Les femmes de GAC célèbrent la journée internationale de la femme avec leur Directrice Générale

8 mars 2019 à 22 10 31 03313

Conakry le 8 mars, 2019 — Guinée Alumina Corporation SA (GAC), un acteur majeur du secteur minier en Guinée, a célébré la Journée internationale de la femme par un déjeuner- débat pour les femmes de la société sous le patronage de la Directrice Générale de GAC, Mme Aissata N. Beavogui.

La première et la seule femme Directrice Générale d’une société minière en territoire guinéen, Mme Beavogui a dirigé les festivités de la journée pour les femmes de GAC. Au nombre d’une quarantaine, elles se sont réunies dans un complexe hôtelier de Conakry en ce 8 mars pour marquer cette journée consacrée aux droits, au rôle et à la place de la femme dans la société. Cette année, comme dans les années antérieures, elles ont décidé d’opter pour un format plus productif que festif en termes d’échanges sur des questions qui les touchent.

À l’instar des autres femmes de Guinée et du monde entier, elles ont placé la journée sous le thème : Penser Equitablement, Bâtir intelligemment, et Innover pour le changement, qui est le thème retenu par l’Organisation des Nations Unies cette année. Autour de la table, la Directrice Générale a indiqué à ses collègues que cette journée était une excellente occasion pour les femmes de se réunir entre sœurs comme en famille pour partager, échanger et se soutenir. Elle a poursuivi en partageant les moments importants qui ont marqué son parcours professionnel, tout mettant un accent sur sa philosophie de vie visant à transformer les obstacles de la vie en occasions pour mieux réussir : « Je ne pense pas qu’il y ait une seule grande réalisation qui soit facile dans cette vie. Je pense que la différence entre les hommes et nous, les femmes, c’est notre capacité de développer une certaine résilience après avoir affronté les épreuves et les événements qui se sont placés sur notre parcours. En ce qui me concerne, j’estime que quand on a une vision avec des objectifs clairs, soutenus par des principes, des valeurs et une grande détermination, et ce, tout en cultivant l’esprit de résilience, tout est possible ! »

Après le témoignage de Mme Beavogui, les autres femmes de GAC ont pris la parole, les unes après les autres, et ont partagé le sentiment qui les anime à l’occasion de cette journée, et ce, tout en mettant un accent sur des moments importants de leur parcours.

Dans une atmosphère très détendue, les participantes se sont dites très heureuses de cette rencontre, comme en témoigne Mme Haliman Salman Barry, Responsable de la Conformité . « Je suis heureuse d’avoir été ici aujourd’hui avec mes collègues. La présentation de notre Directrice Générale, Aissata Beavogui, a été très inspirante pour nous toutes et nous prouve qu’il est possible pour une femme guinéenne d’aspirer à de hautes fonctions dans un monde généralement réservé aux hommes, dans une entreprise privée de calibre international. Cela me motive à aller plus loin dans mon propre parcours professionnel. »

« Je suis heureux qu’Aissata ait pris l’initiative de réunir les femmes de GAC autour d’elle aujourd’hui, a dit le PDG de GAC, Paulo Castellari. Partout dans le monde, l’industrie minière travaille à inclure davantage de femmes dans leurs activités et, nous aussi, travaillons à la promotion de la diversité des genres et à accroître la présence des femmes dans notre organisation. Et bien que nous soyons en avance sur plusieurs autres sociétés minières, nous voulons faire davantage. Cela fait partie de ce que j’appelle la « GAC Way », la minière de GAC de faire des affaires. De plus, nous ne sommes plus à l’ère du pic et de la pelle ; les équipements et la technologie que nous employons aujourd’hui n’ont pas besoin de gros muscles. Aujourd’hui, les femmes ont assurément une place dans l’industrie minière » a déclaré M. Castellari.

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Avis de décès: le ministre Alpha Diallo n’est plus!

8 mars 2019 à 20 08 00 03003

Les familles Diallo, Sow, Baldé, Barry, Bah, Thiam, Komara, Nabé, Kaba, ont la profonde douleur d’annoncer aux parents, alliés, amis et connaissances, le décès de Dr Diallo Alpha (Léa), ancien Ministre de la Fonction Publique. Décès survenu le mercredi 06 mars 2019, à Paris.

Le défunt était également ancien Ambassadeur de la Guinée en Malaisie, ancien Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances, ancien Directeur des Changes à la Banque Centrale et ancien Fonctionnaire Internationale à l’IMAO à Accra.

Qu’en soient informés les autorités de la République, le personnel de la Banque Centrale, des Ministères de l’Economie et des Finances, de la Fonction Publique, la Fédération Guinéenne de Basket-ball, ainsi que les populations de Koubia, de Tountouroun, de Coyah et de Kindia.

La dépouille mortelle arrivera à Conakry le mercredi 13 mars 2019 à 18h00 par le vol régulier d’Air France, en provenance de Paris. L’enterrement est prévu le vendredi 15 mars 2019 au cimetière de cameroun, après la prière de 14h à la Mosquée Fayçal.

Paix à son âme! Amen !

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Fête du 08 mars : Me Abdoul Kabèlè en communion avec les femmes de son parti

8 mars 2019 à 19 07 36 03363

A l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes ce vendredi, 08 mars 2019, le Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD) a organisé une cérémonie de réjouissance en faveur de ses militants. C’est le leader du parti, maitre Abdoul Kabèlè Camara, qui a présidé cette cérémonie en présence de plusieurs femmes et militants de cette formation politique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette 42ème journée internationale des droits des femmes est célébrée sous le thème « penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». Les membres du RGD ont célébré cette journée dans la ferveur au quartier Matam.

Devant les nombreuses femmes de son parti, maitre Abdoul Kabèlè Camara a commencé son discours en rendant hommage aux braves femmes qui se sont sacrifiées pour l’indépendance de notre pays. Il a cité, entre-autres, Hadja Mafory Bangoura, M’Balia Camara, Jeanne Martine Cissé, Hadja Loffo Camara et Hadja Sophie.

Après avoir salué la détermination et la bravoure de la femme guinéenne, qui a participé à la construction de la nation, maitre Abdoul Kabèlè Camara se pose tout de même des questions : 61 ans après l’indépendance, les femmes guinéennes sont-elles épanouies ? Sont-elles émancipées ? Jouissent-elles des conditions économiques et sociales justes et favorables ?

Après ces interrogations, l’ancien ministre de la sécurité a dressé un bilan peu flatteur de cette évolution. « La femme guinéenne enregistre des taux de chômage les plus élevés. Quand elle est employée, elle est parmi les moins payés, elle est constamment disqualifiée et poussée à des emplois occasionnels ou vers les secteurs non réglementés (coiffure, couture, ménage). Elle enregistre une forte infériorité numérique dans toutes les instances de décision tant le public que le privé », a regretté Me Abdoul Kabèlè Camara.

Venue de N’Zérékoré pour cette cérémonie, Agnès Kpomy s’est dite heureuse de fêter avec ses collègues du parti RGD. « Vraiment, la fête d’aujourd’hui, je suis très contente. Si vous voyez que j’ai quitté loin pour être là, c’est grâce au président du RGD. La fête a été très joyeuse et je suis contente d’avoir fêté avec les autres femmes du parti.

Tous les présidents qui sont passés n’ont pas beaucoup pensé aux femmes. C’est pourquoi, nous demandons au président Me Abdoul Kabèlè Camara, s’il passe en 2020, de prendre au moins les 70% des femmes dans les instances de prise de décision », a dit cette militante engagée du RGD.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fête du 8 mars : Alpha Condé met en garde les commerçants!

8 mars 2019 à 19 07 05 03053

L’humanité a célébré ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale des droits des femmes. En Guinée, c’est l’esplanade du Palais du peuple de Conakry qui a servi de cadre aux festivités, présidées par le professeur Alpha Condé. Le thème retenue cette année dans notre pays est « l’Autonomisation des Femmes en lien avec le développement durable : bilan de 2010 à nos jours », a appris un reporter de Guineematin.com qui était au Palais du peuple.

Dans son discours, Madame Diaby Mariama Sylla, ministre de l’Action Sociale, a dit que le thème retenu cette année en Guinée est un signe de reconnaissance au Chef de l’Etat, « qui a décidé de dédier ses deux mandatures aux femmes et aux jeunes. Comment traduire tous les efforts du Chef de l’Etat en faveur des femmes de toutes les catégories socioprofessionnelles du pays ? C’est un exercice très complexe.

Pour les besoins de la cause, je voudrais bien me limiter à quelques indicateurs portant sur des secteurs à fort indices d’autonomisation des femmes. Même les plus sceptiques, monsieur le président, s’efforcent à reconnaître que les 8 dernières années ont été immensément riches dans le domaine de l’autonomisation. Je m’empresse de relever que ce concept est très souvent galvaudé.

Monsieur le président de la République, vous avez le mérite de lui avoir donné un contenu plus concret. Avec vous, nous avons appris, preuve à l’appui que l’autonomisation consiste à donner aux femmes plus de pouvoirs afin d’améliorer leur propre estime de soi et leur indépendance financière », a-t-elle expliqué.

Poursuivant, la ministre Mariama Sylla a dit qu’il ressort que de « 1958 à 2010 que le volume de crédit alloué aux femmes atteignait à peine 10 milliards de francs guinéens. Alors que de 2011 à 2018, plus de 100 milliards de francs guinéens sous forme de crédit revolving à travers des institutions de micro-finances ont été mises à la disposition des femmes dont 75 milliards au compte des MUFFA à travers Afriland Bank et grâce aux efforts personnels de monsieur le président de la République ».

De son côté, professeur Georges Alfred Ki-Zerbo, coordinateur résidant par intérim du Système des Nations Unies, a remercié le gouvernement pour avoir organisé cette cérémonie. Selon lui, « elle constitue une occasion opportune de faire le bilan sur la situation des femmes, de fêter les victoires et les acquis, de faire entendre leurs revendications afin d’améliorer leur situation.

En Guinée, en dépit des efforts louables fournis par le gouvernement et ses partenaires, les femmes continuent à mourir en donnant la vie, alors que la mortalité maternelle fait partie de nombreux dangers évitables. Des filles subissent des mutilations génitales et sont victimes de viol, de mariages précoces et forcés, conduisant aux grossesses précoces et non désirées. Enfin, sur le plan économique, bien que les femmes soient très nombreuses à mener des activités génératrices de revenus, leur pouvoir économique et leur autonomie financière sont très faibles.

La seule façon de résoudre ces problèmes, c’est de donner aux femmes les moyens de devenir des agents de changement. C’est de cet esprit cadre que le SNU exécute un plan quinquennal d’assistance (PNUAD 2018-2022), doté d’un engagement de financement de près de 500 millions, aligné au Plan National de Développement Economique et Social et qui consacre l’un de ses quatre piliers à l’entreprenariat et l’employabilité des jeunes et des femmes ».

Pour sa part, le président de la République s’est dit être heureux de célébrer cette fête avec l’assistance. « Comme vient de dire votre ministre, nous avons fait des progrès. Mais, quand nous écoutons le représentant des Nations Unies, nous voyons qu’il y a encore énormément de progrès à faire. En effet, les femmes sont victimes de beaucoup de méfaits : les mariages précoces, les violences sexuelles, l’absence d’égalité alors que nous parlons du genre.

Donc, quels que soient les progrès accomplis, il reste encore beaucoup à faire. Mais, la libéralisation de la femme et son émancipation passe par son indépendance économique. Car, tant que la femme n’a pas son indépendance économique, on ne peut pas dire qu’elle jouit de tous ses droits et qu’elle est à égalité avec les hommes. Notre bataille est donc de donner aux femmes guinéennes leur autonomie économique », a annoncé le professeur Alpha Condé.

En outre, le président de la République a promis de continuer à appuyer les femmes, notamment celles évoluant dans l’artisanat. « Nous allons continuer à accompagner les femmes, notamment dans le domaine des cultures maraichères ; ensuite, dans l’accompagnement de toutes les femmes braves qui sont dans l’artisanat.

Aujourd’hui, nous sommes fiers de voir que les femmes guinéennes portent des tissus fabriqués en Guinée. Alors, je préviens les commerçants, nous allons envoyer des inspecteurs dans tous les marchés de Guinée. Tout commerçant qui sera pris en train de vendre des pagnes fabriqués de contrefaçon, sera arrêté, ses biens saisis, et il sera emprisonné », a-t-il prévenu.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fête des femmes : des opposantes protestent contre un 3ème mandat pour Alpha Condé

8 mars 2019 à 17 05 33 03333

Comme annoncé précédemment, la célébration de la fête internationale des droits des femmes, ce vendredi 08 mars 2019, a été fortement politisée à Conakry. Après la sortie d’un premier groupe de femmes réclamant une nouvelle constitution en Guinée, un second groupe d’opposantes a protesté contre toute modification constitutionnelle permettant au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Si dans l’euphorie, certaines femmes ont brandi des pancartes pour dire « OUI à une nouvelle Constitution », en faveur du président Alpha Condé, l’on a vu un autre groupe de femmes prendre le contrepied des premières. Elles avaient également des pancartes où étaient mentionnés plusieurs slogans hostiles au 3ème mandat : « Non au 3ème mandat », « Nous femmes de Guinée, disons merci au Prof Alpha Condé. Deux mandats, c’est bon !!! », « Femmes de Guinée, nous voulons la paix et NON à la révision constitutionnelle ».

Habillées en uniformes, semblables à celles des promotrices de la révision constitutionnelle, ces femmes se réclament de l’opposition, notamment de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Elles disent vouloir attirer l’attention des uns et des autres sur le risque que comporte une tentative de modification de la Constitution guinéenne.

« En tant que femmes de l’opposition, nous avons participé à cette fête, parce que c’est la fête des femmes. C’est obligatoire qu’on participe. Ce que nous avions voulu entendre de nos oreilles, on ne l’a pas entendu : s’ils se hasardaient à parler de 3ème mandat,… Heureusement que dans les discours officiels, aucun intervenant n’a fait allusion à une éventuelle modification de la Constitution », a déclaré Madame Traoré, née Fanta Camara, conseillère élue à la mairie de Dixinn, qui était à la tête du mouvement.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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08 mars : « ne nous parlez pas de fête ici », lance une déguerpie de Kaporo Rails

8 mars 2019 à 16 04 44 03443

A l’instar des autres pays du monde, la Guinée célèbre ce vendredi, 8 mars 2019, la journée internationale des droits des femmes. Au moment où de nombreuses femmes se sont donné rendez-vous au Palais du Peuple pour célébrer cette fête, celles de Kaporo Rails, victimes de déguerpissement, sont toujours désemparées. Elles continuent de subir les effets de la démolition de leurs habitats, ne sachant plus où aller, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le symbole du paradoxe guinéen. Pendant que le palais du peuple affiche plein, avec des chants et danses, les victimes de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo Rails continuent de souffrir le martyr. Interrogées ce vendredi 8 mars 2019, nombre d’entre elles ont exprimé leurs peines face à la tragédie qui les affecte en ce moment.

Dioumayatou Bah, vendeuse de condiments au marché détruit de Kaporo Rails : « Fête des femmes ? Ce n’est pas ce qui me préoccupe maintenant là. C’est ma vie et celle de ma famille qui m’inquiète. Le gouvernement est venu nous déguerpir de chez nous, de notre domicile et du marché ici. À la maison, les machines ont tout cassé. Au marché ici aussi, elles ont tout rasé. Vous voyez, tout est vide. D’ici à Démoudoula, tu ne verras rien actuellement. En pleine journée, tu passes par-là, on t’extorque tout ce que tu as.

Nous sommes assises ici à même le sol, sous le soleil chaud, aucun abri. C’est ici qu’on venait chercher la dépense pour nos familles. Maintenant qu’ils ont cassé notre marché et nos bâtiments, comment peut-on aller crier la joie avec des femmes aisées au palais ? Si tu entends faire la fête, c’est que tu es content. Donc, ce qui me préoccupe en ce moment, c’est comment trouver de quoi manger et où se loger. Actuellement, tous nos bagages sont à l’air libre ».

Aïssatou Camara, vendeuse de poissons fumés : « beaucoup de femmes parmi nous qui sommes là, c’est elles qui donnent la dépense à la maison à la place de leurs maris. D’autres ont perdu leur mari et ne se sont pas remariées encore. Les problèmes ne finissent pas. Moi par exemple, mon mari est décédé depuis plusieurs années. Nos enfants et nous, nous devons manger, nous loger et nous vêtir. Aujourd’hui, c’est le pire, puisque nous toutes que vous voyez ici, nos maisons sont détruites, le marché où nous nous débrouillions est aussi cassé.

Nous, on aurait souhaité qu’on nous laisse soit nos bâtiments, soit le marché. Mais, les deux à la fois et qu’on nous parle de fête des femmes ? C’est le gouvernement qui sait qui va aller fêter là-bas. En tout cas, ce n’est pas nous. Avec cette amertume-là nous, nous n’avons pas à nous amuser. Nous cherchons où nous loger et de quoi manger pour que nos enfants ne perdent pas l’éducation. Regardez le soleil ardent sous lequel des que femmes que nous sommes, nous venons nous asseoir, sans aucun abri.

C’est une solution ça ? Si Alpha Condé dit qu’il se préoccupe des femmes et des jeunes, nous ne l’avons pas su, puisqu’il est venu nous dégager de nos maisons et casser notre marché. S’il aide les femmes, c’est celles qu’il aime, ce n’est pas nous. Les gens sont venus ici sans nous avertir. Ils ont coché le mardi, le mercredi ils ont cassé. C’est ça la solution ? Je ne pense pas ».

Fatoumata Camara, vendeuse de poissons fumés : « on ne parle pas de fête ici. Les gens souffrent énormément. Aujourd’hui, on a toutes les difficultés de vivre avec nos enfants. Malgré que le marché soit cassé, nous venons tenter notre chance. Mais, puisque les clientes sont chassées, nous ne faisons que rester sous le chaud soleil. Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider. Nous souffrons. Il n’y a rien à manger. Comment on va aller participer à des fêtes qui n’ont pas de sens ? »

Oumou Sow, victime du déguerpissement : « ne nous parlez pas de fête ici. Nous, nous nous occupons de la perte de nos bâtiments. On a perdu 2 grands bâtiments, un de 5 chambres et l’autre de 6 chambres. Durant toute la période de la grève, le gouvernement n’a pas cassé, il a attendu que les études reprennent pour venir nous déloger et casser nos bâtiments. Tous nos enfants étaient à l’école ; mais aujourd’hui, on ne sait plus quoi faire. Moi, j’ai 7 fils et ma coépouse en a 6. Et, vous savez qu’à Conakry, les concessionnaires ne prennent pas une grande famille.

En plus, même si tu trouves une location, l’avance est trop, c’est des millions. Actuellement, beaucoup de nos bagages sont à l’air libre à Keitaya, dans la commune de Dubréka. Et nous, nous sommes à Kaporo Rails ici. Même si on a besoin de changer notre tenue, on ne peut pas le faire, puisque les vêtements ne sont pas là et tout est mélangé là-bas dans les bagages. Donc, à l’heure là, ce n’est pas une affaire de fête qui nous intéresse ».

Hadiatou Cissé, victime du déguerpissement : « la situation est extrêmement difficile pour moi. C’est une provocation que de me parler à l’heure là de la fête des femmes. Nous avons perdu 5 bâtiments ici. Mon mari ne travaille pas. Nos enfants ne peuvent rien faire maintenant, ils étudient. On a même plus où aller.

Le gouvernement n’a qu’à nous montrer où aller si non nous, nous n’avons rien. On vivait des frais de location que nos locataires nous donnaient. Maintenant, ils ont cassé tous les bâtiments. Comment faire désormais ? Je demande au gouvernement et aux bonnes volontés de nous aider. Chez nous ici, on ne fête pas. On n’est pas content ».

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Incendie à Kankan : deux boutiques parties en fumée au quartier Sogbè

8 mars 2019 à 15 03 31 03313
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Les cas d’incendie se multiplient à Kankan à cette période de saison sèche. Après les trois cases du quartier Timbo, c’est deux boutiques de vente d’articles divers qui ont été consumées par un incendie dans la commune urbaine. Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 mars 2019 au quartier Sogbè, avec des pertes immenses rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont deux boutiques contiguës qui ont été dévorées par les flammes aux environs de 3 heures du matin. Selon les victimes, un court circuit électrique serait à l’origine du drame. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée, mais des dégâts matériels importants sont à déplorer.

Selon Issa Konaté, l’une des victimes, « c’est à partir de 00h moins que j’ai fermé la porte de ma boutique. Mais, à 3h du matin, mon grand frère est venu me réveiller pour me dire que notre boutique a pris feu. Je suis vite venu voir. Mais, on n’a pu rien sauver malgré l’aide des gens. J’avais de l’argent liquide dans la boutique, plus les marchandises. Donc, la perte est estimée à 17 ou 20 millions de francs guinéens ».

Contrairement à son voisin, Laye Bérété, la seconde victime, a pu récupérer certaines marchandises à son arrivée à 3h du matin. « Moi, je suis rentré tôt hier. C’est à 3h qu’ils m’ont téléphoné pour me dire que ma boutique est en feu. Quand je suis venu, j’ai ouvert la porte et on a pu récupérer certaines marchandises. Mais, chez mon voisin où l’incendie a commencé, tout a été consumé. J’estime la perte à 10 millions de francs guinéens », a-t-il dit.

Les deux victimes ont dit que c’est la desserte du courant privé qui est à l’origine de cet autre incendie.

A noter que si souvent c’est EDG qui est accusé d’être à l’origine des courts circuits qui provoquent les incendies, les fournisseurs du courant privé n’en restent pas moins indexés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Fête des femmes : voici la déclaration de la ministre de l’action sociale

8 mars 2019 à 14 02 56 03563

Conakry, le 7 Mars 2019 –

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

Conformément à des usages partagés depuis plusieurs décennies, notre pays, la République de Guinée, célébrera demain 08 mars, la Journée Internationale de la Femme.

Cette commémoration qui tire sa légitimité des revendications des travailleuses d’une industrie de textile de Chicago, aux Etats Unis, en 1857, sera placée sous le thème prioritaire : « Autonomisation des femmes et lien avec le développement durable ».

En se plaçant dans une perspective nationale et gardant constamment à l’esprit l’engagement personnel de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE dans le processus d’émancipation économique de nos concitoyennes, le 08 mars de l’année en cours sera célébré autour du thème : « Autonomisation de la Femme Guinéenne : Quel bilan de 2010 à nos jours ?

Chers compatriotes,

Sans occulter le caractère festif des manifestations, l’occasion de la Journée internationale de la Femme sera mise à profit pour jeter un regard rétrospectif sur les résultats des immenses efforts consentis par la 3ème République dans le cadre de l’autonomisation de la couche féminine.

A cet égard, il est d’évidence qu’au niveau de tous les secteurs d’activités de l’ensemble des catégories socioprofessionnelles de nos concitoyennes, d’énormes progrès ont été accomplis.

Toutefois, en nous réjouissant de ces avancées qui confèrent aux femmes de Guinée la place qui est la leur dans le processus de développement national, nous devons poursuivre nos efforts de plaidoyer et de sensibilisation auprès des autorités nationales à tous les niveaux ainsi que nos partenaires pour la poursuite de leur engagement en faveur de celles qui constituent plus de 52% de la population globale de notre pays.

Citoyennes et Citoyens,
Chers compatriotes,

La commémoration du 8 mars de ce jour s’enrichira également du lancement du Projet d’Appui à l’Autonomisation de la Femme, une visite de compassion aux femmes et enfants malades dans les Hôpitaux d’Ignace Deen et de Donka ; une Exposition-vente qui valorisera l’immense génie créateur des femmes guinéennes dans les domaines de l’artisanat et de l’agroalimentaire.

J’invite toutes nos concitoyennes à saisir les opportunités qui nous sont offertes par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE qui met un point d’honneur sur l’autonomisation de la femme considérée comme clé de voute pour l’édification d’une Guinée émergente.

Vive la Coopération Internationale !
Vive les Femmes et les Filles de Guinée et du Monde !
Je vous remercie.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Tiguidanké Diaka Condé aux femmes : « arrêtez de sillonner les bureaux, allez travailler »

8 mars 2019 à 14 02 38 03383

La célébration de la fête internationale des droits des femmes, ce vendredi 08 mars 2019, est l’occasion de magnifier le combat de la gent féminine. En Guinée, de nombreuses femmes parviennent à se hisser au sommet de la pyramide dans un environnement où leur marginalisation et lésion. C’est le cas de madame Traoré Tiguidanké Diaka Condé, conductrice de bus et d’engins lourds en service à l’aéroport international de Conakry Gbessia.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com madame Traoré Tiguidanké Diaka Condé est revenue sur ses débuts dans ce métier, sa vie de famille, les difficultés qu’elle rencontre, et autres….

Guineematin.com : comment avez-vous appris ce métier ?

Tiguidanké Diaka Condé : c’est une longue histoire. J’ai commencé à conduire à la SOTRAGUI en 2015, c’est là-bas qu’on m’a formé. Donc, après la SOTRAGUI, j’ai eu des contrats dans les institutions, notamment la fédération internationale de la Croix rouge au moment d’Ebola et à l’UNICEF. J’ai voyagé beaucoup, j’ai même fait le tour de la Guinée quand j’étais avec l’UNICEF.

Quand mon contrat est fini à l’UNICEF, j’ai postulé à l’aéroport international de Conakry Gbessia où j’ai été retenue par la société SOGEAC (Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry). Donc là, j’ai fait d’abord le stage de huit (8) mois. Après ça, on m’a embauché. Actuellement, je travaille sur la piste : on roule les tapis, élévateurs etc. Je fais tout ça sur la piste.

Guineematin.com : ce métier est souvent réservé aux hommes. Comment en êtes-vous arrivée-là ?

Tiguidanké Diaka Condé : j’ai aimé ce métier depuis que j’étais petite. Je voulais même faire la Mécanique quand j’étais à l’école primaire. Mais, mon père m’a dit d’étudier d’abord. Arrivée au lycée, j’ai fait le bac un, mais je n’ai pas réussi au bac 2. Donc, je me suis dit d’arrêter. Je me suis mariée, j’ai fait des enfants, ils sont six aujourd’hui.

Mais, après quelque temps, j’ai décidé d’aller vers mon métier de rêve qui était la conduite. C’est ainsi que j’ai commencé à conduire à la SOTRAGUI. Mais avant, j’avais suivi des cours de conduite à la CEPERTAM. C’est là-bas que j’ai eu mon permis de conduite. C’est après ça que je suis allée à la SOTRAGUI. Et aujourd’hui, Dieu a fait que je suis à l’aéroport de Conakry.

Guineematin.com : vous êtes mariée, mère de six (6) enfants. Comment parvenez-vous à cumuler le ménage et vos activités professionnelles ?

Tiguidanké Diaka Condé : oui, ce n’est pas facile. Mais, comme mes enfants sont grands maintenant, certaines peuvent préparer. Moi aussi, le jour de mon repos, je prépare pour mon mari. Mais vraiment, je n’ai pas de problème dans mon ménage. J’assume (rires).

Guineematin.com : quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes souvent confronté ?

Tiguidanké Diaka Condé : dans ce métier, je peux dire non. Parce que vous savez, si une femme apprend les métiers des hommes, elle est favorisée. Donc pratiquement, depuis la SOTRAGUI jusqu’ici, moi je n’ai pas rencontré de difficultés. Parce qu’ici, je ne me presse pas. Je fais mon travail comme il le faut.

Donc, les engins que je conduis ici à la SOGEAC, je les conduis facilement. Parce qu’ici même, c’est automatique. Sinon, partout où je suis passé, c’était avec des engins manuels que je travaillais. Alors qu’ici, c’est automatique, donc je n’ai aucune difficulté.

Guineematin.com : vous avez franchi plusieurs étapes avant d’être à l’aéroport. Quels sont vos projets ?

Tiguidanké Diaka Condé : oui, j’ai beaucoup d’ambitions. Mais vous savez, toutes les choses ont un moment. J’ai un projet qui me tient à cœur. C’est de créer une société de transport ; mais, une société où ne travailleront que les femmes. Que tu sois contrôleuse, receveuse, tout le personnel ne sera que de femmes. Mais, vous savez en Guinée ici, ce n’est pas facile. Tu peux monter un projet, mais si tu n’as pas les fonds, difficilement ça marche. Donc, je suis patiente, peut-être que Dieu garde quelque chose pour moi.

Guineematin.com : est-ce que vous avez un message particulier à l’endroit des femmes à l’occasion de cette fête des femmes ?

Tiguidanké Diaka Condé : oui, j’ai un message pour les femmes. Une femme ne doit pas rester que pour préparer. Une femme doit se battre, faire comme les hommes ou plus. Déjà, je salue le courage des femmes guinéennes. Il y a aujourd’hui des femmes ministres, des femmes entrepreneures, des femmes peintres, etc. Donc, je dis aux femmes de sortir pour travailler. Quand tu finis de préparer, tu dois sortir travailler.

La femme ne doit pas s’assoir toujours à la maison pour dire, merci monsieur. Je prends l’exemple sur moi-même. Je suis mariée bien-sûr, mais mon mari, quand il rentre souvent à la maison, il trouve que j’ai fait des choses que lui devait faire. Cela est dû au fait que je travaille. Le mari ne peut tout donner à sa femme, souvent il peut être coincé. Mais, si toi tu es à la maison, tu attends seulement, ce n’est pas bon. Parce que je le jour où le mari est coincé, comment tu pourras lui venir en aide ?

Donc, les femmes doivent travailler. L’autre problème, les femmes guinéennes sont complexées, elles ne veulent pas faire le boulot des hommes. Moi je leur demande de sortir et de prendre l’exemple sur moi. Parce que j’ai appris le métier des hommes et je n’ai jamais chômé. Donc, je demande aux femmes qui prennent les sacs et sillonner dans les bureaux d’arrêter et d’aller travailler.

Je leur demande de prendre leur courage à deux mains et de travailler comme moi. Je demande au président de la République, le professeur Alpha Condé, d’autonomiser les femmes. Je souhaite qu’il le fasse, parce qu’il y a beaucoup de femmes qui ont des projets. Mais, si on n’a pas de soutien, si on n’a pas l’aide du gouvernement, on ne pourra rien.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fête du 08 mars : l’appel de Hadja Rabiatou Sérah aux femmes de Guinée

8 mars 2019 à 13 01 26 03263

A l’occasion de la journée internationale des femmes, célébrée ce vendredi 08 mars 2019, Guineematin.com a rencontré Hadja Rabiatou Sérah Diallo, ancienne présidente du conseil national de transition et actuelle présidente du conseil économique et social de Guinée. L’ex syndicaliste a demandé aux femmes de croire en elles pour avancer.

« Les femmes doivent arrêter de rester cachées ou de se sous-estimer pour devenir des leaders. Les femmes doivent cesser de paraître pour être. Les femmes doivent savoir que tout ce que les hommes font, elles peuvent le faire. Dieu même est convaincu que la femme dans un foyer est rassembleur.

Dans une famille, si la femme meurt en première position, les enfants seront désœuvrés. Puisqu’avec la maman, les enfants sont consolés, encadrés, suivis et mieux éduqués. C’est une réalité… Je le répète souvent : chez tous les bons chefs, et sous l’arbre à palabre, quand ils sont confrontés à un problème, s’ils n’ont pas la solution, ils disent d’attendre le lendemain puisque la nuit porte conseil.

Ce conseil, ce n’est pas l’oreiller ni la maison qui l’apportent, c’est la femme avec son esprit alerte, son sens d’analyse et ses facultés de comprendre les choses de la vie. C’est elle qui conseille son époux la nuit et donne des solutions aux nombreux problèmes auxquels le mari est confronté », souligne l’ancienne secrétaire générale de la CNTG.

Mais, malgré son importance, la femme reste toujours ségréguée et marginalisée par les hommes, fait remarquer Hadja Rabiatou Sérah Diallo. La « Femme du monde en 2008 », dénonce et condamne cette situation. « Je vous dis que les hommes exploitent les femmes. Dans les partis politiques, ce sont les femmes qui chantent et dansent. C’est elles qui mobilisent les militants. Mais quand il s’agit de prendre les décisions, elles sont reléguées au dernier plan. Ce n’est pas bon », déplore la présidente du CES.

Elle souligne qu’avec 23,28 de femmes candidates aux élections communales de février 2018, elles n’ont recueilli que 6% de conseillères dans tout le pays. Des 342 maires, seules 6 femmes sont maires et une seule est à la tête d’une commune urbaine. Au gouvernement, nous n’avons que 4 femmes sur 39 ministres, une seule gouverneure sur 8 et une femme préfète sur 33.

Pourtant, rappelle-t-elle, « dans le passé, les femmes ont fait l’honneur à ce pays. Jeanne Martin Cissé, a été la première femme à présider le Conseil de sécurité des Nations Unies. Sur le plan national, les Hadja Mafory Bangoura, Mbalia Camara et bien d’autres ont fait honneur à ce pays. Donc, nous devons faire confiance aux femmes. Toute société qui ne prend pas en compte l’aspect genre est vouée à l’échec.

Je saisis d’ailleurs cette occasion pour saluer le Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, qui a dédié son mandat aux femmes et aux jeunes. Il faudrait que cela soit appliqué de façon visible sur le terrain. Cette année d’ailleurs, le thème de la journée internationale des droits de la femme, porte sur son autonomisation. Les femmes sont sur tous les fronts du développement socioéconomique du pays ».

A la question de savoir comment est-elle parvenue à dominer tout le monde et se hisser à la tête du CES, Hadja Rabiatou Sérah Diallo répond calmement que c’est le résultat de son parcours, de son combat et de la confiance qu’elle incarnait. « … Je n’ai pas ce bagage intellectuel. C’est vrai. Mais quand on veut, on peut. On peut se former sur le tas. Moi, c’est ce que j’ai fait. Quand tu as cette volonté, tu peux avancer dans la vie. Quand le Chef de l’Etat m’a choisie parmi les 10 personnalités, les 25 autres venant des autres structures, nous nous sommes retrouvées, après la publication du décret, pour élire notre bureau exécutif.

Donc, à cause de mon engagement, de mon passé et de la confiance que les gens portent sur moi, ils m’ont élue à la tête du Conseil Economique et Social (CES), sans problème. Je rappelle qu’à l’an 2000, j’ai été élue première femme secrétaire générale de la CNTG. Pourtant, il y avait cinq candidats hommes et il y avait plus d’hommes votants que de femmes. Mais j’ai été élue sans problème à la tête de la plus grande et la vielle centrale syndicale du pays.

Et puis, vous me rappeliez, en 2008, au Pays Bas, nous étions 5 femmes candidates pour le trophée « Femme du monde », et j’ai été choisie. Au CNT, l’organe qui légiférait pendant la transition, j’ai été également portée à sa tête, pendant quatre ans. Donc, c’était vraiment simple pour mon élection à la tête CES. Tout dépend de l’engagement et de la détermination, le tout accompagné de la confiance des uns et des autres sur ta personne », a dévoilé la patronne du Conseil économique social.

Parlant des difficultés dans l’exercice de ses fonctions, Rabiatou Sérah relativise. « Je n’ai pas de difficultés particulières au Conseil. Les décisions sont collégiales et le travail se fait en équipe. Puisque le CES est une maison de paix, de dialogue, voire un laboratoire d’idées et de propositions à l’endroit de l’exécutif et du législatif. Au CES, vous avez toutes les corporations, toutes les entités qui y sont représentées.

C’est ce qui nous permet d’avoir une idée surtout, de réfléchir sur tous les sujets et de faire des propositions utiles à l’endroit du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Dans ce travail, rien n’est sorcier. Ce n’est pas nouveau chez moi. Au CNT, on était 155 membres sans compter le personnel. Parlant de celui-ci, nous avons élaboré un statut particulier pour le personnel afin de garantir son existence juridique. Donc, je n’ai pas de problème ».

Pour briser le tabou chez les femmes, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, insiste sur un conseil. « Les femmes doivent oser. Elles doivent faire confiance en elles. Les femmes doivent cesser de se sous-estimer. Depuis le foyer, la femme doit savoir négocier avec son mari, l’amener à comprendre la nécessité de se compléter dans le ménage et surtout aider le mari à comprendre qu’il est de son intérêt d’œuvrer à l’équilibre familial.

Je vais demander donc aux femmes qu’elles se forment, qu’elles travaillent courageusement et qu’elles se fassent confiance. Les femmes doivent également être plus solidaires entre elles et se tenir solidement les bras pour avancer ensemble. Nous devons nous soutenir les unes des autres, sinon, ce n’est pas facile de renverser la tendance actuelle », a conclu Hadja Rabiatou Sérah Diallo.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Fête des femmes : Saran Keïta invite les guinéennes «à chercher à être autonomes »

8 mars 2019 à 12 12 28 03283

L’humanité célèbre ce vendredi, 08 mars 2019, la fête internationale des droits des femmes. L’occasion est mise à profit par les femmes pour parler de leurs conditions de vie et de travail. C’est dans cette dynamique qu’un reporter de Guineematin.com a rencontré madame Kourouma Saran Keïta, entrepreneure, évoluant dans la transformation des produits agricoles locaux.

Dans cette interview, il a été question, entre-autres, de son activité, de la célébration de la fête internationale des femmes et de l’appel qu’elle lance aux guinéennes.

Guineematin.com : à l’instar des autres pays du monde, la Guinée célèbre la journée internationale de la femme. En tant que femme, quels sont les sentiments qui vous animent à cette occasion ?

Saran Keïta : c’est un sentiment de joie. Je suis la Directrice d’Amidjor Business. D’abord, je suis fière de moi-même, fière de ce que je fais. Cette fête est offerte aux femmes pour qu’elles s’expriment dans tous les secteurs d’activité. Je souhaite bonne fête à toutes les femmes du monde et en particulier les femmes Guinéennes. Pendant ce mois, les femmes doivent se sentir meilleures.

Guineematin.com : contrairement à la plupart des femmes de Guinée, vous êtes aujourd’hui autonome. Parlez-nous de votre activité.

Saran Keïta : j’évolue dans l’agro-business. Je fais la transformation des produits locaux. J’ai commencé cette transformation depuis 2008. Je me suis formée et je forme les femmes dans la transformation des produits et dans l’esprit entrepreneurial. Je coache certaines femmes à évoluer et à initier l’entreprenariat.

Je transforme les produits locaux : le fonio, le couscous de maïs, le couscous de mil, la confiture de tamarin, la confiture de baobab, le gingembre en poudre, qui sont beaucoup plus consommés par les guinéens. Amidjor Agro-business a trois pieds : il y a un pied de groupement, un pied de réseautage et un pied d’entreprise. C’est une entreprise économique et sociale. Ça a créé beaucoup d’emplois au jour d’aujourd’hui. Nous avons au moins, en emploi direct, une vingtaine de personnes, et emploi indirect, nous sommes 117 personnes.

Ça, ce n’est pas petit pour booster l’économie Guinéenne. Je suis en train de faire la découverte de l’exportation de ces produits. Je suis confiant que je fais mieux que tout le monde dans ce secteur en Guinée. J’avoue que notre travail, est un travail de sang. Et nous agissons avec la qualité, la fierté. Nous pouvons dire que le gouvernement peut compter sur nous pour pouvoir les aider à créer de l’emploi en même temps à valoriser nos produits locaux. Consommons guinéens. Nous transformons tout ce qui est produit en Guinée.

Guineematin.com : qu’est-ce que cette activité vous rapporte aujourd’hui ?

Saran Keïta : avec cette activité, j’arrive à m’en sortir. Par ce que ça me permet d’être indépendante financièrement et j’aide aussi certaines femmes à être autonomes. Nous sommes en partenariat avec le ministère du Commerce. J’avoue que je travaille aussi avec les femmes de l’intérieur. J’ai des groupements à l’intérieur du pays, surtout avec le groupement Wakali de Dabola.

On a signé un partenariat du travail. Ce groupement WAKALI nous fournis des matières premières de qualité. Donc, j’invite toutes les PME à s’intéresser aux femmes qui travaillent à la base, pour les former, les sensibiliser, pour faire la culture des produits de qualité. Si elles nous donnent des produits de qualité, nous allons transformer vraiment et présenter une meilleure qualité…

Guineematin.com : vos produits sont commercialisés à quels endroits ?

Saran Keïta : nos produits ne sont pas encore à l’intérieur du pays. Mais, sur le plan national, dans la capitale, le produit est dans beaucoup de boutiques. Ça existe et nous avons des agents commerciaux sur le terrain. A l’international, on envoie au Maroc, aux Etats-Unis. On est en train de faire les négociations commerciales pour l’Europe.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez actuellement ?

Saran Keïta : nous travaillons avec les maigres moyens. Nous rencontrons beaucoup de difficultés. Le manque d’appui technique et technologique et le manque d’équipements nous fatiguent. On n’a pas d’équipements propices et nous travaillons avec qualité. Donc, imaginez-vous ce que ça va faire si on a un petit appui technique et financier. Nous lançons un appel solennel à toutes les institutions de la place de faire un petit déplacement pour voir ce que fait Amidjor, voir ce qu’est capable de faire Amidjor.

Guineematin.com : quel message avez-vous à lancer à l’endroit du président Alpha Condé qui avait dit dédier son mandat aux femmes et aux jeunes ?

Saran Keïta : tout ce que je peux dire au Professeur Alpha CONDE, c’est qu’il est bon de mettre les stratégies en place, il est bien de dédier le mandat ; mais, c’est très bon aussi de faire le suivi… Est-ce que ça vient à bon port ? Est-ce que les ayant droits perçoivent réellement ces choses-là ? C’est ce qui pourrait montrer sa trace.

Son appui, ce qu’il fait réellement, c’est ce qui va donner un bon résultat. Je félicite Guineematin.com et je félicite les hommes qui s’impliquent dans la promotion des femmes. Le professeur a dit que nous devons manger ce que nous produisons. C’est dans la même lancée et la même vision qu’Amidjor.

Guineematin.com : avez-vous aussi un message à l’endroit des femmes de Guinée ?

Saran Keïta : j’encourage les femmes à s’impliquer, à chercher à être autonome et à être indépendante comme moi. Parce que, le professeur Alpha Condé a déclaré qu’il dédie son mandat aux femmes et aux jeunes. Et, on voit qu’il évolue dans ce sens-là. Il y a une amélioration. Au jour d’aujourd’hui, sur 100 entreprises créées en Guinée, les 80 sont pour les femmes. Il faut qu’on s’implique maintenant dans les formations, les mises à niveau pour que ces entreprises féminines soient maintenues dans le même cap.

A cette occasion, où on a considéré le mois de mars, comme le mois des femmes, il est bon que les femmes réclament leurs droits, que nous soyons au même niveau que les hommes. Mais, il est bon que nous nous impliquions beaucoup dans la formation, il faut qu’on travaille beaucoup, surtout la solidarité féminine. La solidarité féminine peut nous amener loin dans la mesure où on se complète entre nous.

Interview réalisée par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel (00224) 622 07 93 59

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Conakry: la fête des femmes transformée en journée de campagne pour un 3ème mandat

8 mars 2019 à 11 11 50 03503

A l’image des autres pays du monde, la Guinée célèbre ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale des femmes. Au Palais du peuple de Conakry où la cérémonie est prévue, la mobilisation est déjà totale. Mais, comme l’avaient prédit certains activistes de la société civile, notamment le Balai Citoyen de Guinée, cette cérémonie de promotion et de reconnaissance de la bravoure de la femme a été déjà politisée.

Le pouvoir en place s’en sert pour faire la promotion d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

« Oui à la nouvelle constitution », « Oui au référendum », ce sont les messages qu’on peut lire sur des pancartes brandies par plusieurs femmes présentes sur les lieux. Ces femmes, sans doute manipulées par des personnes qui profitent du régime actuel, font ainsi la promotion d’une modification constitutionnelle pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Plutôt que d’être une occasion de parler franchement de la situation des femmes en Guinée et de prendre des mesures pour les aider à sortir de la misère et de la marginalisation dans lesquelles la plupart d’’entre elles sont plongées, la journée internationale des femmes devient une journée de campagne pour les promoteurs d’un troisième mandat pour le chef de l’Etat guinéen.

Reste à savoir quelle sera l’attitude du Professeur Alpha Condé, qui préside cette cérémonie, face à cette situation.

À suivre !

Du Palais du peuple, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 621 09 08 18

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Boké: deux présumés coupeurs de route mis aux arrêts à Kamsar

8 mars 2019 à 10 10 51 03513

Deux jeunes présumés coupeurs de route ont été mis aux arrêts dans l’après-midi d’hier jeudi, 7 mars 2019, dans la sous-préfecture de Kamsar. Selon des témoins de la scène, ces présumés coupeurs de route opéreraient sur le tronçon Kamsar-Conakry et visent les usagers qui voyagent pendant la nuit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Les deux mis en cause, Boubacar Barry et Ibrahima Barry, étaient sortis faire des achats au marché de Kamsar quand ils ont été identifiés par une victime. Elle a aussitôt alerté la police locale qui a fini par mettre main sur les présumés malfrats pour les déposer au commissariat.

La nouvelle se propage comme une trainée de poudre dans la cité. Une foule en colère se mobilise sur les lieux, apparemment décidée à en découdre avec les présumés coupeurs de route. Se sentant débordées, les forces de sécurité de Kamsar ont vite fait d’alerter leur hiérarchie à Boké. Il est décidé de les transférer au centre ville de Boké.

Selon le directeur régional adjoint de la police de Boké, le commissaire Macké, « à partir de Kamsar une victime a reconnu les jeunes coupeurs de route qui étaient dans une Mercedes. Ils ont rapidement alerté les services de sécurité qui sont venus les mettre aux arrêts. Mais, vu la foule, on a décidé de les ramener ici à Boké.

C’est ainsi que nous avons fait bouger une équipe qui les a amenés. Mais, même à notre niveau ici, il y a trop de monde. On ne pouvait pas faire leur audition ici. On les a envoyé directement à la justice pour faire leur mandat de dépôt ».

Ousmane Camara, chauffeur de taxi sur le tronçon Kamsar-Conakry, victime de braquage, fait partie de ceux qui ont identifié les deux compagnons d’infortune à partir de Kamsar. Il est sûr d’avoir reconnu ses agresseurs. «Moi, j’ai été victime, ils nous on attaqués plus de 4 fois. Ils ont même tué une femme parmi nous. J’ai bien reconnu les gens qui nous ont attaqués. Et à Kamsar, ils ont reconnu les faits ».

Interrogés par notre reporter au commissariat de police de Boké, les présumés bandits ont nié en bloc les accusations portées contre eux. Selon Boubacar Barry, un des mis en cause, « moi, je n’ai rien fait. J’étais au marché à faire des achats quand les gens sont venus m’arrêter. Moi, je ne peux pas faire de tels actes », a-t-il dit.

Derrière la cour du commissariat de police, la tension était palpable. Là aussi, les citoyens voulaient se rendre justice. Pour éviter le pire, les policiers ont fait sortir les deux jeunes pour les déposer à la maison centrale.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : le trésorier préfectoral de Télimélé attaqué, plus d’un milliard de francs emporté

8 mars 2019 à 9 09 38 03383

Le véhicule du trésorier préfectoral de Télimélé, Alsény Cheick Sylla, a été attaqué par des hommes armés dans la soirée d’hier jeudi, 07 mars 2019. Les faits se sont produits sur le pont de Kalékhouré, à 3 kilomètres de la sous préfecture de Bangouya, sur la route nationale Kindia-Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Les assaillants, non encore identifiés, ont emporté plus d’un milliard de francs guinéens, destinés aux fonctionnaires de Télimélé. Selon Aboubacar Sidiki Camara, chef comptable, joint au téléphone par notre reporter, c’est aux environs de 19 heures que l’attaque a eu lieu. « Nous avons été arrêtés par des bandits armés qui nous ont pourchassés. Quand on est arrivé sur un pont, ils nous ont bloqués en braquant des fusils de guerre sur notre véhicule.

Notre patron a été battu, molesté. Il a reçu des coups sur le visage, entraînant des blessures. Les assaillants ont ouvert le coffre pour emporter les salaires des fonctionnaires qui s’élèvent à plus d’un milliard de francs guinéens. Ils ont emporté des objets, même des téléphones », a dit le chef comptable.

Le trésorier, Alsény Cheikh Sylla, a été transporté dans un premier temps au centre de santé de Bangouya, avant d’être transféré à l’hôpital régional de Kindia pour des soins.

Quant aux assaillants, ils ont été aperçus quelques temps après l’attaque, à Sangaréya, dans la préfecture de Pita. Des échanges de tirs les ont même opposés à des gendarmes basés dans la localité, mais ils ont réussi à s’échapper.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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N’Zérékoré : les acteurs des faits d’état civil en conclave pour plus d’efficacité

8 mars 2019 à 9 09 15 03153

La troisième réunion de la Coordination Intersectorielle de la Réforme et de la Modernisation de l’Etat Civil (CIRMEC) s’est tenue ce jeudi, 7 mars 2019, dans la salle de conférence du gouvernorat de N’Zérékoré. La cérémonie est organisée par le bureau régional chargé de l’Etat civil, en collaboration avec le Service Régional chargé d’Appui aux Collectivités et l’UNICEF, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, cette rencontre d’échanges vise à « passer en revue les données des faits d’Etat civil enregistrés, montrer les tendances par communes et préfectures, identifier les goulots d’étranglement et envisager des solutions intersectorielles pour améliorer l’atteinte des résultats ».

Présidée par le directeur de cabinet du gouvernorat, elle a enregistré la présence de 48 participants, dont les directeurs préfectoraux de la santé, des secrétaires généraux des préfectures et des communes de la région administrative de N’Zérékoré, ainsi que les responsables de la société civile locale.

À l’ouverture de la séance, c’est le chef bureau zone-sud de l’UNICEF, Dr Claude N’gabu qui a planté le décor. « La présente réunion a pour vocation le renforcement du caractère intersectoriel et surtout mettre l’accent sur l’interopérabilité des acteurs et auxiliaires dans l’enregistrement des faits d’état civil. Ceci, afin qu’il puisse exister une synergie d’actions à l’effet de renforcer la demande, l’offre et la continuité de service de qualité d’état civil conforme aux standards internationaux ».

Prenant la parole, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré, Jean Smith Sandy, dira que la préoccupation des autorités n’est pas que de faire la sensibilisation, mais plutôt d’impliquer la population dans le système d’enregistrement des faits d’états civil.

« Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de réforme et de modernisation de l’administration dans sa phase pilote dans notre région, la préoccupation des cadres des services techniques en charge d’état civil et des autorités à tous les niveaux, n’est pas seulement d’organiser des campagnes d’enregistrement direct des naissances et de rattrapage.

Mais, d’entreprendre des séances de sensibilisation afin de faciliter l’appropriation et l’adhésion de la population au système d’enregistrement direct des faits et statistiques de l’état civil à l’effet de pérenniser les acquis du projet dans la région », a dit monsieur Sandy.

Pour arriver aux résultats escomptés, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré souhaite vivement que « la présente réunion puisse examiner, avec lucidité, les grands défis qui nous attendent pour mieux avancer ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Fête du 08 mars : les vendeuses du marché d’ENCO5 s’adressent à Alpha Condé

8 mars 2019 à 8 08 31 03313

L’humanité célèbre ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale des femmes, également appelée journée internationale des droits des femmes. Comme chaque année, cette journée met en avant la lutte pour les droits des femmes, notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Les femmes vendeuses du marché d’ENCO 5, dans la commune de Ratoma, en profitent pour demander au président Alpha Condé de leur construire un marché digne du nom, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du monde célèbrent ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale consacrée à la promotion de leurs droits. Les femmes guinéennes, au four et aux moulins, célèbrent cette fête dans une conjoncture économique particulièrement compliquée. C’est le cas des femmes vendeuses du marché d’ENCO 5 qui sollicitent la réalisation des promesses tenues par le président Alpha Condé.

Kadiatou Barry, vendeuse de denrées alimentaires, demande au chef de l’Etat guinéen d’aider les femmes à sortir de la misère. « A propos de la fête 8 mars 2019, je ne fête pas à ça tout moment. Certaines femmes parmi nous connaissent c’est quoi la fête de femme. D’autres ne le savent pas. Vous savez, quand tu n’es pas instruite et que tu ne connais pas aussi, ce n’est pas facile qu’elles comprennent toutes les choses.

Quand tu dis à certaines personnes que c’est la fête des femmes, elles te disent qu’elles ont d’autres choses à faire. Je demande au président de la République de travailler pour le pays, en créant des entreprises, des sociétés, en employant nos enfants. C’est ce qui pourrait aider nous les femmes. Le président avait dit qu’il est là pour les femmes, pour leur venir en aide. Mais, sincèrement, je n’ai rien vu », a dit la bonne femme.

Pour sa part, Fanta Mansaré, cheffe des femmes vendeuses du marché ENCO 5, sollicite la rénovation de leur marché. « Nous avons l’habitude de célébrer le 8 mars. A l’occasion de cette fête, nous demandons au chef de l’Etat de nous venir en aide de construire notre marché, d’arranger nos tables et tôles parce qu’elles sont toutes gâtées. Pendant la saison pluvieuse, le marché est impraticable. Le président Alpha Condé ne peut pas aider tout le monde, mais il a aidé certaines femmes ».

De son côté, Kandet Bayo, cheffe des vendeuses de friperie, interpelle l’Etat pour l’amélioration de leurs conditions de travail. « Nous sommes habituées à célébrer cette fête. La fête approche, on nous envoie les pagnes, les uniformes que nous cousons pour rendre la fête belle. Nous souhaitons que le président Alpha Condé nous vienne en aide parce qu’il avait dit qu’il allait aider les femmes.

Nous les femmes analphabètes, qui célébrons cette fête, nous sommes inquiètes. C’est à propos de nos places au marché, car nous souffrons énormément. Tout ce que l’Etat peut faire pour nous les illettrées qui évoluons dans le commerce, c’est de nous construire des marchés, car nous ne pouvons pas être ministres ni chefs de quartier », a fait remarquer.

Même son de cloche chez Aminata Traoré, également marchande à d’ENCO 5. « Concernant cette fête des femmes, je n’ai pas l’habitude de la célébrer. Nous apprenons seulement que c’est ce vendredi. Le jour que le Président Alpha Condé a dit qu’il va aider les femmes, j’étais présente. Mais, je n’ai rien vue d’abord. Je lui demande de nous soutenir dans le commerce », lance-t-elle.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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