Horoya-Platinum : Patrice Neveu veut les trois points

11 février 2019 à 21 09 23 02232

Le Horoya AC reçoit le Platinum FC demain, mardi 12 février 2019, à Conakry, dans le cadre de la quatrième journée des phases de la ligue des champions africaine. A la veille de cette rencontre, le coach du HAC a annoncé que l’objectif de son équipe est de marquer autant que possible pour remporter les trois points en jeu. Patrice Neveu l’a dit en conférence de presse d’avant match.

10 jours après s’être allé s’imposer (0-1) à Bulawayo, sur le terrain du Platinum FC, le Horoya AC accueille l’équipe Zimbabwéenne demain, mardi, au stade du 28 septembre de Conakry. Comme à l’aller, le champion de Guinée veut l’emporter pour rester dans la course à la qualification. Et cette fois, Patrice Neveu, l’entraîneur de l’équipe guinéenne, veut jouer haut pour marquer le maximum de buts possibles afin d’éviter toute surprise.

« L’animation devra être beaucoup plus dans l’aspect offensif, il faudra que nous soyons beaucoup plus prolifiques qu’au match aller. C’est vrai que nous nous efforçons de corriger les erreurs après chaque match, ça sera le cas ce mardi. La priorité c’est gagner le match, c’est ça l’objectif même si nous encaissons (…) Le plus important chez nous, c’est les trois points de la victoire », a annoncé le technicien français, qui appelle ses joueurs à ne pas sous-estimer leur adversaire.

Un adversaire qui vient à Conakry avec l’objectif de faire un bon résultat. Même s’il trouve que son équipe n’est pas au même niveau que son adversaire, l’entraîneur du Platinum reste positif. « Nous sommes une petite équipe par rapport au Horoya. Nous n’avons que 7 ans d’existence, mais cela ne veut pas dire que nous n’allons pas jouer à fond cette opposition. Nous voulons progresser, et pour ça il faut faire de bons résultats. Donc, nous allons nous investir pour faire le résultat contre le Horoya, même s’il nous a battus à l’aller (…) Dans le football, on peut perdre à domicile et aller gagner à l’étranger. Tout est possible », a laissé entendre Norman Mapeza.

A noter que le Horoya est privé de son seul buteur au match aller, Marius Assoko. L’international malien est suspendu pour cumul de cartons. Le milieu de terrain nigérien, Mohamed Djibo, est également incertain pour cette rencontre, dont le coup d’envoi est prévu à 16 TU.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Kankan : guinéens et maliens à l’école de la prévention et la gestion des conflits transfrontaliers

11 février 2019 à 19 07 12 02122

Devant la fréquence des conflits transfrontaliers, responsables guinéens et maliens se sont retrouvés ce lundi, 11 février 2019, à Kankan. La démarche vise à se pencher sur la prévention et la gestion desdits conflits, mais aussi à conduire des campagnes de sensibilisation conjointes des populations frontalières, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il s’agit d’une rencontre d’échange d’idées du comité interrégional de pilotage des activités de coopération transfrontalière Mandiana et Siguiri (Guinée), Yanfolila et Kangaba (Mali).

En effet, ces dernières années, que ce soit vers Siguiri ou Mandiana, les conflits transfrontaliers ont souvent opposé des guinéens et des maliens. Parfois, des cas de morts et de blessés sont enregistrés des deux côtés. C’est pour mettre fin à ces conflits que les acteurs impliqués, en l’occurrence les autorités maliennes et guinéennes, se sont retrouvés à Kankan.

La rencontre, qui vise à mettre en place des structures de coopération dans les espaces déjà définis par les deux pays, « s’inscrit dans le cadre de la recherche des solutions aux questions de coopération et de développement des zones frontalières, qui ont toujours été au centre des préoccupations des populations et des autorités des deux Etas ».

Boubakar Bagayoko

Selon Boubakar Bagayoko, gouverneur de la région de Sikasso, dans la république du Mali, chef de mission, la Guinée et le Mali ont été divisés par la France. « Nous avons été divisés par le colonisateur, donc une frontière est entre nous. Mais, quand les uns sont assis à côté des autres, il faut quand même qu’ils s’entendent pour faire la gestion de tout ce qui se passe des deux côtés de cette frontière. Donc, nous sommes venus pour que nous nous asseyions, pour que nous discutions, pour mettre des papiers comme il faut, pour la gestion et la bonne coopération transfrontalière », a-t-il expliqué.

Mohamed Gharé

Pour sa part, le gouverneur de Kankan a mis un accent particulier sur la délégation malienne, forte de plusieurs membres. « Cette présence très significative, qui s’inscrit dans la tradition du bon voisinage, exprime à la fois les relations de solidarité profonde entre le peuple malien et guinéen et concrétise la relation d’amitié et de fraternité entre nos deux chefs d’Etats. C’est un moment solennel de rappeler, avec ferme conviction, que le Mali et la Guinée restent et demeurent liés par l’histoire et la Géographie, que ni les soubresauts ni velléités incontrôlées ne pourront ébranler », a laissé entendre Mohamed Gharé.

Mamoudou Tapily

Ce projet, exécuté sur le terrain sous financement du ministère Allemand des affaires étrangères, à travers la GIZ, rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui aux programmes frontières de l’union africaine. Mamoudou Tapily, conseiller technique régional en gestion des frontière à la GIZ, a dit ses attentes. « Ce que nous attendons, c’est le lancement officiellement des activités de gestion des frontières, particulièrement les activités de coopération transfrontalière, entre les collectivités frontalières de la république de Guinée et celles frontalières de la république du Mali. Comme vous le savez, la Guinée et la Mali sont des pays frères. Mais, mais il y a beaucoup d’incompréhension sur le terrain, vu que les frontières ne sont pas matérialisées ».

A rappeler que la fin des travaux est prévue pour le 14 février 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 27 13 24

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5 conseillers du RPG écartés à Ouré-Kaba : l’UFDG crie à une mascarade électorale…

11 février 2019 à 18 06 08 02082
Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) a eu lieu ce lundi, 11 février 2019. A l’issue du vote, Elhadj Ousmane Barry (à égalité de voix avec son adversaire de l’UFDG) a été investi maire de cette commune rurale « parce qu’il est le plus âgé que son adversaire », dit-on. Mais, cet argument est déjà attaqué par l’UFDG qui dénonce une mascarade électorale et une violation de la loi.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, cinq conseillers du RPG (dont deux qui voulaient se présenter contre Elhadj Ousmane Barry) ont été vidés de la salle de vote.

Joint au téléphone cet après, Madiou Diallo, le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, a parlé plutôt d’une séquestration. « Il y a eu cinq conseillers du RPG qui ont été vidés de la salle de vote. Ils ont été séquestrés au siège du crédit rural jusqu’à la fin du processus. Et, ce sont les gens du pouvoir qui ont fait cela parce qu’ils savaient que parmi ces cinq conseillers du RPG, il y a de potentiels candidat qui pouvaient battre celui qu’ils ont envisagé d’investir maire de Ouré-kaba », a expliqué Madiou Diallo.

Officiellement, 22 conseillers (sur les 23 élus le 04 Février 2018) étaient présents dans la salle de vote et que ces 22 élus ont tous participé à l’élection qui a propulsé Elhadj Ousmane Barry à la tête de la mairie de Ouré-kaba.

Mais, le secrétaire fédéral de l’UFDG jure que ce n’était pas la bonne information. Selon Madiou Diallo, « les cinq conseillers élus du RPG qui ont été séquestrés ont été remplacés par des individus qui sont acquis à la cause de Elhadj Ousmane Barry et du RPG. Ce sont ces individus qui ne sont pas des conseillers qui ont voté à la place des conseillers séquestrés ».

Cette information est confirmée au téléphone de Guineematin.com par plusieurs sources qui ont suivi cette élection. Certaines sources précisent d’ailleurs que « même les téléphones des cinq conseillers séquestrés ont été confisqués. Ceci, pour les empêcher de communiquer avec l’extérieur ».

Madiou Diallo

Mais, le comble dans cette histoire, indique Madiou Diallo, c’est le refus des autorités d’accepter un quelconque remplacement de la conseillère (Mariama Bah) de l’UFDG qui était absente des lieux. « Ils ont remplacé les cinq conseillers du RPG. Et, en même temps, ils ont refusé qu’on remplace la conseillère de l’UFDG qui était absente. Ils ont aussi refusé la procuration », a-t-il dénoncé.

Parlant de la démarche que va adopter l’UFDG face à cette situation, Madiou Diallo privilégie une option légale. « À partir du moment où la loi a été violée, c’est de notre droit de nous plaindre. Les dispositions légales ont été violées à plusieurs niveaux. D’abord, le dépôt légal de la convocation de l’élection n’a pas été respecté. La loi a prévu 72 heures. Mais, c’est seulement hier nuit que l’information a été donnée que l’élection allait se passer aujourd’hui (lundi). La deuxième violation de la loi, c’est le faut de faire sortir les conseillers légaux du RPG qui devaient participer au processus, pour les remplacer par de simples citoyens de Ouré-Kaba qui n’ont rien à voir avec l’élection. Et, tenez-vous bien ! Malgré le fait d’avoir remplacé cinq conseillers du RPG, ils ont refusé qu’on remplace la conseillère de l’UFDG qui était absente. Ils ont refusé aussi la procuration. Donc, compte tenu de tous ces facteurs, il est de notre droit de nous plaindre, même si nous connaissons tous la justice guinéenne… », a indiqué le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, tout en dénonçant une élection à l’image de celle de Matoto (Conakry).

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Un avocat accuse les renseignements généraux ! « Grenade est en prison pour avoir refusé d’adhérer au RPG »

11 février 2019 à 17 05 35 02352

Comme indiqué par une précédente dépêche de Guineematin.com, les débats ont été houleux ce lundi, 11 février 2019. Le tribunal de première instance de Dixinn avait en audience le dossier Boubacar Diallo, alias Grenade. Ce militant de l’UFDG est poursuivi pour « tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre ». Mais, pour son avocat, le jeune est poursuivi juste pour avoir refusé d’adhérer au parti d’Alpha Condé comme d’autres…

Avant le renvoi du dossier, maître Salifou Béavogui, un des avocats de la défense, a chargé le service des renseignements généraux d’avoir orchestré toute cette affaire, citant des exemples donnés par Grenade. A travers des questions posées à son client, l’avocat a laissé entendre que ce dossier est une fabrication du pouvoir contre ce pauvre jeune militant.

Selon l’avocat, qui reprend et explique les propos de son client, ce sont des responsables du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) et les renseignements généraux qui ont « monté ce dossier de toutes pièces pour être donné au procureur ».

Maître Salifou Béavogui a notamment cité Sékou Souapé Kourouma, Kenet Zoumanigui et un certain Keira. C’est d’ailleurs ce dernier qui défilait entre les renseignements généraux et la gendarmerie de Kenyen où le jeune avait été détenu en premier lieu…  » C’est votre refus d’adhérer au RPG Aarc-en-ciel comme Konrbonya Baldé et Intello, qui vous a valu des problèmes », a dit l’avocat, citant son client.

Interrogé sur les conditions de son transfèrement à la prison civile de Kindia où il a été détenu pendant de longs mois, Grenade a dit avoir été escorté par deux pickups de bérets rouges et quatre autres de policiers et de gendarmes.

Enfin, à la question de savoir les personnes que les agents voulaient que Grenade dénonce, le jeune a cité le député Ousmane Gaoual Diallo et l’épouse du chef de file de l’opposition guinéenne, Hadja Halimatou Dalein Diallo.

Le dossier a été renvoyé à demain, mardi 12 février 2019, pour les réquisitions et plaidoiries.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Justice : le procès de AOB et Jean Guilavogui renvoyé sine die

11 février 2019 à 16 04 35 02352
Commandant AOB, image d’archive

Après plusieurs semaines de suspension, le procès du Commandant Alpha Oumar Boffa Diallo, communément appelé AOB et son coaccusé Jean Guilavogui devait reprendre ce lundi, 11 février 2019, devant le TPI de Dixinn. Mais, même si le dossier a été appelé par le tribunal, les débats n’ont pas eu lieu ce jour. Le procès a été aussitôt renvoyé à la demande des avocats de la défense, rapportent deux journalistes de Guineematin.com qui sont sur place.

Le Commandant AOB et Jean Guilavogui, les deux personnes concernées par ce procès relatif à l’attaque du domicile du Président Alpha Condé, en juillet 2011, étaient effectivement dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance de Dixinn, tout comme toutes les autres parties concernées par ce procès. L’affaire a été appelée, mais les débats n’ont pas eu lieu.

En effet, les avocats de la défense ont sollicité le renvoi de l’audience à une date ultérieure pour permettre à leurs clients de mieux se préparer. Une demande à laquelle ne s’est pas opposé le procureur. « Nous représentons la société et nous ne devons pas accepter qu’un droit soit bafoué. Donc, j’adhère à la demande des avocats. Et en même temps, ça nous permettra de trouver un interprète pour monsieur Jean Guilavogui », a réagi Sidy Souleymane N’Diaye suite à la demande de renvoi formulée par la défense.

C’est ainsi que le juge, Ibrahima Kalil Diakité, a décidé de renvoyer le procès à une date qui n’est pas encore connue.

A rappeler que le Commandant AOB et Jean Guilavogui ont été condamnés en 2013 à la prison à perpétuité par la Cour d’assises de Conakry, qui les avait reconnus comme étant les cerveaux de l’attaque du domicile privé du Président Alpha Condé. La Cour suprême a cassé cet arrêt de la Cour d’assises, renvoyant les accusés devant le tribunal criminel de Dixinn pour la reprise de leur procès. Ils étaient jugés en même temps que la dame Fatou Badiar qui a bénéficié d’une grâce présidentielle en fin 2018.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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L’UFDG rafle Kamsar : « c’est l’élection la plus correcte », jure Djibril Bangoura de l’UFR

11 février 2019 à 16 04 28 02282

C’est la deuxième commune rurale de Boké qui attendait encore l’élection de son exécutif communal. Et, c’est la deuxième (après Sangarédji) remportée par le principal parti de l’opposition guinéenne (l’UFDG) ce lundi, 11 février 2019, a appris Guineematin.com cet après-midi.

Ainsi, à la tête de la commune rurale de Kamsar, c’est monsieur Bocar Morin Camara (de l’UFDG) qui a été élu, devant le gouverneur de la région administrative de Boké, le Général Siba Loualamou.

En plus du maire, l’exécutif communal élu comprend monsieur Chérif Kibola Camara de l’UFR (premier vice-maire), Elhadj Boubacar Dara Baldé de l’UFDG (deuxième vice-maire), Djibril Fulgence Bangoura de l’UFR (troisième vice-maire) et Mamadouba Bah du PDG-RDA (quatrième vice-maire).

« Je peux vous dire que le vote de ce lundi à Kamsar est l’élection la plus transparente et la plus correcte. Monsieur le Gouverneur, monsieur le préfet, les forces de l’ordre… Tout le monde a joué convenablement son rôle. Il faut reconnaître que c’est monsieur le Gouverneur qui a instauré la discipline et appliqué la loi », a dit à Guineematin.com Djibril Fulgence Bangoura de l’UFR, troisième vice-maire de la commune rurale de Kamsar.

Egalement satisfait du déroulement de ce vote, le deuxième vice-maire a reconnu que deux conseillers ont tout de même été empêchés de voter. Un de l’UFDG (qui devait remplacer un défunt) et l’autre de l’UFR (qui devait remplacer un malade). Ils ont été non seulement empêchés de voter ; mais, conduit en détention le temps que se termine l’élection. Il s’agissait de madame Mariam Bangoura (qui était candidate au 17ème rang de la liste de l’UFDG) pour remplacer madame Mmah Bangoura (élue au 6ème rang et qui est décédée) ; et, de Mohamed Cissé qui était allé remplacer Elhadj Diawara qui est actuellement en France pour cause de maladie).

Bref, tous les conseillers ont unanimement salué le déroulement du vote et ont, à la fin, décidé d’aller demander la libération des deux « collègues) qui n’ont pas pu user de leur procuration…

A suivre !

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Viol sur une fille de 12 ans : Kaba Keïta, 45 ans, condamné à 5 ans de réclusion criminelle

11 février 2019 à 15 03 46 02462

Kaba Keïta, un boulanger de 45 ans, vient d’écopé de 5 ans de prison pour le viol d’une fille, âgée de 12 ans. Le verdict est tombé ce Lundi, 11 Février 2019, au tribunal de première instance de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, rapporte un journaliste de Guineematin.com a suivi l’audience.

Les faits reprochés à Kaba Keïta remontent au mois d’Août 2018 à Yembeya, dans la commune de Ratoma. Et, à l’ouverture de son procès (le 04 Février dernier), l’accusé avait plaidé coupable des charges articulées contre lui. Il a d’ailleurs admis avoir couché cinq (5) fois avec sa victime qu’il amadouait avec du pain ou de l’argent.

« La fille venait souvent chez moi. Je lui donnais du pain ou de l’argent, 3000 ou 5000 francs. Parfois, je lui donnais des habits à laver. Un jour, je lui ai proposé de coucher avec moi. Elle a accepté. On l’a fait dans la boulangerie. Au total, on a couché ensemble cinq (5) fois », avait-il déclaré devant le tribunal.

Dans ses réquisitions, le ministère public a fustigé le comportement de Kaba Keïta qui « a trompé une petite fille pour coucher avec elle dans une boulangerie, un endroit où on fait le pain, un aliment qui ne se lave pas avant d’être consommé ». Bakary Camara, le procureur audiencier avait d’ailleurs demandé au tribunal de condamner l’accusé à dix ans de réclusion criminelle à temps. Et, ce lundi, le tribunal a rendu son verdict dans cette affaire.

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement, en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré (…) reconnait Kaba Keïta coupable des faits de viol. Et, pour la répression, le condamne à 5 ans de réclusion criminelle à temps. Sur l’action civile, constate le désistement de la partie civile », a dit le juge Mafering Camara.

Présente dans la salle d’audience, la mère de monsieur Kaba Keïta a fondu en larmes après l’annonce de ce verdict. « Eh ! Manguè (eh ! Autorités), Eh ! Manguè », répétait-elle les yeux larmoyants.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mairie de Ouré-Kaba (Mamou) : le RPG bat l’UFDG grâce à l’âge de son candidat

11 février 2019 à 15 03 17 02172

Après plusieurs reports, c’est désormais chose faite. L’élection et l’installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) a finalement eu lieu ce Lundi, 11 Février 2019. A égalité de voix avec son challenger de l’UFDG (11 conseillers-électeurs, chacun), le candidat du RPG (le parti au pouvoir) s’est imposé par l’âge de son candidat, a appris Guineematin.com cet après-midi.

C’est finalement Elhadj Ousmane Barry (le candidat du RPG) qui a été investi à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba. Son élection s’est déroulée sous haute surveillance des agents de la police et de la gendarmerie, déployés sur place par les autorités administratives de Mamou. Et, selon des informations confiées à Guineematin.com, 22 conseillers (sur les 23 élus au soir du scrutin du 04 février 2018) étaient présents lors du vote qui l’a départagé à Elhadj Aliou Sow (le candidat de l’UFDG).

« Elhadj Ousmane Barry et Elhadj Aliou Sow ont eu 11 voix chacun. Ils étaient donc à égalité de voix. Mais, comme c’est Elhadj Ousmane Barry du RPG qui est le plus âgé, c’est lui qui est passé. Mamadou Aliou Sow de l’UFDG s’est finalement incliné », a expliqué un observateur que Guineematin.com a dépêché sur place.

Seulement, Madiou Diallo, secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, a dénoncé une mascarade électorale. « C’est si après un second tour, Elhadj Ousmane Barry et Elhadj Aliou Sow étaient toujours à égalité qu’on pouvait invoquer l’âge d’un d’entre eux. Mais, le faire après un premier vote est une violation de la loi. Et, nous sommes pas prêts à l’accepter… »

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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TPI Dixinn : Alseny Aissata tacle le procureur Souleymane Ndiaye

11 février 2019 à 14 02 45 02452
Me Alsény Aïssata Diallo

L’audition de Boubacar Diallo, connu sous le nom de Grenade, se poursuit au tribunal de Dixinn. Le procureur Sidy Souleymane Ndiaye a voulu démontrer que l’accusé est un jeune « dangereux ».

Le procureur a rappelé que sur les traces Grenade ont été retrouvées 18 étuis de balle. Preuve qu’il avait une Kalachnikov le jour de l’enterrement de Saidou Bah, agent de sécurité de l’UFDG.

En outre, Sidy Souleymane Ndiaye a soutenu que Grenade est le chef de la section cailloux de l’UFDG.  » Des cailloux utilisés comme projectiles pour lapider les gendarmes et policiers. Comme si cela ne suffisait pas, Grenade a utilisé une arme pour tirer sur les agents. C’est par après qu’il a été exfiltré par ses protecteurs ».

Des propos balayés d’un revers de main par Grenade. Selon lui, le jour qu’il a été présenté au procureur Sidy Souleymane Ndiaye, celui-ci lui aurait promis qu’il allait pourrir en prison.  » Il a demandé aux gendarmes de serrer de plus les menottes »

Des propos que le procureur qualifie de non sensés. Maître Alseny Aïssata Diallo s’est montré très en colère, accusant Sidy Souleymane Ndiaye de ressembler à un procureur du temps de la révolution de Sékou Touré.

Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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TPI Dixinn : Grenade nie détenir des armes

11 février 2019 à 14 02 30 02302

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, l’audition de Boubacar Diallo, alias Grenade, a démarré ce lundi, 11 février 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre, Grenade a nié les faits, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Interrogé, Boubacar Diallo a nié avoir possédé une quelconque arme. Selon lui, c’est des gendarmes qui l’ont poursuivi pour lui tirer dessus le jour de l’enterrement de Saidou Bah, un des gardes du corps de Cellou Dalein.

Revenant sur les armes qu’il détenait dans les photos exhibées par le procureur, Sidy Souleymane Ndiaye, Grenade estime que c’est au PM 3 que les gendarmes l’ont photographié avec leurs propres armes. Il dit également avoir été torturé par les gendarmes pour lui extorquer des aveux.

Sur le port des tenues militaires, Grenade dit qu’elles appartiennent à ses frères. Il dit n’avoir jamais eu l’intention de faire du mal à qui que ce soit.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Boké : l’UFDG rafle mairie de Sangarédji

11 février 2019 à 14 02 18 02182

L’UFDG de Cellou Dalein Diallo vient de remporter la mairie de la commune rurale de Sangarédji, dans la préfecture de Boké. En plus du poste de maire de la commune, le principal parti de l’opposition guinéenne a placé deux de ses conseillers à la vice-présidence, a appris Guineematin.com ce lundi, 11 février 2019.

Selon Mamadou Bhoye Barry, conseiller communal, c’est monsieur Jean Guilavogui, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Boké, qui a supervisé l’élection de l’exécutif communal.

Ainsi, c’est monsieur Mamadou Oudy Bah de l’UFDG qui a été élu à la tête de cette importante commune rurale. Et, pour mieux conforter sa suprématie à Sangarédji, le parti de Cellou Dalein Diallo s’est également accordé le poste de vice-maire, en y élisant Mamadou Douga Baldé.
Pour ses alliés, l’UFDG a soutenu la candidature de madame Harira Bah de l’UDG, qui a été donc élue deuxième vice-maire ; et, au poste de troisième vice-maire, c’est Alama Conté qui a été élu.

Enfin, Mamadou Madiou Bah de l’UFDG a bénéficié de la confiance de ses camarades conseillers pour occuper le poste de quatrième vice-maire de la commune rurale.

A suivre !

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UFDG-régime Alpha Condé : le procès de « Grenade »

11 février 2019 à 12 12 21 02212

Le dossier de Boubacar Diallo, plus connu sous le nom de Grenade, et qui avait fait couler encre et salive, est programmé ce lundi, 11 février 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Ce militant de l’UFDG est déjà présent dans la salle d’audience, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Grenade, un jeune de l’axe Cosa-Bambeto-Hamdallaye est poursuivi pour tentative de meurtre, détention illégale d’arme de guerre. Son arrestation avait fait jaser en Guinée en février 2018.

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn, Sidy Souleymane Ndiaye, sur les ondes de la télévision nationale, le 15 mars 2018, Grenade serait celui qui tire sur manifestants et forces de l’ordre à l’occasion des manifestations de l’opposition républicaine à Conakry. Le procureur avait également annoncé que Grenade a été entendu sur PV le 22 février 2018 à la brigade de recherche de Matam en exécution d’un mandat d’arrêt du 20 mai 2016.
En ce moment (11h 50′ ) Grenade est en pleine discussion avec un de ses avocats, maitre Thierno Souleymane Baldé. On note aussi la présence de maître Salifou Béavogui.
En outre, de nombreux jeunes de l’axe, militants de l’UFDG, sont présents dans la salle.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Evasion d’un détenu à Lélouma : le régisseur de la prison mis aux arrêts

11 février 2019 à 11 11 44 02442

Il y a un peu plus d’une semaine qu’un détenu s’est évadé de la prison civile de Lélouma. Pour l’heure, les circonstances de l’évasion de Mohamed Lamine Diallo, condamné pour vol aggravé, ne sont pas élucidées. Mais, sa mère ainsi que le régisseur de la prison ont été arrêtés pour complicité, a appris un des correspondants de Guineematin.com basés à Labé.

Mohamed Lamine Diallo est présenté comme une véritable source d’insécurité à Lélouma. Il a dévalisé plusieurs boutiques de la commune urbaine, emportant biens et argent, avant d’être arrêté. Avec un de ses complices, le jeune homme a été jugé pour vol aggravé. La justice de paix de Lélouma a condamné les deux prévenus à 2 ans et 6 mois de prison ferme chacun et au payement solidaire d’un montant de plus de 80 millions de francs à leurs victimes.

Mais, Mohamed Lamine Diallo n’a passé qu’un mois environ à la prison civile de Lélouma. Il a réussi, on ne sait pas encore par quel moyen, à s’évader et à disparaître. Selon les explications du régisseur de la prison, le jeune homme a profité du bain de soleil qui est offert aux prisonniers pour s’enfuir. Mais, ces explications n’ont convaincu ni les autorités judiciaires de la ville, ni les citoyens dont beaucoup sont choqués par cette évasion.

Le régisseur de la prison, Salifou Yattara, et la mère de Mohamed Lamine Diallo qui lui rendait visite régulièrement à la prison ont été arrêtés. Ils ont été inculpés pour complicité d’évasion et placés sous mandat de dépôt. Leur procès dont la date de l’ouverture n’est pas encore annoncée, est très attendu dans la ville de Lélouma.

A rappeler que ce n’est pas la première fois qu’un détenu s’évade de la prison civile de Lélouma. Mais pour cette fois, les autorités se montrent décidées à savoir si Mohamed Lamine Diallo a bénéficié d’une quelconque complicité pour sanctionner son ou ses complices.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Alassane Ouattara sur rfi : du haut niveau !

11 février 2019 à 11 11 38 02382

Le président ivoirien Alassane Ouattara, présent au 32e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, est l’invité Afrique de RFI. Pour la première fois, il revient sur la démission de Guillaume Soro à la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne, sur l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI, ainsi que sur l’élection controversée de Félix Tshisekedi en RDC.

La démission de Guillaume Soro de la présidence de l’Assemblée nationale, est-ce la fin d’une longue amitié entre lui et vous ?

Alassane Ouattara : Ah non, pas du tout. Guillaume Soro estimait qu’il était plus d’une idéologie politique qui n’était pas celle du RHDP [Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix], puisque le RHDP, les Houphouëtistes, nous sommes un parti libéral ; libéral social, lui se considère marxiste. Donc, je comprends que de ce fait ce ne soit pas compatible avec ses convictions.

Vous êtes des compagnons de longue date, depuis les années 2000, depuis notamment la crise postélectorale de 2010-2011. Guillaume Soro a été votre premier Premier ministre après votre arrivée au pouvoir. Ce n’est quand même pas rien cette brouille aujourd’hui.

Tout à fait. J’ai beaucoup d’estime pour Guillaume Soro. C’est un jeune homme que je considère comme un de mes fils. Vous savez, j’en ai beaucoup. Au niveau de mon parti, il a été courageux. Il a fait un travail important. Et il était engagé contre l’ivoirité, c’était la chose, je pense, qui l’a amenée vers moi comme beaucoup de jeunes qui considéraient que cette politique d’ivoirité dans les années 1990 allait totalement détruite la Côte d’Ivoire. Et je pense d’ailleurs que cela a été le cas. Tous les maux de la Côte d’Ivoire peuvent être rattachés à cette politique d’ivoirité. Maintenant que ces problèmes sont derrière nous, évidemment s’il veut mener une carrière politique conformément à ses convictions politiques, nous ne sommes pas de convictions libérales sociales. Mais écoutez, il est libre de le faire.

En fait, c’est cela : vous avez souhaité qu’il entre dans le nouveau parti unifié RHDP. Il n’y est pas entré. Vous en avez tiré les conséquences ?

Non. Il est entré à la formation du parti. Mais un peu plus tard, après réflexion, il a estimé que peut-être sa place n’était pas au RHDP et qu’il préférait engager une nouvelle aventure. Il l’a dit lui-même. Donc je n’ai pas besoin de répéter ce qu’il a dit.

Et pour vous, il y a une certaine logique à ce que le président de l’Assemblée nationale soit membre du RHDP, c’est cela ?

Mais, est-ce que le président de l’Assemblée nationale française est du Parti socialiste ?

Donc, il y a une logique parlementaire ?

Mais évidemment. C’est la majorité présidentielle qui désigne son président qui doit être de la majorité. Le RHDP est largement majoritaire, pratiquement les deux tiers du Parlement. Il faut bien que le président du Parlement soit issu du RHDP.

Est-ce que de facto, depuis sa démission que l’on dit un petit forcée par vous-même…

Non, non. Je ne suis pas homme à forcer qui que ce soit. Nous avons eu de bons entretiens. Il m’a confirmé tout cela. Il m’a dit qu’il voulait prendre un peu de temps. Il envisage d’aller faire des études de MBA à Harvard. Et puis après, on verra, je n’exclus pas qu’il revienne à la maison d’ailleurs.

Est-ce que de facto Guillaume Soro, qui est un jeune homme politique, c’est un quadragénaire, il ne va pas être tenté de se présenter à la présidentielle de 2020 ?

Mais, je considère que c’est son choix, c’est sa liberté. J’ai dit que tout le monde peut être candidat. Par conséquent, la Constitution l’autorise à le faire et il n’est pas question pour moi d’empêcher la candidature de qui que ce soit, comme certains ont tenté de le faire par le passé.

Est-ce que de facto, il n’est pas devenu désormais pour vous un adversaire politique ?

Ah, non. Je le considère comme un jeune qui s’était attaché à ma personne, à mon combat, à mes idées, qui m’a dit qu’il est impressionné par la manière dont nous avons géré ce pays, les transformations qui sont visibles. Et par conséquent, non, c’est un jeune homme avec qui je maintiendrai les rapports que j’ai toujours eus. Je pense qu’au niveau de la presse, vous exagérez un peu. Il n’y a pas de problème relationnel. Guillaume, je suis tout de même à un niveau où on ne peut pas considérer que Guillaume puisse avoir un problème avec moi. C’est un jeune homme qui se dit très attaché à ma personne.

Un autre allié politique est parti. C’était au mois d’août 2018. Ce n’est pas n’importe qui. C’est l’ancien président Henri Konan Bédié.

Il est parti où ?

Il est parti apparemment dans l’opposition ?

J’entends parler d’une plateforme stratégique, mais on verra. Mais je ne sais pas qui est dans cette plateforme.

Il appelle justement Guillaume Soro à entrer dans cette plateforme ?

Je pense que ce n’est pas dans l’intérêt de Guillaume Soro de le faire. Et je lui ai dit.

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

Non, pas plus. Il sait ce que j’en pense et il pense la même chose que moi.

Vous pensez que la proposition d’Henri Konan Bédié n’est pas pertinente, c’est cela ?

En tout cas elle n’est pas cohérente. Un Houphouétiste est quelqu’un qui est pour le dialogue, qui est pour la tolérance, qui fait de la politique économique libérale, sociale. Et là, une plateforme avec des partis de gauche et des partis marxistes, je ne sais pas à quoi cela correspond.

Est-ce que Henri Konan Bédié n’est pas en train d’essayer de fédérer tous les gens qui ne sont pas satisfaits de votre politique ?

Je pense que vous devriez poser cette question à monsieur Henri Konan Bédié. Moi, j’ai été élu en 2015 à 83% dans des élections transparentes et démocratiques. Donc il reste très peu de gens qui ne soient pas satisfaits de ma politique.

Henri Konan Bédié, c’est tout de même un ancien président. C’est tout de même le patron d’un parti puissant, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Ah bon ? (rires)

Vous ne pensez pas que les troupes soient nombreuses derrière Henri Konan Bédié ?

Le PDCI d’aujourd’hui n’est pas le PDCI d’hier.

Pensez-vous que les gens du PDCI, qui ont rejoint le RHDP, peuvent affaiblir le PDCI Bédié, c’est cela ?

Ce n’est pas mon intention, mais je constate qu’ils sont les plus nombreux : présidents de région, députés, maires, conseillers municipaux, conseillers régionaux, cadres, et j’en passe.

Donc votre pari, c’est cela. C’est que le RHDP unifié, qui a été créé il y a quelques jours, fin janvier, c’est qu’il garde l’esprit de l’alliance Ouattara-Bédié de 2005 ?

Mais bien évidemment. Nous avons été d’accord sur cela avec d’autres partis. Nous avons signé un accord politique. Nous sommes engagés sur un calendrier. Et c’est ce calendrier que je suis en train d’appliquer. Donc il n’y a pas de changement de cap en ce qui me concerne. Je pense que le temps fera son effet, on verra bien.

Dans l’opposition, certains parient sur l’usure du pouvoir et sur le fait qu’il y a des constats qui ne sont pas toujours positifs. On pense notamment au dernier rapport de l’Union européenne en juillet 2018 qui a dénoncé certaines mauvaises gouvernances…

Mais ce rapport par un groupe de gens, d’«experts» ne peut pas faire le meilleur rapport que le Fonds monétaire, la Banque mondiale, le gouvernement américain avec le MCC [Millenium challenge corporation], la Fondation Mo Ibrahim et ainsi de suite. C’était tout simplement du n’importe quoi. Et je l’ai dit à l’Union européenne.

Laurent Gbagbo acquitté par la Cour pénale internationale. Quand vous avez appris cette nouvelle, c’était il y a quelques semaines, comment avez-vous réagi ?

Aucune réaction de ma part. C’est un procès qui continue.

Sur le fond, il y a plus de 3 000 morts pendant la crise postélectorale.

Exactement. Quelqu’un doit bien être responsable de ces 3 000 morts. J’espère que la justice fera la lumière sur cela. C’est ce que les victimes demandent.

Est-ce que vous vous êtes dit, c’est un jugement injuste. Comment avez-vous réagi ?

Non, vous savez j’ai fait toute ma carrière à l’international. La Cour pénale internationale est une structure internationale. Je n’ai pas d’avis. Ils ont donné une décision, en première instance, je vous signale. Et maintenant, il y aura sans doute appel au niveau du procureur. Mais attendons de voir comment les choses vont se terminer.


Christophe Boisbouvier, à gauche et Alassane Ouattara, à droite. RFI/Thibault Baduel

Ce que beaucoup disent dans le Front populaire ivoirien (FPI), c’est qu’en fait la Cour pénale internationale a été instrumentalisée par la Côte d’Ivoire ?

Eh bien, dites donc, nous sommes vraiment puissants (rires). Mais au moins, ils reconnaissent que la Côte d’Ivoire est maintenant un pays puissant, moderne qui a des relations, mais interférer avec la justice internationale ou nationale, ce n’est pas comme ça que je gère mon pays.

Est-ce que de fait il n’y a pas eu des liens très forts entre le premier procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, Nicolas Sarkozy et vous-même et que cela a abouti à l’inculpation de Laurent Gbagbo, et qu’aujourd’hui, il y a des juges qui disent : finalement le dossier est difficile à prouver ?

Je ne le connaissais pratiquement pas. Je l’ai eu au téléphone une ou deux fois.

Moreno Ocampo ?

Moreno Ocampo. Je me suis même fâché une fois avec lui. Laissons la justice faire son travail. Ce serait plus simple. Et pensons aux victimes, à leurs proches. Pensons à ces 3 000 morts, ces 3 000 Ivoiriens qui ont quand même été massacrés. Nous, nous continuons nos enquêtes pour voir quels sont ceux qui sont responsables de ces crimes.

Et si demain, Laurent Gbagbo est acquitté également en appel, et s’il rentre en Côte d’Ivoire. Que va-t-il se passer ?

Si, si, si… C’est que des châteaux en Espagne. Attendons de voir.

Il a été condamné il y a un an dans une affaire de braquage de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), c’était par la justice ivoirienne. Est-ce qu’il risque d’être arrêté à son retour en Côte d’Ivoire, en pratique ?

La Côte d’Ivoire est un Etat de droit. On avisera à ce moment-là.

Et est-ce que des discussions peuvent être envisagées entre les autorités ivoiriennes et le FPI pour que le retour de Laurent Gbagbo se passe sans encombre ?

Pour le moment, il n’y a aucune discussion.

C’est trop tôt ?

Non, je n’ai pas été contacté par qui que ce soit. Mais je suis disponible pour discuter de toute chose concernant la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens. Sans exclusivité je suis pour la paix, je suis pour que la Côte d’Ivoire continue dans la tranquillité, que les progrès importants que nous avons vus ces sept dernières années puissent se consolider dans tous les domaines économique, social, sur le plan de la gouvernance démocratique, etc.

Quand les amis de Laurent Gbagbo disent que si demain il rentre en Côte d’Ivoire, ce sera dans un esprit de réconciliation. Y croyez-vous ?

Mais je le souhaite. Ce serait une très bonne chose.

Même si demain, il se présente à la présidentielle de 2020 ?

Posez-lui la question.

2020, vous y pensez monsieur le président ?

Bien sûr que j’y pense. Il s’agit de l’avenir de mon pays. On a fait de bonnes élections en 2015, après les problèmes que nous avons vécus en 2010. Je souhaite que 2020 se passe comme en 2015.

Alors en 2015, vous étiez candidat.

Bien sûr.

Vous avez gagné dès le premier tour…

A 83%.

Est-ce que vous serez candidat en 2020 ?

On verra en 2020. Je répondrai à cette question.

Certains disent que, dans la Constitution ivoirienne, il n’est pas très clair de savoir si vous pouvez vous représenter ou pas ?

C’est très clair. Je peux me représenter si je le souhaite. C’est une nouvelle Constitution qui a touché non seulement à l’exécutif, avec un poste de vice-président, qui a touché au législatif avec la création d’un Sénat, qui a touché au judiciaire, avec la création de nombreuses cours plutôt que des chambres. C’est une toute nouvelle Constitution. Et tous les avis juridiques que j’ai consultés me confirment que si je veux être candidat en 2020, je peux l’être. Et ce serait conforme à la Constitution.

Est-ce qu’avec les opposants qui se multiplient, Konan Henri Bédié, peut-être Laurent Gbagbo, peut-être Guillaume Soro. Est-ce qu’il ne va pas falloir que ce soit vous le candidat du RHDP ?

Non, mais vous savez en réalité je donnerai ma réponse en 2020. Il y a beaucoup d’hypothèses que vous imaginez, mais il y a une recomposition politique qui se déroule en Côte d’Ivoire. En tant que démocrate, j’estime que c’est une excellente chose. Et je souhaite d’ailleurs qu’il y ait une clarification, que ceux d’entre nous qui sommes des libéraux sociaux, soyons d’un côté et les autres qui sont d’une autre tendance soient de l’autre côté. Et que les Ivoiriens aient un choix très clair de faire les choses en fonction des attentes de nos concitoyens. Une chose est certaine, j’ai un bilan qui est inattaquable. Cette année, une croissance moyenne par an de 8%, parmi les quatre pays du monde avec le plus fort de croissance ; un taux d’inflation de 1 à 2% quasiment jamais inégalé, pas seulement en Afrique, mais en Europe ; un déficit budgétaire autour de 3 à 4% ; une dette publique de moins de 40% du PIB. Et je pourrais continuer. Nous avons un bilan qui est remarquable. Et tout à l’heure d’ailleurs, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) l’a confirmé. Nous sommes à 82% aujourd’hui de fourniture d’eau, de fourniture d’électricité, etc. C’est dans tous les secteurs qu’il y a eu des progrès ces 7 dernières années. Donc la Côte d’Ivoire va bien. La Côte d’Ivoire est en sécurité et nous avons reformé l’armée après les problèmes que nous avons vécus en 2017.

Une mutinerie

C’est un pays qui est tenu, c’est une économie qui va. Et les taux de croissance continueront d’être entre 7 et 8 % sur les deux, trois, cinq prochaines années. Sans hésitation, je peux vous le dire et, quelle que soit l’évolution des taux de change, parce que nous avons une bonne politique macroéconomique, nous assurons que ce soit la base de l’attraction des investissements et de l’épargne nationale. Moi, je suis confiant quant à l’avenir de mon pays.

Et justement, pour défendre ce bilan, beaucoup disent aujourd’hui en Côte d’Ivoire, que comme il n’y a pas au RHDP de dauphins qui s’affirment vraiment en dessous de vous, le meilleur pour défendre le bilan en 2020, ce sera vous…

Non, cela n’est pas vrai. Je peux vous citer deux, trois, quatre noms, de jeunes de grande qualité…

Vous pouvez nous les citer ?

Non, je ne le ferai pas. J’ai quand même mon opinion. Mais nous avons une très bonne équipe avec des gens compétents. Et c’est pour cela, j’ai toujours insisté sur le transfert du pouvoir à une nouvelle génération. Mais le moment viendra pour cela.

Quand prendrez-vous votre décision pour 2020 ?
L’année prochaine.

Début 2020.

En 2020. Je crois que je peux prendre ma décision conformément à la Constitution fin juillet 2020, pour être plus précis. Puisque les élections auront lieu le 28 octobre 2020. Normalement, le dépôt de candidatures c’est 90 jours avant, c’est qui nous amène au 28 juillet 2020. Vous voyez que j’ai bien calculé tout ce qu’il faut.

Oui, mais si jamais vous vous voulez préparer un dauphin, il faudra le préparer avant le mois de juillet 2020 ?

Oui, le dauphine, on a vu dans d’autres pays que je ne nommerai pas, le dauphin a été nommé six semaines avant l’élection.

Vous pensez à la République démocratique du Congo… Que vous inspire cette élection très controversée, au terme de laquelle Félix Tshisekedi a été officiellement proclamé vainqueur ?

Non, je n’ai pas de commentaire. Nous, nous avons au niveau de la Cédéao [Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest] comme principe que les questions régionales doivent être réglées par les structures régionales. Donc il appartient à la communauté d’Afrique de l’Est [EAC] et la SADC [Communauté de développement d’Afrique australe] de régler ce problème. Je connais bien le président Kabila. Nous avons d’excellentes relations. Je connais bien également le président Tshisekedi que je recevrais d’ailleurs pendant ce sommet, et il appartient aux Congolais de trouver les arrangements pour que ce pays demeure en paix.

Quel bilan faites-vous de la présidence Kagame à la tête de l’Union africaine ? Ne craignez-vous pas un coup de frein à ses réformes par le futur président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi ?

Non, je ne le pense pas. D’abord, je crois que le président Kagame a un bilan exceptionnel. La réforme des institutions, la réforme du financement de l’Union africaine, ce qui nous permettra quand même de pouvoir nous financer nous-mêmes.

Avec cette fameuse taxe…

Avec la taxe de 0,2%. Et nous, nous l’avons soutenu pour cela puisque c’est une formule que nous appliquons déjà au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine [UEMOA], au niveau de la Cédéao. Moi, je suis heureux que nous l’ayons appliquée. La Côte d’Ivoire l’applique déjà. Et nous sommes le dixième contributeur au niveau de l’Union africaine. Et le président Kagame est venu en visite officielle en Côte d’Ivoire en décembre. Nous avons eu un très bon échange. Je le félicite pour le travail qu’il a fait. Et je n’ai pas de doute que le président al-Sissi continuera sur la même voie.

Lire l’interview sur RFI http://www.rfi.fr/emission/20190211-alassane-ouattara-il-est-pas-question-empecher-candidature-soit

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Bataille pour la mairie de Kankan : les sages retirent la candidature de Bakary Kaba

11 février 2019 à 10 10 48 02482

La bataille pour le contrôle de la mairie de Kankan vient d’enregistrer un tournant important. Le conseil des sages qui avait soutenu mordicus l’ancien président de la délégation spécial Bakary Kaba suite au problème interne du RPG Arc-en-ciel, vient de retirer la candidature de ce dernier pour, dit-il, préserver la paix dans le Nabaya. Il l’a fait savoir à travers une déclaration rendue publique hier, dimanche 10 février 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est un grand pas qui vient d’être franchi vers l’installation du conseil communal de Kankan, attendue depuis plus d’une année. Une installation retardée par une crise qui mine le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, qui peinait jusque-là à avoir un candidat consensuel au poste de maire. Mais, cette crise semble se dénouer.

Les sages de la ville, réunis au domicile privé du Sôtikèmô, Mbémba Madifing Kaba, ont annoncé le retrait de la candidature de Bakary Kaba, l’ancien président de la délégation spéciale de Kankan. Candidature dont eux-mêmes avait exigée et qui est contraire au choix du parti. Les notables justifient cette décision par le souci de préserver la paix et quiétude sociale, mais aussi de permettre enfin l’installation du conseil communal de la ville.

« On remercie Allah pour l’idée qu’a eu la notabilité, il faut qu’on dise ça à toutes les couches sociales. Tout ce que nous attendons, c’est la mise en place de l’exécutif de la mairie et l’installation du conseil communal. Cela fait maintenant un an qu’on attend cela. La notabilité s’est réunie donc, elle a pris conscience pour préserver la paix et la quiétude sociale à Kankan. De ce fait, la personne que la notabilité avait choisie pour être maire, elle retire la candidature de cette dernière pour favoriser la sortie de crise et faciliter l’installation du conseil communal », a déclaré le porte-parole de la notabilité, Kalil Chérif, devant un parterre de journalistes.

Cette déclaration de la notabilité a été saluée par plus d’un dans la cité. Car, beaucoup de personnes voyaient mal l’immixtion des sages de Kankan dans les affaires politiques, notamment le fonctionnement du RPG Arc-en-ciel. Le Président de la République, Alpha Condé, en personne, avait fustigé cet état de fait lors de sa dernière visite dans la ville.

Après le désistement de Bakary Kaba par le biais de la notabilité, les yeux restent désormais rivés sur Mory Kolofon Diakité et Dr Moron Mandiouf Sidibé, les autres candidats déclarés au poste de maire de Kankan. Reste à savoir qui des deux aussi va céder pour l’autre.

A rappeler que le RPG Arc-en-ciel a largement remporté les élections locales du 04 février 2018 à Kankan (29 sièges obtenus sur les 41 que compte la mairie). Le parti au pouvoir n’a besoin donc que du consensus dans ses rangs pour remporter l’élection de l’exécutif communal.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Ouré-Kaba (Mamou) : l’installation du conseil communal annoncé ce Lundi

11 février 2019 à 10 10 38 02382

Sauf changement de dernière minute, l’élection du maire et des membres du bureau de l’exécutif communal de Ouré-Kaba, une commune rurale située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, sur la route nationale Mamou-Faranah est prévue ce lundi, 11 février 2019. L’information a été confirmée au téléphone de Guineematin.com par, monsieur Madiou Diallo, le secrétaire fédéral de l’union des forces démocratiques de Guinée à Mamou.

« Les autorités ont dit qu’elles vont installer le conseil communal de Ouré-Kaba ce lundi. Mais, ils ont prévu de faire une installation frauduleuse et mafieuse à l’image de Matoto (Conakry). Nous attendons de voir tout ce qu’ils vont faire. Parce que nous avons déjà des informations qui disent que tout est mis en place pour brutaliser certains conseillers, leur interdire la salle de cérémonie et faire voter d’autres par procuration. Les autorités ont déjà déployé un important dispositif sécuritaire sur les lieux (à Ouré-kaba) », a indiqué Madiou Diallo.

Un an après la tenue des élections communales (le 04 Février 2018) en Guinée, les autorités peinent toujours à installer l’exécutif communal de Ouré-Kaba. Jusque-là, toutes les tentatives pour mettre en place l’équipe dirigeante de cette commune rurale se sont soldées par des échecs. La dernière en date (du 22 janvier 2019) s’est soldée par des querelles entre les conseillers du RPG, le parti au pouvoir. Des querelles qui avait mis fin aux opérations et obligé le superviseur du vote, le secrétaire général de l’administration de la préfecture de Mamou, Mamady Diaré, à reporter sine-die toutes les activités prévues à cet effet.

Parviendra-t-on à nous en sortir ce lundi ?

A suivre de près !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Éducation : une autre grève en perspective à l’élémentaire et au secondaire

11 février 2019 à 10 10 23 02232
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Les contractuels qui ont été utilisés par le gouvernement guinéen pendant la période de grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) menacent d’abandonner les salles de classe et libérer les élèves à compter du jeudi, 14 février 2019, pour protester, dit-on, contre le refus du ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Mory Sangaré d’entendre raison, a appris Guineematin.com d’une source très proche du dossier.

Après la signature du protocole d’accord entre le gouvernement guinéen et le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) à l’origine de la crise qui a secoué le secteur de l’éducation pendant près de 3 mois, les contractuels qui ont donné des cours à l’élémentaire et au secondaire durant toute la période de la grève se sont tournés vers le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) pour les primes et l’intégration à la Fonction Publique (FP) promises au départ par le pouvoir central alors confronté à l’intransigeance du camarade Aboubacar Soumah et alliés.

Ils ont finalement appris que les choses ne vont pas être aussi faciles qu’ils ne l’imaginent : l’intégration se fera par tranche de 3.500 mais les deux parties ne s’entendent ni sur la méthodologie proposée par le département de tutelle, ni sur le nombre de contractuels au total à intégrer à la Fonction Publique.

Les représentants des contractuels exigent que tous ceux qui ont offert leurs services pendant la période de la crise soient intégré et en même temps, conformément à ce qu’ils ont cru comprendre lorsque le gouvernement guinéen lançait l’appel à la mobilisation générale pour prendre le relai dans les salles de classe. Ce qui semble être irréaliste et irréalisable pour l’Etat guinéen.

« Si jusqu’à jeudi prochain, Mory Sangaré n’accède pas à la demande des contractuels dont les représentants ont été reçu à son département, nous allons abandonner les salles de classe et mettre les enfants dans la rue, parce que l’essentiel des cours sont donnés en majorité par des contractuels » a confié sous le couvert de l’anonymat un contractuel en prestation à Labé. Il semble que des consultations et concertations entre contractuels se déroulent actuellement dans tout le pays, pour justement préparer cet autre bras de fer avec le gouvernement guinéen, à travers le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA).

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Bagarre entre RPGistes à Siguiri : l’assemblée générale du parti suspendue

11 février 2019 à 10 10 16 02162

Une bagarre a éclaté hier, dimanche 10 février 2019, entre des militants du RPG Arc-en-ciel à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir dans la préfecture. Il n’y a pas eu de morts ni de blessés, mais la rencontre a été suspendue et les participants se sont séparés à queue de poisson, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Comme il est de coutume, c’est au domicile du ministre Tidjane Traoré, dans la commune urbaine de Siguiri, que cette assemblée générale hebdomadaire s’est tenue hier, dimanche 10 février 2019. Cette rencontre était consacrée au compte rendu d’une mission du bureau politique national du parti, qui vient de boucler ses travaux de restructuration des structures du RPG Arc-en-ciel à la base. Mais, cette assemblée a été émaillée de violence. Une bagarre a éclaté entre les militants du parti, divisés en deux groupes.

Selon Moussa Capi Sacko, responsable des jeunes du RPG Arc-en-ciel à Siguiri, c’est le choix de celui qui va parler au nom des structures du parti à la base qui n’a pas été apprécié par les jeunes. « Une mission du bureau politique national est venue de Conakry pour restructurer le parti. Après deux semaines de travaux sur le terrain, ce dimanche, elle est venue faire le compte rendu de ses travaux.

Après avoir fait le compte rendu, la mission a décidé d’écouter un seul jeune, et c’est Noufodé Camara, le coordinateur des jeunes des 16 quartiers de Siguiri. Quand ce dernier a commencé son intervention, d’autres se sont opposés et ils se levés pour lui couper la parole. C’est ainsi que tout a commencé : des injures, puis la bagarre », explique monsieur Sacko.

Il ajoute que Noufodé Camara n’était pas bien placé pour prendre la parole à cette occasion. Parce que, dit-il, « c’était une réunion politique, Noufodé Camara est le coordinateur des jeunes des 16 quartiers et non les sous sections du RPG. Donc, il n’avait pas droit à la parole, il pouvait parler au nom de qui et pour quoi dire ? », s’interroge responsable des jeunes du RPG Arc-en-ciel à Siguiri.

Mais, Noufodé Camara, lui, estime qu’il était bien celui qui était le mieux placé pour prendre la parole à cette occasion. Car, souligne-t-il, il est très écouté actuellement dans la ville. Il indique que c’est grâce à lui d’ailleurs que le pire a été évité. « C’est la mission qui m’a donné la parole. Mais, dès que j’ai commencé mon intervention, un jeune est venu m’insulter, et la mission m’a retiré le micro.

C’est ainsi mes hommes ont répliqué et la bagarre a commencé. Il faut savoir que je suis très écouté aujourd’hui à Siguiri et très populaire. Si je n’avais pas sensibilisé mes hommes, le pire allait se produire aujourd’hui », confie Noufodé Camara.

A noter qu’il n’y a pas eu de morts ni de blessés dans cette bagarre. Les deux groupes de jeunes opposés se sont donné quelques coups de poing avant d’être séparés. Mais, cette bagarre démontre encore une fois la division qui règne au sein du parti au pouvoir à Siguiri. Ce qui remet en question le travail de restructuration des structures du parti à la base qui vient de s’achever dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Labé : une femme fait avaler de la soude caustique à l’enfant de sa coépouse

11 février 2019 à 10 10 08 02082
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« Je lui ai dit de manger. Il a pris et a mis dans sa bouche avant de cracher. Je l’ai fait pour venger mon enfant. Je suis l’auteure… », a notamment expliqué madame Hassatou Diallo avant de demander pardon.

Madame Hassatou Diallo, a administré de la soude caustique au fils de sa coépouse le samedi 09 février 2018, au quartier Fady, dans la commune urbaine de Labé. Thierno Mamadou Yéro Diallo, âgé de cinq (5) ans, a aussitôt été admis à l’hôpital régional pour des soins, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une nouvelle qui a créé la stupeur dans la ville Labé et même au-delà. Une dame n’a pas trouvé mieux que d’administrer de la soude, un produit hautement toxique, à l’enfant de sa coépouse.

Selon Oumou Kindi Diallo, mère de Mamadou Yéro, « je faisais la cuisine ce samedi après-midi quand j’ai vu mon fils venir vers moi en pleurant. Il m’a demandé de l’aider en me disant que sa tante Hassatou lui a donné de la soude. Il bavait beaucoup. Prise de panique, j’ai pris l’enfant tout en demandant à ma coépouse si c’est elle qui avait fait ça. Elle m’a répondu que c’est elle et qu’elle a bien fait. J’ai pris l’enfant, je l’ai envoyé chez docteur Saïkou, dans un poste de santé. Mais, ce dernier m’a recommandé de l’envoyer à l’hôpital régional. C’est là-bas qu’on nous a donné du médicament pour sauver sa vie. Je demande aux autorités de la sanctionner à la hauteur de ce qu’elle a fait pour qu’elle ne répète plus jamais ça ».

Interrogée, la présumée auteure de cet acte n’a pas nié les faits. Hassatou Diallo dit avoir agi ainsi parce que Mamadou Yéro aurait donné de la soude à son enfant au moins trois fois. « C’est la troisième fois que l’enfant de ma coépouse donne de la soude caustique à mon enfant. Quand je le dis à sa maman, elle me répond qu’elle a tellement battu son enfant à cause de ça qu’elle n’en peut plus. Et aujourd’hui, moi aussi je lui ai dit de manger. Il a pris et a mis dans sa bouche avant de cracher. Je l’ai fait pour venger mon enfant. Je suis l’auteure. Mais, je demande pardon, je ne vais plus répéter »

Hassatou Diallo a été enfermée dans une chambre pour la protéger de la foule en colère. Elle a été conduite à la gendarmerie départementale de Labé pour des besoins d’enquête.

Quant à Thierno Mamadou Yéro Diallo, il poursuit son traitement et soigne ses brûlures à l’hôpital.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mise en ligne de la déclaration mensuelle : la dématérialisation, une réalité aux impôts (communiqué)

11 février 2019 à 9 09 40 02402

Après la mise en place du numéro d’immatriculation fiscale permanent, dont l’objectif visé est l’augmentation de l’assiette fiscale, la Direction nationale des impôts passe à l’étape supérieure dans le cadre de sa dématérialisation. Elle met en ligne la déclaration mensuelle pour les contribuables.

Lire ci-dessous le communiqué

La Direction nationale des Impôts a l’honneur de porter à la
connaissance de tous les contribuables de la mise en ligne de la
nouvelle déclaration mensuelle via le site web de la DNI : http://dni.gov.gn/

A cet effet, elle informe les contribuables que les anciens formats de
la déclaration mensuelle unique ne sont plus acceptés.

Les paiements d’impôts se feront toujours par virement RTGS
conformément aux instructions du Ministre du budget.

La Direction nationale des Impôts sait compter sur le civisme de
chacun et de tous.

Par la Cellule de la communication

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