Décentralisation : les médias invités à jouer leur partition pour « une gouvernance locale réussie »

15 février 2019 à 21 09 04 02042

En marge de la tenue des états généraux de la décentralisation et du développement local en Guinée, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a organisé une séance d’échanges entre les médias et le Programme National d’Appui aux Communes de Convergence (PNACC). C’est le siège du PNACC qui a servi de cadre à la rencontre dans la soirée de ce vendredi 15 février 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette de cet échange, il a été essentiellement question des missions assignées au Programme National d’Appui aux Communes de Convergence, de l’initiative commune de convergence, des enjeux de développement local et du rôle des médias dans la vulgarisation d’une gouvernance locale réussie.

Selon Mohamed Sikhé Camara, directeur national adjoint de la décentralisation et coordinateur national du Programme National d’Appui aux Communes de Convergence (PNACC), « cette rencontre avec les médias est importante parce que nous venons de tenir pour la première fois en République de Guinée les états généraux de la décentralisation et du développement local, les 14 et 15 février 2019. C’est un moment fort pour évaluer notre politique publique de décentralisation et de développement local, savoir ce que nous avons fait depuis 1985 et savoir où nous en sommes en 2019. Donc, pour nous qui sommes à la tête du PNACC, un des programmes du département, qui œuvre dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations à la base ».

Interrogé sur l’état des lieux de l’initiative Commune de Convergence, qui est en phase expérimentale, Mohamed Sikhé Camara a laissé entendre que le PNACC « travaille aujourd’hui notamment avec la direction nationale de la santé communautaire et de la médecine traditionnelle pour accompagner les relais communautaires et les agents de santé communautaire dans leurs activités sur le terrain, notamment en matière d’informations pour amener les communautés à la base, les enfants notamment, pour accéder à la scolarité, aux soins de santé primaire, à la vaccination… le PNACC évolue sur 40 communes, parmi les 342 communes rurales et urbaines que compte notre pays. Nous sommes dans une phase pilote mettant en place un système de gouvernance locale et de gestion transparente des ressources locales pour que ces communes deviennent des modèles ».

Parlant du rôle des médias dans cette dynamique, le coordinateur national du PNACC a dit que leur place est essentielle. « Les médias sont au cœur de ce système. Les médias sont cet outil qui permet d’informer les populations à la base sur ce que doit faire le citoyen, ce que doivent faire les collectivités locales, ce que doit faire l’Etat, ce doivent faire tous les acteurs concernés par ce processus de décentralisation. C’est grâce à vous que nous existons. Vous devez communiquer, passer le message que le gouvernement, dans sa politique de réduction de la pauvreté, est entrain d’effectuer des actions pertinentes sur le terrain et que ces actions là ne doivent pas être cachées, mais on doit les rendre visibles pour que le processus de réduction de la pauvreté soit réellement compris par les citoyens à la base », a fait savoir Mohamed Sikhé Camara.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Recrutement dans l’armée : des citoyens dénoncent une arnaque à N’Zérékoré

15 février 2019 à 20 08 09 02092

Depuis l’annonce du recrutement dans l’armée guinéenne, plusieurs jeunes désireux de postuler s’activent à réunir leurs dossiers. Mais, ce processus suscite une vague de plaintes à N’Zérékoré. Plusieurs candidats dénoncent une véritable entreprise d’arnaque mise en place par les services chargés de délivrer les documents administratifs requis, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré est envahi actuellement par de nombreux jeunes, à la recherche des documents nécessaires pour être candidat au recrutement dans l’armée, annoncé récemment par le ministre en charge de la Défense nationale. Mais sur place, les choses ne sont pas faciles pour eux. Agnès HABA, candidate, regrette la magouille qui se passe dans la délivrance du casier judiciaire et du certificat de nationalité.

« Je suis là pour prendre le casier judiciaire et le certificat de nationalité. Ces deux documents coûtent, normalement, 40 000 GNF, c’est-à-dire 20 000 GNF par document. Mais, moi j’ai payé 50 000 GNF par document, donc 100 000 GNF. En ce qui concerne la carte d’identité nationale, on nous a dit qu’actuellement on ne fait pas de carte. Il faut qu’on parte à la gendarmerie pour prendre le certificat de dépôt. Là-bas, on nous a demandé de payer une somme qui varie entre 35 000 et 40 000 GNF. Si tu vas avec quelqu’un, on peut diminuer pour toi mais si on voit que tu es venu seul, on augmente le prix. Cela fait presque 4 jours que je suis sur les démarches mais jusqu’à présent, je n’ai pas trouvé tous ses documents. Le gouvernement a décidé de faire ce recrutement pour diminuer le nombre de chômeurs en Guinée. Mais si les gens profitent de ça pour s’enrichir, alors c’est regrettable », explique la jeune fille.

Même son de cloche chez Mamady Kaba, un autre candidat. Il dit avoir beaucoup dépensé sans voir le bout du tunnel. « Quand je fais la somme des dépenses que j’ai effectuées au niveau de la justice de N’Zérékoré, ça dépasse les 120 000 GNF. Ils m’ont délivré un certificat de nationalité plus un casier judiciaire mais jusqu’à présent, ces documents ne sont pas encore signés. Un jeune qui dépense plus de 350 000fg pour postuler, imaginez si cela ne marche pas ».

Interrogé par le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré sur cette situation, le Procureur de la République près le TPI de N’Zérékoré reconnaît cette arnaque. Mais, Sidiki Kanté assure avoir pris des mesures pour y remédier. « Il y a des intermédiaires qui sont entre les postulants et les services d’enregistrement. Alors, généralement, ce sont les intermédiaires-là qui demandent de l’argent aux gens.

On a détecté tout ça, mais nous avons mis un terme à ça, parce que nous avons aussi mis des gens qui vont contrôler et suivre la confection des dossiers. Que personne ne donne à quelqu’un un montant sous prétexte que ce dernier va l’aider à avoir rapidement ses dossiers. Au niveau des huissiers et consort, nous avons donné des informations pour dire que personne ne doit intercepter les gens dans le cadre de la confection de ces actes-là », a dit le Procureur

Reste à savoir si ces mesures annoncées feront des effets sur le terrain.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

Lire

Manifestation à Labé : des élèves contre la mutation de leur principal

15 février 2019 à 18 06 53 02532

La mutation du principal du collège Hoggo M’Bouro de Labé ne plait, visiblement pas aux élèves de l’école. Plusieurs élèves ont manifesté ce vendredi, 15 février 2019, dans cet établissement, pour exiger le maintien du principal à son poste habituel. Le mouvement a fait quelques blessés parmi les élèves, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La manifestation a été de courte durée, mais elle a empêché la tenue des cours au collège Hoggo M’Bouro ce vendredi. Plusieurs élèves de l’établissement ont manifesté contre une décision des autorités éducatives de Labé, mutant leur principal, Oury Baïlo Kanté, au collège du camp Elhadj Oumar Tall de la ville. Opposés à cette décision, ils ont jeté des cailloux sur l’école, provoquant une véritable débandade sur place. Plusieurs élèves ont été blessés.

Les manifestants ont érigé également des barricades autour de l’établissement, empêchant toute circulation sur les lieux pendant quelques minutes. Ils se sont vite dispersés avant même l’arrivée des forces de l’ordre. Dès après ce mouvement de colère, les autorités en charge de l’éducation à Labé ont convoqué une réunion pour plancher sur cette situation.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Fin des états généraux de la décentralisation : environ 2000 milliards annoncés pour les collectivités

15 février 2019 à 18 06 30 02302

Les états généraux de la décentralisation et du développement local ont pris fin ce vendredi, 15 février 2019, à Conakry. Cette rencontre d’échange qui a connu la participation de l’ensemble des gouverneurs des régions administratives et des préfets, les maires et secrétaires généraux des communes du pays ainsi que de certains des sous-préfets a été une occasion d’échanger sur le développement à la base. Et à l’issue de la rencontre, le Premier ministre a annoncé la mise à disposition des collectivités du pays, d’une enveloppe de près de 2000 milliards de francs guinéens pour impulser le développement des communes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après deux jours de travaux au palais du peuple de Conakry, les participants à ces états généraux ont exprimé leur satisfaction. Par la voix de leur porte-parole Aminata Touré, maire de Kaloum, ils ont remercié le Président de la République pour cette initiative. « Cette rencontre a permis à tous les participants, de prendre conscience de l’intérêt que le Chef de l’Etat porte au développement de notre pays à partir des communautés à la base.

Aminata Touré, maire de Kaloum

A cet effet, nous prenons également toutes mesures de cette option de développement qui est perceptible à travers le transfert effectif de compétences de l’Etat central aux communes par l’affectation de ressources au profit du développement local avec de nouveaux instruments financier et technique : le FODEL et l’ANAFIC (Fonds National de Développement Local) ; l’initiation à la maitrise du cycle des projets ; le renforcement des capacités de gestion des fonds de développement local ; la lutte contre la pauvreté par la multiplication des activités génératrices de revenus à la base à travers des projets communautaires. Nous prenons acte de ces innovations en outils et moyens qui serviront à catalyser le développement à la base », a dit Aminata Touré.

Les participants en ont profité aussi pour faire un certain nombre de recommandations à l’endroit de l’administration centrale. Il s’agit entre autres de : « la démultiplication des états généraux au niveau de chaque gouvernorat, et cela, une fois par an ; un réexamen de la nomination des agents financiers et comptables en vue de permettre à chaque commune de disposer de ses agents ; l’intégration des cinq (5) communes de Conakry dans le programme financier et technique de l’ANAFIC ; plus de diligence pour l’approbation des budgets communautaires pour la tutelle ; prévoir une prime de fonction plus consistante pour l’autorité exécutive de la mairie… ».

En réponse, le Premier ministre qui a clôturé la rencontre, a indiqué que la plupart des préoccupations soulevées par les participants sont en phase d’être résolues. « A travers le leadership du Chef de l’Etat, une nouvelle dimension aux dispositifs de financement du développement des collectivités, appelée ANAFIC, est mise en place avec la création du Fonds Nationale de Développement Local, doté d’ores et déjà de 15% des recettes minières versées à l’Etat. (…).

Ce fonds est destiné à soutenir le financement de la décentralisation à travers un système de péréquation qui permet à chaque collectivité de bénéficier de la part qui lui revient. Pour soutenir la nouvelle stratégie, l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) a été créée sur les acquis du PACV, riche d’une grande expérience en termes de soutien et d’initiatives de base », a expliqué Ibrahima Kassory Fofana.

Le chef du gouvernement guinéen ajoute qu’au-delà de ces fonds, plusieurs partenaires ont promis d’accompagner la Guinée dans son développement local. « Le président vous a dit hier que la projection est de 1000 milliards. En réalité, c’est 2000 milliards. 2000 milliards parce que la Banque mondiale m’a confirmé que les services techniques ont approuvé, avant-hier, 40 millions de dollars.

L’Agence Française de Développement a confirmé pour 10 millions d’euros. Au total, les projections dont nous disposons des différentes recettes, laissent présager que les 15% vont aboutir à 650 milliards pour 2019 et 700 milliards pour 2020. Alors, faites le compte, nous parlons objectivement de près de 2000 milliards de ressources à la disposition des collectivités », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Dénouement de la crise scolaire à Labé : une confrontation ouverte avec le préfet évitée de justesse

15 février 2019 à 17 05 50 02502
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

On s’achemine vers un dénouement heureux de la crise scolaire consécutive aux manifestations d’élèves enregistrées ces derniers temps, suite à un redéploiement inattendu de certains responsables de collèges dans la commune urbaine de Labé, par l’Inspection Régionale de l’Education (IRE), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La note de service de l’Inspectrice Régionale de l’Education (IRE) de Labé, Mme Guilawo Pierrette Toupou portant destitution, nomination, mutation et permutation de certains responsables de collèges dans la préfecture de Labé a été sérieusement mise en cause par les élèves de certains établissements concernés et le corps professoral. En l’espace d’une semaine, la ville de Labé a été secouée par deux manifestations d’élèves protestant contre le départ de leurs responsables qu’ils jugent avoir été déplacé ou limogé de façon arbitraire. La dernière en date remonte à ce vendredi, 15 février 2019 quand les élèves du collège Hoggo M’Bouro ont très tôt dans la matinée perturbé les cours au Lycée avec des jets de pierre et barricadé la route pour protester contre le départ de leur principal, Dian Baïlo Kanté pour le Camp Elhadj Oumar Tall. Au point que la passation de services qui était programmée par les autorités de l’éducation n’a pu se tenir dans l’enceinte de l’établissement. On parle de deux blessés admis à l’hôpital régional pour des soins appropriés.

En réaction, les autorités régionales et préfectorales de Labé ont convié à une réunion de concertation avec les encadreurs de l’éducation. Les participants ont convenu de tenir compte de l’avis du préfet qui semble faire du non-retour de monsieur Alpha Amadou Oury Sow au poste de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC) un point d’honneur. Les autorités de l’éducation ont alors été invitées à trouver un autre point de chute pour le chargé de cours de Mathématiques, Physique et Chimie dans ledit établissement.

Pour ce qui concerne l’incident de Hoggo M’Bouro, les autorités locales estiment qu’il faut forcer pour installer Amadou Diari Baldé au poste de principal de l’établissement, au risque d’affaiblir, dit-on, l’autorité de l’Etat.

Du côté du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), le ministre Mory Sangaré a expliqué, dans l’après-midi de ce vendredi, 15 février 2019, au téléphone de Guineematin.com avoir instruit ses services techniques et les autorités locales à examiner la situation en toute objectivité en vue de trouver une solution pouvant ramener le calme dans la cité, de manière à ne faire du tort à personne.

A Alpha Amadou Oury Sow qui est accusé par les autorités préfectorales d’être derrière le mouvement de protestation des élèves contre son départ du Collège Général Lansana Conté (CGLC), le chef du département de l’Education Nationale demande de se calmer : « ça va se régler. Il n’a qu’à éviter de défier l’autorité. Surtout qu’il est un responsable à plusieurs niveaux. J’étais hésitant pour son cas, mais puisque que les autorités locales le soupçonnent d’être derrière les enfants qui protestent, je suis obligé de m’en tenir à ces versions officielles, puisqu’en cas de problème dans la cité, ce sont elles qui gèrent. Moi, je suis loin des réalités du terrain. Mais, je crois qu’ils ne sont pas opposé à son rétablissement mais pas comme il le souhaite » a indiqué Mory Sangaré qui semble être d’accord qu’on trouve un autre point de chute pour Alpha Amadou Oury Sow.

Le ministre Mory Sangaré a, par ailleurs, précisé que c’est ce vendredi matin qu’il a été saisi de la situation par les autorités de Labé : « c’est mon secrétaire général qui échangeait de cette question avec l’inspectrice régionale de l’éducation. Mais, il ne m’en avait pas parlé. Lorsque, j’ai échangé avec les autorités de Labé ce matin, j’ai expliqué à mon secrétaire général qu’il n’avait pas reçu tous les éléments d’appréciation » a-t-il ajouté.

De Labé à Conakry, les acteurs concernés sont désormais d’accords et unanimes que Sow ne reste pas au Collège Général Lansana Conté (CGLC) pour son propre intérêt, croit-on savoir.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Faranah : affrontement entre des élèves du CFP et des gendarmes après la mort d’un jeune

15 février 2019 à 17 05 07 02072

La mort d’un élève du CFP de Faranah a provoqué une vive tension ce vendredi, 15 février 2019 dans la ville. Peu après le décès du jeune, des affrontements ont éclaté entre ses amis et les gendarmes, accusés d’être responsables de sa mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La ville de Faranah était en ébullition ce vendredi. A l’origine, la mort de Hamadou Cissé, élève au CFP/F (Centre de Formation Professionnelle de Faranah). La victime a quitté la classé à 10 heures du matin pour aller s’asseoir au bord du fleuve Niger avec un de ses amis. C’est là qu’un groupe de gendarmes, parti traquer des fumeurs de drogue, est venu les trouver.

Par peur d’être arrêtés par les forces de l’ordre, les deux jeunes ont décidé de traverser le fleuve pour atteindre l’autre rive et se sauver. L’un d’entre eux a réussi à traverser, mais Hamadou Cissé, lui, s’est noyé. Le jeune homme y a laissé la vie. Aussitôt informés, ses amis (les élèves du CFP de Faranah) sont allés recueillir le corps pour le déposer à la mairie.

En rentrant, sous la colère, ils se sont rencontrés avec les gendarmes, ceux-là même qui sont accusés d’être responsables de la mort de Hamadou Cissé. Aussitôt, des échauffourées ont éclaté entre les deux camps. Ils se sont affrontés pendant plusieurs minutes à l’aide de cailloux et de gaz lacrymogènes. Il a fallu l’intervention des autorités communales pour ramener le calme dans la ville.

La mairie a envoyé le corps à la morgue de l’hôpital régional de Faranah et a promis l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de sa mort.

Selon nos informations, c’est la troisième fois qu’une personne meurt dans le fleuve Niger et dans circonstances similaires à celles de la mort de Hamadou Cissé. Cette fois, les amis de la victime exigent des sanctions contre la gendarmerie mobile N°13 de Faranah, accusée d’être à l’origine de toutes ces pertes en vies humaines.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

Lire

Emergence ! Premier magazine dédié à l’économie guinéenne et africaine : Mot de l’Administrateur Général

15 février 2019 à 15 03 58 02582

Chers lecteurs,

Bientôt, très bientôt, en kiosques et entre vos mains, le premier numéro du journal ‘’Emergence’’, un magazine qui paraîtra, une fois, tous les mois ; donc un mensuel.

Sa particularité, sa différence avec tous ses concurrents, c’est le fait qu’il soit un magazine thématique, comme on en connait peu ou pas en Guinée.

‘’Emergence’’, comme son nom le laisse entrevoir, est un magazine 100% consacré, dédié à l’économie, à la fois guinéenne et africaine.

Ce qui d’emblée le positionne comme un magazine aux ambitions panafricaines.

C’est dire que dans ses colonnes, au fil des parutions, il sera question à la fois de l’économie guinéenne et de celle du continent africain.

Notre ambition, est de suivre la marche d’une Guinée et d’un continent, qui bougent, qui se transforment, qui font courageusement face aux défis et enjeux du développement, qui obtiennent des résultats, qui s’envolent vers des économies émergentes.

La Guinée et l’Afrique, ce n’est pas que de la pauvreté, des épidémies, des guerres civiles, des tensions et affrontements intercommunautaires, des élections truquées, des tripatouillages constitutionnels ;

La Guinée et l’Afrique, contrairement aux prismes sous lesquels, d’outre-Atlantique, on a pris la fâcheuse habitude de les regarder, c’est aussi et surtout, des économies dynamiques, des secteurs d’activités qui connaissent un essor certain, c’est de la création de richesse et d’emplois, c’est un pays et un continent en route vers l’émergence.

D’où la dénomination de notre magazine, qui se veut le reflet des transformations économiques d’un pays et d’un continent, ambitieux, résolument tournés vers un développement intégré et inclusif, au bénéfice de leurs populations.

Pour faire ce travail, pour accomplir cette mission dont nous nous sommes fixés, une équipe dynamique, constituée de journalistes, de techniciens chevronnés, appuyés par un réseau dense de contributeurs et d’experts, est déjà à pied-œuvre, pour le grand lancement, prévu courant mois de mars, sous l’égide du gouvernement guinéen, en présence du gotha du secteur économique.

En attendant ce grand lancement, vous avez désormais, à partir de ce 15 février, la possibilité de nous lire via notre site internet : http://emergencegn.net/

Avec notre site internet, notre ambition, est d’être le principal portail d’informations économiques sur la Guinée et sur l’Afrique.

Nos rubriques varient de Focus, à économie verte, en passant par Ecofin, mines, infrastructures, économie numérique, entreprenariat, dossier d’enquête, entre autres.

Pour ce qui est de notre ligne éditoriale, il faut noter que ‘’Emergence’’ est une entreprise de presse, donc à caractère aussi commercial, mais au ton totalement libre et indépendant.

Rejoignez la communauté des lecteurs de ‘’Emergence’’, version site internet, à partir de ce vendredi 15 février 2019, puis version magazine, sous peu, pour être à la page de l’actualité et des transformations économiques d’une Guinée et d’une Afrique, qui gagnent.

Bonne lecture !

Lamine Mognouma Cissé

Administrateur Général

Lire

Guinée : un Sierra Leonais gracié par Alpha Condé alors que son procès est en cours

15 février 2019 à 15 03 48 02482

La nouvelle a été troublante pour la partie qui poursuivait Sanoussy Camara, un ressortissant Sierra Léonais, accusé d’avoir détourné plus de 21 500 dollars. Cette partie qui le poursuivait a été surprise d’apprendre que le jeune fait partie des personnes graciées par le Président Alpha Condé en fin 2018. Sanoussy Camara a bénéficié de cette grâce présidentielle alors que son procès était en cours devant la Cour d’Appel de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le mercredi, 13 février 2019, maître Alpha Ibrahima Barry, avocat de l’Egyptien, Dr Abdoul Khair, s’est rendu à la Cour d’Appel de Conakry pour défendre devant cette juridiction un dossier qu’il a déjà remporté en première instance. Il s’agit du procès de Sanoussy Camara, un ressortissant Sierra Léonais, poursuivi par Dr Abdoul Khair pour le détournement d’un montant de plus de 21 mille dollars. Mais, l’avocat a été surpris d’apprendre que le prévenu qui était en prison, a bénéficié de la grâce présidentielle accordée à 222 détenus en fin décembre 2018.

« Lorsque le dossier a été appelé, le ministère public nous dit qu’il (le prévenu) a été libéré. Que son nom figurait sur la liste des prisonniers graciés par le Président de la République. Ce qui me surprend de plus, le ministère public me dit que c’est par erreur que son nom s’est retrouvé sur la liste des graciés. Pourtant, tout le monde sait que les graciés ne peuvent être que ceux qui sont condamnés définitivement. Alors, on se demande pour quelle raison son nom s’est retrouvé sur cette liste, alors qu’on est en cours de procès », a réagi maître Alpha Ibrahima Barry.

Selon lui, son camp a déjà remporté le procès en première instance, il s’attendait donc à la confirmation de la peine prononcée par le TPI de Dixinn. « Sanoussy Camara est un ressortissant Léonais. Au cours de son séjour en Guinée, il a tissé des relations avec l’Egyptien, Dr Abdoul Khair. Il a fait savoir à ce dernier, qu’il fait des transactions de l’or et du diamant. C’est dans ce cadre qu’il a réussi à retirer à compte-goutte un montant de 21 500 dollars avec l’Egyptien, soi-disant que s’il vend le diamant où l’or, Dr Abdoul Khair aura sa part de bénéfice.

Etant convaincu, il (l’Egyptien) lui a remis les montants pour qu’il fasse les transactions. Et, depuis, Sanoussy est resté introuvable. C’est ainsi, qu’une plainte a été engagée contre lui, et il a été finalement arrêté et jugé par le tribunal correctionnel de Dixinn. A cet effet, il a été condamné à une prison ferme et au payement des montants de 21 500 dollars qu’il a perçus, et 50 millions de francs de dommages et intérêts », a-t-il rappelé.

Même si le prévenu a été libéré sans avoir purgé sa peine, maître Alpha Ibrahima Barry a demandé tout de même à la Cour d’Appel de « confirmer la décision du tribunal de première instance de Dixinn et éventuellement augmenter les dommages et intérêts à 100 millions de francs guinéens. Mais, on risque d’avoir une décision qu’on ne pourra pas exécuter. Tout simplement parce qu’on ne saura pas où retrouver Sanoussy Camara qui s’est volatilisé dans la nature ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/664 413 227

Lire

Justice : 6 dossiers criminels avec 129 accusés attendus au TPI de Faranah (Procureur)

15 février 2019 à 15 03 41 02412

Dans quelques jours, les audiences criminelles vont s’ouvrir au Tribunal de Première Instance de Faranah. Selon le procureur de la République près ledit tribunal, les préparatifs vont bon train. Au moins six (6) dossiers criminels, avec 129 accusés seront jugés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans un entretien accordé à notre reporter, le procureur Mamoudou Lébéré Baldé a fait savoir que les audiences criminelles vont s’ouvrir très prochainement. « On compte certainement procéder au lancement officiel de ces audiences criminelles le 27 février 2019 si tout va bien. Actuellement, au niveau du tribunal de première instance de Faranah, il y a certains dossiers qui sont en état d’être jugés. D’autres, par contre, sont au cabinet d’instruction pour le règlement définitif. Pour le moment, on n’a que six (6) dossiers inscrits au rôle, avec 129 accusés, dont la plupart est en fuite ».

Parlant des dossiers devant être jugés, le procureur est allé dans les détails : « nous avons un premier dossier dont les infractions sont l’incendie volontaire, l’assassinat, les coups et blessures volontaires, destruction d’édifices ainsi de suite. Donc, c’est le dossier de Kalinko (Dinguiraye) que nous comptons programmer à partir du 27 février 2019. Ensuite, nous avons deux (2) dossiers de viol. Le viol, c’est une infraction purement criminelle. C’est pourquoi les dossiers également ont été enrôlés pour toujours la même audience. Ensuite, il y a les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Donc, c’est pour vous dire que tous les dossiers qui sont là sont des infractions criminelles ».

A la question de savoir les raisons du retard dans le démarrage des audiences criminelles, Mamoudou Lébéré Baldé a laissé entendre que « c’est dû fait qu’en la matière, non seulement il faut ouvrir une information, mais aussi et surtout il faut que les inculpés ou bien les accusés qui sont là soient assistés d’un avocat. Donc, c’est ce qui avait retardé un peu. Heureusement, on a pu coordonner avec les avocats des deux parties pour pouvoir procéder au lancement officiel à partir du 27 février ».

Pour ce qui est des difficultés rencontrées, le procureur a cité entre-autres : « la première difficulté, c’est du fait qu’on n’ait pas un local pour abriter certainement ces audiences. Vous savez, depuis 2009, on a détruit le tribunal qui est là dans l’intention de reconstruire un autre. Malheureusement, depuis lors, jusqu’à présent, ça n’a pas été reconstruit. Là où nous sommes actuellement, on est au niveau de la villa de feu Ahmed Sékou Touré. La salle qui leur servait de salle de réunion, c’est celle-ci qu’on a érigé en salle d’audience. Donc, les difficultés que nous avons, c’est du fait qu’il n’y a pas un local. Et, vous savez, le tribunal également n’a pas un crédit de fonctionnement pour pouvoir effectivement faire correctement le travail. Mais, on va essayer de voir, même si il faut délocaliser le jour du lancement officiel pour que ça ait lieu au niveau de la maison des jeunes. Mais, le reste des audiences sera au niveau du tribunal ici ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13

Lire

Intégration Africaine : le Mouvement Panafricain des Leaders-Guinée célèbre son 2ème anniversaire

15 février 2019 à 12 12 49 02492

Dans le cadre de la célébration du deuxième anniversaire de son existence, le Mouvement Panafricain des Leaders (MPL-Guinée) a organisé une conférence débat axé sur l’Intégration Africaine, hier jeudi, 14 février 2019. La cérémonie a eu lieu aux Délices d’Africana, sis au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma, en présence de plusieurs personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un ses reporters.

Mme Fatou Keita

La présidente fédérale du bureau MPL-Guinée, madame Fatou Keita, est revenue sur ce 2ème anniversaire. « Le Mouvement Panafricain des Leaders a été créé à Dakar et officiellement lancé par des jeunes leaders venant de 16 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, francophones et lusophones. En ce jour anniversaire, le MPL vient de franchir l’an deux de sons existence. L’idéologie panafricaine, force d’une extraordinaire puissance pour la jeunesse africaine, a d’abord été l’acte central à travers la première édition du forum panafricain des leaders à Kindia en République de Guinée ; ensuite, la deuxième édition à Dakar, en République du Sénégal ».

Par ailleurs, madame Fatou Keita a dit que la 3ème édition du forum panafricain des leaders se tiendra à Abidjan, en Côte d’Ivoire en octobre 2019 avec plus de 300 jeunes de 30 pays d’Afrique.

Peter Afadodan

Pour sa part, Peter Afadodan, président du bureau Afrique du Mouvement Panafricain des Leaders (MPL), est revenu sur les objectifs de la structure. « Le mouvement a été créé à Dakar en février 2017. Nous avons pour objectif de travailler et contribuer pour la réalisation de l’agenda 2063 droit de l’Union, notamment l’intégration complète pleine de la structure d’ici 2063. Donc, pour réaliser cet objectif qui nous est vraiment précieux, nous passons par des forums, des séminaires de formation, de sensibilisations et des conférences. À ce jour du 14 février 2019, qui marque nos deux ans d’existence, nous avons voulu organiser cette conférence-débat pour encore réfléchir sur l’agenda de l’Union Africaine, mais sur le rôle que jouent les immigrants ou les étrangers en République de Guinée », a-t-il expliqué.

Parlant de l’agenda 2063 Peter Afadodan est revenu sur les priorités dudit agenda. « C’est un document que les chefs d’Etats africains ont adopté à l’occasion du cinquantenaire de l’Union ou de l’Organisation de l’Unité Africaine en 2013. Cet agenda est décliné à l’unique vision qui consiste avoir une Afrique d’ici 2063, comme étant une Afrique totalement intégrée, une Afrique prospère qui joue un rôle fondamental sur la scène internationale. L’agenda compte des priorités telles que : les priorités sur le développement durable, les priorités sur la bonne gouvernance, les priorités sur l’intégration africaine, les priorités sur la construction de l’unité africaine à travers l’avènement des Etats-Unis d’Afrique ».

Pour terminer Peter Afadodan a expliqué le rôle que doit jouer la jeunesse africaine pour faire de l’agenda 2063 une réalité. « Le rôle de la jeunesse dans l’intégration africaine, c’est d’abord connaitre ces outils, les outils sur l’intégration africaine, vulgariser ces instruments au niveau de sa communauté, défendre ces instruments, c’est à dire relever un manquement. S’il y a des obstacles, soulever ces manquements, ces obstacle et faire en sorte, au niveau des chefs d’Etat et faire des propositions pour que l’agenda 2063 soit une réalité ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Fièvre Lassa : « des dispositions sont prises pour qu’il n’y ait plus de nouveaux cas »

15 février 2019 à 11 11 50 02502

Il y a deux semaines, des craintes d’une nouvelle épidémie mortelle ont vu le jour en Guinée. Cela, suite à la découverte d’un cas de fièvre Lassa à Mamou. Mais aujourd’hui, ces craintes semblent se dissiper du côté des autorités sanitaires. Car, aucun autre cas de maladie n’a été détecté et des dispositions sont prises pour éviter une nouvelle épidémie, rassure la DPS de Mamou, qui s’est entretenue avec un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Dès après le test effectué sur Boubacar Baldé, 35 ans, en provenance de Kissidougou, et qui s’est révélé positif de Lassa, les autorités sanitaires de la Guinée sont en branle pour tenter d’éviter une nouvelle épidémie mortelle dans le pays, après celle d’Ebola il y a quelques années. En première ligne de ce combat, la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de Mamou, localité où ce cas a été détecté.

Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo

Selon la responsable de cette direction, Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo, la première mesure prise a été le suivi des contacts du malade. « On a pris tous les contacts qu’on est en train d’observer, et au niveau des structures de santé et au niveau de la famille, tous ceux qui sont entrés en contact avec le malade sont en observation présentement. Chaque matin il y’a une équipe qui se rend à leur domicile pour leur rendre visite prendre la température et interrogé s’ils n’ont présenté aucun signe. Il nous reste maintenant 5 à 6 jours d’observation de ces personnes », a-t-elle indiqué, précisant qu’aucun contact n’a encore présenté des signes de maladie.

En plus du suivi des contacts, la DPS de Mamou évoque d’autres dispositions prises, dont la sensibilisation des populations. Ce qui s’est révélé, selon elle, positif. « Il n’y a pas eu de psychose à Mamou concernant Lassa, parce que très tôt, on a donné les bonnes informations, on a commencé par les conseiller au niveau des communautés, à travers les médias, pour véhiculer l’information sur l’hygiène des mains, des locaux et de l’alentour des maisons et surtout sur la lutte contre les rongeurs.

Et, on les informe c’est quoi Lassa, comment on l’attrape, comment on le prévient. Des dispositions sont déjà prises pour qu’il n’y ait plus de nouveaux cas : on a déjà quelques molécules de médicaments qu’on nous a prépositionnés et ils ont déjà commandé d’autres à l’extérieur. Il faut se réjouir parce que jusque-là, aucun autre cas n’a été détecté », a rassuré Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo.

La Directrice Préfectorale de la Santé de Mamou demande aux populations de conduire tout malade suspect (qui présente des signes comme les selles liquides, des frissons, des vomissements et une forte fièvre) vers la structure sanitaire la plus proche et d’éviter les centres clandestins.

Depuis Mamou, Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Tél. :+224623532504

Lire

21 millions volés dans un taxi : 3 individus condamnés

15 février 2019 à 11 11 04 02042

Trois compagnons d’infortune, poursuivis pour vol en bande organisée, ont été reconnus coupables de vol en bande organisée par le tribunal correctionnel de Ratoma, délocalisé à Dixinn. Mamadou Lamarana Diallo, Mamadou Lamarana Camara et Mamadou Yaemou étaient poursuivis pour des faits qui se sont produits au quartier Kagbélen, dans la commune urbaine de Dubréka, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les trois prévenus ont été condamnés à un an d’emprisonnent, dont 7 mois assortis de sursis, et au payement d’une amende d’un million de francs guinéens. Les faits de vol en bande organisée ont eu lieu à Kagbélen. C’est un certain Mamady Kéita qui a été victime du vol de la somme de 21 millions de francs guinéens dans un taxi conduit par l’un des prévenus, en l’occurrence Mamadou Lamarana Diallo. Les faits se sont produits le 19 janvier 2019.

Interpellés et placés sous mandat le même jour, ils ont été entendus ce jeudi, 14 février 2019, par le tribunal correctionnel de Dixinn où ils ont systématiquement nié les faits.

A la barre le plaignant a fait comprendre au tribunal que c’est le petit matin qu’il a signalé ce taxi au bord duquel il a retrouvé les deux jeunes assis derrière. « Dès que je suis monté dans le taxi, avec la complicité du chauffeur, ils ont saisi mon sac qui contenait 21 millions de francs guinéens. J’ai appelé au secours, et les trois ont été interpellés. Ils m’ont remis les montants et ils ont été conduit aussitôt au commissariat de Sonfonia », a-t-il expliqué.

Cependant les trois prévenus ont nié en bloc les faits qu’on les reproche. Selon eux, ils ne se connaissaient pas auparavant et que c’est le hasard qui a fait que ce jour, ils se sont retrouvés au bord d’un même taxi.

Prenant la parole, le procureur Boubacar 1 Bah a fait savoir au tribunal que c’est une bande organisée qui évolue sur le trajet Coyah-Sonfonia. Selon lui, ces gens prennent tous les matins des passagers dans leur véhicule. Et, quelques minutes après le départ du véhicule, ils s’en prennent aux passagers pour les dépouiller de leurs biens. « Ils ont arnaqué plusieurs passagers avant de tomber ce jour sur monsieur Mamady Keïta. Plusieurs personnes ont été victimes de leurs actes. Pour ce cas précis, ils ont été arrêtés et ils ont reconnu les faits au niveau de l’enquête préliminaire. Ils ont même remboursé les montants. Mais ici, à la barre ils nient les faits. Je vous demande de les retenir dans les liens de la culpabilité de vol en les condamnant à un an d’emprisonnement tout en constatant le remboursement des montants volés », a requis le procureur.

Finalement les trois prévenus ont été condamnés chacun à un an d’emprisonnement, dont 7 mois assortis de sursis, et à un million de francs guinéens d’amende.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 413 227

Lire

Guinée : célébration de la journée des diplomates russes

15 février 2019 à 10 10 59 02592

L’ambassade de Russie en Guinée a célébré en différé la fête professionnelle des diplomates russes. L’événement a eu lieu dans la soirée du jeudi, 14 février 2019, à Conakry, en présence de représentants du corps diplomatique et consulaire ainsi que des organisations internationales accrédités en Guinée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est dans une ambiance festive, marquée par la joie et la convivialité, que cette journée professionnelle des diplomates russes a été célébrée pour la première fois, de façon officielle, en Guinée. L’ambassade de Russie en Guinée a tenu à réunir l’ensemble des professionnels de la diplomatie en service à Conakry, pour fêter avec eux cet événement.

« Depuis 2002, les diplomates russes ont leur journée professionnelle qu’ils fêtent ensemble, mais de préférence avec leurs confrères et consœurs étrangers. C’est pourquoi, en tant que diplomate et en tant que doyen du corps diplomatique en Guinée, j’ai l’honneur de vous recevoir aujourd’hui, avec mon épouse, pour célébrer la fête professionnelle des diplomates russes », a déclaré S.E Alexandre BREGADZE, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République de Guinée et en République de Sierra Léone.

Le diplomate russe a rappelé que cette fête a été décrétée par le Président russe, Vladimir Poutine, le 31 octobre 2002, à l’occasion du 200ème anniversaire du Ministère des Affaires Etrangères de la Russie. Mais, la fête elle-même, précise-t-il, est célébrée le 10 février de chaque année « parce qu’on a décidé de mentionner, via cette date, la création de la première structure étatique de Russie qui s’occupait de la gestion de ses relations avec le monde extérieur.

D’après les historiens russes, une telle structure étatique a été décrétée en 1549 par le Tsar Ivan IV, connu également comme « Ivan le Terrible ». Les historiens russes ont trouvé le document authentique daté du 10 février 1549, rédigé par cette structure étatique qu’on a nommée « Département d’Ambassades », a expliqué l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée.

Pour Alexandre BREGADZE, cette journée consacrée aux diplomates russes, qui la célèbrent avec des confrères et consœurs d’autres pays, a tout son sens. D’autant plus que « la profession de diplomate prend de nos jours une ampleur de plus en plus importante, surtout quand nous sommes de plus en plus témoins et même victimes de la hausse de l’influence dans les mass-médias des « Fake News ». On perd beaucoup de temps pour distinguer la vérité des « Fake News » (…)

Les diplomates doivent être vigilants et surtout ils doivent avoir une grande patience dans leur travail, parce que, comme on dit : quand les diplomates se taisent, ce sont les canons qui commencent à parler ». Il faut toujours penser à cela. A ce propos, le Grand Ministre des Affaires Etrangères de l’Union Soviétique, Andrei Gromyko, disait souvent : il vaut mieux avoir 10 ans de pourparlers qu’un jour de guerre ».

L’Ambassadeur russe a rappelé que la diplomatie russe fait tout son possible pour maintenir, pour renforcer la paix partout dans le monde et qu’elle contribue à la solution pacifique des problèmes globaux et régionaux, au développement de la coopération avec les partenaires étrangers. « Dans la situation actuelle, quand la sécurité internationale et l’ordre mondial traversent de sérieuses épreuves, le rôle de la diplomatie augmente davantage.

En particulier, il est surtout très important de défendre les principes de base du droit international et le rôle central de l’ONU, de chercher à obtenir plus de solidarité de la Communauté Internationale dans sa lutte contre le danger terroriste. On a besoin de plus d’attention à l’égard du soutien de la stabilité stratégique, surtout à l’égard du régime de contrôle sur les armements et sur la non-prolifération des armes dont les principes sont mis en doute », a exhorté Alexandre BREGADZE.

Cette fête a été marquée aussi par la prestation de jeunes filles qui ont interprété une chanson de l’artiste française Indila et la danse traditionnelle russe. Le tout a été clôturé par un banquet comprenant les spécialités de la cuisine russe et celles d’autres pays étrangers.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

Création de l’Agence Nationale D’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) : Communiqué

15 février 2019 à 10 10 40 02402

Le partage de la prospérité devient la clé de voûte de l’action économique gouvernementale.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a signé le 31 janvier dernier un décret d’une importance cruciale, qui marque l’avènement d’une politique de partage de la prospérité en Guinée. Ainsi naît l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES), qui vise, entre autres objectifs, l’aide directe aux plus démunis.

Conformément aux engagements pris dans sa déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana entend ainsi, sous l’autorité du Président de la République, faire du partage de la prospérité un impératif économique, social et politique. Le lancement de cette politique publique innovante aura un impact réel sur la réduction effective de la pauvreté en Guinée.

Placée sous l’autorité du Président de la République, la mise en place technique de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale est confiée au Premier ministre, chef du Gouvernement. L’ANIES sera chargée de la conception, du pilotage et de l’animation de la politique nationale d’inclusion dans ses trois principales dimensions : économique, sociale et financière. Elle s’est fixée des objectifs clairs et réalisables qui auront à terme un impact significatif sur les conditions de vie des populations. Il s’agira en particulier de :

  • consentir un effort financier d’au moins 2 % de PIB d’ici fin 2020 en faveur du partage de la prospérité, suivant, en cela, les recommandations de l’Africa Progress Panel ;
  • d’ici cinq ans, l’objectif est d’atteindre 4 % de PIB, orientés vers 40 % de la population la plus pauvre (40% bottom, comme le recommande la Banque mondiale dans son objectif de partage de la prospérité,

« shared prosperity ») ;

  • réduire à moyen terme la pauvreté, qui touche actuellement près de 60 % de la population (65% dans les zones rurales) ;
  • favoriser l’inclusion financière, qui atteint à peine 3 %, en situant à au moins 40 % la part de la population ayant accès aux services financiers de base.

L’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) est une première en Afrique de l’Ouest. Elle contribuera fortement à l’évolution du dynamisme économique de la Guinée, qui s’est collectivement enrichie, si l’on considère l’évolution du Produit intérieur brut (PIB), d’autant plus qu’actuellement les populations sont, pour une large part, en situation d’extrême pauvreté (moins de 1,25$ par jour).

L’ANIES constituera un vecteur puissant de redistribution des fruits de la prospérité économique. Elle capitalisera sur l’existant, notamment le Projet Filets Sociaux Productifs.

La mise en place de l’ANIES démarre dès ce mois de février. Une expérimentation (dans un territoire par région naturelle) sera réalisée cette année, suivie d’une généralisation progressive à partir du début d’année 2020.

Source : Primature économie

Lire

Intégration Socio-Economique des Jeunes : la Guinée et ses partenaires passent en revue les stratégies en cours

15 février 2019 à 10 10 25 02252

Le combat engagé contre la migration irrégulière se poursuit en Guinée en collaboration avec les partenaires techniques et financiers. C’est dans cette dynamique qu’un atelier de planification opérationnelle des activités 2019 d’INTEGRA-GIZ a pris fin à Conakry hier, jeudi 14 février 2019. La démarche vise à contribuer à la prévention et à la limitation de la migration irrégulière en favorisant l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et la réinsertion des migrants de retour, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pendant deux jours, les nombreux acteurs se sont penchés sur les stratégies permettant limitation de la problématique de la migration irrégulière, surtout la réinsertion des migrants de retour.

Alphaba Bayo

Au nom des participants, monsieur Alphaba Bayo a vivement remercié les partenaires, notamment l’Union Européenne et la GIZ qui ont fourni leur appui pour la réussite de la rencontre. Il est ensuite revenu sur les résultats obtenus pendant les deux jours de travaux. « Les résultats qui étaient attendus à l’issue de cet atelier ont été largement atteints. Je pense que la balle est dans notre camp. Surtout quand on sait que toutes les activités et sous-activités qui viennent d’être planifiées doivent être réalisées d’ici le mois de décembre 2019. Cela veut dire que nous avons du pain sur la planche ».

Satisfait du travail abattu par les participants, Paul GLAUSE, responsable d’exécution, de la formation professionnelle et de la promotion de l’entrepreneuriat (GIZ-PEB, INTEGRA), s’est dit être sûr que le programme INTEGRA aura un grand succès. « Cet atelier nous donne une bonne opportunité de démarrer maintenant. On a trouvé un background et bon background. Les travaux commencent maintenant et je suis sûr que le programme INTEGRA sera un succès aussi basé sur notre avenir ».

Nicolas MERVILLE

Abondant dans le même sens, Nicolas MERVILLE, gestionnaire finance et contrats, fonds fiduciaire d’urgence à l’Union Européenne, a dit la fierté de son institution d’être ensemble avec la Guinée.

Au nom du ministre de l’Enseignement Technique, le directeur national de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle Publique, Docteur Baba Diané, a rappelé que l’objectif du programme INTEGRA « est de contribuer à la prévention et à la limitation de la migration irrégulière à travers la contribution au développement socioéconomique de la Guinée devant favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et la réinsertion des migrants de retour. Nos travaux nous ont permis de présenter le programme éducation de base élargie, de présenter les principales activités du programme, d’identifier les sous-activités complémentaires, de décliner les sous-activités nécessaires à la mise en œuvre d’INTEGRA GIZ ».

Selon lui, pour chacune des activités, les participants ont précisé les périodes de réalisation, les structures responsables et les partenaires de mise en œuvre. C’est ainsi qu’il dit avoir apprécié l’esprit critique de chacun des participants ainsi que leur rigueur pendant les travaux.

Dr. Baba Diané

Revenant sur les différentes recommandations issues de l’atelier, Docteur Baba Diané a fait savoir que celles-ci sont de nature à rendre facile l’exécution correcte des actions à mener sur le terrain. « L’objectif de l’atelier est atteint certes. Mais, l’avenir et le travail sur le terrain seront nos meilleurs juges », a-t-il laissé entendre.

Au nom du gouvernement, Docteur Baba Diané a remercié l’ensemble des partenaires pour leur appui constant en faveur du développement du système éducatif guinéen à travers un programme qui prend désormais en compte la préparation des jeunes à la vie socioprofessionnelle.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

Lire

Labé : les mototaxis renouvellent leurs bureaux des sections syndicales CNTG-USTG

15 février 2019 à 10 10 07 02072

Les bureaux des sections Syndicales CNTG-USTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée-Union Nationale des Travailleurs de Guinée) des conducteurs de mototaxis de Labé ont été renouvelés dans l’après de ce jeudi, 14 février 2019. C’est une salle archicomble de l’amphithéâtre de la ville qui a servi de cadre à cette cérémonie, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Thierno Abdourahmane Pammel Diallo

Ce congrès pour le renouvellement des bureaux de ces deux sections syndicales, longtemps sollicité par les conducteurs de taxi-motos de la commune urbaine, a regroupé du monde. Il a été supervisé par le secrétaire général de l’union régionale des travailleurs de Labé, des responsables des sections syndicales de la CNTG et de l’USTG, ainsi que l’inspecteur régional du travail.

Après avoir présenté les postes à pourvoir, les taxi-motards syndiqués ont procédé au choix de leurs responsables. Pour le poste de secrétaire général de l’USTG, deux personnes s’étaient porté candidats. Il s’agit de Mory Diakité, ancien secrétaire général, candidat à sa propre succession ; et d’Alpha Abdoulaye SOW.

Après le vote, c’est Alpha Abdoulaye Sow qui a été choisi par ses pairs au poste de secrétaire général de l’USTG, en remplacement de Mory Diakité. Après, il s’en est suivi le choix, à main levée, de 24 autres membres de ce bureau.

Alpha Abdoulaye SOW

Du côté de la CNTG, c’est un seul candidat qui s’est présenté, en l’occurrence Thierno Abdourahmane Pammel Diallo. Il a été élu à l’unanimité au poste de secrétaire général.

Il faut rappeler que les deux bureaux ont été meublés par 25 membres chacun pour un mandat de 4 ans, renouvelable.

Il faut préciser que la presque totalité des anciens responsables de l’équipe sortante ont été débarqués. D’ailleurs, pour plusieurs conducteurs de mototaxis, ce changement qui s’est opéré au sein de leur corporation est une manière de sanctionner leurs anciens responsables avec les quels ils ne se comprenaient plus et qu’ils accusaient de mauvaise gestion.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Collège Hoggo M’Bouro à Labé : le corps professoral opposé à l’affectation du principal

15 février 2019 à 8 08 56 02562

Le corps professoral du Collège Hoggo M’Bouro de Labé s’oppose à une passation de services entre l’ancien et le nouveau principal de l’établissement qui sont appelés à permuter par la même décision de l’inspectrice régionale de l’éducation qui a provoqué les cris du côté du Collège Général Lansana Conté (CGLC) de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Décidément ! La toute dernière décision de l’inspectrice régionale de l’Education (IRE) de Labé, Mme Pierrette Toupou, publiée la semaine dernière, continue de faire parler d’elle. Après l’incident qu’elle a créée au Collège Général Lansana Conté (CGLC), son application pose également problème au Collège Hoggo M’Bouro, situé au centre-ville.

L’acte administratif appelait le principal du Collège du Camp Elhadj Oumar Tall, monsieur Diari Baldé et son homologue de Hoggo M’Bouro, monsieur Dian Baïlo Kanté à permuter leurs postes. Mais, le corps professoral de Hoggo M’Bouro s’est opposé, jeudi, à la passation de services entre les deux encadreurs de l’éducation.

« Les enseignants ont déclaré que le principal du collège Hoggo M’Bouro n’a commis aucune faute pour être envoyé au collège du Camp Elhadj Oumar Tall de Labé. Cette permutation n’était pas dans le programme. Ce sont les postes vacants qui étaient en jeu » explique notre source.

Il semble qu’au départ, il n’était question que des postes de censeurs à Wouro et Hoggo M’Bouro, proviseur à Hoggo M’Bouro, directeur des études à Maléah, principal de collège à Popodara, directeur des études et principal à Tata I. Les gens ont cherché ces postes vacants, mais les encadreurs de l’éducation ont profité de ces candidatures pour atteindre des objectifs inavoués.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, dans la matinée de ce vendredi, les élèves de l’établissement cherchent à barricader la route pour protester contre le départ de leur principal.

Nous y reviendrons !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Labé : l’inspectrice régionale de l’éducation menacée par le préfet

15 février 2019 à 8 08 50 02502
Mme Pierrette Toupou, inspectrice régionale de l’éducation de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, menace de saisir la présidence de la République contre l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE), Mme Pierrette Toupou, si monsieur Alpha Amadou Oury Sow est rétablie dans ses fonctions de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC), conformément aux instructions du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), a appris Guineematin.com de sources concordantes.

On vous l’annonçait il y a quelques jours. Une décision de l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE) de Labé, Mme Pierrette Toupou, destituant monsieur Alpha Amadou Oury Sow de ses fonctions de directeur des études (DE) du Collège Général Lansana Conté (CGLC) a provoqué une vive protestation des élèves de l’établissement qui ont battu le pavé dans les rues de la commune urbaine de Labé, la semaine dernière, précisément le vendredi 08 février 2019. Les collégiens en colère qui ont marché pour la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé exigeaient le rétablissement sans conditions du directeur des études destitué.

Même si les manifestants ont vite été dispersés par les services de sécurité à coups de gaz lacrymogène, l’incident a contradictoirement été apprécié par les autorités préfectorales et le cabinet du gouverneur de région.

Au moment où le préfet, Elhadj Safioulahi Bah, soutenait la thèse selon laquelle c’est l’enseignant démis de ses fonctions qui a incité les élèves à manifester, le cabinet du gouverneur de région relevait des anomalies dans la décision de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE). Les encadreurs de l’éducation concernés ont vite reconnu les reproches formulées par le gouvernorat et affiché leur prédisposition à faire amende honorable en rétablissant le jeune Alpha Amadou Oury Sow dans ses fonctions de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC).

Saisi de la situation, le cabinet du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a immédiatement instruit Madame Pierrette Toupou de ramener l’enseignant à son poste.

C’est donc contre toute attente que le préfet de Labé aurait signifié à l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE), Mme Pierrette Toupou, son opposition farouche à cette réinstallation. Il serait allé jusqu’à menacer de saisir la présidence de la République contre la pauvre dame si Alphadjo Sow est rétabli dans ses fonctions.

Il semble que le préfet Safioulahi Bah, actuellement à Conakry, tient à ce que la passation de service se passe le plus vite possible. Ce qui met les cadres de l’Education de Labé dans une situation inconfortable.

Du côté de l’IRE, on cherche à manœuvrer de manière à éviter un clash entre le ministre Mory Sangaré et le préfet Safioulahi Bah.

Interrogé sur les raisons qui pourraient expliquer cet acharnement du tout puissant préfet de Labé contre sa petite personne, Alpha Amadou Oury Sow explique que son père, Oumar Sow, dit Saboundé Nogaye, célèbre crieur public, a une plainte contre Elhadj Safioulahi Bah au Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé.

Cet antécédent est lié à un conflit entre Saboundé Nogaye et les citoyens de Boléya, dans le quartier Tata I de la Commune Urbaine (CU) de Labé. Conflit dans lequel les services techniques des Travaux Publics (TP) et les autorités judiciaires avaient fini, dit-on, par donner raison à Saboundé Nogaye.

Mais, sur cette question, le préfet se serait rangé du côté des citoyens de Boléya. Voulant alors relever le défi qui lui a été lancé, Saboundé Nogaye a décidé de trimbaler le préfet Elhadj Safioulahi devant le Tribunal de Première Instance de Labé.

Par ailleurs, signalons que le sieur Alpha Amadou Oury Sow est déterminé à ne pas se laisser faire. Il n’exclut même pas un déplacement sur Conakry pour solliciter l’arbitrage de son ministre Mory Sangaré, ou dans une large et éventuelle mesure saisir la chambre administrative de la Cour Suprême à l’effet de faire annuler la décision de l’inspectrice régionale de l’éducation de Labé.

En attendant que les choses se stabilisent, monsieur Alpha Amadou Oury Sow qui a été démis de ses fonctions de directeur des études au Collège Général Lansana Conté a suspendu les cours de Mathématiques, Physique et Chimie qu’il donnait dans l’établissement pour éviter tout contact avec les élèves, parce que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah cherche, dit-il, à faire accréditer la thèse selon laquelle que c’est lui qui inciter les collégiens à sortir dans la rue pour protester…

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire