Suite procès QNET : Souleymane Doumbouya cité à comparaître à Labé, ce lundi

17 mars 2019 à 21 09 59 03593

Le procès des quatre « représentants indépendants de la compagnie de commerce en ligne QNET, Thierno Malal Diallo, Fatoumata Foly Diallo, Fatoumata Binta Diallo et Alghassimou Diallo, poursuivis « pour escroquerie » dans une procédure de citation directe par un groupe de citoyens de Labé se poursuit, lundi, 18 mars 2019, devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de localité, siégeant en audience correctionnelle, avec une citation en responsabilité servie à Conakry, à Souleymane Doumbouya, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’on se rappelle que le mercredi, 14 mars 2018, date d’ouverture de ce procès, les quatre prévenus ont tour à tour nié les faits d’escroquerie qui leur sont reprochés. L’accusé Thierno Malal Diallo a commencé par dire qu’il ne connait aucun des plaignants présents dans la salle d’audience. Tous avaient déclaré au juge n’avoir aucun contrat avec la compagnie QNET basée, disaient-ils, à Hong-Kong et en Malaisie.

Cette stratégie de défense avait beaucoup inspiré le ministère public et l’avocat des parties civiles qui avaientt posé beaucoup de questions pour comprendre la nuance pouvant exister entre la notion de « représentants indépendants » et celle de « représentant tout court » surtout que tous les prévenus rendent compte directement à la compagnie QNET.

« Seulement, je pense bien que le parquet a du mal à comprendre cette matière. C’est tout à fait normal je les concède pour la simple raison que c’est une nouvelle matière », déclarait l’avocat de la défense, Maître Kabinet Kourala Keïta.

Pour l’avocat des parties civiles, la présentation faite à la barre par les prévenus démontre bel et bien les manœuvres frauduleuses des prévenus.

« On t’oblige à faire adhérer tes propres parents. Ils sont prêts même à modifier l’âge d’un enfant de 14 ans et emmener sa maman à verser de l’argent. C’est une véritable escroquerie, en faisant espérer les gens d’être milliardaires pendant qu’ils s’enrichissement au moment où leurs clients s’appauvrissement ».

Par contre, l’avocat de la défense, Maître Kabinet Kouroula Keïta promet de prouver au cours de ce procès que cette activité de vente en ligne est bien licite, en s’appuyant sur la loi L/035.

« Au moment venu, je démontrerai par A+B que l’escroquerie pour laquelle mes clients sont là n’est nullement constituée. Une vente en ligne est une vente en ligne ».

L’avocat des plaignants avait, quant-à lui, informé que cette compagnie, QNET, avait été chassée dans certains pays. Mais, que ses promoteurs viennent profiter de l’analphabétisme de certains guinéens.

« Ailleurs, ils ont été chassés, ils profitent de la population analphabète. La formation, c’est 6.500.000 francs guinéens. Thierno Malal Diallo est venu à la barre déclarer que c’est une formation gratuite », a ajouté Maître Alpha Ibrahima Barry.

C’est à l’issue de deux jours de débats houleux entre prévenus, ministère public et avocats que les lignes de défense ont bougé. Les mis en cause ont reconnu avoir reçu les montants versés par les clients. « Ces montants ont été reversés dans deux autres comptes. Le compte personnel de Thierno Malal et un autre compte à Ecobank.

Personnellement, pour éviter qu’ils ne vident les comptes, j’ai demandé à la Cour d’arrêter tout mouvement de fonds en vue de sauvegarder les intérêts de la partie civile et éventuellement pour que les victimes soient satisfaites en fin de compte », a souligné l’avocat des parties civiles, Maître Alpha Ibrahima Barry.

Sur la question, le juge audiencier, Monsieur Boubacar Hafia Bah avait promis d’apprécier cette doléance de la partie civile.

Pour sa part, l’avocat des prévenus a invoqué la présomption d’innocence pour s’opposer à tout gèle des comptes bancaires de ses clients.

« Il faut regretter que le niveau des débats est un peu bas, parce que certaines parties au procès ne sont pas au même diapason que les autres qui ne comprennent pas l’avancée de la technique et de la technologie. Ils ne comprennent pas la transaction sur internet et un compte virtuel, un espace virtuel. Ce qui nous fait retarder les explications » notait Maître Kabinet Kourala Keïta.

Un autre aspect important a retenu l’attention du public. Ces « représentants indépendants de QNET » à Labé ont eu le loisir de vendre des formations à distance en ligne à des pauvres dames qui n’ont jamais fait les bancs, ni ouverts les livres des blancs. Cette formation à distance offerte par une université occidentale consiste à se connecter sur internet à travers un ordinateur pour suivre des cours académiques.

Avec QNET, il est aussi question d’un cercle d’influence qui consiste à recruter le plus proche des proches. Celui qui est capable de te remplacer au poteau, tellement qu’il t’aime. Le calcul qui se cache derrière cette philosophie est de ne recruter que celui qui n’est pas capable de te poursuivre devant une juridiction pour quelle que raison que ce soit. Même si tu bouffes tout son capital commercial, il est capable de te pardonner. C’est ce genre de personne qu’il faut recruter pour QNET.

L’examen de ce dossier reprend ce lundi, 18 mars 2019, avec une nouvelle donne. Le sieur Souleymane Doumbouya qui a introduit QNET en Guinée est attendu à Labé pour comparaitre devant le juge audiencier, conformément à une citation en responsabilité qui lui a été servie à Conakry.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Mali : deux jumelles tuées dans un incendie provoqué par une bougie

17 mars 2019 à 17 05 43 03433

Trois filles âgées de 8 et 10 ans ont étés victimes de brûlures corporelles dans un incendie provoqué par une bougie, dans la préfecture de Mali. Deux d’entre elles qui sont des jumelles ont trouvé la mort et la troisième a été grièvement blessée, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le drame s’est produit le jeudi, 14 mars 2019 dans la sous-préfecture de Fougou, (Préfecture de Mali), mais c’est ce dimanche que l’information a été rendue publique. Selon la mère des victimes, les trois jeunes filles dormaient seules dans la maison lorsque l’incendie s’est produit. « On a été informé aux environs de 19 heures, de la mort d’un de nos grands-parents dans un village voisin. Et nous sommes tous partis pour les salutations d’usage.

Comme nous avons duré là-bas, les enfants ont ouvert le magasin et ont pris une bougie pour l’allumer. D’habitude, on utilise une lampe torche. Après avoir pris le repas du soir, elles se sont endormies sans éteindre la bougie. C’est ainsi que la flamme de la bougie a pris les habits, puis la couverture des enfants avant de les brûler.

Parmi les trois filles, une seule a été sauvée. Les deux victimes sont mes enfants et ce sont des jumelles. L’une s’appelle Habibata et l’autre Hadiatou. Elles sont âgées de 8 ans. La troisième qui a eu la vie sauve s’appelle Halimatou, elle est âgée de 10 ans. Elle, c’est la fille d’un de mes frères », explique dame Aïssatou Bah.

Les deux jumelles tuées ont été inhumées le vendredi, 15 mars 2019 à Fougou. La troisième reçoit actuellement des soins à l’hôpital préfectoral de Mali.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Top Sylla en deuil !

17 mars 2019 à 13 01 01 03013

Notre confrère Abdoulaye Top Sylla a perdu ce dimanche 17 mars 2019, la mère de son épouse Fatoumata Diariou Balde au CHU Ignace Deen des suites d’un AVC.

La défunte, Hadja Mamadou Binta Bah, était une enseignante à la retraite.

Nous adressons nos condoléances les plus émues à la famille éplorée.

Que son âme repose en paix! Amen !

Lire

Mois de la femme : entretien avec Oumou Doumbouya, mécanicienne et environnementaliste

17 mars 2019 à 12 12 59 03593

Nous sommes en mars et c’est le mois consacré à la femme Guinéenne. Un mois mis à profit pour faire connaitre du public les réalisations mais aussi les défis qui se posent sur le chemin de ces braves et magnifiques actrices, au cœur du développement de la Guinée.

Notre invitée du jour, s’appelle Mme BAH Oumou DOUMBOUYA, une femme au parcours rare et de métier rare aussi.

Ingénieure Mécanicienne auto tracteur, elle est diplômée de l’Université guinéenne et aujourd’hui reconvertit en environnementaliste. Mme BAH est aussi une mère de famille, qui continue de se perfectionner avec son inscription actuellement en master au centre de recherches environnemental à Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Idiatou CAMARA l’a rencontrée, c’est un entretien à bâtons rompus que nous vous invitons à suivre.

Bonjour, Mme BAH Oumou DOUMBOUYA, pour celles et ceux qui vont vous lire pour la première fois, qui est Oumou DOUMBOUYA et comment vous vous êtes retrouvée Ingénieure Mécanicienne, un métier traditionnellement dévolu aux hommes on va dire?

Sourire….Merci pour cette opportunité, je suis Mme BAH Oumou DOUMBOUYA diplômée de la 27 ème promotion de l’université guinéenne, option génie mécanique, auto tracteur en 1993.

Ma passion pour ce métier vient de la famille, je suis issue d’une famille de filles, donc pas de garçons, et donc j’ai voulu faire un métier rare, d’homme, pour pallier ce déficit, on va dire (sourire). Donc comme vous dites, j’ai fait génie mécanique, je voulais faire aviation civile pour faire la mécanique, pour réparer le système de freinage des avions et même devenir pilote, c’était mon rêve.

Si on vous demandait Mme BAH une journée de travail, en tenue de mécanicienne à la SOGETRAG, et comment tous ces hommes vous regardaient ?

Je dois dire que j’ai eu la chance de travailler avant même de finir d’étudier, ce qui n’est pas évident, vous savez. A la SOGETRAG, Je donnais des cours pratiques sur le système de freinage, la bande d’essais, les organes. Je vous vois sourire et perdue, (rires) je vous explique, ce sont des termes techniques mais c’est ainsi.

Un exemple, le décimateur, c’est un tube qui alimente les bouteilles pour remplir le bus d’air, et une fois que c’est le cas, cela veut dire que le véhicule peut partir. On peut vous parler aussi des carrefours, des organes on les appelle. Je faisais tout ce que les hommes faisaient, sous les véhicules, pour la réparation, je faisais tout.

Avec les hommes, j’avoue que tout se passait bien, ils m’entouraient, ils m’appréciaient et ils étaient à mes petits soins, si vous me passer l’expression Surtout que je n’avais pas encore grossi en ce moment, (sourire) ils m’aidaient, j’avais leur soutien, on m’appelait même « l’unique », parfois « la dame de fer » et vraiment tout se passait parfaitement bien.

Et comment vous vous êtes retrouvé dans l’environnement, dites-nous comment la mutation s’est opérée ?

C’est lorsque la SOGETRAG a arrêté que j’ai dû trouver un terrain de chute comme tous ceux qui y travaillaient. Je me suis donc retrouvée dans l’environnement, qui est transversale comme vous le savez, et qui dit progression dans la vie dit changement aussi.

Il faut dire que c’est lorsque j’ai eu la chance d’être recrutée à la fonction publique, que j’ai choisi l’environnement. Je suis à la direction nationale de l’environnement, mon travail concerne le domaine de transfert de technologies des véhicules, des unités industrielles, dans les établissements classés tout ce qui émettent des gaz à effets de serre.

Je suis à la direction nationale de l’environnement où je m’occupe d’un projet appelé PCB. Le projet, a été mis en place grâce à un décret du Président de la République, pour réglementer le secteur, la gestion rationnelle du secteur en vue de protéger la santé des populations.

Ce sont, comme je le disais ce sont des produits, chimiques, très dangereux qui peuvent donner le cancer. Nous travaillons en collaboration avec des établissements publics et commerciaux et d’autres partenaires tant nationaux qu’internationaux.

Dans ce travail comme dans tout autre il y a des difficultés, peut-on savoir celles que vous avez ?

Comme vous l’avez dit, il y’en a dans tous les métiers et ici à l’environnement, il faut toujours apprendre, c’est une école, et si tu n’apprends pas tu ne peux pas évoluer. C’est pourquoi je pense qu’il n’y a pas assez de femmes ici, peut-être à cause de la formation, de l’intérêt pour l’environnement, la passion etc… Actuellement je me suis inscrite pour un master au CERE pour mieux comprendre et avancer professionnellement.

Alors vous êtes une femme au foyer, comment vous faites pour concilier les deux, le service et le ménage ?

C’est une question d’organisation, de planification, une fois à la maison, je m’occupe de la famille, je ne réponds pas au téléphone et je ne touche pas à l’ordinateur si ce n’est pas une extrême urgence. Si je peux donner un conseil à mes sœurs, c’est de se consacrer au travail une fois au service, et une fois à la maison se consacrer à sa famille, c’est important que sa famille sache que ce n’est pas toujours notre travail qui nous préoccupe, même si c’est pas toujours fondé ces critiques.

La pénurie d’eau aussi c’est l’actualité en Guinée en ce moment, comme à chaque fois que la saison sèche pointe son nez, dites- nous comment est-ce que vous la vivez cette situation ?

En effet, c’est l’actualité comme vous le dites, chacun de nous en général et particulièrement les femmes souffrent de la pénurie d’eau, mais on essaye de s’adapter comme le changement climatique, car comme vous le savez sans eau pas de vie. Il n’est pas rare de voir des femmes transporter des bidons tard la nuit de quartier en quartier à la recherche de l’eau et c’est difficile comme corvée en plus de tout ce qu’elles font habituellement.

C’est vrai que moi j’ai la chance d’avoir des nièces qui m’aident dans cette tâche mais je sais que ce n’est pas facile, et heureusement qu’il y’a des forages aujourd’hui dans plusieurs quartiers pour pallier aux insuffisances de la Société des Eaux de Guinée, mais ça reste une contrainte majeur j’avoue.

Nous sommes en mars et c’est le mois consacré à la femme, quel message avez-vous en ce moment surtout pour celles qui attendent encore tout des autres, de leurs conjoints ?

Il faut déjà encourager celles qui se battent au quotidien pour nourrir les familles, elles sont nombreuses, et rappeler que le premier mari de la femme c’est son métier, comme le dirait l’autre. J’encourage les femmes à faire ces métiers rares, mécanique, tapisserie, conducteurs d’engins lourds et tant d’autres.

Ce sont des métiers de chance pour les femmes, moi je n’ai jamais chômée j’étais encore sur les bancs quand j’ai eu du travail. Aussi, je voudrais qu’on accorde de l’importance à l’éducation des filles, les encadrer afin qu’elles puissent se prendre demain dans la vie.

Ensuite je pense que cette journée internationale célébrée le 08 mars et tout le mois d’ailleurs doit être mis à profit pour se réjouir certes, cela fait partie de nos habitudes, de notre culture, mais il faut surtout interpeller les dirigeants et nous les femmes sur ce qui est fait et ce qui reste à faire pour la promotion des droits des femmes.

Entretien réalisé par Idiatou CAMARA

Lire

Labé : le parti NFD explique à des élèves comment trouver un emploi

17 mars 2019 à 11 11 34 03343

Des jeunes collégiens et lycéens de Labé ont participé hier, samedi 16 mars 2019, à un atelier de formation sur les techniques de recherche d’emploi. Cette session de formation a été organisée par le bureau exécutif national des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). Un parti dirigé par le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Initialement destinée aux étudiants et diplômés sans emplois, cette première session de formation qui a commencé par Labé et qui a porté essentiellement sur les techniques de rédaction d’une lettre de motivation, d’un curriculum vitae ou comment avoir des informations pouvant permettre aux bénéficiaires d’avoir leurs premiers emplois ou de créer leurs propres entreprises, n’a mobilisé en réalité ou en majorité que des jeunes collégiens et lycées qui ont apparemment abandonné leurs cours dans les différentes écoles de la commune urbaine.

« On aurait souhaité avoir beaucoup plus de jeunes à la recherche de leur premier emploi. Mais, nous constatons qu’il y a une forte mobilisation d’élèves. Nous allons nous réorganiser pour que la population cible (en l’occurrence les universitaires et les diplômés de nos écoles techniques et professionnelles) soit plus représentées dans nos prochaines sessions de formation », a indiqué un responsable du bureau exécutif national des NFD, Mamadou Bhoye Sall, coordinateur des fédérations du parti à l’extérieur. Ce dernier explique cette faible mobilisation du public cible par un déficit de communication en direction des étudiants et des diplômés sans emplois.

Qu’à cela ne tienne ! Les autorités régionales de Labé ont salué et encouragé cette initiative des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). « Au nom du gouverneur de région en mission, permettez-moi de dire merci aux organisateurs pour la pertinence du thème qui est d’actualité. Il s’agit de comment mener des démarches pour avoir un premier emploi.

C’est donc une question pertinente et sensible qui constitue une préoccupation du gouvernement », a déclaré le chef de cabinet du gouvernorat de Labé, Ouremba Traoré, qui était entouré pour la circonstance du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de la préfecture, Lanciné Sangaré.

Poursuivant sa communication, Ouremba Traoré a indiqué que quand le président de la République déclarait avoir dédié son mandat aux jeunes et aux femmes, il parlait « des jeunes responsables, conséquents qui ont accepté d’étudier. Pas des jeunes délinquants », avant d’exhorter tous les participants au travail bien fait, au respect d’autrui et des biens publics.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Vers des manifs contre Alpha Condé : Cellou félicite l’armée algérienne et demande à nos militaires de s’en inspirer

17 mars 2019 à 10 10 19 03193

Comme annoncé précédemment, l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue hier, samedi 16 Mars 2019, au siège du parti, à la minière. Au cours de cette rencontre politique, présidée par Cellou Dalein Diallo, le leader dudit parti et chef de file de l’opposition guinéenne, il a été question du déguerpissement en cours à Kaporo-rails et Kipé 2, les velléités de révision de la constitution en vue de permettre à l’actuel président guinéen, le Pr. Alpha Condé, de briguer un troisième mandat… Concernant ce dernier point, le principal adversaire du régime guinéen a appelé ses militants à la mobilisation pour barrer la route à Alpha Condé, à qui on prête « l’intention de s’octroyer une présidence à vie », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG.

C’est un Cellou Dalein Diallo visiblement très content (de la forte mobilisation de ses militants) qui est arrivé au siège de son parti à la minière. Il a été accueilli par un tonnerre d’applaudissements sous lequel il s’est d’ailleurs permis d’esquisser quelques pas de danse. Arborant un large sourire, le leader de la principale formation politique d’opposition en Guinée est allé serrer la main de quelques militants enthousiasmés, qui le dévoraient d’un regard doux et aimable.

Prenant la parole, Cellou Dalein Diallo a tout d’abord rendu hommage au peuple algérien qui, soutient-il, est en train de se battre dans la sérénité, dans le calme, mais massivement et fermement pour l’alternance démocratique.

« J’en profite aussi pour féliciter les forces de défense et de sécurité de l’Algérie. Ces forces se sont effacées ou lorsqu’elles interviennent, c’est pour encadrer et sécuriser les manifestants. J’espère et je souhaite que ce comportement républicain inspire les forces de défense et de sécurité de notre pays. Surtout lorsque bientôt le peuple de Guinée, comme un seul homme, se lèvera pour dire non à la modification de la constitution. Notamment dans ses dispositions qui stipulent : nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non », a ajouté le leader de l’UFDG.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, c’est sur cette constitution que le président Alpha Condé a prêté serment, « en jurant de la respecter et de la faire respecter ». Mais, poursuit Cellou Dalein Diallo, « aujourd’hui, assoiffé de pouvoir, voulant une présidence à vie, Alpha Condé veut renoncer à ce serment et violer la constitution ».

A en croire le leader de l’UFDG, ce « projet inconstitutionnel » ne préoccupe nullement son parti. « Ça (la révision de la constitution) ne préoccupe pas l’UFDG parce que les guinéens, je le sens, ne veulent pas l’accepter. Et, à cet égard, dans ce combat, je sais que vous (les militants et sympathisants de l’UFDG) ne serez pas seuls. Parce que je sais déjà votre degré d’engagement pour refuser cette présidence à vie », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Par ailleurs, le chef de file de l’opposition a appelé ses militants à la mobilisation pour continuer la lutte. « Une lutte noble et qui coûte énormément » à son parti.

« C’est un combat noble qu’on est en train de mener. C’est vrai, ça nous coûte énormément. 103 de nos camarades ont été éliminés, abattus à bout portant. Ils n’ont pas eu droit à la justice. Parce que la justice est inféodée… Personne n’ose. Monsieur Alpha Condé est là avec son décret. Tout juge qui contrevient à la règle non écrite de défendre le RPG est révoqué », a déclaré Cellou Dalein Diallo, qui estime que le problème du président Alpha Condé réside dans le fait que la loi ne l’intéresse pas.

« C’est le président de la République qui a juré sur la constitution, de respecter et de faire respecter la loi. Faute de quoi, lui-même il demande qu’il connaisse la rigueur de la loi. Impossible, parce qu’il a refusé de mettre en place la haute cour de justice qui est la seule compétente pour le juger, pour constater le parjure et le condamner de parjure… Les législatives n’ont pas eu lieu parce que le gouvernement n’a pas voulu que les élections se passent dans les délais… Et, aujourd’hui, je suis désolé, je vous dis qu’on a aucune visibilité sur l’organisation des élections législatives. On a dit qu’il fallait mettre en place la CENI (commission électorale nationale indépendante), dans la précipitation, pour qu’elle s’attèle à l’organisation des élections législatives. Depuis lors, Alpha n’a donné aucun sou à la CENI. Même les primes des commissaires, ils ont des difficultés à payer… Et, aujourd’hui, on lui prête l’intention de s’octroyer une présidence à vie. Certains disent non, il va modifier la constitution et remettre le compteur à zéro. Ça ne marche pas. C’est trop facile » a averti Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Labé : 15 ans après, les héritiers de l’UPR admirent toujours Siradiou Diallo

17 mars 2019 à 9 09 27 03273
Siradio Diallo

Le 14 mars 2019 a marqué le quinzième anniversaire de la disparition du journaliste et homme politique guinéen, Siradiou Diallo. A cette occasion, ses anciens proches et compagnons politiques se sont retrouvés à Labé, sa ville natale, pour organiser des cérémonies de souvenir à sa mémoire, rapporte le journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Le ministre conseiller à la présidence de la République et président de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah ; le gouverneur de Mamou et vice-président de l’UPR, Amadou Oury Lémy Diallo, jeune frère du défunt ; l’ancienne ministre et présidente du comité national des femmes de l’UPR, Hadja Mamariama Bah, ont accepté de se prêter à nos questions.

Elhadj Bah Ousmane : « Siradiou est ma plus grande source d’inspiration »

Bah Ousmane

Encore très attaché à celui qu’il considère comme un homme modèle, le leader de l’UPR ne tarit pas d’éloges à l’endroit de son prédécesseur. « Si vous me demandez d’évoquer des souvenirs, je me perdrai dans les séquences. Mais, je retiens de Siradiou Diallo une grande source d’inspiration pour moi. Pour les huit ans que j’ai vécus à ses côtés, j’ai beaucoup appris ; et, aujourd’hui, je capitalise les enseignements que j’ai appris auprès de lui. Et, je crois que c’est ce qui m’aide dans mon parcours depuis sa disparition… C’est d’ailleurs un motif de satisfaction d’organiser chaque année des cérémonies de souvenir à la mémoire du Président fondateur… ».

De l’UPR, cette formation politique fondé par Siradiou Diallo avec le doyen Bâ Mamadou et Dr Aliou V Diallo, Ousmane Bah promet de tout mettre en œuvre pour garder plus haut le flambeau. « Nous sortons d’un séminaire des cadres du parti que nous avons tenu à Pita. Nous avons discuté d’un plan d’action que le parti doit mener. Souffrez que nous gardions cela comme la feuille de route », a-t-il lancé.

Amadou Oury Lémy Diallo, est le jeune frère de Siradiou Diallo, vice-président de l’UPR et gouverneur de la région de Mamou. Pour lui, le plus grand rêve de Siradiou était de faire de la Guinée un grand pays.

Amadou Oury Lémy Diallo

Les deux ont partagé presque tout, de l’enfance à la vie active, de la famille à l’exil, de l’école au combat politique. « De mon grand frère Siradiou Diallo, je garde des souvenirs. Depuis l’enfance, depuis que je me souviens de moi, je suis toujours resté à ses côtés. Même lorsqu’il était en exil, je suis parti le rejoindre lorsqu’il y a eu la situation spéciale en Guinée, en 1975. Nous avons continué de cheminer ensemble. J’ai des souvenirs exceptionnels de mon frère. J’ai même abandonné l’école pour le suivre… », a révélé Lémy.

Siradiou Diallo était non violent et aimait profondément la Guinée dans toutes ses composantes, jure son jeune frère. « Pendant tout son combat politique, il nous a toujours recommandé la pondération, le juste milieu et le courage de ses opinions dans la modération. Il rêvait de faire de la Guinée un grand pays, un pays émergent. Il partageait ses opinions avec le Professeur Alpha Condé et Jean Marie Doré que je considère comme mes frères… », a ajouté le gouverneur de la région administrative de Mamou.

Au décès de Siradiou Diallo, son jeune frère, Amadou Oury Lémy Diallo dit avoir été secoué par de grandes tempêtes de crise. « Le parti a traversé plusieurs obstacles ; mais, il a résisté et il restera encore. Grâce à notre Président, Elhadj Ousmane Bah, l’UPR se porte bien et reprend petit à petit sa place sur le terrain », il promet d’ailleurs un retour en force de sa formation politique aux prochaines consultations électorales.

« Aux prochaines élections législatives, l’UPR en aura plus qu’un député. Je ne peux pas dire combien, mais on en aura beaucoup plus que maintenant », conclu-t-il.

Hadja Mariame Bah, ancienne ministre est la présidente du comité national des femmes de l’UPR.

Hadja Mariama Bah

Cette égérie est la véritable patronne des amazones du parti et voue à Siradiou Diallo, une fidélité constante dépassant toutes les limites. « Siradiou Diallo n’était ni un Dieu, ni un prophète mais il était un homme exceptionnel. Avec lui, on peut passer des journées, voir des années à parler de lui, on n’en finira pas… Siradiou Diallo était un homme des situations compliquées. Il avait la solution à tous les problèmes. Il était consulté par tout le monde. Même les Chefs d’Etat. Il était comique. Il savait détendre et donner l’espoir et du sourire à son prochain. Il était tolérant, courageux et intelligent… il n’aimait pas la violence, la haine, la division et l’ethnocentrisme. Son ambition était de sortir la Guinée de la misère… », selon Mme Baldé.

Elle révèle une nouvelle facette de celui qui fut non seulement son leader au PRP et à l’UPER mais également son neveu. Elle-même était petite fille de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan. Siradiou était préparé à être tout sauf ce qu’il fut.

« Siradiou était très intelligent. Il avait presque fini de réciter le Coran étant très petit. Il n’était pas destiné à l’école française. Mais de par son intelligence, il s’est distingué et a été repéré par les blancs qui l’ont mis à l’école. Et son parcours est hors pair… », a confié l’ancienne ministre.

Pour toutes ces raisons, cette militante convaincue reste optimiste quant à l’avenir de l’UPR.

« L’UPR a connu des moments très difficiles avec le décès de Siradiou Diallo. Ce fut une grosse perte pour l’UPR et de toute la Guinée. A la mort de Siradiou Diallo, les démons se sont précipités pour détruire ce parti qu’il a bâti patiemment, intelligemment et méthodiquement au prix de tous les sacrifices. Heureusement, il a laissé un héritier d’un grand caractère et d’un courage indien. Elhadj Ousmane Bah a résisté à tous les coups des adversaires. Il a réussi à maintenir le cap et le parti reprend du terrain petit-à-petit, malgré les hostilités, la jalousie et les adversités », a-t-elle conclu.

Abdallah Baldé de retour de Labé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

Lire

Mamadou Touré de l’UPR : « Bah Ousmane ne veut pas enjamber des cadavres pour devenir chef d’Etat »

17 mars 2019 à 8 08 48 03483

Les militants et sympathisants de l’Union pour le progrès et le renouveau ont commémoré le 15ème anniversaire de la disparition de Siradiou Diallo. Cette cérémonie organisée à Labé, le jeudi dernier, 14 mars 2019, a été mise à profit par les élus de l’UPR et les secrétaires fédéraux du parti pour échanger avec la direction nationale sur la vie de leur formation politique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Mamadou Touré, premier Vice-maire de la Commune rurale de Koumbia et secrétaire fédéral de l’UPR dans cette commune de Gaoual, la commémoration du décès de Siradiou Diallo est toujours une occasion pour manifester son appartenance et son engagement indéfectible aux idéaux de paix et de cohésion sociale hérités de Siradiou Diallo.

« Ma première rencontre avec Siradiou Diallo remonte à 1991 à Kithiar, dans la sous-préfecture de Foulamory. Il était en tournée. C’est là que j’ai éprouvé une grande admiration pour cet homme hors pair… », dit cet enseignant à la retraite.

A en croire monsieur Touré, le comportement de Siradiou Diallo est pour lui un véritable baromètre politique épousé par son successeur, Ousmane Bah. « Chaque fois que je reçois Elhadj Ousmane Bah (successeur de Siradio Diallo à la présidence de l’UPR, NDLR), il nous reprends les mêmes consignes, les directives que Siradiou Diallo. Celui-ci nous disait de ne pas insulter Lansana Conté, tout en ajoutant que notre combat est dirigé contre un système et non contre un individu. Tout comme Siradiou Diallo, Elhad Ousmane Bah a dit et répété qu’il n’entend jamais enjamber des cadres ou traverser le sang de ses compatriotes pour occuper le fauteuil présidentiel. Voilà des mots très forts qui m’ont convaincu et qui continuent de me servir de levain dans mon militantisme », a expliqué Mamadou Touré.

A suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Lire