Boké : Inauguration d’une seconde base logistique « TGH plus » dans les installations du consortium SMB Winning

3 mars 2019 à 23 11 13 03133

La deuxième base logistique de TGH Plus Industries (distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone) a été inaugurée hier, Samedi 02 Mars 2019, dans la mine de Kaboé, relevant de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale de ce centre de maintenance et de réparation a été présidée par le ministre de l’industrie et des PME, conseiller personnel du président Alpha Condé, Tibou Kamara, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boké.

Avec des relations qui datent de plus de 15 ans avec UMS (une entreprise franco-guinéenne et actionnaire du consortium SMB Winning), TGH plus Industries (une entreprise guinéenne) travaille depuis 2016 dans l’acheminement de la bauxite des mines vers les ports du consortium SMB Winning (le leader du marché guinéen de la bauxite). Le distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone assure notamment la disponibilité des camions, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers.

TGH plus Industries apporte aussi une large gamme de services complémentaires qui sont : les pleins de maintenance préventives, la formation des chauffeurs et le personnel de maintenance, le suivi des véhicules et un stock de pièces de rechange disponibles à plein temps. Et, c’est dans ce cadre qu’il vient d’inaugurer sa nouvelle base logistique de maintenance et de réparation dans la mine de Kaboé, dans la sous-préfecture de Tanènè, préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale a été rehaussée de la présence à Kaboé de plusieurs ministres de l’actuel gouvernement guinéen, la représentation de l’ambassade de France en Guinée, l’ambassadeur du Liban en Guinée et le senior vice-président de Renault Trucks international.

Oumar Kalabane

Dans son discours de bienvenue, Oumar Kalabane, le maire de la commune rurale de Tanènè, a exprimé la joie des citoyens de Tanènè de l’implantation de cette base logistique TGH plus International dans leur localité. Une base logistique qui, explique Oumar Kalabane, s’ajoute au port fluvial de Katougouma dont la pose de la première pierre et le lancement du départ du premier bateau minéralier en 2015 avaient fait l’objet du déplacement personnel du président Alpha Condé dans la région de Boké.

« La présence de ces ateliers va faciliter l’entretien des engins miniers et diminuer les multiples panes pouvant affecter négativement l’élan de la production. Elle permettra également l’augmentation de la production bauxitique qui, à son tour, va non seulement accroitre implicitement les revenus de nos concitoyens par le biais de contenu local, mais aussi ceux des partenaires, de l’Etat en général et de Boké en particulier. En témoignage donc de leur joie, les citoyens de Tanènè me chargent de remercier TGH plus pour ses efforts et vous rassurer de leur implication dans la sauvegarde de ce bijou et d’autres biens du consortium SMB Winning », a déclaré le maire Oumar Kalabane.

Pour Dr Alimou Yali Bah, le directeur général de TGH plus industries, cet investissement (base logistique de maintenance et réparation de Kaboé) est le fruit d’une longue amitié entre deux hommes ; mais aussi et surtout, le résultat d’une confiance entre deux entreprises guinéennes (UMS et TGH plus industries).

Dr Alimou Yali Bah

« Nous avons pris l’initiative de construire cette place que vous avez devant vous, avec les cinq drapeaux représentants la Guinée, la France, Renault Trucks, UMS et SMB, pour symboliser l’amitié entre les hommes et les peuples. Et, nous la nommons place de l’amitié… Les ateliers TGH plus industries Kaboé-Boké sont un exemple de participation et d’engagement des jeunes de Guinée dans les solutions de transport, pour les métiers de la mines dans notre pays. L’emploi des jeunes est ici une réalité, avec plus de 120 travailleurs (hommes et femmes sortis des écoles professionnelles et des universités guinéennes), dans une activité intense de 24 heures sur 24 ; 7 jours sur 7 depuis 2015 », a dit Dr Alimou Yali Bah.

Par ailleurs, le directeur général de TGH plus industries a vanté l’expérience de Renault Trucks international dont, soutient-il, la présence mondiale dans les métiers de la mine depuis 1960 est prouvée. « Elle a généré des solutions de transport efficaces, performantes et rentables qui prouvent à suffisance l’engagement pertinent de la marque de participer activement au développement du transport par camion en Afrique et dans les autres régions du globe… Les véhicules de Renault Trucks K aux atouts uniques, développent une charge utile jusqu’à 150 tonnes de minerais transportées par voyages », a indiqué Dr Alimou Yali Bah.

Prenant la parole, Olivier Saint Meleuc, Senior vice-président de Renault Trucks international, a dit que l’inauguration de cette deuxième base logistique TGH plus marque l’aboutissement de trois années d’efforts et de partenariats, ainsi qu’une nouvelle étape dans le développement de l’activité minière en Guinée.

Olivier Saint Meleuc

« La Guinée est un pays où Renault Trucks se sent bien. Il est emblématique la façon dont nous imaginons notre développement en Afrique, une région dynamique, un environnement favorable, avec des partenaires qui ont à cœur de faire accroitre l’activité économique de leur pays… Et, je veux citer bien évidemment TGH plus, notre partenaire depuis plus de 10 ans, mais aussi UMS, son client ; et, bien sûr, la société minière de Boké (SMB) », a indiqué Olivier Saint Meleuc, tout en rappelant la qualité des équipements et des services de Renault Trucks.

Le Senior vice-président de Renault Trucks international a aussi vanté les qualités et le mérite de son partenaire et directeur général de TGH plus qui, selon lui, a su hisser Renault Trucks à la première place en Guinée. « Renault Trucks couvre 70% des besoins en camions pour le transport d’hydrocarbure et pour les activités minières », a confié Olivier Saint Meleuc.

Thierno Tall

De son côté, Thierno Tall, directeur adjoint des opérations UMS, a dit que « la cérémonie d’aujourd’hui reflète parfaitement la transformation en cours dans la région de Boké depuis 2015. Et, l’exploitation de la bauxite, à travers l’action du consortium SMB dont UMS est actionnaire, a joué un rôle majeur dans cette évolution qui a fait de Boké le nouveau poumon économique de la Guinée… Comme toute grande entreprise, UMS travaille régulièrement avec des partenaires de confiance comme TGH plus, avec qui nos relations datent d’il y a plus de 15 ans ».

Avec le service de Renault Trucks solution, précise Thierno Tall, « les plus de 120 salariés de TGH plus s’assurent de la disponibilité maximum de nos camions pour le compte du consortium SMB Winning, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers ».

Tibou Kamara

Au nom du président de la République, Tibou Kamara, ministre de l’industrie et des PME, a qualifié l’inauguration de la base logistique TGH plus d’évènement de portée exceptionnelle à Boké. « Le président de la République, Pr Alpha Condé, depuis qu’il est arrivé au pouvoir il y a de cela quelques années, a entrepris dans un défis personnel qui était aussi une vision politique avant son avènement au pouvoir, de transformer la Guinée et de changer les conditions de vie des guinéens. En voyant ce bel édifice, si le pari n’est pas gagné, on peut dire qu’il est en passe d’être gagné. C’est vrai qu’à Boké, le progrès est en marche plus qu’ailleurs. C’est vrai qu’à Boké le progrès est visible, sensible, significatif ; mais, c’est toute la Guinée qui a changé toutes ces années… Ce que le Pr Alpha Condé a le plus apporté à la Guinée, c’est d’avoir confiance à son potentiel. Jamais dans l’histoire économique de notre pays, autant d’investisseurs ne se sont bousculés à notre porte… Je suis très heureux que le partenariat entre Renault Trucks et notre compatriote Yali Bah, soit cité aujourd’hui en exemple de coopération entre des investisseurs qui croient en notre pays et des compatriotes qui ont du talent. C’est vrai qu’aujourd’hui il est le premier distributeur agréé de Renault Trucks. Cela est à son avantage et à son honneur personnel ; et, ça contribue à améliorer sa réputation dans le monde des affaires… Mais, c’est aussi un honneur pour notre pays dont l’image et la réputation s’améliorent », a notamment dit Tibou Kamara.

A noter que la cérémonie inaugurale de la base logistique de TGH plus a pris fin par une visite guidée du ministre de l’industrie et sa suite dans les ateliers de maintenance et réparation, sanctionnée par un déjeuner.

De retour de Boké, Mamadou Baïlo Keïta, envoyé spécial de Guineematin.com

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Page noire : Elhadj Thierno Mamadou Cellou Diallo n’est plus !

3 mars 2019 à 22 10 53 03533

Moins de deux ans après le décès de son unique épouse, Hadja Binta Lalya Bah, le lundi 26 juin 2017, Elhadj Thierno Mamadou Cellou Diallo, communément appelé « Vieux Cellou Dalein Diallo », a répondu à l’Appel du Tout Puissant Allah, dans la soirée de ce dimanche, 03 mars 2019, à Conakry, a appris Guineematin.com des sources proches de sa famille.

Originaire de Dalein Hindhé, dans la préfecture de Labé, Vieux Cellou était jusque-là ministre conseiller à la présidence de la République. Il avait été plusieurs fois ministre (Travaux Publics, Plan et Coopération Internationale…) avant d’être nommé ambassadeur de Guinée à Rome (Italie). Mais, il avait surtout marqué les esprits en conduisant la campagne du deuxième président de la Guinée indépendante, le Général Lansana Conté, au moment où le Fouta avait réussi à unir Siradiou Diallo et Bâ Mamadou pour conquérir la présidence de la République, en 1998.

Selon certaines sources, c’est après cette audacieuse prise de position politique que le Général Lansana Conté, réélu, aurait engagé la reconstruction de la grande mosquée de Karamoko Alpha Mo Labé, à la demande de son Directeur de campagne…

A rappeler qu’il a eu ce surnom « Vieux Cellou » pour le distinguer de « Petit Cellou », son cousin et homonyme avec lequel il a appartenu à la mouvance contéiste avant de se séparer définitive quand ce dernier s’est engagé à la tête de l’UFDG. Nommé ambassadeur d’Italie par son ami et président, Lansana Conté, le doyen sera rappelé à Conakry par le professeur Alpha Condé qui fera de lui ministre conseiller à la présidence de la République.

Selon des informations confiées à Guineematin.com l’illustre Elhadj Thierno Mamadou Cellou Dalein Diallo sera inhumé demain, lundi, après la prière de 17 heures à Labé.

Paix à son âme, amine !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Matoto : voici ce que les citoyens demandent à Toss Camara

3 mars 2019 à 20 08 07 03073
Mamadouba Toss Camara, maire de la commune de Matoto

Après la cacophonie qui a entouré l’élection de l’exécutif communal de Matoto, Mamadouba Toss Camara est désormais installé à la tête de la mairie. Les défis qui l’attendent sont immenses. Les citoyens de Matoto, interrogés par un reporter de Guineematin.com, attendent beaucoup de leur nouveau maire, notamment sur la question de l’insalubrité.

Mamadouba Toss Camara du RPG Arc-en-ciel est enfin installé comme maire de la commune de Matoto, la plus grande de la Guinée. Quelques jours après cette installation, les citoyens de Matoto attendent que leur maire réalise les promesses électorales : lutte contre l’insalubrité et l’insécurité, construction d’hôpitaux et d’écoles, etc.

Pour Sylla Fodé Baba, domicilié au quartier Gbessia, « je veux que la priorité de Mamadouba Toss Camara soit l’assainissement de la commune de Matoto. Nous avons beaucoup de problèmes, mais ce qui nous préoccupe de plus, il n’a qu’à rendre propre la commune de Matoto. Du rond-point de Matoto jusqu’à Gbessia, les ordures sont visibles partout dans les caniveaux. Si Dieu a fait qu’il est là, ce que je lui demande dans l’immédiat, c’est ça. Deuxièmement, qu’il se batte pour la construction des hôpitaux. La santé n’a pas de prix. Quand nos parents, nos enfants et nos femmes tombent malade, tu vas à l’hôpital, tu trouveras qu’il est bourré de malades. Et les médecins sont peu par rapport aux patients. Je lui demande vraiment de construire des hôpitaux. C’est quand tu es en bon état que tu vas parler d’assainissement, de construction d’hôpitaux ».

Même son de cloche chez Ismaël Condé, habitant du quartier Aéroport. « Ce que j’attends de Mamadouba Toss Camara, c’est l’assainissement. Vraiment, quand tu prends par exemple le rond-point de Matoto, ils ont commencé de former un nouveau dépotoir d’ordures en allant vers Sangoyah. Le maire doit chercher un coin pour enlever les ordures au bord de la route. Les ordures n’ont pas leur place au bord de la route. Mon souhait le plus ardent, c’est ça. Un maire ne peut donner l’électricité à une commune, mais quand même il peut assainir. Il doit aussi lutter contre l’insécurité. Même en créant une police communale pour prendre ceux qui jettent les ordures sur les routes. S’il arrive à assainir la commune de Matoto, je vais élever ma voix pour lui prochainement », a fait savoir monsieur Condé.

Magassouba Mamady, habitant du secteur Camp carrefour du quartier Gbessia, diplômé en Aménagement du Territoire, abonde dans le même sens que ses prédécesseurs. « Ce qui me tient à cœur, c’est l’insalubrité à Matoto. Matoto c’est la plus grande commune de Conakry, c’est aussi la commune la plus salle de Conakry. Si le maire peut relever un défi, c’est ce qui doit l’être en premier. L’insalubrité, c’est la première préoccupation des citoyens de la commune de Matoto. Le marché de Matoto est l’exemple parfait. C’est très sale et en passant, tu sens des odeurs nauséabondes. Les femmes sont assises autour des tas d’ordures, entrain de revendre du manger. C’est très dangereux. Une commune comme Matoto, qui a la capacité de mobilisation des ressources pour rendre la commune propre, ne peut pas se permettre ce genre de choses. Si Toss arrive à régler le problème d’insalubrité, ça serait bon pour son bilan. Le problème d’eau et d’électricité, je pense que cela le dépasse. Mais, en ce qui concerne l’hygiène, il doit en faire sa priorité. La solution que je peux apporter à cette idée, c’est de créer des Petites et Moyennes Entreprises (PME) au sein de la commune. Une seule PME ne peut pas gérer la commune de Matoto, il faut qu’il décentralise, malgré sa grandeur. Pour finir, ce que je peux ajouter à cela, c’est le problème d’insécurité. Mais, comme l’État est en train de recruter des agents de sécurité, je pense que la commune de Matoto en aura beaucoup. Nous sommes en manque de sécurité. Le nombre d’agents de sécurité devrait faire la moitié de la population ».

Pour sa part, Condé Mamoudou, habitant de la Tannerie, invite le nouveau maire à s’intéresser aux services sociaux de base. « Franchement, nos attentes sont très fortes. Nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes. Nous voudrions qu’il s’intéresse au problème d’eau, de courant, d’insalubrité qui est la préoccupation majeure de notre commune, la construction des écoles et les hôpitaux. Bref, tout ce qui est lié aux services sociaux de base. Puisque nous ne pouvons pas faire tout à la fois, mais nous voudrions en premier sur la question de l’insalubrité. Nous voulons que la commune de Matoto soit enviable », a dit notre interlocuteur.

De son côté, Aly Diakité, rencontré au quartier Yimbaya, invite le maire à travailler étroitement avec les responsables des quartiers pour faire face à l’insalubrité. « Nous nous attendons à l’assainissement régulier de Matoto. Je veux d’abord que les conseillers communaux se retrouvent pour prendre toutes les dispositions possibles afin de trouver une solution. Personnellement, j’aurais souhaité que la commune soit en partie responsable de ce travail. Les quartiers relèvent des communes. Il faudrait que le maire et ses conseillers se penchent sur les différents quartiers en vue de mettre sur pied les équipes fiables pour le ramassage des ordures. Il doit aussi trouver un grand dépotoir pour les ordures. Je préfère que les maires et les quartiers travaillent en connivence et qu’à chaque fois qu’il soit avec les Petites et Moyennes Entreprises », suggère-t-il.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Manque d’eau à Kagbélen : le calvaire des ménagères

3 mars 2019 à 19 07 41 03413

Depuis la fin de la saison pluvieuse, le calvaire habituel a repris pour les habitants de Kagbélen, un quartier périphérique de Conakry, relevant de la préfecture de Dubréka. Ces citoyens, particulièrement les ménagères, rencontrent d’énormes difficultés pour se procurer de l’eau. N’ayant pas d’eau courante, ces citoyens n’ont pour seul recours que les forages. Et pour certains, trouver de l’eau est un véritable parcours du combattant, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

A l’avènement de chaque saison sèche, la situation est la même pour les habitants de ce quartier. Selon des témoins, l’eau fournie par la SEG ne vient pas dans leurs robinets depuis plusieurs années. Pour avoir de l’eau, ils sont obligés donc d’aller vers les forages. Et, ces forages étant peu nombreux, certains sont obligés de parcourir de longues distances et aller faire la queue pendant longtemps pour avoir quelques bidons d’eau, sans compter qu’il payer de l’argent pour chaque bidon rempli.

C’est le cas de Fatoumata Yarie Cissé, une ménagère, qui vit cette situation au quotidien. « Nous sommes obligés d’acheter de l’eau parce que nous n’avons d’eau à la pompe. Nous partons donc puiser dans les forages mais qui sont aussi distants de chez moi par exemple. Il faut parcourir donc une longue distance pour aller au forage. Et là-bas, je paye 200 francs pour chaque bidon rempli et 500 francs pour deux bidons », explique-t-elle.

Tout comme Yarie Cissé, de nombreuses femmes de Kagbélen vivent actuellement ce calvaire. Elles marchent au quotidien avec des bidons et des brouettes dans le quartier à la quête d’eau. « Dès que la saison sèche arrive, toutes les femmes de Kagbélen sont inquiètes. On ne peut rien faire sans eau. Ça nous fatigue tous les jours de parcourir une telle distance pour aller puiser de l’eau. Il y a même des femmes enceintes parmi nous », se plaint cette dame.

Et actuellement, avec les délestages électriques récurrents, la situation se complique davantage pour ces dames. Car, les forages ne fonctionnent que s’il y a le courant. « Le courant aussi nous crée assez de problèmes. On se réveille parfois à 04h du matin pour aller puiser de l’eau. Parce que sinon, le courant va partir sans qu’on ne puisse avoir de l’eau. On se fait accompagner souvent par nos maris pour minimiser les risques et pour avoir une plus grande quantité d’eau à ramener à la maison », témoigne une autre dame.

Face à cette situation, Hadja Mariama Ciré Camara, nourrice, appelle au secours de l’Etat. « Ma sœur et moi nous pouvons aller parfois jusqu’au Km36 pour avoir de l’eau. A Kagbélen ici, pour ne pas mentir, nous souffrons beaucoup. Nous demandons aux autorités et les personnes de bonne volonté de nous aider. Si tu parcours de telles distances pour puiser, à ton retour, tu es fatiguée. Alors que tu as d’autres choses à faire. L’Etat n’a qu’à nous aider vraiment à avoir de l’eau dans notre quartier », a-t-elle lancé.

Quant aux responsables du quartier que nous avons interrogés, ils n’ont pas souhaité se prononcer sur cette situation.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Conakry : Cellcom Guinée à la découverte des « talents en herbe »

3 mars 2019 à 9 09 24 03243

Conformément à son programme sociétal, la compagnie de téléphonie mobile Cellcom-Guinée, qui inscrit dans ses priorités sa participation au développement socio-économique du pays, a sponsorisé une activité culturelle et éducative du cabinet Campus Atlas.

Organisé hier, samedi 2 mars 2019, au Palais du peuple par le cabinet Campus Atlas, dirigé par Boudine Diallo cet évènement a mobilisé 16 écoles publiques et privées de la capitale guinéenne, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Âgés de 13 à 18 ans, les élèves ont rivalisé d’ardeur dans plusieurs disciplines, notamment en épelant des mots, en répondant à des questions d’actualité dans le cadre du « génie en herbe », en chantant et en dansant. Le tout sous l’œil vigilant d’un représentant du Centre culturel franco-guinéen (CCFG) et de certains clubs culturels de la capitale.

Dans la première discipline par exemple, c’est le Complexe scolaire de Lambanyi qui a pris le dessus sur l’école privée Saint Joseph de Cluny, finaliste. Les résultats dans les autres compétitions n’ayant pas été livrés sur place, les organisateurs ont promis de les envoyer dans les écoles qui ont gagné dans ces disciplines.

Ces 16 établissements qui ont pris part à cette activité sont Renaissance, Saint Joseph de Cluny, Hamdallaye secondaire, TKS, Lycée Donka, Semig, Ousmane Camara, Victor Hugo, Ibrahima Bah, Grande Ecole, Amadou Sylla, Hadja Aïcha Bah, Mohamed Baryy, Sylla Lamine, Sainte Marie et Lycée 2 Octobre.

Participants et compétiteurs ont salué le professionnalisme et surtout le désir ardent de l’organisateur à contribuer à rehausser le niveau des élèves guinéens en orthographe, en créant l’émulation entre les apprenants.

Le cabinet Campus Atlas apporte non seulement des conseils et d’orientation aux élèves guinéens ; mais, il sert également de guide aux élèves et étudiants désireux de poursuivre leurs études dans d’autres pays comme le Maroc, la France et la Russie, a noté son directeur général, Boudine Diallo.

A en croire les organisateurs et participants composés d’élèves, d’encadreurs, de parents et amis de l’école guinéenne, cette rencontre culturelle sponsorisée par Cellcom-Guinée a pris fin sur une note de satisfaction.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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