pas caché sa colère face à la marginalisation des femmes, notamment dans les listes de candidats aux élections communales de février 2018. Mais, ce qui a de plus révoltée la secrétaire générale du FOFPAG, c’est l’absence quasi-totale de femmes à la tête des quartiers et districts du pays.

« Ici à Kankan, tout comme dans les villes de Faranah, Kissidougou, Macenta, Gueckédou, N’Zérékoré, Beyla, Kérouané que nous avons sillonnées, et sûrement ailleurs, c’est le même constat. Il y a zéro femme présidente de district ou cheffe de quartier. La seule femme cheffe de quartier a été obligée de divorcer. C’est inacceptable. Il faut que cela change », a martelé l’Honorable Zalikatou Diallo.

Parlant des résultats enregistrés lors des dernières consultations électorales, l’honorable Zalikatou Diallo et ses collègues députées ont noté que pour les 29 mille 554 candidats, il n’y avait que 7 mille 44 femmes ; soit 23,83%. A l’arrivée, sur les 7 mille 12 Conseillers élus, ce sont 460 femmes qui ont réussi à se faire élire ; soit un taux de 6,56%. Pendant ce temps, des 342 circonscriptions électorales du pays, il n’y a que 6 femmes élues maires et une seule portée à la tête d’une commune urbaine (1/38), en la personne de Madame Aminatou Touré, la fille du premier président de la Guinée. Egalement, à titre illustratif, pour toute la région de Faranah, sur les 791 élus, il y a 90 femmes Conseillères.

« C’est choquant et révoltant à la fois si on mesure ce résultat par rapport à l’engagement et à la participation des femmes dans le développement socioéconomique du pays. Les hommes doivent changer et accepter de travailler avec les femmes. Les deux sexes se complètent. D’ailleurs, les articles I et VIII de la constitution sont clairs là-dessus : l’égalité entre les sexes est consacrée », a expliqué la cheffe de la délégation.

Heureusement, après ces rencontres ponctuées de plaidoyer et de lobbying, les femmes parlementaires ont noté le ferme engagement des acteurs impliqués dans le processus électoral, notamment des autorités administratives et les représentants des partis politiques d’apporter des corrections.

« Nous avons reçu des engagements des autorités que nous saluons. Les parties concernées s’engagement à mettre en place des plateformes qui vont favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité dans les quartiers et districts ; mais également l’envoie dans les Conseils régionaux, des rares femmes élues conseillères. Je pense qu’à la prochaine fois, nous trouverons beaucoup de femmes cheffes de quartiers et présidentes de district ; et, pourquoi pas de femmes présidentes de région ou membres de Bureau exécutif de région », a dit Mme Traoré Zalikatou Diallo.

De son côté, l’expert en développement parlementaire du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Boubacar I Bah, qui a managé les deux groupes, a salué l’engagement de ces femmes leaders.

Malgré le faible niveau de présence des femmes au sein des Conseils communaux, M. Bah a tout de même noté des avancées à soutenir. « A Kindia, c’est vrai que le nombre de femmes conseillères est nettement petit ; mais par contre, le bureau exécutif communal est composé de façon paritaire ; soit quatre hommes et quatre femmes. Dans la commune rurale de Madina Woula, nous avons également appris que le bureau exécutif est composé à sa tête, d’une femme maire et d’une femme 1ère Vice-maire. C’est très encourageant. A part Kindia, il y a trois communes de Dabola qui sont dirigées par des femmes, une autre à Macenta et la commune urbaine de Kaloum. Ce qui fait un total de six femmes maires sur les 342 », a dit l’expert du PNUD.

Par ailleurs M. Bah a constaté que la mission du FOFPAG a été très opportune. « Les acteurs impliqués dans le processus, les différentes cibles, après chaque rencontre, on comprend que la plupart des acteurs n’étaient pas informés de leur rôle. Donc, le passage de ces femmes parlementaires a été salutaire et la mission est allée au-delà des attentes… ».

Cette mission du FOFPAG- qui doit se poursuivre dans la zone spéciale de Conakry- s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Représentativité des femmes en politique ». Ce projet a démarré depuis deux ans avec l’appui technique et financier du PNUD, de l’ONU femme et du gouvernement canadien.

De retour de Kankan, Abadallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Vie des Guinéens au Sénégal : Thierno Boubacar Sidighi Diallo à Guineematin (vidéo)

27 février 2019 à 10 10 15 02152

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les deux envoyés spéciaux de Guineematin.com au pays de la Téranga ont mis leur visite à profit pour s’entretenir avec le doyen Thierno Boubacar Sidighi Diallo, président de l’Union des Ressortissants Guinéens au Sénégal. Avec monsieur Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Boubacar Koubia Matakaou, il a été question du quotidien de nos compatriotes vivant au pays de la Téranga, de leur relation avec les autorités sénégalaises, des difficultés rencontrés et de sa lecture sur l’actualité sociopolitique de notre pays.

Ci-dessous, la version vidéo :

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