Mairie de Dixinn : un budget de plus de 21 milliards pour l’année 2019

6 mars 2019 à 20 08 53 03533

Comme annoncé précédemment, les autorités de la commune de Dixinn étaient en session ce mercredi, 06 mars 2019 pour examiner, discuter et amender le projet de budget annuel pour l’exercice 2019. Au terme de plusieurs heures de travaux, les conseillers communaux ont adopté unanimement le projet de budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 21 milliards 215 millions 886 mille 266 francs guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« C’est une fierté pour moi d’avoir eu l’ensemble des conseillers devant moi. On a discuté à bâtons rompus et finalement, le budget a été voté à l’unanimité. Nous sommes parmi les premières communes qui ont tenu leur session avec succès. Le budget pour l’exercice 2019 s’élève en dépenses et en recettes à un montant de 21 milliards 215 millions 886 mille 266 francs guinéens », a déclaré Mamadou Samba Diallo, le maire de la commune de Dixinn, au sortir des travaux.

A la question de savoir comment ces fonds seront mobilisés, Mamadou Samba Diallo a expliqué qu’ils viendront des ressources internes, des dons, des legs et des rétrocessions. « Nous nous battrons pour mobiliser ces fonds pour faire face aux besoins des populations de Dixinn », a-t-il promis tout en précisant que des commissions sont déjà mises en place pour faire ce travail.

Parmi les conseillers, on sent également de la satisfaction. Aboubacar Soumah, le député de Dixinn qui est aussi élu à la mairie de cette commune, salue le climat qui a prévalu durant les débats et estime que l’intérêt supérieur de Dixinn est passé en priorité. « Malgré la composition plurielle de notre conseil communal, nous avons tenu à prioriser quelque chose qui est plus que nous tous : c’est la commune de Dixinn. Certes, les discussions ont été très chaudes, mais par finir, on s’est entendu sur l’essentiel qui n’est autre que le développement socioéconomique de notre commune », a dit l’ancien candidat à la mairie de Dixinn.

A l’image des autres communes de Conakry, Aboubacar Soumah, a souhaité qu’à Dixinn aussi, la priorité soit accordée à l’assainissement. «C’est vrai que l’organisation de ce secteur d’assainissement est un peu difficile aujourd’hui parce qu’il y a une partie qui est occupée par l’Etat, une autre par d’autres organisations. Mais, j’avoue que c’est des travaux essentiels des communes de Conakry.

Donc, nous avons fixé un objectif prioritaire par rapport à l’assainissement et les investissements seront au niveau des écoles, des voiries, des forages, etc. Nous avons fait un plan d’investissement annuel ambitieux et si Dieu nous aidait à le réaliser, ça sera une excellente chose pour la commune de Dixinn », a expliqué le député de Dixinn.

Ce conseiller communal souhaite enfin que la volonté politique accompagne la décision du conseil communal. « Je dirais même que ces 21 milliards et quelques sont petits par rapport au ressources existantes dans la commune de Dixinn. Si elles sont mobilisées et sécurisées, nous pouvons dépasser largement ce montant », rassure-t-il.


Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
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Conakry : des employés du cabinet Diagnostic menacent leur direction

6 mars 2019 à 20 08 19 03193

Des agents en charge de l’opération de saisie travaillant pour le Cabinet Diagnostic sont très en colère. Ce mercredi, 06 février 2019, ils ont arrêté le travail et ont dénoncé ce qu’ils appellent leur mauvais traitement par ledit cabinet qui les a engagés il y a à peine trois semaines, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a rencontré certains parmi eux.

Le Cabinet Diagnostic, spécialisé dans la distribution de moustiquaires aux institutions internationales comme l’OMS et Stop Palu, en partenariat avec la fondation AMF, basée en Angleterre, a recruté le 25 février dernier, 405 agents de saisie pour une durée de travail de 35 jours. Mais, à peine recrutés, ces agents dénoncent leurs conditions de travail.

Selon Siba Monèmou, un des agents de saisie, « le cabinet Consulting nous a fait travailler deux jours avant que nous ayons le contrat. Nous sommes constitués par équipes : une équipe travaille de 7 heures à 14 heures ; l’autre commence de 14 heures à 20 heures et la dernière de 00 heures à 6 heures. Après quelques jours de travail, ils nous ont lu le contenu du contrat, nous disant que le coupon que nous saisissons à l’ordinateur est payé à 500 francs guinéens pour ceux d’entre-nous qui travaillons le jour et 550 francs pour ceux qui travaillent la nuit.

Après la lecture du contrat, nous ne l’avons pas trouvé intéressant pour nous à cause de l’intensité du travail qui est difficile. En plus, il y a une question sécuritaire pour ceux qui se déplacent la nuit. L’autre problème est lié au transport. Il y a certains, comme moi par exemple, je quitte Maférinyah, dans Forécariah, où je paye 31 000 francs guinéens pour l’aller et le retour.

Si j’évalue, 10 jours me font 350 mille. Pour l’intensité du travail, personne ne peut saisir plus de 100 copies une nuit. Et quand tu multiplie 100 copies, tu as 50 mille francs. Imaginez pour celui qui doit payer plus de 30 mille francs comme frais de transport, sans compter sa nourriture. Nous leur avons donc dit d’augmenter. Mais jusque là, rien.

Un autre agent gréviste, en la personne de Mamadou Adama Diallo, a dit que le cabinet Diagnostic les a juste bernés. « Ils nous ont dit qu’on devait travailler en trois groupes : le matin, la journée et la nuit et que nous serons rémunérer par rapport à ça. Du coup, les gens ont demandé à voir le contrat de travail. Mais, chaque fois qu’on demandait le contrat, on nous disait qu’ils enverront et qu’on devait continuer le travail. Ce n’est qu’hier qu’on nous a soumis le contrat qui stipule que le papier est payé à 500 francs.

C’est ce montant que nous trouvons dérisoire. S’ils nous avaient soumis le contrat avant, beaucoup n’allaient pas accepter. Maintenant, nous avons envoyé une délégation pour rencontrer la direction. Nous leur avons proposé 2500 GNF par coupon et une prime de transport journalière de 25 000 GNF. S’ils n’acceptent pas cette proposition, nous nous retirons et nous allons porter plainte contre eux pour ne nous avoir pas soumis un contrat avant le boulot », a-t-il menacé.

Interrogé sur cette situation, un des responsables du cabinet Diagnostic est revenu en détails sur le contenu du contrat. Selon Sékou Sanoh, conseiller technique de la boite, « on a appelé les agents pour leur proposer le contrat. Il s’agit d’un travail d’intérêt national que d’argent. Les gens ont accepté les montants par fiche. A la fin du contrat, nous avions prévu de donner un montant de 150 mille GNF par agent. Et pendant la formation, chaque agent percevait une prime de 50 mille francs.

Cela, pendant les trois jours de formation. Ils ne vous ont pas dit ça par exemple. Nous sommes dans une liberté de travail. Ils ont été payés pour le temps qu’ils ont travaillé. S’ils refusent les clauses du contrat, ils peuvent partir. A l’heure actuelle, c’est ce montant qu’on peut payer. S’ils ne sont pas d’accord, ils peuvent partir», a-t-il laissé entendre.

Parlant du retard accusé dans la délivrance des contrats de travail aux agents de saisie, Sékou Sanoh a dit que les discussions n’étaient pas finalisées avec le partenaire financier. « Dès qu’on a fini les échanges avec notre partenaire, nous leur avons soumis le contrat. S’ils veulent porter plainte, qu’ils le fassent, c’est leur droit ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : près de 200 kg de chanvre indien incinérés par les autorités

6 mars 2019 à 19 07 25 03253

Une importante quantité de chanvre indien a été incinérée ce mercredi, 6 mars 2019, dans la forêt classée de Fotombé, située dans la commune urbaine de Kindia. La cérémonie a été présidée par le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia en présence des autorités préfectorales et régionales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total, ce sont cent quatre vingt dix neuf (199) kilogrammes de chanvre indien qui ont été incinérés par les autorités. Selon nos informations, cette quantité de chanvre indien comprend 115 kilogrammes, saisis dans la nuit du dimanche 18 septembre 2018 par la compagnie de la gendarmerie régionale, ainsi que 84 kg saisis par une patrouille du camp de la première région militaire de Kindia.

Interrogé par notre reporter, le Procureur, Mamadou Dian Bora Diallo est revenu sur les circonstances de la saisie de cette drogue. « Effectivement, courant mois de septembre, la compagnie de la gendarmerie régionale de Kindia a découvert, lors d’une patrouille suite à l’indication d’un citoyen, dans le district de Khaly, 155 kg des chanvre indien. Ils sont venus trouver cette quantité sous un arbre. Il n’y avait personne à côté. Donc, un PV de saisie a été effectué. Des enquêtes ont été déclenchées pour rechercher les auteurs.

Parallèlement, la patrouille du camp de la première région militaire, sous le commandement du Colonel Ibrahima Kalil Condé, a aussi eu à saisir une autre quantité de 84 kg à travers une autre patrouille. Donc, vu les conditions de stockage de cette quantité, vu aussi le risque sanitaire, le risque de dissipation et autres qui incombent à cette garde, nous avons décidé, avec madame la gouverneure de la région de Kindia, de monsieur le préfet, du commandant du camp et toutes les autorités que voyez ici, de procéder à l’incinération sous la supervision de la direction régionale de l’environnement », a expliqué l’empereur des poursuites.

Pour sa part, le directeur régional de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Kindia, Lanfia Diané a salué la promptitude du procureur et des autorités dans ce dossier. « Je remercie le procureur, les autorités, les services de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour traquer les trafiquants de drogue, ensuite la promptitude dans les événements. C’est ce qui nous a emmenés à l’incinération aujourd’hui », a dit monsieur Diané.

De son coté, le Colonel Ibrahima Kalil Condé a félicité toutes les autorités pour cette initiative qui entre dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité. « Le président de la République a dédié son mandat aux jeunes. Donc tout jeune, tout chef de famille, tout bon cadre a le devoir sacré de protéger cette jeunesse. Et, la meilleure manière, c’est d’éloigner tous les produits qui peuvent nuire à la jeunesse.

Avec la réforme du secteur de la sécurité, nous avons maintenant une bonne collaboration entre les services de défense et de sécurité. Nous sommes tenus à coopérer. C’est pourquoi, nous avons activé une patrouille mixte, tous les jours à partir de la garnison de Kindia, notamment la gendarmerie, la police, l’armée, la douane. Il faut saluer l’accompagnement des autorités à tous les niveaux », s’est félicité l’officier.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : le maire de Kinièbakoura violemment agressé par des jeunes du RPG

6 mars 2019 à 18 06 42 03423

Le maire de la commune rurale de Kinièbakoura a été agressé ce mercredi, 6 mars 2019, par un groupe de jeunes qui seraient du RPG Arc-en-ciel dans le district du même nom, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Mohamed Lamine Keïta a été pris à partie et blessé par ces jeunes qui lui ont également soutiré des objets de valeur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La gestion de la commune rurale de Kinièbakoura continue d’opposer Mohamed Lamine Kéita, maire indépendant élu depuis le 17 octobre 2018, et des jeunes du RPG Arc-en-ciel, qui ne veulent pas le sentir. L’animosité a atteint le comble ce mercredi avec l’agression de Mohamed Lamine Kéita, au district de Kinièbakoura, situé à douze (12) km de la ville de Siguiri.

Interrogé sur les circonstances de son agression, Mohamed lamine Keïta a expliqué ce qui s’est passé. « Je quittais à Siguiri ville pour me rendre au village, à Djoumabana. Arrivé à Kinièbakoura, j’ai vu mes beaux parents qui s’étaient arrêtés devant la cour de Karamotöma, un citoyen de Kinièbakoura. J’ai vu un groupe de jeunes qui venaient dernière moi. Ils m’ont demandé pourquoi je suis à Kinièbakoura.

J’ai répondu que je ne suis pas dans une famille, mais que j’étais de passage. Ils ont commencé à me frapper. Ils ont déchiré mes habits. J’ai aussi perdu une somme de deux (2) millions de FG et un téléphone de marque Samsung J7. C’est des jeunes du RPG, ils disent qu’ils ne veulent pas me voir à Kinièbakoura », a dit monsieur Keïta.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Téléphonie mobile : la FESATEL à la rescousse des anciens travailleurs d’Intercel

6 mars 2019 à 18 06 17 03173

La Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL), a animé un point de presse au siège d’Intercel dans la journée de ce mercredi, 06 mars 2019. La démarche vise à s’exprimer sur la situation des travailleurs de cette société de téléphonie mobile depuis sa fermeture il y a de cela quelques temps, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

D’entrée de jeu, Abdoulaye Barry, secrétaire général de la FESATEL, a rappelé que sa structure avait signé un protocole d’accord avec Intercel sous l’égide de l’inspection générale du travail après la fermeture de la boite. « Dans ce protocole d’accord, il était clairement mentionné, le règlement des droits légaux.

Encore, il fallait encore payer 24 mois de salaire comme mesure d’accompagnement, aussi régler le cas des travailleurs à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et aussi on avait demandé la prise en charge médicale sur une durée d’un an », a-t-il dit.

Poursuivant, le secrétaire général de la FESATEL a indiqué que certains points du protocole d’accord n’ont pas été respectés. « Le premier point, qui concerne les droits légaux, a été réglé. Depuis 04 mois, les autres points ne sont pas encore réglés, c’est-à-dire le payement de 24 mois comme mesure d’accompagnement. Depuis 2015, le problème des travailleurs d’Intercel à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale n’est pas réglé. C’est une violation grave par rapport au droit du travail.

Il fallait aussi prendre en charge, sur une durée d’un an, la santé des travailleurs licenciés. Parce que tout de même, il faut rappeler que ces travailleurs-là ont travaillé durant des années dans cette entreprise, ils ont souffert, ils ont donné leur vie. Ils n’ont pas sollicité que l’entreprise soit fermée et d’un seul coup aujourd’hui, l’entreprise a été fermée par manque de bon management. Nous FESATEL, on ne peut pas rester comme ça.

Si l’entreprise n’a plus les moyens de payer les travailleurs, on ne peut s’opposer mais, il faut quand-même régler ces travailleurs complètement. La masse salariale pour payer mensuellement ces travailleurs n’atteignait même pas un milliard, sur un effectif de 100 et quelques travailleurs. C’est ce qui dénote que les travailleurs du secteur des postes et télécommunication ne sont bien payés », a regretté Abdoulaye Barry.

C’est pourquoi, le secrétaire général de la FESATEL a demandé le soutien de tout le secteur des télécommunications en faveur des travailleurs de la société Intercel. « Nous appelons les structures de la FESATEL à s’unir, à se mobiliser pour soutenir les travailleurs d’Intercel. Ce qui est arrivé aujourd’hui aux travailleurs d’Intercel, on ne le souhaite pas, peut arriver à d’autres entreprises.

Nous avons signé un protocole d’accord, battons-nous, levons-nous pour que ce protocole d’accord soit respecté. Pour nous, ces travailleurs ne sont pas encore licenciés, parce qu’ils n’ont pas reçu un courrier de licenciement », soutient-il.

Toutefois, si le protocole d’accord n’est pas respecté par la société Intercel, les syndicalistes menacent de se faire entendre dans le secteur des postes et télécommunication à travers une grève. Aucune date n’a toutefois été indiquée par la FESATEL à propos d’une éventuelle manifestation.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kaporo Rails : voici les statistiques provisoires des familles et infrastructures affectées

6 mars 2019 à 17 05 29 03293

Le collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, a dévoilé les statistiques des familles et infrastructures affectées par cette tragédie. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée sur les lieux ce mercredi, 06 mars 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors que l’impitoyable opération de déguerpissement se poursuit sur le terrain, le collectif des victimes de Kaporo Rails s’active pour dresser un état des lieux des pertes subies. Au cours de la conférence de ce mercredi, le chargé de communication du collectif, le chargé de communication des victimes de Kaporo Rails, Mamadou Samba Sow, a livré les statistiques provisoires établies par une commission constituée par les jeunes du quartier.

« Il y a à ce jour, et de façon provisoire, 570 familles qui sont concernées par ce déguerpissement. Des gens qui ont quitté, même si les bâtiments ne sont pas touchés, mais les intéressés ont décoiffé les toits parce qu’ils ont perdu tout espoir.

Alors, dans ces familles-là, le nombre de personnes recensées est de 9 434. Ce sont ces personnes là qui sont, de façon provisoire, concernées puisque le recensement continue. Il y a des familles aujourd’hui qui sont sans abris, certaines sont éparpillées mais d’autres dorment sous les rares manguiers qui restent, parce que la machine de la haine n’a même pas épargné ces arbres fruitiers.

Il y a 83 familles qui sont dans une situation très critique puisqu’elles sont sans abris et qui sont partout aujourd’hui, notamment à Coyah, à Sanoyah, à Samatran, à Kindia, à la Cimenterie, à Ansoumania, à Kagbélen, à Kouria, à Pita et dans les quartiers voisins de Kaporo rails. Parmi ces 570 familles, 88 ont un besoin réel en nourriture et d’une assistance humanitaire.

Dans cette situation, qui est encore provisoire, il y a 808 élèves qui sont aujourd’hui dispersés et qui n’étudient pas. Parmi eux, 36 sont candidats au baccalauréat, 38 candidats au brevet d’études du premier cycle, 32 sont candidats à l’examen d’entrée en 7ème année.

Dans cette zone, il y a 13 écoles privées qui sont concernées par cette opération et chacune a au minimum 300 élèves. 12 mosquées et une église sont aussi concernées par le déguerpissement… Il y a des personnes qui ont un problème de santé. Elles sont de façon provisoire au nombre de 38. Il y a des personnes qui ont été blessées lorsqu’elles enlevaient les tôles, d’autres bastonnées par les gendarmes et d’autres qui étaient malades bien avant le déguerpissement dont la situation s’est aggravée maintenant », a énuméré Mamadou Samba Sow.

Le collectif en a profité pour démentir toute affirmation tendant à faire croire que les victimes du déguerpissement de 1998 ont été dédommagées. « Le ministre (Dr Ibrahima Kourouma) prétend que les victimes de la casse de 1998 ont été dédommagées. C’est ce qui est totalement contraire à la réalité. Il y a eu une association à l’époque, mais personne, à notre connaissance, n’a reçu un franc par rapport à cette casse.

Et puisque nous sommes dans un Etat qui se dit normal, si le gouvernement a des preuves, puisqu’on ne peut pas dédommager des centaines de personnes sans laisser des traces, alors qu’on fasse parler les archives de la République, les ministères de l’habitat, mais aussi de l’Economie et du Budget pour nous montrer qui a reçu quoi et qui a été recasé où », a lancé monsieur Sow.

Mamadou Samba Sow a également démenti les informations faisant état de nouvelles occupations après la démolition de 1998. « Ce n’est pas vrai, parce même quand vous vouliez mettre une brique quelque part, ce sont les responsables du quartier ou de la gendarmerie qui venaient pour vous dire que ce n’est pas normal, d’enlever. Les nouvelles occupations dont on pourrait parler, c’est les garages, les kiosques et autres baraques.

Mais, ça aussi, c’était en complicité avec des responsables, y compris la gendarmerie locale qui faisait payer aux propriétaires des montants. Le ministre a dit que c’était juste une récupération des espaces vides en 1998, et malheureusement aujourd’hui, c’est des centaines de familles qui sont privées de toit, qui vivent dehors et qui ont perdu confiance en leur Etat, tout en se retrouvant dans une situation inconfortable où leur dignité n’est pas du tout respectée ».

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Première session de la mairie de Dixinn : un budget de plus de 21 milliards en débat

6 mars 2019 à 16 04 41 03413

Un peu plus d’un mois après son installation, le conseil communal de Dixinn a tenu sa première session budgétaire, ce mercredi 06 mars 2019. Cette rencontre permettra aux élus d’examiner et adopter le budget de la commune de Dixinn pour l’année en cours, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Présidée par Etienne Sandouno, représentant du gouvernorat de la ville de Conakry, la cérémonie d’ouverture de cette session a connu la présence de 35 des 37 conseillers de la commune de Dixinn y compris le maire, Mamadou Samba Diallo, mais aussi des représentants des différentes structures relevant de la commune. A cette occasion, le maire a annoncé les couleurs de cette journée de travail.

« L’objectif c’est de pouvoir nous doter d’un règlement intérieur qui doit régir notre fonctionnement durant les cinq années à venir et nous procurer d’un budget d’investissement pour l’année 2019. Le budget est déjà proposé. Donc, c’est une session où on doit corriger ou bien amender et adopter ce qui sera retenu par l’ensemble des conseillers », a dit Mamadou Samba Diallo.

Selon le maire de Dixinn, le projet de budget prévisionnel 2019 s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 21 milliards 215 millions 472 mille 886 GNF. « C’est la première fois que la commune de Dixinn accède à un tel budget. Et si ce montant est obtenu, je ne dirais pas que du miracle sera fait, mais Dixinn opérera un nouveau changement », a-t-il promis.

Les conseillers communaux vont-ils approuver le budget prévisionnel proposé par une commission technique de la mairie ? Il faut attendre la fin des travaux pour répondre à cette question. « C’est en commission que les conseillers vont se retrouver pour voir si ce qui a été proposé est bon ou bien s’il y a des choses à corriger. C’est une commission mixte où le maire a tenu à ce que toutes les composantes structurelles de la commune soient représentées ainsi que le pool financier de la mairie », a expliqué Amadou 2 Barry, conseiller à la mairie de Dixinn.

Présidant la rencontre, Etienne Sandouno, chef service régional d’appui aux collectivités de la ville de Conakry, s’est dit satisfait de voir qu’au niveau de cette commune, tous les conseillers se sont retrouvés pour débattre sur les projets d’investissements.

« Cette session est un cadre de concertation où se retrouvent tous les acteurs de développement. Ils vont travailler sur le plan annuel d’investissement sur lequel toutes les activités sont programmées, de façon chronologique, de manière participative en tenant compte des avis des populations », a souligné Etienne Sandouno.

Après l’adoption de ce budget annuel, la mairie de Dixinn se mettra au travail. Et, parmi les axes prioritaires cités par le maire, il y a la construction d’écoles, l’adduction d’eau, l’électrification, la réfection des routes ainsi que l’assainissement de la commune.


A suivre !


Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Cambriolage d’un cybercafé à Labé: plus de 10 millions de francs emportés

6 mars 2019 à 14 02 13 03133

Des inconnus se sont introduits nuitamment dans cybercafé situé au quartier Mairie, en face du lycée Hoggo Mboûro, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du mardi 05 mars 2019. Les malfaiteurs ont emporté plus de 10 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abass Soumano, la victime de ce cambriolage, responsable du Centre de Prestation en Services Informatiques de Mairie, est revenu sur les faits. « Je gère un centre informatique. Le mardi matin, quand je suis arrivé au travail, j’ai ouvert la porte et j’ai constaté qu’il y avait des trous au niveau de la toiture. Le ou les voleurs sont rentrés par la toiture.

Ils y ont percé des trous, puis ils sont passés par le plafond. Quand ils sont rentrés, ils ont pris de l’argent. Ils ont emporté avec eux la somme de 10 millions 500 mille francs guinéens. C’est de l’argent que je devrais remettre à une dame qui s’appelle Hadja Fatoumata Diallo. A part l’argent, ils n’ont rien pris », a-t-il expliqué.

Parlant de ce qu’il a fait devant cet acte, Abass Soumano dit avoir fait une déclaration à la police. « J’ai signalé le cas aux agents de la police. Mais, ils n’ont pas suspecté quelqu’un pour le moment ».

Pour finir, la victime n’a pas manqué de dire sa frustration. « Je suis surpris. Quand tu mets de l’argent, une somme comme ça, et tu viens trouver qu’ils ont tout pris, c’est une surprise, par ce que je ne m’attendais pas à ça. Je suis déçu. Il faut que les autorités prennent les dispositions pour arrêter les bandits, nous sommes en danger », a-t-il lancé.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622 07 93 59

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Tournoi des U17 en Turquie : le Syli Cadet confirme face au pays hôte

6 mars 2019 à 13 01 30 03303

L’équipe nationale guinéenne de football des moins des 17 ans a le vent en poupe en ce moment. L’équipe entraînée par Mohamed Maléah Camara, qui participe à un tournoi de sa catégorie en Turquie, s’est imposée devant le pays hôte ce mercredi, 06 mars 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir dominé la Tanzanie (1-0) il y a deux jours, les cadets guinéens ont récidivé ce mercredi face à leurs homologues de la Turquie. Le Syli cadet s’est imposé sur le score de 2 buts à 1 dans un tournoi qui se joue dans la ville d’Antalya, du 04 au 10 mars.

Dans cette confrontation, il n’y a pas de round d’observation. Les jeunes guinéens ont ouvert très tôt la marque, à la 2ème minute de jeu, par l’entremise de Momo Fanyé Touré. Les Turcs vont réagir à la 15ème minute pour remettre les pendules à l’heure.

En seconde période, les Guinéens parviendront à reprendre le dessus, alors que l’on s’acheminait vers la fin de la partie. C’est Alghassimou Bah qui a inscrit le but de la victoire pour le Syli Cadet.

Les poulains de Maléah Camara effectueront leur troisième sortie le vendredi 08 mars face à l’Australie.

Ce tournoi tombe à point nommé pour les cadets guinéens, qualifiés pour la Coupe d’Afrique des Nations de football de leur catégorie. La CAN des Cadets est prévue en Tanzanie du 14 au 28 avril 2019. Huit pays sont qualifiés pour cette CAN.

La Guinée est logée dans la poule B, en compagnie du Maroc, du Sénégal et du Cameroun. Un ticket pour les demi-finales dans ce tournoi offre une place pour la Coupe du monde des Cadets, Pérou 2019.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Le maire de Ratoma en deuil : Taran Diallo a perdu sa mère

6 mars 2019 à 13 01 11 03113

Madame Fatoumata Binta Sow, mère de Souleymane Taran Diallo, actuel maire de Ratoma, n’est plus. Elle a tiré sa révérence dans la soirée d’hier, mardi 05 mars 2019, à l’âge de 82 ans, à Conakry.

Madame Fatoumata Binta Sow est originaire de Tountouroun, dans la préfecture de Labé. Elle laisse derrière elle 9 enfants, dont 5 filles et 4 garçons.

Son enterrement est prévu ce mercredi, 06 mars 2019 au cimetière de Hamdallaye mosquée, après la prière de 14 heures.

Paix à l’âme de la défunte !

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Viol sur deux mineures : Abdourahmane Diabaté situé sur son sort au TPI de Faranah

6 mars 2019 à 12 12 04 03043

Longtemps attendues, les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah ont été officiellement ouvertes avant-hier lundi, 04 mars 2019. Au lendemain de ce lancement, le jugement des dossiers criminels a été entamé à la maison des jeunes. Abdourahmane Diabaté, poursuivi pour le viol sur deux mineures, s’est expliqué à la barre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette audience a connu une forte mobilisation des populations de Faranah. Au rôle de cette audience criminelle de ce mardi, le tribunal a examiné une affaire de viol. Abdourahmane Diabaté, détenu depuis 12 mois, a été entendu par le juge. Il est accusé de viol sur deux fillettes. A la barre, l’accusé a nié les faits pour lesquels il est poursuivi.

De son côté, le parquet a eu de la peine à apporter des preuves de la culpabilité d’Abdourahmane Diabaté.

Finalement, le tribunal a décidé d’acquitter l’accusé. « Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Abdourahmane Diabaté non imputable des faits de viol. En conséquence et en application des articles 442, 544 du Code de Procédure Pénale le renvoi des fins de la poursuite… »

Interrogé par notre reporter, Youssouf Fofana, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah s’est exprimé sur le sujet. « Effectivement, il y a eu viol. Les deux filles ont été violées, mais la question qui s’est posée ici, c’était l’imputabilité. Est-ce que ce viol là a été imputable à M. Diabaté ?

Donc, les débats n’ont pas suffisamment établi cette responsabilité de M. Diabaté comme étant auteur du viol. Et, c’est ce qui fait que, conformément à la loi, dès qu’il y a doute, il profite à l’accusé. C’est ce qui a motivé le tribunal, dans sa composition collégiale, à renvoyer M. Diabaté des fins de la poursuite », a-t-il expliqué.

L’accusé, Abdourahmane Diabaté, a poussé un ouf de soulagement après l’énoncé du verdict. Il a pu rentrer chez lui après avoir passé une année entière en détention.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Vie estudiantine à Conakry : la misère et la grande débrouille

6 mars 2019 à 11 11 37 03373

Aller à l’université est un grand rêve pour la plupart des jeunes guinéens qui ont été à l’école. Mais, pour bon nombre d’entre eux, la vie estudiantine constitue un moment très difficile à vivre. C’est notamment les étudiants qui quittent l’intérieur du pays pour venir faire l’université à Conakry et qui n’ont pas de parents dans la capitale. Un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de quelques-uns d’entre eux à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia pour parler de leur vie.

Seydou Keïta est étudiant en licence 3 Lettres modernes de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Il est issu d’une famille modeste et a laissé ses parents à Kamsar pour venir faire l’université à Conakry. Mais, depuis qu’il est arrivé dans la capitale guinéenne, sa vie est devenue un véritable parcours du combattant.

« A présent, je vis seul. Je n’ai particulièrement aucune aide financière. Les pécules que nous prenons, ce n’est pas vraiment satisfaisant. Nous prenons par mois 105.000 comme bourse d’études. Mais cette bourse aussi n’est payée que par trimestre, cela a tout à fait un grand impact sur les étudiants.

Et vu la cherté de la vie à Conakry, ce n’est vraiment pas évident. Quand nous prenons par exemple le prix des brochures, ça finit rapidement les pécules. C’est ce qui fait les étudiants guinéens, certains sont mal formés. Parce que si les conditions d’études ne sont pas là pour bien étudier comment est-ce que ça peut aller ?

Moi, quand je mange le matin, il me faut attendre le soir encore pour manger. Je mange deux fois par jour et ça aussi quelle nourriture ! Je paye le loyer à 100.000 GNF par mois pour une chambrette. Mais puisque ma famille n’a pas de moyens, je suis obligé de me débrouiller tout seul », témoigne le jeune homme.

Cette vie difficile, Seydou Keïta n’est pas le seul à la vivre. Saïdou Camara est confronté aussi à la même situation. Cet étudiant en Administration des affaires à l’Université de Sonfonia vient de Macenta, en région forestière. « Nos conditions de vie sont vraiment déplorables.

Je vis dans une petite chambre avec plusieurs de mes amis à Kobaya. Nous sommes quatre (4) à nous partager la chambre. Nous cotisons pour payer le loyer qui est de 250.000 GNF le mois. Nous n’arrivons même pas à bien dormir à cause de la chaleur », déplore cet étudiant.

Face à cette galère, certains se débrouillent à trouver un travail à faire pendant leur temps libre pour pouvoir subvenir à leurs besoins. C’est le cas de Mamadou Mouctar Diallo, également étudiant en licence 3 Lettres modernes à l’Université de Sonfonia. Il est venu de Télimélé pour faire ses études supérieures à Conakry. « Je n’ai pas de parents ici, et je n’ai pas non plus de soutien. J’ai jugé donc nécessaire de me lancer dans l’activité des taxis motos qui m’est un peu profitable.

C’est dans cette activité que je paye mes brochures de cours, je paye mon loyer qui est de 120.000 GNF le mois et je parviens à subvenir à d’autres petits besoins. En ce qui concerne les pécules, c’est pour compenser un peu les dépenses que nous effectuons. Sinon ça ne fait rien dans nos dépenses », a-t-il confié.

Julien Désiré Camara, étudiant en licence 1 Histoire de l’Université Sonfonia, profite aussi de ces temps libres pour donner cours dans des écoles privées afin de pouvoir joindre les deux bouts.

« Je viens de N’Zérékoré. Actuellement, je donne des cours d’Histoire dans une école privée et je fais aussi des cours de révision. C’est ce qui me permet de payer le loyer et de vivre ici », souligne Julien Camara.

Ces étudiants interpellent l’Etat guinéen sur leurs difficiles conditions de vie et appellent à des mesures pour améliorer leur situation. Ils sollicitent notamment l’augmentation de la bourse d’études et la construction de dortoirs dans les universités.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622079359

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Mamou : Sow Télico condamné pour s’être fait passer pour un journaliste d’Espace FM

6 mars 2019 à 10 10 47 03473

Poursuivi pour usurpation de titre et de fonction, le journaliste Ousmane Sow, plus connu sous le nom de Sow Télico, a été reconnu coupable par le Tribunal Correctionnel de Mamou. Se disant reporter d’un site d’informations de la place, Ousmane Sow été condamné hier mardi, 05 mars 2019, à un an de prison assorti de sursis, appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ousmane Sow, qui serait un habitué des faits, en a pris pour son grade cette fois-ci. Il y a de cela quelques jours, le 17 février 2019, il s’est fait passer pour un reporter de la radio Espace FM, dans la sous-préfecture de Ouré-Kaba, relevant de la préfecture de Mamou. Mais, de fil en aiguille, les autorités locales se sont rendu compte de la supercherie avant d’alerter la gendarmerie qui s’est chargée de le déposer à Mamou.


Ousmane Sow

Sur une plainte de la radio Espace FM, Ousmane Sow a répondu de ses actes devant le tribunal correctionnel de Mamou. A la barre, le prévenu a tenté au début de nier les faits avant de se confondre en excuses. « Je ne sais pas comment le mot Espace FM a glissé dans ma bouche. Je suis vraiment désolé », avait-il lancé, toute honte bue.

Finalement, le tribunal l’a reconnu coupable des faits d’usurpation de titre et de fonction pour le condamner à un an de prison assorti de sursis et au payement d’une amende d’un million de francs guinéens.

Selon nos informations, la radio Espace FM, partie civile dans ce dossier, n’a pas demandé de dommages et intérêts.

Cette condamnation en sursis laisse planer une épée de Damoclès sur la tête de Sow Télico, obligé désormais de mettre de l’eau dans son vin. Mais, il reste à savoir jusqu’à quand cela va durer. Ne dit-on pas que « chassez le naturel, il revient toujours au galop » ?

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
Tél 628 17 99 17

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