Déguerpissement à Conakry : une partie de Bambéto aussi dans le viseur

19 mars 2019 à 19 07 26 03263

L’opération de déguerpissement, lancée depuis quelques semaines à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, se poursuit impitoyablement sur le plateau de Koloma. Les agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continuent de marquer au rouge les bâtiments sur les lieux. C’est le cas du secteur Campema, à Koloma 1, où les citoyens sont plus que jamais désemparés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans le quartier Koloma 1, secteur Campema, à quelques pas des tours jumelles de Bambéto, plusieurs bâtiments sont marqués d’une croix. Les propriétaires ont reçu un délai de trois jours pour quitter les lieux. Là, tout le monde s’active à plier bagages. Les uns démontent portes et fenêtres, les autres décoiffent les toits.

Elhadj Marouf Barry, membre du conseil de quartier de Koloma 1 depuis 1982, fait partie des victimes. Il habite la zone depuis le mois septembre 1956. Pour lui, aucune proposition de dédommagement ou de recasement ne lui a été encore faite. « Depuis 1982, je suis membre du conseil de quartier ici, en même temps imam de la grande mosquée de la place. Pendant 20 ans, je dirige la prière ici. Moi, je suis venu à Conakry en 1956.

Quelques temps après mon arrivée, je me suis vu avec les cultivateurs de la zone. Je leur ai demandé de m’aider à avoir un domaine où cultiver. Et ça, c’était le 12 mars 1972. C’est ce qui est mis dans la donation de mon domaine. Quand ils ont commencé le déguerpissement à Kaporo Rails en 1998, ils nous ont dit que Kaporo rails est une zone réservée et par là, c’est un espace vert.

Ainsi, ils étaient venus casser plusieurs bâtiments, mais ils n’avaient pas touché nos bâtiments qui sont par là. C’est au niveau des tours jumelles qu’ils s’étaient limités. Tous les bâtiments que j’ai, aucun n’a été touché et je n’avais pas déménagé. La deuxième République a mis des croix sur mes bâtiments là, mais on ne m’a rien dit jusqu’à présent comme pour dire qu’on va me dédommager ou non.

Cette fois-ci, ils sont venus encore mettre des croix et nous donner un délai de trois jours alors que moi j’ai deux bâtiments ici. Mais comment on va faire maintenant ? Nous n’avons qu’ici. On ne nous a proposé ni dédommagement, ni recasement. Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider », a plaidé Elhadj Marouf Barry.

Pour sa part, Thierno Souleymane Bah, originaire de la préfecture de Télimélé, estime que les citoyens qu’on est entrain de chasser de leurs domiciles ne sont pas sous-couvert du gouvernement. Pour lui, un délai de trois jours n’est pas suffisant pour un déguerpissement normal. « J’occupe le bâtiment de mon papa construit en 2000. Un bâtiment de trois chambres, un salon et un magasin.

Mais, c’est seulement hier qu’on a vu une équipe composée de gendarmes et de policiers, venir mettre des croix sur nos bâtiments sans même nous regarder. Ils ont commencé par discuter entre eux. Puis, un d’entre eux, habillé en veste, donna l’ordre de mettre les croix. Actuellement, on plie nos bagages et on cherche vers où se diriger pour les garder », a dit monsieur Bah.

En outre, Thierno Souleymane Bah déplore l’attitude du pouvoir qui n’a pas pitié des citoyens qu’il est censé protéger. « Je dirai au gouvernement que le déguerpissement ne doit pas se faire comme ça. Le gouvernement estime qu’on ne fait pas partie de la population guinéenne, nous ne représentons rien pour l’Etat.

Même si c’est des poules, il faut leur trouver un poulailler. Si c’est vrai que nous sommes de la nation qu’il commande, il n’allait pas agir ainsi contre nous, comme un troupeau de bétail. C’est vrai que ça peut être une zone réservée mais nous, nous souhaiterions que le délai soit beaucoup plus raisonnable qu’il l’est », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Recensement des enseignants : « les fictifs ne se détectent pas de manière automatique », DCE de Kaloum

19 mars 2019 à 18 06 54 03543

L’exécution du protocole d’accord signé au début du mois de janvier dernier entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement se poursuit tant bien que mal. Le processus de recensement des enseignants a démarré hier lundi, 18 mars 2019, dans les cinq Directions Communales de l’Education (DCE) de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour le cas de la DCE de Kaloum, le premier responsable des lieux a expliqué à un reporter de Guineematin, comment le processus s’est déroulé. Selon Ibrahima Yattara, il est prématuré de parler des fonctionnaires fictifs en cette première phase. « Vous savez, c’est le début d’un processus. Les fictifs ne se détectent pas de manière automatique.

Pour le moment, ils sont au niveau de la collecte des informations pour voir les fonctionnaires qui sont réellement existant physiquement. Dire que des fictifs ont été trouvés en ce moment, c’est aller vite en besogne. Ce n’est pas le moment. On est dans une phase de collecte des informations. Ils sillonnent les bureaux pour recenser le personnel présent » a annoncé le directeur.

Ibrahima Yattara a fait comprendre que la quasi-totalité des cadres de la direction communale de l’éducation de Kaloum ont été recensés sur place. « Effectivement, la commission, composée de deux recenseurs, accompagnés par des observateurs et des syndicalistes du SLECG et de la FSPE, sont venus ici hier.

Au niveau des cadres de la DCE de Kaloum, ça s’est bien passé. Ils ont pu recenser la quasi-totalité des cadres qui étaient présents. Le recensement a été fait sur place. Ils ont recensé les gens à leurs postes de travail. C’est ce qui a été fait à Kaloum », a-t-il dit.

A la question de savoir quelle est la procédure utilisée par la commission, monsieur Yattara a dit « qu’une série de questions a été posée par les agents recenseurs. Et, c’est en apportant la réponse à cette série de questions qu’on saura s’il y a des anomalies ou pas. Donc, c’est cette phase qui est en cours. Ils ont suivi la formation pour ça.

Ils viennent, ils vous posent des questions, et s’il y a l’harmonie, c’est le serveur qui détectera si les réponses que vous avez apportées sont au complet ou pas. Ces agents recenseurs travaillent avec des outils électroniques modernes. C’est avec des téléphones portables qu’ils vous posent les questions et ils enregistrent vos données ».

Selon le directeur communal de l’éducation de Kaloum, après la DCE, « les agents vont se diriger dans les deux écoles professionnelles de Kaloum, puis les écoles primaires et secondaires et après ils iront aux îles pour recenser ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Syli Espoir : 25 joueurs convoqués pour affronter le Sénégal

19 mars 2019 à 18 06 38 03383

Longtemps attendue, la liste des joueurs convoqués pour la double confrontation entre la Guinée et le Sénégal, dans le cadre des éliminatoires de la CAN U23, est enfin connue. Le sélectionneur du Syli Espoir a dévoilé sa liste ce mardi, 19 mars 2019, à la veille du match aller prévu demain mercredi au stade du 28 septembre de Conakry. Souleymane Camara « Abedi » a fait appel à 25 joueurs dont plusieurs évoluant à l’étranger, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Voici la liste des 25 joueurs sélectionnés

Gardiens : Moussa Camara (Horoya AC) ; Abdoul Aziz Diomandé (PSG) ; Amadou Koumbassa (Wakrya AC)

Défenseurs : Mohamed Lamine Sylla (Hafia FC) ; Mohamed Kalil Traoré (CO Coyah) ; Fodé Kébé (Santoba FC) ; Alsény Gouly Touré (ASK) ; Franck Bahi (Gantoise)

Milieux : Louceny Kalissa ( Wakrya AC) ; Mamadou Kané (NEFTCHI BAKU) ; Sékou Camara (ASK) ; Oumar Capi Touré (AE Sparti FC) ; Morlaye Sylla (CO Coyah) ; Yamoussa Camara (ASK) ; Aguibou Camara (Eléphants de Coléah) ; Moussa Corso Traoré (Vaselund) ; Chérif Lamine Kaba (Leicester) ; Aly Soumah (Etoile du Sahel) ; Daouda Camara (Horoya AC)

Attaquants : Jules Keïta (Dijon) ; Yacouba Gnagna Barry (Santoba); Sory Doumbouya (Dijon); Aboubacar Camara (Hafia FC) ; Yamoudou Touré (Al Nahda) ; Mai Traoré (Vaselund).

En conférence de presse d’avant match ce mardi, l’entraîneur du Syli Espoir s’est dit prêt à « faire un bon match pour remporter les trois points de la victoire ».

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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« 25% des membres du gouvernement Youla ont déclaré leurs biens » (Balai Citoyen)

19 mars 2019 à 17 05 33 03333

La Cellule Balai Citoyen (CBC) a animé un point de presse ce mardi, 19 mars 2019, à son siège à Coléah, pour faire le point sur les résultats du rapport d’audit citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de l’Etat. Cet exercice, initié par cette structure de la société civile, va s’étendre sur quatre jours, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Face à la presse, l’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen s’est accentué spécifiquement sur le rapport d’audit sur la déclaration des biens du gouvernement Mamady Youla. Selon ce rapport, 82,35% des membres dudit gouvernement ont réalisé leur déclaration lors de leur entrée en fonction. Par contre, aucune information n’a filtré sur les 17,65%.

S’agissant des membres du gouvernement Youla qui ont fait une déclaration de biens à leur sortie du gouvernement, la Cellule Bala Citoyen a dit que le taux est faible. Selon Sékou Koundouno, « seulement 25% ont déclaré leurs biens à la fin de leur mandat. Mais, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur les 75% sortants. Globalement, il faut noter que selon les statistiques données par le Balai Citoyen, seulement 33,32% des informations censées avoir été publiées par les membres du gouvernement Youla sont disponibles ».

Le Balai Citoyen met en garde tous ceux qui refuseraient de publier leurs biens au journal officiel de la République dans les jours à venir. « Le Balai Citoyen est formel. Ceux qui gouvernent cette République tirent leur légalité et leur légitimité de la demande sociale, c’est-à-dire du peuple souverain. Le contenu de toutes ces déclarations de bien sera publié. Nous avons lancé un appel à la Cour Constitutionnelle, à la Cour des Comptes, qu’on nous les transmette rapidement pour que le peuple entre en droit.

Dès la semaine prochaine, nous publierons les documents sur les déclarations des biens de l’ensemble de nos gouvernants pour que vous dans les quartiers, les villages, à l’extérieur, vous nous aidiez à enquêter afin de savoir qui a plus que ce qu’il a déclaré afin qu’on se constitue en partie civile pour porter plainte contre cette personne. On ne peut pas gérer cette République et en faire un clan pour une famille », a mis en garde Sékou Koundouno.

En outre, la Cellule Balai Citoyen a formulé des recommandations auprès de l’Etat : l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; accentuer la participation de la société civile dans la lutte contre la corruption ; à l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption, l’arrêt total de tout atelier de sensibilisation et d’informations sur les méfaits de la corruption, d’agir contre tous prédateurs de l’économie afin de regagner la confiance des citoyens…

Il a fallu 26 mois à cette plate-forme de la société civile guinéenne pour obtenir le rapport synthèse qui est le résultat de l’audit citoyen sur la déclaration sur l’honneur des biens des hautes personnalités de l’État, comme prévue par l’article 36 de la Constitution guinéenne. Cet audit concerne aussi le gouvernement du Premier ministre Kassory Fofana ainsi que des présidents des institutions constitutionnelles et des responsables des régies financières.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Session de l’INIDH : quand l’ombre de Dr Alya Diaby plane sur les travaux !

19 mars 2019 à 17 05 16 03163

L’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a ouvert sa première session de l’assemblée plénière ce mardi, 19 mars 2019, au compte de l’année en cours. La rencontre, qui se tient au Palais du Peuple de Conakry, a été présidée par Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’institution, en présence de 18 commissaires sur les 21 que compte l’institution, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Même si la question n’est pas inscrite à l’ordre du jour, tout porte à croire que le remplacement de président de l’institution, Dr Alia Diaby, absent du pays depuis le début du mois de janvier, n’est qu’une question de temps.

Dans son discours de circonstance, le vice-président de l’INIDH, Boubacar Yacine Diallo, a rappelé le contexte dans le quel se tient la rencontre. Selon lui, c’est une session qui s’ouvre à un moment où l’institution connait d’énormes difficultés qui sont d’ordre administratif et financier.

Sur le plan administratif par exemple, Boubacar Yacine Diallo a évoqué l’absence prolongée de certains commissaires. « Notre institution connaît des difficultés dues à l’absence, depuis le 03 janvier, du président sans qu’aucune raison officielle n’ait été signifiée au bureau exécutif.

A cela est venue s’ajouter, celle tout aussi prolongée, sans motif connu, du DAF (Directeur Administratif et Financier) dans la même période. Et sur le plan financier, il y a la réduction drastique de la subvention annuelle accordée par l’Etat, dont la première tranche n’a toujours pas été versée », a fait savoir Boubacar Yacine Diallo.

A en croire l’ancien ministre de la Communication, au cours de la session en cours, plusieurs questions seront débattues par les commissaires, notamment le fonctionnement de l’INIDH depuis le début de l’année, l’examen et l’adoption du rapport annuel 2018, l’élaboration et l’adoption des TDR (Termes De Références) et un budget prévisionnel du monitoring des prochaines élections législatives ainsi que des échanges sur la préparation d’une campagne de sensibilisation avec le Haut Commissariat des Droits de l’Homme.

« En notre qualité de garant des droits humains, ayant en charge de veiller au respect de la loi dans ce domaine si vaste, nous échangerons sur l’actualité, et si nécessaire, nous ferons connaître notre position sur un certain nombre de situations liées au respect des Droits de l’Homme », a ajouté Boubacar Yacine Diallo.

L’autre point abordé dans son discours est celui relatif au déguerpissement des populations à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. A cet effet, le vice-président de l’INIDH a annoncé que son institution est en train de travailler sur le sujet. « A maintes reprises, notre Institution a fait le point de la situation et a pris la pleine mesure des violations des droits humains, lesquelles sont connues de tous les guinéens.

L’INIDH a créé une clinique juridique, chargée d’assister les personnes victimes de violations de leurs droits et plus particulièrement de leur porter assistance. Plusieurs plaintes ont été reçues et des réponses adéquates ont été apportées », a dit Boubacar Yacine Diallo.

En outre, l’ancien ministre rappelle également le besoin pour les guinéens de bénéficier d’une justice équitable et efficace et d’une administration qui sévit contre l’impunité. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il interpelle à nouveau le gouvernement, l’Assemblée Nationale ainsi que l’ensemble des institutions à appuyer les efforts de protection et de promotion des Droits de l’Homme dans notre pays.

« Nous formulons le souhait en particulier que soit adoptée une loi qui protège les défenseurs des droits de l’homme qui sont souvent victimes d’abus sur le terrain », souhaite Boubacar Yacine Diallo.

Aujourd’hui, la question qu’on se pose est de savoir si les commissaires vont élire un nouveau président. Même si cette question n’est pas inscrite à l’ordre du jour de cette session de 3 semaines, plusieurs commissaires interrogés n’ont pas exclu qu’elle soit abordée avant la fin des travaux.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mauvaise organisation du Hajj en Guinée : Alpha Condé dénonce des « combines, malversations et copinage »

19 mars 2019 à 16 04 58 03583

Le président Alpha Condé a procédé ce mardi, 19 mars 2019, au lancement officiel des journées nationales de concertation sur le Hajj. Organisé au Palais du peuple de Conakry, l’événement a regroupé des imams venus des quatre régions du pays, des membres du gouvernement, des ambassadeurs et des responsables du secrétariat général des affaires religieuses.

Durant deux jours, les participants vont échanger sur les stratégies à prendre pour permettre aux fidèles musulmans guinéens de passer un bon pèlerinage à la Mecque, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En ouvrant les travaux, le président de la République a dénoncé vigoureusement la mauvaise organisation du Hajj par les autorités religieuses guinéennes. Une mauvaise organisation qui a causé d’énormes problèmes aux pèlerins guinéens ces dernières années. « On doit se parler franchement pour qu’on se dise la vérité.

Les pèlerins guinéens sont ceux qui souffrent le plus au pèlerinage. Il y a trop de combines, de malversations et de copinage. On va à la Mecque, c’est pour une obligation religieuse pour le musulman. Mais il y a des conditions aussi. D’abord on va à la Mecque quand on a les moyens.

Donc, on doit se poser la question : qui doit organiser le pèlerinage ? Dans beaucoup de pays il y a une agence, est-ce que c’est le secrétariat qui doit organiser ou une agence ? Il faut qu’on regarde ce qui se passe au Sénégal, au Mali, dans les autres pays.

Il y a deux grands scandales : le premier scandale c’est les gens qui viennent de l’intérieur du pays, ils restent couchés là-bas à attendre. Donc la première solution c’est de résoudre cette question-là. On a discuté avec l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite qui a eu la gentillesse de nous aider pour cela », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat ajoute que les autorités guinéennes sont en train de mettre en place une structure pour que les candidats au pèlerinage soient enregistrés dans les chefs-lieux des régions. « C’est-à-dire, les gens de la région forestière viendront à N’Zérékoré, ceux de Kankan à Kankan, ceux de Faranah à Faranah, ceux de Labé à Labé, ceux de Mamou à Mamou etc…

Aujourd’hui, nous avons des nouvelles technologies qu’on va utiliser, donc le ministre Diaby va expliquer comment ça va se faire. Ça, c’est pour mettre fin au scandale, que des gens viennent se coucher ici à Conakry pendant des jours et des jour », a annoncé Alpha Condé.

L’autre problème, dit-il, c’est qu’on ne fait pas de bilan. « Les agences de voyage qui envoient les gens chaque année doivent faire le bilan : qui a bien travaillé, qui n’a pas bien travaillé ? Celles qui n’ont pas bien travaillé on les élimine. Mais, on ne fait pas ça ».

Après avoir dénoncé les manquements constatés dans l’organisation du Hajj, le professeur Alpha Condé a annoncé ce qu’il attend de cette rencontre. « J’ai dit au ministre que je veux un débat ouvert comme l’a fait le président de la République. Que ça soit une conférence bouche ouverte, pour permettre à tous les gens qui ont des remarques pour qu’ils puissent parler librement de ce qui ne va pas. Moi j’ai reçu beaucoup de notes de la part des sans voix, même le choix de l’opérateur qui doit envoyer les gens, on dit que c’est des combines.

On ne va pas à la Mecque pour le faire le commerce, on va à la Mecque pour remplir son devoir religieux, pas pour faire le commerce. Tout le monde doit travailler dans la transparence que ça soit les ministres mais aussi les imams, pour les intérêts de l’Etat. Il y a trop de combines au niveau de l’organisation.

Par exemple, quand le gouvernement veut envoyer 200 personnes, on se retrouve avec 300 personnes. Chacun vient au nom de quelqu’un, après maintenant on se trouve dépassé. Tout ça ne sera plus possible », a averti le chef de l’Etat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Délivrance des cartes d’identité nationale : la police annonce de nouvelles mesures

19 mars 2019 à 15 03 55 03553

En conférence de presse ce mardi, 19 mars 2019, à Conakry, le porte-parole de la police nationale a évoqué la situation de la délivrance des cartes d’identité nationale. Le Contrôleur général Mamadou Camara a annoncé de nouvelles mesures visant à faciliter cette opération, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

L’officier de police a reconnu, devant la presse, que la délivrance des cartes d’identité nationale souffre depuis quelques temps, de dysfonctionnements qui fatiguent les citoyens. Selon lui, ces dysfonctionnements étaient dus entre autres, à un manque de timbre fiscal et de planches. Mais, dit-il, ces problèmes viennent d’être résolus.

« Au terme des concertations et des démarches engagées par monsieur le ministre de la sécurité et de la protection civile, mais aussi par monsieur le directeur général de la police nationale, aujourd’hui, une importante quantité de planches a été obtenue et mise à la disposition des commissariats centraux.

S’agissant des timbres, les consultations et concertations avec la direction du trésor ont permis d’identifier l’existence des timbres de 2 000 et de 3 000 francs guinéens. Donc, au lieu d’un timbre de 5 000 francs guinéens, il a été décidé de faire une combinaison de timbres de 2 000 et de 3 000 pour 5 000 francs guinéens qui sont désormais apposés sur les cartes d’identité nationales sur l’ensemble du territoire national », a expliqué le directeur central de la sécurité publique.

Il ajoute que les timbres et les planches sont disponibles en quantité actuellement dans les commissariats centraux de police. L’officier indique que d’autres mesures ont également été prises pour faciliter la délivrance des cartes d’identité. C’est notamment le respect du prix officiel qui est de 15 000 francs.

« A cet effet la direction centrale de la sécurité publique, la direction générale de la police nationale et le ministère de la sécurité et de la protection civile ont envisagé toutes les dispositions pour que cette délivrance à 15 mille francs ne souffre d’aucune entorse (…) Tous les chefs de services d’identité judiciaire des commissariats centraux ont été déplacés, pour éviter la sédentarisation de ces cadres au niveau de ces différents commissariats centraux.

C’est ce qui fait qu’au jour d’aujourd’hui, nous avons pris toutes les dispositions pour que désormais la délivrance ne souffre d’aucune entorse et que cela se fasse dans les règles de l’art. Déjà, le cabinet du ministre de la sécurité et de la protection civile a envisagé des équipes anonymes qui vont passer dans les différents commissariats centraux pour surveiller la délivrance de ces cartes d’identité nationale », a-t-il annoncé.

Le Contrôleur général Mamadou Camara indique aussi que la date prévue pour la délivrance des cartes d’identité nationale est d’une semaine à Conakry et deux semaines à l’intérieur du pays. C’est-à-dire, un citoyen qui demande à avoir une carte d’identité doit attendre une semaine pour l’obtenir, s’il vit à Conakry, et deux semaines, s’il est à l’intérieur du pays.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Koundara : une fausse rumeur paralyse les écoles ce mardi

19 mars 2019 à 15 03 01 03013

La campagne de distribution gratuite du Praziquantel et l’Albendazole, des médicaments censés lutter contre les parasites chez les enfants âgés de 5 à 14 ans, continue de créer la psychose dans les écoles guinéennes. Après Coyah et de Dubréka et Fria hier, c’est Koundara qui a connu un vent de panique ce mardi, 19 mars 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La psychose était de taille hier lundi à Coyah, Dubréka et même à Fria, où l’administration de déparasitant à des écoliers a failli tourner au drame. La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre. C’est dans ce sens qu’un vent de panique s’est emparé de la commune urbaine de Koundara, ce mardi. Les parents d’élèves ont pris d’assaut les écoles pour chercher leurs enfants.

Selon le Directeur Préfectoral de l’Education de Koundara, joint au téléphone, un mouvement de panique a bien été constaté dans la ville. A en croire Ben Soriba Camara, tout est parti d’une folle rumeur selon laquelle des vaccins devaient être administrés aux élèves de Koundara. « C’est effectif, il y a eu un mouvement de panique dans les écoles, qui a amené les parents d’élèves à envahir les concessions scolaires pour sortir leurs enfants de là.

Moi, j’ai directement ordonné aux directions des écoles de libérer les enfants. C’est une panique née d’une fosse rumeur suite à ce qui s’est passé à Coyah et à Dubréka. Les gens, sur les réseaux sociaux, ont fait les lectures, on a diffusé au niveau de certains parents qui ont même rapporté qu’une école de Koundara a été atteinte de ça. Ce qui est faux.

Là-dessus, le préfet et moi, nous sommes allés sur le terrain, on a constaté dans toutes les écoles qu’aucun agent de santé n’est arrivé dans une école. A postériori d’ailleurs, aucun produit lié à une vaccination n’est arrivé à Koundara», a-t-il précisé.

Par ailleurs, Ben Soriba Camara a dit que la situation s’est calmée et qu’une réunion a été tenue entre élus locaux, le préfet et les religieux afin de sensibiliser les parents d’élèves de la nécessité de laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école dès demain, mercredi. « Après ce mouvement, il était nécessaire qu’on réunisse les élus locaux, les services de sécurité. Nous sortons maintenant (13h 50) de cette réunion.

Il a été décidé, chacun en ce qui le concerne, de faire une large sensibilisation au niveau de la radio communautaire, au niveau des mosquées. Parce que le mouvement avait envoyé même les élèves du secondaire public à aller déloger les élèves de certaines écoles privées qui n’avaient pas connu ce problème. Nous rassurons les populations, les parents d’élèves que ces rumeurs sont nulles et de nul effet. Ce n’est pas vrai. Nous les exhortons à laisser leurs enfants aller à l’école ».

Egalement interrogé par Guineematin.com, Mohamed Somparé, le directeur de l’hôpital préfectoral a dit que Koundara n’est même pas concerné par cette campagne de vaccination. Selon lui, c’est avec un grand étonnement qu’il a appris ce mouvement de panique dans la préfecture.

« La campagne n’a pas eu lieu à Koundara. Comme les gens ont appris dans les réseaux sociaux, ils sont allés chercher leurs enfants dans les écoles. Ce qui a créé la panique. Koundara n’était même pas concerné par cette vaccination. C’est Fria, Dubréka et Coyah qui étaient concernés par la campagne », a précisé le premier responsable de l’hôpital de Koundara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Comment garder son homme au foyer ? Les explications de quelques dames

19 mars 2019 à 13 01 44 03443
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La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. De multiples difficultés surviennent et conduisent quelques fois à l’infidélité et, au pire des cas, au divorce. Mais, que doit faire la femme pour garder son mari à la maison ? La question vaut bien son pesant d’or à un montant où de nombreux couples sont à couteaux tirés. Pour répondre à cette question, un reporter de Guineematin.com a interrogé quelques femmes rencontrées dans les rues de Conakry.

Ces femmes, interrogées par notre reporter, estiment que pour avoir un foyer stable, de nombreuses astuces sont à mettre à œuvre : tolérance, obéissance, attention, …

Pour madame Adama Doumbouya, vendeuses de denrées alimentaires, rester dans son foyer et garder son homme exigent d’accepter ses caprices, pardonner à fin d’éviter le divorce. « Si vous voyez que nous sommes restés au foyer, de la jeunesse à la vieillesse, jusqu’à nos jours, c’est parce-que nous avons supporté plusieurs choses et nous avons su pardonner.

Quand la femme accepte la souffrance, tes enfants vont évoluer et seront bénis. Toi fille qui dit, si tu te maries, tu ne peux supporter les caprices de ton homme, comment est-ce tu peux garder ton homme et rester au foyer? Si tu dis que tu ne peux le supporter, ça ne se passera pas devant toi. Au moment où il voulait de toi, les mots qu’ils te disaient, avant qu’il ne t’épouse, ne seront pas les mêmes après avoir eu un ou deux enfants dans le mariage.

Et si toi tu dis que tu ne peux pas supporter tous ces caprices avec un homme et qu’à chaque fois tu demandes le divorce, tu deviendras mère de deux à trois enfants de pères différents. Ce qui n’est pas bon pour ces enfants et pour la mère en question. Ce que je vais dire aux femmes, c’est d’être tolérantes, de pardonner, d’obéir afin de maintenir leurs hommes, car le mariage n’est pas facile, il y a plusieurs difficultés dans le mariage, il y a le regret. Mais, il faut toujours pardonner », conseille-t-elle.

Une autre commerçante va abonder dans le même sens. Pour Aïssata Yéro Diallo, elle a su garder son mari parce qu’elle a été une femme obéissante et tolérante. « Vous savez pourquoi vous les jeunes filles vous ne pouvez pas garder votre homme et rester dans un foyer, c’est parce-que vous vous attachez à plein de choses, le matériel, le luxe. Vous n’aimez pas travailler, vous aimez que le ménage soit fait par quelqu’un d’autre, tel que la cuisine, la lessive…

Mais, tel n’était pas le cas chez nous. Moi, quand je me suis mariée, mon mari n’avait rien et nous étions dans une seule chambre. Parfois, on gagnait difficilement à manger. Mais, je ne me suis jamais plaint à qui que ce soit. J’ai toujours obéi et pardonné. En plus, c’est un homme bien », a dit la bonne femme.

Par ailleurs, Aissata Yéro Diallo demande aux jeunes filles d’être fidèles, de pardonner et d’aimer leurs belles familles. « Je dirais aux filles de pardonner, de rester patientes, d’être fidèle dans leur mariage, d’aimer la belle famille pour pouvoir garder son homme. Il faut également être tolérante, bien que les hommes sont insupportables quelques fois », rappelle-t-elle.

De son côté, Fatoumata Diané insiste sur l’attention que la femme doit accorder à son mari pour pouvoir le garder au foyer. « La femme, pour garder son homme et rester dans son foyer, il faudra qu’elle pardonne, qu’elle soit patiente et qu’elle prenne soin de son mari. Il ne faut pas l’obliger à te faire plaisir, même si les moyens ne le lui permettent pas.

Il faut éviter de lui briser le cœur à tout moment, car Dieu a créé la femme pour se soumettre. Je ne suis pas restée avec mon mari parce que c’est rose, je l’ai fait pour mes enfants. J’ai tout accepté de lui et j’ai pardonné, c’est pourquoi je l’ai avec moi jusqu’à présent », a fait savoir Fatoumata Diané.

Pour Nyoula Soumah, le mariage n’est pas toujours rose et la femme doit supporter pour avoir un foyer stable. « Le mariage est doux parfois, il n’est pas doux parfois aussi, parce qu’il y a des temps où tu es heureuses, mais il y a aussi des temps où le foyer devient amer. Par exemple, j’étais beaucoup d’accord et heureuse avec mon mari ; mais aujourd’hui, tel n’est pas le cas.

Ce qu’on avait l’habitude de faire auparavant, maintenant il n’y a pas ça entre nous. Si tu veux rester dans un foyer et garder ton homme, tu dois accepter beaucoup de choses, tu dois pardonner. Les hommes d’aujourd’hui font pleurer les femmes. Tu consacres ta vie à l’aimer, à le chérir et tu te rends compte qu’il cherche d’autres filles dehors. Ça, c’est très difficile », dénonce-t-elle.

En termes de conseils, madame Nyoula Soumah propose : « À l’heure actuelle, il faut beaucoup pardonner. Car, quand tu es chez ton mari, tu as beaucoup de respect et de considération par les autres. Je dirais à toute femme, quand tu veux garder ton mari, fait en sorte que quand il quitte le travail, il ne faut pas l’accueillir par des disputes. Il faut bien le dorloter, lui dire des belles choses, tu lui montres ton amour à son égard », suggère-t-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Mandiana : un corps sans vie découvert dans un chantier occupé par un fou à Kantédou-Balandou

19 mars 2019 à 11 11 56 03563

Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé le dimanche, 17 mars 2019, dans la localité de Kantédou-Balandou, relevant de la sous-préfecture de Dialakoro, dans la préfecture de Mandiana. Il s’agit du corps d’un certain Vieux Kanté, âgé d’environ 25 ans, marié et père d’un enfant. Un homme, présumé fou, du nom de Souleymane Camara, a été mis aux arrêts par la gendarmerie de Mandiana, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé en Haute Guinée.

C’est en état de putréfaction que le corps sans vie de Vieux Kanté a été retrouvé dans une maison en chantier, situé en périphérie du district de Kantédou-Balandou. C’est le propriétaire de ladite maison, habitée par une personne souffrant d’une dépression mentale, qui a découvert son corps, cinq jours après la disparition du défunt.

Selon Saidou Kanté, président du district de Kantédou-Balandou 1, « Vieux Kanté avait disparu le mercredi passé. Mais, c’est le vendredi que ses parents ont su qu’il a disparu. Il y a un fou qui habite dans une maison en chantier, sans que le propriétaire ne s’en rende compte. Ledit propriétaire est parti visiter sa maison, il a trouvé le fou là-bas. Il l’a chassé et il est rentré pour faire sortir tout ce que le fou avait fait rentrer dans la maison, c’est là que le corps de Vieux Kanté a été découvert ».

Après la découverte du corps, le fou a pris la poudre d’escampette pour se cacher dans dans les bois. Les responsables de la localité ont alors mobilisé les jeunes qui ont attrapé Souleymane Camara pour le remettre à la gendarmerie de Mandiana.

Selon nos les informations, Souleymane Camara avait auparavant exhumé un cadavre. Ce qui lui avait valu d’être traité de fou. Une infirmation confirmée Saidou Kanté, président du district de Kantédou-Balandou 1 : « il fut un moment, ses parents l’ont emmené à Kankan pour le guérir. Mais, il s’est caché et il est revenu à Kantédou-Balandou, on ne savait même pas qu’il était revenu. C’est ainsi qu’il est parti ouvrir une tombe pour prendre le linceul et l’envoyer quelque part. Quand on avait su ça, on voulait l’arrêter, mais il a disparu ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Partage de plus de 2 milliards GNF d’honoraires : des avocats à la barre du TPI de Kaloum

19 mars 2019 à 10 10 19 03193

Maître Aboubacar Ouattara, avocat à la Cour, est poursuivi au tribunal correctionnel de Kaloum pour abus de confiance au préjudice de Mathurin Millimouno, directeur général de Mill Impression. Le procès s’est poursuivi hier, lundi 18 mars 2019, où un autre avocat a été entendu à titre de témoin, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette affaire, il est question des honoraires des avocats dans une affaire de 13 milliards de francs guinéens. Le prévenu, maître Ouattara, aurait reçu la somme de 2 milliards 180 millions de francs guinéens des mains de Mathurin Millimouno. Un montant constituant les honoraires des avocats dans un dossier remporté au civil par monsieur Millimouno face à l’Etat.

Selon nos informations, maître Aboubacar Ouattara n’aurait pas partagé les 2 milliards 180 millions de francs guinéens avec le collège d’avocats qui avait défendu le directeur général de Mill Impression. C’est ce qui lui vaut aujourd’hui d’être trimbalé en justice.

Pour la journée d’hier lundi, c’est un autre avocat, en l’occurrence maître Benjamin Millimouno, qui a été entendu par le tribunal correctionnel de Kaloum à titre de témoin. Appelé à la barre, l’avocat a expliqué avoir été oublié par le prévenu dans le partage des honoraires.

« Je peux dire que j’ai été le premier avocat qui a défendu Mathurin Millimouno dans le procès qui l’opposait à l’Etat. On s’est battu au pénal jusqu’à obtenir sa liberté provisoire. J’ai commencé les démarches jusqu’à la Gendarmerie et c’est après que maître Aboubacar Ouattara a rejoint l’équipe pour qu’on puisse défendre le même client. Après le procès pénal, notre client a poursuivi l’Etat au civil et il a gagné le procès. Pour une affaire de 6 milliards GNF, l’Etat a finalement payé 8 milliards à Mathurin Millimouno.

Donc, mon confrère Aboubacar Ouattara a fait le reçu de payement des honoraires des avocats que nous sommes. Sur le reçu, je n’ai pas vu mon nom et pourtant j’ai offert mes services à Mathurin Millimouno et à son entreprise, Mill Impression. Dans les 2 milliards 180 millions de francs guinéens comme honoraires, je devais percevoir un montant de 800 millions de francs guinéens. Mais, jusqu’à présent, je n’ai reçu aucun franc.

Même l’huissier de justice n’a pas reçu le montant qu’il devait percevoir. Je pense que mon confrère Aboubacar Ouattara avait une dent contre moi, c’est la raison pour laquelle il m’a oublié dans le partage des honoraires. Si non, Mathurin Millimouno a payé l’argent qui devait revenir à tous ses avocats et j’en fais partie », a expliqué maitre Benjamin Millimouno.

Après ces explications, maitre Benjamin Millimouno, défendu par deux avocats, a eu à faire à huit autres avocats qui se sont constitués pour défendre maitre Aboubacar Ouattara dans cette affaire. Toute chose qui a donné lieu à une chaude empoignade entre les parties au procès et le juge, Ibrahima Kabélé Bangoura.

Selon nos informations, les avocats Sylvain Millimouno, Benjamin Millimouno et Aboubacar Ouattara ont défendu Mathurin Millimouno et sa société, Mill Impression, dans un procès qui l’opposait à l’Etat dans une affaire de 13 milliards de francs guinéens. Cette affaire, qui avait fait grand bruit en 2012, revient au devant de la scène avec les avocats plus que jamais à couteaux tirés.

Le dossier a été renvoyé au 15 avril 2019 pour la continuation des débats et d’éventuelles confrontations entre les parties.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Panique autour de la vaccination antiparasitaire : les précisions du ministère de la santé

19 mars 2019 à 9 09 51 03513

Comme annoncé précédemment, une panique s’est emparée de plusieurs localités de la Guinée hier, lundi 18 mars 2019. De nombreux écoliers ont vomi et certains même ont perdu connaissance après avoir pris des comprimés distribués par le ministère de la santé dans le cadre d’une campagne de vaccination antiparasitaire. Le département est sorti donc pour apporter des explications à cette situation, assurant qu’il n’y a rien de grave, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Dr Timothée Guilavogui, directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie au ministère de la santé, est passé à la télévision nationale pour expliquer les effets de ces produits antiparasitaires sur les enfants. Selon lui, ces effets n’ont rien de grave. « Je voudrais vous dire que ce n’est pas la première fois de distribuer ces médicaments dans beaucoup de préfectures. Mais cette fois-ci, il y a eu beaucoup plus de panique.

C’est juste lié à la situation, sinon c’est un médicament qui est bien connu. On connaît bien ses effets indésirables. Peut-être, certains enfants n’ont pas mangé le matin avant de prendre le médicament alors que, c’est conseillé de manger très bien avant d’avaler ces comprimés qui luttent contre la mansoni », a-t-il dit, rappelant que ce programme de vaccination se tient depuis plus de 15 ans en Guinée.

Pour ce responsable du ministère de la santé, contrairement à ce que les gens pensent, les vomissements provoqués par ces produits sont plutôt positifs. « Le vomissement est le premier signe en cas de malaise surtout lorsque l’enfant n’a pas suffisamment mangé. Et ces vomissements, bien que ce soit un signe croisé, ont dû faire aussi d’effets bénéfiques parce qu’on vient de nous apprendre qu’à Fria, il y a des enfants qui ont expulsé des parasites.

C’est pour vous dire qu’en dehors de la mansoni, nos enfants sont parasités, et ces traitements de masse sont faits justement pour débarrasser les enfants des parasites », souligne directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie.

Mais, Dr Timothée Guilavogui annonce malgré tout, la suspension de la campagne. « Nous avons suspendu la campagne, et c’est tout à fait normal parce qu’il y a de la panique autour des effets indésirables. Donc, nous avons suspendu jusqu’à ce que nous ayons toutes les informations par rapport à cette panique », a-t-il indiqué.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Conakry : une douanière jugée pour trafic international de cocaïne

19 mars 2019 à 8 08 16 03163

Madame Kadiatou Touré a comparu ce lundi, 18 mars 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Cette douanière, âgée d’une trentaine d’années, mariée et mère d’un enfant est poursuivie pour « trafic international de drogue », portant sur de la Cocaïne. À l’ouverture de son procès, l’accusée a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Vêtue d’une légère robe de couleur cendre et teintée de noir, madame Kadiatou Touré est apparue, visiblement, très faible. Au cours de son audition à la barre, cette douanière a d’ailleurs demandé une chaise pour s’asseoir. «Je suis malade. Est-ce que je peux avoir une chaise pour m’asseoir ?», a-t-elle demandé quelques minutes après avoir commencé de déposer.

Une demande à laquelle le tribunal a accédé, pour la bonne continuation des débats.

Dans cette affaire, il est reproché à Madame Kadiatou Touré d’avoir dissimulé de la cocaïne dans des habits qu’elle voulait expédier à Hong Kong. «La cocaïne était dissimulée dans des boutons cousus avec du tissu Wax», a précisé le ministère public.

Une chose que l’accusée n’a pas niée. Mais, pour sa décharge, madame Kadiatou Touré a indiqué que les habits ne l’appartenaient pas. «C’est à Dakar (au Sénégal) que j’ai rencontré une femme qui s’appelle Makissa Camara. C’est une guinéenne, mais elle réside là-bas. Tout comme moi, elle vend des habits. On a un peu échangé. Je lui ai dit que moi, j’envoie certains de mes habits en Europe. Je lui ai aussi dit que je suis douanière…

J’ai acheté mes habits et je suis revenue en Guinée. Ensuite, Makissa aussi est venue avec des habits. Quand elle est arrivée à Conakry, elle m’a appelée au téléphone. Elle m’a dit de l’aider à envoyer ses habits (32 complets) à Hong Kong. Je lui ai alors dit de venir me trouver à mon lieu de travail, en ville… Nous sommes allées ensemble à l’agence. Quand les habits ont été pesés, Makissa n’avait pas l’argent nécessaire pour payer les frais d’expédition de son colis. Elle n’avait que 4.500.000 GNF.

On a divisé le colis en deux. Les agents expéditeurs ont pris le nombre de kilogrammes d’habits qui équivaut aux 4.500.000 GNF et Makissa m’a confiée le reste des habits », a expliqué madame Kadiatou Touré, tout en précisant que c’est près d’un mois après cette opération qu’elle a été informée que de la drogue a été retrouvée dans le colis qu’elle a laissé à l’agence.

«Le colis a été enregistré au nom de qui ? », demande le tribunal. Et, l’accusée de répondre: «C’est mon adresse qu’on a laissée là-bas. Mais, c’était pour aider Makissa. Comme je suis douanière et avec mes relations, je ne paie pas le même montant que les simples citoyens. Moi, je bénéficie souvent d’un rabais au niveau des frais d’expédition».

«Comment avez-vous appris que de la drogue a été retrouvée dans votre colis ?», a demandé à nouveau le juge Aboubacar Mafering Camara.
«Ce sont mes amis qui m’ont appelé pour me dire que je suis activement recherchée par le service de Thiégboro Camara(le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé), qui a même publié mes photos sur les réseaux sociaux.

Ils m’ont dit que c’est pour une affaire de drogue. Cela m’a beaucoup surpris. Mais, j’ai quand-même décidé de me rendre pour savoir ce qui se passe. Je me suis rendue au commandant de mon unité. Et, ce dernier m’a conduit au service de Thiégboro. Arrivée là-bas, les gendarmes m’ont dit que c’est de la cocaïne qui a été retrouvée dans mes habits que j’ai laissés à l’agence.

J’ai répondu que ces habits appartiennent à Makissa qui se trouve à Dakar. Je leur ai même donné le numéro de téléphone de Makissa. Ils ont appelée, ça a sonné, mais elle a refusé de décrocher le téléphone», a expliqué madame Kadiatou Touré tout en précisant qu’elle avait appelé Makissa Camara avant de se rendre aux services spéciaux de la lutte contre la drogue et le crime organisé.

«Je l’ai appelée pour lui dire que son colis m’a créé des problèmes. Mais, dès que je lui ai dit que de la drogue a été retrouvée dans ses habits, elle a raccroché le téléphone», a-t-elle ajouté.

Pour le ministère public (qui a passé son temps à charger l’accusée), le colis contenant de la drogue était destiné à un certain Michel James qui se trouve à Hong Kong. Et, soutient le procureur Alphadio Barry, «madame Kadiatou Touré a pris assez de risques pour Makissa Camara».

Cependant, le procureur audiencier a déploré le fait que le service de Thiégboro Camara, ainsi que le magistrat qui a instruit ce dossier, n’ont pas fourni les efforts nécessaires pour mettre la main sur MaKissa Camara.
«En ma qualité de ministère public, je dis que ce dossier devait être plus approfondi », a-t-il dit.

De son côté, l’avocat de la défense s’est contenté de démontrer l’innocence de sa cliente dans cette affaire. «L’élément matériel (la cocaïne) sur lequel s’appuie le ministère public existe bien dans cette affaire. Mais ce qui est aussi évident, c’est l’ignorance de l’accusée de l’existence de la drogue avant sa découverte.

Parce que ma cliente est allée jusqu’à proposer à Makissa de vendre le reste de ses habits ici, en Guinée. Car, c’était à l’approche de la fête de Tabaski. Après s’être rendue, c’est ma cliente qui a aussi dit aux gendarmes de venir chez elle pour voir les habits que Makissa lui avait confié », a récapitulé Me Alseny Sylla après avoir interrogé sa cliente à la barre.

Finalement, l’affaire a été renvoyée au 1er avril prochain pour la suite des débats.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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