Téléphonie : Intercel mise en liquidation, ses employés exigent le respect de leurs droits

13 mars 2019 à 19 07 50 03503

Après sa fermeture, la société de téléphonie mobile, Intercel Guinée, a été mise en liquidation. L’information a été confiée à Guineematin.com par le secrétaire général de la FESATEL, Abdoulaye Barry. Le syndicaliste et ses collègues comptent en profiter pour faire respecter les droits des anciens employés de la société.

Suite à la décision de fermer Intercel Guinée, les responsables de l’entreprise et leurs employés avaient négocié et signé un protocole d’accord, relatif aux mesures d’accompagnement dont devaient bénéficier les travailleurs qui ont perdu leur emploi. Mais depuis, la direction de la société n’a respecté aucun des engagements contenus dans le document.

C’est pourquoi, la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL) s’est impliquée pour aider les travailleurs à être rétablis dans leurs droits. Après plusieurs démarches menées sans succès, la FESATEL a saisi récemment les autorités de tutelle, explique Abdoulaye Barry, secrétaire général du syndicat.

« Nous avons adressé un courrier à Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique. Jusqu’à présent nous n’avons pas d’abord de retour de la part du ministre de tutelle. Nous estimons qu’il en train de travailler là-dessus pour trouver une solution. Parce que tout de même dans son département, il y a un problème aujourd’hui », a dit le syndicaliste.

En plus du ministre, la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications a saisi aussi l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT). Et, c’est à ce niveau qu’elle a appris la mise en liquidation de la société. « Le directeur général de l’ARPT, Antigou Chérif, a eu le temps de nous recevoir, de discuter avec nous et a montré vraiment son inquiétude par rapport à la situation des travailleurs de la société Intercel. Il est même allé jusqu’à demander le protocole d’accord. Il a dit qu’il va contacter le groupe Sudatel et leur demander de respecter les engagements.

L’autre chose, il nous a informés que l’entreprise est déjà mise en liquidation, sachant qu’il y avait une plainte qui était formalisée contre l’entreprise depuis plus de 4 mois au tribunal de première instance de Kaloum par l’ARPT. Donc aujourd’hui, il y a une décision de liquidation qui a été prise par le juge en question depuis le 28 février 2019. Le directeur général de l’ARPT nous a informés qu’un liquidateur a même été trouvé dans ce sens. Donc, tous ceux à qui l’entreprise doit, vont essayer de fournir des pièces justificatives et des documents à l’appui afin d’évaluer les biens de l’entreprise.

Parce ce que l’entreprise dispose de biens ici qui vont autour des centaines de milliards. Ils avaient acheté des équipements de la 3G pour déployer, donc ça c’est ici. Le vendredi passé, nous avons saisi le greffier en chef du tribunal de première instance de Kaloum et nous avons évalué tout ce qui concerne les mesures d’accompagnement des 24 mois, la régularisation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et la prise en charge sanitaire au bout d’une année.

Nous avons évalué tout cela et c’est autour de 20 à 30 milliards comme ça. Ce document a été déposé au niveau du tribunal de première instance de Kaloum, nous estimons que la justice va essayer d’accélérer et prioriser vite les travailleurs pour ce dossier », a dit Abdoulaye Barry, qui précise que ce sont 98 travailleurs qui sont concernés.

En attendant, souligne le syndicaliste, « la menace de grève reste maintenue. Si toutefois nous n’avons pas solution urgente parce que les travailleurs ne peuvent pas attendre, vous savez qu’il y a des travailleurs qui sont malades aujourd’hui, certains ont délogé et d’autres sont alités par manque d’argent pour se soigner. Donc nous n’avons rien, on ne compte que sur ces mesures d’accompagnement ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Guerre de leadership à l’UPG: « je demeure le seul président », dit Alfred Mathos

13 mars 2019 à 18 06 55 03553

L’Union pour le Progrès de Guinée (UPG), parti politique créé par feu Jean Marie Doré, connaît une guerre de leadership qui le fragilise davantage. Jacques Gbonimy et Jean Alfred Mathos se disputent la présidence du parti depuis quelques jours.

Des sympathisants de monsieur Mathos, réunis au siège du parti ce mercredi, 13 mars 2019, au quartier Belle Vue, lui ont apporté leur soutien, dans son duel avec l’ancien membre de la CENI, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lors d’un congrès organisé le 03 mars dernier à Conakry, Jacques Gbonimy a été élu à la tête de l’UPG. Le camp Jacques Gbonimy avait émis beaucoup de griefs contre monsieur Mathos, dont notamment son élection comme conseiller à la commune de Ratoma, sous les couleurs de l’UFR.

Au même moment, Jean Alfred Mathos se trouvait hors du pays. Une élection que ce dernier conteste, tout en se présentant comme étant le vrai président du parti.

Face à ses militants, le président « déchu » a réaffirmé son engagement à continuer le combat jusqu’à la fin de son mandat. « Je suis et demeure le seul président de l’UPG. La légalité appartient au bureau politique du parti. Nous avons été élus en 2016 pour 4 ans, le mandat est en cours. Je pense que cette légalité ne doit pas être ébranlée », lance Jean Alfred Mathos.

Parlant du congrès du 3 mars dernier, à l’issue duquel son challenger s’est déclaré président du parti, maitre Mathos a tenu à clarifier les choses. « Ce congrès était un congrès extraordinaire. Pour qu’il soit électif, il fallait aller avec tous les congressistes, pour que le quorum soit atteint. Cela n’a pas été le cas.

A mon élection, il y a eu 116 délégués, sur 124. Mais, à quelque fois, malheur est bon. Cette crise là va nous réveiller. Ce que je recherche aujourd’hui, c’est la légitimité et, cette légitimité, je l’ai avec la jeunesse et les femmes de l’UPG », martèle Jean Alfred Mathos.

En outre, Maître Mathos a fait savoir qu’aucune hypothèse n’est à écarter dans le règlement de ce différend. « Ce congrès qui a eu lieu, c’est un congrès qui ne répond à rien du tout. Nous allons utiliser les voix et moyens qui sont à notre disposition. Il y a la voix administrative et la voix judiciaire. Mais avant, déjà il y a la médiation qui est en cours. Si cela n’abouti pas, nous allons saisir la justice pour que la légalité soit respectée », a-t-il laissé entendre

De son côté, le responsable du bureau de la jeunesse de l’UPG, Tamba Moussa Kamano, au nom des jeunes du parti, a réaffirmé son soutien à Maître Alfred Mathos qui, selon eux, reste et demeure le seul président de l’UPG. « Après votre départ pour l’Europe, un groupe d’individus du bureau national a tenu un congrès le 3 mars 2019 à Conakry.

Nous constatons depuis ce temps une division au sein du parti. Nous, jeunes du bureau de la jeunesse du parti, disons non à l’ethnocentrisme, au régionalisme et disons non à la division du parti. Le bureau national de la jeunesse, par ma voix, réaffirme son engagement à vous soutenir pour la restauration de la démocratie.

Nous avons pour mission d’unifier le parti, d’honorer la mémoire de notre cher regretté, son excellence Honorable Jean Marie Doré. C’est pourquoi, le bureau national de la jeunesse a sollicité un congrès national après la fin de votre mandat, je précise bien, après la fin de votre mandat. D’ici là, nous sommes avec vous », a dit le jeune Kamano.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél: (224) 623 53 25 04

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Déguerpissement à Kipé 2 : les victimes ne peuvent que constater les dégâts

13 mars 2019 à 18 06 11 03113

Les bulldozers du ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continuent de casser tout sur leur passage au quartier Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Depuis hier mardi, de nombreux bâtiments sont démolis, plusieurs autres attendent leur tour. Pendant que les machines se rapprochent, les familles s’activent ce mercredi, 13 mars 2019, à plier bagages, décoiffer les toitures, démonter portes et fenêtres, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La récupération du centre directionnel de Koloma se poursuit avec des victimes plus que jamais désemparées. Après le passage des bulldozers à Kaporo Rails, l’impitoyable déguerpissement se poursuit dans la zone de Kipé 2.

Les victimes se disent déçues du gouvernement et dénoncent le très bref délai qui leur a été accordé pour évacuer les lieux. Selon Abdourahmane Diallo « nous sommes en détresse. Ceux qui sont censés nous protéger sont en train de démolir nos bâtiments. On est stressé, on est venu nous déguerpir précipitamment. Ceux qui ont eu où envoyer leurs bagages sont partis. Ceux qui n’ont pas eu, dorment dehors ici.

C’est vraiment très dur pour nous. L’État devait nous donner au moins 15 jours pour nous permettre au moins de trouver des logements ailleurs afin qu’on puisse y transporter nos bagages. Mais, il ne nous a donnés que 24 heures. Les gendarmes sont venus hier, ils ont mis les croix sur les bâtiments et nous ont donné 24 heures. Je suis copropriétaire de trois bâtiments ici : un qui a trois salons et six chambres, un autre de quatre chambres et le troisième a 5 chambres, un salon et deux toilettes.

Tout est carrelé et vitré. Les gens sont en train de démonter. Il y a au moins 5 familles qui habitaient ici. Tout le monde a plié bagages. Mais, on s’en remet à Dieu. C’est le seul qui peut régler ce problème. Je demande aux citoyens de Kipé 2 de ne pas faire de la violence. Ça ne règlera aucun problème. Qu’ils s’en remettent à Dieu, le miséricordieux », conseille-t-il.

Pour Elhadj Amadou Oury Diallo, propriétaire d’une usine de glace à Kipé 2, la perte est immense. Les larmes aux, le vieil homme accuse le gouvernement d’avoir fait du tort aux habitants de la zone. « On nous a fait du tort. Des gens sont venus mettre des croix sur nos bâtiments, y compris mon usine de glace. Puisque c’est eux qui ont la force, ils agissent mal contre nous et à tort. Nous, on ne nous a rien dit ici pour ce déguerpissement, si non que des croix sont mises sur nos réalisations.

Vous voyez, on est là à déplacer ce qu’on peut déplacer. Le reste, on laisse ici. La place de cette usine, je l’ai achetée à l’époque de Lansana Conté. Mais, on ne m’avait pas dit que c’est une zone réservée. Maintenant, on vient pour détruire tout. J’ai dépensé pour cette usine près 645 mille dollars, pour les poteaux électriques près de 80 millions de francs guinéens. Donc, tout est parti dans l’eau », déplore Elhadj Amadou Oury Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kipé 2 : la grosse colère de Me Ghadiri Diallo, avocat des victimes

13 mars 2019 à 17 05 46 03463

Après Kaporo Rails, l’opération de déguerpissement des citoyens, présentés comme étant des occupants illégaux du centre directionnel de Koloma, se poursuit maintenant à Kipé 2. Au moment où les habitants de cette zone avaient les yeux tournés vers la Cour d’appel de Conakry qu’ils ont saisie pour réclamer justice dans cette affaire, des machines sont entrées en action sur place hier, mardi 12 mars 2019, pour casser tout sur leur passage. Une démolition qui irrite maître Ghadiri Diallo, un des avocats des victimes, rencontré par un reporter de Guineematin.com, ce mercredi.

La surprise a été totale aussi bien pour les habitants de Kipé 2 que pour leurs avocats. Car, ces derniers attendaient l’examen de leur recours par la Cour d’appel de Conakry et la décision de la juridiction sur cette affaire, lorsque les autorités ont entamé la démolition des maisons dans la zone. Ils ont saisi la cour d’appel après avoir perdu le procès qu’ils ont intenté contre l’Etat en première instance.

Mais, l’Etat n’a pas daigné attendre l’épilogue de cette procédure judiciaire pour passer à l’action. Une attitude que regrette maître Ghadiri Diallo, qui dénonce la violation de la loi. « A ce jour, le dossier doit être examiné par la Cour d’appel de Conakry. Malheureusement et contre toute attente, nous venons de constater que le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, en violation de toutes les règles de procédure, a entamé la démolition des constructions de nos clients.

Donc, c’est une violation de la loi et des règles de procédure. C’est regrettable et désolant ce qui se passe sur les lieux. La plupart des bâtiments, à ce jour, ont été démolis », fustige l’avocat.

Pour lui, le département dirigé par Dr Ibrahima Kourouma ne détient aucune décision judiciaire, aucun fondement juridique, lui donnant les prérogatives de déguerpir les populations de Kipé 2.

Revenant sur la décision rendue par le TPI de Dixinn, le 1er mars 2019, maître Ghadiri Diallo a fait remarquer que ce jugement n’avait pas été rendu publiquement. Selon lui, la juge en charge de l’affaire a remis la décision au greffe dudit tribunal qui s’est chargé de la communiquer aux avocats des familles de Kipé 2. Quelque chose, dit-il, qui est une autre violation flagrante de la loi et des règles de procédure.

« Au terme de l’article 116 du Code de procédure civile, économique et administrative, le jugement est rendu publiquement. Cela veut dire que c’est à l’audience que le tribunal doit prononcer son délibéré. Cela a créé un doute sur la décision qui a été rendue par le TPI de Dixinn », indique l’avocat des victimes.

Pour ce qui est du cas du décret exhibé par le TPI de Dixinn comme preuve pour les débouter dans leurs prétentions, maître Ghadiri Diallo a rappelé encore une fois que les lots visés par ce décret ne concernent nullement la zone de Kipé 2. « Ce sont les lots 14 ; 15 ; 16 ; 19 et 37 du centre directionnel de Koloma qui sont concernés. Ces lots se trouvent derrière la RTG et non Kipé 2.

Pendant que le tribunal constate que c’est une prétendue zone réservée, ce même tribunal refuse de constater que les occupants n’ont pas été indemnisés, ni recasés conformément aux dispositions de l’article 4, alinéa 4, du même décret qui a créé les réserves foncières de l’Etat. C’est du deux poids, deux mesures », accuse l’avocat.

Selon maître Ghadiri Diallo, le décret 211 du 23 novembre 1989 dit que si l’Etat a besoin de ces zones, il a l’obligation d’évaluer toutes les constructions, indemniser les occupants ensuite les recaser. « Même par rapport à l’application de ce décret, l’Etat n’a pas respecté la procédure. Alors que si on se réfère à l’article 55 du Code foncier et domanial, l’expropriation pour cause d’utilité publique s’opère à l’amiable ou bien à défaut, par décision de justice », précise-t-il.

Pour le moment, les regards des victimes sont toujours tournés vers la Cour d’appel de Conakry qui devrait rendre son verdict dans les prochains jours. En attendant, les opérations de démolition continuent sur le terrain avec environ 10.000 personnes qui se retrouveront sans abris, comme des milliers d’autres à Kaporo Rails.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Télimélé: ouverture des audiences foraines avec 6 dossiers criminels

13 mars 2019 à 16 04 43 03433

La cérémonie solennelle de lancement des audiences foraines dans la préfecture de Télimélé a eu lieu ce mercredi, 13 mars 2019, à la maison des jeunes. Six dossiers criminels sont inscrits au rôle desdites audiences. La cérémonie a connu une forte mobilisation des citoyens, des autorités administratives, communales et religieuses de Télimélé, rapportent deux reporters de Guinematin.com présents sur les lieux.

Pour ces audiences foraines, les magistrats de cette juridiction vont se pencher sur six cas de crimes dans cette préfecture relevant du ressort de la région de Kindia. De nombreuses infractions seront examinées au cas par cas : incendies volontaires, assassinats, meurtres et autres crimes graves.

Dans la salle des audiences, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, a pris l’engagement que le droit sera dit dans toutes ces affaires. « Le TPI de Kindia se transportera à Télimélé pour juger les affaires criminelles, sur initiative du président de la République, le professeur Alpha condé. Une justice sincère, à l’abri de la corruption, de l’argent et ayant la confiance de la population. C’est l’engagement que nous avons pris.

Plus de 140 décisions ont été rendues depuis qu’on a commencé ces jugements à Kindia, notamment les braqueurs de routes, les violences, les coups et blessures volontaires. C’est cette justice que veut le président de la République. Tant qu’il y a des gens qui violent la loi, on ne se fatiguera pas. Ils seront appréhendés et jugés conformément à la loi. Nous avons six (6) dossiers de faits d’assassinat, incendie volontaire, coups et blessures », a annoncé le procureur.

Selon Mamady Condé, secrétaire général des affaires administratives de Télimélé, ces audiences tant attendues, vont aider davantage à éduquer les citoyens de la préfecture. « Pour moi, c’est une fierté, surtout pour l’autorité. Je pense que ces audiences vont continuer à éduquer les populations de Télimélé. Toutes les couches sont représentées ici aujourd’hui pour que chacun sache ce qu’il doit faire et ce qu’il doit éviter », a dit monsieur Condé.

Pour Elhadj Thierno Ismaël Diallo, président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile (CPOSC) et représentant de l’Organisation Guinéenne pour la Défense des droits de l’Homme (OGDH) à Télimélé, ces audiences permettront de rétablir le pont entre la justice et les justiciables.

« Je souhaite que les choses se déroulent normalement. Je suis très heureux de la tenue des audiences foraines qui vont rapprocher la justice des justiciables. Il vaut mieux libérer un coupable que de condamner un innocent. C’est vraiment rassurant, nous allons suivre en tant que défenseurs des droits de l’homme », a-t-il laissé entendre.

A suivre !

De Télimélé, Ousmane Dieng et Amadou Batouala Diallo pour Guineematin.com

Téléphone: 622525250/ 628516796

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Lutte contre le chômage : « il y a lieu d’accompagner le secteur privé », dit Kassory Fofana

13 mars 2019 à 16 04 11 03113

Le Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancé ce mercredi, 13 mars 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. La démarche vise à outiller les entrepreneurs pour faire décoller leur business par le biais d’ateliers pratiques. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, en présence de très nombreux invités venus de tous les horizons, a constaté sur place Guineemtin.com à travers un de ses reporters.

Ils sont au total 2 000 participants, venus de toutes les régions de la Guinée et de l’étranger, à prendre part au SADEN qui va s’étaler sur deux jours. Le thème retenu pour cette première édition est « Entreprenariat, puissant levier du développement économique et social ».

Cet évènement des créateurs, entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, a pour objectif de lutter contre le chômage et l’immigration clandestine des jeunes en créant des activités génératrices de revenus par le biais de l’entrepreneuriat, a-t-on appris sur place.

Dans son discours, Arancha Gonzalez, directrice exécutive du Centre du Commerce International (CECI) a souligné que si les entrepreneurs veulent aller loin, il faut qu’ils soient unis. « Si on est ensemble aujourd’hui, c’est parce qu’on veut aller loin. Loin, ça veut dire construire un écosystème propice aux entrepreneurs, ce n’est pas seulement faire beaucoup d’efforts éparpillés. Loin, c’est de s’assurer que les entrepreneurs dans ce pays ont accès aux financements et pas simplement pour de belles idées. Aller loin, ça veut dire connecter les entrepreneurs à des marchés.

Aller loin, ça veut dire ne laisser personne derrière. Que ça soit des jeunes, que ça soit des femmes, qu’ils soient dans les villes ou dans les campagnes, qu’ils soient dans l’agriculture ou dans la culture, on veut que tout le monde fasse partie de ce voyage. Aller loin, ça veut dire capitaliser sur les grands marchés en construction, qui sont les marchés de l’Afrique. Aller loin, ça veut dire donner de l’espoir aux jeunes d’avoir une vie meilleure ici en Guinée », a-t-elle expliqué.

De son côté, madame Elizabeth Peri, Chef de la section politique de la Délégation de l’Union Européenne, s’est réjouie de prendre part au SADEN 2019. Selon elle, le « programme INTEGRA s’inscrit parfaitement dans la trajectoire de la création d’emplois. Catalyseur de projets destinés aux jeunes guinéens, il est destiné à encourager l’entrepreneuriat dans le cadre de chaines de valeur sélectionnées en apportant des fonds sous forme de dons et de prêts aux jeunes entrepreneurs.

Mais également des assistances techniques aux porteurs de projets à travers les agences de mise en œuvre et les ministères d’encrage des projets. Le Gouvernement de la Guinée a reconnu que ce programme représente une opportunité d’amélioration du climat des affaires, de la promotion du tissu économique local et de la compétitivité de certaines chaines de valeur », a-t-elle laissé entendre.

Le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a exprimé sa joie de savoir qu’à côté des entrepreneurs et des experts internationaux qui participent à ce salon, il y a plus de 140 jeunes qui sont venus de toutes les régions de la Guinée. « Il est agréable de noter que la plupart des participants sont porteurs de projets susceptibles d’apporter des solutions innovantes afin d’accélérer la transformation économique en cours dans notre pays.

Je m’empresse de saluer cette initiative portée par des entrepreneurs guinéens et appuyée par le gouvernement et le CECI (Centre du Commerce International). Mesdames et messieurs, le thème de ce salon est certainement un thème d’actualité qui est en parfaite adéquation avec les priorités du gouvernement telles que répétées dans notre Plan de Développement Economique et Social (PNDES) », a dit le chef du gouvernement guinéen.

Poursuivant, Kassory Fofana a dit que pour atteindre les objectifs que s’est fixé son gouvernement, « il y a lieu d’accompagner, d’impulser le secteur privé, générateur d’emplois et facilitateur d’une redistribution partagée de la richesse nationale. Il s’agit pour la Guinée, en proie à des défis pressants de chômage et d’extrême pauvreté, de promouvoir le secteur privé, en offrant à celui-ci un environnement propice aux affaires pour lui permettre de jouer le rôle qui est le sien, c’est-à-dire celui du moteur de la croissance.

La présence hier parmi vous du Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, en prélude à ce salon, est le témoignage de son engagement personnel et avec lui, celui du gouvernement, à accompagner les entreprises guinéennes et les autres acteurs de l’écosystème entrepreneurial du pays dans les efforts respectifs de développement des affaires ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Faranah : un élève meurt par suite de noyade dans le fleuve Niger

13 mars 2019 à 15 03 14 03143

Le corps d’un jeune collégien, âgé de 20 ans, a été retrouvé dans le fleuve Niger, hier mardi 12 mars 2019, au quartier Tonkolonko 2, dans la commune urbaine de Faranah. Gilbert Haba, élève en classe de 8ème année au collège Niger, porté disparu depuis la veille, est originaire de la sous-préfecture de Koropara, à N’Zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans le Sankaran.

Selon nos informations, Gilbert Haba s’était rendu sur les lieux le lundi, avec un de ses amis, pour se baigner. Mais, après avoir plongé dans l’eau, il n’est plus réapparu.

Interrogé sur les circonstances du drame, l’ami de la victime, est revenu sur les faits. Selon Elie Maomou, « j’étais avec lui au fleuve à 17 heures. Quand on est venu, j’ai plongé le premier. Quand je nageais, je croyais qu’il était arrêté sur un bois. Arrivé au milieu de l’eau, j’étais fatigué. Je me suis efforcé à joindre la rive du fleuve. Mais, je ne l’ai pas vu.

C’est ainsi que je l’ai appelé, mais il n’a pas répondu. Je suis revenu au lieu où j’ai plongé. Je l’ai appelé plusieurs fois, en vain. Sur le coup, j’ai appelé au secours », a expliqué l’ami de la victime, sous le choc.

Le représentant du chef de quartier de Tonkolonko 2, Sékou Oularé, a expliqué ce qui a été entrepris quand la nouvelle de la disparition de Gilbert Haba s’est propagée. « Le jeune est venu le lundi soir pour se laver, mais son jour était déjà arrivé. Dès qu’il est descendu dans les eaux, il n’est plus sorti. C’est ainsi que son ami a appelé au secours.

Les citoyens et les autorités se sont mobilisés de la nuit du lundi jusqu’au mardi matin pour chercher le jeune. C’est ce mardi matin que son corps a été retrouvé. Donc, le corps a été mis à la disposition du président du conseil de quartier qui, à son tour, a mis le même corps à la disposition de ses parents », a dit monsieur Oularé.

Finalement, comme le veut la tradition, Gabriel Haba a été enterré aux abords du fleuve Niger.

A rappeler que les noyades de personnes dont l’âge varie entre 5 et 20 ans sont fréquentes sur les lieux.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13

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Pita : les responsables de l’UPR planchent sur la redynamisation du parti

13 mars 2019 à 13 01 42 03423

Le Bureau Exécutif National de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) organise ce mercredi, 13 mars 2019, à la maison des jeunes de Pita, un séminaire des cadres du parti, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La rencontre mobilise les responsables du bureau exécutif national du parti, des comités nationaux des femmes et des jeunes, des secrétaires fédéraux et de sections et les nouveaux conseillers communaux élus sur les listes de l’UPR à travers le pays.

La cérémonie d’ouverture a connu la présence du préfet de Pita, Kalidou Keïta et du maire de la commune urbaine, Mamadou Oury Diallo, secrétaire fédéral de l’UFDG.

Deux discours ont marqué l’événement. D’abord, celui du bureau fédéral UPR de Pita prononcé par Mamadou Midiaou Bendougou Bah, secrétaire administratif de la fédération qui a souhaité la bienvenue aux participants. « Le présent séminaire organisé à l’intention des cadres du parti, se tient en prélude aux cérémonies commémoratives du 15ème anniversaire du décès du président fondateur de l’UPR, l’honorable Siradiou DIALLO.

Au regard des enjeux politiques, la tenue de ce séminaire revêt sans nul doute une grande importance dans la vie du parti et s’inscrira dans ses anales au titre des traditions car de mémoire c’est le 2ème du genre après celui de Labé de juillet 2003 », a fait remarquer le porte-parole de la fédération UPR de Pita.

Ensuite, dans son discours d’orientation des assises de l’UPR, le président du parti, Elhadj Ousmane Bah a commencé par remercier les autorités préfectorales et communales de Pita pour l’accueil « particulièrement chaleureux » qui a été réservé aux participants.

Avant de préciser qu’il est question de discuter de la vie interne du parti, à travers un projet de plan d’action annuel à soumettre aux participants en vue de la remobilisation et de la restructuration des instances de l’UPR de la base au sommet, mais également de la mobilisation des ressources financières. Sans oublier la mise en place d’une dynamique cellule de communication et la désignation d’un porte-parole du parti.

Selon nos informations, le choix de Pita pour abriter ce séminaire des cadres du parti est une décision des hauts responsables de l’UPR visant à rendre hommage à Elhadj Ousmane Bah.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Attaque armée à Siguiri : un cambiste blessé, son argent emporté

13 mars 2019 à 13 01 10 03103

Un jeune cambiste, du nom de Sékou Condé, a été victime d’une attaqué à main armée de la part d’inconnus dans la soirée d’hier mardi, 12 mars 2019, au quartier Fodéla, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Les assaillants ont ouvert le feu sur la victime avant d’emporter son sac, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sékou Condé, cambiste au grand marché de Siguiri, a été la cible d’une attaque à main armée par des inconnus aux environs de 18 heures. La victime a été grièvement blessée au niveau des hanches. Son sac, contenant une importante somme d’argent, a été emporté par les assaillants.

Selon Ousmane Kouyaté, le compagnon de la victime au moment des faits, les malfrats les ont poursuivis avant de tirer deux coups de feu sur eux. « Chaque soir, c’est lui qui vient me chercher pour rentrer à la maison. Ce soir, il est venu me chercher à moto. J’ai vu deux jeunes qui étaient aussi à moto. Ils étaient garés, mais je ne pensais pas qu’ils nous filaient. Quand nos regards se sont croisés, ils ont bougé.

C’est comme s’ils nous attendaient sur la route, parce que nous avons un peu retardé avant d’aller. Arrivés au virage, nous nous sommes croisés. Ils ont fait demi-tour. Un d’entre eux a dit: si tu bouges, je te tue. C’est ainsi qu’ils ont tiré une première fois, nous sommes tombés. Et, ils ont tiré une deuxième fois, la balle a atteint Sékou Condé au niveau des reins. Ils ont pris son sac, qui contenait une importante somme d’argent. Moi, rien ne m’est arrivé », a-t-il expliqué.

La victime a été admise aussitôt à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Aux dernières nouvelles, Sékou Condé serait en route pour Bamako, ce mercredi 13 mars pour des soins appropriés.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Assassinat d’un prédicateur saoudien à Mandiana : la prison à vie requise contre les 12 accusés

13 mars 2019 à 12 12 28 03283

Le procès des assassins présumés du prédicateur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, s’est poursuivi hier, mardi 13 mars 2019, au Tribunal de Première Instance de Kankan. Après la comparution de la partie civile, l’on est passé aux plaidoiries et réquisitions. Le Ministère Public a requis la prison à perpétuité contre les 12 accusés, dont 6 sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la troisième fois depuis l’ouverture des audiences criminelles, le 12 février 2019, que Moussa Kanté, présenté comme le cerveau de ce dossier, a comparu devant le tribunal criminel de Kankan. Cette fois encore, l’accusé a répondu aux questions du président du tribunal, de l’avocat de la partie civile, du procureur de la République et de son avocat, sur l’assassinat d’Abdoul Aziz Touwaydjiri, le 16 janvier 2018, dans la localité de Kantédou-Balandou, à Mandiana. Comme il l’a fait depuis le début de ce procès, l’accusé a nié toute implication dans cet assassinat.

Après, le tribunal est passé à la phase des plaidoiries et réquisitions, dernière étape avant la mise en délibéré de l’affaire. C’est d’abord la partie civile qui a pris la parole, et elle n’a pas été tendre dans ses plaidoiries. Elle a déploré les multiples versions qu’aurait données Moussa Kanté à la gendarmerie, devant le juge d’instruction et devant le tribunal. Selon l’avocat de la partie civile, les déclarations de Moussa Kanté ne corroborent guère.

C’est pourquoi, il a sollicité la condamnation des accusés au payement d’un milliard de francs guinéens pour assurer les soins de santé de Flany Mory Traoré, grièvement blessé le jour de l’assassinat du Saoudien. L’avocat demande également le payement d’un franc symbolique à la famille d’Abdoul Aziz Touwaydjiri et la destruction des fusils de chasse que détiennent les chasseurs traditionnels (poursuivis dans cette affaire).

Pour sa part, le Ministère Public, dans ses réquisitions, a sollicité qu’il plaise au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 30 ans, tout en les envoyant à la prison civile de Kindia.

De son côté, la défense a d’abord déploré la non-comparution des autres accusés tout en pointant du doigt l’incapacité du ministère public de les traquer pour les faire comparaître. L’avocat plaide non coupable pour Moussa Kanté qui, selon lui, a eu le courage de se livrer aux autorités. Il sollicite donc la clémence du tribunal et des circonstances atténuantes pour son client.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a renvoyé le dossier au 1er avril 2019 pour le délibéré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Casse de Kaporo Rails et Kipé 2 : le Khalife général du Fouta peiné et préoccupé

13 mars 2019 à 11 11 42 03423

Le Khalife Général du Fouta Djallon, Elhadj Mamadou Bano Bah, secrétaire préfectoral des Affaires Religieuses de Pita, a exprimé sa préoccupation suite à la casse qui est officiellement présentée comme étant une opération de déguerpissement des occupants illégaux des domaines de l’Etat à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, à Conakry, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le chef religieux et doyen du Fouta Djallon, Elhadj Mamadou Bano Bah, s’est confié ce mercredi, 13 mars 2019, à une équipe de journalistes dont un de Guineematin.com, à son domicile situé au quartier Guèmè, dans la commune urbaine de Pita.

« Vous savez, il y a des choses qui peuvent dépasser un homme. Si on ne demande pas ton avis, tu n’as aucune possibilité de t’impliquer pour dire à l’intéressé que ce qu’il a envie de faire est mauvais, de ne pas le faire. Mais, si tout le monde apprend la chose de la même manière et en même temps, on ne peut être que peiné et préoccupé partout où l’on se trouve », a réagi le doyen du Fouta Djallon.

Peu avant ce passage, il avait confié avec beaucoup de figures styles que « si quelqu’un souhaite à son semblable ce qu’il n’aime pas, il n’a pas à se demander s’il se fait des ennemis.»

Toujours est-il que pour Elhadj Mamadou Bano Bah, personne ne doit se rendre justice. Il appelle tout le monde avec beaucoup d’insistance à prôner la culture de la paix et de la cohésion. A en croire notre interlocuteur, personne ne doit accepter de céder à la provocation

«Nous ne pouvons absolument rien. Mais quand tu ne comptes que sur Dieu, tu n’as rien à craindre. Nous implorons le Tout Puissant Allah de renforcer et consolider la paix partout où elle se trouve et d’envoyer la paix là où elle n’existe pas», a dit le Khalife général du Fouta.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Faranah : 60 cases et leur contenu partis en fumée à Oussouyah

13 mars 2019 à 10 10 45 03453

La série noire des incendies se poursuit dans la préfecture de Faranah. Après Fantoumanya et Cissiya, c’est le secteur Oussouyah, dans la sous-préfecture de Bendou, qui a été ravagé par un incendie, avant-hier lundi, 11 mars 2019. Au moins soixante cases ont été détruites, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les incendies se multiplient à Faranah à cette période de saison sèche. Le secteur Oussouyah, relevant de la commune rurale de Bendou, situé à 27 kilomètres de Faranah, a été ravagé par un incendie. Le sinistre a créé la désolation sur les lieux où soixante cases ont été consumées par les flammes.

Le bilan de l’incendie est lourd : soixante (60) cases, sept (7) cuisines, un (1) magasin, dix-neuf (19) sacs de riz, onze (11) sacs de detarium, sept (7) sacs d’arachide, deux (2) machines à coudre, trois (3) groupes électrogènes de marque TIGER, une moto, cinq (5) vélos, et une somme de 2 millions 300 mille francs guinéens.

Selon Sékouba Camara, sous-préfet de Bendou, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans cet incendie, causé par une jeune fille qui faisait la cuisine.

Le sous-préfet en a profité pour lancer un SOS pour la population du secteur Oussouyah qui passe la nuit à la belle étoile, complètement démunie.

À noter que ce phénomène d’incendie est devenu fréquent en Haute Guinée.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13

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Alpha Condé sur le commerce en Guinée : « des conteneurs venaient où c’était écrit PRG »

13 mars 2019 à 10 10 26 03263

En prélude à l’ouverture officielle de la première édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN), prévue ce mercredi, 13 mars 2019 à Conakry, le comité d’organisation de cet évènement des créateurs, repreneurs et dirigeants d’entreprises a organisé une conférence, dans la soirée d’hier mardi, à Conakry.

Présidée par Alpha Condé, cette première rencontre d’échanges avait pour objectif d’annoncer les couleurs du Salon des Entrepreneurs de Guinée qui réunira en tout 2000 participants issus des huit (8) régions administratives du pays et de l’étranger, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours de circonstance, Sékouba Mara, directeur général de l’Agence Guinéenne de Promotion de l’Emploi et président du SADEN a dit qu’en dépit des outils mise en place par le gouvernement pour faciliter l’emploi aux jeunes guinéens, des difficultés majeures sont rencontrées et qui empêchent l’atteinte des résultats souhaités.

Parmi ces difficultés, poursuit monsieur Mara, il y a « l’accès à l’information, au financement, et au garantie ; les dispositifs d’accompagnement de l’entreprenariat féminin, jeune et de la diaspora ; l’information du secteur, de même que la fragmentation des initiatives d’appui.

D’où l’idée d’un salon prenant en compte l’ensemble des activités favorables à l’insertion et à l’entreprenariat mais aussi et surtout permettant de faire un scan de l’environnement entrepreneurial. Cette initiative du gouvernement guinéen, en collaboration avec le Centre de Commerce International (ITC), l’agence d’exécution du volet entreprenariat du programme INTEGRA, financé par l’Union Européenne, vise à :

Promouvoir les opportunités d’investissements, créer une plateforme de partage d’expérience, de réseautage et de réflexion sur l’écosystème entrepreneurial guinéen. Et, de lutter contre le chômage, l’exode rural et l’immigration irrégulière en créant des activités génératrices de revenus par le biais de l’entreprenariat », a expliqué l’initiateur du SADEN.

De son côté, madame Arancha Gonzalez, directrice exécutive du Centre de commerce international a indiqué qu’elle a accepté d’accompagner le SADEN 2019, suite à la demande du Chef de l’Etat, à l’occasion d’une de ses visites à Conakry. Selon elle, il y a trois (3) raisons pour lesquelles son institution doit accompagner le SADEN :

« Premièrement, parce que nous devons accompagner les jeunes dans des projets connectés aux opportunités des marchés, à commencer par les grands marchés africains que monsieur le président avec d’autres présidents de l’union africaine insistent à construire.

Parce que le SADEN, c’est aussi de nouvelles sources d’investissements parce que vous allez pouvoir identifier les meilleures pratiques (…) Deuxième raison, parce que nous devons renforcer et nous devons capitaliser toutes les initiatives existantes. Troisièmement, parce que nous devons tous travailler, dynamiser un écosystème entrepreneurial local », a-t-elle expliqué.

De son conté, le président de la République, a salué la tenue pour la première fois d’un tel salon à Conakry. Selon lui, des efforts ont été faits par le gouvernement dans le cadre de la facilitation de la création des entreprises dans le pays. « Si avant il fallait trois mois pour créer une entreprise, aujourd’hui pour créer une entreprise en Guinée il faut 24 heures.

Mais il faut dire aussi que les hommes d’affaires guinéens n’étaient pas habitués à l’entreprenariat. Parce que le commerce était devenu facile. C’était d’ailleurs tellement facile qu’ils ne payaient ni douane, ni taxes. Des conteneurs venaient où c’était écrit PRG. C’est-à-dire des conteneurs qui appartenaient aux commerçants, mais où c’était écrit PRG, cela pour éviter qu’ils ne paient des taxes douanières.

Donc, il n’y avait pas d’entreprises, nous étions un pays qui importait tout. Nous avions une seule usine de ciment qui produisait aussi du ciment de mauvaise qualité. (…) Donc, nous n’avions pas l’esprit entrepreneurial. Le premier régime était un régime de captage, c’est-à-dire que c’est quelques personnes qui captaient l’économie et qui s’enrichissaient au dos de la population. Donc, il fallait créer cet esprit au niveau des hommes d’affaires pour qu’ils acceptent de prendre des risques afin de créer des entreprises. Dieu merci, nous avons commencé à avancer », a-t-il expliqué.

Très satisfait de la qualité organisationnelle de ce salon, Alpha Condé a invité les Guinéens, particulièrement les entrepreneurs à s’investir dans la production locale. « J’ai dit : nous devons produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons. C’est ça qui doit être la base de notre politique. Et deuxièmement, nous ne devons pas être un pays fournisseur de matières premières. Nous devons transformer nos matières premières sur place », a-t-il ajouté.

A noter que ce salon qui va durer trois jours, connait déjà un grand engouement. Ce mercredi, le Premier ministre présidera l’ouverture officielle des travaux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Vol à main armée : de lourdes peines de prison contre des membres d’une même famille

13 mars 2019 à 10 10 09 03093

Le Tribunal de Première Instance de Mafanco a donné le verdict, ce mardi 12 mars 2019, dans l’affaire qui opposé le cambiste, Ibrahima Camara, à plusieurs membres d’une même famille. Ibrahima Keita et Salami Bangoura, les deux présumés cerveaux de l’opération, et leurs acolytes, étaient tous poursuivis pour vol à main armée, recel et complicité. Ces deux individus ont écopé d’une peine de 20 ans de réclusion criminelle, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette affaire remonte au 19 mai 2017. Ibrahima Camara, cambiste de profession, avait été attaqué au secteur Béhanzin, dans le quartier Aviation, dans la commune de Matoto alors qu’il rentrait à son domicile. Dans cette attaque, 167 850 dollars, 5 millions de francs guinéens, un lingot d’or et deux téléphones Samsung ont été emportés.

Les accusés dans cette affaire criminelle sont : Ibrahima Kéita, Salami Bangoura, Aminata Sylla, Fodé Amadou, Namory Keita, Fanta Keita, Fatoumata Keita, Aboubacar Keita et Cheick Mohamed Keita. Poursuivis pour vol à main armée, pour les deux premiers, recel et complicité, pour les autres, les membres de cette famille ont connu des fortunes diverses ce mardi à l’énoncé du verdict au tribunal criminel de Mafanco.

En cavale, Ibrahima Keita et Salami Bangoura ont été reconnus coupables de vol à main armée. Les deux ont été condamnés à une peine de 20 ans de réclusion criminelle à défaut, avec une période de sûreté de 7 ans, au payement d’un montant de 2O millions de francs guinéen et un mandat d’arrêt est décerné contre eux à l’audience.

De leur côté, Aminata Sylla et Fodé Amadou ont été reconnus coupable de recel et ont été condamnés à 5 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende de 2 millions de francs guinéens chacun.

Ensuite, Namory Keita, qui est le jeune frère d’Ibrahima Keita (un des cerveaux de l’opération), a été condamné à 2 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende d’un million de francs guinéen pour des faits de recel.

Les autres membres de la famille à savoir : Fanta Keita, Fatoumata Keita, Aboubacar Keita et Cheick Mohamed Keita ont été acquittés pour délit de complicité et recel non constitué.

En outre, le juge a condamné les coupables de payer au plaignant, Ibrahima Camara, le montant volé et les objets qu’il a perdus. Ce montant s’élève à 167 850 dollars, convertibles au jour du payement. A cela s’ajoutent des téléphones portables et un lingot d’or. Ils sont également condamnés au payement de 20 millions de francs guinéens de dommages et intérêts.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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N’Zérékoré : Des acteurs locaux à l’école de la vulgarisation des textes relatifs au genre

13 mars 2019 à 8 08 26 03263

Le Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de N’Zérékoré, en collaboration avec Plan Guinée, a organisé, en début de semaine, un atelier de plaidoyer auprès des autorités et institutions pour la vulgarisation des textes relatifs au genre ainsi que l’application des textes nationaux dans les préfectures de N’Zérékoré et de Yomou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre a regroupé les sous-préfets, les maires et les secrétaires généraux des communes rurales de Koulé, Koropara, Kobéla, Samoe et Soulouta, de la commune urbaine de N’Zérékoré, le Club des Jeunes Filles Leaders de la N’Zérékoré, les services de santé et de sécurité.

C’est la salle de conférence de la bibliothèque du CECOJE qui a servi de cadre à la cette rencontre, présidée par le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de N’Zérékoré. Elle vise à outiller les participants sur la notion du genre.

Selon Sékouba Traoré, responsable du CECOJE, « il s’agit d’un plaidoyer pour la prise en compte de la situation du genre dans les plans de développement locaux et les plans d’investissements annuels (PAI) au niveau des communes d’intervention de notre partenaire Plan Guinée. Il y en a 12 pour les préfectures de Yomou et N’Zérékoré, dont 6 collectivités par préfectures. Nous avons invité, sous le leadership du sous-préfet, les maires et les secrétaires généraux des communes pour aider à la réflexion et à l’intégration à la base de la situation du genre dans ces collectivités ».

Prenant la parole, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de N’Zérékoré, Amara Kaba, a remercié les organisateurs tout en invitant les participants à accorder une importance capitale à cet atelier. « Je voudrais, au nom du préfet, dire aux acteurs concernés, que chacun écoute avec attention les termes liés à ce plaidoyer pour qu’au sortir de cette rencontre, que vous soyez mieux outillés et capables de restituer dans les lieux qui sont les vôtres, pour que le comportement puisse changer vis-à-vis de cette question du genre », a dit monsieur Kaba.

Pour Nestor Dieudonné Mamy, sous-préfet de Samoe, cette rencontre va leur permettre de mieux sensibiliser les populations, mais aussi de monter des projets liés à la question du genre. « J’envisage qu’après ici que nous sensibilisons d’abord la population au sujet du genre. Et, après cette sensibilisation, nous montons les projets que nous allons soumettre à nos partenaires pour que les écoles maternelles soient créées dans nos secteurs et districts… »

À noter que 42 participants ont pris part à cette rencontre. Et les mêmes activités sont attendues pour la zone de Yomou.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tél : (224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Lutte contre le banditisme en Guinée : le service de Thiegboro accusé de torture à Conakry

13 mars 2019 à 6 06 44 03443
Colonel Moussa Thiegboro Camara, secrétaire général à la présidence de la République chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et du crime organisé

… Ils m’ont conduit au PM3 où j’ai fait trois jours sans manger, ni boire. Ils m’ont ensuite ramené à la base de Thiégboro où ils m’ont demandé de reconnaître. J’ai refusé d’obéir. Ils m’ont alors privé de manger ce jour-là aussi. Mais, face à la torture, j’ai fini par céder et signer de faux aveux. C’est après qu’on m’a conduit à la maison centrale…


Abdourahamane Barry

Abdourahamane Barry et Cie ont comparu à nouveau hier, Mardi 12 Mars 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Ils sont poursuivis pour des faits de vol à main armée et de détention illégale d’arme. Des faits pour lesquels le procureur, Boubacar I Bah, a requis des peines allant de 2 ans de prison à 10 ans de réclusion criminelle contre les accusés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

A l’ouverture de leur procès (le 05 Mars dernier), les trois accusés dans cette affaire avaient plaidé non coupable des faits articulés dans l’ordonnance de renvoi qui les a conduits devant le tribunal criminel de Dixinn. Abdourahamane Barry, alias Original, Boubacar Barry, dit Kess, et Mamadou Moustapha Bah, alias Mouz By, se sont ensuite succédé à la barre pour expliquer les circonstances dans lesquels ils ont été interpellés et conduits en prison.

« C’est le 16 Août 2017 vers 9 heures qu’on m’a arrêté à l’auberge (un motel sis à Sonfonia). J’étais en compagnie de ma copine (petite amie) avec laquelle j’ai passé la nuit. Les gendarmes sont venus taper à la porte. Quand j’ai répondu, ils ont dit que c’est la gendarmerie nationale et qu’il s’agissait d’une simple vérification. J’ai alors ouvert la porte. Ils sont entrés dans la chambre pour effectuer des fouilles. Ensuite, ils nous ont mis aux arrêts, ma copine et moi. Je ne détenais que deux boites de XXL (boisson énergétique) et les clés de ma voiture Renault 19. De l’hôtel, les agents m’ont conduit directement à la base du Colonel Thiégboro Camara. Arrivé là-bas, ils m’ont dit qu’ils ont retrouvé un fusil PMAK dans la chambre de Kess et que ce dernier leur a dit que c’est moi qui lui ai confié cette arme. J’ai protesté pour dire que c’est faux… Ils m’ont conduit au PM3 où j’ai fait trois jours sans manger, ni boire. Ils m’ont ensuite ramené à la base de Thiégboro où ils m’ont demandé de reconnaitre. J’ai refusé d’obéir. Ils m’ont alors privé de manger ce jour-là aussi. Mais, face à la torture, j’ai fini par céder et signer de faux aveux. C’est après qu’on m’a conduit à la maison centrale », a expliqué Abdourahamane Barry.

Par ailleurs, « Original » a précisé que c’est après trois jours de torture que les agents lui ont présenté des pieds-de-biche et des couteaux. « Ils ont dit que c’est dans ma voiture qu’ils les ont trouvés. Mais, c’est faux ! Il n’y avait rien dans ma voiture », a-t-il ajouté.

De son côté, Boubacar Barry, dit Kess, a confié qu’aucune arme n’a été retrouvée dans sa chambre à Sonfonia T7 où il a été arrêté en compagnie de sa copine et de son ami Mouz By. Cependant, il a admis avoir connu Abdourahamane Barry (Original) alors que ce dernier était en prison à Kindia.

« Original était en prison à Kindia avec un de mes amis. Et, mon ami m’appelait souvent avec le téléphone de Original, avec qui je communiquais un peu. Mon ami est mort en prison… Et, le 15 Août 2017, Original m’a appelé au téléphone pour me dire qu’il est à Conakry, mais qu’il n’a pas de chambre. Il m’a dit de lui garder son sac jusqu’à ce qu’il trouve une chambre. Je n’ai pas fouillé le sac ; mais, il m’a dit que ce sont ses habits qui s’y trouvaient. Ce jour-là, nous avons veillé ensemble à l’auberge. Et, le lendemain, les gendarmes sont allés m’arrêter. J’étais avec ma copine et mon ami Moustapha (Mouz By). Ils ont fouillé toute la chambre ; mais, ils n’ont rien trouvé à part mes habits », a expliqué Boubacar Barry, qui s’est également plaint avoir fait l’objet de torture de la part des hommes du colonel Thiégboro Camara.

Dans le dossier de la procédure qui a été transmis au tribunal, indique le juge Mafering Camara, il est clairement mentionné qu’un fusil PMAK, une boite de chargeur et des pneus de moto ont été retrouvés dans la chambre de Kess. Ce que nie en bloc cet accusé. « Ils n’ont rien trouvé chez moi », a insisté Boubacar Barry.

Sur la même lancée, Mamadou Moustapha Bah, alias Mouz By, a avoué avoir vu un sac à dos dans la chambre de Kess. Mais, soutient-il, aucune arme n’a été retrouvée là-bas en sa présence. « C’est à la base de Thiégboro qu’on m’a présenté un fusil, des pieds-de-biche et des couteaux. Aucune arme n’a été retrouvée chez Kess au moment de notre arrestation », a-t-il expliqué.

Dans ses réquisitions de ce mardi, le ministère public est longuement revenu sur cette affaire. Le procureur audiencier, Boubacar I Bah, a expliqué que les trois accusés qui comparaissent devant le tribunal ont été interpellés suite à une dénonciation. « Dans la nuit du 16 au 17 Août 2017, le service de Thiégboro a eu des renseignements selon lesquels des bandits de grand chemin étaient à l’auberge. Le 17 au matin, les agents sont allés faire des investigations. C’est ainsi qu’ils ont interpellé Abdourahamane Barry. Ils sont allés ensuite à Sonfonia T7 où ils ont interpellé Boubacar Barry et Mamadou Moustapha Bah… Les pieds-de-biche et les couteaux ont été retrouvés dans la voiture de Abdourahamane. L’arme PMAK a été retrouvée sous le matelas de Boubacar. Les pneus de moto ont également été retrouvés chez Boubacar », a-t-il indiqué.

Bref, le procureur Boubacar I Bah a requis 10 ans de réclusion criminelle contre Abdourahamane Barry, alias Original (pour vol à main armée et détention illégale d’arme), 2 ans et 3 ans de prison contre respectivement contre Mamadou Moustapha Bah, alias Mous By et Boubacar Barry, dit Kess (pour complicité de détention illégale d’arme).

De leur côté, les avocats de la défense ont plaidé pour l’acquittement de leur clients conformément à l’article 544 du code de procédure pénal. « Qui sont les victimes ? Où sont-elles ? Où est le fameux fusil PMAK dont on parle ? Depuis le début de ce procès, jusqu’aujourd’hui, personne n’est venue ici, devant votre tribunal, pour dire qu’il a été victime de vol à main armée de la part des accusés ici présents… Pour nous, les faits ne sont vraiment pas établis. Et, c’est pourquoi, nous demandons au tribunal de renvoyer ces accusés des fins de la poursuite pour délits non constitué », a plaidé Me Abou Camara.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 19 mars prochain.

Dossier à suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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