Guinée : à l’heure du renouveau politique

31 mars 2019 à 21 09 38 03383

Libre Opinion : En Guinée, le moins qu’on puisse dire est que le paysage politique change de forme et de fond au gré d’un mouvement incessant de va-et-vient de politiciens plus préoccupés à trouver une ruche où ils pourront se nourrir, qu’à défendre des convictions proches des aspirations du Peuple au nom duquel ils parlent tous.

Des plates-formes se font et se défont dans le vacarme étourdissant d’une absurde guerre des egos. A peine nées, certaines implosent d’elles-mêmes pour une banale allusion ou une simple phrase prononcée, si ce n’est simplement pour une raison inavouable d’intérêts bassement matériels ou financiers.

Le pire dans cette cacophonie est que l’intox s’invite dans le débat et l’unité de la Nation prend un sacré coup lorsque le discours sécrète et amplifie la stigmatisation d’un groupe ou d’une ethnie.

Sous de tels auspices, comment ne pas donner raison à VOLTAIRE qui a dit que « la politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain ».

Le temps s’écoule, indifférent aux présomptions et prophéties des uns et des autres, et la Guinée avance inexorablement vers de grandes échéances électorales : législatives avant fin 2019 et présidentielle fin 2020. Deux rendez-vous à ne pas manquer pour auréoler notre démocratie du nimbe de la maturité et de la fiabilité.

Pour ne parler que du plus proche, à savoir les législatives, je dirai que celles-ci méritent la plus grande attention et les plus sérieux préparatifs.

En effet, la santé et la vitalité de la démocratie d’un pays s’apprécient en fonction de l’efficacité de son Parlement à incarner une véritable séparation des pouvoirs, en exerçant pleinement et souverainement ses fonctions.

Cette Institution constitutionnelle est en réalité la plus importante dans le fonctionnement de l’Etat, si elle s’affirme non pas comme une caisse de résonance, mais comme un creuset fécond du pluralisme politique, une expression condensée des aspirations du Peuple dont elle est l’émanation.

Il faut donc un choix judicieux des citoyens qui la composent et qui en tout lieu et en toute circonstance n’agissent que dans l’intérêt supérieur de la Nation. Le laxisme et le favoritisme appuyé d’un véritable marchandage financier des places, constituent des fléaux qu’il est impératif d’éliminer de nos pratiques au moment de l’établissement des listes de candidature à la députation.

Pour mieux répondre à ces exigences dont dépendent la vigueur et l’immortalité de notre démocratie, le paysage politique doit s’enrichir de l’arrivée sur la scène politique de nouveaux acteurs aptes à apporter un souffle novateur à la lutte pour la consolidation de la culture démocratique et la réalisation des objectifs de développement économique.

Ces nouveaux protagonistes doivent s’illustrer par une autre façon de faire la politique, c’es-à-dire bannir toute stratégie de diabolisation de l’adversaire et toute propension à se servir du Peuple (l’Etat) plutôt que de le servir.

Ils existent ces citoyens hors de tout soupçon, au regard du respect de la morale sociale et des lois du pays. Ils sont identifiables à travers leurs actions désintéressées au service de la collectivité.

A ce niveau de ma réflexion, il me vient à l’esprit le nom d’un certain Diallo Sadakadji, que je n’ai jamais vu, ni connu, si ce n’est à travers sa philanthropie devenue proverbiale.

Il y a quelques années, il avait créé son Parti et la nouvelle fut retentissante provoquant une frayeur chez certains qui redoutaient à juste raison de le voir ratisser large dans l’électorat de sa région naturelle, électorat jusque-là mobilisé au service quasi-exclusif de l’UFDG.

Son irruption dans l’arène politique aurait brouillé bien de cartes, tant il est vrai qu’il est proche du peuple dont les éléments les plus déshérités sont les bénéficiaires quotidiens et réguliers de ses incomparables largesses.

La dimension humaine de ce personnage humble et discret, pèserait de tout son poids sur la balance de la répartition des suffrages populaires.

Pourquoi Elhadj Sadakhadji ne réactiverait pas son Parti et aller à l’assaut de la prochaine législature ? Il a le bon profil qu’il faut pour s’engager dans cette belle aventure, le seul pari qui lui reste à gagner après que la fortune lui ait souri avec tant d’éclat et de plénitude.

Tidiane Diallo

Lire

France : Mamoud Diallo obtient une carte de séjour après un acte de bravoure

31 mars 2019 à 21 09 12 03123

Un jeune demandeur d’asile guinéen, qui avait sauvé fin janvier une femme agressée dans l’est de la France, va recevoir une carte de séjour, a-t-on appris samedi auprès d’un de ses proches.

« Il n’a pas obtenu le droit d’asile, mais l’État (français) a tenu compte
du fait qu’il existe un risque pour lui de retourner dans son pays en raison
de violences familiales », a précisé à l’AFP Stéphane Poulle, qui l’héberge
depuis son arrivée en France il y a un an.

Mamoud Diallo, ressortissant guinéen de 20 ans, va recevoir une carte de séjour « vie privée et familiale ». « Cette protection lui donne le droit de travailler et d’étudier en toute légalité », a poursuivi M. Poulle.

Commis de cuisine stagiaire dans une association à Autrans (est), Mamoud Diallo était venu au secours d’une employée gravement blessée au visage par un autre collègue muni d’un couteau le 29 janvier. Alerté par des cris alors qu’il ramassait les assiettes de vacanciers dînant dans une pièce voisine, le jeune stagiaire, orphelin et analphabète, s’était précipité sur lui.

Malgré son petit gabarit, le demandeur d’asile était parvenu à maîtriser l’agresseur, bien plus imposant que lui, à l’éloigner de la victime, et à le calmer. « Il lui a dit +Chef, il ne faut pas toucher aux filles+ », a raconté à l’AFP le maire de la ville d’Autrans, Hubert Arnaud.

Une fois la pression retombée, Mamoud Diallo et l’individu s’étaient remis au travail dans la cuisine, le temps que les secours et les forces de l’ordre interviennent.

Son geste avait été salué par une vague d’éloges et les gendarmes en charge de l’enquête avaient appuyé sa demande de régularisation auprès de la préfecture régionale. « Il est hyper heureux. Cette scène l’a beaucoup marqué mais il a revu la jeune femme blessée. Désormais, il souhaite rentrer chez les pompiers », a raconté Stéphane Poulle.

Samedi matin, Mamoud Diallo a été distingué de la médaille de la ville d’Autrans.

Par l’AFP

Lire

Ligue 1(J16): le Horoya corrige le Hafia !

31 mars 2019 à 19 07 28 03283

Opposé au Hafia de Conakry ce dimanche au stade du 28 septembre de Conakry au compte de la 16ème journée de la ligue 1 guinéenne, le Horoya AC s’est largement imposé devant son adversaire. Les rouge et blanc l’ont emporté par 4 buts à 0, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ce match aussi important pour les deux clubs, le Horoya AC a pris aussitôt les choses en main. Absent lors du précédent match, le nigérien Mohamed Djibo a ouvert la marque pour le club de Matam à la 7ème minute de jeu. Le Hafia pousse et frôle l’égalisation à la 37ème minute sur une balle en retrait de Yakubu Hubu pour son gardien, interceptée par l’attaquant du Hafia, Cheick Mohamed Camara.

Mais, heureusement pour le Horoya, l’attaquant est signalé en position de hors-jeu par le premier assistant. Un peu plus tard, le Hafia obtient un coup de pied arrêté sur une faute de Alsény Camara commise sur Ndongo Willy. Le capitaine des verts, Souleymane Badji, tente d’égaliser mais il bute sur le portier du HAC, Moussa Camara. Le score reste de 1-0 à la pause.

À la reprise, le Horoya domine son adversaire et Boniface Haba signe le break pour son équipe à la 46ème minute. Ocansey Mandela, d’un tir somptueux (46ème) et Mohamed Djibo, auteur d’un exploit individuel (86ème), inscrivent les 3ème et 4ème buts du Horoya AC.

Avec cette victoire, le quadruple champion de Guinée remonte à la deuxième place du championnat avec 26 points, juste derrière le Santoba FC, actuel leader avec 27 points.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

Lire

Hommage à Bah Oumar : l’Expert et le Sportif

31 mars 2019 à 18 06 41 03413

Sa taille olympique le prédisposait tout naturellement à devenir basketteur jusqu’à la consécration à la NBA (championnat de Basketball nord américain). Mais, il s’en est plutôt servi pour prendre de la hauteur et dominer tout le monde :

En classe d’abord, du primaire à l’université, où il obtint une Licence en Sciences Economiques et Comptables avec toute la fierté d’appartenir à la brillante promotion Mao Tsé Toung, celle de Lansana Kouyaté, Ahmed Tidiane Souaré, Fodé Bangoura, Michel Kamano, Souleymane Cissé, Aline Barry, Boubacar Prince Diallo. Ensuite, sur les terrains vagues de football de Madina avec les Mané Bangoura avant de les quitter définitivement pour devenir un dirigeant jusqu’à la fédération guinéenne de football.

A partir de ce moment, Bah Oumar va porter une triple casquette. Il est professeur d’université, Expert Comptable au ministère de l’Information et membre actif de la faîtière du football guinéen.

Il est nommé inspecteur général des services de l’information, puis chef de cabinet dudit département. Sa maîtrise des dossiers et son intégrité en font une terreur des bandits à col blanc.

C’est au football que Bah Oumar va donner la plénitude de ses talents, pour avoir vécu intensément ses ombres et ses lumières dans ce Conakry du football princier.

Il connait tous ses acteurs et a partagé l’enfance et l’adolescence avec la plupart d’entre eux, dont certains ont fait partie de la légende du Hafia, du Horoya et du Syli national.

De l’équipe du pharmacien, Baba Sakho, à celle de Salifou Camara Super V, de Bruno Bangoura jusqu’au comité de normalisation de Mohamed Lamine Nabé, Bah Oumar a toujours été un parfait connaisseur des textes et un ardent défenseur de leur stricte application avec rigueur et vigueur.

C’est pourquoi, il est souvent apparu comme un incompris, alors que c’est toujours sous le prisme d’une culture immense et plurielle que ses arguments étaient placés, contrairement à ceux de culture approximative qui versaient dans l’activisme et le pédantisme.

C’est justement la brillante formation de Bah Oumar qui lui vaudra d’être nommé secrétaire général de la grande chancellerie de Guinée. Un poste stratégique de grande souveraineté qui ne l’éloignera pas cependant du football. Il le vivait intensément, en cherchant quotidiennement les informations sur les compétitions et les résultats obtenus par les équipes guinéennes.

Et, comme tous les matins des jours ouvrables, je le rencontrais au petit déjeuner au restaurant EPI D’OR, en face de la cité de chemin de fer. Je prenais soin d’être à jour pour répondre à ses nombreuses questions. La délivrance du neveu que je suis venait de la montre de l’oncle Bah Oumar qui regardait l’horloge et l’heure pour être à son bureau.

Alors, il demandait à son chauffeur de démarrer, en remettant au lendemain la suite des discussions. Sans rien me dire, il réglait ma note à la caisse et la tenante me disait que quelqu’un avait payé pour moi.

Bah Oumar faisait partie du cercle des amis d’enfance de Malik Condé, le frère cadet du professeur Alpha Condé, comme Koto Dia et Cheick Mohamed Fofana. Quand on sait tout l’amour que le chef de l’Etat garde pour ce petit frère, parti au moment ou son combat politique d’une quarantaine d’années était récompensé, on peut deviner son affliction suite au décès de Bah Oumar dont les parents, comme bon nombre des fils du Timbi, descendirent très tôt sur la côte au point que leur progéniture est fondamentalement de culture Soussou sans avoir renié leur identité peule.

C’est pourquoi, le directeur de cabinet de la présidence de la République, Ibrahima Kalil Kaba, qui avait à ses cotés le Grand Chancelier des Ordres, le Général Kaba 43 Camara, et l’ancien Premier ministre, Ahmed Tidiane Souaré, était à la réception de la dépouille mortelle de Bah Oumar, le vendredi 29 mars 2019 à l’aéroport de Conakry.

Cette double culture a fondé toute l’existence de Bah Oumar dans la veine du guinéen tout court, ouvert généreux et solidaire de toutes les nobles causes qui constituent les piliers de la nation.

Comme la géographie est la première composante de l’histoire, dans ce déroulé paradisiaque de Donghol Touma jusqu’à la baie de Sangaréyah, le Timbi a également sa partie Soussou. Le Sokili avec le village de Démoukoulouma se brassent et s’embrassent des communautés diverses unies et réunies, solides et fortes d’un ancrage séculaire.

Voilà ce qui explique la dimension plurielle, l’envergure dynamique et la grandeur sublime de Bah Oumar, homme de dialogue et de rigueur que la mort vient de nous arracher.

Il était du clan des Ndioboyankés, donc descendant de Ndiobo, le frère aîné de Kalidou, aïeul des Kaldouyankés, tous deux fils de Boukari, fils de Aldiouma, dit Maoundé, fils de Saïkou Aldiouma, fils de Saïkou Aldiouma ibn Ilo, fils de Bodhéwal, le troisième garçon de l’arabe, Oughbata Boun Nafsi, un disciple de Saïdinà Oumar ibn Khattab et de la princesse peule Madioumaou.

Traditionnellement, les Ndioboyankés habitent Labé-Dhépéré et ont le patronyme Diallo. Mais, par petites migrations, certains se sont installés dans le Timbi et ont le pris patronyme Bah, le plus fréquent dans le Diwal.

Comme le disait l’autre, l’écriture de DIEU n’a pas de gomme. Bah Oumar a incarné, sa vie durant, les valeurs de noblesse, de courage, de culture et de fraternité agissante. Un exemple qui n’est pas légion de nos jours et que nous devons tous nous approprier afin de maintenir solide et forte la chaîne de solidarité.

Bah Oumar rejoindra sa dernière demeure au cimetière de Cameroun demain, lundi 1er avril 2019, après la levée du corps à la morgue d’Ignace Deen et la prière à la mosquée Fayçal.

Paix à son âme, amine !

Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-historien

Lire

Faranah : les antennes locales de la CONABPAG installées

31 mars 2019 à 11 11 42 03423

Après Kindia et Mamou, la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) s’est rendue à Faranah pour mettre en place ses antennes locales. Le bureau régional et celui préfectoral ont été élus et installés hier, samedi 30 mars 2019, dans la ville. La cérémonie a connu une forte mobilisation des membres de la coopérative et des autorités locales, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette rencontre a été présidée par le préfet de Faranah, Ibrahima Kalil Keïta. A l’issue du vote des boulangers et pâtissiers de la région, Elhadj Aliou Sarayah Barry a été élu à la tête du bureau régional, composé de 15 membres plus 4 conseillers, et Mamoudou Bailo Barry a été porté à la tête du bureau préfectoral de la CONABPAG, composé de 13 membres et 3 conseillers. Ces deux bureaux sont élus pour un mandat de 3 ans, renouvelable une fois.

Après la mise en place de ses antennes, Mamadou Adama Diallo, président national de la CONABPAG, s’est réjoui du bon déroulement de ces élections avant d’inviter les élus à l’union et au travail, pour permettre l’atteinte des objectifs que se fixe la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée.

De son côté, Elhadj Aliou Sarayah Barry, le nouveau président du bureau régional de la CONABPAG de Faranah, a remercié les boulangers et pâtissiers pour la confiance placée en lui. Il s’est ensuite engagé à travailler avec les autorités de Faranah. « Nous vous remercions pour cette confiance que vous avez porté en nous. Nous demandons votre soutien inconditionnel pour la survie de notre coopérative. Nous vous invitons à l’union, à la fraternité.

Je prends ici l’engagement solennel que le bureau qui est sorti de cette assemblée travaillera étroitement avec l’ensemble des autorités de Faranah pour une meilleure satisfaction de tous. J’invite par la même occasion l’ensemble des boulangers et pâtissiers de notre région à s’unir d’avantage autour d’un même objectif qui est celui de l’entente et de l’amour pour une franche et loyale collaboration afin de développer notre noble métier », a exhorté monsieur Barry.

Le chef de cabinet du gouvernorat de Faranah et représentant du gouverneur de la région à cette rencontre, a salué aussi le bon déroulement de cette assemblée générale. Ibrahima 2 Sylla a lancé également une invite à l’endroit des dirigeants du bureau régional des boulangers et pâtissiers de Faranah.

« Ce que je vais demander à l’équipe régionale, comme vous l’avez fait tout de suite, j’aurais souhaité humblement que de la même manière, l’équipe régionale se déplace dans ces 4 préfecture pour présenter aux autorités administratives et locales ceux qui sont chargés désormais de gérer le secteur du pain dans la région (…)

Avec cette organisation, je suis sûr qu’il y aura une amélioration de la qualité et de la quantité, et que cette amélioration de quantité et de qualité va être accompagnée de l’hygiène pour chacun d’entre nous. Car, celui qui fait le pain, s’il manque d’hygiène, celui qui consomme son pain peut être facilement contaminé et tout le monde sera ainsi contaminé », a-t-il espéré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

Lire

Conakry : la magie et sa démystification au centre d’une conférence débat

31 mars 2019 à 10 10 48 03483

Le Palais du Peuple de Conakry a servi de cadre à une conférence débat portant sur la magie et ses démystifications. Cette conférence a été organisée par l’association Africa Magie Moderne Internationale (A.A.M.M.I), dans l’après-midi d’hier samedi, 30 mars 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Animée par le professeur malien Mamadou Babou Niang, cette conférence débat a connu une forte mobilisation des communautés malienne, sénégalaise, et burkinabé vinant en Guinée. Devant un auditoire attentionné, le conférencier a cité plusieurs types de magies dont la magie blanche, celle noire, la sorcellerie…

Parlant de la magie noire qui est celle pratiquée en Afrique, le professeur Mamadou Babou Niang a interpellé l’assistance notamment sur les magiciens qui prétendent multiplier de l’argent. « Faites beaucoup attention. Dieu n’a pas confectionné l’argent, ce sont les êtres humains qui ont confectionné l’argent. Tant que tu ne travailles pas, tu ne peux pas avoir de l’argent.

Donc, le marabout qui te dit : si tu me donnes un million je vais te donner 100 milliards, d’où viendront les 100 milliards qu’il fait sortir ? Au lieu de prendre ton argent, pourquoi ne pas faire ces 100 milliards pour lui-même ? Donc la magie est basée sur les travaux sataniques. C’est des travaux sataniques basés sur le mensonge, sur l’escroquerie », a-t-il expliqué.

Le conférencier rappelle d’ailleurs que la magie est interdite par toutes les religions divines. Et, ajoute-t-il, « beaucoup de maladies sont de nos jours provoquées par la magie noire basée sur le secret du démon ».

Joignant la théorie à la pratique, le professeur Niang a fait plusieurs démonstrations pour démystifier et démentir les agissements des sorciers et autres marabouts et féticheurs à travers lesquels ils impressionnent et trompent les gens non-initiés.

Présent à cette conférence, la maire de Kaloum qui était la marraine de la rencontre, a salué cette initiative qui permet d’expliquer aux jeunes générations certaines valeurs culturelles africaines qui sont aujourd’hui abandonnées. « L’Afrique a perdu ses valeurs. Nous nous sommes rabattus complètement et entièrement sur l’occident en oubliant que nos valeurs ancestrales ont permis à nos aïeux d’être centenaire, de vivre longtemps et surtout de vivre en bonne santé », a déploré Aminata Touré.

La maire de la commune de Kaloum regrette que la mystification soit devenue quelque chose qui est courant en Guinée. Ce qui « cause d’énormes préjudices à l’égard des femmes notamment ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Causes, conséquences et prise en charge de la Constipation…Pr N’diouria Diallo dit tout à Guineematin

31 mars 2019 à 9 09 34 03343

La constipation, rareté ou difficulté de l’évacuation des matières fécales, est un réel problème de santé. De nombreux citoyens s’en plaignent à un moment où la question de l’hygiène alimentaire se pose avec acuité. Pour parler des causes de la constipation, de ses manifestations et de sa prise en charge, un reporter de Guineematin.com a rencontré Professeur Abdourahmane N’diouria Diallo, ce mercredi 27 mars 2019.

Ce médecin de renom est Professeur en hépato-gastro-entérologie, enseignant-chercheur à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry depuis 1992, président de l’ONG SOS Hépatites-Guinée.

Guineematin.com : la constipation est un souci de santé qui revient régulièrement. Qu’est-ce que c’est ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : la constipation n’est pas une maladie. Elle est la manifestation d’une anomalie d’évacuation spontanée des selles. En termes simples, c’est la difficulté à évacuer les selles. Vous savez, le ventre constitue le deuxième cerveau de notre organisme, qui a au moins 200 millions de neurones. Le ventre abrite une colonie de bactéries dont l’activité a un impact sur la personnalité de l’individu, sur l’équilibre interne. Ces bactéries-là jouent un rôle fondamental dans la putréfaction et la fermentation des aliments. Elle peut aussi entrainer une suffocation avec une impression de mort imminente.

Guineematin.com : comment peut-on en arriver à une constipation ? Quel est le mécanisme ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : Dieu a fait de l’Homme une machine parfaite, qui a plusieurs organes ayant besoin de beaucoup d’énergie pour son fonctionnement normal. D’où la prise de repas, la prise de différents aliments énergétiques. Après la bouche, l’estomac, l’aliment digéré est absorbé dans les intestins sous forme de nutriments. Et, les résidus, les déchets non digérés qui en résultent subissent une putréfaction et une fermentation sous l’effet des bactéries avec formation de gaz. Il a été remarqué qu’en Europe, le transit peut durer 70 heures avec un poids de 150 grammes de selles.

En Afrique, il est dit que le transit dure en moyenne 36 heures avec un poids de 450 grammes de selles. Cette différence est liée à l’ingestion d’aliments avec des fibres non digestibles. En Afrique on mange en quantité, alors que les autres mangent en qualité. Le poids des selles varie selon les individus mais, surtout en fonction de ce qu’on mange. Les selles normales peuvent contenir jusqu’à 75 à 80 % d’eau, plus du mucus, des cellules intestinales, de la graisse, des protéines et autres, ayant tous échappé à la digestion. D’où la vraie définition scientifique de la constipation.

Donc, la constipation est essentiellement basée sur deux éléments : la fréquence de la défécation et la consistance des selles. Autrement dit, il est admis qu’il y a constipation, s’il y a une diminution de la fréquence des selles. Quand on fait moins de 3 selles par semaine, on est constipé. C’est-à-dire, quand on fait deux jours sans aller aux toilettes, on est constipé.

Ensuite, quand on une anomalie dans la consistance des selles, c’est-à-dire, des selles dures, des selles fragmentées, ou des selles en crottin, on est constipé. Puis, quand on a une défécation difficile, autrement il ya des efforts de poussée pour sortir les selles, on est aussi constipé. Quand on a une sensation de blocage incomplet, ou de blocage anorectal impliquant des manœuvres digitales, c’est-à-dire qu’on est obligé d’envoyer le doigt à côté de l’anus pour pousser la sortie des selles, c’est qu’on est constipé.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut dire qu’il y a des degrés de constipation ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : on parle parfois de constipation de transit, caractérisée par un trouble de la progression des matières fécales dans le côlon, autrement dit le passage des matières fécales dans le côlon. Il y a aussi la constipation distale ou terminale, caractérisée par un trouble de l’évacuation au niveau du côlon, du sigmoïde ou du rectum.

La 3ème catégorie, c’est quand on a une anomalie du bol fécal. Donc, on parle de digestion normale, quand il y a arrivée normale d’une selle normale, dans un côlon normal. Maintenant, si la selle n’est pas normale, si l’arrivée de cette selle n’est pas normale, si le gros intestin dans lequel transitent ces selles n’est pas normale, vous aurez une constipation.

Guineematin.com : alors, est-ce qu’on peut se rendre compte soi-même qu’on est constipé ? Autrement dit, est-ce qu’il est facile de détecter une constipation ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : les spécialistes reconnaissent qu’il y a trois types de constipés. Il y a ceux qui croient l’être et qui ne le sont pas ; il y a ceux qui le sont, qui s’en plaignent et qui consultent les médecins ; et ceux qui le sont et qui ne s’en plaignent pas. Mais, il y a une forme atypique de constipation. C’est ce qu’on appelle la fausse diarrhée. C’est quand les matières fécales, au niveau de l’intestin, provoquent une irritation, une sortie de l’eau de la paroi du côlon qui va diluer les matières fécales.

C’est-à-dire, c’est quelqu’un qui est constipé, il fait deux semaines voire un mois, et les selles provoquent une hypersécrétion d’eau, une sorte de diarrhée, c’est ça la vraie constipation. C’est une fausse diarrhée, qui trompe les gens. Mais, c’est une vraie constipation. Donc, il faut être spécialiste pour savoir qu’une fausse diarrhée est une vraie constipation.

Guineematin.com : quelles sont les causes de la constipation ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : quand on a des affections thyroïdiennes, cela entraine des troubles de sécrétion de l’insuline, de la sécrétine, de l’adrénaline, ça perturbe la tonicité et il y a constipation. Il y a des lésions de la paroi du côlon qui entraînent des anomalies de la motricité, déclenchant une constipation. Quand il y a une tumeur bénigne ou maligne du côlon, quand il y a des infiltrations de la paroi, quand il y a des tumeurs externes… il y aura constipation.

Il y a également beaucoup de médicaments qui peuvent entraîner secondairement une constipation. C’est le cas de l’Atropine, qui est un antidouleur. Presque, tous les médicaments qu’on prend en Psychiatrie, contre la dépression, les sédatifs, les neuroleptiques, les opiacés. Il y a également les médicaments qu’on prend en cardiologie, en neurologie, contre le parkinson. Bref, tous ces médicaments-là peuvent donner secondairement une constipation.

Il y a aussi des maladies, quand on a par exemple des problèmes de sécrétion au niveau de la bouche, au niveau de l’estomac, au niveau du bulbe avec les sels biliaires qui permettent la digestion des protéines… Quand ces secrétions-là sont insuffisantes, minimes ou faibles, la digestion se fera difficilement. Les affections des organes de l’homme ou de la femme, comme la prostatite, une tumeur de la prostate, cela peut compresser le gros intestin par où passent les selles, quand une femme a des infections au niveau des annexes, de l’utérus, des ovaires,… ça peut entraîner une constipation.

La femme en grossesse aussi a une constipation par deux mécanismes : il y a un mécanisme mécanique, au fur et à mesure que l’enfant grandit, il va compresser le gros intestin ; mais, il y a un autre mécanisme hormonal, la progestérone. Les gens qui ne marchent pas, qui ne font pas de mouvement, qui sont alités, cela gêne la motricité de l’intestin. On peut parler aussi de l’état émotif du sujet. L’équilibre psychologique assure la motricité intestinale, quelqu’un qui est stressé, qui est émotif, qui est dépressif, ça entraîne une perturbation de la motricité intestinale.

On peut évoquer le cas des individus qui ne boivent pas beaucoup d’eau, quand il ne reçoit pas d’eau, cela va se répercuter sur les selles qui seront fragmentées, elles seront durs et cela ralenti la progression du bol fécal. Parmi les causes qu’on peut citer aussi, c’est les causes occasionnelles. Quelqu’un qui change ses habitudes alimentaires, quelqu’un qui change de logement, qui voyage, aura une constipation occasionnelle.

Quelqu’un qui fait une grève de la fin, quand il y a des calamités, des guerres civiles, il peut y avoir de constipation occasionnelle. Un malade qui a beaucoup de fièvre, parce qu’on perd de l’eau avec la fièvre, peut faire de la constipation occasionnelle. Les enfants nourris au biberon avec du lait de mauvaise qualité peut faire une constipation…

Guineematin.com : la constipation entraîne quoi finalement ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : à la longue, une constipation va donner une impression de gros ventre, avec une intolérance alimentaire, une gêne abdominale, des douleurs, une douleur sourde (le malade n’arrive pas à déterminer la douleur). Surtout, la constipation donne des maux de tête. Elle donne un vertige, une insomnie, une perte d’appétit, et en fin de compte, elle va aboutir à un amaigrissement. On peut également noter des conséquences psychosociales.

Les gens constipés ont une mauvaise haleine, leur bouche va sentir avec une haleine fétide. C’est des gens, soit ils sont rejetés, ou alors eux-mêmes ne fréquentent plus certains milieux, comme la mosquée, les lieux de travail, ça devient gênant. C’est un problème très sérieux. Quand on est constipé à la longue, ça entraine une fatigue sexuelle. Tout ceci peut entrainer des troubles psychologiques, sans compter les crampes, les sensations de masse électrique. Les selles dures peuvent aussi entrainer des fissures anales et ça fait très mal.

Guineematin.com : comment se fait la prise en charge d’un patient souffrant de constipation et quel conseil donnez-vous ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : l’objectif, c’est l’amélioration de la qualité de vie par l’amélioration du confort somatique et psychologique. On ne traite pas une constipation pour améliorer le dolichocôlon ou pour soigner une colite installée. Le malade constipé a besoin d’un interrogatoire, on doit l’accueillir correctement. L’interrogatoire doit être rigoureux : bien accueillir le malade, bien l’écouter, l’accepter avec toute la pudeur. Vous savez qu’en Afrique, les zones ano-génitales sont des sujets tabous.

Donc, pour parler de ça, il faut de la pudeur, il faut un tact, il faut le temps aussi. Il y en a qui n’aiment pas le mot constipé en public. Parfois, ils demandent même de sortir les assistants, parce que la constipation est liée aux gaz. Il faut ensuite trouver les facteurs déclenchant : c’est l’école, c’est le bac, c’est le diplôme, il n’y a pas de boulot, c’est l’aventure, c’est la polygamie, c’est des problèmes financiers… En Guinée, tout le monde est stressé : les enfants, les jeunes, les femmes, les hommes.

Donc, il faut rechercher et élimine le stress. Puis, les abus, les médicaments traditionnels, les médicaments importés, les pullules contraceptives chez les femmes. Après l’interrogatoire, le principe fondamental, c’est les règles d’hygiène diététique en première intention. Il faut un régime alimentaire normal. Il faut qu’on arrête de prendre 3 plats de riz par jour. Dans l’alimentation, il faut privilégier la qualité par rapport à la quantité. Il faut avoir un petit déjeuner de Roi, un déjeuner de Prince, mais le dîner pauvre.

Il faut dîner léger et très tôt, pas au delà du crépuscule. Ce qui est fondamental, l’individu doit prendre 1,5 à 2 litres d’eau par 24 heures. Il faut aussi se méfier des additifs comme cube Maggi. Il faut prendre 5 sortes de fruits et légumes par jour : papayes, ananas, pastèques, mangues, oranges… Il faut avoir un rythme alimentaire régulier, des repas pris à des heures fixes. En outre, il est très important de se mouvoir, de faire du sport. Il faut faire un sport non-violent.

Quelqu’un est victime de constipation, le premier reflexe à faire, c’est de choisir une heure fixe à laquelle il est présent à la maison, il va à la toilette à l’heure fixe, même s’il n’a pas envie de faire défécation. Il s’assoit sur le pot, mais sans journal, sans ordinateur, sans téléphone, sans calculatrice. Autrement dit, il ne faut pas calculer, ne penser qu’à une chose : faire sortir les selles. L’individu crée ce réflexe, l’entretien et le respecte pour toute la vie. Car, le stress et l’empressement sont les ennemis du transit…

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

Lire

L’UFR répond à Alpha Condé : « nous sommes prêts à l’affrontement »

30 mars 2019 à 20 08 14 03143

La sortie ratée du président Alpha Condé au siège du RPG continue de polariser les débats. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 30 mars 2019, l’Union des Forces Républicaines a condamné ces propos qui appellent à l’affrontement. Les militants du parti républicain sollicitent un débat télévisé entre leur leader et le président Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a été présidée par Ali Badra Koné, secrétaire général de la jeunesse de l’UFR. La sortie du président Alpha Condé, le 24 mars dernier, est toujours d’actualité.

Pour Hadja Aissata Daffé, présidente nationale des femmes de l’UFR, « c’est quelque chose que l’UFR a condamné. Ce n’est pas normal de tenir des propos comme tels en tant que militant. Même s’il est militant, il n’a pas à inciter à l’affrontement dans un pays où surtout il y a toutes les sensibilités. Aujourd’hui, il y a des situations que certaines familles traversent, je crois qu’on doit plutôt prôner l’apaisement que l’affrontement. C’est quelque chose qui a été condamné par le parti, à commencer par le président », a dit la députée.

Par rapport aux bruits qui courent sur une nouvelle Constitution, Hadja Aissata Daffé tranche sans équivoque. « Pour la révision de la Constitution, la position de l’UFR est claire. La Constitution actuelle dit que c’est deux mandats. Même, si on doit modifier cette Constitution, peut-être qu’un autre viendra pour faire une proposition de modification. Ce n’est pas maintenant. Nous sommes à la veille des élections législatives et présidentielle ».

Pour sa part, Ahmed Tidiane Sylla, chargé de communication de l’UFR, a souhaité un débat entre Sidya Touré et Alpha Condé. « Nous à l’UFR, nous demandons solennellement au militant Alpha Condé et au président Alpha Condé un débat télévisé en direct entre le militant et le Président, Alpha Condé et le président Sidya Touré ».

Pour ce qui est de l’incarcération illégale du journaliste Lansana Camara, le responsable de la communication de l’UFR parle d’un signal envoyé aux guinéens. « Vous savez suivi, au courant de la semaine là, l’arrestation d’un journaliste qui a fait plus de 72 heures en prison. C’est un signal fort qu’on a envoyé à la population guinéenne. On veut museler tout le monde, on veut museler la presse, on veut museler tous ceux qui peuvent parler à la place du peuple, on veut museler tous ceux qui veulent dénoncer.

Il est impossible qu’on puisse arrêter un journaliste parce qu’il a dénoncé des cas de corruption. Ils veulent intimider tout le monde ça ne marchera pas. Le militant Alpha Condé a demandé à ses militants de se préparer à l’affrontement. Nous ici, nous répondons que nous sommes prêts.

La Guinée, ce n’est pas pour le père de quelqu’un. C’est pour le père et le grand père de tout le monde. La Guinée nous appartient tous. Personne ne peut nous effrayer dans ce pays. Personne ne peut nous faire fuir de ce pays-là. Nous sommes prêts pour tout ceux qui veulent sortir contre nous », a prévenu Ahmed Tidiane Sylla.

De son côté, Baba Fofana, coordinateur régional de l’UFR en Haute Guinée, a mis l’occasion à profit pour fustiger les fausses promesses dont la haute Guinée est victime. « Nous ne sommes pas pour le troisième mandat. Si tu entends Alpha Condé, c’est la Haute guinée. Mais aujourd’hui, c’est la Haute Guinée qui souffre de plus du pouvoir d’Alpha Condé. Il n’y a rien qui est fait en Haute Guinée, rien que des promesses et des promesses. Donc, on en a mare.

Je crois que la démocratie d’aujourd’hui là est jeune. Il faut qu’on laisse avancer cette jeune démocratie. Si Alpha Condé veut violer notre Constitution, on n’est pas pour. Il n’est pas le seul guinéen, il y a treize millions et quelques en Guinée. Donc, la Haute Guinée quand-même n’est pas pour le troisième mandat… compte tenu des fausses promesses qu’il a faites en Haute Guinée. Il nous avait promis le courant, actuellement, nous n’avons pas de courant. Il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’eau, il n’y a rien… »

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Carnet Rose: Alhousseiny Makanéra Kaké convole en justes noces

30 mars 2019 à 19 07 18 03183

Demain dimanche, 31 mars 2019, le président du parti Front National pour le Développement (FND), Alhousseiny Makanéra Kaké va se remarier avec la nouvelle élue de son coeur, mademoiselle Maki MD Sylla. Depuis l’annonce de cette nouvelle, la photo des futurs époux tourne en boucle sur le réseau social Facebook.

On y voit l’ancien ministre de la communication, avec un sourire aux côtés de sa nouvelle épouse. Plusieurs internautes ont largement liké, commenté ou partagé la photo, annonçant le mariage de l’ancien porte-parole de l’opposition républicaine.

Vu le nombre de commentaires, on s’attend à du monde pour marquer l’union sacrée entre Alhousseiny Makanéra Kaké et Maki MD Sylla.

La réception est prévue au terrain de Nongo, à partir de 16 heures.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620213977/662730531

Lire

Vers une unité d’action entre l’opposition républicaine et la COD ? Une réunion entre les opposants annoncée

30 mars 2019 à 18 06 54 03543

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), membre de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD) annonce une rencontre avec l’Opposition Républicaine. La démarche vise à faire front commun contre les velléités de changer la Constitution guinéenne au profit du président Alpha Condé. L’annonce en a été faite ce samedi, 30 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du PADES à son siège à Nongo, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre politique a été présidée par madame Dédé Dioubaté, coordinatrice chargée des affaires politique du PADES, entourée de nombreux membres du bureau exécutif. Elle a mis l’occasion à profit pour annoncer une rencontre entre la COD, plateforme de l’opposition, et l’Opposition Républicaine. « Les gens pensent que cette plateforme qui se dénomme la COD (Convergence de l’Opposition Démocratique) a été mise en place pour contrecarrer l’Opposition Républicaine. Non !

Ça n’a rien à voir, ça n’a absolument rien à voir. Nous avons un obstacle devant nous, si les différentes oppositions, les différentes plateformes de l’opposition, ne se donnent pas la main, plus les plateformes de la société civile, plus les mouvements politiques, plus les syndicats, si on se donne pas la main pour contrecarrer ce qui est en train de se pointer à l’horizon, on ne s’en sortira pas. Une seule plateforme ne pourra jamais réussir », a lancé Dédé Dioubaté.

Devant cet état de fait, cette responsable du PADES annonce une rencontre imminente avec l’Opposition Républicaine, dirigée par Cellou Dalein Diallo. « Dans les jours qui suivront, l’Opposition Républicaine et la COD vont se rencontrer autour d’une même table, avec les sociétés civiles, avec les syndicats pour mettre un programme de travail dans ce sens.

Il est vrai qu’il y a longtemps que l’Opposition Républicaine est sur le terrain. Mais, elle est seule, elle ne pourra pas marcher. C’est pour cela que les autres partis politiques ont jugé nécessaire de créer une nouvelle plateforme qui se dénomme la COD la (Convergence de l’Opposition Démocratique). Nous sommes en train de nous battre dans le même sens, on a la même vision.

Pour sortir de ce carcan, une seule personne ou une seule plateforme ne peut pas réussir ce combat. C’est un combat qui appelle toutes les forces vives de la nation, toutes les forces vives qui prétendent que ce pays-là, que ses populations sortent de cette situation et souffrance », a laissé entendre la présidente de séance.

La sortie du président de la République, qui appelle ses militants à être prêts à l’affrontement, a été également commentée. Dédé Dioubaté a fermement condamné ces propos tenus le dimanche, 24 mars dernier au siège du RPG. « Le président de la République, le professeur Alpha Condé, a fait une violation de notre Constitution, à son article 37 qui stipule que quand un citoyen guinéen est élu président de la République, cesse d’être un président du parti, cesse de fréquenter un parti politique, même si c’est ce parti qui l’a élu, à plus forte raison venir là, tenir des propos contre tout le monde.

Un chef d’Etat ne doit pas commenter, faire des commentaires, dire dans ses propos le mot affrontement. Le mot affrontement pour un chef d’Etat, je dis que c’est un délit. Parce que, le chef d’Etat est là pour rassembler les populations guinéennes. Donc, il y a des mots, c’est formellement interdit pour un chef d’Etat », a martelé la politicienne.

Cette sortie ratée du président Alpha Condé a secoué même le parti au pouvoir qui a essayé de recoller les morceaux. Pour Dédé Dioubaté, « je crois que le président fera gaffe désormais d’ici la fin de son deuxième et dernier mandat en 2020 on l’espère.

Parce que la Guinée a besoin d’une mobilisation, la Guinée a besoin qu’on mette les guinéens ensemble, la Guinée a besoin de la paix du cœur. Ça, nous en avons besoin. Nous souffrons, il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’électricité et on n’a pas de bonnes routes. Difficilement on se nourrit, mais la paix cœur est plus que tout ça », a rappelé la coordinatrice chargée des affaires politique du PADES.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

3ème mandat pour Alpha Condé ? : « Il faut qu’on agisse pour arrêter ces gens-là », dit le CPUG

30 mars 2019 à 18 06 22 03223

Le débat se poursuit et s’accentue autour d’une éventuelle modification de la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. La question était au centre de l’assemblée générale hebdomadaire du CPUG, ce samedi 30 mars 2019. Les responsables du parti dirigé par Dr Ibrahima Sacko ont dénoncé vigoureusement les proches du président de la République, qu’ils accusent de manœuvrer pour instaurer un pouvoir à vie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est Mamadou Pathé Barry, le coordinateur régional du CPUG en Moyenne Guinée, qui a évoqué le sujet devant les militants réunis au siège du parti, à la Minière. « C’est dommage de voir des jeunes soutenir un troisième mandat. Ils le font juste pour avoir des miettes, ils se sacrifient et sacrifient nos vies pour soutenir ce vieux à s’éterniser au pouvoir. En Guinée, ceux qui sont au pouvoir ne veulent pas quitter.

Ils veulent pousser le président de la République à s’éterniser au pouvoir parce qu’ils ne veulent quitter à leurs postes de responsabilité. Ce n’est pas parce qu’ils aiment Alpha Condé, mais c’est pour leurs intérêts. Ils détestent même le président parce qu’ils ne veulent pas que le président sorte par la grande porte. Ils sont l’ennemi d’Alpha Condé et l’ennemi de la nation. Il faut qu’on agisse pour arrêter ces gens-là », a-t-il lancé.

Le parti Changement, Changement, Progrès, Unité pour la Guinée s’est prononcé aussi sur l’incarcération du journaliste Lansana Camara, détenu depuis plusieurs jours à la maison centrale de Conakry, pour « délit de presse ». La formation politique dénonce une menace à la liberté de la presse et à la démocratie en Guinée.

« Il y a un journaliste qui a été arrêté parce qu’il a juste fait un article qui concerne le ministère des Affaires Étrangères. Le ministre porte plainte contre lui et on le met en prison. C’est une menace pour la liberté de la presse, c’est la démocratie même qui est menacée en Guinée », a fustigé Mamadou Pathé Barry.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Chérif Bah à l’AG de l’UFDG : « on a un régime fasciste qui sinistre et tue sa population »

30 mars 2019 à 17 05 45 03453

L’incarcération du journaliste Lansana Camara a été l’un des sujets évoqués ce samedi 30 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG. D’autres sujets relatifs à la casse à Kaporo rails et à la sortie ratée du président Alpha Condé le weekend dernier n’ont pas été occultés au cours de cette rencontre. La séance a été présidée par Ibrahima Chérif Bah, entouré de certains membres du bureau exécutif, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis quelques jours, le journaliste du site Conakrylive.com, Lansana Camara, est illégalement détenu à la maison centrale de Conakry sur une plainte du ministre des Affaires Etrangères. Cette atteinte à la liberté de la presse a été commentée par Ibrahima Chérif Bah, qui dénonce des manœuvres d’intimidation.

« Nous constatons des manœuvres d’intimidation qui violent la loi et qui vont affecter tous les guinéens. Avec la presse, on veut nous museler, on veut qu’on se taise et qu’on ait peur. Au nom du président Cellou, nous sommes solidaires à Lansana Camara, car c’est un symbole aujourd’hui », a dit l’ancien gouverneur de la Banque centrale.

En ce qui concerne la démolition des maisons d’habitations à Kaporo rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, Chérif Bah déplore cette tragédie tout en qualifiant le régime Alpha Condé de fasciste. « Kaporo Rails est l’expression même de l’acte d’un régime qui dévient fasciste, un régime qui sinistre sa population, un régime qui tue sa population.

Ils ont tué à Saoro, à Galapaye, à Womè, à Zogota ainsi que plus de 100 jeunes à Conakry à l’occasion des manifestations sur l’Axe de la démocratie. Ce pouvoir n’a pas une légitimité suffisante. Il pèse 18% depuis 2010 », rappelle l’ancien banquier.

Devant cet état de fait, Ibrahima Chérif Bah appelle à la mobilisation des militants de l’UFDG pour contrecarrer toute idée de modification de la Constitution en faveur du Président Alpha Condé.

Parlant de la sortie ratée du président Alpha Condé devant ses militants la semaine dernière, Chérif Bah préconise l’organisation d’un congrès du RPG pour écarter l’actuel locataire de Sékhoutouréyah. « J’aimerais demander au militant Alpha Condé, aux militants du RPG de faire un congrès en fin.

Qu’ils nous désignent un guinéen de souche, qui connaît la Guinée et qui viendrait compétir avec notre candidat en 2020. Cela va nous éviter le gaspillage des milliards qu’ils font aujourd’hui et ça va nous éviter des crises », estime l’opposant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Déclaration des biens : le Balai Citoyen félicite Alpha Condé et plusieurs hauts cadres du pays

30 mars 2019 à 16 04 53 03533

COMMUNIQUE DE PRESSE 016/SA/2019

La Cellule Balai Citoyen félicite les hauts responsables de l’État ayant effectué la déclaration de leurs biens conformément à l’article 36 de la Constitution. Cette exemplarité, malheureusement loin d’être la règle générale, est à souligner. En effet, cette disposition représente une mesure centrale de la lutte contre la corruption et pour la moralisation de la gestion publique.

Nos rapports d’audit citoyen concernant la déclaration sur l’honneur des biens des hauts représentants de l’État fraîchement publiés, la Cellule Balai Citoyen souhaite publiquement féliciter les hauts cadres visés par la disposition en question qui s’y sont effectivement tenus.

Nous tenons à mettre en avant le caractère exemplaire des responsables entièrement en règle. Ainsi, nous avons décidé de lister ci-dessous les personnes ayant effectué leur(s) déclaration(s) tel qu’exigé par la Constitution. Ne s’y retrouveront donc pas les responsables ayant déclaré leurs biens lors de leur entrée en fonction mais pour lesquels nous n’avons pu nous procurer d’informations à leur sortie.

Font en revanche partie de cette liste les responsables qui ont déclaré leurs biens lors de leur entrée en fonction et qui sont toujours en cours de mandature. Aussi, nous en profitons pour rappeler à ces derniers qu’il leur faudra encore se soumettre à cette mesure indispensable à la sortie.

Les hauts représentants actuellement entièrement en règle sont :

Au niveau de la Présidence :

Mr Alpha Condé Président de la République / Chef de l’Etat

Mr Kiridi Bangoura Ministre d’Etat / Secrétaire Général à la Présidence

Mr Ibrahima Kalil Kaba Directeur de cabinet à la Présidence

Au niveau de la BCRG :

Mr Lounceny Nabé Gouverneur BCRG

Au niveau du Gouvernement Youla :

Maitre Cheick Sako Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Mr Thierno Ousmane Diallo Ministre d’Etat, Ministre de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat

Mme Malado Kaba Ministre de l’Economie et des Finances

Mr Cheick Taliby Sylla Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique

Mr Abdoulaye Magassouba Ministre des Mines et de la Géologie

Mr Albert Damantang Camara Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail

Mr Ibrahima Kourouma Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation

Mr Marc Yombouno Ministre du Commerce

Mr Kalifa Gassama Diaby Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté

Mr Moustapha Mamy Diaby Ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique

Mr Mohamed Lamine Doumbouya Ministre du Budget

Mr Siaka Barry Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique

Au niveau du Gouvernement Fofana :

Dr Ibrahima Kassory Fofana Premier Ministre / Chef du Gouvernement

Mr Mamady Camara Ministre de l’Economie et des finances

Mr Aboubacar Sylla Ministre d’Etat, ministre des transports

Mr Mouctar Diallo Ministre de la Jeunesse et de l’emploi jeune

Mr Gabriel Curtis Ministre en charge des investissements économiques et du partenariat public privé

Mr Amara Somparé Ministre de la Communication

Mr Roger Patric Millimono Ministre de l’élevage

Mr Tibou Kamara Ministre d’Etat, ministre à la Présidence conseillé spécial du président de la République, ministre de l’industrie et des petites et moyennes entreprises

Mr Billy Nankouman Doumbouya Ministre de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration

Mr Aboubacar Barry Ministre du commerce

Mr Frederick Loua Ministre de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime

Mr Zakaria Koulibaly Ministre des Hydrocarbures

Mr Ismaël Dioubaté Ministre du Budget

Mr Ibrahima Kourouma Ministre de la ville et de l’aménagement du territoire

Mr Alpha Ibrahima Keira Ministre de la sécurité et de la protection civile

Mr Mamadou Taran Diallo Ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté

Mme Djené Keita Ministre de la coopération et de l’intégration africaine

M. Lansana Komara Ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, du travail et de l’emploi

Au niveau des Institutions Constitutionnelles :

M. Kèlèfa Sall Président de la Cour Constitutionnelle

M. Mohamed Diarré Président de la Cour des Comptes

Honorable Kory Kondiano Président de l’Assemblée Nationale

M. Mamadou Sylla Président de la Cour Suprême

Mme Rabiatou Sérah Diallo Présidente du Conseil Economique et Social

Mme Martine Condé Présidente de la Haute Autorité De Communication

Dr Alya Diaby Président de l’Institut National des Droits de L’Homme

Mr Salif Kebe Président de la CENI

Au niveau des Régies Financières :

Mr Toumani Sangaré Direction de la Douane

Nous espérons que ces hautes personnalités de l’État en inspireront d’autres. Le respect inconditionnel de la Loi et la moralisation de la gestion publique sont des étapes incontournables dans notre quête pour l’amélioration des conditions de vie des guinéens.

Conakry, le 29 mars 2019

Secrétariat Administratif

Salia Camara

Lire

Conakry : entrée en action des camions-poubelles pour assainir la ville

30 mars 2019 à 14 02 11 03113

L’opération d’assainissement, initiée par le gouvernement guinéen, a eu lieu ce samedi 30 mars 2019 à travers la ville de Conakry. Le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, en compagnie des ministres Moustapha Naïté (Travaux Publics) et Tibou Camara (Industrie et PME), Ismaël Dioubaté (Budget), a sillonné plusieurs communes de la capitale pour superviser et accompagner cette action citoyenne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’opération d’assainissement de ce samedi a connu un grand engouement. Sa particularité fut l’entrée en action des camions-poubelles octroyés par la société Turque Albayrak à la Guinée.

Selon Sory Camara, directeur général de l’Agence Nationale de l’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASP), l’opération d’assainissement de ce samedi a une saveur particulière en ce sens qu’elle coïncide « au démarrage effectif de la mise en œuvre du schéma de professionnalisation de la gestion des déchets solides. Nous vous avons toujours dit que l’agence travaille pour professionnaliser la gestion des déchets solides.

Cette professionnalisation veut que les PME fassent la pré-collecte, les opérateurs professionnels fassent la collecte, le transfert, la mise en décharge. Et demain, le traitement des déchets au niveau d’un centre d’enfouissement technique. Donc aujourd’hui, c’est le démarrage de la première phase.

C’est-à-dire que la pré-collecte pour Kaloum, le transfert, le nettoyage des places publiques, le nettoyage des rues. Tout cela va revenir à un opérateur professionnel. Et, au terme de l’appel d’offres qui a été lancé, c’est l’entreprise Turque Albayrak qui a eu le marché. Donc aujourd’hui, elle commence cette opération test ».

Pour éviter que les déchets ne soient jetés dans la rue, le gouvernement et ses partenaires ont fait venir des poubelles mobiles. Pour Sory Camara « ces poubelles vont être à la disposition de la population. Ce que nous demandons à la population, c’est d’abord de se discipliner, de suivre ces poubelles, les utiliser efficacement, convenablement, puisque Conakry est reparti aujourd’hui en cinq (5) zones : chacune de ces zones évolueront 24/24.

Il y a trois équipes qui vont tourner autour de ces communes de 6 heures à 14 heures, de 14 heures à 22 heures, de 22 heures à 6 heures du matin. Donc, les équipes vont tourner en permanence pour enlever les ordures et les déposer là où il faut les déposer », a-t-il rassuré.

La maire de la commune de Kaloum, Aminata Touré, a d’abord remercié le gouvernement pour ce projet d’assainissement et de collecte des déchets avant d’inviter les citoyens à plus de civisme. « Notre première impression, c’est d’abord remercié le gouvernement et le Chef de l’Etat pour cette initiative.

Parce que nous travaillons très fort sur tout ce qui est assainissement de la ville. Et maintenant, ce que nous nous devons faire, c’est une très forte sensibilisation des populations. D’abord, vous voyez qu’il y a une création d’emploi très forte. Déjà, aujourd’hui rien qu’à Kaloum, nous avons une centaine de jeunes qui pourront travailler avec ce projet.

Ensuite, il faut une sensibilisation que nous nous commençons d’ailleurs la semaine prochaine, qui consistera à rentrer dans les quartiers, dans les familles pour sensibiliser les gens à la gestion des ordures ».

Satisfait de l’implication des citoyens dans à cette opération d’assainissement, de gestion des ordures, et de lancement test des camions poubelles, Ibrahima Kassory Fofana a expliqué ce qui sera fait. « Aujourd’hui, c’est le point de départ de ce que nous avons commencé il y a cinq ou six mois, l’institutionnalisation du processus avec l’engagement d’un opérateur, avec des commandes massives d’équipements.

Aujourd’hui, la phase pilote commence par Conakry, Kaloum. Cette phase pilote met à la disposition des Conakrykas, des Kaloumkas, des bacs à ordures. Il y en a des centaines au niveau des familles, pour qu’aucune ordure ne soit jetée dans la concession, dans la voie publique, etc. Ensuite, il y a des camions par équipes, à partir d’aujourd’hui, qui vont travailler 24h /24, bref de manière à garantir le nettoyage complet.

Pour ce point de départ, vous avez vu ces gros camions équipés des équipes de désensablements qui vont permettre d’enlever ce sable. Conakry, il n’y a même pas de plage, mais Conakry est plein de poussière. On va désensabler complètement les rues avec ça et avoir un environnement propre. Cette phase pilote va prendre trois mois et après, c’est l’ensemble de la ville de Conakry», a fait remarquer le Premier ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

« Mois de Reconnaissance du Foutah au Président Alpha Condé » : communiqué du MJEJ

30 mars 2019 à 13 01 47 03473

Le Ministère de la Jeunesse de l’Emploi des Jeunes, en collaboration avec l’association des Jeunes Acteurs pour le Changement JAC 518, organise du 6 au 20 Avril 2019 à Pita, la première édition du « Mois de Reconnaissance du Foutah au Président Alpha Condé ».

Ce grand évènement sera marqué par des rencontres sportives, culturelles, des séances d’information sur les acquis de la gouvernance actuelle et la vision de développement du Président Alpha Condé pour la Guinée et des sensibilisations sur l’unité nationale et la paix sociale.

Un mois de mobilisation populaire et de partage, d’unité, de fraternité mais aussi d’adhésions aux idéaux du Pr. Alpha Condé.

Parrain : El hadj Moussa Para Diallo, Président de la Fédération des Paysans du Foutah

Marraine : Mme Diaré Fatoumata Bah
Président d’Honneur : Mamadou Ciré Doumbouya

Présidente d’Honneur : Mme Sangaré Safiatou Baldé

Invités d’honneur : les Présidents des Institutions Républicaines, les membres du Gouvernement, les membres du Cabinet Présidentiel et les Conseillers à la Présidence, les Présidents des Associations des ressortissants du Foutah, tous les Gouverneurs, Préfets, Maires et Sous-Préfets du Foutah, les sages, les associations de jeunesse et des femmes, les hauts cadres de l’État et personnes ressources et toutes les braves populations du Foutah.

Invités spéciaux : Kerfala Person Camara KPC, PDG de GUICOPRES,
Antonio Souaré, Président de la Fédération Guinéenne de Football.
Toutes et tous à Pita du 6 au 20 avril 2019 pour participer au « Mois de Reconnaissance du Foutah au Président Alpha Condé ».

Lire

Kindia : des parents d’élèves à l’école de la Formation en Gestion à la Base (FGB)

30 mars 2019 à 13 01 01 03013

L’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Kindia, sous la direction de l’Inspection Générale de l’Education, organise un atelier régional de formation sur la vulgarisation de l’approche Formation en Gestion à la Base (FGB). Ouvert hier, vendredi 29 mars 2019, à l’école primaire du camp Kémé Bouréma de Kindia, cet atelier de 5 jours regroupe 84 participants venus de 16 écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’objectif de cet atelier est d’outiller les communautés pour une plus large implication dans la vie de l’école, dans des domaines comme le contrôle de la présence des enseignants, la gestion des manuels et le suivi de l’apprentissage de la lecture par les parents non-lettrés.

Souleymane Bah, chargé de la formation continue à l’IRE de Kindia, formateur senior du projet, est revenu sur les particularités de cette formation. « Nous sommes à la troisième cohorte de formation des acteurs communautaires dans la cogestion de l’école. On avait commencé depuis 2013. On a formé 16 établissements. En 2016, on a formé 16. Et, nous sommes dans la vulgarisation. Cette fois ci, on a pris 16. Vous savez que l’école appartient à la communauté.

Donc, nous travaillons pour sensibiliser les communautés pour qu’elles viennent chaque matin pour contrôler la présence des enseignants, qu’ils s’intéressent à la gestion des livres, puisque le gouvernement a investi beaucoup d’argent par l’achat des livres pour les enfants. Donc, que les parents d’élèves s’impliquent dans la gestion des livres et aussi qu’ils s’intéressent, à la maison si les élèves utilisent les livres à bon escient », a dit monsieur Bah.

Par ailleurs, le chargé de la formation continue à l’IRE de Kindia, a laissé entendre que les séances se tiennent en langues nationales. « Je précise qu’on évolue en langue nationale pour que les participants soient fortement imprégnés de l’approche FGB (Formation en Gestion à la Base). C’est d’impliquer les communautés entièrement. Nous sommes à la phase de généralisation.

Donc tous ceux qui n’avaient pas été pris à la première et à la deuxième phase, nous les avons pris pour la troisième phase. Au fur et à mesure, nous allons impliquer toutes les écoles. Parmi les écoles, il y a 5 participants : le directeur d’école, le président de comité de développement, un enseignant, deux membres de la communauté plus une femme. Nous estimons avoir un bon résultat », a dit le formateur.

Pour sa part, Elhadj Mamadou Bobo Baldé, directeur de l’école primaire de Filigbé, a exprimé ses attentes. « Nous sommes là pour une formation sur le suivi et l’évaluation participative, sur la gestion des manuels scolaires avec la participation de la communauté. Donc, la communauté doit appuyer les encadreurs des écoles sur la gestion non seulement des manuels et sur la gestion du personnel.

Parce que, vous n’êtes pas sans savoir aujourd’hui que l’école élémentaire est dominée par les femmes. Donc, nos attentes, c’est comment faire participer la communauté pour contrôler et faire participer les élèves et les enseignants, puis rendre compte à qui de droit. Nous attendons aussi à être outillés pour la gestion de l’école, du personnel et des manuels scolaires ».

De son côté, Aly Badara Cissé, représentant des parents d’élèves, a dit sa satisfaction de participer à cette session de formation. « Nous avons été invités par le formateur pour suivre une formation capitale en tant que représentant des parents d’élèves. Ils disent qu’ils vont nous faire participer à la gestion des élèves et des enseignants de l’école, comment aussi encourager les parents des élèves sur l’entretien et la gestion des manuels scolaires. Il est prévu une simulation. Des manuels sur les pratiques d’usage sont présentés dans la salle de formation ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

Lire

Conakry ville propre : le ministre Diakaria Koulibaly assainit son quartier

30 mars 2019 à 12 12 49 03493

Dans le cadre de la campagne d’assainissement de la capitale initiée par le gouvernement guinéen, le ministre des Hydrocarbures était à pied d’œuvre, ce samedi 30 mars 2019, pour rendre propre son quartier (Kipé-Dadya). Diakaria Koulibaly a mobilisé des jeunes avec lesquels il a nettoyé la localité, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis le lancement de cette campagne d’assainissement qui se tient le dernier samedi de chaque mois, le ministre Diakaria Koulibaly contribue au nettoyage de son quartier Kipé. Pour la journée de ce samedi, 30 mars 2019, plusieurs jeunes se sont joints au ministre des Hydrocarbures pour assainir ce quartier. Munis de balais, de brouettes, de pelles et de râteaux, le ministre et les jeunes ont balayé et ramassé les tas d’ordures qui jonchent les ruelles du quartier.

« Le gouvernement, depuis un bon moment, a décidé que les derniers samedis de tous les mois soient consacrés au nettoyage de nos quartiers et de la ville. Nous étions donc dans cette dynamique ce matin. Vous avez vu que toute la jeunesse est sortie, toute l’autorité du quartier était là pour s’inscrire donc dans cette dynamique visant à nettoyer tout d’abord devant nos maisons mais également dans les rues. Nous devons garder à l’idée que nettoyer devant nos maisons, c’est d’abord se rendre service.

Quand on nettoie devant notre maison, on écarte l’insalubrité, on fait l’hygiène devant nous et on contribue à maintenir notre propre santé. Mais également, quand on quitte devant nos propres maisons, on va dans la rue qui est publique, on rend service à sa nation à travers le maintien de la santé publique. Je dirai donc merci à la jeunesse pour sa forte mobilisation et j’invite tout un chacun à pérenniser cette action à la fois pour nous et pour le peuple », a dit Diakaria Koulibaly, ministre des Hydrocarbures.

Présent pour cette campagne d’assainissement, Elhajj M’Bemba Soumah, chef du quartier de Kipé, a félicité le ministre Diakaria Koulibaly pour ses actions.

« Je trouve les actions du ministre normales et salutaires. C’est dans ses habitudes. Même en dehors de cette campagne d’assainissement, il collabore avec nous pour rendre notre quartier propre. Il se met toujours au-dessus de tout problème, il a même doté le quartier de matériels d’assainissement. Je félicite le ministre pour ce qu’il fait pour son quartier », a dit l’autorité locale.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Lola : Cheick Sako promet la construction d’un nouveau palais de justice

30 mars 2019 à 11 11 07 03073

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice poursuit son séjour en Guinée Forestière. Après l’étape de N’zérékoré, maître Cheick Sako a fait un tour dans la ville de Lola le jeudi, 28 mars 2019. La démarche visait à toucher du doigt les réalités des structures relevant de son département, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le ministre a eu doit à un accueil chaleureux des populations de Lola, fortement mobilisées sur l’esplanade de la préfecture. Le préfet Saa Youla TOLNO a félicité le garde des sceaux pour les reformes engagées dans le département avant de plaider pour la construction d’un nouveau palais de justice. « Votre avènement à la tête du ministère de la justice a permis au peuple de Guinée de bénéficier de vos compétences et expériences ainsi que de votre probité morale soutenue par le courage.

Nous devons saluer votre œuvre d’une grande qualité réformatrice. Toutefois, je voulais porter humblement à votre connaissance que les populations me chargent de solliciter auprès de votre autorité la construction d’un palais de justice digne de nom à Lola. Car, celui qui existait a été détruit lors de la grève de 2007. La justice est aujourd’hui dans un local vétuste. Quant à l’actuelle maison de détention, elle laisse à désirer », a dit le préfet de Lola.

Pour le juge de paix de Lola, Sékou Ibrahima Soumah, le déplacement à l’intérieur du pays pour visiter les juridictions ne l’étonne pas, car cela relève d’une volonté politique profonde. Ensuite, dans la même logique que le préfet, le juge de paix a rappelé que « la préfecture de Lola n’a pas un palais de justice car, celui qui existait a été complètement détruit au cours des événements de 2007.

Depuis lors, pour exercer, il a fallu attribuer une partie de la maison des jeunes avec des conséquences négatives, car les audiences et les danses folkloriques se tenaient parfois concomitamment. Pour pallier à cela, il a fallu l’effort et le courage de mon prédécesseur, monsieur Elhadj Abdoul Karim Barry, avec l’aide du préfet, afin d’obtenir un appartement de l’ex hôpital préfectoral de Lola. Cet appartement aussi est réclamé par la direction préfectorale de la santé pour en faire un dispensaire. Il est aujourd’hui impérieux de réhabiliter l’ancien palais de justice », a laissé entendre le juge.

Pour maître Cheick Sako, l’institution judiciaire a été toujours importante pour Lola. Face aux requêtes du préfet et du juge, le ministre a rassuré les citoyens de Lola de la construction d’un nouveau palais de justice. « Vous avez été victime malheureusement des exactions de 2007. Je viens de voir le bâtiment qui a été détruit dans cette ville, ce qui est tout à fait scandaleux.

Ça m’a emmené à aller visiter le site avec monsieur le préfet, le maire, avec d’autres autorités pour qu’on puisse prévoir, pour cette préfecture, les infrastructures judiciaires qui sont assez importantes. Nous avons visité la prison civile qui a besoin aussi d’être transformée. Donc, nous allons retourner avec ces deux impératifs à Conakry : un nouveau palais de justice et une transformation substantielle de votre prison civile », a-t-il promis.

Le ministre est revenu sur les différentes reformes effectuées par son département notamment la lutte contre l’impunité, l’organisation des audiences criminelles un peu partout, l’instauration d’une relation harmonieuse entre la population et la justice, soutient-il.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

Lire

Opportunités d’investissement : échanges entre autorités guinéennes et investisseurs chinois à Boké

30 mars 2019 à 10 10 23 03233

Une table ronde regroupant des investisseurs chinois et des autorités guinéennes s’est tenue dans la soirée du vendredi, 29 mars 2019, à la base vie de Dapilon, dans la préfecture de Boké. Initiée par la direction générale du Consortium SMB-Winning, la rencontre a pour objectif, d’attirer le maximum d’investisseurs étrangers dans notre pays, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial sur place.

Cette rencontre a réuni une dizaine d’investisseurs chinois, le ministre guinéen des Investissements Publics et Privés, Gabriel Curtis, et celui des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba. « Nous avons eu à échanger avec eux. On a fait des présentations sur les opportunités qu’offre la Guinée mais également, cette brillante opportunité qui est la zone économique spéciale qui est prévue pour la région administrative de Boké. Il y a déjà des investissements chinois dans d’autres domaines, mais nous souhaitons accélérer cette cadence.

Il y a d’autres secteurs comme l’agriculture, dans les infrastructures, mais également dans les TIC. Donc, il y a plusieurs autres secteurs auxquels on souhaite que les investisseurs chinois s’intéressent. Je voudrais remercier la société Winning qui a vraiment regroupé ce groupe d’investisseurs-là qui sont venus pour voir de visu ce que la Guinée avait de mieux à offrir », a expliqué Gabriel Curtis, au sortir de la rencontre.

Le ministre guinéen en charge des investissements publics et privés se dit satisfait donc de cette rencontre, qui prouve, « que la Guinée est dans une bonne dynamique ». Et cela, dit-il, constitue un motif d’espoir. « Avec tous ces investisseurs qui s’intéressent à notre pays, et surtout la diversification de notre économie, on va attirer davantage d’autres opérateurs », a dit Gabriel Curtis.

Sun Xiushun Consul honoraire de la Guinée à Singapour, Commandant général du Consortium Winning SMB et PDG du Groupe Winning international, de son côté, a expliqué que compte tenu des nombreuses opportunités d’investissements qu’offre la Guinée, il a jugé utile d’inviter ses collègues chinois, à venir discuter avec les autorités guinéennes. Cela, pour leur permettre eux aussi d’investir en Guinée. « Ce sont mes amis, des camarades à l’école de Commerce en Chine, ce sont des investisseurs potentiels.

Je les ai invités pour découvrir la Guinée, pour leur montrer le chemin qu’on a parcouru en Guinée. Nous avons aussi organisé cette table-ronde pour avoir un dialogue direct avec nos ministres, pour qu’ils prennent connaissance avec les chinois qui voudraient venir investir en Guinée. Aussi, pour qu’ils puissent être attirés par la Guinée, venir développer la Guinée avec nous », a-t-il fait observer.

Enfin, Sun Xiushun a justifié cet acte par le fait que « la Guinée est politiquement très stable, et économiquement on est sur phase de croissance très rapide. Pour nous les investisseurs chinois, nous cherchons des opportunités. Donc, cette Guinée stable et prospère nous attire beaucoup ».

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Sinkoun Kaba, Tété Kéïta, Mame Diallo… Plusieurs journalistes nommés au Ministère de la Communication (Décret)

30 mars 2019 à 9 09 18 03183
Tété Keîta
Abdoulaye Sinkoun Kaba

Si le dernier décret du chef de l’Etat, rendu public dans la soirée d’hier, vendredi 29 mars 2019, a redonné vie à certains retraités et hauts cadres qui ont longtemps traîné dans les différents services du ministère de la Communication, des jeunes journalistes ont également bénéficié de la confiance du président Alpha Condé.

Mame Diallo

Madame Fatoumata Marie Kéïta (dite Tété Kéïta, journaliste à la RTG), Abdoulaye Sinkoun Kaba (ancien correspondant de Guineenews à Londres, actuellement membre de l’ITIE Guinée), Madame Sylla Mame Diallo (ancienne journaliste à Guineenews)…

En félicitant nos amis, confrères et consœurs promus, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce décret :

Lire