Forécariah : de l’énergie solaire pour 140 foyers communautaires à Gbéréyiré

23 mars 2019 à 20 08 53 03533

Dans le cadre de l’électrification rurale, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla, a procédé ce samedi, 23 mars 2019, au lancement du courant solaire produit par la société LightBox Africa, dans la préfecture de Forécariah. L’évènement, organisé dans le district de Gbéréyiré Baffila, secteur Tafori, a réuni les responsables de la société LightBox Africa, les autorités préfectorales et communales, ainsi que les communautés villageoises, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Prenant la parole, Michel Cordahi, Directeur Général et fondateur de la société LightBox Africa, a expliqué qu’il s’agit d’un projet de stratégie nationale dans la mesure où les zones rurales sont dans le viseur prioritaire des autorités d’un point de vue développement et ancrage des populations dans leurs localités.

« Je pense que LightBox est un gros vecteur d’ancrage puisqu’en amenant la lumière, le courant électrique dans ces zones qui sont complètement déconnectées du réseau national, on amène un accès à l’éducation, à la formation, à la sécurité et à l’emploi parce que le but est de créer des emplois dans toutes ces localités », dit-il.

Pour sa part, Pierre Fares, chef de projet et fondateur de LigthBox, a fait comprendre qu’il s’agit d’un système de technologie Allemande de haute qualité. « Il a été bien choisi et bien sélectionné en se basant sur les données techniques et environnementales de la Guinée, en tenant compte des données solaires et des données climatiques. La batterie qui a été choisie est une batterie de technologie avancée qui s’adapte aux conditions climatiques difficiles. Elle a une durée de vie de 10 ans », a-t-il fait savoir.

Pour ce qui est du coût, Pierre Fares a annoncé que sa société a développé un système de paiement avec la société de téléphonie Orange Guinée. « Les populations peuvent payer à plusieurs reprises avec comme condition un petit paiement initial et un paiement mensuel sur 4 ans. Après cette phase, le système sera la propriété du client », ajoute l’ingénieur de la société.

A en croire Pierre Fares, il y a environ trois milles villages en Guinée qui sont non électrifiés et sa société entend se mettre à la disposition de l’Etat pour permettre l’électrification de ces villages dont Gbéréyiré représente le projet pilote.

De son côté, Cheick Taliby Sylla, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, indiqué que le lancement de ce projet s’inscrit dans la dynamique de l’électrification rurale dans notre pays. « 70% de nos populations vivent dans les zones rurales. Et qui parle de développement, parle de l’électricité. C’est pourquoi, nous avons approché la société LightBox pour nous aider à électrifier le plus vite que possible toutes les zones rurales où c’est possible pour donner de l’électricité aux populations (…)

« Nous sommes aujourd’hui en phase de migration énergétique. Le monde entier est en train de migrer vers l’électrification à la base des énergies renouvelables, notamment le solaire, l’éolien qui sont des énergies propres et qui ne polluent pas notre atmosphère », a-t-il dit.

Aux responsables de la société LightBox, le ministre Taliby Sylla recommande l’augmentation du soutien aux communautés. « Le social étant très important dans nos localités, LightBox doit aider les populations dans ce sens ».

Il faut rappeler que pour ce projet pilote, ce sont 140 foyers qui ont été connectés. Selon nos informations, le client déboursera 83.000 GNF par mois pour bénéficier de la lumière en continu.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Révision de la Constitution ? L’UFR dénonce « une malhonnêteté intellectuelle »

23 mars 2019 à 20 08 10 03103

La lancinante question d’une éventuelle révision de la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau préoccupe de nombreux partis politiques guinéens qui tirent à boulets rouges sur les promoteurs de cette idée. L’Union des Forces Républicaines, qui ne déroge pas à cette règle, a dit sa farouche opposition à toute idée de modification de la Constitution au profit d’Alpha Condé. L’annonce a été faite ce samedi, 23 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les débats sur le 3ème mandat s’accentuent dans les états-majors des partis politiques de l’opposition. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, l’UFR a mis en garde ceux qui sont favorables au troisième mandat pour le président Alpha Condé. Pour le secrétaire général de la jeunesse du parti dirigé par Sidya Tour, c’est le président élu en 2020 qui aura la charge de revoir la Constitution guinéenne.

Selon Aly Badra Koné, « ceux qui veulent d’un troisième mandat pour Alpha Condé changent aujourd’hui de système ou de style, en allant dans un autre sens. Ils demandent cette fois-ci la révision de la Constitution ou le changement carrément de la Constitution. Chose que nous qualifions de malhonnêteté intellectuelle pour beaucoup de raisons. La Constitution est claire sur un certain nombre de faits, notamment le mandat du Président qui ne doit pas être touché.

Nous sommes catégoriques sur un fait, nous ne voulons même pas de révision de la Constitution par Alpha Condé. À notre sens, ce n’est pas lui qui doit faire ça. Nous attendons qu’il ait les moyens d’organiser les élections législatives, qui devaient être organisées depuis deux mois avant aujourd’hui, mais aussi être capable d’organiser l’élection présidentielle en 2020.

C’est la seule chose que nous lui demandons. Maintenant, une autre élection qui va dans le sens de modifier la Constitution, nous attendons le nouveau Président qui sera là après 2020, qui s’occupera de cela, qui va faire de cela son premier projet de son mandat ».

L’autre question abordée au cours de cette rencontre politique, c’est les propos du président Alpha Condé, tenus hier vendredi à l’Université de Sonfonia. Le numéro un guinéen avait dit n’avoir pas peur de la contestation. Ahmed Tidiane Sylla, chargé de communication de l’UFR a mis en doute cette affirmation présidentielle. « Si le président Alpha Condé n’a pas peur des contestations, c’est bien. Le 28 septembre 2009, on a vu ceux qui étaient au stade.

Ceux qui n’avaient peur des contestations étaient là-bas et ceux qui avaient peur avaient fui, ils avaient pris l’avion bien avant. C’est pour dire que nous sommes au vingtième unième siècle, les gens n’ont plus peur. Vous avez vu ce qui s’est passé en Algérie, au Burkina,… Partout, la jeunesse est prête à barrer le chemin à toute velléité. Il n’est pas question aujourd’hui pour le peuple de réviser la Constitution », a martelé Tidiane Sylla.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Politique : Me Kabèlè Camara et Alpha Oumar Taran unis contre un 3ème mandat pour Alpha Condé

23 mars 2019 à 19 07 24 03243

Le président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), maître Abdoul Kabèlé Camara, poursuit sa tournée de prise de contact avec les leaders politiques de notre pays. La démarche vise à former une large coalition contre les velléités de modifier la Constitution au profit d’Alpha Condé. C’est dans ce cadre que maître Kabèlè a été reçu ce samedi, 23 mars 2019, à Conakry par Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR), a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Maître Abdoul Kabèlè Camara veut, à travers ses séries de prises de contact, former avec les autres leaders politiques de l’opposition, une grande coalition pour empêcher un troisième mandat pour Alpha Condé. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré Alpha Oumar Taran Diallo, président du parti ADR.

Selon l’ancien ministre délégué à la défense, « c’est une prise de contact fraternelle entre deux partis politiques qui sont en train de se faire un chemin sur le chantier politique guinéen, mais dans la plus grande compréhension, dans la plus grande fraternité. Demain, nous souhaitons une large coalition de tous les progressistes, mais aussi profiter de l’occasion pour lancer une alerte du danger qui guette aujourd’hui tous les guinéens, le danger que l’on peut appeler troisième mandat, qui se profile à l’horizon et qui est en train de venir.

Ce danger est gros comme une montagne et qui risque d’écraser tous les guinéens. Donc, nous devons tous nous lever pour bloquer ce danger, pour ne pas qu’il nous écrase, pour ne pas qu’il tombe sur nos têtes. L’alternance démocratique est une sève nourricière pour tous les partis politiques. Le troisième mandat est exclu de notre Constitution et en aucun cas ce point relatif à la durée et au nombre de mandat ne devra faire l’objet de révision.

Ils sont en train d’imaginer ce qu’ils qualifient d’une nouvelle Constitution avec, dans leur esprit, une nouvelle République. Cette démarche est inopportune, c’est une démarche purement et simplement opportuniste que nous devrions tous bloquer. Les jeunes, hommes et femmes, nous devons tous nous lever pour bloquer ce danger pour ne pas qu’il vienne écraser les guinéens », a laissé entendre maître Abdoul Kabèlè Camara.

En outre, le président du RGD pense que « cette alternance démocratique est une bonne chose pour tous les partis politiques, y compris le RPG Arc-en-ciel, qui a intérêt aussi qu’il y ait alternance en son sein. Donc, j’en appelle à la mobilisation de toutes les forces progressistes pour bloquer ce danger qui nous arrive. Il est visible, on le voit venir de loin. Si nous attendons qu’il s’approche de nous et qu’il nous écrase, alors tant pis pour la démocratie guinéenne », estime-t-il.

Pour sa part, Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau, soutient que la démarche de maître Abdoul Kabèlè Camara cadre avec les objectifs de son parti. « Notre engagement, c’est pour le respect des textes de la République. C’est ce qui a motivé la création de l’ADR. Nous nous battons pour que gouvernants et gouvernés respectent les textes de loi de notre pays. Donc, quiconque se bat pour faire respecter cela, trouve notre soutien », a indiqué Alpha Oumar Taran Diallo.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620213977/662730531

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Fodé Oussou à l’AG de l’UFDG: « ils ont voulu atteindre l’UFDG à travers Grenade »

23 mars 2019 à 18 06 41 03413

La condamnation de Boubacar Diallo, plus connu sous le nom de Grenade, à 10 ans de réclusion criminelle, passe toujours mal à l’UFDG. Les responsables du principal parti de l’opposition continuent de dénoncer cette décision du tribunal criminel de Dixinn. C’est le vice-président du parti, Dr Fodé Oussou Fofana, qui l’a réitéré ce samedi, 23 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale tenue à son siège, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le président de la séance, le gouvernement d’Alpha Condé voulait profiter de l’affaire Grenade pour atteindre l’UFDG. « Grenade est un enfant qui n’est même pas capable de tuer une mouche. C’est un enfant qui sent le lait maternel. Le gouvernement d’Alpha Condé voulait profiter de Grenade pour atteindre l’UFDG.

Grenade a été arrêté arbitrairement, maltraité, photographié à la gendarmerie. Vous avez vu l’ancien ministre de la communication (Rachid N’Diaye, ndlr) faire le tour du monde, aller présenter Grenade, comme si c’est Grenade qui était responsable de la mort des 103 jeunes enterrés au cimetière de Bambéto. C’est une honte pour la gouvernance d’Alpha Condé », a-t-il martelé.

Pour Dr Fodé Oussou Fofana, « le tort de Grenade, c’est parce qu’il s’est engagé à l’UFDG, il aime Cellou Dalein Diallo, il est en train de se battre pour que notre pays soit un pays juste. Ils ont voulu atteindre Cellou Dalein, ils ont voulu atteindre l’épouse de Cellou Dalein et les responsables de l’UFDG à travers Grenade. Mais, c’est une peine perdue. Parce que Grenade est un homme digne. Il a été torturé, ils ont tout fait, il est resté constant. Il a dit qu’il est innocent et il est innocent », a-t-il insisté.

Revenant sur la démolition des maisons à Kaporo Rails et Kipé2, Fodé Oussou a laissé entendre que le président Alpha Condé est haineux contre les citoyens de Ratoma à cause des résultats aux élections communales. « Comment vous pouvez expliquez qu’un gouvernement qui a pour rôle de sécuriser sa population, qui a pour rôle d’aider les citoyens, que ce gouvernement soit capable d’aller casser des maisons à Kaporo-rails, à Kipé2. Des gens qui sont y restés pendant 25 ans, où était l’Etat ?

On laisse les gens s’installer et, par haine, ils viennent détruire tout. Je vais vous dire, aujourd’hui c’est la haine contre la population de Ratoma. Parce que monsieur Alpha Condé n’est pas parvenu à digérer que l’UFDG, pendant les élections communales, gagne les 34 quartiers sur 34 de la commune de Ratoma. Tout le littoral qui est à Ratoma a voté pour l’UFDG et c’est cette haine que monsieur Alpha Condé a pour la population de Ratoma », a lancé le vice-président de l’UFDG.

A en croire Fodé Oussou, l’UFDG va demander à la population de Kaporo Rails de fournir les papiers signés des chefs des quartiers qui ont livré la donation des parcelles aux victimes afin qu’ils puissent les regrouper, les mettre sur les sites internet et attaquer l’Etat et le gouvernement d’Alpha Condé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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An 2 du CIRD : identités culturelles et ethnicité au centre des célébrations

23 mars 2019 à 18 06 24 03243

Dans le cadre de la célébration du deuxième anniversaire de sa création, le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) a organisé une conférence scientifique ce samedi, 23 mars 2019, à son siège à Kipé-Dadia, dans la commune de Ratoma. Les débats, très enrichissants, ont tourné autour des identités ethniques, qui cadrent avec la vision du CIRD, « plateforme d’échanges d’idées sur les questions scientifiques mais aussi de promotion de la culture du patrimoine historique », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence, axée sur deux thèmes, a regroupé des intellectuels venus de divers horizons. Le premier thème est intitulé « Identités et expressions culturelles. Entre essentialisme anthropologique et renouvellement des approches méthodologiques : cas du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée Bissau ». Un thème débattu par Abdou Ndao, anthropologue.

Le second thème, qui touche particulièrement la Guinée, a été animé par Dr Ramadan Diallo, directeur exécutif du CIRD, Docteur en Science Politique. Ce second thème est intitulé « Usages politiques de l’identité ethnique en Guinée dans le contexte du pluralisme politique ». Cette thématique a polarisé l’attention d’autant plus qu’en Guinée, on a souvent remarqué une instrumentalisation des ethnies par les hommes politiques dans la conquête ou dans l’exercice du pouvoir.

Selon Dr Ramadan Diallo, « dans l’ensemble, nous avons parlé de l’identité culturelle et des ethnicismes en Afrique de l’Ouest. D’une manière générale, nous avons voulu passer un message, c’est que l’appartenance ethnique est une identité assez complexe qu’il ne faut pas considérer comme une identité de repli, ou une identité de pathologie. Appartenir à une ethnie n’est pas un crime.

Appartenir à une ethnie ou revendiquer son appartenance ethnique n’est pas un problème dans l’espace public et politique. Ça, c’est le premier message que nos communications ont voulu faire passer. Et deuxièmement, c’est qu’il faut aujourd’hui mieux travailler pour comprendre la complexité des relations entre groupes ethniques, non plus s’appuyer seulement sur ce qui différencie les ethnies, mais aller aussi vers ce qui uni les ethnies.

En comprenant ce qui uni davantage les ethnies, nous pourrons faire face à la tendance inverse des politiciens qui est de diviser pour mieux régner, et aller vers une tendance qui est de mieux percevoir les unités pour mieux construire. C’est ce que nous avons voulu faire passer sous un angle scientifique et rigoureux… »

Présent à cette cérémonie, le maire de la commune de Ratoma, Souleymane Taran Diallo, s’est réjoui d’assister à cet échange avant d’inviter les guinéens à lutter contre l’ethnocentrisme. « C’est avec un grand plaisir que j’ai répondu à l’invitation du CIRD. Vous savez, ce thème identité et ethnie en Guinée ou ailleurs, est un thème important. Il est important parce qu’en Guinée aujourd’hui, nous avons des problèmes. Ces problèmes sont exacerbés par certains. Nous allons compter sur la jeunesse pour refuser d’aller sur ce chemin, celui de l’ethnie et dans le sens négatif.

Sinon, l’ethnie c’est normal, des ethnies existent et cohabitent un peu partout dans le monde. Des langues différentes ont toujours existé. Mais, est-ce une raison pout dire tel est supérieur, tel est le meilleur. Non, elle n’est pas en soi une valeur. Donc, ce sont les valeurs qui déterminent les rapports humains. Il faut que chacun, par ce qu’il fait, soit jugé, et non par son appartenance ethnique », a dit le maire.

Le développement de ces deux thèmes a été ponctué par la prestation de deux jeunes slameurs qui ont émerveillé l’assistance par la profondeur du message véhiculé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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École primaire de Kagbelen Plateau : les meilleures élèves récompensées par une ONG

23 mars 2019 à 17 05 54 03543

L’association des jeunes promoteurs pour l’éducation des jeunes filles, a procédé ce samedi, 23 mars 2019, à la remise de prix aux meilleures élèves de l’école primaire de Kagbelen Plateau, dans la commune de Dubreka. Cette cérémonie de remise de cadeaux s’inscrit dans le cadre du lancement officiel des activités de cette structure, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est devant Mohamed Lamine Touré, directeur préfectoral de l’éducation de Dubreka et d’autres invités, que l’association des jeunes promoteurs pour l’éducation des jeunes filles a procédé à la remise de prix aux meilleures élèves de l’école primaire publique de Kagbelen Plateau. Les trois premières des filles de chaque classe ont reçu des matériels scolaires. Une manière pour cette structure, de promouvoir l’éducation des jeunes filles.

« Les cadeaux que les jeunes filles ont reçus ne sont que la volonté de l’association. Des cadeaux qui sont purement symboliques afin de les encourager pour leur émancipation. Nous comptons élargir nos activités dans toute la préfecture de Dubreka pour un premier temps, mais aussi, dans l’avenir, dans la nation toute entière », a déclaré Adama Hawa Touré, porte-parole de l’ONG.

Et pour l’atteinte de leurs objectifs, Adama Hawa Touré et ses collègues sollicitent un appui de la part des autorités notamment. « Nous lançons un appel solennel au gouvernement, aux bailleurs de fonds, aux personnes de bonne volonté pour nous venir en aide afin d’atteindre nos objectifs », a dit la porte-parole de la structure.

En recevant ce don, les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction, remerciant vivement les donateurs. Parmi elles, M’Balia Camara, élève en classe de 6ème année. « Je suis vraiment contente d’avoir ma moyenne et d’avoir été première de ma classe. Je suis très contente aussi d’avoir gagné ce cadeau et j’invite mes camarades à prendre courage tout en révisant les leçons à la maison », a-t-elle lancé.

Pour sa part, Hadja Diaraye Baldé, la directrice de l’école primaire de Kagbelen Plateau, s’est dite heureuse du choix porté sur son école. Un choix pour lequel elle a remercié l’association donatrice. « Nous avons le réel plaisir d’accueillir l’association des jeunes promoteurs pour l’éducation des jeunes filles qui, parmi tant d’autres écoles, a choisi l’école primaire de Kagbelen Plateau pour le lancement de ses activités.

Cette association s’est basée dans le domaine éducatif plus particulièrement pour le genre féminin. Au nom de tout le corps enseignant et à mon nom personnel, je dis merci à cette association pour son modeste geste qui nous va droit au cœur. Nous les félicitons et les encourageons tout en leur souhaitant bonne chance et courage ».

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620213977/662730531

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Lansana Komara répond à Sidya Touré : « les battus ont toujours des arguments »

23 mars 2019 à 16 04 46 03463

Le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail n’est pas content de la révélation faite par Sidya Touré, à la sortie de la rencontre entre la COD et la CENI, hier vendredi. Lansana Komara a répondu au président de l’UFR, sans pour autant le nommer, à l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 22 mars 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Sidya Touré a profité de la rencontre entre la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD) et la CENI, vendredi 22 mars 2019, pour rappeler une anecdote qui s’est passée en 2010, après le premier tour de la présidentielle. Le président de l’UFR a révélé que le président de la CENI d’alors, feu Ben Sékou Sylla, l’a appelé au téléphone peu avant la publication des résultats pour lui dire que le président de la transition, le Général Sékouba Konaté était en train de modifier les résultats sortis des urnes.

En parlant ainsi, Sidya Touré remet en cause la qualification du président Alpha Condé au second tour de cette présidentielle qu’il avait remporté. Et cela, n’est pas du goût de Lansana Komara. Même s’il n’a pas nommé ouvertement le président de l’UFR, le ministre a tenu à lui répondre devant les militants de son parti, réunis ce samedi au siège du RPG Arc-en-ciel.

« Nous sommes obligés de parler de ces rencontres entre la CENI et les partis politiques. Parce que nous avons entendu certains commentaires là-dessus qui ne vont pas dans le bon sens. Il y a l’opposition, comme d’habitude, qui est en train de dénigrer, de fustiger les élections antérieures, de dénigrer le fichier.

Mais comme vous le savez, toutes les élections que nous avons engagées, toutes les élections auxquelles nous avons participé, ont été consensuelles. Avant qu’on ne parte aux élections, il y a eu d’abord le consensus autour de tous les points. Donc, nous sommes vraiment surpris d’entendre certaines rumeurs sur les élections antérieures. Vous savez, comme on le dit souvent, les battus ont toujours des arguments. Il faut s’accrocher toujours à quelque chose pour justifier sa défaite », a déclaré le ministre.

Lansana Komara a, ensuite, invité les militants du RPG Arc-en-ciel à se tenir prêts en vue de donner une majorité écrasante au parti lors des élections législatives. « Tout ce que nous vous demandons, c’est de vous mobiliser. C’est de tendre la main aux autres et de grandir toujours nos rangs comme nous sommes en train de le faire et de continuer toujours dans ce sens. C’est seulement avec cela que nous allons gagner toutes les élections », a-t-il ajouté.

Autre sujet évoqué au cours de cette rencontre hebdomadaire du parti au pouvoir, c’est la réception du président Alpha Condé, hier vendredi, à l’Université de Sonfonia et le prix Docteur Honoris Causa qui lui a été décerné dans cette institution d’enseignement supérieur. M’bany Sangaré, le secrétaire de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, a salué la réussite de cet événement, qui a mobilisé, dit-il, plus de 10 000 étudiants.

« Le président de la République, fidèle à sa tradition d’être à l’écoute de toutes les couches sociales du pays : jeunes, femmes, commerçants religieux ; le Chef de l’Etat a le devoir d’être à l’écoute de toutes les couches sociales du pays. C’est pour cette raison qu’hier, il était avec les étudiants de l’Université de Sonfonia. Le discours du Chef de l’Etat était un discours historique, plein de sens, plein de signification et même instructif.

Parce qu’il a montré aux jeunes l’histoire de la Guinée, d’où la Guinée vient et où nous devons partir. Donc, le président de la République était en phase avec la jeunesse de la République de Guinée. Cela témoigne éloquemment que le président de la République, comme il l’a dit, son mandat est dédié à la jeunesse et la jeunesse adhère à la politique prônée par le professeur Alpha Condé », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Célébration de la Fête nationale : Kaba Condé annonce ce qui est prévu pour Kindia

23 mars 2019 à 14 02 43 03433

La région de Kindia va abriter cette année les festivités du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Festivités qui doivent avoir lieu, en principe, le 02 octobre 2019. Et, en prélude à cette fête nationale, d’importantes infrastructures devraient réalisées dans cette région. C’est Kaba Condé, le directeur de la radio nationale, qui l’a annoncé lors de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 23 mars 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette assemblée hebdomadaire du parti au pouvoir, Kaba Condé, directeur de la radio nationale et membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a décidé de rappeler quelques décisions importantes du président Alpha Condé qui ont fait des effets positifs sur le terrain. C’est notamment la fête tournante de l’indépendance nationale, qui permet à chaque région abritant l’événement, de bénéficier d’un certain nombre d’infrastructures de base.

Et pour cette année 2019, c’est la région de Kindia qui va accueillir ces festivités marquant le 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. Kaba Condé en a profité donc pour annoncer les infrastructures prévues dans la région. « Pour cette fête d’indépendance à Kindia, il est prévu 43 bâtiments administratifs à Kindia.

Après, 20 kilomètres de routes qu’on va mettre en pavé à Kindia et dans les autres préfectures qui sont dans la région, plus 30 kilomètres de goudron à Kindia et dans les autres préfectures. Bonne fête donc à tous les Kindiakas et à tous les Guinéens. Soutenons le professeur Alpha Condé, c’est une chance pour la Guinée », a-t-il dit.

Kaba Condé a parlé également de la diplomatie guinéenne. Selon lui, l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir a permis de relancer notre diplomatie, qui était en chute, et qui a permis de mettre notre pays au-devant de la scène. « Le président de la République a payé toutes les dettes que la Guinée devait aux institutions. Et, à la date d’aujourd’hui, la Guinée a le droit de vote dans toutes les organisations internationales à travers le monde.

La semaine-là, il a organisé un dîner pour l’ambassadeur de la Russie qui s’en va, Alexandre Bregadzé. Ça fait 8 ans, il était ambassadeur en Guinée. Il est arrivé en 2011, il était le doyen du corps diplomatique. Tout le monde connaît la puissance de la Russie. Mais ce qui est important à retenir, lors de ce dîner, l’ambassadeur de Russie en Guinée a dit « la Guinée est en marche grâce au président Alpha Condé, et cela est reconnue par toutes les institutions internationales compétentes ».

Donc, ça veut dire que la communauté internationale reconnaît qu’avec le professeur Alpha Condé, la Guinée est vraiment de retour sur l’échiquier international », a dit monsieur Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Crise à l’AGEPI : un directeur de publication flingue Iboun Conté et « sa bande »

23 mars 2019 à 13 01 56 03563

Même si chacun des deux camps opposés refuse de parler de bicéphalisme, la réalité est toute évidente. L’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) vit actuellement un moment de crise, avec deux groupes qui se disputent la direction de la structure. Une partie des membres de cette association de presse a organisé un congrès cette semaine, en l’absence du président de l’organisation, Moussa Iboun Conté, et son équipe. Ce congrès a porté une nouvelle équipe dirigée par Alpha Abdoulaye Diallo à la tête de l’AGEPI.

Mais, Moussa Iboun Conté ne reconnait pas ce congrès et précise qu’il reste le seul président l’organisation jusqu’à l’organisation d’un nouveau congrès répondant aux normes régissant l’AGEPI. Cette crise ne laisse pas indifférent Idrissa Sampiring Diallo, directeur de publication du « Le Sanakou », basé à Labé. Le journaliste a réagi en tirant à boulets rouges sur le camp Iboun Conté qu’il accuse d’avoir mal géré l’association.

Guineematin.com vous propose ci-dessous sa réaction.

Je ne suis pas surpris de cette crise qui mine actuellement l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI). Car, depuis plusieurs années, la gouvernance interne de cette structure laisse à désirer et les doyens qui nous ont reçus dans cette corporation ont tout le temps observé un silence coupable, parce qu’apparemment ils tirent profit de cette situation chaotique.

Comment comprendre qu’un journaliste qui prétend se battre pour promouvoir la presse écrite en République de Guinée se permette de mettre la police judiciaire à la trousse de ses collègues qui lui demandent des comptes dans la gouvernance interne de cette structure faitière de tous les journaux édités dans le pays ?

A mon sens, les textes de l’AGEPI prévoient des mécanismes internes de gestion de crise et de résolution de conflits. Fort heureusement, la Haute Autorité de la Communication (HAC) est très vigilante en la matière.

Moussa Iboun Conté parle de journaux à jour de leurs cotisations. Oublie-t-il que depuis qu’il a été installé à la tête de cette association, son équipe a choisi l’exclusion comme mode de gouvernance ? Il n’a jamais rendu compte de l’utilisation faite des cotisations versées par les journaux.

C’est pourquoi, beaucoup d’organes de presse, comme le journal Sanakou de Labé, ont cessé de cotiser pour faire fonctionner l’AGEPI, parce que, depuis son arrivée à la tête de l’AGEPI, ils n’ont jamais bénéficié de l’appui de cette structure dite faitière. Au contraire, il a utilisé sa position privilégiée pour éliminer des concurrents à son journal La Nouvelle.

Les annonces et autres campagnes de communication négociées par l’AGEPI sont le plus souvent attribuées par favoritisme.

Quand il est question de subvention, l’équipe de Moussa Iboun Conté a régulièrement défini des critères excluant les groupes de presse émergents dans le pays. Pour réussir leur topo, Iboun Conté et sa bande ont toujours donné la part belle aux doyens qui animent « les grands journaux ».

Or, la loi de finances ne parle pas de grands journaux, mais de subvention à la presse (les grands journaux et les petits journaux) proportionnellement à l’effort fourni sur le terrain par chaque organe dans un pays où la culture de la publicité n’existe pas.

Une des dernières mesures injustes de cette équipe sortante, pour ne pas dire déjà sortie, c’est celle excluant complètement le format Magazine comme mon journal Sanakou de Labé de cette subvention.

En dénonçant ses collègues qui, selon lui, n’ont pas de personnel employé, peut-il nous dire d’où sont venus les moyens qu’il utilise pour financer son journal La Nouvelle qui fonctionnait comme les autres édités par les gens de sa génération avant son élection à la tête de l’AGEPI ?

Par Idrissa Sampiring DIALLO, directeur de publication du journal Sanakou de Labé

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Récupération des domaines de l’Etat : des inquiétudes naissent à N’Zérékoré

23 mars 2019 à 10 10 38 03383

Le lancement des activités de déguerpissement des occupants des domaines de l’Etat à Conakry par le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continue de faire du bruit dans tout le pays. A N’Zérékoré, les occupants des domaines de l’Etat sont sur le qui-vive, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La sortie médiatique de Dr Ibrahima Kourouma, Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, soulignant que tous les domaines de l’Etat doivent être repris tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, a créé le doute dans les esprits. A N’Zérékoré, de nombreux habitants occupent des zones réservées de l’Etat.

Aujourd’hui, l’inquiétude est de mise chez ces citoyens qui redoutent un scénario similaire à celui de Kaporo Rails et Kipé 2 (Conakry). C’est le cas de Moriba Haba, domicilié au secteur Ossud, dans la commune urbaine. « On apprend que N’zérékoré fait partie du programme. Si cela est vrai, nous qui habitons le secteur Ossud nous allons subir le même sort que ceux de Conakry (Kaporo Rails et Kipé 2, ndlr).

Alors, nous demandons à l’Etat de surseoir à ça pour le moment, vu nos conditions de vie très pénibles. On n’a pas d’emploi ici, il n’y a aucune société minière dans la région qui puisse employer au moins nos enfants. Mais, si cela est vrai, où allons nous mettre nos têtes ? »

Pour Fatoumata Camara, habitante du quartier Mohomou, dans la commune urbaine, « l’Etat est fort, on a vu les gens à Conakry, qui avaient des titres fonciers et ils ont été délogés. Donc, si N’Zérékoré est concernée, l’Etat ne fera pas de nous une exception.

Moi, j’ai vécu plus de 40 ans à N’Zérékoré et on ne nous a jamais dit que ce domaine appartient à l’Etat. Mais, comme on n’a pas vu d’abord les bulldozers, on se réserve de tout commentaire. On souhaitent cependant que les autorités communiquent pour qu’on sache si N’Zérékoré fait partie réellement du programme ».

Interrogé à ce sujet, le directeur régional de l’urbanisme de N’Zérékoré, Mohamed Condé, a indiqué la zone qui pourrait être concernée dans la commune urbaine. Il précise toutefois, que le déguerpissement de cette zone n’est pas encore programmé. « Je ne pense pas pour le moment que N’Zérékoré soit sur la ligne des déguerpis.

Mais, à ce que je sache, c’est la cité des fonctionnaires, c’est-à-dire le secteur Ossud qui est prévu. Mais, il y a manque de moyens pour le moment. Et, quand on aura les moyens, on va faire face. Par ce qu’il ne faut pas casser pour casser, il faut casser pour construire », a dit Mohamed Condé.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77



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Journées de concertation sur le Hadj : ce qu’en disent certains chefs religieux

23 mars 2019 à 10 10 13 03133

Du 19 au 21 mars 2019, des membres du gouvernement, des autorités religieuses et tous les acteurs impliqués dans le processus du hadj se sont réunis au Palais du peuple de Conakry. Ils prenaient part aux journées nationales de concertation sur le hadj, organisées par le gouvernement à l’initiative du président Alpha Condé.

A l’issue des travaux qui ont abouti sur plusieurs recommandations visant à améliorer l’organisation de ce pèlerinage pour les fidèles musulmans de Guinée, certains chefs religieux se sont exprimés au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Tous, ont salué l’organisation de ces journées et se sont félicités des décisions qui en sont sorties.

Décryptage !

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional de la ligue islamique de Mamou : je salue l’organisation de ces journées. Cette rencontre nous a permis d’écouter le message du Chef de l’Etat, qui a fait le diagnostic de la situation et instruit les acteurs à tous les niveaux de travailler pendant ces journées et sortir des recommandations concrètes pour l’amélioration du hadj. Je pense que c’est ce que nous avons pu faire. Pendant les travaux, des points de vue ont été exprimés mais également des conclusions très importantes ont été obtenues.

Avec ces recommandations, nous espérons que nos compatriotes pourront faire un pèlerinage décent à l’image des fidèles musulmans des autres pays limitrophes comme le Mali et le Sénégal. C’est du moins la volonté du président de la République partagée avec celle de tous les acteurs du processus du hadj.

Elhadj Mohamed Wakilya Yattara, inspecteur régional de la ligue islamique de Boké : ce que nous retenons de ces journées, c’est la volonté du Chef de l’Etat de qualifier le processus du hadj pour les Guinéens. Ces journées nous ont permis de passer au peigne fin les préparatifs du hadj en Guinée et l’exécution des rites en Arabie Saoudite. Autrement dit, de l’enregistrement jusqu’à l’embarquement en Guinée d’un côté. De l’autre, de l’arrivée des pèlerins à Médine jusqu’à leur départ à Djeddah pour Conakry.

Le président de la République, nous a fait part de l’introduction dans le processus des inscriptions informatisées et décentralisées. Chaque région fera les opérations chez elle à partir de cette année pour éviter le calvaire des pèlerins à Conakry. C’est une belle initiative que nous saluons.

Elhadj Thierno Boubacar Baldé, Directeur préfectoral de la ligue islamique de Labé : je rappelle que je représente l’inspecteur régional de Labé, Elhadj Badrou Bah. Nous avons été invités par le secrétariat général des affaires religieuses. Une invitation qui s’adressait aux huit inspecteurs régionaux du pays ou leurs représentants. Ces assisses ont permis de régler plusieurs problèmes. Avant, si vous recrutiez des candidats au pèlerinage dans votre localité, arrivé à Conakry, le groupe est divisé entre plusieurs agences et finalement, vous, en tant que guide, vous êtes laissés pour compte.

Les pèlerins qui n’étaient pas informés et qui ne sont pas habitués à ces changements se sentent abandonnés par vous, et cela crée des problèmes pour le reste du parcours. Je pense qu’avec ces assises, ce genre de problèmes tout comme le retard, la restauration ou l’hébergement, vont connaître des améliorations pour la dignité de nos pèlerins et l’image de notre pays.

Elhadj Arafan Kaba, inspecteur régional de la ligue islamique de Kankan : je salue surtout les conditions dans lesquelles ces journées de concertation se sont déroulées à Conakry. Pendant trois jours, tous les acteurs se sont retrouvés sous la sage direction du président de la République pour parler d’un problème qui nous tient tous à cœur. L’organisation du pèlerinage est notre préoccupation à tous.

Maintenant, après les discussions, chacun a contribué et des recommandations ont été faites. Leur application pourra nous aider à éviter les problèmes comme le retard ou la souffrance des Guinéens à la Mecque. Nous saluons et remercions le Chef de l’Etat pour ce geste.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Un visa pour le Fouta Djalon

23 mars 2019 à 8 08 49 03493

Droit, politique étrangère et mobilité des étrangers

Comme tout Etat jaloux de ses prérogatives, la confédération théocratique prit soin d’organiser l’accès à son territoire. La gestion de la « mobilité des étrangers » répondait à des règles et des usages. Quand elle servait les intérêts économiques du pays, elle faisait l’objet de consultations entre assemblée et souverain. La traduction et le (bref) commentaire d’un sauf-conduit (ciftinorgol) offrent un aperçu du fonctionnement de l’administration.

Une exception : droit islamique et usages

« Ce sont des mécréants ! Que viennent-ils faire dans notre pays ?! » (Diountou, 1817 – Campbell). Le droit islamique distingue le « dar al-harb » (domaine de la guerre) du « dar al-islam », auquel un étranger non musulman ne peut accéder qu’à titre exceptionnel. Cette dérogation implique qu’un Croyant se porte garant de sa sécurité (aman, en arabe). Voici comment Modi Mamadou Dian (notable de Timbo) y recourut pour un voyageur souhaitant gagner le Fouta Djalon.

Un « verset du Coran écrit de la main de l’almaami (« l’hospitalité fournie au voyageur indigent mène au paradis ») (…) devait me servir de passeport parmi tous les bons musulmans » (Araponka/Rio Pongo, 1827 – Carnot). Peu importe l’exactitude de la citation, l’essentiel est le gîte, comme pour cet individu espérant « le papier royal qui doit m’ouvrir, dans chaque village, une case où m’abriter » (Sanderval, 1881). De fait, l’approbation du souverain est incontournable.

4 février 1888 : « un courrier porteur d’une lettre en arabe » destinée à almaami Ibrahima Sori prend la route. Le voyageur se conforme « à l’usage de demander au chef l’autorisation de rentrer dans ses Etats » et reçoit une réponse favorable le 21 février 1888 (Gallieni). La simplicité de la procédure atteste de l’ouverture croissante du pays – à mesure que les intérêts économiques prennent le pas sur les considérations religieuses.

Economie et politique

Ils « ont en horreur les chrétiens, et sont persuadés qu’ils veulent s’emparer des mines d’or situées à l’est du Fouta : c’est pourquoi ils mettent tant de précautions à leur fermer cette route » (Caillié, 1827). De fait, l’enjeu était la maîtrise des flux commerciaux du Sahel vers le littoral – qui garantissait des ressources douanières et le moyen d’influer sur le cours des denrées en régulant l’approvisionnement des comptoirs …

Indice de son importance, la « mobilité des étrangers » relevait d’une institution fédérale, le kawtital mawbhè (Conseil des Anciens). « Ali, fils du marabout Abdoulai Paty, a écrit cette lettre (…) aux anciens de Timbo (…) pour les engager à ne pas empêcher le blanc de voyager librement, car c’est l’hôte de l’almamy » (Mollien, 1818). Il semble que la protection de l’almaami était symbolique et que la liberté de mouvement était du ressort des Anciens.

En effet, le kawtital mawbhè pouvait se prononcer sur l’itinéraire du voyageur. Août 1881, Donhol Fella (Timbo) : « les courriers revenus de Timbo ont fait savoir à l’Almamy que le conseil des Anciens désirait nous voir retourner au Sénégal par le Fouta (…) afin de connaître « tout le monde du pays » (Noirot). La politique étrangère du pays intéressait également les diiwe …

Un sauf-conduit d’Alpha Aguibou, landho Labé (m. 1882)

« Vu le roi (…) je reçois un papier rédigé séance tenante (…) un laisser-passer » (6 mars 1881 – Tchikambil, Guinée Bissau – Sanderval).

« Au nom d’Allah, le clément, le miséricordieux. Qu’Il soit loué (…) et que la prière et le salut soient sur le Prophète ! Ce document est rédigé par Alpha Aguibou pour un étranger, hôte de l’almaami Ibrahima. Mawbhè Fuuta (O notables du Fouta), nous vous prions de le conduire chez l’almaami. Pour ma part, je l’accompagnerai jusqu’à la misiide (circonscription administrative) de Modi Ibrahima Sori, qui l’escortera jusque chez Koutoubou Touba. Ensuite, il sera conduit dans la misiide du (pays de) Binaani, puis de misiide en misiide jusque chez Modi Abdoulaye Diountou. Ce dernier l’accompagnera chez Modi Mamadou Daka, qui lui fera gagner la mosquée de Popodara. Les mawbhè de la localité le conduiront dans la misiide de Modi Mamadou Nadel, qui fera de même avec Thierno Saïdou Koulidara, qui le confiera à son tour à Modi Mamadou Kolon Dara. Ce dernier le conduira chez Modi Saïdou et Modi Ibrahima Tosoko, qui le confieront à Modi Amadou Bella Mawdho avant qu’il ne le conduise dans le (diiwal) Kebaali chez Alpha Amadou Diarouga. Il le conduira dans une grande misiide, dont les Anciens se chargeront de l’accompagner chez Alpha Amadou Fougoumba. Puis, il lui fera gagner la misiide suivante et l’on procèdera ainsi jusqu’à parvenir chez Alfa Thiata, landho Bhuriya, qui le conduira à la misiide suivante avant de parvenir à celle de l’almaami. Wa Salam ».

L’itinéraire du voyageur est déterminé et placé sous la responsabilité de treize responsables situés dans cinq diiwe (Labé, Kébali, Fougoumba, Bhouriya et Timbo). Les haltes aux chefs-lieux des subdivisions administratives garantissent le caractère public du périple. Quelques individus sont « reconnaissables » – à Touba (“Karamoko Koutoubou” alias ‘Abd al-Qadir b. Muhammad Taslimi (1830 – 1905)) ou à Dara Labé (Modi Mamadou Kolon mo Modi Aliou Zaïnoul (m. 1910)) …

L’architecture du laissez-passer repose sur des « points de repère ». De fait, la confédération théocratique forme un ensemble de circonscriptions administrées par des individus nommés par l’almaami ou les lanbhe diiwe. Investis d’une parcelle de l’autorité de l’Etat, ils sont les maillons d’une chaîne dont les mosquées (du vendredi) constituent les anneaux. Dès lors, la bonne marche du voyageur et celle de l’administration ne font qu’une : il faut suivre l’itinéraire et appliquer les instructions.

Conclusion

Les règles et pratiques régissant la mobilité des voyageurs occidentaux offrent un aperçu méconnu du Fouta Djalon sous l’alsilamaaku. Recourir à des documents d’époque, c’est révéler un état d’esprit, une politique étrangère et une pratique administrative. C’est aussi (et surtout ?) trouver matière à inspiration dans l’attention portée à la défense des intérêts du pays par la concertation et le partage de l’information.

Mots : 999

Alfa Mamadou Lélouma –

Merci à Dr. Thierno Oury Diallo

pour la traduction du sauf-conduit

Illustration

Sauf-conduit (ciftinorgol) d’Alfa Agibu mo Alfa Ibrahima, landho Labe

Publié en 1899 par Aimé Olivier de Sanderval (1840-1919) – éditeur : A. Challamel (Paris)

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Hadj 2019 : pour combler son retard, la Guinée doit régler au moins quatre urgences

23 mars 2019 à 8 08 29 03293

Au terme des journées de concertation nationale sur le hadj organisées par le gouvernement guinéen, du 19 au 21 mars 2019 au Palais du peuple de Conakry, les participants ont ressorti au moins quatre urgences à régler en vue d’éviter aux pèlerins guinéens le calvaire vécu les années précédentes, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans une résolution comprenant quinze recommandations, il est mentionné l’urgence pour le gouvernement guinéen, d’honorer sa dette de 16 milliards de francs guinéens envers le royaume d’Arabie Saoudite, de désigner la compagnie aérienne qui doit transporter les 9000 candidats au pèlerinage, de fixer le coût du pèlerinage et de donner la date de démarrage des inscriptions des candidats au pèlerinage.

Pour le président du comité interministériel chargé d’organiser ces journées, le ministre d’Etat des transports, Aboubacar Sylla, qui présidé la cérémonie de clôture, le gouvernement fera face à ces urgences dans un bref délai.

« C’est une initiative du Président de la république qui estime qu’il n’est pas normal que les Guinéens candidats au pèlerinage, subissent tant de souffrance aussi bien au départ qu’à l’arrivée à la Mecque. Il a demandé l’organisation de ces journées réunissant tous les acteurs en vue de trouver des voies et moyens pour améliorer le hadj des Guinéens.

Puisqu’il n’est pas normal que les Guinéens souffrent plus que ceux qui sont dans notre environnement immédiat. Dans les 48 h ou 72 h, il faut choisir l’avionneur, déterminer les frais du pèlerinage, le délai strict des inscriptions, et régler également ce montant de 16 milliards au titre du hadj 2018… », a expliqué le ministre Aboubacar Sylla.

Du côté du secrétaire général des affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, il indique que l’engagement du président de la République est un véritable ouf de soulagement pour son département.

« Nous saluons cette belle initiative du Chef de l’Etat qui vise à qualifier les conditions d’organisation des opérations du pèlerinage au départ et à l’arrivée. Nous nous réjouissons de l’initiative du président Alpha Condé qui a décidé de décentraliser les inscriptions. Elles se feront désormais dans les capitales des régions du pays.

Pour la réussite du pèlerinage, il faut compter sur l’accomplissement des conditions élaborées par le royaume d’Arabie Saoudite qui exige le préfinancement de plusieurs opérations comme l’obtention du visa, les taxes dans les aéroports, et bien d’autres…. Et depuis 2015, les opérations du hadj sont entièrement informatisées par l’Arabie Saoudite. Malheureusement, nous nous étions absents avec la maladie à virus Ebola », a précisé le premier Chef religieux du pays.

Pour la présidente directrice générale de Guinée voyage, l’une des principales agences qui opèrent dans le hadj, Hadja Aïssatou Bella Diallo, les Guinéens doivent se détromper.

« Le Hadj, ce n’est pas un cadeau. Les Saoudiens sont en train de réorganiser ce secteur pour faire de lui, la 2ème source de revenu après le pétrole. C’est à nous de respecter leur règlement. De faire les choses en temps réel. Avec le Saoudien, il n’est pas question de lui dire à cause de Dieu aide moi à faire quoi que ce soit. Il te répond non, non… Nous attendons du gouvernement donc, l’application de toutes les recommandations issues de ces journées de concertation. Puisqu’en Arabie Saoudite, tout ce qui est mal fait, c’est des pénalités à payer.

C’est de l’argent perdu pour un pays. C’est pourquoi, je demande au gouvernement guinéen de faire la même chose que les Saoudiens. Autrement dit, faire respecter les règles à tous les niveaux et surtout, sanctionner négativement ou positivement toute personne impliquée dans le processus. C’est ce qui pourra aider le pays à avoir une bonne image, éviter les retards et diminuer la souffrance des pèlerins », a dit la patronne de Guinée voyage.

Présents aux journées de concertation sur le hadj, les guides religieux se sont fait entendre. Dans le passé, plusieurs d’entre eux ont déploré le manque d’organisation, de coordination et de professionnalisation des agents désignés pour cette tâche. Pour Hadja Aminata Moustapha Kallo, guide, cette année, tout cela doit changer.

« Au cours des débats, nous avons soulevé cette question. Nous pensons que cette année, le choix des guides se fera correctement. Il n’y aura pas d’amateurisme », estime cette dame du secrétariat des affaires religieuses.
Dans les résolutions adoptées à l’unanimité des participants, après les amendements, 15 points ont été retenus parmi lesquels, la sélection d’un nombre important de guides professionnels.

Au moins un guide pour 50 pèlerins. Egalement l’âge des candidats a été fixé dans la tranche de 18 à 80 ans. Et l’enrôlement des personnes très âgées et malades décommandé.

La sécurisation des documents de voyage, la qualification de la restauration en évitant de transporter des femmes commerçantes qui se font passer pour des restauratrices, mettre fin à l’envahissement des logements des pèlerins guinéens par nos compatriotes résidents en Arabie Saoudite, ont été recommandés.

L’hébergement des pèlerins n’est pas passé inaperçu. Désormais, il faut 3 à 4 pèlerins par chambre au lieu de 7 personnes à plus.

A rappeler que ces dernières années, l’organisation du Hadj a connu d’importants manquements. Ce qui a causé beaucoup de souffrances aux pèlerins aussi bien à Conakry qu’à la Mecque. L’année dernière par exemple, au lieu de 30 à 40 jours, certains pèlerins ont passé jusqu’à 3 mois à la Mecque avec un cortège indescriptible de souffrances.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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