L’UFR répond à Alpha Condé : « nous sommes prêts à l’affrontement »

30 mars 2019 à 20 08 14 03143

La sortie ratée du président Alpha Condé au siège du RPG continue de polariser les débats. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 30 mars 2019, l’Union des Forces Républicaines a condamné ces propos qui appellent à l’affrontement. Les militants du parti républicain sollicitent un débat télévisé entre leur leader et le président Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a été présidée par Ali Badra Koné, secrétaire général de la jeunesse de l’UFR. La sortie du président Alpha Condé, le 24 mars dernier, est toujours d’actualité.

Pour Hadja Aissata Daffé, présidente nationale des femmes de l’UFR, « c’est quelque chose que l’UFR a condamné. Ce n’est pas normal de tenir des propos comme tels en tant que militant. Même s’il est militant, il n’a pas à inciter à l’affrontement dans un pays où surtout il y a toutes les sensibilités. Aujourd’hui, il y a des situations que certaines familles traversent, je crois qu’on doit plutôt prôner l’apaisement que l’affrontement. C’est quelque chose qui a été condamné par le parti, à commencer par le président », a dit la députée.

Par rapport aux bruits qui courent sur une nouvelle Constitution, Hadja Aissata Daffé tranche sans équivoque. « Pour la révision de la Constitution, la position de l’UFR est claire. La Constitution actuelle dit que c’est deux mandats. Même, si on doit modifier cette Constitution, peut-être qu’un autre viendra pour faire une proposition de modification. Ce n’est pas maintenant. Nous sommes à la veille des élections législatives et présidentielle ».

Pour sa part, Ahmed Tidiane Sylla, chargé de communication de l’UFR, a souhaité un débat entre Sidya Touré et Alpha Condé. « Nous à l’UFR, nous demandons solennellement au militant Alpha Condé et au président Alpha Condé un débat télévisé en direct entre le militant et le Président, Alpha Condé et le président Sidya Touré ».

Pour ce qui est de l’incarcération illégale du journaliste Lansana Camara, le responsable de la communication de l’UFR parle d’un signal envoyé aux guinéens. « Vous savez suivi, au courant de la semaine là, l’arrestation d’un journaliste qui a fait plus de 72 heures en prison. C’est un signal fort qu’on a envoyé à la population guinéenne. On veut museler tout le monde, on veut museler la presse, on veut museler tous ceux qui peuvent parler à la place du peuple, on veut museler tous ceux qui veulent dénoncer.

Il est impossible qu’on puisse arrêter un journaliste parce qu’il a dénoncé des cas de corruption. Ils veulent intimider tout le monde ça ne marchera pas. Le militant Alpha Condé a demandé à ses militants de se préparer à l’affrontement. Nous ici, nous répondons que nous sommes prêts.

La Guinée, ce n’est pas pour le père de quelqu’un. C’est pour le père et le grand père de tout le monde. La Guinée nous appartient tous. Personne ne peut nous effrayer dans ce pays. Personne ne peut nous faire fuir de ce pays-là. Nous sommes prêts pour tout ceux qui veulent sortir contre nous », a prévenu Ahmed Tidiane Sylla.

De son côté, Baba Fofana, coordinateur régional de l’UFR en Haute Guinée, a mis l’occasion à profit pour fustiger les fausses promesses dont la haute Guinée est victime. « Nous ne sommes pas pour le troisième mandat. Si tu entends Alpha Condé, c’est la Haute guinée. Mais aujourd’hui, c’est la Haute Guinée qui souffre de plus du pouvoir d’Alpha Condé. Il n’y a rien qui est fait en Haute Guinée, rien que des promesses et des promesses. Donc, on en a mare.

Je crois que la démocratie d’aujourd’hui là est jeune. Il faut qu’on laisse avancer cette jeune démocratie. Si Alpha Condé veut violer notre Constitution, on n’est pas pour. Il n’est pas le seul guinéen, il y a treize millions et quelques en Guinée. Donc, la Haute Guinée quand-même n’est pas pour le troisième mandat… compte tenu des fausses promesses qu’il a faites en Haute Guinée. Il nous avait promis le courant, actuellement, nous n’avons pas de courant. Il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’eau, il n’y a rien… »

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Carnet Rose: Alhousseiny Makanéra Kaké convole en justes noces

30 mars 2019 à 19 07 18 03183

Demain dimanche, 31 mars 2019, le président du parti Front National pour le Développement (FND), Alhousseiny Makanéra Kaké va se remarier avec la nouvelle élue de son coeur, mademoiselle Maki MD Sylla. Depuis l’annonce de cette nouvelle, la photo des futurs époux tourne en boucle sur le réseau social Facebook.

On y voit l’ancien ministre de la communication, avec un sourire aux côtés de sa nouvelle épouse. Plusieurs internautes ont largement liké, commenté ou partagé la photo, annonçant le mariage de l’ancien porte-parole de l’opposition républicaine.

Vu le nombre de commentaires, on s’attend à du monde pour marquer l’union sacrée entre Alhousseiny Makanéra Kaké et Maki MD Sylla.

La réception est prévue au terrain de Nongo, à partir de 16 heures.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620213977/662730531

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Vers une unité d’action entre l’opposition républicaine et la COD ? Une réunion entre les opposants annoncée

30 mars 2019 à 18 06 54 03543

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), membre de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD) annonce une rencontre avec l’Opposition Républicaine. La démarche vise à faire front commun contre les velléités de changer la Constitution guinéenne au profit du président Alpha Condé. L’annonce en a été faite ce samedi, 30 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du PADES à son siège à Nongo, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre politique a été présidée par madame Dédé Dioubaté, coordinatrice chargée des affaires politique du PADES, entourée de nombreux membres du bureau exécutif. Elle a mis l’occasion à profit pour annoncer une rencontre entre la COD, plateforme de l’opposition, et l’Opposition Républicaine. « Les gens pensent que cette plateforme qui se dénomme la COD (Convergence de l’Opposition Démocratique) a été mise en place pour contrecarrer l’Opposition Républicaine. Non !

Ça n’a rien à voir, ça n’a absolument rien à voir. Nous avons un obstacle devant nous, si les différentes oppositions, les différentes plateformes de l’opposition, ne se donnent pas la main, plus les plateformes de la société civile, plus les mouvements politiques, plus les syndicats, si on se donne pas la main pour contrecarrer ce qui est en train de se pointer à l’horizon, on ne s’en sortira pas. Une seule plateforme ne pourra jamais réussir », a lancé Dédé Dioubaté.

Devant cet état de fait, cette responsable du PADES annonce une rencontre imminente avec l’Opposition Républicaine, dirigée par Cellou Dalein Diallo. « Dans les jours qui suivront, l’Opposition Républicaine et la COD vont se rencontrer autour d’une même table, avec les sociétés civiles, avec les syndicats pour mettre un programme de travail dans ce sens.

Il est vrai qu’il y a longtemps que l’Opposition Républicaine est sur le terrain. Mais, elle est seule, elle ne pourra pas marcher. C’est pour cela que les autres partis politiques ont jugé nécessaire de créer une nouvelle plateforme qui se dénomme la COD la (Convergence de l’Opposition Démocratique). Nous sommes en train de nous battre dans le même sens, on a la même vision.

Pour sortir de ce carcan, une seule personne ou une seule plateforme ne peut pas réussir ce combat. C’est un combat qui appelle toutes les forces vives de la nation, toutes les forces vives qui prétendent que ce pays-là, que ses populations sortent de cette situation et souffrance », a laissé entendre la présidente de séance.

La sortie du président de la République, qui appelle ses militants à être prêts à l’affrontement, a été également commentée. Dédé Dioubaté a fermement condamné ces propos tenus le dimanche, 24 mars dernier au siège du RPG. « Le président de la République, le professeur Alpha Condé, a fait une violation de notre Constitution, à son article 37 qui stipule que quand un citoyen guinéen est élu président de la République, cesse d’être un président du parti, cesse de fréquenter un parti politique, même si c’est ce parti qui l’a élu, à plus forte raison venir là, tenir des propos contre tout le monde.

Un chef d’Etat ne doit pas commenter, faire des commentaires, dire dans ses propos le mot affrontement. Le mot affrontement pour un chef d’Etat, je dis que c’est un délit. Parce que, le chef d’Etat est là pour rassembler les populations guinéennes. Donc, il y a des mots, c’est formellement interdit pour un chef d’Etat », a martelé la politicienne.

Cette sortie ratée du président Alpha Condé a secoué même le parti au pouvoir qui a essayé de recoller les morceaux. Pour Dédé Dioubaté, « je crois que le président fera gaffe désormais d’ici la fin de son deuxième et dernier mandat en 2020 on l’espère.

Parce que la Guinée a besoin d’une mobilisation, la Guinée a besoin qu’on mette les guinéens ensemble, la Guinée a besoin de la paix du cœur. Ça, nous en avons besoin. Nous souffrons, il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’électricité et on n’a pas de bonnes routes. Difficilement on se nourrit, mais la paix cœur est plus que tout ça », a rappelé la coordinatrice chargée des affaires politique du PADES.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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3ème mandat pour Alpha Condé ? : « Il faut qu’on agisse pour arrêter ces gens-là », dit le CPUG

30 mars 2019 à 18 06 22 03223

Le débat se poursuit et s’accentue autour d’une éventuelle modification de la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. La question était au centre de l’assemblée générale hebdomadaire du CPUG, ce samedi 30 mars 2019. Les responsables du parti dirigé par Dr Ibrahima Sacko ont dénoncé vigoureusement les proches du président de la République, qu’ils accusent de manœuvrer pour instaurer un pouvoir à vie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est Mamadou Pathé Barry, le coordinateur régional du CPUG en Moyenne Guinée, qui a évoqué le sujet devant les militants réunis au siège du parti, à la Minière. « C’est dommage de voir des jeunes soutenir un troisième mandat. Ils le font juste pour avoir des miettes, ils se sacrifient et sacrifient nos vies pour soutenir ce vieux à s’éterniser au pouvoir. En Guinée, ceux qui sont au pouvoir ne veulent pas quitter.

Ils veulent pousser le président de la République à s’éterniser au pouvoir parce qu’ils ne veulent quitter à leurs postes de responsabilité. Ce n’est pas parce qu’ils aiment Alpha Condé, mais c’est pour leurs intérêts. Ils détestent même le président parce qu’ils ne veulent pas que le président sorte par la grande porte. Ils sont l’ennemi d’Alpha Condé et l’ennemi de la nation. Il faut qu’on agisse pour arrêter ces gens-là », a-t-il lancé.

Le parti Changement, Changement, Progrès, Unité pour la Guinée s’est prononcé aussi sur l’incarcération du journaliste Lansana Camara, détenu depuis plusieurs jours à la maison centrale de Conakry, pour « délit de presse ». La formation politique dénonce une menace à la liberté de la presse et à la démocratie en Guinée.

« Il y a un journaliste qui a été arrêté parce qu’il a juste fait un article qui concerne le ministère des Affaires Étrangères. Le ministre porte plainte contre lui et on le met en prison. C’est une menace pour la liberté de la presse, c’est la démocratie même qui est menacée en Guinée », a fustigé Mamadou Pathé Barry.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Chérif Bah à l’AG de l’UFDG : « on a un régime fasciste qui sinistre et tue sa population »

30 mars 2019 à 17 05 45 03453

L’incarcération du journaliste Lansana Camara a été l’un des sujets évoqués ce samedi 30 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG. D’autres sujets relatifs à la casse à Kaporo rails et à la sortie ratée du président Alpha Condé le weekend dernier n’ont pas été occultés au cours de cette rencontre. La séance a été présidée par Ibrahima Chérif Bah, entouré de certains membres du bureau exécutif, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis quelques jours, le journaliste du site Conakrylive.com, Lansana Camara, est illégalement détenu à la maison centrale de Conakry sur une plainte du ministre des Affaires Etrangères. Cette atteinte à la liberté de la presse a été commentée par Ibrahima Chérif Bah, qui dénonce des manœuvres d’intimidation.

« Nous constatons des manœuvres d’intimidation qui violent la loi et qui vont affecter tous les guinéens. Avec la presse, on veut nous museler, on veut qu’on se taise et qu’on ait peur. Au nom du président Cellou, nous sommes solidaires à Lansana Camara, car c’est un symbole aujourd’hui », a dit l’ancien gouverneur de la Banque centrale.

En ce qui concerne la démolition des maisons d’habitations à Kaporo rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, Chérif Bah déplore cette tragédie tout en qualifiant le régime Alpha Condé de fasciste. « Kaporo Rails est l’expression même de l’acte d’un régime qui dévient fasciste, un régime qui sinistre sa population, un régime qui tue sa population.

Ils ont tué à Saoro, à Galapaye, à Womè, à Zogota ainsi que plus de 100 jeunes à Conakry à l’occasion des manifestations sur l’Axe de la démocratie. Ce pouvoir n’a pas une légitimité suffisante. Il pèse 18% depuis 2010 », rappelle l’ancien banquier.

Devant cet état de fait, Ibrahima Chérif Bah appelle à la mobilisation des militants de l’UFDG pour contrecarrer toute idée de modification de la Constitution en faveur du Président Alpha Condé.

Parlant de la sortie ratée du président Alpha Condé devant ses militants la semaine dernière, Chérif Bah préconise l’organisation d’un congrès du RPG pour écarter l’actuel locataire de Sékhoutouréyah. « J’aimerais demander au militant Alpha Condé, aux militants du RPG de faire un congrès en fin.

Qu’ils nous désignent un guinéen de souche, qui connaît la Guinée et qui viendrait compétir avec notre candidat en 2020. Cela va nous éviter le gaspillage des milliards qu’ils font aujourd’hui et ça va nous éviter des crises », estime l’opposant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Déclaration des biens : le Balai Citoyen félicite Alpha Condé et plusieurs hauts cadres du pays

30 mars 2019 à 16 04 53 03533

COMMUNIQUE DE PRESSE 016/SA/2019

La Cellule Balai Citoyen félicite les hauts responsables de l’État ayant effectué la déclaration de leurs biens conformément à l’article 36 de la Constitution. Cette exemplarité, malheureusement loin d’être la règle générale, est à souligner. En effet, cette disposition représente une mesure centrale de la lutte contre la corruption et pour la moralisation de la gestion publique.

Nos rapports d’audit citoyen concernant la déclaration sur l’honneur des biens des hauts représentants de l’État fraîchement publiés, la Cellule Balai Citoyen souhaite publiquement féliciter les hauts cadres visés par la disposition en question qui s’y sont effectivement tenus.

Nous tenons à mettre en avant le caractère exemplaire des responsables entièrement en règle. Ainsi, nous avons décidé de lister ci-dessous les personnes ayant effectué leur(s) déclaration(s) tel qu’exigé par la Constitution. Ne s’y retrouveront donc pas les responsables ayant déclaré leurs biens lors de leur entrée en fonction mais pour lesquels nous n’avons pu nous procurer d’informations à leur sortie.

Font en revanche partie de cette liste les responsables qui ont déclaré leurs biens lors de leur entrée en fonction et qui sont toujours en cours de mandature. Aussi, nous en profitons pour rappeler à ces derniers qu’il leur faudra encore se soumettre à cette mesure indispensable à la sortie.

Les hauts représentants actuellement entièrement en règle sont :

Au niveau de la Présidence :

Mr Alpha Condé Président de la République / Chef de l’Etat

Mr Kiridi Bangoura Ministre d’Etat / Secrétaire Général à la Présidence

Mr Ibrahima Kalil Kaba Directeur de cabinet à la Présidence

Au niveau de la BCRG :

Mr Lounceny Nabé Gouverneur BCRG

Au niveau du Gouvernement Youla :

Maitre Cheick Sako Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Mr Thierno Ousmane Diallo Ministre d’Etat, Ministre de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat

Mme Malado Kaba Ministre de l’Economie et des Finances

Mr Cheick Taliby Sylla Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique

Mr Abdoulaye Magassouba Ministre des Mines et de la Géologie

Mr Albert Damantang Camara Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail

Mr Ibrahima Kourouma Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation

Mr Marc Yombouno Ministre du Commerce

Mr Kalifa Gassama Diaby Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté

Mr Moustapha Mamy Diaby Ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique

Mr Mohamed Lamine Doumbouya Ministre du Budget

Mr Siaka Barry Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique

Au niveau du Gouvernement Fofana :

Dr Ibrahima Kassory Fofana Premier Ministre / Chef du Gouvernement

Mr Mamady Camara Ministre de l’Economie et des finances

Mr Aboubacar Sylla Ministre d’Etat, ministre des transports

Mr Mouctar Diallo Ministre de la Jeunesse et de l’emploi jeune

Mr Gabriel Curtis Ministre en charge des investissements économiques et du partenariat public privé

Mr Amara Somparé Ministre de la Communication

Mr Roger Patric Millimono Ministre de l’élevage

Mr Tibou Kamara Ministre d’Etat, ministre à la Présidence conseillé spécial du président de la République, ministre de l’industrie et des petites et moyennes entreprises

Mr Billy Nankouman Doumbouya Ministre de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration

Mr Aboubacar Barry Ministre du commerce

Mr Frederick Loua Ministre de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime

Mr Zakaria Koulibaly Ministre des Hydrocarbures

Mr Ismaël Dioubaté Ministre du Budget

Mr Ibrahima Kourouma Ministre de la ville et de l’aménagement du territoire

Mr Alpha Ibrahima Keira Ministre de la sécurité et de la protection civile

Mr Mamadou Taran Diallo Ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté

Mme Djené Keita Ministre de la coopération et de l’intégration africaine

M. Lansana Komara Ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, du travail et de l’emploi

Au niveau des Institutions Constitutionnelles :

M. Kèlèfa Sall Président de la Cour Constitutionnelle

M. Mohamed Diarré Président de la Cour des Comptes

Honorable Kory Kondiano Président de l’Assemblée Nationale

M. Mamadou Sylla Président de la Cour Suprême

Mme Rabiatou Sérah Diallo Présidente du Conseil Economique et Social

Mme Martine Condé Présidente de la Haute Autorité De Communication

Dr Alya Diaby Président de l’Institut National des Droits de L’Homme

Mr Salif Kebe Président de la CENI

Au niveau des Régies Financières :

Mr Toumani Sangaré Direction de la Douane

Nous espérons que ces hautes personnalités de l’État en inspireront d’autres. Le respect inconditionnel de la Loi et la moralisation de la gestion publique sont des étapes incontournables dans notre quête pour l’amélioration des conditions de vie des guinéens.

Conakry, le 29 mars 2019

Secrétariat Administratif

Salia Camara

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Conakry : entrée en action des camions-poubelles pour assainir la ville

30 mars 2019 à 14 02 11 03113

L’opération d’assainissement, initiée par le gouvernement guinéen, a eu lieu ce samedi 30 mars 2019 à travers la ville de Conakry. Le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, en compagnie des ministres Moustapha Naïté (Travaux Publics) et Tibou Camara (Industrie et PME), Ismaël Dioubaté (Budget), a sillonné plusieurs communes de la capitale pour superviser et accompagner cette action citoyenne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’opération d’assainissement de ce samedi a connu un grand engouement. Sa particularité fut l’entrée en action des camions-poubelles octroyés par la société Turque Albayrak à la Guinée.

Selon Sory Camara, directeur général de l’Agence Nationale de l’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASP), l’opération d’assainissement de ce samedi a une saveur particulière en ce sens qu’elle coïncide « au démarrage effectif de la mise en œuvre du schéma de professionnalisation de la gestion des déchets solides. Nous vous avons toujours dit que l’agence travaille pour professionnaliser la gestion des déchets solides.

Cette professionnalisation veut que les PME fassent la pré-collecte, les opérateurs professionnels fassent la collecte, le transfert, la mise en décharge. Et demain, le traitement des déchets au niveau d’un centre d’enfouissement technique. Donc aujourd’hui, c’est le démarrage de la première phase.

C’est-à-dire que la pré-collecte pour Kaloum, le transfert, le nettoyage des places publiques, le nettoyage des rues. Tout cela va revenir à un opérateur professionnel. Et, au terme de l’appel d’offres qui a été lancé, c’est l’entreprise Turque Albayrak qui a eu le marché. Donc aujourd’hui, elle commence cette opération test ».

Pour éviter que les déchets ne soient jetés dans la rue, le gouvernement et ses partenaires ont fait venir des poubelles mobiles. Pour Sory Camara « ces poubelles vont être à la disposition de la population. Ce que nous demandons à la population, c’est d’abord de se discipliner, de suivre ces poubelles, les utiliser efficacement, convenablement, puisque Conakry est reparti aujourd’hui en cinq (5) zones : chacune de ces zones évolueront 24/24.

Il y a trois équipes qui vont tourner autour de ces communes de 6 heures à 14 heures, de 14 heures à 22 heures, de 22 heures à 6 heures du matin. Donc, les équipes vont tourner en permanence pour enlever les ordures et les déposer là où il faut les déposer », a-t-il rassuré.

La maire de la commune de Kaloum, Aminata Touré, a d’abord remercié le gouvernement pour ce projet d’assainissement et de collecte des déchets avant d’inviter les citoyens à plus de civisme. « Notre première impression, c’est d’abord remercié le gouvernement et le Chef de l’Etat pour cette initiative.

Parce que nous travaillons très fort sur tout ce qui est assainissement de la ville. Et maintenant, ce que nous nous devons faire, c’est une très forte sensibilisation des populations. D’abord, vous voyez qu’il y a une création d’emploi très forte. Déjà, aujourd’hui rien qu’à Kaloum, nous avons une centaine de jeunes qui pourront travailler avec ce projet.

Ensuite, il faut une sensibilisation que nous nous commençons d’ailleurs la semaine prochaine, qui consistera à rentrer dans les quartiers, dans les familles pour sensibiliser les gens à la gestion des ordures ».

Satisfait de l’implication des citoyens dans à cette opération d’assainissement, de gestion des ordures, et de lancement test des camions poubelles, Ibrahima Kassory Fofana a expliqué ce qui sera fait. « Aujourd’hui, c’est le point de départ de ce que nous avons commencé il y a cinq ou six mois, l’institutionnalisation du processus avec l’engagement d’un opérateur, avec des commandes massives d’équipements.

Aujourd’hui, la phase pilote commence par Conakry, Kaloum. Cette phase pilote met à la disposition des Conakrykas, des Kaloumkas, des bacs à ordures. Il y en a des centaines au niveau des familles, pour qu’aucune ordure ne soit jetée dans la concession, dans la voie publique, etc. Ensuite, il y a des camions par équipes, à partir d’aujourd’hui, qui vont travailler 24h /24, bref de manière à garantir le nettoyage complet.

Pour ce point de départ, vous avez vu ces gros camions équipés des équipes de désensablements qui vont permettre d’enlever ce sable. Conakry, il n’y a même pas de plage, mais Conakry est plein de poussière. On va désensabler complètement les rues avec ça et avoir un environnement propre. Cette phase pilote va prendre trois mois et après, c’est l’ensemble de la ville de Conakry», a fait remarquer le Premier ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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« Mois de Reconnaissance du Foutah au Président Alpha Condé » : communiqué du MJEJ

30 mars 2019 à 13 01 47 03473

Le Ministère de la Jeunesse de l’Emploi des Jeunes, en collaboration avec l’association des Jeunes Acteurs pour le Changement JAC 518, organise du 6 au 20 Avril 2019 à Pita, la première édition du « Mois de Reconnaissance du Foutah au Président Alpha Condé ».

Ce grand évènement sera marqué par des rencontres sportives, culturelles, des séances d’information sur les acquis de la gouvernance actuelle et la vision de développement du Président Alpha Condé pour la Guinée et des sensibilisations sur l’unité nationale et la paix sociale.

Un mois de mobilisation populaire et de partage, d’unité, de fraternité mais aussi d’adhésions aux idéaux du Pr. Alpha Condé.

Parrain : El hadj Moussa Para Diallo, Président de la Fédération des Paysans du Foutah

Marraine : Mme Diaré Fatoumata Bah
Président d’Honneur : Mamadou Ciré Doumbouya

Présidente d’Honneur : Mme Sangaré Safiatou Baldé

Invités d’honneur : les Présidents des Institutions Républicaines, les membres du Gouvernement, les membres du Cabinet Présidentiel et les Conseillers à la Présidence, les Présidents des Associations des ressortissants du Foutah, tous les Gouverneurs, Préfets, Maires et Sous-Préfets du Foutah, les sages, les associations de jeunesse et des femmes, les hauts cadres de l’État et personnes ressources et toutes les braves populations du Foutah.

Invités spéciaux : Kerfala Person Camara KPC, PDG de GUICOPRES,
Antonio Souaré, Président de la Fédération Guinéenne de Football.
Toutes et tous à Pita du 6 au 20 avril 2019 pour participer au « Mois de Reconnaissance du Foutah au Président Alpha Condé ».

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Kindia : des parents d’élèves à l’école de la Formation en Gestion à la Base (FGB)

30 mars 2019 à 13 01 01 03013

L’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Kindia, sous la direction de l’Inspection Générale de l’Education, organise un atelier régional de formation sur la vulgarisation de l’approche Formation en Gestion à la Base (FGB). Ouvert hier, vendredi 29 mars 2019, à l’école primaire du camp Kémé Bouréma de Kindia, cet atelier de 5 jours regroupe 84 participants venus de 16 écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’objectif de cet atelier est d’outiller les communautés pour une plus large implication dans la vie de l’école, dans des domaines comme le contrôle de la présence des enseignants, la gestion des manuels et le suivi de l’apprentissage de la lecture par les parents non-lettrés.

Souleymane Bah, chargé de la formation continue à l’IRE de Kindia, formateur senior du projet, est revenu sur les particularités de cette formation. « Nous sommes à la troisième cohorte de formation des acteurs communautaires dans la cogestion de l’école. On avait commencé depuis 2013. On a formé 16 établissements. En 2016, on a formé 16. Et, nous sommes dans la vulgarisation. Cette fois ci, on a pris 16. Vous savez que l’école appartient à la communauté.

Donc, nous travaillons pour sensibiliser les communautés pour qu’elles viennent chaque matin pour contrôler la présence des enseignants, qu’ils s’intéressent à la gestion des livres, puisque le gouvernement a investi beaucoup d’argent par l’achat des livres pour les enfants. Donc, que les parents d’élèves s’impliquent dans la gestion des livres et aussi qu’ils s’intéressent, à la maison si les élèves utilisent les livres à bon escient », a dit monsieur Bah.

Par ailleurs, le chargé de la formation continue à l’IRE de Kindia, a laissé entendre que les séances se tiennent en langues nationales. « Je précise qu’on évolue en langue nationale pour que les participants soient fortement imprégnés de l’approche FGB (Formation en Gestion à la Base). C’est d’impliquer les communautés entièrement. Nous sommes à la phase de généralisation.

Donc tous ceux qui n’avaient pas été pris à la première et à la deuxième phase, nous les avons pris pour la troisième phase. Au fur et à mesure, nous allons impliquer toutes les écoles. Parmi les écoles, il y a 5 participants : le directeur d’école, le président de comité de développement, un enseignant, deux membres de la communauté plus une femme. Nous estimons avoir un bon résultat », a dit le formateur.

Pour sa part, Elhadj Mamadou Bobo Baldé, directeur de l’école primaire de Filigbé, a exprimé ses attentes. « Nous sommes là pour une formation sur le suivi et l’évaluation participative, sur la gestion des manuels scolaires avec la participation de la communauté. Donc, la communauté doit appuyer les encadreurs des écoles sur la gestion non seulement des manuels et sur la gestion du personnel.

Parce que, vous n’êtes pas sans savoir aujourd’hui que l’école élémentaire est dominée par les femmes. Donc, nos attentes, c’est comment faire participer la communauté pour contrôler et faire participer les élèves et les enseignants, puis rendre compte à qui de droit. Nous attendons aussi à être outillés pour la gestion de l’école, du personnel et des manuels scolaires ».

De son côté, Aly Badara Cissé, représentant des parents d’élèves, a dit sa satisfaction de participer à cette session de formation. « Nous avons été invités par le formateur pour suivre une formation capitale en tant que représentant des parents d’élèves. Ils disent qu’ils vont nous faire participer à la gestion des élèves et des enseignants de l’école, comment aussi encourager les parents des élèves sur l’entretien et la gestion des manuels scolaires. Il est prévu une simulation. Des manuels sur les pratiques d’usage sont présentés dans la salle de formation ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Conakry ville propre : le ministre Diakaria Koulibaly assainit son quartier

30 mars 2019 à 12 12 49 03493

Dans le cadre de la campagne d’assainissement de la capitale initiée par le gouvernement guinéen, le ministre des Hydrocarbures était à pied d’œuvre, ce samedi 30 mars 2019, pour rendre propre son quartier (Kipé-Dadya). Diakaria Koulibaly a mobilisé des jeunes avec lesquels il a nettoyé la localité, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis le lancement de cette campagne d’assainissement qui se tient le dernier samedi de chaque mois, le ministre Diakaria Koulibaly contribue au nettoyage de son quartier Kipé. Pour la journée de ce samedi, 30 mars 2019, plusieurs jeunes se sont joints au ministre des Hydrocarbures pour assainir ce quartier. Munis de balais, de brouettes, de pelles et de râteaux, le ministre et les jeunes ont balayé et ramassé les tas d’ordures qui jonchent les ruelles du quartier.

« Le gouvernement, depuis un bon moment, a décidé que les derniers samedis de tous les mois soient consacrés au nettoyage de nos quartiers et de la ville. Nous étions donc dans cette dynamique ce matin. Vous avez vu que toute la jeunesse est sortie, toute l’autorité du quartier était là pour s’inscrire donc dans cette dynamique visant à nettoyer tout d’abord devant nos maisons mais également dans les rues. Nous devons garder à l’idée que nettoyer devant nos maisons, c’est d’abord se rendre service.

Quand on nettoie devant notre maison, on écarte l’insalubrité, on fait l’hygiène devant nous et on contribue à maintenir notre propre santé. Mais également, quand on quitte devant nos propres maisons, on va dans la rue qui est publique, on rend service à sa nation à travers le maintien de la santé publique. Je dirai donc merci à la jeunesse pour sa forte mobilisation et j’invite tout un chacun à pérenniser cette action à la fois pour nous et pour le peuple », a dit Diakaria Koulibaly, ministre des Hydrocarbures.

Présent pour cette campagne d’assainissement, Elhajj M’Bemba Soumah, chef du quartier de Kipé, a félicité le ministre Diakaria Koulibaly pour ses actions.

« Je trouve les actions du ministre normales et salutaires. C’est dans ses habitudes. Même en dehors de cette campagne d’assainissement, il collabore avec nous pour rendre notre quartier propre. Il se met toujours au-dessus de tout problème, il a même doté le quartier de matériels d’assainissement. Je félicite le ministre pour ce qu’il fait pour son quartier », a dit l’autorité locale.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Lola : Cheick Sako promet la construction d’un nouveau palais de justice

30 mars 2019 à 11 11 07 03073

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice poursuit son séjour en Guinée Forestière. Après l’étape de N’zérékoré, maître Cheick Sako a fait un tour dans la ville de Lola le jeudi, 28 mars 2019. La démarche visait à toucher du doigt les réalités des structures relevant de son département, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le ministre a eu doit à un accueil chaleureux des populations de Lola, fortement mobilisées sur l’esplanade de la préfecture. Le préfet Saa Youla TOLNO a félicité le garde des sceaux pour les reformes engagées dans le département avant de plaider pour la construction d’un nouveau palais de justice. « Votre avènement à la tête du ministère de la justice a permis au peuple de Guinée de bénéficier de vos compétences et expériences ainsi que de votre probité morale soutenue par le courage.

Nous devons saluer votre œuvre d’une grande qualité réformatrice. Toutefois, je voulais porter humblement à votre connaissance que les populations me chargent de solliciter auprès de votre autorité la construction d’un palais de justice digne de nom à Lola. Car, celui qui existait a été détruit lors de la grève de 2007. La justice est aujourd’hui dans un local vétuste. Quant à l’actuelle maison de détention, elle laisse à désirer », a dit le préfet de Lola.

Pour le juge de paix de Lola, Sékou Ibrahima Soumah, le déplacement à l’intérieur du pays pour visiter les juridictions ne l’étonne pas, car cela relève d’une volonté politique profonde. Ensuite, dans la même logique que le préfet, le juge de paix a rappelé que « la préfecture de Lola n’a pas un palais de justice car, celui qui existait a été complètement détruit au cours des événements de 2007.

Depuis lors, pour exercer, il a fallu attribuer une partie de la maison des jeunes avec des conséquences négatives, car les audiences et les danses folkloriques se tenaient parfois concomitamment. Pour pallier à cela, il a fallu l’effort et le courage de mon prédécesseur, monsieur Elhadj Abdoul Karim Barry, avec l’aide du préfet, afin d’obtenir un appartement de l’ex hôpital préfectoral de Lola. Cet appartement aussi est réclamé par la direction préfectorale de la santé pour en faire un dispensaire. Il est aujourd’hui impérieux de réhabiliter l’ancien palais de justice », a laissé entendre le juge.

Pour maître Cheick Sako, l’institution judiciaire a été toujours importante pour Lola. Face aux requêtes du préfet et du juge, le ministre a rassuré les citoyens de Lola de la construction d’un nouveau palais de justice. « Vous avez été victime malheureusement des exactions de 2007. Je viens de voir le bâtiment qui a été détruit dans cette ville, ce qui est tout à fait scandaleux.

Ça m’a emmené à aller visiter le site avec monsieur le préfet, le maire, avec d’autres autorités pour qu’on puisse prévoir, pour cette préfecture, les infrastructures judiciaires qui sont assez importantes. Nous avons visité la prison civile qui a besoin aussi d’être transformée. Donc, nous allons retourner avec ces deux impératifs à Conakry : un nouveau palais de justice et une transformation substantielle de votre prison civile », a-t-il promis.

Le ministre est revenu sur les différentes reformes effectuées par son département notamment la lutte contre l’impunité, l’organisation des audiences criminelles un peu partout, l’instauration d’une relation harmonieuse entre la population et la justice, soutient-il.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Opportunités d’investissement : échanges entre autorités guinéennes et investisseurs chinois à Boké

30 mars 2019 à 10 10 23 03233

Une table ronde regroupant des investisseurs chinois et des autorités guinéennes s’est tenue dans la soirée du vendredi, 29 mars 2019, à la base vie de Dapilon, dans la préfecture de Boké. Initiée par la direction générale du Consortium SMB-Winning, la rencontre a pour objectif, d’attirer le maximum d’investisseurs étrangers dans notre pays, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial sur place.

Cette rencontre a réuni une dizaine d’investisseurs chinois, le ministre guinéen des Investissements Publics et Privés, Gabriel Curtis, et celui des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba. « Nous avons eu à échanger avec eux. On a fait des présentations sur les opportunités qu’offre la Guinée mais également, cette brillante opportunité qui est la zone économique spéciale qui est prévue pour la région administrative de Boké. Il y a déjà des investissements chinois dans d’autres domaines, mais nous souhaitons accélérer cette cadence.

Il y a d’autres secteurs comme l’agriculture, dans les infrastructures, mais également dans les TIC. Donc, il y a plusieurs autres secteurs auxquels on souhaite que les investisseurs chinois s’intéressent. Je voudrais remercier la société Winning qui a vraiment regroupé ce groupe d’investisseurs-là qui sont venus pour voir de visu ce que la Guinée avait de mieux à offrir », a expliqué Gabriel Curtis, au sortir de la rencontre.

Le ministre guinéen en charge des investissements publics et privés se dit satisfait donc de cette rencontre, qui prouve, « que la Guinée est dans une bonne dynamique ». Et cela, dit-il, constitue un motif d’espoir. « Avec tous ces investisseurs qui s’intéressent à notre pays, et surtout la diversification de notre économie, on va attirer davantage d’autres opérateurs », a dit Gabriel Curtis.

Sun Xiushun Consul honoraire de la Guinée à Singapour, Commandant général du Consortium Winning SMB et PDG du Groupe Winning international, de son côté, a expliqué que compte tenu des nombreuses opportunités d’investissements qu’offre la Guinée, il a jugé utile d’inviter ses collègues chinois, à venir discuter avec les autorités guinéennes. Cela, pour leur permettre eux aussi d’investir en Guinée. « Ce sont mes amis, des camarades à l’école de Commerce en Chine, ce sont des investisseurs potentiels.

Je les ai invités pour découvrir la Guinée, pour leur montrer le chemin qu’on a parcouru en Guinée. Nous avons aussi organisé cette table-ronde pour avoir un dialogue direct avec nos ministres, pour qu’ils prennent connaissance avec les chinois qui voudraient venir investir en Guinée. Aussi, pour qu’ils puissent être attirés par la Guinée, venir développer la Guinée avec nous », a-t-il fait observer.

Enfin, Sun Xiushun a justifié cet acte par le fait que « la Guinée est politiquement très stable, et économiquement on est sur phase de croissance très rapide. Pour nous les investisseurs chinois, nous cherchons des opportunités. Donc, cette Guinée stable et prospère nous attire beaucoup ».

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sinkoun Kaba, Tété Kéïta, Mame Diallo… Plusieurs journalistes nommés au Ministère de la Communication (Décret)

30 mars 2019 à 9 09 18 03183
Tété Keîta
Abdoulaye Sinkoun Kaba

Si le dernier décret du chef de l’Etat, rendu public dans la soirée d’hier, vendredi 29 mars 2019, a redonné vie à certains retraités et hauts cadres qui ont longtemps traîné dans les différents services du ministère de la Communication, des jeunes journalistes ont également bénéficié de la confiance du président Alpha Condé.

Mame Diallo

Madame Fatoumata Marie Kéïta (dite Tété Kéïta, journaliste à la RTG), Abdoulaye Sinkoun Kaba (ancien correspondant de Guineenews à Londres, actuellement membre de l’ITIE Guinée), Madame Sylla Mame Diallo (ancienne journaliste à Guineenews)…

En félicitant nos amis, confrères et consœurs promus, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce décret :

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Mois de la femme : zoom sur Rose KOUROUMA, coiffeuse d’hommes

30 mars 2019 à 9 09 04 03043

Les femmes de Guinée sont aujourd’hui présentes dans tous les secteurs socio-économiques du pays. Elles sont de plus en plus nombreuses à faire des métiers qu’on pensait destinés aux hommes. Parmi ces femmes qui font des métiers, Rose KOUROUMA. Elle fait la coiffure pour hommes depuis près de 20 ans avec passion et maitrise surtout.

Polyvalente, notre invitée est aussi bibliothécaire au Secrétariat Général des Affaires Religieuses et joue à la pétanque sport au compte duquel elle compte former une équipe féminine. Idiatou CAMARA a rencontré, en pleine activité, dans la commune de Kaloum (Conakry), cette femme qui fait que des « boulots d’hommes ».

Bonjour Rose merci de nous recevoir ici à cet atelier de simulation non loin de vos bureaux de l’AGUIPE ici à Kaloum, première question qui est Rose KOUROUMA ?

Je vous remercie pour cette opportunité, je suis Rose KOUROUMA je suis diplômée en informatique gestion, je joue à la pétanque, je suis bibliothécaire aussi et je coiffe avec passion les hommes depuis de près de 20 ans maintenant (sourire…). J’ai mon salon à Dubréka avec mes frères qui y sont et lorsque j’y vais, je fais des retouches sur ce qu’ils font.

Pourquoi avez-vous choix la coiffure pour hommes comparativement à toutes les femmes qui font la coiffure pour femmes c’est plutôt rare ce que vous faites ?

Vous avez raison c’est rare de voir des femmes et même très rare de voir des femmes qui coiffent les hommes, mais moi c’est une ne passion. Je suis la seule fille de ma famille, je me suis dite pourquoi c’est seulement les hommes qu’on voit dans ces métiers alors que les femmes aussi peuvent faire tout ce que les hommes font.

En fait je dois vous dire que je voulais faire la tôlerie et la peinture, cela ne plaisait pas à mon oncle qui avait une influence sur mon père, il a découragé mon père qui s’est opposé à mon choix, et donc finalement je me suis tournée vers la coiffure homme.

Parlez-nous de vos débuts justement dans la coiffure pour hommes ?

Pour mes débuts, mon maitre Dianguounde Moussa on l’appelle, à qui je fais un petit coucou d’ailleurs que je remercie beaucoup, pensait que je m’amusais lorsque je lui en ai parlé, c’était en 2003. Il m’a dit si tu es au sérieux va chercher le matériel, les peignes, ciseaux et lames entre autres, il a fait la liste et je suis allée tout acheter. A mon retour, alors il m’a dit sans blague ? Tu veux vraiment faire ce métier ? J’ai dit oui, je veux coiffer des hommes. Donc il m’a dit va chercher des enfants dans le quartier pour commencer, ce que j’ai fait. Et au fur et à mesure, j’ai appris avec le temps.

Je vais vous raconter une petite histoire. Un jour à mes débuts, un client est venu un jour, il m’a dit qu’il est venu se coiffer, mon maître était absent, il s’est assis, et lorsque j’ai commencé à le préparer, à mettre la serviette autour de son cou, il m’a dit, attendez, je ne vous ai pas dit que je ne suis pas venu pour me tresser mais pour me coiffer. J’ai dit oui je sais, je ne vais pas vous tresser mais vous coiffer justement. Il dit j’ai jamais vu une femme coiffer des hommes, donc vous n’allez pas me coiffer. Et donc en attendant que mon maître ne vienne, 3 autres sont venus je les ai tous coiffés ils sont repartis. Finalement il a été convaincu, il s’est assis, je l’ai coiffé. Il a fini par s’excuser et il est devenu est de mes meilleurs clients.

Rose, quel est le regard des hommes, de la société en général et des femmes en particulier en vous voyant faire ce métier qu’on pense être réservé aux hommes uniquement ?

La curiosité, la curiosité, tout le monde veut voir, s’approcher et voir réellement comment est-ce possible qu’une femme coiffe des hommes, et donc, c’est toujours étonnant de voir une femme coiffer des hommes, surtout lorsque je sors au dehors pour coiffer, les gens viennent en nombre pour regarder, mais c’est ma passion et j’aime ce que je fais. Je fais ce métier pour également répondre à ceux qui pensent la femme ne peut pas faire ce que fait l’homme, nous pouvons tout faire et mieux d’ailleurs s’y on s’y met véritablement.

Justement vous avez fait la démonstration devant nous en coiffant un homme, nous avons été séduite. Si on vous demandait vos difficultés dans ce métier, que répondriez-vous ?

C’est le manque de moyens, pour trouver le local qui coûte très cher, comme vous le savez à Conakry. C’est ce qui fait je n’ai pas encore pu ouvrir mon salon de coiffure ici. Mais je suis confiante, et je suis du genre déterminée et persévérante, je sais qu’un jour Dieu m’aidera.
Est-ce qu’il y a un secret, des astuces pour bien faire ce que vous faites ?
Aimer son travail c’est important, et avoir de la passion, s’engager pour ce qu’on aime et ne jamais abandonner ce qu’on aime quel que soit les obstacles que vous rencontrez.

Vous ne faites que ce que les hommes font, vous pratiquez aussi le sport qu’on appelle boule et pétanque, sacrée Rose !

Sourire…. Vous avez raison, j’aime les activités qu’on pense réservés aux hommes, mais comme je le disais, ce que l’homme fait la femme peut le faire. Pour la pétanque, j’aime beaucoup aussi, je suis même en train de coopter des femmes actuellement pour former une équipe. J’ai aimé cette activité à cause de mon papa il est médecin dentiste, il me soutient dans tout c’est mon ami et je l’aime beaucoup tout comme lui d’ailleurs. Je suivais mon papa lorsque j’étais petite, et c’est comme ça que j’ai pris goût.

Avec tout ce que vous faites qui ne ressemble pas à ce que les autres femmes font qu’est-ce que vous pensez de la famille?

Sourire…. J’ai été mariée si c’est cela la question, mon mari était un blanc et malheureusement il est décédé. J’ai 2 grandes filles, la première travaille au Ministère du commerce et la seconde a 8 ans.

Je pense que les hommes ne savent pas l’importance de la femme, surtout la Guinéenne, elle est brave. Faites-un tour dans les marchés de Matoto, de madina, du km 36 ce sont les femmes qui supportent les familles elles sont sur pied dès 4 h du matin. Les hommes, ils continuent à violenter les femmes, à les violer ou à accepter de les épouser alors que ce ne sont que des enfants qui ne sont pas préparés à la vie de couple. Il faut parler aussi des mutilations génitales féminines et le viol d’enfants.

Je veux préciser que je n’incite pas les femmes à se rebeller, à ne pas respecter leurs maris, mais je ne suis pas d’accord qu’on violente des femmes qu’on les manque le respect comme cela se passe actuellement. Pour cela je ne suis pas d’accord.

Nous sommes au mois de mars un mois dédié aux femmes, quel est le message que vous avez pour elles à cette occasion ?

Qu’elles se battent pour gagner leurs vies, tout ce que les hommes font elles peuvent le faire. Il suffit d’aimer ce qu’on fait, s’adonner, et avoir le courage de sa passion.

Nous sommes à la fin de cet entretien quel est votre mot de la fin ?
Je vous remercie beaucoup pour cette opportunité, afin de m’exprimer sur vos antennes et dans vos colonnes merci beaucoup. J’invite les femmes à se battre pour gagner leurs vies et imposer le respect sans avoir besoin de dépendre d’un homme ou de quiconque. Merci encore une fois pour cette opportunité.

Entretien réalisé par Idiatou CAMARA pout radioenvironementguinee.org

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