Tribunal de Commerce : Alpha Condé conseille les juges « d’être indépendants vis-à-vis de l’argent »

20 mars 2019 à 21 09 20 03203

Le président Alpha Condé, en compagnie du président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a inauguré ce mercredi, 20 mars 2019, le Tribunal de Commerce de Conakry. La mise en place de ce tribunal vise à « assurer une sécurité juridique et judiciaire en vue de faciliter l’activité des entreprises, d’améliorer la fourniture de ce service public aux investisseurs, de rassurer les investisseurs quant à la transparence et l’équité dont ils bénéficieront dans la conduite de leurs affaires en Guinée », a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Pierre Lamah, président du Tribunal de Commerce de Conakry, a commencé par rappeler que ce tribunal a été créé par la loi numéro 33 du 4 juillet 2017 modifiant certaines dispositions de la loi portant organisation du pouvoir judiciaire en République de Guinée et promulgué par décret le 10 septembre 2017.

« La présente réforme judiciaire voulue par les plus hautes autorités de notre pays a pour objectif, de garantir la sécurité judiciaire aux investisseurs tant nationaux qu’internationaux à travers une justice spécialisée dans le traitement des litiges commerciaux, une justice professionnelle compétente, rapide et crédible pour restaurer la confiance des femmes et des hommes d’affaires, et pour favoriser le développement et la pérennisation des entreprises qui sont sources de richesse et pourvoyeuse d’emplois », a-t- il expliqué.

De son côté, Philippe Le Houerou, président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a salué ce nouveau partenariat qui vient de se nouer entre son institution et la Guinée. « On a beaucoup d’espoir du côté de la SFI pour ce partenariat que je veux un partenariat stratégique. Souvent, on dit que la SFI, c’est des financiers. Oui, on finance le secteur privé en général sans garantie de l’Etat.

Mais, on veut plus que ça… Pour moi, la mise en place de ce tribunal de commerce est vraiment un symbole qui vient directement de l’infrastructure physique à l’infrastructure intellectuelle. Donc aujourd’hui, on ouvre le tribunal du commerce, ça ne s’est pas fait tout seul, rien ne se fait tout seul dans la vie », a laissé entende le PDG de la SFI.

Le ministre Cheick Sako et le président Alpha Condé

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, de son côté, a annoncé la mission assignée au tribunal de Commerce. « La mise en place de ce tribunal vise justement à assurer une prise en charge cohérente, efficace et diligente des litiges économiques. Dans la même dynamique, pour la composition de ce tribunal, la voie de la mixité a été empruntée.

C’est-à-dire la coexistence des magistrats professionnels et des juges consulaires élus afin de garantir la connaissance des règles de fond et des procédures, mais aussi la perception des pour chaque affaire, de sa dimension économique », a expliqué maître Cheick Sako.

Pour sa part, le président Alpha Condé a dit qu’il est important que la Guinée se dote d’un Tribunal de Commerce. « Parce que, quand nous avons commencé à travailler avec la SFI pour les financements, j’ai dit comment vous voulez-vous qu’on vous accompagne, vous n’avez pas de tribunal de commerce ? Donc, c’était un défi que la SFI nous a lancé pour pouvoir nous accompagner.

Je remercie donc monsieur Philippe qui nous a non seulement lancé le défi, mais aussi de nous avoir accompagné. La justice est un grand problème en Guinée. Nous avons fait les états généraux de la justice en 2011 pour voir ce qui ne va pas et faire les réformes. Evidemment, l’indépendance de la justice est contenue dans la Constitution.

Ça, c’est la séparation du pouvoir judiciaire à l’égard de l’exécutif. Mais, ce qui n’est pas dans la Constitution, c’est l’indépendance de la justice à l’égard des justiciables. Il ne suffit pas que la justice soit indépendance à l’égard de l’exécutif, faudrait-il qu’elle soit indépendante aussi à l’égard de l’argent », a conseillé le président de la République.

Enfin, le professeur Alpha Condé a dit que tous les moyens ont été créés pour que les juges soient indépendants, notamment à travers la création du Conseil Supérieur de la Magistrature et la création d’un statut particulier de la magistrature. Ainsi, il a invité les membres de ce tribunal à faire correctement leur boulot.

« C’est bien de créer le tribunal, mais faudrait-il que les juges soient corrects, c’est-à-dire qu’ils soient indépendant de l’argent. Mais, il ne faudrait pas qu’ils rendent la justice, faudrait-il que les décisions de justice soient appliquées », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sécurité et gouvernance locale : l’ONG COGINTA et le MATD signent un partenariat dans ces domaines

20 mars 2019 à 21 09 04 03043

Dans le but d’assurer la sécurité, la cohésion sociale et le développement local en Guinée, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation(MATD) a signé un accord de partenariat avec l’ONG suisse COGINTA. La cérémonie de signature de cet accord a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019 dans les locaux dudit département, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la signature de cet accord de partenariat dénote de la volonté des deux parties de tisser des liens solides de partenariat, afin de mener conjointement des activités de développement, notamment dans les domaines de la garde communale, le développement local, la gouvernance locale de la sécurité, la résolution pacifique des conflits et la cohésion sociale.

« Ce partenariat va porter donc sur l’appui technique mutuel et le partage d’expérience avec COGINTA qui œuvre déjà dans ces domaines depuis 2013 en Guinée », a dit le général Bouréma Condé.

Le ministre ajoute que « concrètement, et en fonction des moyens à disposition, cette nouvelle forme de collaboration sera axée sur les principaux points suivants :

La formation, l’information et la sensibilisation des élus locaux sur la planification du développement, la gouvernance locale de la sécurité, notion de police des collectivités locales, prévention et résolution des conflits et sur les dispositions légales existantes en termes de mobilisation de ressources ;

L’appui à l’opérationnalisation du corps de la garde communale qui, depuis sa création, peine à assumer pleinement son rôle ;

L’accompagnement à la mise en place, dans les collectivités, de cadres de concertation sur les problématiques sécuritaires : les Conseils Locaux de Sécurité et Prévention de la Délinquance (CLSPD), et les Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) ;… ».

De son côté, Sébastien Gouraud, le directeur de COGINTA, s’est réjoui aussi de la signature de cet accord de partenariat. Un accord à travers lequel, sa structure espère renforcer sa collaboration avec le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. « Le département souhaite élaborer une stratégie de mise en place des gardes communales qui comprendra une réflexion sur les modes de mise en place, sur les modes de financement, également la formation et l’encadrement des agents de la garde communale.

Puisque, en fait, il y a un certain nombre de communes qui ont déjà mis en place des gardes communales pour pouvoir compléter le dispositif de sécurité à l’échelle locale aux côtés des forces de gendarmerie et de police. Et donc, notre rôle, c’est de travailler ensemble avec le département, avec les services de monsieur le ministre pour pouvoir accompagner et structurer les gardes communales », a-t-il laissé entendre.

Sébastien Gouraud rassure que « COGINTA reste engagé à accompagner le gouvernement guinéen dans sa volonté d’assurer à tous les guinéens et toutes les guinéennes un environnement sécurisé, propice à tout épanouissement et indispensable à tout développement ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Médias : Alpha Abdoulaye porté à la tête de l’AGEPI ou la naissance d’un bras de fer ?

20 mars 2019 à 19 07 50 03503

L’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) a un nouveau président. Alpha Abdoulaye Diallo, fondateur du journal Le Populaire a été élu ce mercredi, 20 mars 2019, par ses pairs. Une élection qui s’est faite à l’absence du président « sortant », Moussa Iboun Conté, qui conteste déjà cette élection, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

S’achemine-t-on vers un bicéphalisme à l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) ? En tous les cas, à l’occasion d’un congrès extraordinaire, Alpha Abdoulaye Diallo a été élu président de l’AGEPI. Selon nos informations, il a obtenu 41 voix contre 04 face à Mohamed Diabaté, du journal « Les Nouvelles du pays ». Par ailleurs, sur 48 journaux, 47 ont voté, a-t-on appris.

Cette élection a été aussitôt contestée par Moussa Iboun Conté, qui se réclame comme étant le président « légal et légitime de l’AGEPI ».

Le bras de fer est désormais engagé et il reste à savoir jusqu’où iront les protagonistes.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Recrutement dans l’armée : des anciennes recrues interpellent le président Alpha Condé

20 mars 2019 à 19 07 25 03253

Le recrutement annoncé dans l’armée guinéenne continue de faire parler de lui. Des recrues, formées en 2009 à Kaliya, dans la préfecture de Forécariah, mais non engagés dans l’armée, sont en colère. A travers une conférence de presse animée à N’Zérékoré, ce mercredi 20 mars 2019, ces recrues ont attiré l’attention des autorités sur leur situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’annonce du recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes, lancée le 1er février 2019 par le ministère en charge de la Défense, les anciennes recrues du centre de formation et de recyclage des forces armées de Kissidougou, font parler d’elles à travers des déclarations et des démonstrations de force.

À N’Zérékoré, de très nombreux jeunes, qui ont suivi la formation militaire sous le régime de la junte militaire dirigée par le Capitaine Dadis, aujourd’hui abandonnés, ont dit leur frustration ce mercredi. A travers une conférence de presse, ces gens veulent attirer l’attention du chef de l’État sur leur situation.

Selon leur porte-parole, le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, « nous avons été recrutés en 2009 par le capitaine Moussa Dadis Camara et on a suivi la formation à Kaliya. Après la formation, ils nous ont repartis en 4 groupes. Le premier groupe est allé à Falléssadé, un est parti à Kindia, l’autre à Kankan et nous, on nous a envoyés à Kissidougou.

Et quand nous sommes venus, ils nous ont soumis à un test qu’on a fait. On était au nombre de 1669. Ils ont éliminé 303 et nous autres qui sommes restés, on a dit qu’on est apte à poursuivre la formation. On est resté, on a suivi la formation jusqu’à finir. On était maintenant à l’attente de nos matricules ».

Malheureusement, précise le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, les choses ne vont pas se passer comme prévues. « Le directeur du centre de formation et de recyclage des forces armées est venu d’une mission à Conakry, pour nous dire que le chef de l’État a mis croix sur notre affaire, sans nous donner des explications.

Directement, un de nos amis, qui avait une poignée de riz dans sa main, a piqué une crise, il est mort surplace. Sur ça, on a décidé d’organiser une grève pour attirer l’attention des autorités sur notre situation. Mais, notre mouvement a été diabolisé. Et ça n’a pas abouti. On a été chassé du centre », a-t-il expliqué.

Pour le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, former un groupe de jeunes militaires et les mettre à l’abandon est un danger. « Aujourd’hui, c’est un danger pour le peuple de Guinée, parce qu’un militaire bien formé et laissé à l’abandon est un danger. Nous, on a nos contacts, on s’appelle. On est 1669 soldats. Mais, on n’a pas une idée de faire du mal à quelqu’un. Mais, comme c’est comme ça, on est là. On n’a pas autre chose à faire, mais l’avenir nous le dira », a dit le soldat.

Pour finir, le porte-parole des recrues lance un appel au président de la République. « C’est une doléance que nous demandons au président de la République de nous aider à ce qu’on soit intégré dans l’armée. Au lieu de reprendre à zéro le recrutement, il devrait commencer par nous, parce que, imaginez deux ans de formation. On a été formé, premièrement par les blancs, et deuxièmement, par les formateurs guinéens. Et Kissidougou est l’un des meilleurs centres de formation et de recyclage de la Guinée. Tous les officiers passent par-là ».

Il reste à savoir si les doléances exprimées par les recrues de Kissidougou seront prises en compte par les autorités.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Mois de la femme : les causes de la stérilité au centre d’un échange initié par la CANEG

20 mars 2019 à 17 05 52 03523

Dans le cadre de la poursuite des activités du mois de la femme, la Convention des Acteurs Non Etatiques de Guinée (CANEG) a organisé une conférence-débat sur la stérilité, ce mercredi 20 mars 2019, à Conakry. La démarche vise à échanger avec les participants sur les causes de l’infertilité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence de la CANEG a été organisée en collaboration avec Roughi Barry, activiste des questions liées à la santé reproductive et sexuelle. Elle a été animée par Dr Moussa Baïlo Diallo, médecin et enseignant-chercheur, qui a donné de larges informations sur la stérilité.

Pour Dr Moussa Baïlo Diallo, « aujourd’hui, de nombreux couples souffrent des problèmes de stérilité. Et, cette stérilité peut être de la femme tout comme de l’homme. Les responsabilités sont presque équitablement partagées entre les deux : 30% pour la femme, 30 % pour l’homme et ils se partagent les 40 autres pour cent, selon l’OMS »

Pour ce qui est des causes de la stérilité, le conférencier a fait savoir qu’elles sont de plusieurs ordres et dépendent du sexe de la personne. Pour ce qui est de la femme, Dr Diallo précise : « maintenant, les 30 % de la femme peuvent être causées par les infections sexuellement transmissibles telles que : les vaginites, les vulvites, c’est-à-dire les informations de la vulve ; telle que la bouchure des trompes de Fallope qui empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination au niveau de l’ovaire pour féconder l’ovule.

On peut encore avoir des fausses couches répétées, puisqu’il y a des jeunes filles qui ne veulent pas avoir des enfants avant leur mariage et cela les poussent à faire des fausse couches, des avortements répétés et une fois qu’elles arrivent à se marier, elles ne peuvent avoir d’enfant rapidement s’il n’y a pas eu de traitement. Donc, c’est pourquoi il est déconseillé aux jeunes de faire des avortements avant le mariage parce que ça peut les rattraper à la longue quand elles seront mariées ».

Chez l’homme, la stérilité peut être due à des facteurs biologiques, affirme le conférencier. « Les 30 % des causes de stérilité liées à l’homme sont : premièrement, les anomalies au niveau de la spermatogenèse. La spermatogenèse, c’est un processus de formation des spermatozoïdes. Les spermatozoïdes sont formés dans les testicules et s’il y a des anomalies dans cette partie, il peut y avoir de stérilité dans le couple, liée à l’homme.

Deuxièmement, nous avons les anomalies liées aux voies spermatiques. Les voies spermatiques sont les canaux déférents qui existent les tubes séminifères et le lieu de formation des spermatozoïdes dans l’organe copulateur, autrement appelé pénis, dans le langage courant. Maintenant, quand ce canal est bouclé à travers des infections transmissibles mal traitées ou pas traitées, il y aura du reflux des spermes dans la vessie et cela empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination pour pouvoir féconder l’ovule.

Il peut y avoir aussi des anomalies liées au dépôt des spermatozoïdes dans le vagin de la femme, comme l’anéjaculation, c’est-à-dire une absence totale de l’homme. Il peut y avoir de l’éjaculation rétrograde. Cette éjaculation rétrograde, c’est le reflux des spermes dans la vessie, empêchant le liquide séminal de se mélanger avec les spermatozoïdes pour pouvoir féconder l’ovule. Il y a aussi ce qu’on appelle l’éjaculation tardive, comme son nom l’indique, il peut y avoir un rapport sexuel prolongé qui n’arrive pas à avoir d’éjaculation.

Et par contre, il peut y avoir aussi ce qu’on appelle l’éjaculation précoce, c’est-à-dire l’éjaculation prématurée. Cette éjaculation intervient à la première minute de la pénétration de l’homme et cela peut empêcher qu’il y ait la procréation, la fécondation, ça peut provoquer une infertilité ou la stérilité dans le couple », a expliqué Dr Moussa Baïlo Diallo.

D’autres raisons peuvent aussi expliquer la stérilité, notamment l’incompatibilité des groupes sanguins dans le couple. « D’autres causes sont dues au manque de visite prénuptiale. Avant le mariage, par leur incompatibilité, ils ne sont pas stériles ni l’un ni l’autre. Mais, ils ne produisent pas. Cette stérilité dans le couple est causée par les deux, puisqu’ils ne sont pas compatibles.

Une fois qu’ils se séparent, et que chacun se remarie avec un ou une autre, ils vont faire des enfants. Donc cette visite prénuptiale consiste à faire la glycémie, à faire l’antigène HGBS pour déceler l’hépatite, à faire le SRV, c’est-à-dire le test du VIH et enfin faire le groupage sanguin nous permettant de connaître la compatibilité des groupes sanguins puisqu’on qu’on ne se marie pas seulement parce qu’on est des cousins.

On se marie le plus souvent pour faire des enfants. Donc, cette visite prénuptiale est extrêmement importante avant le mariage parce qu’elle nous prévient de l’infertilité ou de la stérilité dans le couple. Et la stérilité entraîne des conséquences indésirables, notamment le divorce », a indiqué docteur Moussa Baïlo Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Développement durable : le RAJGUI lance la campagne nationale de plaidoyer en faveur des initiatives locales en Guinée

20 mars 2019 à 15 03 54 03543

« Taux de chômage élevé, persistance de la précarité des jeunes et des femmes, délinquance juvénile, manipulation des jeunes dans les manifestations politiques, faible représentativité des jeunes et des femmes dans les instances de décision… » voilà entre autres maux dont souffre la jeunesse guinéenne aux dires du Coordinateur National du RAJGUI, Sékou DORE. Il l’a dit à l’occasion du lancement de la campagne nationale de plaidoyer sur les initiatives locales, ce mercredi 20 mars 2019, à la marie de Kaloum.

C’est un projet qui s’entendra du 20 mars au 30 avril dans 18 localités du pays dont Mandiana, Siguiri, Dinguiraye, Yomou, Guéckédougou et les 5 communes de Conakry.

Financé par le fonds des nations unies pour la consolidation de la paix, c’est une initiative de la plateforme du RAJGUI en partenariat avec WANEP ACORD Guinée.

Le lancement des travaux a été présidé par Madame le Maire Aminata TOURE CAMARA.

Il s’agit pour ces acteurs de plancher sur les actions à mettre en œuvre pour la paix, l’implication des jeunes et des femmes dans les instances de décision, le développement communautaire impacté notamment par les dégâts sur l’environnement dans les zones minières.

A cette occasion, madame le Maire de Kaloum a rappelé que la Guinée a accédé à son indépendance grâce aux jeunes, dont son père feu Ahmed Sékou TOURE, qui n’avait que 36 ans lors de l’accession du pays à l’indépendance.

Elle a par la suite rappelé les efforts mais aussi les difficultés rencontrées par les femmes guinéennes qui se battent au quotidien, pour la survie des nombreuses familles. La seule femme Maire du pays, a noté que les jeunes sont incontournables dans tout projet de développement. Aminata TOURE CAMARA a terminé son propos en rassurant le Réseau Afrique Jeunesse de Guinée et ses partenaires, de sa disponibilité à accompagner toute initiative allant dans le sens de la paix et du développement durable de notre pays.

De son côté, le Coordinateur National du RAJGUI a rendu hommage aux mêmes devanciers qui ont été à la base du développement du pays pour reprendre ses propres termes.

Sékou DORE mettra l’accent sur le rôle et la place incontournable des jeunes et des femmes dans le développement d’un pays comme le nôtre. Il a rappelé à cet effet, l’affirmation d’un penseur qui dit : « dis-moi quelle jeunesse tu as dans ton pays, je te dirai quelle nation tu auras ».

Une lancée poursuivie par K.SOMPARE qui a fait remarquer qu’en République de Guinée, « les femmes et les jeunes représentent respectivement 53% et 65% de la population et ceux de moins de 25 ans, représentent un ratio de 66% sur une population de 12.5 millions d’habitants, et donc un fort potentiel pour le développement du pays. En plus de leur poids démographique, les jeunes vivent des situations spécifiques qui limitent leur épanouissement social et économique.

Le plus souvent, ils sont consultés et mobilisés pour élire des candidats et ensuite relégués au second rang pour des postes d’assistants ou d’adjoints aux responsables… ». Elle poursuit en disant que « l’importance de la contribution des femmes et des jeunes dans le développement de la nation ne fait aucun doute. Toutefois, ne pas prendre en compte leur participation et leur bon positionnement dans la gestion des affaires publiques du pays constitue un frein à la paix et au développement durable ».

Quant aux partenaires, le Représentant de ACORD Guinée à la cérémonie, Kaman KOULEMOU, a rappelé le contexte guinéen, selon lui, caractérisé ces 10 dernières années, par des « manifestations occasionnées, par les violences inter-ethniques, l’effritement du tissu social, les comportements inciviques dont la destruction des édifices publiques, la désobéissance aux autorités.

Le Président du CA du RAJGUI dans son allocution a tenu, comme ses prédécesseurs à faire une sorte de plaidoyer pour le positionnement des jeunes dans les instances de décision du pays. Dr Alpha Abdoulaye DIALLO dira que le RAJGUI est présent dans les 33 préfectures et les 8 régions administratives depuis sa création en 2004.

La cérémonie a pris fin sur une note d’engagement des participants visiblement déterminés à se faire une place dans les sphères socio-économiques et politiques du pays.

Idiatou CAMARA

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Balai Citoyen : « 12 ministres du gouvernement Kassory Fofana n’ont pas déclaré leurs biens »

20 mars 2019 à 15 03 28 03283

La Cellule Balai Citoyen poursuit la publication de son rapport d’audit sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République. Le rapport publié ce mercredi, 20 mars 2019, fait état de douze membres du gouvernement du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et pas des moindres, qui n’ont pas déclaré leurs biens à la Cour des Comptes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après 26 mois de travaux sur le rapport d’audit citoyen effectué par la Cellule Balai Citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République, il ressort que douze ministres de l’actuel gouvernement guinéen n’ont pas déclaré leurs biens à leur prise de fonction. Il s’agit entre autres de : Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et ministre de la Défense Nationale ; Dr Edouard Niankoye Lamah, ministre de la Santé ; le Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;

Mamady Touré, ministre des Affaires Etrangères et des guinéens de l’Etranger ; Mama Kanny Diallo, ministre du Plan et du Développement Economique ; Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics ; Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique ; Mariama Sylla, ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance ; Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation ; Mariama Camara, ministre de l’Agriculture ; Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement ; et Aly Jamal Bangoura, secrétaire général en charge des Affaires Religieuses.

En se basant sur l’article 36 de la Constitution guinéenne, relatif à la déclaration des biens des membres du gouvernement, la Cellule Balai Citoyen dresse un constat pas satisfaisant. « Sur un gouvernement constitué de 36 ministres, nous constatons, conformément à l’article 36 de la Constitution, qu’il y a 24 ministres qui se sont prêtés à cet exercice constitutionnel. Tandis que, nous ne disposons pas d’informations pour les 12 autres ministres restants. Cela donne un pourcentage de 66, 66% ayant déclaré et 33, 33% pour lesquels on n’a pas d’informations ».

La Cellule Balai Citoyen de Guinée en profite pour faire des recommandations relatives au respect de la Constitution, la promotion de la bonne gouvernance mais aussi la lutte contre la corruption : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’article 36 de la Constitution et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ; accentuer la participation de la société civile dans la lutte contre la corruption ;

Veiller à ce que les écarts entre la déclaration initiale et celle de fin de fonction soient dûment justifiées ; la publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’article 36 de la Constitution ; au procureur de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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221 fictifs à Matam ? Ce qu’en dit le directeur communal de l’éducation, Ibrahima 2 Barry

20 mars 2019 à 15 03 06 03063

Lancées il y a quarante huit (48) heures, les opérations de recensement du personnel enseignant se poursuivent dans les cinq (5) communes de Conakry. Elles sont la suite logique de l’application du protocole d’accord signé, en janvier 2019, entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement et qui a mis fin à 3 mois de paralysie du système éducatif. A travers cette démarche, le syndicat et le gouvernement veulent extirper les enseignants fictifs du fichier de la fonction publique, véritable gouffre financier pour l’Etat.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce mercredi 20 mars 2019, le Directeur Communal de l’Education de Matam, Ibrahima 2 Barry, a levé un coin de voile sur la présumée existence de plus de 200 enseignants fictifs à Matam. Il a été également question de la poursuite des cours dans la commune après la suspension de la grève par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah.

Guineematin.com : en application du protocole d’accord SLECG-Gouvernement, les opérations de recensement des enseignants ont été entamées le lundi 18 mars 2019. Comment ça s’est passé ici, à la DCE de Matam ?

Ibrahima 2 Barry : comme vous l’avez dit, c’est en application du protocole d’accord que ces opérations de recensement ont commencé. Ils ont commencé par notre direction communale. Il y avait une série de dossiers à présenter et la présence physique. Aujourd’hui, cette opération se poursuit normalement bien. Nous n’avons pas encore rencontré d’anomalies majeures.

Le SLECG, accompagné d’autres observateurs, ils sont sur le terrain avec la présentation des documents et la présence physique des enseignants. Nous avons été la première personne à être recensée. Le processus continue dans les établissements scolaires de Matam.

Guineematin.com : est-ce que tout le personnel de la DCE de Matam a été recensé ?

Ibrahima 2 Barry : tous ceux qui sont présents l’ont été, et même ceux qui sont malades, on a fait de sorte que ces malades se soient déplacés. Il y a eu des malades qui ont pris un déplacement pour venir se présenter devant la commission. A notre entendement, jusque-là, nous n’avons pas reçu de cas de recensé qui n’existe pas sur place.

Ceux qui sont en formation, il faut savoir que c’est des formations officielles avec des documents qui prouvent qu’ils sont partis en formation et qui se trouvent déjà dans les listes de base des différents établissements. C’est des fonctionnaires, ils ont été pris en compte. Ils sont à une formation. Quand vous prenez les arabisants, ils ont bénéficié de bourses d’études pour une durée de 2 à 3 ans. Ils reviendront.

Guineematin.com : récemment, on a vu un document concernant la commune de Matam. Selon ce document, il y aurait beaucoup d’enseignants fictifs, au nombre de 221, dans la commue de Matam. On incrimine la gestion antérieure. Qu’en savez-vous ?

Ibrahima 2 Barry : c’est vrai que moi je viens d’arriver à la tête de la DCE. Peut être que ces anomalies-là existent. Mais, certaines personnes confondent ce terme fictif. Nous avons vu des effectifs qui parlent de 221 fictifs à Matam. Nous ne sommes pas d’accord. On confond souvent les gens qui sont payés à Matam et qui travaillent ailleurs. Quand tu viens, tu prends le listing de paye de Matam, tu compares le personnel qui est dans le listing par rapport au personnel qui travaille à Matam, il y aura une différence.

Une différence à partir du moment où ceux qui émargent pour la paye à Matam, il y en a qui ne sont pas travailleurs à Matam. Ils travaillent par exemple à Dubréka, à Coyah, à Ratoma. C’est peut être une lourdeur administrative. Si non, quand le fonctionnaire est muté, son salaire doit le suivre. Donc, si on ne considère pas ces paramètres là, on trouvera un effectif beaucoup plus grand que l’effectif réel de Matam. Ce qui fait que les gens sont amenés à dire qu’il y a des fictifs.

Guineematin.com : après la suspension de la grève des enseignants, il avait été demandé de s’activer sur le terrain pour tenter de rattraper les 3 mois de cours perdus. Comment ça se passe en ce moment dans les écoles de la commune de Matam ?

Ibrahima 2 Barry : avant de penser aux cours de rattrapage, on avait déjà récapitulé le nombre de jours, le nombre de semaines, le nombre d’heures perdues aussi bien au primaire qu’au secondaire. Par exemple, au niveau du primaire, fondamentalement, à Matam, nous avons perdu 18 jours. Au niveau du secondaire, nous avons perdu 22 jours. Donc, au niveau du primaire, il y a un planning de rattrapage en tenant compte du calendrier national élaboré et des disponibilités dans les établissements.

Par exemple, au niveau du primaire, il y a des cours qui vont jusqu’à 15 heures. Nous cherchons à prolonger les cours. Ça nous permettra de rattraper certaines heures perdues. Par exemple, à l’école primaire de Lansébounyi, les cours devraient s’arrêter jusqu’à 15 heures. Mais, pour nous permettre de rattraper les heures perdues, on peut prolonger les cours jusqu’à 16 heures.

Au niveau du secondaire, ce sont les professeurs titulaires des différentes matières qui élaborent un emploi de temps lui permettant de rattraper les cours perdus, en prenant le calendrier scolaire. De nos jours, les cours sont beaucoup avancés.

Guineematin.com : la commune de Matam compte de nombreuses écoles. Est-ce qu’il y a des disparités dans ces rattrapages ?

Ibrahima 2 Barry : dans les écoles privées, ça a étudié pendant la grève. Et même dans les écoles publiques, il y en a certaines qui n’ont pas été touchées. C’est le cas du lycée Coléah par exemple ou du collège Coléah. Cette année, c’est peut être une surprise pour les gens, le lycée 1er mars (lycée Matam) a étudié, contrairement à l’année dernière.

Donc, les écoles ne sont pas au même niveau de perturbation. Elles ne peuvent pas être au même niveau de progression. Mais, nous tenons compte de tout cela pour élaborer un planning nous permettant d’être dans les délais.

Guineematin.com : il y en a qui ont parlé d’une probable prolongation de l’année scolaire. Habituellement, les cours prennent fin au mois de juin. Est-ce que vous pensez qu’il va falloir aller au-delà ?

Ibrahima 2 Barry : non, nous ne pouvons pas nous prononcer par rapport à cela. A partir du moment où il y a un planning de cours de rattrapage qui est déjà élaboré, c’est peut être au terme de ce planning que nous saurons est-ce qu’il faut respecter le délai ou pas. Là, ce sont les autorités du cabinet qui se prononceront, surtout que les degrés de perturbation diffèrent d’une commune ou d’une préfecture à une autre.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Santé animale : les Etats-Unis offrent plusieurs équipements de valeur à la Guinée

20 mars 2019 à 14 02 09 03093

Les Etats-Unis d’Amérique appuient la Guinée dans le renforcement de son système de santé animale. C’est dans ce cadre que l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), en collaboration avec la FAO, vient d’offrir plusieurs équipements au ministère guinéen de l’Elevage.

La cérémonie de remise officielle de ce don a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce don est composé de matériels techniques d’autopsie, de conservation, de conditionnement et de transport. D’une valeur de 45 860 dollars américains, ces équipements permettront d’améliorer la qualité du système de surveillance et de détection des maladies infectieuses à potentiel épidémique chez les animaux.

En effet, selon Jeff Bryan, le directeur de l’USAID en Guinée, les résultats d’une étude menée par l’Organisation Internationale de la Santé Animale (OIE) montrent que « près de 70% des maladies infectieuses proviennent des animaux. Le Programme de Sécurité Sanitaire Mondiale (GHSA) financé par le gouvernement des Etats-Unis dans plus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre dont la Guinée a pour but de détecter ces maladies. (…).

Aujourd’hui, à travers l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’USAID a doté le ministère de l’Elevage d’équipements de prélèvement et de conservation d’échantillons suspects pour faciliter le transport vers le laboratoire central vétérinaire de diagnostic. Ces équipements arrivent à propos pour renforcer la surveillance et la détection rapide des maladies », a-t-il indiqué.

Les équipements en question sont : « 9 congélateurs/réfrigérateurs solaires de 315 litres avec panneaux et batteries, 38 trousses d’autopsie, 100 glacières, un lot de matériel de prélèvement composé de de 6000 tubes secs de prélèvement de sang, 6000 tubes de prélèvement de sang avec anticoagulant, 50 cryoboxes, 5000 tubes eppendorf, 5000 sacs de prélèvement, 5000 flacons de prélèvement, 5000 écouvillons, 50 paquets de gants, 300 porte tubes, 5000 aiguilles vacutainer », a énuméré Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée.

Dr Garba ajoute que ces équipements sont destinés aux préfectures de Labé, Dabola, Koubia, Koundara, Gaoual, Kérouané, Lélouma, Dalaba et Macenta. « Le choix de ces neuf (9) préfectures constitue la première étape d’un processus qui doit couvrir l’ensemble du territoire nationale », a souligné le responsable onusien.

En recevant ce don, le ministre de l’élevage et des productions animales, Roger Patrick Millimono a exprimé sa satisfaction, avant de remercier, au nom du gouvernement guinéen, la FAO et l’USAID pour leur soutien à la Guinée. « La remise ce jour de d’un lot de matériels techniques de prélèvement et de conservation des échantillons, vient à point nommé, pour illustrer l’engagement de la FAO en faveur du département.

Ce lot de matériels permettra aux services vétérinaires de terrain d’être plus opérationnels dans la détection, la surveillance et la riposte contre les maladies animales qui entrainent des pertes économiques énormes pour les éleveurs, mais également représentent une menace pour la santé de nos populations. (…)

Je voudrais vous rassurer que mon département ne ménagera aucun effort pour une utilisation judicieuse de ce lot de matériels que nous réceptionnons aujourd’hui. C’est pourquoi, je voudrais inviter la direction nationale des services vétérinaires et les directions préfectorales de l’élevage, dont les représentants sont ici présents, à prendre des dispositions pour leur gestion efficace et rationnelle », a dit le ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Psychose liée à la vaccination antiparasitaire : les cours perturbés ce mercredi dans les écoles de Beyla

20 mars 2019 à 11 11 38 03383

Les cours n’ont eu lieu que jusqu’à 10 heures du matin ce mercredi, 20 mars 2019 à Beyla. Une folle rumeur autour de la vaccination antiparasitaire lancée lundi, puis suspendue le même jour, est à l’origine de cette situation. Les parents d’élèves ont accouru vers les écoles pour chercher leurs enfants et les ramener à la maison, a appris Guineematin.com, de sources locales.

Malgré sa suspension par le ministère de la santé, la campagne de vaccination antiparasitaire, lancée lundi dernier dans les préfectures de Coyah, Dubreka et Fria continue de causer psychose et panique à travers le pays. Après Koundara hier, c’est la préfecture de Beyla qui a connu un vent de panique ce mercredi matin. Ayant appris que des agents vaccinateurs vont passer dans les écoles pour administrer des produits à leurs enfants, les parents d’élèves sont allés précipitamment dans les écoles pour chercher leurs enfants.

« Il était 10 heures, la recréation venait de se terminer et on s’apprêtait à rentrer en classes, lorsqu’on a vu un groupe de parents d’élèves, venir chercher leurs enfants. Ils sont venus en courant. Ils ont dit qu’ils ont appris qu’à Conakry, il y a eu une vaccination dans les écoles qui a tué de nombreux enfants, et que ces mêmes agents vaccinateurs sont arrivés à Beyla ici pour donner des produits aux élèves », explique au téléphone de Guineematin.com, Oumou Thiam, enseignante à l’école primaire du centre 2 de Beyla et animatrice à la radio rurale de Beyla.

Devant les parents d’élèves, l’enseignante cherche à mieux se renseigner sur cette situation. Elle appelle le Directeur Préfectoral de la Santé (DPS) de Beyla pour prendre des nouvelles. « Quand j’ai appelé le DPS, il m’a dit qu’il n’y a aucune vaccination en cours ou qui est programmée à Beyla. J’ai expliqué cela aux parents qui étaient là en tentant de les rassurer mais ils ne m’ont pas cru. C’est ainsi que ma directrice m’a dit de les laisser prendre leurs enfants et rentrer », a-t-elle expliqué.

Notre source indique que la même scène a eu lieu dans les autres écoles de la ville. Partout, les parents sont allés chercher les élèves pour rentrer avec eux à la maison.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

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Horoya AC : Didier Gomes succède à Patrice Neveu

20 mars 2019 à 10 10 56 03563

Le Horoya AC de Conakry a un nouvel entraîneur. Et, contrairement à ce que plusieurs médias avaient annoncé, ce n’est pas Kanfory Lappé Bangoura qui revient sur le banc du club de Matam. C’est plutôt un autre expatrié. Son nom, c’est Didier Gomes Da Rosa, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au lendemain du limogeage de Patrice Neveu, la direction du Horoya AC de Conakry a annoncé, ce mercredi 20 mars 2019, le nom de son nouvel entraîneur. Il s’agit de Didier Gomes Da Rosa, un franco-portugais qui n’est pas à sa première expérience sur le continent africain. Il a déjà dirigé des clubs de première et de deuxième division au Rwanda, au Cameroun et en Algérie.

Le nouveau coach du HAC sera présenté officiellement en conférence de presse ce mercredi, à 11 heures, à Conakry. Il prend une équipe qui est leader du championnat guinéen et qui est qualifiée pour les quarts de finale de la ligue des champions africaine. Didier Gomes Da Rosa aura, certainement pour mission, de franchir le cap des ¼ de finale de la LDC, étape au niveau de laquelle le Horoya s’était limité l’année dernière.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Assassinat d’un militaire à Kankan : plusieurs personnes interpellées (Procureur)

20 mars 2019 à 10 10 07 03073

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, plusieurs personnes ont été mises aux arrêts récemment. Des arrestations consécutives à l’assassinat d’un militaire lors de l’attaque d’une station d’essence au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineemain.com basé dans la préfecture.

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février 2019, des individus non identifiés avaient attaqué une station d’essence au quartier Bordeaux, à Kankan. Ils ont poignardé à mort le gardien de la dite station, le sergent-chef Daniel Koen, service à la garnison militaire de la troisième région militaire de Kankan. Puis, les assaillants ont emporté son arme et une somme de 5 millions de francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Aly Touré, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, a confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans ce dossier. « Je confirme que des personnes ont été arrêtées dans l’affaire de l’assassinat d’un militaire et du vol d’argent qui a eu lieu à la station Shell de Bordeaux ».

Poursuivant, Aly Touré a promis de donner d’amples informations à la presse quand le dossier sera transmis au parquet. « Vous aurez d’amples informations quand le dossier va être communiqué au parquet. On va convoquer une conférence de presse au cours de laquelle nous allons donner tous les détails. Pour le moment, tout ce que je peux vous dire, c’est que l’enquête va à bon train », a rassuré l’empereur des poursuites.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Prix de l’Excellence Dr Gabriel Sultan : entretien avec Dr Diouhé Bah (récipiendaire)

20 mars 2019 à 9 09 55 03553
Dr Oumar Diouhé Bah, pharmacien-biologiste, DG de Biologie Médicale BIOMAR-14

Le pharmacien-biologiste, Dr Oumar Diouhé Bah, directeur général du laboratoire de Biologie Médicale BIOMAR-14, a été récemment distingué par le prix de l’Excellence du personnel de laboratoire, Dr Gabriel Sultan. Décerné par l’ONG La Tabala, ce prix vient sanctionner les efforts fournis et la qualité du service rendu par la direction du laboratoire BIOMAR-14 en faveur des malades.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com hier mardi, 19 mars 2019, le récipiendaire a exprimé sa satisfaction et a promis d’améliorer davantage la qualité du service. Dr Oumar Diouhé Bah a également affiché ses ambitions.

Guineematin.com : vous venez d’être distingué par l’ONG La Tabala, avec le prix de l’Excellence du personnel de laboratoire Dr Gabriel Sultan. Comment avez-vous accueilli cette distinction ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : on a accueilli cette nouvelle avec beaucoup de plaisir. Ça a été une fierté, un réconfort que cela vienne d’une ONG locale aussi sérieuse, ça ne fait que nous réconforter. Donc, c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons accueilli cette nouvelle-là et on a accepté cette distinction, ce prix.

Guineematin.com : vous êtes le seul laboratoire en Guinée à avoir bénéficié de ce prix. Selon vous qu’est-ce qui a prévalu à ce choix parmi tant d’autres laborantins ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : il n’y avait pas que des laboratoires, il y avait des médecins, vous avez des sages-femmes, vous avez des infirmiers. Pour ce qui est du labo, comme vous avez dit tout à l’heure, c’est nous qui avons été choisi. Je pense que les gens nous observent, je ne savais pas qu’on nous observait autant. Mais, on a su qu’on nous observait. C’est vrai qu’on a créé le labo dans des conditions pas souvent faciles.

Mais aujourd’hui, nous avons une reconnaissance au niveau national, même à l’international. Parce qu’on a des médecins de l’étranger qui nous recommandent des patients guinéens. Donc, je pense que c’est sur la base de ce que nous apportons à ce pays, ce que nous apportons à toutes les personnes qui vivent dans ce pays-là, que nous avons été primés.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous faites dans le domaine du labo ici ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : c’est un laboratoire polyvalent qui est très bien équipé et il est vraiment géré par des professionnels. Vous avez des pharmaciens biologistes qui, après leurs études de Pharmacie, à la Faculté de Médecine bien-sûr, ont fait leur spécialité en Biologie médicale. Et, ces pharmaciens ont fait leur preuve ici en Guinée et en dehors de la Guinée et ils ont des CV que je pense être très riches. Vous avez des techniciens, vous avez des biologistes qui sont ici dans ce laboratoire.

Et côté technique, nous avons innové. Parce que, nous avons assez de techniques que nous pratiquons. C’est quand-même le premier laboratoire privé ici en Guinée à pratiquer de telles techniques. On ne va pas peut-être trop rentré dans les détails, parce que c’est trop technique, mais on a assez de nouvelles techniques de référence que nous pratiquons ici.

Guineematin.com : quels sont les types d’appareils que vous utilisez ici surtout que les autres laboratoires n’ont pas ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : on ne va pas tout citer, mais je vais vous dire qu’aujourd’hui, BIOMAR-24 est le premier laboratoire privé en Guinée à pouvoir faire le diagnostic d’une infection… par la technique de biologie moléculaire. C’est une technique de PCR, la biologie moléculaire, nous sommes les premiers à le faire. Nous faisons la charge virale du VIH, c’est le premier laboratoire privé à le faire, même si l’Etat subventionne certaines structures publiques.

Et, il y a aussi quelques ONG qui s’en occupent, mais en ce qui concerne le privé, c’est le premier laboratoire privé à le faire. Nous avons d’autres techniques comme celles nous permettant de mettre en évidence le HPV. On est aussi le premier laboratoire à le faire par cette technique de biologie moléculaire. Pour revenir, le HPV c’est un virus qui est responsable dans plus de 80% des cas de cancer de l’utérus. Donc, les cancers chez les femmes.

Donc aujourd’hui, on peut faire le diagnostic par la biologie moléculaire de ce virus-là. Nous avons l’hépatite B. Pour l’hépatite B, nous avons ici l’équipement nous permettant de faire tous les marqueurs, c’est-à-dire tous les examens liés à une infection à l’hépatite B : du dépistage jusqu’à la charge virale. On voit est-ce que le patient doit être traité ? Est-ce qu’il ne doit pas être traité ? Quel est le suivi ? Est-ce que le médicament a un effet ?

Donc, on a ces machines, on a aussi d’autres machines qui nous permettent de faire le diagnostic de la drépanocytose. Donc, ça c’est quelque chose qui est important… Nous n’avons pas mal de machines. On fait le maximum d’examens dans ce pays, cela pour éviter que nos compatriotes continuent à sortir de la Guinée pour aller faire des examens à l’extérieur. Ça, on a des preuves.

Guineematin.com : quels sont vos projets ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : notre ambition, c’est de réduire de façon drastique les évacuations sanitaires. Parce que le parent pauvre des hôpitaux aujourd’hui, c’est le laboratoire. Et, si on n’a pas de laboratoires, on ne peut pas parler de diagnostic. Il nous faut un laboratoire fiable qui puisse donner des résultats fiables pour qu’enfin, on ait un traitement adéquat.

Donc, il faut forcement qu’on ait un bon laboratoire avec tous les équipements, avec le personnel qu’il faut. Cela, pour éviter les évacuations sanitaires. Notre ambition est que tous les guinéens aient accès à ce laboratoire, qu’on soit représenté partout en Guinée et pourquoi pas même dans la sous-région parce qu’à mon avis, on a le soutien aujourd’hui de nos compatriotes et des expatriés aussi qui viennent nous demander des services.

A retrouver très prochainement l’intégralité de cet entretien en vidéo

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Horoya AC : Patrice Neveu viré pour « incompatibilité d’humeur »

20 mars 2019 à 9 09 04 03043

C’est officiel, Patrice Neveu n’est plus entraîneur du Horoya de Conakry. Le club de Matam a décidé de se séparer du technicien français. La décision a été annoncée à l’issue d’une réunion de la direction du HAC, tenue hier, mardi 19 mars 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cinq mois, c’est le temps que Patrice Neveu a passé sur le banc du Horoya AC de Conakry. L’ancien sélectionneur du Syli national a été limogé pour une raison toute particulière. La direction du club invoque une « incompatibilité d’humeur » pour justifier sa décision de le virer.

Patrice Neveu s’en va, la tête haute. Car, l’équipe qu’il dirigeait est non seulement leader du championnat guinéen, mais aussi elle est qualifiée pour les quarts de finale de la ligue des champions africaine.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Centre culturel, centre d’accueil, école… Ce que comptent réaliser les élus de Sinta (Télimélé)

20 mars 2019 à 8 08 00 03003

Les autorités communales de Sinta, relevant de la préfecture de Télimélé, ont procédé, la semaine dernière, à la sélection d’un ingénieur conseil pour la réalisation des actions de la collectivité au titre de son Programme Annuel d’Investissement (PAI). A la lumière des dossiers présentés par les différents candidats, la commission de sélection a retenu M. Koly Guilavogui comme ingénieur conseil de la commune pour l’exercice 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Les autorités communales de Sinta, à travers une rencontre, ont reçu l’Agent de Développement Local (ADL) au siège de la commune. Les échanges ont porté sur le choix d’un ingénieur conseil pour la réalisation des 3 actions prioritaires élaborées en conseil extraordinaire.

Pour le développement de la communauté, les nouveaux élus ont prévus des actions prioritaires à réaliser : la construction d’un centre culturel, d’un centre d’accueil, d’une école primaire et probablement d’un hangar pour les femmes .

Selon Mamadou Aliou Bah, premier vice maire de Sinta, « nous nous sommes réunis pour parler des actions à réaliser par rapport au financement du plan annuel de développement 2019 du gouvernement guinéen à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Nous venons d’être installés après le vote. Maintenant, l’heure est au démarrage de nos plans d’action. Nous avons débattu autour des activités à mener avec l’Agent de Développement Local (ADL).

Nous nous activons sur le montage des dossiers. Je profite de l’occasion pour informer l’opinion que nous avons obtenu le financement d’un pont sur la rivière de Bankoun, dans le district de Biro, financé par le FIDA (Fonds International pour le Développement Agricole) dont les travaux ont débuté. Nous comptons toujours sur l’appui des bonnes volontés, des ressortissants, des ONG et autres ».

Pour Thierno Amadou Bah, conseiller communal, « les activités se sont très bien déroulées. Nous avons fait le choix de l’ingénieur conseil qui est tombé sur monsieur Koly Guilavogui. A l’unanimité, le conseil a entériné ce choix et nous prenons l’engagement de travailler pour le développement de notre communauté. Vu les fonds alloués par l’Etat à notre commune, estimés à 1 milliard 361 millions et quelques, nous avons choisi un ingénieur conseil.

On va élaborer le plan annuel des actions que nous souhaitons faire pour l’année 2019. La cérémonie a suscité un engouement de solidarité au sein de la mairie. C’était un conseil extraordinaire qui a tenu toutes ses promesses. Nous promettons à nos populations, vu l’engagement de l’Etat de nous aider, de faire des constructions concrètes telles que le centre culturel, un centre d’accueil, plus une école primaire dans un coin très reculé qu’on appelle Koobé, et un hangar pour les femmes… »

Il est à noter que la commune rurale de Sinta a déjà reçu une lettre d’intention de financement de plan annuel d’investissement (PAI) 2019 du gouvernement guinéen à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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