Détournement d’environ 40 milliards à l’OGP : 5 ans de prison requis contre Paul Moussa Diawara et Inza Bayo

4 mars 2019 à 20 08 54 03543
Paul Moussa Diawara et Me Béa au TPI de Kaloum

C’est finalement ce lundi, 4 mars 2019, que les réquisitions et plaidoiries ont commencé dans le procès de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, respectivement anciens Directeur Général et Comptable de l’office guinéen de la publicité (OGP), a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Paul Moussa Diawara est accusé d’avoir détourné 39 milliards 679 millions 25 mille 698 francs guinéens à l’Office Guinéen de Publicité (OGP), dont il était le Directeur Général. Et, pour sa part, Inza Bayo, qui était le comptable de cette structure, est accusé de complicité dans ce détournement.

Le procureur Ousmane Sankhon a requis cinq ans de prison contre les deux anciens responsables de l’OGP, ainsi que la saisie de leurs biens.

Après les plaidoiries des différents avocats (partie civile et défense), le procès a été renvoyé au 1er avril prochain pour décision être rendue.

A suivre !

Mamadou Baïlo Kéita était au TPI de Kaloum pour Guineematin.com

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N’zérékoré : plus de cent élus locaux à l’école de la gestion des collectivités

4 mars 2019 à 20 08 31 03313

Après les états généraux de la décentralisation, le Ministère de l’Administration du Territoire a organisé un séminaire de formation en faveur des élus locaux de la région administrative de N’zérékoré et ceux des préfectures de Kissidougou, Faranah et Kérouané. C’est la salle polyvalente de l’Ecole Normale des Instituteurs de N’zérékoré qui a servi de cadre à cette cérémonie qui vise à renforcer les capacités des élus locaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le gouverneur de région qui a présidé cette rencontre, accompagné du préfet de Nzérékoré. Ils sont plus de 100 élus locaux, venus d’un peu partout de la région de N’zérékoré et des préfectures de Kissidougou, Faranah et Kérouané à prendre part à cette séance. Pendant 3 jours, les participants seront outillés en vulgarisation du code révisé des collectivités, organisation et attribution du fonctionnement des collectivités et les services genre et équité et de la garde communale.

Koïkoï Béavogui

A l’ouverture des travaux, Koïkoï Béavogui, le directeur national du centre de formation et perfectionnement des cadres et élus locaux de Sérédou, a planté le décor. « Après les états généraux de la décentralisation et du développement local, il était question de procéder à la formation de 342 maires et nous avons 7012 élus à former. Mais, pour la première phase, nous commençons par les 342 maires titulaires qui étaient effectivement au palais du peuple pour les états généraux. Et, nous avons presque terminé du 20-22 février la formation des maires de Kindia, qui avait regroupé ceux de Labé, Boké, Kindia. Nous voici aujourd’hui au deuxième centre, qui est le centre de Nzérékoré, qui regroupe aussi la région administrative de N’zérékoré, les préfectures de Kérouané, Kissidougou et de Faranah ».

Mohamed Ismaël Traoré

Prenant la parole, le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, a remercié les organisateurs avant d’inviter les élus locaux à accorder une importance capitale à cette formation. « C’est de suivre avec attention cette formation. Quand vous ne comprenez pas un passage, il faut attirer l’attention du formateur. Et, quand vous êtes outillés ou quand vous avez l’instrument juridique qu’il faut pour le travail, c’est d’appliquer. Il ne faut pas garder les codes des collectivités à côté, ça doit vous inspirer. Vous devez savoir ce qui est là-dedans et de baliser l’autre comportement en terme de gestion et en terme de fonctionnement. Mais, si vous mettez ces codes de collectivités à côté, vous allez rencontrer les conséquences. C’est ce qu’on veut éviter. C’est pourquoi, on a commencé à vous former et à vous montrer le chemin qu’il faut pour le développement émergent de la Guinée ».

Mme Séné Béavogui

Pour madame Séné Béavogui, maire de la commune rurale de Watanka, dans la préfecture de Macenta, dira que cette formation vient à point nommé car, dit-elle, elle permettra de bien gérer leurs collectivités. « Je suis très satisfaite de la tenue cette formation et du fait que le président de la République avait dit qu’il dédie son second mandat à la jeunesse et aux femmes. Donc, nous devons mériter cette confiance de la part du chef de l’État. Et ensuite, j’invite toutes les femmes à faire comme moi, et à comprendre que, ce que l’homme peut faire, la femme aussi peut faire. Et je veux qu’à la fin de cette formation, que nous soyons capables de gérer les biens de nos communautés », a dit l’élue locale.

Au terme de cette formation, le directeur national du centre de formation et perfectionnement des cadres et élus locaux pense que « les maires seront capables, non seulement de collaborer avec la population à la base, et ils connaîtront comment utiliser les cadres à la base pour la prise de décision ».

Après N’zérékoré, la clôture de cette série est attendue dans le centre de Mamou qui va regrouper le reste des préfectures.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : 620166816/666890877

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TPI de Kankan : Daouda Kourouma condamné à perpétuité pour l’assassinat d’un donzo

4 mars 2019 à 18 06 18 03183

Les décisions continuent de tomber dans les tribunaux de l’intérieur du pays dans les affaires criminelles. A l’audience de ce lundi, 04 mars 2019, le tribunal criminel de Kankan a rendu son verdict dans le dossier sur l’assassinat de Donzoba, le chef des chasseurs traditionnels de Kantédoubalandou, une localité relevant de la préfecture de Mandiana. Daouda Kourouma a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’un des dossiers majeurs depuis le début du jugement des dossiers criminels, le mardi 12 février 2019 qui a connu son épilogue ce lundi au tribunal de première instance de Kankan. Daouda Kourouma, qui frise la vingtaine, était en détention depuis le 26 janvier 2018. Il était accusé d’avoir mortellement poignardé le chef des Donzos qui selon lui, avait commandité le meurtre du prêcheur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri.

Daouda Kourouma n’a jamais nié les faits qui lui sont reproché à la barre. Il soutient même avoir agi au nom de loi divine.

Ce lundi après l’ouverture de l’audience, c’est Abdoul Rachid Camara, premier président du tribunal de première instance de Kankan, qui a lu la décision dudit tribunal dans ce dossier :

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Daouda Kourouma coupable et convaincu des faits d’assassinat. Pour la répression, condamne Daouda Kourouma à la réclusion criminelle à perpétuité, avec un période de sûreté de 30 ans ».

Après cette décision, maitre Mory Koné, avocat de la défense, a trouvé la sanction lourde. « Je trouve que la sanction est très lourde en tenant compte de l’âge de Daouda Kourouma. Je crois qu’on l’aurait condamné à la réclusion à temps et non à perpétuité, assorti de 30 ans de sureté. A mon sens, le tribunal a été sévère, je le regrette », a-t-il dit.

En outre, maitre Mory Koné assure, qu’après consultation de son client, il ne fera pas appel de cette décision. « Mon client n’entend pas faire appel, il dit qu’il assume ce qu’il a fait. Je ne peux pas interjeter appel sans le consulter. Si lui-même, il me fait comprendre qu’il assume, qu’il ne regrette pas avoir agi de la sorte et qu’il pense que le jugement de Dieu est meilleur… »

Du côté du ministère public, le procureur Aly Touré s’est dit soulagé du jugement du tribunal.

Il faut rappeler que le dossier dans l’assassinat du prêcheur saoudien connaitra bientôt son épilogue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Guinée : le nouvel ambassadeur des Etats-Unis chez le président Alpha Condé

4 mars 2019 à 17 05 33 03333
Les présidents Donald Trump et Alpha Condé

Communiqué : l’Ambassadeur Simon Henshaw a présenté ses lettres d’accréditation au Président Alpha Condé le 4 mars, 2019.
Pour rappel, il a été nommé le 10 août, 2018 et confirmé par le Sénat le 2 janvier, 2019. Son Excellence Simon Henshaw est diplomate depuis 1985 et est heureux d’être à nouveau affecté en Afrique de l’Ouest après avoir auparavant servi en Côte d’Ivoire il y a de cela quelques années.

Plus récemment, il a occupé la fonction de Conseiller Principal au sein du Groupe de travail sur les Initiatives de santé au Département d’Etat chargé de la coordination des efforts de réponse à une série d’incidents liés à la sécurité et la santé affectant les diplomates américains à Cuba et en Chine.

Antérieurement à cette fonction, S.E. Henshaw a occupé de hautes fonctions au Département d’Etat, notamment celles de Sous-secrétaire principal adjoint et de Secrétaire adjoint par intérim du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations de 2013 à 2018. Il a par ailleurs occupé la fonction de Directeur du Bureau des Affaires Andines de 2011 à 2013, et de 2008 à 2011 il fut Premier Secrétaire à l’ambassade des Etats-Unis à Tegucigalpa au Honduras.

Ambassadeur Henshaw a en outre servi au sein de quatre autres postes diplomatiques à l’étranger et à plusieurs autres fonctions aux Etats-Unis.
Ambassadeur Simon Henshaw est titulaire d’une Licence ès Lettres de l’Université du Massachusetts à Amherst, et d’une Maitrise ès Sciences de l’Ecole Nationale de Guerre. Il est marié et père de deux grands enfants.

Fin

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Emploi Jeunes : Mouctar Diallo vante les acquis de son département et annonce les perspectives

4 mars 2019 à 17 05 18 03183
Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo a conféré avec les médias nationaux ce lundi, 04 mars 2018, dans un réceptif hôtelier de Conakry. La rencontre avait objectif d’échanger sur les acquis du département de 2011 à nos jours et d’en dévoiler les perspectives, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Mouctar Diallo a dit qu’à l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, l’une de ses priorités a été d’occuper la jeunesse à des activités favorisant son autonomisation. « Dès son accession à la magistrature suprême, le professeur Alpha Condé a créé un environnement global favorisant l’éclosion d’initiatives privées et l’autonomisation des jeunes et des femmes. D’où l’élaboration et l’adoption d’une stratégie nationale de micro-finances inclusives qui vise, entre-autres, à faciliter l’accès des jeunes porteurs de projets aux crédits. A travers ces initiatives présidentielles en faveur des jeunes hommes et jeunes femmes, le Chef de l’Etat a adopté une stratégie 3 fois gagnante : d’abord en termes de sécurité alimentaire, ensuite en termes de croissance et de chaine de valeurs, et enfin en termes d’innovation et de création d’emplois. Cette stratégie s’accompagne d’une inclusion financière avec des plateformes digitales comme « Kobiri » et des institutions de micro-finances comme les MC2 et MUFFA qui permettent aux corporations rurales et urbaines de booster leur expansion et leur compétitivité », a dit le ministre de la Jeunesse.

Par ailleurs, Mouctar Diallo a rappelé que dans le cadre de la mise en œuvre du programme présidentiel pour l’employabilité des jeunes, « mille jeunes ont été formés. Cinq cent parmi eux ont été recrutés par la société CWE et cent (100) par diverses entreprises en 2011 ; le Projet d’Espoir des Jeunes Agriculteurs de Guinée (EJAG),qui a permis la création de 100 groupements agricoles de jeunes dotés en engins agricoles (tracteurs et motoculteurs) pour 3000 emplois créés dans 26 préfectures entre 2011 à 2015 ; le projet démarrage qui a permis de financer par Afriland First Bank une première cohorte de 24 projets de jeunes à hauteur de 6 milliards de francs guinéens grâce à un fonds de garantie mis en place par le gouvernement ; le projet pavage qui est une innovation de la 3ème République en termes d’aménagement des voiries urbaines, a permis de démarrer l’aménagement de 14 650 m² de pavés à Conakry (Tombo 1, Téminétaye, Sans-fil et Matoto) avec 2600 emplois créés et former plus de 200 jeunes aux techniques de fabrique et de pause de pavés ».

Parlant des perspectives de son département, le ministre de la Jeunesse a dit que dans le cadre du Programme d’Intégration Socio-économique des Jeunes (INTEGRA), son département va contribuer « à la prévention et à la limitation de la migration irrégulière en soutenant le développement économique de la Guinée. Cela, pour favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et la réintégration des migrants de retour. Le programme INTEGRA a été effectivement lancé en novembre 2018, avec un financement de l’Union Européenne d’un montant de 65 millions d’Euros sur 4 ans, et touchera 8000 jeunes et impactera sur 3 250 721 habitants dont 1 650 020 femmes sur l’Axe Conakry-Labé. Ce projet permettra aussi : la mise en place d’un Centre d’Incubation d’Entreprises à Kindia ; la mise en place d’un fonds au bénéfice des artisans de Labé et des différents groupements de production et de transformation à Kindia et implantation des activités touristiques ; l’appui financier aux groupements de jeunes exportateurs de poisson ; l’appui financier aux activités génératrices de revenus des femmes et des jeunes dans les cinq (5) communes de Conakry et dans les 4 régions administratives du projet ».

En outre, Mouctar Diallo a dit que son département compte mettre en place avec l’UNFPA « une plateforme pour la promotion de la Jeunesse. Recruter, former et déployer 4 mille 664 volontaires dans les collectivités locales ; instituer la caravane des Vacances Citoyennes ; recruter 235 jeunes agents de santé pour renforcer la disponibilité du personnel de santé dans la région de Labé ; poursuivre le processus de mise en place du Conseil National des Jeunes de Guinée ; promouvoir la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation chez les jeunes et leur participation à la gouvernance locale »

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : la ministre Mama Kanny Diallo lance la campagne de vulgarisation du PNDES

4 mars 2019 à 15 03 30 03303

La campagne de vulgarisation du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020 dans les quatre régions du pays a été lancée ce lundi, 04 mars 2019, dans un réceptif hôtelier de la place. Une initiative du ministère du Plan et du Développement Economique qui va s’étendre sur trois semaines, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est la ministre du Plan et du Développement Economique, Mama Kanny Diallo, qui a lancé officiellement cette campagne de vulgarisation du PNDES. Elle était entourée de certains membres du gouvernement, notamment Thierno Ousmane Diallo ; ministre de l’Hôtellerie et du Tourisme ; et Gabriel Curtis, ministre des Investissements et du Partenariat Public-Privé.

Dans son discours, Mama Kanny Diallo a indiqué que la finalité de cette démarche « est de partager avec les populations les objectifs du PNDES tels qu’adoptés par l’Assemblée Nationale, d’obtenir leur adhésion aux choix stratégiques qui le sous-entendent, surtout de les engager à contribuer à la mise en œuvre des actions prioritaires qui y sont prévues. Cette campagne sera aussi l’occasion pour le ministère du Plan et du Développement Economique de porter, à l’endroit des populations, des messages clés allant dans le sens de l’appropriation du PNDES et de l’efficacité de sa mise en œuvre ».

En ce qui concerne les messages qui seront véhiculés sur le PNDES au cours de cette campagne de vulgarisation, la ministre Mama Kanny Diallo dira que « le premier message est que le PNDES est, contrairement aux plans qui l’ont précédé, l’outil d’opérationnalisation sur une période de 5 ans, d’une vision de long terme, la vision 2040, d’une Guinée émergente et prospère. Le deuxième message à porter aux populations au cours de cette campagne est que le PNDES vise la prospérité, l’inclusion et la durabilité. Un troisième message de nature à susciter l’adhésion du public au cours de cette campagne, est que le PNDES est un plan réaliste en ce qu’il est fondé sur un diagnostic approfondi de la situation de développement du pays et des choix stratégiques pertinents, sous-tendus par un cadrage macroéconomique rigoureux. Le quatrième message de cette campagne de vulgarisation est la conformité technique du PNDES à la logique de la Planification-Programmation-Budgétaire-Suivi-Evaluation (P PBSE). Une manière de communiquer au public que le PNDES n’est pas qu’un cadre stratégique, il dispose d’un outil d’opérationnalisation qui est le Programme National d’Investissement (PNI) », a dit la ministre.

Enfin, Mama Kanny a précisé que le succès de la mise en œuvre du PNDES 2016-2020 dépendra de l’implication de chacun. « C’est le lieu d’inviter les autorités territoriales, à tous les niveaux, à accompagner les équipes du ministère du Plan et du Développement Economique déployées sur le terrain pour un bon déroulement de leur mission. Quant aux missionnaires, je les engage et encourage à user de toute leur expertise pour faciliter la compréhension et l’appropriation du PNDES par les populations », a conseillé la ministre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Banankoro : un centre de mémorisation du Saint Coran ravagé par un incendie

4 mars 2019 à 15 03 12 03123

Le centre de mémorisation du Saint Coran pour les orphelins de Banankoro, dans la préfecture de Kérouané, a été ravagé par un incendie dans la soirée d’hier, dimanche 03 mars 2019.

Le drame a causé d’importants dégâts matériels, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Situé à deux (2) kilomètres de la ville de Banankoro, le centre de motorisation du Saint Coran El Farouk, a été ravagé par les flammes avec des dégâts matériels importants. Le centre avait en sons sein une mosquée, une école de mémorisation du Coran et un bâtiment pour le logement des orphelins.

Selon Laye Sékou Condé, un des orphelins et témoin oculaire du drame, « nous étions au dehors, entrain de manger, quand on a vu la fumée sortir de la maison. Comme nous sommes tous des enfants et que le centre est aussi loin de la ville, on n’a pas de voisins, c’est pourquoi le feu a tout brûlé. Rien n’est sorti des lieux, même une aiguille… »

Les dégâts causés par cet incendie sont énormes : deux tonnes du riz et de fonio, des habits et de nombreux meubles sont partis en fumée. Pour le moment, les sinistrés sont désemparés et manquent de tout.

Une situation qui préoccupe aussi bien les responsables que les encadreurs du centre qui lancent un appel à l’aide. « Tout ce que nous pouvons dire, c’est de lancer un SOS auprès de tout le monde, des bailleurs, des ONG, du gouvernement. Nous avons perdu tout ce que nous avions. Ici, il y avait 70 lits et des tonnes de vivres pour les orphelins. Mais aujourd’hui, tout est détruit par le feu. Il y a aujourd’hui 70 enfants et 3 enseignants qui donnent cours gratuitement aux orphelins. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous aider afin de terminer l’année avec succès. Aujourd’hui, ces enfants ne peuvent rien et n’ont pas de soutien », a dit Alou Condé, enseignant volontaire dans ce centre.

Pour le moment, les enfants sont retranchés dans la mosquée.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Tél : 621 35 79 66

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Renvoi du délibéré dans l’affaire « Grenade » : ce qu’en dit Me Salifou Béa

4 mars 2019 à 14 02 13 03133

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le verdict dans le dossier du jeune militant de l’UFDG, Boubacar Diallo, alias « Grenade », a été renvoyé au lundi, 18 mars 2019. Poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’arme, le militant de l’UFDG reste détenu à la maison centrale de Conakry où il séjourne depuis le 22 juin 2018.

Boubacar Diallo, alias Grenade, a comparu souriant ce lundi, vêtu d’un sous-vêtement aux couleurs nationales. Il a fait son entrée dans la salle d’audience à 9 heures 39 minutes, en présence de ses avocats, maitres Salifou Béavogui et Thierno Souleymane Baldé.

Alors que l’on s’attendait au verdict dans ce dossier, le président du tribunal, Ibrahima Kalil Diakité, a renvoyé l’affaire au lundi, 18 mars 2019.

Interrogé dans la foulée de cette prorogation, l’avocat de la défense, maître Salifou Béavogui, dit n’avoir pas d’objection malgré qu’il continu à clamer l’innocence de son client.

« Si le délibéré a été prorogé, je ne me substitut pas au tribunal pour donner des explications dès lors que le tribunal lui-même n’a pas donné d’explications. Nous souhaitons simplement que Dieu guide les pas des hauts magistrats qui ont le destin de ce dossier. Ils ont mené les débats avec toute l’impartialité requise et ont agi avec tout le professionnalisme. Nous sommes très contents et même mon client, ce matin, me le signifiait. Nous sommes très contents de la façon dont les débats ont été conduits. Nous n’avons jamais suspecté le tribunal parce qu’il a très bien travaillé dans ce dossier jusqu’au moment où nous sommes. Et, nous avons toujours dit que dans ce dossier, il n’y a pas de preuves. Effectivement, il n’y a aucune preuve dans le dossier et le juge ne peut pas entrer en condamnation si le dossier n’est pas consistant. Donc, par rapport à la gravité des faits et par rapport au délai de renvoi nous, nous n’avons pas d’objection et nous nous remettons à la sagesse du tribunal. Notre client va continuer à garder son mal en patience parce que rira très fort qui rit le dernier. La justice n’est pas une course de vitesse ; mais, une course de fond. Je pense que les magistrats se donnent beaucoup plus de temps pour vraiment apprécier les arguments de toutes les parties. Quelque chose qui n’est pas mauvais en soi. Donc, une fois encore, notre client et nous même, nous nous en remettons à la sagacité du tribunal, et comme je le disais tantôt, nous souhaitons que le droit triomphe dans cette affaire, qu’on ne mette sur la balance que les arguments avancés par le parquet et les contre-arguments avancés par la défense. J’ose croire que le 18 mars, nous en sortirons avec beaucoup de joie aux lèvres », a expliqué l’avocat.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Lola : le maire veut désenclaver la commune urbaine

4 mars 2019 à 12 12 43 03433
Antoine Gbogolo Soromou

Le maire de Lola, Antoine Gbogolo Soromou, nourrit plein d’ambitions pour la commune urbaine. Le désenclavement de Lola constitue aujourd’hui l’une de ses préoccupations. Il l’a dit le weekend dernier à l’occasion d’une rencontre avec les jeunes au siège de ladite commune, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

D’entrée de jeu, le maire a déploré le manque de fonds dans les caisses de la commune. Selon Antoine Gbogolo Soromou, il n’aurait trouvé que la somme de deux (2) millions de Francs Guinéens lors de son installation.

Toutefois, le maire affirme avoir un projet de désenclavement de toute la ville de Lola. Selon lui, après des études des voiries urbaines à dégager, vingt sept (27) km ont été retenus et le gouvernement a pris en charge le bitumage de 12,5 km avec 4 ponts.

« Il nous reste 14,5 km. On a fait des démarches au près du génie militaire, de la société Foret Forte, le mont Nimba pour qu’ils nous donnent des machines pour pouvoir faire ces travaux dans la ville. Dieu merci, ils nous ont donné l’accord. Au mois de juillet, on nous donne ces machines-là. Mais, on nous demande de faire un effort pour mettre le carburant dans ces machines. Donc, on est entrain de faire les démarches pour l’obtention de 50 mille litres de gas-oil pour mettre dans les machines pour que toute la commune urbaine de Lola soit désenclavée », a fait savoir Antoine Gbogolo Soromou.

En outre, le maire de Lola a dit avoir obtenu le soutien du gouvernement du président Alpha Condé pour la réalisation de certaines infrastructure dans sa commune. Parmi plusieurs projets soumis au gouvernement de son mentor, Antoine Gbogolo Soromou affirme que six (6) ont été retenus pour investissement en 2019, dont le financement de la clôture de l’école primaire Centre 1 ; le grattage du grand marché de Lola qui sera construit sur la route du district de Gogota ; la construction d’un marché de proximité dans chaque quartier de la commune urbaine. A ceux-ci, s’ajoute l’achat de sonorisation, de bâches et de chaises pour que les réceptions puissent se faire sans être liées à des structures de location.

Pour finir, le maire a prodigué des conseils aux citoyens de Lola tout en les encourageant à compter sur leur collaboration pour le payement des taxes à tous les niveaux.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Installation du conseil communal de Ratoma : les citoyens expriment leurs attentes

4 mars 2019 à 11 11 41 03413

Un peu plus d’une année après leur élection, les conseillers communaux de Ratoma et de Matoto, dans la capitale guinéenne, ont été installés le vendredi 22 février 2019. Cette installation intervient à un moment où des défis immenses attendent ces nouveaux conseillers. De nombreux citoyens de Ratoma, interrogés ce vendredi par Guineematin.com, ont exprimé leurs attentes par rapport aux élus qui viennent d’être installés.

De très nombreux défis attendent les élus locaux de notre pays. Pour le cas spécifique de Ratoma, les citoyens attendent à ce que leur quotidien s’améliore avec l’installation de Souleymane Taran Diallo et des 44 autres conseillers. Les attentes des citoyens de Ratoma sont liées, entre-autres, à l’hygiène et l’assainissement, à la sécurité, bref au respect des promesses électorales.

Benjamin Traoré, transitaire de son état, rencontré au quartier Kipé, se félicite de cette installation et exprime ses attentes. « Mieux vaut tard que jamais, a-t-on coutume d’entendre. Toute chose finit par arriver. On a beaucoup attendu, maintenant que le moment est arrivé, je souhaite bonne chance à la nouvelle équipe. Je voudrais que le conseil fasse tout pour que les besoins des populations soient satisfaits. En ce qui me concerne, je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire. Je pense que les conseillers ne vont pas seulement regarder les différents partis aux noms desquels ils ont été élus. Mais, ils doivent regarder maintenant les besoins cruciaux des populations et amener tout le monde à la prise de conscience de notre état et de l’état de notre commune. Il y a beaucoup à faire dans ce pays, surtout dans la commune de Ratoma. D’abord, il y a ce problème d’insécurité, puisqu’il y a aussi ce qu’on appelle l’Axe du mal à Bambéto, dans cette commune. Les gens ont cette très mauvaise image de Bambéto. Donc, ils n’ont qu’à essayer d’effacer cette image. Deuxièmement, la sécurité de tous les citoyens avec les coupures intempestives du courant électrique. Nous avons beaucoup de projets à leur soumettre, mais nous attendons qu’ils prennent fonction pour aller les leur soumettre », a dit monsieur Traoré.

Abondant dans le même sens, Ousmane Barry, gérant d’un bar café à Kipé, dira de son côté, qu’il attend du nouveau conseil communal la sécurisation des citoyens et leurs biens, la promotion du développement pour tous. « Cette installation a trop duré. Maintenant, si le conseil est installé, il n’a qu’à travailler. S’il travaille bien, c’est pour tout le monde. S’il travaille mal, c’est pour tout le monde. Donc, ce que moi j’attends du conseil, c’est de prendre comme priorités la sécurité des citoyens et de leurs biens, puis engager le développement pour tous », a dit notre interlocuteur.

Pour sa part, Touré Aboubacar, gérant d’un restaurant, attend du nouveau conseil la construction de plusieurs écoles dans la commune et la réglementation du secteur du commerce. « Ratoma est une grande Commune. Dans beaucoup de quartiers ici, il n’y a pas suffisamment d’écoles. Il faudrait que le nouveau conseil améliore les conditions dans le secteur de l’éducation. En plus, pour que le secteur du commerce puisse marcher, le conseil doit aussi revoir les marchés parce que ce que vous pouvez acheter moins cher dans certains quartiers, vous ne pouvez pas acheter ça au même prix dans d’autres quartiers. Donc, la commune doit revoir aussi cette situation », suggère notre interlocuteur.

Pour Mamadou Oury Dadhy Diallo, qui évolue dans l’humanitaire, rencontré au quartier Cosa, l’assainissement et la gestion rationnelle des recettes fiscales doivent être les priorités du conseil communal. « Le nouveau conseil communal doit voir les préoccupations actuelles, notamment dans le domaine de l’assainissement et la gestion des recettes, telles que les taxes. Il faut bien gérer les recettes des collectivités pour pouvoir répondre aux attentes de la population, parce qu’il y a la construction des infrastructures publiques et autres ».

La question qui reste posée est désormais celle de savoir si ces différentes préoccupations des citoyens trouveront une oreille attentive de la part des 45 membres du conseil communal de Ratoma.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Affaire Grenade : le verdict renvoyé au 18 mars

4 mars 2019 à 11 11 26 03263

Poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre, Boubacar Diallo, alias Grenade va continuer son séjour en prison jusqu’au 18 de ce mois pour connaître son sort ! Ainsi, en a décidé le tribunal criminel de Dixinn, qui devait se prononcer aujourd’hui dans ce dossier politico-judiciaire.

Détenu depuis le 22 juin 2018, ce jeune militant de l’UFDG est défendu par un collectif d’avocats qui jurent de son innocence et accusent d’ailleurs le procureur d’être non seulement partisan ; mais aussi le bras judiciaire de parti au pouvoir. Selon maître Salifou Béavogui, Alsény Aïssata Diallo et Cie, le procureur Sidy Souleymane N’Diaye n’est qu’un politicien déguisé en procureur, qui ne poursuit que les militants et responsables de l’opposition…

A suivre !

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Emploi Jeunes : le maire de Lola en conclave avec les jeunes de sa commune

4 mars 2019 à 10 10 26 03263

Le maire de Lola s’est entretenu avec les jeunes de la commune urbaine dans la soirée d’avant-hier, samedi 02 mars 2019. La démarche d’Antoine Gbogolo Soromou visait à exposer sa vision pour l’emploi des jeunes diplômés résidant dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre entre le maire de la commune urbaine de Lola et les jeunes s’est tenue dans la salle de conférence de la mairie en présence des chefs de quartiers et des districts environnants.

Devant plus de 40 jeunes qui ont répondu à l’appel, Antoine Gbogolo Soromou a exposé les sujets à débattre, à savoir : le recensement des jeunes diplômés sans emploi afin de connaitre leur nombre total ; la connaissance des organismes et associations estudiantines évoluant sur le terrain afin de les récupérer et les aider ; enfin, la participation des jeunes aux activités de la commune.

Au cours de cette rencontre, Antoine Gbogolo SOROMOU a annoncé la création d’un office emploi-jeunes qui aura pour but de les organiser afin de rechercher des emplois pour la jeunesse.

« Nous prenons la liste de tous les diplômés, avec leur profil, nous organisons au niveau du fichier électronique le classement des diplômes en différentes matières. A partir de cette base de données, l’office emploi-jeunes va rechercher des emplois dans plusieurs étapes. Nous allons permettre à ceux qui n’ont pas une certaine capacité de faire une formation. Nous avons renégocié et obtenu la création d’un centre de formation professionnelle aux métiers des mines. Ils vont commencer les travaux bientôt au quartier Magha-mo. Cela va permettre de renforcer les capacités des jeunes diplômés afin d’être compétitifs sur le marché de l’emploi », a expliqué le maire.

En outre, Antoine Gbogolo Soromou ajoute qu’un test psychotechnique se fera avec l’emploi-jeunes et va détecter les jeunes ayant l’esprit d’entreprise. « Ceux-ci seront encouragés afin d’entrainer les autres, désireux s’investir dans ce domaine ».

Pour finir, le maire de Lola a invité les jeunes au recensement des maisons, des places sur le marché, des commerces pour permettre de mieux cerner les taxes.

De Lola, Léopold Konaté pour Guineematin.com

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Grâce à GAC, des agriculteurs de Kamsar augmentent leur production de riz de 400%

4 mars 2019 à 10 10 16 03163

Kamsar, le 04 Mars 2019 — Guinée Alumina Corporation SA (GAC), un acteur majeur du secteur minier en Guinée, a lancé une nouvelle initiative qui a permis d’augmenter la production de riz de 400% sur des terres agricoles situées dans des communautés où la société possède ses installations, à Kamsar, dans la région de Boké.

L’appui de GAC a porté sur trois aspects :

  1. La réalisation d’une étude technique visant à identifier et à surmonter les principaux obstacles liés à la production du riz ;
  2. Le développement et la mise en œuvre des techniques de culture moderne et intensive du riz sur une superficie de 100 hectares ;
  3. La formation des agriculteurs en matière de gestion visant l’autonomisation.
    Pour la conception et la mise en œuvre de cette initiative, GAC a fait appel à l’expertise du Bureau d’Études, de Réalisation et de Conseil Agricole, un organisme guinéen qui possède une vaste expérience dans ce domaine ainsi qu’une excellente réputation. L’investissement de GAC dans ce projet de développement, d’environ 2,5 milliards de francs guinéens (270,000 $US), a permis à 16 familles d’agriculteurs d’augmenter non seulement leur production de riz, mais également leurs ventes et revenus. Le porte-parole des bénéficiaires, Guillaume Bangoura a déclaré : « Nous sommes reconnaissants envers GAC d’avoir tenu parole, et de nous avoir soutenus dans le domaine le plus crucial de nos moyens de subsistance. Cette initiative nous a surtout permis d’acquérir de nouvelles connaissances et un savoir-faire dans un domaine très vital dont dépend une dizaine de nos familles ».

Le Directeur Général Adjoint de GAC, également responsable des relations avec les communautés locales, Malick N’Diaye, a dit : « Ce programme d’accompagnement en faveur des communautés de Taigbe est un exemple éloquent de notre manière de faire les choses, particulièrement dans le domaine des relations avec les communautés partenaires de notre projet. Nous tenons à tout mettre en œuvre pour nous assurer qu’elles bénéficient d’un soutien et d’une assistance réelle pour aspirer à de meilleures conditions vie, et ce, de manière durable ». Il ajoute : « Cette initiative en faveur des communautés de Taigbe s’inscrit en droite ligne avec une mission que nous nous sommes donnés, soit celle de travailler à créer des occasions de développement pour les communautés locales en vue de favoriser un développement économique durable. De plus, cette initiative vient directement appuyer la politique de sécurité alimentaire du Gouvernement Guinéen, et nous sommes fiers d’y contribuer à notre manière. »

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Rejet du maire de Kinièbakoura : le siège de la CR transféré dans un district

4 mars 2019 à 9 09 58 03583

Le siège de la sous-préfecture et de la mairie de la Commune Rurale de Kinièbakoura, relevant de la préfecture de Siguiri, est transféré au district de Djoumabana. Le rejet du maire élu par la jeunesse du RPG Arc-en-ciel de Kinièbakoura serait à l’origine de ce transfèrement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’élection de Mohamed Lamine Keïta à la tête de la commune rurale de Kinièbakoura, le 17 octobre 2018, le torchon brûle entre lui et la jeunesse locale du RPG Arc-en-ciel. Les jeunes du parti au pouvoir sont farouchement opposés à la prise de fonction de l’équipe du nouveau maire à Kinièbakoura, le centre de la commune rurale.

Les jeunes ont juré à l’époque que pour rien au monde Mohamed Lamine Kéita ne va siéger à Kinièbakoura comme maire.

Face à cette opposition, l’autorité préfectorale a transféré le siège de la sous-préfecture et de la mairie à Djoumabana, le village du maire élu, situé à 2 km de Kinièbakoura centre.

Interrogé sur la question par notre reporter, Mohamed lamine Keïta a expliqué ce qui s’est passé. « J’ai pris fonction, la passation de service a eu lieu à Djoumabana. Je travaille ici. Le problème qui est là est clair, vous êtes tous informés, ils ne veulent pas qu’on travaille là-bas. Nous sommes entrain de construire le bureau du sous préfet et la mairie ici à Djoumabana », a précisé le maire.

Toutefois, Mohamed Lamine Kéita a laissé entende qu’un transfèrement officiel du chef lieu n’est pas à l’ordre du jour. « Pour le moment, tous nos papiers, c’est la sous-préfecture de Kinièbakoura ou la commune rurale de Kinièbakoura qui est mentionnée. S’il peut y avoir un changement, cela n’a pas encore été discuté et cela me dépasse », a dit le maire contesté.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Communiqué de l’Association des Jeunes pour le Développement de Sarékaly

4 mars 2019 à 9 09 39 03393

L’Association des Jeunes pour le Développement de Sarékaly (AJDS) a le plaisir d’informer ses membres, les ressortissants et amis de la sous-préfecture de Sarekaly qu’elle organise une assemblée générale le dimanche 10 mars 2019 au Lycée Safia-École à 15h.

Cette Assemblée Générale, qui s’inscrit dans le cadre du plan d’actions 2019 de l’AJDS, vise à informer ses membres des activités passées et celles de cette année. Aussi, l’AJDS mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de la sous-préfecture de Sarekaly sur les enjeux de développement.

Créée en 2011, l’Association des Jeunes pour le Développement de Sarekaly est une association des jeunes ressortissants de la sous-préfecture de Sarekaly à Conakry. Elle a également une antenne locale à Sarekaly.

Pour plus d’informations, veuillez contacter ces numéros : 621039410/623140060/628636694/628479951/621089133

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Conakry : immersion dans le quotidien des fabricants de marmites

4 mars 2019 à 9 09 24 03243

A Conakry, les ateliers de fabrication de marmites sont peu visibles dans les quartiers. Pourtant, cette activité est devenue l’affaire de beaucoup de personnes qui l’exercent pour tirer leur épingle du jeu dans une conjoncture économique pour le moins compliquée. Tel est le cas au quartier Simbaya gare, dans la commune de Ratoma, où des forgerons s’activent en longueur de journée pour fabriquer des marmites, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Quelques compatriotes sont aujourd’hui versés dans cette activité qui leur permet tant bien que mal à faire face aux difficultés quotidiennes. Nombre d’entre eux s’activent au travail pour sortir des moules et lisser des marmites de divers formats pendant que d’autres s’occupent à vendre les produits finis aux ménagères dans les différents marchés de la capitale.

Pour la fonte de la matière, un apprenti est occupé à attiser à coups de soufflets un feu alimenté de charbon de bois. D’un côté, un autre apprenti ajuste le modèle dans une planche rectangulaire remplie de sable humide. On les chauffe à nouveau pour préparer la quantité de métal nécessaire à la fabrication des cuillères, des louches et autres objets. Pendant la fabrication proprement dite d’une marmite, la vigilance est de mise. A la fin du processus, l’objet fabriqué est refroidi avant d’être lissé.

Maître Mamadou Diallo, forgeron de profession, s’est lancé dans cette activité de fabrication des marmites, il y a de cela 3 ans. Aujourd’hui, installé à son propre compte, il exerce ce métier qu’il a appris auprès de son oncle. Et pour lui, c’est à la fois une fierté et un grand soulagement. « Je suis dans ce métier il y a trois ans. C’est grâce à mon oncle que j’ai appris cette activité et c’est vraiment une fierté pour moi. A chaque fois que je touche aux marmites, je pense à mon oncle qui n’est plus là. Cette activité m’a beaucoup aidé. Je suis marié et j’ai des enfants. Je remercie Dieu, grâce à cette activité, j’arrive à faire tout ce que je veux. Elle permet vraiment de nourrir ma famille. Je me sens à l’aise dans cette activité. Je fabrique plusieurs objets à part la marmite : les cuillères, les louches, les pièces de moto ».

Parlant du prix des marmites et de leur confection, maître Mamadou Diallo a dit en fabriquer plusieurs modèles dont les prix varient entre 50.000 et 300.000 francs guinéens. Selon lui, les prix peuvent évoluer en fonction du coût de l’aluminium, la matière première, qui provient le plus souvent des boites de jus, des pièces d’automobiles usées, comme le radiateur, et autres objets en aluminium. « Pour obtenir l’aluminium, on l’achète chez les ferrailleurs qui pèsent des fers à Matoto, aux garages mécaniques et chez les vitriers. On achète le kilo à 10.000 francs guinéens. Avant, on achetait à 11.000, mais le prix a diminué. Pendant la saison pluvieuse, le prix augmente. Mais, pendant la saison sèche comme maintenant, le prix diminue. Maintenant, pour confectionner les marmites, c’est simple. On met les aluminiums au feu jusqu’à ce que les matières se transforment en liquide. Mais avant ça, le moule est déjà prêt dans une planche rectangulaire, remplie de sable humide qui a la forme d’une marmite. Au centre de ce moule, il y a un trou. C’est là que nous versons le liquide en incandescence. Quelques minutes après, on ouvre la planche rectangulaire pour retirer la marmite. Enfin, quand elle se refroidit, nous la lissons très bien pour la mettre sur le marché ».

Avec l’usage progressif de la machine qui remplace les traditionnels soufflets en peau, maître Mamadou Diallo a un peu amélioré sa technique avec une machine électrique. « S’il y a le courant, je branche ma machine pour travailler rapidement et produire plusieurs marmites, par exemple 15 marmites. Mais maintenant, on ne peut fabriquer que 5 à 7 marmites avec le traditionnel soufflet, par ce qu’il n’y a pas de courant ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Feux mystérieux à Dionfo (Labé) : plusieurs citoyens de Besseya Alphayâbhè dorment à la belle étoile

4 mars 2019 à 7 07 34 03343

Les citoyens de Besseya Alphayâbhè, un village relevant de la commune rurale de Dionfo, située à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Labé sont actuellement confrontés à un feu mystérieux déclaré depuis, le 27 février 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon l’imam de la localité, Thierno Alpha Amadou Diallo, tout a commencé le 5 septembre 2018 quand un feu mystérieux s’est déclaré dans une case au moment où une forte pluie tombait sur le village.

« Ce jour, les secours n’ont rien pu faire contre les flammes qui ont fini par réduire la case et tout son contenu en cendre. Deux heures après, une autre case a pris feu. Ce feu mystérieux avait détruit toutes les cases du village, excepté 4 » a expliqué le chef religieux.

Poursuivant son témoignage au téléphone de Guineematin.com, notre interlocuteur a précisé que le sinistre a repris le 27 février 2019, cette fois-ci, avec les maisons en briques.

« La première victime de cette année s’appelle Oustage Alpha qui a constaté le feu sous son lit. A 100 mètres de là, c’est ma chambre qui a pris feu. Depuis cette date, tous les citoyens du village dorment à la belle étoile » a-t-il ajouté.

Une petite écolière du nom de Mamadou Ramata Diallo qui se rendait à son école a été rattrapé par le feu qui a pris sa tenue scolaire. « Il a fallu qu’on verse de l’eau sur elle pour qu’elle soit sauvée. Elle est âgée de 10 ans environ. Elle fait la 4ème année de l’école primaire » regrette-t-il.

Au total, l’année dernière, pendant la saison des pluies, 15 cases sont parties en fumée ; et, depuis le 27 février 2019, cinq maisons des citoyens de Besseya Alphayâbhè ont été touchées.

Depuis l’annonce de cette triste nouvelle, c’est seulement le sous-préfet de Dionfo qui s’est rendu sur le terrain pour constater les dégâts et promettre de saisir la préfecture de la situation. Par contre, le maire élu de la commune rurale, Elhadj Boubacar Baldé n’a pas été vu sur le terrain.

Même le chef du district de Besseya, Modi Ibrahima Sory Bah est soupçonné d’accorder peu d’importance à cette situation. Il ne serait parti dans le district qu’une seule fois. Depuis, il ne s’en préoccupe pas.

Il est à noter que la population sinistrée est estimée à 100 personnes dormant actuellement à la belle étoile, suite à ce feu mystérieux.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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