Algérie : Bouteflika annonce qu’il ne va pas briguer un cinquième mandat

11 mars 2019 à 20 08 45 03453

Dans une lettre adressée aux Algériens, le président annonce aussi le report de l’élection présidentielle, qui était prévue le 18 avril.

Abdelaziz Bouteflika renonce. Le président algérien a annoncé, lundi 11 mars, sa décision de ne pas briguer un cinquième mandat, après plus de deux semaines d’une large mobilisation populaire, partout dans le pays, visant à demander son départ et un renouvellement de la classe politique.

« Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi », déclare notamment Abdelaziz Bouteflika dans un message à la nation publié par l’agence officielle APS, « mon état de santé et mon âge ne m’assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l’assise des fondations d’une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux. »

Conférence nationale

Dans ce courrier, il fait également savoir que le scrutin qui était prévu le 18 avril est reporté, sans qu’une nouvelle date pour l’élection présidentielle soit précisée. La présidentielle aura lieu « dans le prolongement » d’une conférence nationale chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici à la fin de l’année 2019, précise-t-il.

En s’engageant dans ce texte « à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu », M. Bouteflika indique implicitement qu’il restera chef de l’Etat à l’expiration de son mandat, le 28 avril 2019. Dans la foulée de cette annonce, le premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présenté sa démission. Il a été remplacé quelques minutes après par le ministre de l’intérieur, Noureddine Bedoui.

« Ni Bouteflika, ni Saïd »

Depuis plus de deux semaines, M. Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, fait face à des manifestations rassemblant plusieurs centaines de milliers d’Algériens à travers tout le pays. La mobilisation a commencé le 22 février quelques jours après que le président a annoncé son intention de briguer un cinquième mandat.

Plusieurs milliers de personnes, répondant à des appels lancés par des anonymes sur les réseaux sociaux, manifestent alors dans plusieurs villes. « Pas de 5e mandat », « Ni Bouteflika, ni Saïd » (frère du président, souvent perçu comme son successeur potentiel), scandent les protestataires à Alger, où les manifestations sont interdites depuis 2001. Puis dans les jours qui suivent la mobilisation prend de plus en plus d’ampleur mais M. Bouteflika reste silencieux. Il n’a plus pris la parole depuis son AVC en 2013.

Malgré ces manifestations, la candidature du président sortant à l’élection présidentielle est déposée début mars au Conseil constitutionnel par son directeur de campagne, Abdelghani Zaalane. M. Bouteflika se trouve alors à Genève, où il est hospitalisé.

Quelques jours plus tard, et alors que les manifestations ne faiblissent pas, le président, dans un message écrit, met en garde contre les ennemis « insidieux » et ceux « qui conspirent » contre l’Algérie et veulent semer « le chaos ». Il rentrera finalement de Genève le dimanche 10 mars, la veille de son renoncement à briguer un cinquième mandat.

Source : Le Monde

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Kiridi Bangoura a-t-il détourné 11 milliards ? Le journaliste Kalla Conté s’explique devant le TPI de Mafanco

11 mars 2019 à 20 08 33 03333

Le journaliste Almamy Kalla Conté a comparu ce lundi, 11 mars 2019, devant le Tribunal correctionnel de Mafanco. Il est poursuivi par Naby Youssouf Kiridi Bangoura pour un article de presse dans lequel il aurait accusé le ministre secrétaire général à la présidence de la République d’avoir détourné un montant de 11 milliards de francs guinéens. Le prévenu a plaidé non coupable, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’article en question a pour titre: « Quand un détournement de 11 milliards colle à la peau de Kiridi Bangoura ». Il traite d’une affaire de détournement d’un montant de 11 milliards de francs dont a été accusé le ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la présidence, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, lors de son passage au ministère de l’Agriculture en tant que ministre par intérim.

Almamy Kalla Conté, administrateur du site d’informations Guineelive.com et auteur de l’article, a comparu devant la juge, Djénabou Donghol Diallo, pour répondre des accusations de diffamation par voie de presse qui pèsent à son encontre.

A la barre, le prévenu a reconnu être l’auteur du titre de l’article. Mais, il dit avoir fait simplement un compte-rendu dans les règles de l’art. « J’ai fait le compte rendu de la conférence de presse. J’ai rapporté ce qui a été dit au cours de cette conférence. Ce n’est pas le résultat d’une enquête que j’ai faite. Donc, nulle part, je n’ai fait mention que Kiridi a détourné ce montant. Je n’ai fait que rapporter les propos des journalistes qui ont posé des questions au cours de cette conférence », a expliqué notre confrère.

Par ailleurs, Kalla Conté soutient n’avoir jamais été poursuivi pour diffamation alors qu’il exerce le métier de journaliste depuis 2003. « Je n’ai jamais diffamé quelqu’un. Ce jour, je n’ai même pas posé de questions. Je n’ai pas fait des enquêtes ou des investigations autour de ce montant. C’est pourquoi, je n’ai fais que relater les faits de cette conférence », a-t-il ajouté.

En outre, le prévenu a laissé entendre que lorsqu’il a publié l’article, le conseiller en communication du ministre, en l’occurrence Cheik Tidiane Diallo, l’a appelé pour lui dire que ce marché de 11 milliards de francs guinéens a été audité et que le ministre Kiridi a été blanchi. « Je lui ai demandé d’envoyer le rapport pour faire un droit de réponse. Il l’ a envoyé et je l’ai publié sur le site. Mais, entretemps, il y a eu assez de conversations entre nous et finalement, il a porté plainte ».

Les avocats de la défense ont dénoncé un procès d’intention à la sortie de l’audience. Selon maitre Salifou Béavogui, « c’est un dossier d’intention, monté de toutes pièces. Il n’est pas l’auteur de l’information portant sur les 11 milliards. C’est un procès d’intention, un procès déguisé. En réalité, son principal adversaire dans cette affaire, c’est Cheik Tidiane Diallo.

Donc, nous veillerons sur ses droits jusqu’à la fin du procès. Aujourd’hui, je suis amertumé, j’ai le cœur très serré qu’il se retrouve à la barre pour des faits dont-il ne s’est pas rendu coupable… Un procès contre un journaliste, c’est vraiment une atteinte à la démocratie ».

De l’autre côté, les avocats de la partie civile, par la voix de maitre Ousmane Simakan, ont laissé entendre que le journaliste a bien parlé de détournement à l’encontre de Kiridi Bangoura. « Le titre même est révélateur. Le journaliste utilise la figure de style pour dire que non, il n’a pas dit que le ministre a détourné. Pourtant, lorsqu’il dit qu’une affaire de 11 milliards colle à la peau du ministre Kiridi, cela veut dire quoi ? Donc, ce genre de comportement doit prendre fin », a martelé l’avocat.

L’affaire a été renvoyée au 18 mars 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Viol sur mineure à Kankan : 20 ans de prison requis contre les accusés

11 mars 2019 à 19 07 19 03193

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kankan. Parmi les nombreux dossiers inscrits au rôle du ce lundi, 11 mars 2019, figurait le viol collectif sur une mineure en septembre dernier. Les trois accusés, dont un militaire, ont répondu de leurs actes devant le juge. Le procureur a requis contre eux une peine de 20 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au banc des accusés on retrouve Daye Chérif, Mamady Kanté et le sergent chef Sékou Traoré, en service à la troisième région militaire de Kankan.

Selon nos informations, les faits remontent au 16 septembre 2018. Ce jour-là, les trois accusés sont sortis en patrouille dans la commune urbaine de Kankan. Aux environs de 21 heures, ils sont venus trouver la victime, âgée de 17 ans, en compagnie de son petit ami. Pris de peur, le jeune homme a pris la fuite, laissant la victime avec les trois accusés.

Aussitôt, les trois individus vont appréhender la victime, en faisant semblant de l’envoyer au camp militaire. Finalement, les trois compagnons d’infortune vont se réfugier dans un bâtiment en chantier où ils auraient violé la jeune fille à tour de rôle.

Le lendemain matin, c’est le nommé Daye Chérif qui va se charger de déposer la victime au quartier. Il sera aussitôt mis aux arrêts. Puis, Daye Chérif va dénoncer ses présumés complices. Ils seront à leur tour mis aux arrêts.

Pour l’audience de ce lundi 11 mars 2019, Daye Chérif et le sergent Sékou Traoré ont reconnu les faits de viol pour lesquels ils sont poursuivis. Quant à Mamady Kanté, le troisième accusé, il a catégoriquement nié les faits. Selon lui, il n’a jamais violé la fille, même s’il a participé à la mission.

Dans ses réquisitions, le Ministère Public va demander au tribunal de retenir les accusés dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, le procureur va requérir une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour chacun des trois accusés.

Dans ses plaidoiries, la défense a voulu faire savoir au tribunal que la victime n’était pas mineure, soutenant que c’est un faux acte de naissance qui a été produit, un acte monté de toutes pièces. En outre, la défense va solliciter des circonstances atténuantes pour Daye Chérif et le sergent, Sékou Traoré. Puis, elle va demander l’acquittement de Mamady Kanté qui a toujours nié avoir participé au viol.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 mars prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Conakry : deux véhicules calcinés tout près du dépôt de carburant de Coronthie

11 mars 2019 à 18 06 59 03593

On a failli assister au pire ce lundi, 11 mars 2019 à Conakry. Deux voitures personnelles ont pris feu non loin du dépôt des hydrocarbures situé au quartier Coronthie, dans la commune de Kaloum. Les deux véhicules ont été complètement calcinés mais il n’y a heureusement pas eu d’autres dégâts, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans l’après-midi de ce lundi, 11 mars 2019 que cet incendie a éclaté à côté du dépôt central de carburant de Coronthie. Une voiture personnelle a pris feu tout près de l’endroit où sont stationnés des camions citernes de la Société Guinéenne des Pétroles (SGP). Puis, un autre véhicule a pris feu au même endroit.

Immédiatement, les services de la SGP et les sapeurs-pompiers sont intervenus. Même si les deux véhicules touchés ont été complètement calcinés, ils ont réussi à maîtriser le feu pour éviter qu’il n’atteigne les citernes et le dépôt de carburant.

Selon nos informations, les véhicules incendiés contenaient des bidons d’essence, dont les propriétaires étaient en train de trafiquer. Mais, ces propriétaires n’ont pas été identifiés, puisqu’ils ne se sont pas présentés après l’incendie.

Les incendies sont devenus récurrents au niveau du dépôt de carburant de Coronthie. Le cas le plus grave est survenu en novembre 2017. Le feu s’était déclaré dans un dépôt clandestin situé dans une cour contiguë au dépôt de la SGP, faisant quatre morts et plus de 10 blessés.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Journée de l’OMVS : l’événement célébré avec satisfaction à Conakry

11 mars 2019 à 17 05 08 03083

La cellule nationale de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), en partenariat avec le gouvernement guinéen, a célébré ce lundi, 11 mars 2019, la 2ème édition de la journée de l’OMVS. Cette cérémonie, tenue au palais du peuple de Conakry, coïncide avec le 47ème anniversaire de la création de l’organisation. Elle a été mise à profit par les acteurs de l’eau, experts, partenaires et dirigeants de l’OMVS pour parler des acquis et des perspectives de l’organisation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Moundjour Cherif, directeur de cabinet du gouvernorat de Conakry, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur Conakry pour abriter cette rencontre. « Monsieur et mesdames, pour le présent évènement, nous disons que c’est bien la Guinée qui est la première concernée. La Guinée, dénommée autre fois Rivières du Sud en raison du nombre de fleuves et de cours d’eaux qui l’arrosent ; oui, c’est bien la Guinée, château d’eau de l’Afrique Occidentale.

A la vérité, l’histoire est têtue et nul ne saurait la taire. C’est pourquoi aujourd’hui, qui parle de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (l’OMVS), parlera pour rappel de l’Organisation des Etats Riverains du Fleuve Sénégal (OERS). Mesdames et monsieur, merci d’avoir offert à la Guinée l’opportunité de vivre une facette glorieuse de sa propre histoire ».

De son côté, Hamed Diane Semega, Haut-commissaire de l’OMVS, a exprimé sa gratitude aux pères fondateurs de cette organisation sous régional. « Je ne vous apprends rien, vous savez que la gestion de l’eau à l’échelle du bassin n’est pas initiée généralement en Afrique pour la première fois. Mais, c’est plutôt en Europe, en France où il y a six agences du bassin.

Le long des fleuves, c’est la seule expérience, le domaine dans lequel l’Afrique se classe première, c’est vraiment l’expérience acquise à l’échelle de l’OMVS, l’OMVG. C’est une institution qui est créée et qui gère l’ensemble du bassin fluvial, de sa source jusqu’à son embouchure, au compte des Etats membres. C’est une première. En Europe, ça n’existe pas. Donc, c’est une expérience inédite qui doit être soutenue », dit-il.

Par ailleurs, le Haut-commissaire de l’OMVS a dit que sa création il y a 47 ans, l’OMVS a enregistré des progrès considérables. « Nous savons aussi que depuis les années 1986 jusqu’en 2000, l’OMVS a réalisé d’excellents résultats qui ont renforcé l’intégration africaine, qui ont stabilisé nos Etats et qui ont apaisé la vie, notamment le barrage de Manantali, le barrage de Diama, et la ligne électrique qui relie les trois autres pays.

L’expérience qu’il faut surtout retenir, c’est le statut d’ouvrage commun. L’ouvrage se trouvera sur le territoire d’un autre pays, mais il est la propriété des quatre pays riverains. C’est une expérience inédite et c’est extrêmement important dans l’intégration africaine », a fait remarquer monsieur Semega.

Le ministre guinéen de l’énergie et de l’hydraulique, Cheick Taliby Sylla, président du conseil des ministres de l’OMVS, a pour sa part dit que la célébration de cette journée de la création de l’OMVS est pour le peuple de Guinée un motif de satisfaction. « L’OMVS a été créée par la volonté des premiers dirigeants de nos Etats respectifs. Sa mission et son indépendance dans l’accomplissement de celle-ci lui ont été conférées par les citoyens de l’espace sur une base multinationale. Force est de constater que l’OMVS reste fidèle à sa mission. Parce qu’elle est fidèle à la volonté des Etats membres. (…)

L’OMVS est une illustration remarquable de la lucidité des fondateurs. L’édifice institutionnel est solide et a prouvé son efficacité pour atteindre les résultats remarquables que nous connaissons aujourd’hui. Ce 47ème anniversaire constitue une courte période comparée à la durée de l’évolution historique de nos peuples, fruit d’un effort constant. Mais, cette période relativement courte est riche de succès. Ses acquis nous incitent à la célébration, à la réflexion et aussi à la poursuite résolue de nos efforts pour l’avenir », a dit Cheikh Taliby Sylla.

Abondant dans le même sens, Niankoye Lamah, ministre d’Etat à la Santé, représentant du Premier ministre à cette cérémonie, a dit la joie du gouvernement et du peuple de Guinée de la tenue à Conakry de cette cérémonie. « Le retour de notre pays dans l’OMVS, en mars 2006, est aujourd’hui largement justifié au regard des résultats issus de la mise en valeur des projets régionaux, dont le plus important reste le Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et du Développement (PGIRE).

Faut-t-il le rappeler, le PGIRE est un programme de développement multisectoriel qui a pour objectif multiple, le renforcement de l’intégration régionale des quatre pays riverains du fleuve et l’amélioration des conditions de vie des populations. (…) La mise en œuvre de la première phase du PEGIRE a abouti à des réalisations prépondérantes dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la lutte contre les maladies hydriques dans les zones d’intervention du projet », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Faranah : un chercheur expérimente les effets de l’urine humaine sur la culture de la Pastèque

11 mars 2019 à 16 04 00 03003

Dans le cadre de la promotion des engrais organiques, un enseignant chercheur à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah, a fait des recherches sur l’effet de l’urine humaine sur la pastèque au district de Yatia, à 25 km de la commune urbaine. Bandjou Samoura a partagé les résultats de sa recherche, hier dimanche, 10 mars 2019, avec les étudiants, les enseignants chercheurs et les groupements des femmes maraîchères de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans son intervention, l’enseignant chercheur, Bandjou Samoura est revenu en détails sur ses motivations. « Ce travail, on l’a initié dans le cadre des recherches. C’est d’utiliser l’urine humaine sur la culture de la pastèque, donc valoriser l’utilisation des engrais organiques, parce que les engrais minéraux qu’on utilise, généralement, les sources son méconnues.

Donc, il faut d’abord chercher à valoriser les engrais organiques qui augmentent le rendement des cultures, et surtout le maraîchage généralement, il faut faire la pulvérisation foliaire (les feuilles, ndlr), donc l’épandage localisé. C’est ainsi qu’on a préféré de choisir l’urine, puisque l’urine est un engrais qui renferme tout les éléments nutritifs nécessaires à la croissance et au bon développement de la plante.

Vouloir utiliser ça sur la culture de pastèque, si ça donne un bon rendement, là les producteurs vont adopter la technique, et si la technique serait adopté, ça diminue l’achat des engrais minéraux parce qu’on sait qu’elles ont des inconvénients, tandis que les engrais organiques stimulent l’activité biologique, accroissent l’humus du sol, favorise la capacité de rétention en eau. Alors que les engrais minéraux apportent seulement les éléments nutritifs à la plante, mais n’améliorent pas les propriétés physiques, et biologiques du sol », a expliqué le scientifique.

Par ailleurs, monsieur Samoura, a expliqué comment il compte s’y prendre dans l’utilisation de l’urine comme engrais dans la culture de la pastèque. « On a envisagé d’utiliser l’urine en trois fractions : la première, c’était le quinzième jour après les semis ; la deuxième, au trentième jour ; et la troisième fraction, au quarante cinquième jour. On observe l’évolution de la culture après la récolte, on évalue le rendement.

Mais, il faut faire la pratique de l’activité avec les producteurs (les différents groupements des femmes et les étudiants). C’est eux qui démultiplient la technique. Nul ne sert de faire la recherche si la technique n’est pas démultipliée. Faire des recherches et garder les résultats dans le tiroir n’a pas de sens. La meilleure façon, il faut associer les producteurs. Si la technique est bonne, ils vont l’adopter et diffuser », a fait savoir Bandjou Samoura.

Parlant de son état d’esprit après ce travail de recherche, Bandjou Samoura a dit que « pour le moment, je suis satisfait à moitié, parce que l’appréciation est donnée par les différents groupements. Ils ont vu, au fur et à mesure qu’on utilise l’urine, la croissance et le bon développement de la culture est là. Ils ont observé ça. Donc, pour finaliser, on attend après la récolte on va évaluer les paramètres ensemble ».

Mamah Samoura, membre du groupement des femmes maraîchères de Sagbaya, dans la commune urbaine de Faranah, s’est réjoui de cette nouvelle technique. « Nous avons un groupement qui évolue sur le terrain. On est contentes de connaitre l’utilisation de l’urine humaine sur la culture. Les engrais qui viennent (engrais chimiques, ndlr), on a du mal à connaître encore son utilisation.

Mais l’urine, c’est nous même qui produisons, c’est ce que ils nous ont expliqué aujourd’hui. On ne connaissait pas cette méthode. Il ya tous les éléments nutritifs dans l’urine pour la culture. Le savoir ne fini pas. On est très contente de cette nouvelle technique et nous allons l’appliquer », a promis la bonne femme.

De son côté, Hawa Keïta, du groupement Sabougnouma de Yatia, a remercié l’enseignant chercheur pour cette contribution. « Nous avons choisi ce travail de maraîchage pour subvenir à nos besoins. On est content aujourd’hui de nous mettre sur le chemin. On ne savait pas qu’ont peut utiliser l’urine humaine comme engrais. On a compris ça grâce à Bandjou Samoura. Donc, on le remercie sincèrement », a-t-elle lancé.

Pour sa part, Célie Françoise Sagno, étudiante en licence 2, département Agriculture, a dit les raisons de sa présence à cette rencontre. « Je suis là pour m’enquérir de la réalité des recherches concernant l’application de l’urine humaine sur la culture de la pastèque à Yatia. J’ai pu acquérir beaucoup de connaissances parce que, sincèrement, je n’avais pas des idées sur ça. C’est ma toute première fois et ça m’a apporté beaucoup de choses…

Vraiment, j’appelle l’Etat à soutenir moralement et financièrement ce travail de recherche parce que j’ai vu qu’il y a plein des plaines agricoles ici en Guinée. Il suffit juste de se donner à fond pour pouvoir tirer du potentiel là-dedans. Je crois que l’Etat doit venir en aide, parce qu’en Guinée les 90 % s’adonnent à l’agriculture.

Mais, on ne voit que des potentialités, aucun rendement. Je crois qu’avec l’expérimentation agricole nous tous, étudiants et enseignants chercheurs, nous allons venir en aide auprès de ces communautés afin qu’elles puissent pratiquer ces expériences. Des choses qui vont nous aider à l’avenir », a dit l’étudiante.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Ministère du Plan : Mama Kanny fait le bilan de sa gestion et annonce des perspectives

11 mars 2019 à 15 03 20 03203

Comme ses prédécesseurs, la ministre du Plan et du Développement Economique, Hadja Mama Kanny Diallo, était en conférence de presse ce lundi, 11 mars 2019, pour faire le bilan de sa gestion et annoncer les perspectives pour l’année en cours. C’était en présence de certains de ses collègues tels que, Moustapha Naïté, Rachid N’Diaye, Amara Somparé et Damantang Albert Camara, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son introduction, Hadja Mama Kanny Diallo a fait une rétrospective sur la situation politique de la Guinée avant l’arrivée du Président Alpha Condé au pouvoir, notamment sur la transition militaire de 2008 ayant entraîné à la fois la suspension de la plupart des programmes de coopération avec les partenaires techniques et financiers mais aussi les sanctions politiques après les évènements du 28 septembre 2009.

« En 2009, le taux de croissance du PIB était négatif (-1,1%) ; le revenu par tête d’habitant était en net recul (-3,4%) ; la pauvreté s’est aggravée touchant 3 guinéens sur 5 et les réserves de change s’étaient amenuisées, représentant environ un mois d’importations », rappelle la ministre.

L’autre aspect qui posait problème pendant cette période était, dit-elle, la dualité institutionnelle en matière de gestion du développement. « En matière de planification du développement, il y avait d’un côté, le secrétariat permanent de la stratégie de réduction de la pauvreté relevant du ministère de l’Economique et des Finances, et de l’autre, la Direction nationale du plan et de la prospective, sous la tutelle du ministère du Plan.

De même qu’en matière d’investissements publics où il y avait deux directions nationales : la Direction nationale de la programmation des investissements publics, sous le contrôle du ministère du Plan, et la Direction nationale des investissements évoluant sous la gestion du ministère de l’Economie et des Finances », relève Hadja Mama Kanny Diallo.

Revenant sur les différentes réalisations allant la période 2016 à nos jours, la ministre du Plan et du Développement Economique a d’abord rappelé le contenu de sa lettre de mission qui, selon elle, précise ses attributions. C’est notamment la gestion du développement incluant la production statistique, la planification du développement, la programmation des investissements publics, le développement économique, ainsi que le suivi et l’évaluation des politiques publiques.

« Parmi nos réalisations, nous avons l’amélioration de la gouvernance et de la production statistique ; le renouveau de la planification du développement ; l’organisation de la réunion du groupe consultatif ; la mobilisation accrue des ressources ; l’inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté ».

Au chapitre des perspectives, Hadja Mama Kanny Diallo a annoncé que pour cette année 2019, son ambition est d’accélérer le rythme de la mise en œuvre du PNDES (Programme National de Développement Economique et Social). « L’accent sera particulièrement mis sur : la mise en place et le fonctionnement du Dispositif Institutionnel de Suivi et d’Evaluation du PNDES (DISE) ; la poursuite de la concrétisation des engagements financiers de Paris ;

L’opérationnalisation de la plateforme de gestion des investissements ; la formulation du programme NAFA ; le démarrage du Programme National de Renforcement des Capacités (PNRC) ; la promotion de la planification régionale et de l’aménagement du territoire ainsi que la rédaction d’un manuel de référence pour la gestion du développement en Guinée », rassure le ministre.


Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Horoya-Orlando Pirates : les tickets en vente à partir de mercredi (Communiqué)

11 mars 2019 à 13 01 48 03483

A L’OCCASION DU MATCH RETOUR COMPTANT POUR LES MATCHES DE GROUPE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TOTAL CAF 2018/2019, LE HOROYA ATHLETIC CLUB INFORME SES SUPPORTERS, LE PUBLIC DE GUINEE, AINSI QUE LES PASSIONNES DU FOOTBALL, QUE LES TICKETS DU MATCH L’OPPOSANT A ORLANDO PIRATES LE SAMEDI 16 MARS A 16 HEURES AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, SERONT VENDUS A PARTIR DU MERCREDI 13 MARS 2019, AU STADE DU 28 SEPTEMBRE.

NOUS INFORMONS LES SUPPORTERS ET LES PASSIONNES DU FOOTBALL QUE POUR SOUTENIR LE HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY, CHACUN DEVRA ACHETER SON BRACELET, CAR L’ENTRÉE DU STADE NE SERA PAS GRATUITE.

LES GRADINS SONT VENDUES À 2.000 GNF
LES SECTEURS 1 – 2 – 3 ET 7 – 8 – 9 SONT VENDUS 10.000 GNF
LES SECTEURS 4 – 5 – 6 SONT VENDUS A 15.000 GNF

RENDEZ VOUS A PARTIR DU MERCREDI 13 MARS AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, ET PROCUREZ VOUS VOS ACCES A LA RENCONTRE.

HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY… ENSEMBLE POUR LA VICTOIRE !!!

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Le Patriarche de Siguiri se fâche : « nos parents qui gravitent autour du président sont des malhonnêtes »

11 mars 2019 à 13 01 26 03263

Après deux semaines passées à Conakry où il a rencontré le président de la République, le Patriarche de Siguiri est rentré dans sa ville, en colère. Le doyen des sages de Siguiri n’est pas en colère contre le chef de l’Etat, mais plutôt contre certains cadres de la Haute Guinée qui sont autour de lui. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier, dimanche 10 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le doyen Elhadj Dramane Magassouba est rentré de Conakry avec un sentiment de devoir accompli. Et, il a tenu à le partager avec les médias locaux dès son retour à Siguiri. « J’étais à Conakry pour rencontrer le président. Le but de mon voyage c’était de lui réconcilier avec trois de nos frères. Le président m’a respecté et il a accepté ce que je lui ai dit. Donc, mon objectif est atteint », a expliqué le Patriarche.

Cependant, le doyen des sages de Siguiri n’a pas du tout apprécié le comportement de certains cadres venus de la Haute Guinée, qui sont autour du président Alpha Condé. Elhadj Dramane Magassouba qualifie ces cadres de malhonnêtes et les accuse de tromper le chef de l’Etat.

« Je vous dis la vérité : nos frères qui gravitent autour du président sont des vauriens, ce sont des malhonnêtes. Ils ne s’aiment pas. Pendant quinze (15) jours, ils m’ont fait tourner en rond, impossible de m’aider à voir le président. Ce sont des malhonnêtes, des vauriens.

Il a fallu l’aide d’un jeune peulh qui réside ici à Siguiri. C’est lui qui a contacté monsieur Bah Ousmane (ministre conseiller à la présidence) pour le saisir de la situation. C’est grâce à Bah Ousmane que j’ai pu donc rencontrer Alpha. Alpha même n’a pas manqué de nous dire que tout ce qu’ils peuvent, c’est de rapporter les gens à son niveau. Ce sont eux qui trompent le président », a confié le Patriarche de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : un semi-marathon pour dénoncer l’excision

11 mars 2019 à 12 12 34 03343

Le Centre d’Ecoute de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de N’zérékoré a organisé un semi-marathon de sensibilisation et de vulgarisation des textes de loi dans le contexte de la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF). La cérémonie, organisée hier, dimanche 10 mars 2019, a eu pour départ le rond-point Dorota en passant par le Commissariat Central jusqu’à la place des Martyrs, rapporte le correspondant le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le semi-marathon de N’zérékoré a permis aux organisateurs de sensibiliser plus de 100 jeunes filles sur les conséquences des MGF. C’était en présence des chefs de quartiers, de la société civile ainsi que des services de sécurité.

Selon Sékouba Traoré, le responsable du CECOJE, « ce semi-marathon s’inscrit dans le cadre de la célébration, en différé, de la journée internationale, tolérance zéro contre les mutilations génitales. Notre pays, à l’instar des autres, a effectivement célébré cette journée.

Mais, pour le cas spécifique de N’Zérékoré et de Yomou, nous allons organiser une célébration en différé pour que 100 jeunes filles puissent participer à ce marathon de sensibilisation et de vulgarisation des textes de loi dans le contexte de lutte contre les mutilations génitales féminines ».

Prenant la parole, Niankoye Kolié, chef de quartier de Wessoua, au nom des collectivités, a remercié les organisateurs avant d’inviter les jeunes filles à dénoncer toute personne qui pratique les mutilations génitales féminines. « Nous remercions les initiateurs de ce programme. Nous sommes à leur disposition et nous sommes prêts à l’application des textes liés à ça.

Je remercie les marathoniennes d’avoir participé à ce marathon et je les invite à refuser l’excision et d’avoir le courage de dénoncer ou de porter plainte contre un père ou une mère qui vous va vous orienter vers l’excision », a lancé monsieur Kolié.

Classée première au marathon, Kadiatou Diallo, s’est réjouie de cette initiative et a promis de s’impliquer dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines. «Je suis fière d’être la première de cette activité, de ce marathon.

Je remercie les organisateurs. En plus, nous les jeunes filles, nous nous battrons pour mettre terme à cette pratique qui entrave notre santé en République de Guinée. A bas l’excision », a martelé la gagnante du marathon.

Au terme du semi-marathon, les responsables du CECOJE souhaitent que « les indicateurs liés à la prévalence des Mutilations Génitales Féminines soient revus à la baisse pour que notre pays, qui occupe le deuxième rang mondial, puisse être au rendez-vous des Objectifs du Développement Durable en 2030, que la Guinée puisse présenter des indicateurs satisfaisants… »

À noter que la journée a été clôturée par la remise des prix de fournitures scolaires aux différentes lauréates du semi-marathon et la présentation des sketchs.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Siguiri : la mairie se dote d’un budget de plus de 9 milliards pour l’année 2019

11 mars 2019 à 11 11 54 03543

La mairie de Siguiri a bouclé sa première session budgétaire. A l’issue des travaux, les conseillers communaux ont adopté à l’unanimité un budget de plus de 9 milliards de francs guinéens pour l’exercice 2019, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette première session budgétaire du nouveau conseil communal de Siguiri a duré trois jours. Elle a connu la participation des 41 conseillers communaux. Les élus ont planché sur le projet de budget pour l’exercice 2019 qu’ils ont finalement adopté à l’unanimité. « Les débats ont été très fructueux. Les 41 conseillers ont siégé durant les trois jours à la commune pour discuter sur le budget 2019 de la mairie.

Et, contrairement aux années précédentes, les conseillers ont jugé nécessaire de rehausser le budget de la commune pour l’exercice 2019. Ils ont adopté donc un budget qui s’élève à un montant de neuf milliards cent quatre-vingt-deux millions trois cent mille (9 182 000 300) francs guinéens », explique Almamy Tounkara, le secrétaire général de la commune de Siguiri.

L’administrateur qu’en plus de l’adoption du budget de la mairie, d’autres questions importantes ont été évoquées et des dispositions prises au cours de cette session. « Nous avons aussi débattu de beaucoup de sujets concernant le bon détournement de la commune tels les gaspillages inutiles du budget communal et nous avons mis en place 8 commissions pour le bon fonctionnement de la commune », a-t-il souligné.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Apprentissage du Coran : le CIFOD clôture sa session de formation des adultes intellectuels

11 mars 2019 à 11 11 12 03123

Le Centre Islamique de Formation et de Documentation (CIFOD) a clôturé hier dimanche, 10 mars 2019, sa sixième (6ème) édition de l’apprentissage du Coran par les adultes intellectuels. Une conférence-débat a été organisée à cet effet par les initiateurs de cette activité pour tirer les leçons et se projeter sur l’avenir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’objectif du CIFOD, en organisant cette activité, est de donner une seconde chance aux fidèles musulmans intellectuels qui n’ont pas pu apprendre le Coran en bas âge. C’est dans ce cadre que des formations de trois mois sont régulièrement organisées. Le coordinateur du CIFOD, Mamadou Nassirou Diallo, a dit que « nous leur donnons une seconde chance, avec une méthode pédagogique adaptée, c’est-à-dire différente de la méthode traditionnelle avec laquelle on apprend aux enfants le Coran dans le quartier.

On a une méthode pratique qui fait ses preuves, ses résultats en peu de temps. Pour un tout débutant, nous lui donnons la possibilité et lui disons avec confiance qu’au bout de trois mois, il peut lire le Coran, ouvrir le Coran au hasard et lire n’importe quelle partie de façon vraiment appréciable. Il a la possibilité d’approfondir et améliorer. La structure, après chaque trois mois, nous faisons des évaluations et une cérémonie de clôture pour observer un mois de pause avant de redémarrer ».

Pour sa part, Thierno Amadou Diallo, le conférencier du jour, a rappelé que le thème portait sur comment concilier l’éducation académique et l’éducation islamique. Il en a profité pour lancer un appel aux musulmans de concilier les deux éducations pour leurs enfants ou à défaut de choisir l’éducation islamique. « Nous exhortons les parents d’élèves de concilier les deux et de penser à avoir les deux formations ».

De son côté, Abdoul Rahimy Touré, bénéficiaire de cette formation de l’apprentissage du Coran, a dit toute sa joie. « Je trouve cette formation extraordinaire et j’avoue que j’ai eu la chance d’être en 6ème année, si on peut le dire ainsi, parce que je fais partie de la première promotion. En tant que musulman, la maitrise du Coran est indispensable. Ça permet un peu d’améliorer sa conduite, c’est une règle de morale et c’est quelque chose qui va intercéder pour nous-mêmes à l’au-delà.

Donc, ça veut dire que, ça nous permet de mieux vivre ici, respecter scrupuleusement les règles morales et traditionnelles. Ça permet aussi d’avoir un grand espoir après la mort, parce que c’est la seule chose qui va intercéder pour l’homme quand il meurt », a dit monsieur Touré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Insolite : une femme donne naissance à des triplés dans une clinique de Conakry

11 mars 2019 à 10 10 29 03293

Une femme, répondant au nom de Diallo Adama Iliassou, a donné naissance à trois bébés, tous vivants, hier dimanche, 10 mars 2019, aux environs de 7 h. La femme, originaire de Lélouma, a accouché de ces triplés dans la clinique Maimouna, située dans la commune de Ratoma, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La nouvelle a été confirmée par docteur Abdoul Karim Cissé, le médecin qui a suivi la grossesse et la maman des triplés. Interrogé sur ce phénomène, docteur Cissé confirme que c’est des triplés venus du troisième geste de la femme. « C’est une femme qui est à son troisième geste. Elle est venue nous consulter au troisième trimestre de sa grossesse pour connaître le sexe de son enfant. Mais, on a fait l’échographie, le résultat a mis en évidence une grossesse gémellaire à terme, sans dépister que c’étaient trois fœtus qui étaient là-dedans.

Je comprends, parce que c’étaient tous des présentations céphalées qui étaient en superposition. Quand on a découvert que c’étaient trois, on lui a dit d’aller à Donka faire la césarienne, et quand moi je l’ai reçue, j’ai dit que je peux la faire accoucher sans césarienne. Et, c’est ce qui a été fait. Et, à notre surprise, après le J2, on a vu le J3 qui se présentait. Ça été donc une découverte forte.

Cette femme a accouché de triplés monozygotes, c’est-à-dire d’une même cellule, tous des garçons. Le premier pèse 2, 600 kg ; le deuxième pèse 2, 300 kg ; et, le troisième pèse 2,250 kg. On a donc géré l’accouchement en observation. Pour le moment, ils sont là, tous des garçons. La maman et les enfants se portent tous à merveille. Nous mettons la femme en observation », a déclaré le médecin, Abdoul Karim Cissé.

Profitant de notre entretien, Docteur Cissé Abdoul Karim a invité les femmes à se faire suivre par un médecin et de refuser d’accoucher à la maison. Pour lui, il faut se rendre dans les centres hospitaliers pour éviter des complications. « Je demande à tout le monde de ne jamais accepter qu’une femme accouche à la maison. On n’a qu’à courir vite vers le centre de santé le plus proche. Si ce centre de santé ne peut pas gérer, il va vous orienter vers un lieu où on peut la gérer sans problème ».

Pour ce qui est de la madame Adama Iliassou Diallo, mère des triplés, le médecin demande l’aide de l’Etat et des bonnes volontés. « Je tiens à ce que l’autorité s’intéresse et nous contacte pour la prise en charge de ces enfants triplés qui sont tous des garçons pour être suivis par le département concerné, le ministère de l’action sociale ».

Adama Iliassou Diallo, la maman des triplés monozygotes, interrogée sur ce cadeau de Dieu, a exprimé sa joie tout en disant être bien portante. « Je suis très contente aujourd’hui de Dieu, qui est Le seul capable de donner ce genre de cadeaux à quelqu’un et qui a bien voulu m’offrir ces triplés. Je remercie infiniment Dieu, puisque les trois enfants et moi, nous nous portons tous bien. Je n’ai souffert de rien. Actuellement, je me porte bien », a laissé entende la bonne femme.

Quant à Elhadj Oury Diallo, petit frère du papa des triplés et représentant de la famille, il n’a pas caché sa satisfaction tout en lançant un SOS. « Le papa des triplés et moi, ainsi que toute la famille, nous remercions le Tout-puissant Allah et demandons au gouvernement et aux bonnes volontés de nous assister, chacun selon sa capacité. Je demande aux ONG de penser à la maman des triplés et de lui porter secours ».

Il faut rappeler qu’une autre femme guinéenne, Mahawa Soumah, avait donné naissance par césarienne à 5 enfants, dont une fille, au Maroc le 16 janvier 2017.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Boké : un jeune ouvre le feu et tue un enfant de 11 ans

11 mars 2019 à 9 09 33 03333

Le drame s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche, 11 mars 2019 au quartier Koffia dans la commune urbaine de Boké. Plusieurs jeunes étaient mobilisés pour participer à une danse traditionnelle « Faré Gnakhi » lorsqu’un jeune non identifié est venu ouvrir le feu sur les lieux, tuant un enfant de 11 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon nos informations, le tireur était venu régler ses comptes avec un jeune avec lequel il avait un antécédent. Mais, quand son adversaire s’est rendu compte qu’il était armé d’un pistolet de fabrication locale, il a pris la fuite. L’agresseur a immédiatement ouvert le feu et la balle a touché un enfant de 11 ans. Ce dernier a été conduit à l’hôpital où il a trouvé la mort.

« Je suis venu à l’hôpital avec mon chef de secteur pour vérifier si effectivement il est mort. Quand on est arrivé sur les lieux, l’infirmier de garde nous a dit qu’il a déjà rendu l’âme », témoigne le chef de quartier de Koffia, Alsény Soumah. L’autorité locale a informé la police qui a aussitôt ouvert une enquête sur le dossier.

« Le coup de feu a retenti dans les environs de 1h du matin, la victime est un enfant de 11 ans. Il s’appelle Ismaël Keïta, il fait la 4ème année à l’école primaire de Koffia, fils d’Ismaël et de Lucia Sampou. On a été informé par le chef de quartier et directement on a dépêché une équipe de policiers.

On a interpellé le couple, on est passé à l’audition et on a trouvé des pistes que nous sommes en train d’exploiter », a expliqué le commissaire central adjoint de la police de Boké, Oumar Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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Urgent : la résidence du préfet de Kindia ravagée par un incendie

11 mars 2019 à 7 07 01 03013

La résidence du préfet de Kindia, N’fansoumane Touré, a pris feu dans la soirée du dimanche, 10 mars 2019. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels sont enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 20 h que le feu s’est déclaré dans la résidence du préfet, situé à quelques pas de la place des Martyrs de Kindia, au centre ville. Selon nos informations, le préfet en personne a été victime de quelques brûlures pendant le drame. L’origine de l’incendie reste inconnue.

Après que les flammes se soient déclarées, de nombreux citoyens, les sapeurs pompiers et les services de sécurité ont essayé de circonscrire le feu. Leurs efforts seront sans succès. La résidence a été entièrement consumée. Du rez-de-chaussée à l’étage, les flammes ont tout dévoré. Les tôles et la toiture n’ont pas été épargnés.

Quelques véhicules stationnés dans la cour ont été sortis de la concession grâce aux concours des personnes de bonne volonté avec les agents de sécurité. Seule la voiture de service du préfet a été partiellement endommagée.

Le préfet, qui a eu des brûlures à certaines parties du corps, a reçu des soins vers 22h à l’hôpital régional de Kindia. Les autorités à tous les niveaux ont rallié la résidence et l’hôpital pour apporter leur compassion au préfet et sa famille.

A suivre !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628516796

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