Ministère de l’Economie : la nouvelle cheffe de service Genre et Équité décline ses priorités

27 mars 2019 à 22 10 11 03113

Nommée récemment comme cheffe service Genre et Equité au ministère de l’Economie et des Finances, madame Keïta Bountouraby Soumah a conféré ce mercredi, 27 mars 2019, avec les femmes de son département et celles du Budget. La réunion, organisée dans la salle de conférence du département, avait pour objectif de clôturer en beauté le mois de la femme, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Mme Keïta Bountouraby Soumah

Dans son discours, madame Keïta Bountouraby Soumah a remercié le Chef de l’Etat et le ministre de l’Economie et des Finances pour le choix porté sur elle pour diriger ce service. La nouvelle cheffe de service Genre et Equité a dit mesuré l’immensité du chantier qui l’attend. Elle a promis d’œuvrer pour honorer la confiance placée en elle. « De nos jours, le principe Genre et Équité constitue un enjeu de développement. Ceci est consacré aussi bien par le 5ème pilier des Objectifs de Développement Durable (ODD) que le 3ème pilier du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).

En effet, la prise en compte du genre dans les programmes et projets de développement est devenue une exigence pour bénéficier de l’accompagnement des partenaires techniques et financiers. C’est pourquoi, promouvoir l’égalité du genre au sein de ce département sera pour moi une manière d’accompagner la volonté du Chef de l’Etat, son excellence le Professeur Alpha Condé, qui a consacré son mandat aux femmes et aux jeunes.

C’est également une opportunité qui m’est offerte pour participer aux efforts de consolidation de la démocratie dans mon pays en faisant la promotion de l’égalité entre tous les fils, toutes les filles, tous les hommes, toutes les femmes de la Guinée évoluant au ministère de l’Economie et des Finances et au ministère du Budget », a-t-elle fait observer.

En outre, madame Keïta Bountouraby Soumah a dit que son service aura pour principale mission, « de veiller à ce que les femmes et les hommes de ce ministère bénéficient du même traitement, des mêmes chances et des mêmes opportunités dans l’exercice de leurs fonctions ; et de mener toutes les activités du genre du département. Pour cela, mon service compte sur chacun de vous présent dans la salle, particulièrement les femmes. Je vous demande de m’accompagner parce que sans vous, je ne pourrais pas aller loin », a-t-elle indiqué.

De son côté, Bakary Sylla, chef de cabinet, représentant le ministre de l’Economie à cette cérémonie, a félicité la cheffe de service Genre et Equité. Selon lui, la nomination de madame Keïta Bountouraby Soumah à ce service confirme les propos du Chef de l’Etat qui a dédié son mandat aux femmes et aux jeunes. « C’est d’autant plus facile pour nous que le président de la République, le professeur Alpha Condé, a dédié son mandat aux femmes et aux jeunes de la Guinée.

Bakary Sylla

Ainsi, le chef de cabinet du ministère de l’Economie inscrit au cœur de son action politique, l’autonomisation des femmes, leur éducation et leur indépendance vis-à-vis des hommes. Qu’il en soit remercié puisque nous déclinons sa vision dans ce cadre. En Guinée, il y a eu beaucoup de femmes leaders. Je parle de Loffo Camara, de Mafory Bangoura, de Jeanne Martine Cissé, des femmes connues dans le monde entier. Nous voulons des femmes comme elles. Nous voulons que des femmes puissent être préfets, que des femmes puissent être des ministres, puissent être des Premiers ministres », a-t-il souhaité.

Enfin, Bakary Sylla a dit qu’au regard des dernières nominations, il croit à l’égalité entre hommes et femmes en Guinée. « Je crois aussi à l’égalité salariale. Il ne faut pas qu’à compétence égale que l’homme soit plus payé que la femme. Non. Je souhaite qu’il y ait même salaire, même compétence entre les hommes et les femmes. Egalité aussi en termes de droits. Il faut qu’on ait le même droit. Mais, je ne dis pas qu’il faut que l’homme entre en cuisine pour cuisiner. Un foyer bien tenu, c’est qu’il y a une femme forte derrière. Un homme fort, c’est qu’il y a une femme forte qui est derrière », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Congrès de la FESATEL: Abdoulaye Barry réélu à la tête de l’organisation

27 mars 2019 à 21 09 43 03433

La Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL) a tenu son 2ème congrès électif, ce mercredi 27 mars 2019, à Conakry. Abdoulaye Barry, le secrétaire général sortant, a été reconduit à la tête de l’organisation syndicale pour les 5 prochaines années, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Sur les 35 congressistes attendus, 31 ont pris part à cette rencontre, organisée au Palais du peuple de Conakry. Ils ont élu un bureau de 19 membres, à sa tête le secrétaire général sortant, Abdoulaye Barry, reconduit pour un nouveau mandat de 5 ans.

Satisfait de la confiance qui lui a été renouvelée par les congressistes, Abdoulaye Barry a indiqué que ses priorités « c’est de défendre les travailleurs, penser aujourd’hui à la pérennité de nos entreprises, penser à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs tout en promouvant le dialogue social ».

Ci-dessous la liste des 19 membres du bureau, élus pour 5 ans

Secrétaire général : Abdoulaye Barry (Orange)
1er secrétaire général adjoint : Cécé Jérôme Haba (MTN)
2ème secrétaire général adjoint : Mory Oulen Camara (Cellcom)
3ème secrétaire général adjoint : Moussa Kourouma (VDC)
4ème secrétaire général adjoint : Nyankoye Apollinaire Loua (Intercel)

1er secrétaire à l’information et à la communication : Hafssatou Diallo (MTN)
2ème secrétaire à l’information et de la communication : Mamadou Alpha Bah (ETI-SA)
1er secrétaire administratif : Abdoul Aziz Cissoko (VDC)
2ème secrétaire administratif : Mamadou Diao Diallo (ETI-SA)
1er trésorier : Mamadou Ditinn Barry (MTN)
2ème trésorier : Aboubacar Sidibé (Orange)
1er secrétaire conflit et négociation : Mamadou Bilo Diallo (Cellcom)
2ème secrétaire conflit et négociation : Mohamed Sekou Mara (Intercel)
3ème secrétaire conflit et négociation : Faya Kèlèti Kamano (MTN)
1er secrétaire à l’organisation et syndicalisation : Pokba Guilavogui (VDC)
2ème secrétaire à l’organisation et syndicalisation : Thierno Ismaël Barry (Cellcom)
3ème secrétaire à l’organisation et syndicalisation : Abdourahmane Abas Kanté (Orange)
Secrétaire à l’éducation et à la formation : Faya Pierre Kamano (Orange)
Secrétaire à l’hygiène santé et sécurité : N’Faly Camara (Orange)

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : un guinéen trimbalé en justice par un canadien dans une affaire de 30 000 dollars

27 mars 2019 à 20 08 56 03563

Poursuivi pour faux et usage de faux, et escroquerie, Thierno Hamidou Diallo a comparu ce mercredi, 27 mars 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Il est accusé d’avoir falsifié des documents pour s’accaparer d’un bus de transport en commun acheté des mains d’un canadien, Luck Jovian. Le prévenu, qui est non-détenu, a nié les faits qui lui sont reprochés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, cette affaire remonte au mois de mars 2017. A cette période, le ressortissant canadien, Luck Jovian, PDG de la société CANAGUI Sarl, a revendu un bus à Thierno Hamidou Diallo à 40 mille dollars. Mais, l’acquéreur du bus n’en aurait versé que 10 mille.

Il était prévu de payer le reliquat pour les mois suivants. Une clause que Thierno Hamidou n’aurait pas respectée. Pire, le prévenu aurait changé les papiers du bus en y mettant son nom, il aurait changé la plaque d’immatriculation sans le consentement du PDG de la société CANAGUI Sarl.

Appelé à la barre, Thierno Hamidou Diallo a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué que le prix d’achat du bus en question était plutôt de 30 mille dollars. Par ailleurs, le prévenu a dit que la carte grise et tout le reste des dossiers du bus lui ont été donnés par son oncle, également actionnaire la société lui CANAGUI Sarl.

Selon Thierno Hamidou, il avait même proposé à Luck Jovian de lui remettre les clefs du bus afin de récupérer son argent, en ce sens qu’il n’était pas prêt à payer les 40.000 dollars. Mais, le canadien a refusé cette proposition, soutient-il.

Après ces explications, le juge Aboubacar Maféring Camara va appeler à la barre le plaignant pour qu’il donne sa version des faits. Selon Luck Jovian, « il est venu nous voir, implorant tous les saints de lui revendre le bus. Mais, il n’avait pas toute la somme convenue. Il n’avait que 10 000 dollars. Comme son oncle est mon partenaire dans l’entreprise, j’ai accepté de lui faire une faveur en lui remettant le bus à 40 000 dollars. Il devait payer une avance de 10 000 dollars pour entrer en possession du bus.

Il a payé les 10 000 dollars et on lui a remis le bus. Mais, sur la carte grise, c’est le nom de l’entreprise. Ça ne devait être changé que quand il aura fini de payer tout le montant convenu. Le délai est arrivé, Mr Diallo n’a pas payé. Je l’ai appelé plusieurs fois. A chaque fois, il dit qu’il va payer. Finalement, il ne l’a pas fait. J’ai voyagé, je suis revenu, j’ai compris que le bus était en circulation, mais il n’avait toujours pas payé.

Après quelques enquêtes, on a su qu’il à falsifié les dossiers, il a changé le nom sur la carte grise et a d’ailleurs changé la plaque du bus sans d’ailleurs passé par le CADAC. Il ne peut pas faire tout ceci, conduire le bus durant 2 ans, et revenir nous tendre la clef du bus soi-disant qu’il veut récupérer ses 10.000 dollars. Nous estimons que c’est une perte pour nous. Il a falsifié les documents, trahi notre confiance.

Nous voulons qu’il paye les 30 000 dollars restants. Il a dit que c’est 30 000 dollars qui étaient convenus, mais c’est 40.000 dollars. Son oncle en est témoin. Personne ne lui a remis les documents qu’il détient, il les a falsifiés au niveau du CADAC. Rien n’est enregistré à son nom », a-t-il expliqué.

Après ces explications, les avocats des deux camps ont demandé la comparution de l’oncle du prévenu en qualité de témoin.

L’affaire a été renvoyée au 3 avril 2019 pour la suite des débats et la comparution du témoin.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél: (00224) 623 53 25 04

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Coopération : la ministre Dr Djènè Keïta préside la revue annuelle du PNUAD 2018-2022

27 mars 2019 à 19 07 33 03333

Les travaux de la revue annuelle conjointe 2018 du Plan Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement de la Guinée (PNUAD/UNDAF) pour la période 2018-2022 ont été lancés ce mercredi, 27 mars 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Cette revue, qui va durer deux jours, vise à créer un cadre d’échanges en vue de ressortir les recommandations et ajustements nécessaires pour plus d’efficacité dans les interventions du Système des Nations Unies et un meilleur alignement aux priorités nationales de développement, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, le Professeur Alfred Georges Ki-Zerbo, coordinateur résident par intérim du Système des Nations Unies, a dit que la présente revue a pour but, « de consolider les attributions pour 2018 du travail de l’ensemble des agences du Système des Nations Unies pour accompagner le gouvernement à atteindre, d’ici 2022, ses cibles de développement (…).

Durant ces 12 mois passés, nous avons abouti à des résultats mesurables autour des quatre axes d’interventions. En ce qui concerne la promotion de la bonne gouvernance, au cours de l’année 2018, les contributions des Nations Unies ont été focalisées sur le renforcement du cadre institutionnel et l’appui à l’élaboration de documents de politiques et stratégies dans plusieurs secteurs, sur la participation citoyenne, la cohésion sociale, le dialogue et l’accès à la justice, mais aussi le renforcement des capacités de collecte et d’analyse des données ».

En dépit des nombreuses réalisations faites par le PNUAD en 2018 en Guinée, professeur Alfred Georges Ki-Zerbo a indiqué que de nombreux défis sont à relever pour les prochaines années. « D’abord sur le plan financier, il est à rappeler que le PNUAD représente un engagement d’environ 500 millions de dollars pour la période 2018-2022. La planification 2018-2019, d’un montant de 172 millions 248 mille 353 dollars, a été couverte à hauteur de 41, 48%. Soit un taux d’exécution globale de 12% du PNUAD. (…)

Grace à ces efforts, et en étroite collaboration avec l’ensemble du Gouvernement à travers le ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine, nous contribuerons aux avancées du développement en Guinée, en faisant en sorte que la croissance économique ait un impact positif réel sur la vie des populations ; que le chômage, notamment chez les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables, baisse, qu’il y ait moins de disparités d’accès aux services sociaux de base de qualité entre les milieux urbain et rural et que la crise migratoire en Guinée s’atténue durablement », a-t-il promis.

De son côté, Dr Djènè Keïta, ministre de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, a dit la satisfaction du gouvernement guinéen pour la contribution de qualité du Système des Nations Unies aux efforts de développement économique et social de notre pays. Selon elle, « ce Plan Cadre constitue la réponse conjointe et coordonnée des Agences résidentes et non résidentes aux priorités nationales en matière de développement définies dans le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020.

Il se focalise sur trois axes stratégiques complémentaires, à savoir : la promotion de la bonne gouvernance au service du développement durable ; la transformation économique et la gestion durable du capital naturel ; le développement inclusif du capital humain ».

En outre, Dr Diéné Keïta a fait observer que la présente revue annuelle, « en tant que cadre propice d’échanges sur les principales réalisations de l’année 2018, devra nous permettre de tirer les leçons apprises, d’identifier les différentes contraintes rencontrées dans sa mise en œuvre et proposer des solutions en vue de l’amélioration des performances en 2019.

Plus précisément, il s’agira d’examiner et de valider le bilan d’exécution du Plan Opérationnel de travail 2018 de chaque Groupe de résultats, mettre à jour celui de 2019 et d’analyser la mise en œuvre de l’approche Unis dans l’Action ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Affaire viande pourrie : Modibo se défend en accusant les services du colonel Thiégboro

27 mars 2019 à 19 07 09 03093

Le cuisinier et gérant du célèbre restaurant Modibo de Kaloum, Mamadou Djouma Modibo Barry, a comparu ce mercredi, 27 mars 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Le restaurateur est poursuivi pour atteinte à la santé publique, suite à son arrestation par des hommes du Colonel Moussa Thiégboro Camara, qui l’accusent de vente de viande pourrie. Le prévenu a plaidé non coupable, accusant à son tour, les gendarmes qui l’ont arrêté, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Un peu plus d’un mois après son arrestation, Mamadou Djouma Modibo Barry, plus connu sous le nom Modibo, a comparu, détendu, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Il a rejeté les charges articulées contre lui, accusant le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, dirigé par le Colonel Moussa Thiégboro Camara.

Le prévenu accuse les gendarmes d’avoir tenté de lui extorquer de l’argent. Selon lui, c’est son refus de leur donner son argent qui a poussé les gendarmes à l’arrêter. « Je ne reconnais pas faits. Ils m’ont demandé de donner, dans un premier temps, 200 millions de francs guinéens. J’ai refusé. Ensuite, ils sont revenus à 100 millions. Comme je n’ai pas accepté, on m’a envoyé à la justice », a déclaré, à la barre, Modibo Barry.

Il indique que la viande pourrie que le secrétariat en charge des services spéciaux a présentée devant la presse ne lui appartient pas. « Lorsque les agents sont allés dans mon dépôt de froid, ils n’ont pas trouvé de viande impropre à la consommation. Ils ont trouvé 25 cartons de poulets qui sont arrivés à expiration et certains débris de viande et de nerfs que j’ai stockés à côté. J’ai stocké cela pour atteindre la quantité exigée pour pouvoir incinérer.

Parce que l’incinération est payée à un taux forfaitaire fixée de 10 millions GNF et quelques. Si vous envoyez un kilo à incinérer, c’est 10 millions que vous allez payer. Et si vous envoyer 20 kilos, c’est 10 millions de francs guinéens, c’est la même somme que vous allez payer.

Donc, au lieu de payer chaque fois 10 millions pour des petites quantités, j’ai stocké jusqu’à atteindre une quantité requise pour pouvoir envoyer à l’incinération. Donc, c’est ce que les agents ont vu et ils ont appelé les télévisions et toute la presse pour dire que mon restaurant est en train de donner à la population des produits impropres à la consommation. Ils ont filmé le 19 février et on m’a envoyé en prison le 20 février 2019.

Les propriétaires de la viande et des os dont ils parlent, à savoir monsieur Kaba et Habib, ont été libérés à leur niveau. Comme ils ont payé au niveau des agents, ils n’ont pas été entendus par la justice », a expliqué le prévenu.
Par ailleurs, Modibo dira qu’à chaque fois qu’il a des produits périmés, il les déclare au niveau des services sanitaires. Mais, cette fois-ci, ils ont voulu en finir avec sa réputation, argue-t-il.

« Je suis cuisinier de profession. Depuis 30 ans j’exerce cette profession. Je suis installé en Guinée depuis 1986. Les enfants de feu général Lansana Conté (ancien président de la République), les fils de Kadiatou Seth Conté, se ravitaillaient chez moi pendant 6 ans.

Le yaourt que Lansana Conté consommait, c’est moi qui le préparais. J’ai préparé à manger pour Tiegboro pendant 3 ans, mais il ne s’est jamais plaint. Je ne sais pas pourquoi, cette fois-ci, il a agi ainsi. Parce que, je ne peux pas faire ma propre publicité en utilisant la viande pourrie. C’est pratiquement impossible. Ils ont voulu juste gâter ma réputation. Durant l’année 2018, j’ai déclaré 12 tonnes de produits impropres au niveau des services sanitaires », a-t-il fait savoir.

Après les explications du prévenu, le dossier a été renvoyé au vendredi, 29 mars 2019, pour réquisitions et plaidoiries.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Incarcération du journaliste Lansana Camara : les associations de presse exigent sa libération immédiate

27 mars 2019 à 18 06 00 03003

DECLARATION CONJOINTE DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES DES MEDIAS

« Les organisations professionnelles de médias en Guinée exigent la libération immédiate et sans condition du journaliste Lansana CAMARA »

Les organisations professionnelles de médias en Guinée AGUIPEL, URTELGUI, REMIGUI, AGEPI, UPLG, APAC, UFSIG et SPPG ont appris avec indignation l’arrestation mardi 26 mars 2019 du journaliste Lansana CAMARA, directeur de publication du site www.conakrylive.info et correspondant de l’agence de presse Chine Nouvelle.

Lansana Camara après plusieurs jours d’audition à la DPJ a été placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry pour « Diffamation par voie de presse » suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger.

Les organisations professionnelles de médias en Guinée déplorent cette arrestation arbitraire qui allonge la liste des cas de violation de la liberté de la presse alors que la dépénalisation des délits de presse est consacrée en République de Guinée (Loi Organique L002 du 22 Juin 2010). 

Les organisations professionnelles de médias en Guinée prennent à témoin l’opinion nationale et internationale sur cette autre atteinte grave à la liberté de la presse.

Les organisations professionnelles de médias en Guinée exigent la libération immédiate et sans condition du journaliste Lansana CAMARA.

Faute de quoi, les organisations professionnelles de médias en Guinée AGUIPEL, URTELGUI, AGEPI,  REMIGUI, APAC, UPLG, UFSIG et SPPG se réservent le droit d’entreprendre, dans les heures qui suivent,  des actions vigoureuses  en vue d’obtenir la libération du journaliste Lansana Camara.

Par conséquent, elles demandent à la presse nationale de rester mobilisée pour contrer ce qui apparait comme une réelle menace à l’exercice du métier de journaliste en Guinée.

Conakry le 27 Mars 2019

Ont signé

AGUIPEL, URTELGUI, AGEPI, REMIGUI,  APAC, UPLG,  UFSIG, SPPG

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Discours d’Alpha Condé au siège du RPG : les FSG écrivent à la Procureure de la CPI

27 mars 2019 à 17 05 36 03363

Après l’indignation, place à l’action. Les Forces Sociales de Guinée ne se sont pas limitées à la simple condamnation des propos tenus, le dimanche 24 mars 2019, par le président Alpha Condé au siège du RPG Arc-en-ciel et à l’invite faite au Procureur de la République de poursuivre « le citoyen Alpha Condé ». Ces activistes de la société civile ont écrit aussi à la Procureure de la Cour Pénale Internationale pour lui demander « de garder un œil attentif sur notre pays et de prendre publiquement position afin d’éviter le chaos en Guinée ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier que les FSG ont adressé à Fatou Ben Souda.

Conakry, le 27 mars 2019

Réf : 004/CN/FSG

A

Madame Fatou BENSOUDA

Procureure de la Cour Pénale Internationale

Objet : Information (incitation à l’affrontement) et transmission de pièces à conviction

Madame la Procureure de la CPI,

Par ce courrier, les Forces Sociales de Guinée, coalition d’organisations de la société civile guinéenne, souhaitent vous interpeller sur les différents signes précurseurs de crise majeure actuellement observables en République de Guinée.

Comme vous le savez certainement, les velléités du Président Alpha Condé pour un troisième mandat sont au centre de l’actualité sociopolitique depuis quelques mois. Il n’y a aujourd’hui plus de doutes à avoir. Il est tout à fait clair que le Président Condé envisage de modifier la Constitution dans l’optique de pouvoir se représenter alors qu’il arrive à la fin de son second et dernier mandat. Le scénario provoque des sensations de « déjà vu ». L’élu d’hier, aujourd’hui enivré par le pouvoir, devient prêt à tout pour garder son trône.

Le dimanche 24 mars 2019, le Président de la République présent au siège de son parti, a appelé ses militants à se tenir «prêts pour l’affrontement». Ce propos ne peut être considéré que comme une incitation à la violence et à la haine. Les tensions s’accroissent et nous percevons d’ores et déjà tous les ingrédients nécessaires à l’éclatement d’un conflit qui peut déboucher à la commission des crimes contre l’Humanité. 

Nous ne pouvons rester apathiques face à ce qui se trame et nous tiendrons le Président Alpha CONDE directement responsable des violences qui résulteront de son funeste projet. Vous trouvez ci-joint le lien vers l’extrait vidéo de la déclaration du Président Condé : https://www.youtube.com/watch?v=J5kFTr06xIY

Vous êtes à présent averti. En tant qu’acteur important de la communauté internationale, nous nous permettons de vous demander de garder un œil attentif sur notre pays et de prendre publiquement position afin d’éviter le chaos en Guinée. Nos acquis démocratiques, chèrement conquis, sont plus que jamais en danger.

En vous souhaitant bonne réception, nous vous prions d’agréer, Madame la Procureure, l’expression de notre franche collaboration.

La coordination Nationale

Le chargé des Opérations

                                                                                         Ibrahima Diallo

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Existe-t-il une épouse parfaite ? Voici les réponses de quelques hommes

27 mars 2019 à 17 05 00 03003

Le mariage est l’une des étapes les plus importantes de la vie de l’Homme. C’est pourquoi, tous les hommes souhaitent avoir une épouse parfaite avec laquelle ils vont partager le reste de leur vie. Mais, cette femme tant rêvée existe-t-elle de nos jours ? Comment la reconnait-on ? Un reporter de Guineematin.com a interrogé quelques hommes rencontrés dans les rues de Conakry. Voici ce qu’ils en disent.

Abdoulaye Labaya Camara : pour moi, l’épouse parfaite c’est celle qui m’aime. Parce que quand une femme t’aime, même quand tu dors dans un hangar ou une baraque, elle restera toujours à tes côtés. Mais, de nos jours, l’amour n’existe plus, c’est le matériel qui compte pour les femmes.

Mamadou Sidibé, menuisier : l’épouse parfaite, pour moi, c’est une femme obéissante, patiente et qui pardonne, une femme qui pourra me soutenir si je n’ai rien. C’est ça la femme idéale, l’épouse parfaite. Mais, je pense que ce genre de femmes n’est pas facile à avoir aujourd’hui. Maintenant, quand tu n’as rien, les femmes, à quelques exceptions près, elles ne peuvent pas t’aimer.

Fodé Camara, sociologue de formation : personnellement, je considère comme femme idéale ou épouse parfaite, une femme intellectuelle, une femme qui a été à l’école, parce qu’une femme intellectuelle est capable de comprendre tout. Elle peut m’aider, m’assister aussi dans les dépenses familiales. Une femme soumise et surtout qui est toujours naturelle. C’est la femme parfaite pour moi, et c’est celle-là que je veux épouser.

Moussa Bangoura, chauffeur : l’épouse parfaite, pour moi, c’est une femme obéissante d’abord. Une femme qui, quand tu lui parles, elle t’écoute et te comprend. C’est aussi une femme qui a un bon comportement, qui n’est pas matérialiste. Ce sont là, à mon avis, les critères qu’il faut mettre en avant quand on cherche une épouse. La taille, le teint, la beauté, tous les critères physiques ne doivent pas primer. La belle femme d’ailleurs, c’est celle qui a un bon comportement.

Abdoulaye Camara : la femme battante, qui sort pour chercher de quoi vivre et qui a un bon comportement, est l’épouse parfaite pour moi. Même si tu es Miss monde, si tu n’as pas un bon comportement, si tu n’aimes pas travailler, tu n’es pas une bonne femme pour moi. Maintenant, pour en trouver, c’est tout à fait un problème de nos jours. Parce qu’en général, les femmes mettent le matériel devant tout. Pour la plupart, quand tu leur dis que tu veux les épouser, elles te regardent de la tête aux pieds et te demandent quel travail tu fais. Ce n’est plus facile de trouver l’épouse parfaite.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : la CONABPAG met en place ses structures locales

27 mars 2019 à 14 02 16 03163

La Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a procédé hier, mardi 26 mars 2019, à la mise en place de ses antennes à Kindia. Elle a installé son bureau régional et celui préfectoral, dont les membres ont été élus au cours d’une assemblée générale organisée à cet effet. La cérémonie a connu une forte mobilisation des boulangers et pâtissiers ainsi que des autorités locales, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

A l’issue de la cérémonie, Mamadou Adama Diallo, président de la CONABPAG, s’est félicité de la mobilisation et du sérieux qui ont caractérisé cette assemblée générale. « Il y a eu suffisamment de mobilisation et l’élection s’est très bien passée. Les deux bureaux de la coopérative ont été installés à Kindia. Le bureau régional est composé de 15 membres et 4 conseillers et le bureau préfectoral est composé de 15 membres et 5 conseillers », a-t-il expliqué.

En procédant à l’installation de ces deux bureaux, Mamadou Adama Diallo a prodigué quelques conseils aux nouveaux élus pour la réussite de leur mission.

« En tant que président national de la CONABPAG, je conseille les bureaux élus d’être sages avec les autorités de la place ; de magnifier les statuts et règlement intérieur de la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée ; de respecter les règles d’hygiène ; d’accepter le renforcement des capacités des membres et d’aller vers la modernisation du secteur de la boulangerie et celui de la pâtisserie », a-t-il dit.

De son côté, le président du bureau régional, Oumar Tély Diallo, a remercié les boulangers et pâtissiers pour la confiance qu’ils ont placée en lui. Il a invités aussi à l’union et au travail. « Je remercie tout le monde, sans exception. J’invite les boulangers et pâtissiers de Kindia autour de la table pour qu’on travaille et qu’on conjugue le même verbe. Je veux qu’ensemble on change positivement notre secteur.

J’invite tout le monde à la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée. Le changement c’est là, parce que l’Etat a pris l’engagement de nous soutenir. Donc l’Etat et nos partenaires sont prêts à nous soutenir. Vraiment si on se regroupe, si on s’entend, nous aurons des aides. Même s’il y a l’union nationale des boulangers et pâtisseries de Guinée et la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers à Kindia, nous sommes tous des boulangers. On doit s’entendre, sinon ça n’ira pas », a lancé Oury Tély Diallo.

Présent à cette cérémonie, l’inspecteur régional du commerce de Kindia a salué le bon déroulement des travaux. Selon Mohamed Mouminy Kaké, « le conseil que j’ai à donner, c’est qu’ils n’ont qu’à essayer de s’impliquer, il faut qu’ils sachent réellement que si nous sommes tous là, c’est parce que le peuple là existe, la population est là. Ils n’ont qu’à voir les conditions d’hygiène, la production, le lieu et tout ce qui s’ensuit.

Et, l’inspection régionale du commerce est là pour veiller justement sur tout cela. Il y a des sections commerce dans les préfectures qui peuvent venir à n’importe quel moment dans les boulangeries et pâtisseries pour effectuer des contrôles. Ensuite, il y a le service contrôle de qualité et normes qui est là. Donc, il faut qu’ils veillent à l’hygiène et qu’ils respectent le poids normal ».

Après l’installation de ses antennes à Kindia, la CONABPAG projette aussi la mise en place de bureaux des vendeurs qui collaborent avec ses membres sur le terrain.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Recrutement dans l’armée : le ministre de la Défense annonce l’organisation des épreuves de présélection

27 mars 2019 à 13 01 27 03273

Communiqué de presse

Dans le cadre de l’application des dispositions contenues dans les différents 
Communiqués de presse relatifs au recrutement des jeunes gens au sein des Forces Armées Guinéennes, au courant de l’année 2019, l’organisation des épreuves de présélection des candidats (es) a été déléguée aux Commissions d’enquête de moralité placées sous l’autorité directe du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

A ce titre, le Ministre d’Etat Chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense Nationale demande au Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation de bien vouloir informer les préfets et les maires des cinq (05) Communes de la Zone Spéciale de Conakry que l’organisation et la conduite des opérations de présélection relèvent exclusivement de leurs compétences.

Ces opérations de présélection se dérouleront de la manière suivante:
1- Catégorisation des candidats (es) : pour l’ensemble des épreuves sportives et intellectuelles, les candidats (es) seront repartis en deux (02) catégories :

a)- Première catégorie: elle regroupera les candidats détenteurs ou détentrices du baccalauréat ou baccalauréat et plus ;

b)- Deuxième catégorie: elle sera composée de candidats et candidates ayant les niveaux inférieurs au baccalauréat ou qui sont détenteurs ou détentrices de diplômes techniques et professionnels.

2- Épreuves sportives: pour chaque catégorie, les candidats seront repartis par sexe. Les épreuves sportives comporteront respectivement la course à pied, les abdominaux et les appuis faciaux (pompes). Il est à noter que les éliminations des candidats (es) se font au fur et mesure du déroulement de ces épreuves.

a)- La course à pied: il s’agira, sans limitation de temps, d’effectuer une course à pied sur une distance de huit (08) kilomètres pour les candidats et de six (06) kilomètres pour les candidates.

b- Les abdominaux : les candidats (es) doivent, sans discontinuer, effectuer quinze (15) abdominaux; les deux bras croisés derrière la tête, les deux jambes repliées et les deux omoplates touchant le sol ;

c- Les appuis faciaux (pompes) : les candidats (es) doivent, la face tournée vers le sol, le corps gainé, les jambes bien allongées et la pointe des pieds au contact du sol, exécuter un mouvement de flexion des bras appuyés sur le sol en montant et en descendant jusqu’à quinze (15) fois consécutives.

3- Épreuves intellectuelles: les candidats et candidates ayant été retenus à l’issue des épreuves sportives seront soumis aux épreuves intellectuelles composées de dictées et questions dont le choix des textes sera fait en fonction des catégories citées ci-dessus, sans distinction de sexe. Ce choix est laissé à la discrétion des organisateurs.

4- Effectifs maximums à présélectionner :

a)- Pour les Préfectures des chefs-lieux des Régions Naturelles à savoir: Kindia, Labé, Kankan et N’zérékoré : trois-cents (300) candidats (es) par Préfecture ;

b)- Pour les Préfectures des chefs-lieux des Gouvernorats de Faranah, Mamou et Boké : deux-cent-cinquante (250) candidats (es) par Préfecture ;
c)- Pour les autres préfectures: deux-cents (200) candidats (es} par Préfecture;

d)- Pour les cinq (05) Communes de la Zone Spéciale de Conakry: deux-cent- cinquante (250) candidats (es) par Commune.

5- Dates des opérations de présélection des candidats (es) : les opérations de présélection commenceront, sur toute l’étendue du territoire le vendredi 05 avril 2019 et prendront fin le lundi 15 avril 2019.

A l’issue de toutes ces opérations de présélection, les listes définitives des candidats (es) présélectionnés seront établies et visées uniquement par les maires pour les cinq (05) Communes de la capitale; et à la fois par les Préfets et les maires des Communes urbaines pour les Préfectures.

Toutefois, la Centralisation de ces listes se fait par les préfets au niveau des Préfectures.

Toutes les listes des candidats (es) présélectionnés seront disponibles à ces différents niveaux jusqu’à l’arrivée de la Commission Nationale de Recrutement.

Conakry, le 27 mars 2019

Le ministre d’Etat
Docteur Mohamed DIANE

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Conakry : accusés de 25 braquages, 5 présumés bandits jugés devant le TPI de Dixinn

27 mars 2019 à 12 12 15 03153

Cinq (5) présumés bandits de grand chemin ont comparu hier mardi, 26 mars 2019, au tribunal criminel de Dixinn pour répondre des faits de vol à main armée, d’association de malfaiteurs et d’assassinat. Les faits pour lesquels ils sont poursuivis remontent à l’année 2012 et se seraient produits dans les villes de Labé, Dalaba et Conakry, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les cinq (5) accusés dans cette affaire criminelle sont : Ibrahima Bah, dit Faouzi ; Mamadou Djouma Diallo, dit Bippoun ; Ibrahima Ly, dit Mouzby ; Amadou Sadio Barry ; et Sékouba Keïta, dit Escobar.

Selon nos informations, ces présumés malfaiteurs, qui opéraient entre Labé, Dalaba et Conakry, ont été inculpés et mis sous mandat de dépôt le 23 avril 2012. Ils sont accusés d’avoir à leur actif, vingt cinq (25) braquages à main armée. A Labé, ils se seraient attaqués à des cambistes emportant une forte somme d’argent ; à Dalaba, ils sont accusés de s’en être pris à des touristes blancs pour leur retirer d’importantes sommes d’argent en devises ; à Conakry, notamment à Bomboly, c’est un diamantaire qui aurait fait les frais de cette bande.

La dernière attaque attribuée à ce groupe aurait eu lieu le 9 février 2012 vers 9 heures lors de l’attaque de la boutique d’Elhadj Nouhou Diallo à la gare routière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Lors de cette opération, les assaillants ont emporté 254 millions 846 milles francs guinéens et plusieurs cartons de cartes de recharges téléphoniques. Dans leur fuite, ils ont mortellement touché par balle, à la gorge, un jeune mécanicien qui se rendait à son lieu de travail.

A la barre du tribunal de Dixinn, c’est Ibrahima Bah, dit Faouzi, qui a été le premier à s’expliquer. Il a nié les faits qui lui sont reprochés. Ibrahima Bah soutient n’avoir jamais appartenu à un groupe de malfaiteurs, ni d’avoir participé à une attaque à main armée. « Un jour, j’étais entrain de manger quand le grand-frère d’un de mes amis, du nom de Mamadou Saliou Barry, m’a appelé. Il m’a dit de sortir et dès que je suis venu, les gendarmes m’attendaient dans trois pickups. Ils m’ont arrêté et envoyé à la gendarmerie. Là-bas, ils m’ont torturé.

Vous voyez, ils ont même coupé mon indexe et percé ma tête pour des faits dont je suis innocent. J’ai perdu connaissance, ils m’ont dit de reconnaître les faits qui se sont produits à Bambéto. Je leur ai dit que je ne sais rien dans ça. Mais, ils m’ont dit de reconnaître, sinon ils vont me tuer. C’est ainsi que j’ai reconnu les faits sous la torture. Ils m’ont dit de citer le nom de mes amis. Je leur ai dit que je n’ai qu’un seul ami. J’ai cité mon ami Keita, ici présent. Mais, je ne sais rien dans cette affaire.

C’est sous la torture que j’ai dit tout ce que j’ai dit. Quand ils m’ont amené à la maison centrale, ils me mettaient nu, me suspendait sous le soleil. Le soir, on me faisait porter une perruque de femme et m’habillait en femme pour me faire marcher dans le quartier très tard la nuit. Ils m’ont d’ailleurs dit que si je meurs, c’est comme si c’était un chien qui mourrait. Je ne connais rien dans cette affaire », a-t-il soutenu.

En réponse à ces affirmations de Faouzi, le procureur Daouda Diomandé, a insisté sur les différents braquages qui ont lieu en 2012 à l’intérieur du pays et à Conakry et qui portaient la marque de son groupe. « C’est dans votre intérêt de dire la vérité. C’est facile de dire qu’on m’a torturé, mais chez le juge d’instruction, on ne vous a pas torturé. Mais là-bas, vous avez reconnu les faits. Faites preuve de bonne foi, reconnaissez les faits.

Vous dites être innocent, alors pourquoi on vous a arrêté vous, pas une autre personne ? Vous avez semé la terreur en Guinée en emportant des biens d’autrui, en assassinant un jeune mécanicien. Vous vous déplaciez à bord des véhicules en tirant en l’air pour mettre la population au respect. Sur le PV, c’est écrit que vous avez dénoncé votre ami Keïta parce qu’il faisait partie de la bande », a dit le procureur.

Des accusations qu’Ibrahima Bah, dit Faouzi, va rejeter systématiquement. « Avec Keita, je n’ai jamais volé. Mais, c’est mon seul ami. Quand ils m’ont dit de donner le nom de mon ami, sinon ils allaient me tuer, j’ai donné son nom. Si non, au temps du Président Conté, je faisais le même clan que lui, on partait se battre avec d’autres clans, pas plus que ça », a-t-il expliqué

Des déclarations jugées graves par le procureur, Daouda Diomandé, qui demandera au tribunal de lui en donner acte.

Face à cette pression du ministère public, Maitre Abou Camara, un des avocats de la défense, va demander au tribunal d’écarter le PV fait par le juge d’instruction, de ne pas tenir compte des déclarations qui s’y trouvent. Ensuite, maitre Abou Camara dénonce le fait que son client n’ait jamais été assisté par un avocat, ni un par interprète devant le juge d’instruction. Il a également dénoncé le fait que le nom du greffier ne figure pas sur le PV, qui n’est donc pas valide, selon lui.

Maître Abou Camara a également souligné le fait que dans ce dossier il n’y a aucun scellé, ni pour les voitures qui ont servi au déplacement des accusés, ni les cartons de recharge téléphonique, ni les armes à feu. L’avocat de la défense conclut qu’il n’y a aucune preuve contre son client et que le dossier est vide.

L’affaire a été renvoyée au 1er avril 2019 pour la suite des débats.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél: 224 623 53 25 04

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Faranah : lecture du saint Coran pour commémorer les 35 ans du décès de Sékou Touré

27 mars 2019 à 11 11 33 03333

La ville de Faranah a commémoré hier mardi, 26 mars 2019, le 35ème anniversaire de la disparition du président Ahmed Sékou Touré à travers une lecture du saint Coran. C’est la concession de la villa André qui a servi de cadre à cette commémoration qui visait à se souvenir du premier président de la Guinée et à implorer la grâce divine pour le repos de son âme, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette cérémonie de lecture du saint Coran par les religieux de la région de Faranah a été initiée par le PDG-RDA et le mouvement Sékoutouréiste de Faranah. Elle a regroupé de nombreux érudits et les autorités de Faranah.

A la fin de la lecture du saint coran et des bénédictions, Elhadj Manty Mamady Camara, secrétaire fédéral du PDG-RDA à Faranah, au nom de son parti et de la famille, a remercié la population de Faranah et tous ceux qui ont assisté à cette commémoration. Selon lui, « le 26 mars est une occasion pour le PDG-RDA de commémorer la mémoire de cet illustre homme qui a consacré sa vie à la lutte pour l’indépendance des peuples et des nations.

Après son rappel à Dieu, le 26 mars 1984, ses héritiers, les membres du PDG-RDA (Parti Démocratique de Guinée du Rassemblement Démocratique Africain) ont décidé de commémorer sa mémoire à chacun des anniversaires de son rappel à Dieu. C’est pourquoi, aujourd’hui, au 35ème anniversaire de son décès, le PDG-RDA à Faranah a invité toute la population de Faranah, qui d’ailleurs se reconnait désormais à cet homme de paix, cet homme de la liberté, et vous avez constaté la mobilisation des gens. Nous nous sommes réunis pour faire des prières à la mémoire de cet illustre disparu pour que son âme repose en paix ».

Elhadj Manty Mamady Camara a regretté cependant, la non-implication du gouvernement dans la commémoration du décès de Sékou Touré. « J’ai un message, celui d’inviter le gouvernement à davantage participer à la commémoration du décès de feu président Ahmed Sékou Touré, parce qu’il a été le premier président de la Guinée, il a été le père de l’indépendance, il a été un pionnier de l’unité nationale. Donc, si le gouvernement peut mieux que maintenant-là se mobiliser pour participer d’une manière ou d’une autre à la commémoration de ce décès, pour conférer plus d’éclat, plus de solennité à l’événement, ça serait une bonne chose.

Je lance un appel à tout le peuple de Guinée, surtout à la population de Faranah, aux fils de Faranah qui, en principe doivent se reconnaître à travers cet homme-là, cet homme doit être un idéal pour eux, parce qu’il a été leur frère, leurs fils, leur père, leur président, leur leader », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Sadou Keïta, gouverneur de la région administrative de Faranah, a fait savoir que le sens de cette commémoration est de reconnaître la valeur de ce grand homme. « Nous sommes présents, parce que c’est la trentaine d’années du décès du premier président de la Guinée. Donc, il faut qu’on valorise nos personnalités, il a été un grand président. D’abord, c’est le libérateur de la Guinée avec ses compagnons, mais c’est leur leader dans tous les cas. Et ensuite, il est le libérateur de l’Afrique parce que, c’est lui qui a déclenché le processus de libération des pays africains.

Alors, il est décédé à un moment où on ne s’entendait pas et quand il s’agit de son anniversaire, on est tenu de venir partager des moments forts de cet anniversaire, parce qu’il a non seulement libéré le pays, mais ensuite il a créé les conditions pour que certains fassent l’école normalement, d’autres aient de l’emploi au plus vite. Alors, nous lui reconnaissons tout ce qu’il a fait pour le pays.

C’est un moment pathétique, il n’a rien de politique ce moment-là, il faut dire que ce n’est pas l’anniversaire d’un parti politique, mais c’est l’anniversaire de la mort du premier président de la Guinée. Je suis certain que tous les citoyens guinéens partagent ce moment-là de la même manière », pense le gouverneur de Faranah.

La cérémonie a pris fin par le dépôt d’une gerbe de fleurs à la place des Martyrs.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13

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Arrestation du journaliste Lansana Camara : « nous ne nous laisserons pas faire », prévient Tham Camara

27 mars 2019 à 9 09 45 03453
Le journaliste Lansana Camara

Comme annoncé précédemment, Lansana Camara, administrateur général du site Conakrylive.com, a été mis aux arrêts dans la soirée d’hier, mardi 26 mars 2019, suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères. Une situation qui provoque une levée de boucliers dans la corporation. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, Amadou Tham Camara, président de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL) a fermement condamné cette arrestation.

Amadou Tham Camara craint aujourd’hui pour l’avenir des médias en Guinée. Pour ce cas précis, rappelle le président de l’AGUIPEL, « il s’agit d’un délit de presse. Et, on le sait tous que le délit de presse est dépénalisé. La sanction, ce n’est pas une privation de la liberté, c’est une sanction financière. En aucun cas, un journaliste ne doit aller en prison pour ce genre de délits-là. C’est une violation grave sur la liberté de la presse et même de la Constitution guinéenne.

Et, ceci est d’autant plus inquiétant maintenant que chaque fois que c’est un ministre qui est mis en cause, le journaliste va systématiquement en prison, ça n’arrive pas avec les autres citoyens. Le délit de presse, chaque fois que c’est un ministre de la République, il y a du zèle, il y a privation de liberté pour le journaliste. Nous condamnons avec la plus grande fermeté et nous ne nous laisserons pas faire », prévient le président de l’AGUIPEL.

Pour Amadou Tham Camara, « la liberté de la presse est un long combat, qui a abouti à une loi sur la liberté de la presse. Donc, nous n’allons pas accepter qu’on bafoue simplement et facilement cette loi-là. Nous n’avons appris cette nouvelle que tard cette nuit. Donc, demain matin (ce mercredi), nous allons nous mettre en rapport avec son avocat, mais également nous allons rentrer en contact avec Reporters Sans Frontières et toutes les ONG de défense des droits de l’homme pour que les gens se réveillent par rapport à ce qui se passe.

Parce qu’il s’agit là d’une véritable épée de Damoclès qui plane sur la tête de la presse guinéenne. Et, nous allons vers une période de tumulte et cela nous préoccupe à plus d’un titre. Parce que, nous partons vers des périodes électorales importantes. Et, vouloir chaque fois qu’un ministre est mis en cause, mettre le journaliste qui a écrit cet article en prison aussi facilement, c’est tout simplement un grand recul de la démocratie. Et, cela est tout simplement inacceptable », a-t-il martelé.

Pour finir, Amadou Tham Camara demande la solidarité de tous les journalistes pour la libération de Lansana Camara. « Je pense que c’est des périodes comme ça que la presse s’est montré assez solidaire. Surtout qu’il s’agit manifestement d’un délit de presse. Donc, il n’y a pas de crime, il n’y a pas d’infraction grave, il n’y a pas eu mort d’hommes, il n’y a pas d’homicide, il n’y a absolument rien. Je pense qu’on est entre personnes civilisées. Donc, on ne devait pas aller à cet affrontement-là », a-t-il fait observer.

Lansana Camara est visée par une plainte du ministre des affaires étrangères suite à un article faisant état d’un présumé détournement de deux milliards de FG dans la gestion du carburant affecté au département.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Discours d’Alpha Condé au siège du RPG : le PAJELESCG condamne et rappelle le président à l’ordre

27 mars 2019 à 9 09 03 03033

Déclaration du Parlement des Jeunes de la Société Civile Guinéenne suite aux propos du Président de la République / Chef de l’Etat au siège du RPG-Arc-en-ciel

Face à la situation de crise politique et sociale qui prévaut dans notre pays ces dernières années, le Parlement des Jeunes de la Société Civile Guinéenne a le regret de constater la confiscation des libertés publiques pourtant consacrées par l’article 10 de la constitution, par le chef de l’Etat et son gouvernement qui, de plus en plus usent de la violence physique et verbale pour asseoir son autorité.

C’est pourquoi, à travers cette déclaration, le PAJELESCGexprime son indignation suite aux propos tenus par le chef de l’Etat au siège du parti RPG-Arc-en-ciel lors de la cérémonie de lancement officiel de la mise en place des sections scolaires et universitaires du parti du dimanche 24 mars dernier, faisant état de tentatives de déstabilisation de son pouvoir par les syndicats et certains acteurs de la société civile, mais aussi en lançant un appel grave à ses militants à se livrer à l’affrontement même physique si nécessaire. 

Tout en condamnant ces propos qui ne favorisent pas la paix et la quiétude sociale dans un environnement de tension politique quotidienne et de plus en plus inquiétante, le PAJELESCG rappelle que le Président de la République :

– Ne doit ni prendre part à une réunion ou exercer une fonction politique au sein d’un parti conforment à l’article 38 de la constitution ;

– Incarne l’unité nationale et est au-dessus des partis politiques, stipule l’article 45 de la constitution ;

– En aucun cas, il ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels consécutifs ou non, dispose l’article 27. D’ailleurs son article 154 précise que le mandat présidentiel est placé sous le sceau de l’intangibilité constitutionnelle.

Par ailleurs, le PAJELESCG lance un appel à tous les citoyens guinéens épris de paix et de justice de ne céder à aucune forme de violence physique ou verbale car la sauvegarde de la paix et de l’unité nationale est le seul gage d’un développement durable et harmonieux.

Il importe de préciser que lePAJELESCG reste et demeure intransigeant par rapport au respect des lois de la République et qu’il appelle tous les citoyens guinéens à se mobiliser pour obliger le chef de l’Etat qui, en vertu de l’article 35 de la constitution s’est engagé à respecter et à faire respecter la constitution, les lois et décisions de justice, de défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale.

Vive l’unité nationale ;

Vive la démocratie et l’État de droit ;

Que Dieu bénisse la Guinée et les guinéens.

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Procès Thierno Nouhou contre Oustaz Taïbou : les débats ouverts devant la Cour Suprême

27 mars 2019 à 8 08 45 03453

Le dossier opposant le cambiste, Thierno Nouhou Diallo au juriste et islamologue, Mamadou Taïbou Bah, et sa femme, Hassatou Baldé, s’est ouvert hier, mardi 26 mars 2019, devant la Cour Suprême. Mais, dès après la lecture de l’arrêt de renvoi, les avocats des deux bords ont relevé des observations. Ce qui a amené la juridiction à renvoyer l’affaire pour la communication des pièces et la mise à jour du rapport de renvoi, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier, Mamadou Taïbou Bah, plus connu sous le nom d’Oustaz Taïbou et sa femme, sont poursuivis pour escroquerie portant sur plus de 8 milliards de francs guinéens au préjudice du cambiste, Thierno Nouhou Diallo.

Le 22 septembre 2016 Thierno Nouhou a porté plainte contre ce couple Bah au niveau du tribunal correctionnel de Mafanco pour des faits d’escroquerie portant sur la somme de 8 milliards 086 millions 321 mille 800 francs guinéens.

Au cours des audiences, tenues pendant plusieurs mois, les prévenus n’ont pas reconnu les faits articulés contre eux. Et, le 14 avril 2017, le tribunal de Mafanco a reconnu les deux prévenus coupables des faits d’escroquerie.
La décision suivante avait été rendue. « Le tribunal condamne Mamadou Taïbou Bah à 18 mois, dont 12 mois assortis de sursis, et 20 millions de francs guinéens d’amende ; condamne madame Hassatou Baldé à 18 mois de prison ferme et 30 millions de francs guinéens d’amende ; reçoit la constitution de partie civile de Thierno Nouhou Diallo et condamne solidairement le couple au payement de 8 086 321 800 francs guinéens ; valide la saisine des biens meubles et immeubles des prévenus ».

Après cette décision du tribunal de première instance de Mafanco, la partie civile a estimé que le tribunal a oublié les dommages et intérêts. Pour sa part, la défense dénonce la non-application de la loi. Ainsi, toutes les parties ont relevé appel de cette décision.

Après avoir examiné l’affaire, la Cour d’Appel a infirmé, le 20 novembre 2017, la décision du tribunal de première instance de Mafanco dans toutes ses dispositions. Elle renvoie les époux « Mamadou Taïbou Bah et madame Hassatou Baldé des fins de la poursuite pour délit non constitué. Elle condamne Thierno Nouhou Diallo au payement de la somme de 100 millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour abus de constitution de partie civile ».

C’est contre cet arrêt de la Cour d’Appel que Thierno Nouhou Diallo et ses conseils ont saisi la Cour Suprême pour « annulation et cassation de la décision de la Cour d’Appel ».

Ce mardi, 26 mars 2019, toutes les parties étaient présentes. Prenant la parole, l’un des conseils de la partie civile, maître Alsény Aïssata Diallo, a demandé à la Cour d’accepter d’annuler la décision de la Cour d’appel. « Vous êtes là pour faire triompher le droit. Eu égard à toutes les violations du droit faites par la Cour d’Appel, acceptez d’annuler et de casser la décision rendue par cette Cour», a-t-il sollicité.

Par contre, l’un des avocats de la défense, maître Moussa Diallo, a dit qu’aucun acte ne lui a été notifié par rapport à ce renvoi de cassation. « Je suis le principal avocat dans ce dossier. Mais, aucun acte ne m’a été notifié par rapport à ce renvoi de cassation. Je n’ai reçu aucun acte. Donc, je suis venu pour demander à la Cour d’ordonner à ce qu’on me communique les actes afin que je puisse me préparer pour assurer la défense de mes clients. Je demande donc le renvoi pour avoir les actes de notification », a-t-il demandé.

Dans la même lancée, maître Ibrahima Barry, a fait observer qu’il y a eu des dossiers qui n’ont pas été communiqués à leur niveau. « Lors de la lecture du rapport de renvoi, j’ai entendu des choses qui ne sont pas à notre niveau. S’il y a des mémoires additifs au rapport de renvoi, cela doit être communiqué à notre niveau pour que nous soyons au même pied d’égalité », a précisé maître Ibrahima Barry, qui défend lui aussi les intérêts du couple Bah.

Au terme de ces différentes observations, la Cour a finalement renvoyé l’affaire au mardi, 28 mai 2019, pour la communication des pièces et la mise à jour du rapport de renvoi.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Première édition du SIAPRAG : les organisateurs font le point des préparatifs

27 mars 2019 à 8 08 00 03003

Le comité d’organisation du SIAPRAG (salon international de l’agriculture, de la pêche et des ressources animales de Guinée) s’est penché hier, mardi 26 mars 2019, sur le niveau d’avancement des préparatifs de « cet événement d’envergure mondiale » qui devrait « donner plus de visibilité à l’agriculture guinéenne ».

Au cours de cette rencontre tenue au ministère de l’agriculture, il a été surtout question de faire le compte rendu des différentes réunions du comité d’organisation afin de recevoir des observations et se proposer d’autres programmes, a appris un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette rencontre.

Organisé par le CIGEX (centre international guinéen des expositions) en partenariats avec le gouvernement guinéen (à travers les ministères de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage,…), le salon international de l’agriculture, de la pêche et des ressources animales de Guinée (prévu du 12 au 16 Juin prochain au palais du peuple à Conakry) se veut être un rendez-vous mondial qui mobilisera trente-quatre (34) pays. Et, pour gagner ce pari, le comité d’organisation du SIAPRAG multiplie les contacts en Guinée et à l’international.

Selon les informations, le SIAPRAG est déjà inscrit à l’agenda mondial des salons de l’agriculture, qui est une base de données gérée par l’Allemagne. Et, pour inscrire un événement, il faut au moins quatre mois de démarches.

« Ces démarches ont été menées et aujourd’hui, nous sommes heureux de vous annoncer que la semaine dernière nous avons eu le mail inscrivant la Guinée dans l’agenda mondial des salons de l’agriculture. Ça veut dire que cet événement (le SIAPRAG) va être pérennisé et que la Guinée sera désormais une destination du monde agricole», a annoncé le président du CIGEX, Malick Koly, à l’entame de son exposé.

Dans une présentation qu’il a voulue brève, Malick Koly a indiqué que le comité d’organisation a déployé des agents à l’international (en Turquie, en Chine, au Maroc, en France,…) pour représenter le SIAPRAG et faire sa promotion. Et, à ce jour, dit-il, « nous avons touché une base de données de 357 entreprises par secteur d’activité, évoluant dans l’agrobusiness et 250 entreprises évoluant dans le secteur agricole, c’est-à-dire de l’élevage ».

Le président du CIGEX ajoute que 15 pays sont déjà annoncés. « Il s’agit du Maroc, l’Egypte, le Nigéria, l’Italie, la France, les Pays-Bas, la Turquie, la Chine et la Russie », a-t-il cité entre autres.

Sur les six mille (6000) mètres carrés qui doivent être couverts par le salon, poursuit Malick Koly, 1050 m² ont déjà été couverts à l’international. « Les autres entreprises sont en train de prendre des décisions. Puisque la démarche c’est jusqu’au mois de mai. Donc aujourd’hui à l’international, la promotion du salon est en train d’avancer parce que nous avons un site internet qui permet à tous les participants de télécharger et de nous contacter partout où ils se trouvent dans le monde.

La preuve en est que, ici (en Guinée) il y a des entreprises qui sont représentées par des filiales à l’international, et qui sont directement informées par leurs structures mères », a-t-il précisé.

Sur le plan national, explique le président du CIGEX, les départements du secteur rural à travers le ministère de l’agriculture, ont bien accepté de toucher les missions diplomatiques (ambassades et consulats) accréditées en Guinée. « 64 ambassades ont été touchées à travers un écrit de madame la ministre de l’agriculture. Et, à ce jour, je vous avoue que des dispositions sont en train d’être prises au niveau de ces ambassades. Parce que tous les jours nous avons des audiences qu’on nous accorde.

C’est le cas des émirats arabes unis qui sont en train de nous demander quel est le mètre carré qu’ils peuvent occuper. Nous avons également été reçus par l’ambassadeur de l’Afrique du Sud. C’est le cas aussi du Liberia, de la Malaisie, etc. Mais puisque nous n’avons pas encore des accords écrits, nous ne pouvons pas les mettre dans le portefeuille de nos clients souscrits (…).

422 courriers ont été également signés par le ministère de l’agriculture, vu que nous avons touché non seulement les entreprises évoluant dans le secteur de l’agrobusiness, mais aussi les fédérations et les organisations paysannes à travers tout le pays (…). Donc l’aspect mobilisation des partenaires du salon est en train de beaucoup avancer. .. », a-t-il rassuré.

Pour le secrétaire général du ministère de l’agriculture, Dr N’Famara Conté qui a présidé cette rencontre du comité d’organisation dont-il est le coordinateur général, les enjeux du SIAPRAG sont énormes en ce sens que l’agriculture est l’activité qui occupe plus de 70% de la population guinéenne.

« Quand cette agriculture qui génère de la richesse et de l’emploi n’est pas visible, il y a quelque chose qui manque. C’est pourquoi nous avons pensé, avec l’appui du CIGEX, qu’organiser un salon à l’échelle internationale, servirait à donner beaucoup plus de visibilité à l’agriculture guinéenne… Ensuite, c’est donner l’opportunité aux acteurs du développement agricole (producteurs, transformateurs,…) d’échanger avec l’extérieur, de se créer des marchés et de bénéficier des avancées de cette agriculture dans d’autres milieux…

Ce salon n’est pas seulement que de vendre. Il est aussi question d’échanger sur les nouvelles technologies. Ça nous permet d’être au fait de ce qui se passe de par le monde dans le domaine agricole », a-t-il expliqué tout en félicitant le comité d’organisation du SIAPRAG pour le travail déjà accompli.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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